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sur mon lavabo

Sur mon lavabo #2

6 août 2015

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Voici l’édition n° 2 de ce qu’il y a en ce moment sur mon lavabo. Si ça vous intéresse, l’édition n° 1 est ici.

J’ai toujours la même chose : un nettoyant pour les mains, de l’huile démaquillante et un baume démaquillant.

Cette fois et ça n’est pas nouveau, ce qui me sert de nettoyant pour les mains est le Gel Nettoyant surgras au Cold Cream Avène, j’y reviens toujours car il est hyper pratique (j’aime les flacons pompe pour le nettoyant mains) et pas du tout desséchant (mon grand critère de sélection pour ce type de produit).

J’utilise en ce moment l’Huile démaquillante fraîche Boscia que j’ai rapportée de Montréal, je mets le lien pour les nord-américaines mais hélas elle n’est pas vendue en France.
Elle est très agréable, épaisse comme j’aime (je n’aime plus les huiles démaquillantes très fluides), ne sent rien et étonnamment fais les yeux frais quand par hasard on en met dedans (vraiment, comme du menthol très doux) – et ne les pique pas du tout. Je n’avais jamais ressenti ça avant, c’est aussi surprenant qu’agréable.

Et à côté, la Solid Cleansing Oil d’Erborian, qui comme son nom l’indique est une huile solide, donc un genre de baume nettoyant. Très agréable, délicieuse odeur fraîche et vive, par contre je ne recommande pas de se démaquiller avec parce qu’elle pique les yeux. Je l’utilise si je fais un double nettoyage, elle peut aussi servir les jours où vous n’êtes pas maquillés (en tout cas pas les yeux) ou pour un nettoyage du matin.

J’aime beaucoup ces trois produits, c’est dommage que la petite huile Boscia ne soit pas vendue en France… ça va m’obliger à retourner en Amérique du nord, cette histoire (hem, ou à me sortir les pieds du même sabot et à essayer de la trouver sur le net ;-).

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Que vaut l’autobronzant Saint Tropez sous la douche ?

3 juillet 2015

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Je l’ai acheté chez Boots à Saint Pancrace 5 mn avant de prendre l’Eurostar, assez fascinée par le concept.

Lequel est le suivant :
– vous prenez votre douche et vous vous lavez normalement
– vous coupez l’eau
– vous étalez bien partout le produit Saint Tropez (une sorte de crème épaisse)
– vous vous lavez la paume des mains
– vous attendez 3 minutes
– vous vous rincez, et voilà
– le bronzage va se développer graduellement ensuite.

Ce que j’en pense :
– 3 minutes c’est long et je me suis bien ennuyée, n’ayant pas de masque à faire pour mes cheveux ou quoi que ce soit de ce genre
– en plus il faut les comptabiliser, les 3 minutes, donc j’avais mon iPhone en mode minuteur en équilibre sur le lavabo, avec la trouille qu’il tombe sur le carrelage
– pour du graduel, c’est du graduel ! Certes vous ne pouvez pas vous faire de traces, mais alors c’est du super super super progressif. Autant dire que pour moi qui ne suis pas patiente, ça ne va pas.

Bref, je ne l’ai utilisé qu’une fois et je ne recommencerai pas, quand je veux m’autobronzer il faut que ça soit simple et que ça aille vite (comme tout, en fait) : en ce moment je suis au Vita Liberata en Foncé, c’est dire (non non je ne suis pas orange vif, tout va bien ;-)) (je préfère vraiment les mousses teintées avec gant : on voit où on en met et on ne risque pas les traces).

PS : de toute façon on ne le trouve que chez Boots en Grande Bretagne donc ça concerne peu de monde, mais ça intéressera peut-être les résident(e)s britanniques ;-)

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Sur mon lavabo #1

23 avril 2015

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(non ce ne sont pas des cheveux à la base du robinet – enfin ! – mais des sortes de micro fissures, le lavabo est assez ancien)

Ma salle de bains est naine et le rebord de mon lavabo tout petit, moyennant quoi je n’y laisse que l’essentiel absolu, à savoir les nettoyants mains et visage (j’ai même accroché un truc au mur pour ma brosse à dents sinon c’était elle ou l’huile démaquillante, je vous raconte pas les choix cornéliens – et le système D).

J’ai donc ici l’huile démaquillante Shiseido : je me suis bien amusée à en tester plein dans tous les sens ces derniers temps, maintenant ça suffit, retour à la psychorigidité et on termine les produits entamés, merci. J’en ai déjà beaucoup parlé, vous savez que je la trouve top (très efficace, parfum délicieux, un poil plus épaisse que d’autres, ce que j’apprécie).

A côté, le baume nettoyant Eve Lom : curieusement ma psychorigidité est sélective, donc pour le baume nettoyant j’ai le droit de changer en fonction de mon humeur. Cela dit ma flemme est souvent supérieure à mon humeur, et puis celui-ci a le plus petit pot et je l’aime bien en ce moment (parfum de plantes agréable, efficace sans être agressif), donc il a réussi à rester là depuis plus d’une semaine.

En face, le savon liquide pour les mains au citron de Crabtree & Evelyn : grâce au ciel je n’ai pas – encore – la tentation d’ouvrir plusieurs savons pour les mains en même temps. Celui-ci est délicieux, odeur citronnée comme j’aime et ne dessèche pas du tout les mains.

Evidemment, voyant ces deux démaquillants / nettoyants visage côte à côte, vous allez tomber de votre chaise et mugir « mais c’est pas vrai, tu as encore changé d’avis à propos du double nettoyage ??? ».

Je comprends votre mugissement, j’ai à moitié changé d’avis : c’est à dire que depuis que je me suis remise à porter un écran solaire au quotidien (celui de Clarins, en ce moment), je me dis que ça vaut le coup de VRAIMENT bien nettoyer la peau le soir. J’avoue être sur ce coup-là très influencée par Caroline Hirons et ce billet (elle vient aussi de faire une vidéo très intéressante sur le 2nd nettoyant).

Elle a raison, l’écran solaire est fait pour coller à la peau au maximum – même si ça n’est qu’un écran de ville (ceux de plage sont faits pour coller encore plus vu qu’on se baigne avec), donc ça plus le maquillage plus parfois le sport plus la pollution, autant bien nettoyer le soir.
Mais avec un truc doux, plutôt un baume qu’un produit moussant (toujours selon elle et ça tombe bien vue ma récente addiction aux baumes nettoyants) (en effet la peau est bien plus confort après un double nettoyage huile + baume qu’après un huile + n’importe quoi qui mousse – je crois qu’elle déteste les nettoyants moussants pour le visage).
Donc je le fais les jours où j’en ressens le besoin, sinon je me démaquille juste à l’huile ; et quand je ne suis pas maquillée du tout j’utilise le baume ou l’huile.

Notez que le matin par contre je suis toujours avec ma lotion et rien d’autre.

Voilààààà. Je pensais que la description de mon rebord de lavabo prendrait trois lignes, je me suis bien plantée mais j’espère que ça vous intéressera malgré tout.

PS : vous avez noté le #1. Ca veut dire qu’il y en sans doute aura d’autres. Fuyez tant qu’il est encore temps ;-)

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Pourquoi je n’aime pas la lotion micellaire

29 août 2012

Depuis que les maquilleurs des défilés de mode ont dit qu’ils s’en servaient sur les mannequins, tout le monde est hystérique avec la Créaline de Bioderma (Bioderma étant par ailleurs une marque que j’aime énormément pour plein d’autres produits).

Puis les you tubbeuses anglophones ont pris le relais, sans doute aussi en grande partie parce que c’est un produit français donc exotique pour elles (on veut toujours ce qu’on a le plus de mal à se procurer, regardez-nous avec les blushes Tarte ;-), et tout le monde a cru que c’était trop la hype de se démaquiller à la lotion micellaire.

En plus c’est assez facile et rapide à utiliser, donc pour toutes celles qui ont la flemme de se démaquiller (et elles sont nombreuses ;-), c’est très séduisant.

Les gens pensent aussi que, parce que ce produit est utilisé par des pros, c’est la panacée.
Or non. C’est juste un bon produit de backstage, quand on n’a pas de lavabo sous la main et qu’on veut aller vite sans trop niquer la peau du mannequin.

Mais un produit de backstage n’est pas nécessairement un bon produit quotidien à long terme, et perso je n’aime pas la Créaline (ni les autres lotions micellaire, je ne fais pas une fixette négative sur ce produit en particulier ;-).

D’abord, ça ne démaquille bien que si on en utilise beaucoup, sur beaucoup de cotons (pour arriver à ce que le coton soit totalement blanc, il en faut pas mal) ; or le coton je trouve ça irritant pour la peau, rien ne vaut les mains en contact direct (sans compter que j’ai pas envie de passer ma vie chez Monop à acheter du coton).

Il y a toujours marqué « sans rinçage » sur les flacons, mais évidemment ça se rince, comme tout produit nettoyant (vous ne laisseriez pas de produit à vaisselle sur une assiette ? Et ben c’est pareil). C’est Joëlle, à Avène, qui m’avait dit de rincer la leur si je l’utilisais, même si le flacon disait lui aussi « sans rinçage ».

Et Joëlle Ciocco, qui dans le genre prêtresse de la peau se pose un peu là, n’aime pas la lotion micellaire. Elle a toujours préconisé le duo lait + lotion (pas micellaire, juste tonique ou ce genre de truc), le combo le plus doux pour la peau tout en étant efficace. Perso j’aime pas le lait démaquillant donc je passe mon tour, mais je trouve intéressant de noter qu’elle aussi désapprouve la lotion micellaire.

Pour moi ce produit c’est comme les lingettes, un truc de secours exceptionnel (notez bien que JAMAIS AU GRAND JAMAIS je ne me démaquille avec des lingettes, quelle horreur, c’est répugnant ces trucs, ça nettoie mal et je suis sûre que ça agresse – et éventuellement encrasse – la peau). Et je pense, au final, que cet engouement pour la lotion micellaire est avant tout un phénomène de mode (bieeeeeeeeeen encouragé par les marketeux…).

Je reste convaincue à 200% de la suprématie de l‘huile démaquillante (de qualité oeuf corse) : ça retire TOUT le maquillage en douceur mais super efficacement, ça s’utilise avec les mains donc c’est pas du tout irritant, et une fois rincée la peau est parfaitement propre. Et ça convient à tous les types de peau (oui, les peaux grasses aussi).

En dehors de la Shu Uemura qui reste ma préférée au monde, j’en ai découvert 2 autres récemment, je vous en parle dans cette vidéo.

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Vous avez quoi sur votre lavabo ?

7 septembre 2011

Chez moi, rien ne trouble la sérénité de l’endroit et la lumière du soleil matinal poudrant d’or la brume qui monte des bois environnants… j’y médite, à l’aube, sur la fugacité de la vie et le sens de la beauté… (dit-elle d’un air éthéré et un peu con).

Meuh non c’est pas vrai ;-))

Cette photo n’a évidemment pas été prise chez moi (je serais d’ailleurs bien emmerdée qu’un sanglier me regarde prendre ma douche), moi j’ai une salle de bains naine et sur mon lavabo il y a ça :

Juste de l’huile démaquillante Su Uemura et du savon liquide pour les mains Durance transvasé dans un flacon de shampoing dont la pompe NE DECONNE PAS.

Mais partout ailleurs c’est le souk monstre et Sephora puissance mille, rassurez-vous.

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Le lave-mains qui déchire

14 janvier 2011

Or donc je me lave les mains mille fois par jours et ça les dessèche, ce qui fait que je suis toujours à la recherche de produits méga doux pour le lavage (des mains. Du corps aussi mais c’est pas le sujet).

J’avais dans mon placard magique ce flacon pompe de Gel moussant Atoderm de Bioderma, qui proclamait fièrement : « sécheresses cutanées sévères et récidivantes, adultes, enfants, nourrissons ».

Vu l’intitulé, je me suis dit que ça avait tout l’air d’un potentiel lave-mains de compèt. Bien vu, il ne dessèche pas DU TOUT les mains. Ca sent rien, c’est du gel bleu transparent ambiance médicale, j’adore ce genre de truc, je trouve ça rassurant (et pratique sur un bord de lavabo becôz la pompe).

Et côté fric, comparé à son challenger (ah non, le challenger c’est lui, je crois bien) l’huile lavante Eucérin Ph5, ça vaut carrément la peine : y’en a 500 ml pour genre 11 €, contre 250 ml pour autour de 9 €.

Nous sommes donc désormais à la tête de trois lave-mains qui ne dessèchent pas (Huile Eucérin Ph5, Savon liquide Durance, Gel Bioderma), alléluyah.

Edit : la couleur bleue vient de la présence de zinc (apaisant) dans le produit, ça n’est pas un colorant, nous dit ninieminie. Une raison de plus d’aimer le biniou.

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Les binious à pinceaux de Nimiel *

1 octobre 2010

Nimiel, Nimiel, soit bénie sur 17 générations !

Ah non j’en fais pas trop, ce biniou pour sécher les pinceaux est génial, voyez plutôt : d’habitude je fais sécher mes pinceaux comme ça.
Sauf que certains, pendant le séchage, descendent légèrement dans leur brush guard due to gravity law, ce qui fait que des poils sortent des trous du brush guard et que je me retrouve avec des pinceaux hirsutes alors que le but est strictement inverse.

Ici ça peut pas arriver vu que les pinceaux sont suspendus. Je mets quand même des brush guards aux pinceaux MAC à poils blancs (donc 239 et 217) qui vieillissent très mal sans ça, mais pour la plupart des autres c’est pas la peine.

J’ai fait ça hier soir et j’avais qu’une trouille, retrouver tous mes pinceaux éparpillés à tous les coins de la pièce ce matin ’cause que les ressorts auraient pas supporté tout ça. Ben ils ont supporté, ça a pas bougé d’un poil (aha).

Bref, l’invention du siècle si vous avez genre 10 pinceaux à laver (c’est le nombre que j’ai casé dans chaque biniou), sinon passez votre chemin ou achetez-en deux (comme j’ai fait, des fois qu’il y ait la guerre ; j’ai été bien inspirée, y’a pas – encore – la guerre mais j’ai beaucoup de pinceaux). Si je veux TOUS les laver en même temps, faut que j’en rachète 3 ou 4 de plus, je pense. En même temps vu le prix du biniou (genre 6 €) ça me ruinerait pas, mais de toute façon c’est très rare que j’attende de n’avoir plus UN SEUL pinceaux propre pour m’attaquer au lavage, sinon j’en ai pour 8 ans et j’ai le dos niqué à la fin (mon lavabo est trop bas).

Merci encore Nimiel (j’ai juste un peu peur qu’à force ça abîme les manches, t’en penses ?) !

PS : qu’est-ce que tu as fait des sortes de mini-passoires vendues avec ? Ma névrose « on sait jamais, ça peut servir » m’empêche de les jeter, mais à mon avis j’ai tort ;-))

* c’est Nimiel qui m’a indiqué, dans un commentaire sous le billet à propos de Michelle Phan, ces binious.

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Le parfum, par Klochette

23 juin 2010

o-toi-lectrice

« C’était un samedi, au mois de juillet.
Le soleil avait passé la journée à faire cuire la ville, qui dégageait sur la fin de l’après-midi une odeur de sable, et de pneu surchauffé.
Le ciel commençait enfin à s’assombrir, et l’orage des soirs d’été s’annonçait.
Moi je marchais, à l’heure étouffante, en m’appliquant à ne pas penser, ou plutôt à ne penser qu’à des choses sans importance.
Cette robe était jolie, mais trop claire ; j’avais une lessive à étendre ; et le grand brun croisé il y a quelques minutes à côté de la fontaine était très beau.
Les fins de journée les plus réussies sont celles où l’oisiveté tient lieu de loi. Parce que rien n’est prévu, tout devient possible.
Une rencontre, une invitation à dîner, l’achat d’un nouveau bouquin  juste avant la fermeture de la librairie.  Et les premières pages, à la terrasse d’un café.
Un coca light, s’il vous plait ; avec une paille, des glaçons, et une rondelle de citron. Sourire du garçon, et le temps continue de s’enfuir.
C’était un jour comme ça. C’était le Café de la Place. C’était un coca light, et un recueil de nouvelles, Maupassant, « le verrou et autres contes grivois ».

L’ambiance a changé d’un coup, au moment où l’odeur d’écorce d’orange amère est venue me tirer des lignes imprimées où je m’abîmais. Une silhouette passée très vite, passée très près. Une ombre, pas même entrevue, mais une certitude, c’était toi.
Cinq euros balancés sur la table, gardez la monnaie. Maupassant remballé, la table qui valse, la mémé assise à côté qui braille.
Pardon madame, mais c’est une urgence.
Je me suis mise à courir, en cherchant dans l’air les atomes d’orange. Une rue en courant, virage à gauche sur les pavés disjoints.
On dirait une carte postale, de Corse ou de Toscane. Le soleil est là, entre les deux rangées d’immeubles, et les nuages gris essaient de le gommer.
A contre jour, je te vois remonter la rue, et je te suis.

J’ai ralenti la course, je marche presque tranquillement.
Je t’observe, je te hume.
Les effluves d’agrume  fouillent ma mémoire.
Je me souviens de toi, et de nos nuits à deux, et des matins au lit.
Je me rappelle les ballades dans Paris, les virées à moto, les départs imprévus.
Et puis ton parfum, ce parfum ensoleillé, qui faisait de ta peau une gourmandise.
Il y avait, au creux de ton épaule, une odeur de fleur d’anis, et moi, je m’en imprégnais, quand je t’embrassais là.

Je me rappelle comme j’aimais me précipiter dans la salle de bain dès que tu en sortais. Tu t’aspergeais de parfum, et quand tu posais la bouteille carrée, ça faisait un grand clac. Tu disais  que le verre du flacon contre l’émail du lavabo faisait le bruit d’un baiser, et tu sortais très vite.
Moi je prenais alors une douche à l’orange, qui avait l’odeur de ton odeur. A contre jour, je te vois remonter la rue, et je te suis.

Je me rappelle ton rire bruyant et tes yeux verts, tes cheveux bouclés et ta peau curieusement abricot. Je me souviens que tu m’expliquais des choses, et que tu n’écoutais rien.
Les journées étaient belles, et les nuits plus encore, quand elles sentaient le parfum pour homme.
J’aimais ton parfum, et je t’aimais toi.
A contre jour, je te vois remonter la rue, et je te suis.
Tu ne m’a pas vue, mais on dirait que tu fuis.

Je me souviens des matins où tu partais. A Londres, à Moscou, à Berlin, c’était le lundi. Quand tu n’étais pas là, c’est moi qui m’aspergeais dans la salle de bain, c’est moi qui m’inondais de ton odeur. J’attendais que tu reviennes pour te rendre ton parfum. Tu retrouvais tes arômes, je les goûtais chaque fois, pour que tu sois à nouveau mien.
Je me souviens du soir où tu n’es pas rentré, c’était un vendredi. Je me suis mise à attendre. Je me suis aspergée, tous les matins dans la salle de bain, de ton parfum à l’orange, et j’ai vidé le flacon.
Je me rappelle des journées vides, des nuits chargées seulement de l’odeur de la solitude. Je me souviens des gouttes salées qui tombaient de mes yeux.
A contre jour, je te vois remonter la rue, et je te suis.
Tu ne m’as pas vue, mais on dirait que tu t’enfuis.

Le soleil est bas maintenant, moribond déjà, et l’air se charge en électricité, le sol vomit sa chaleur.
Ton image est brouillée par les éthers urbains, mais je te sens, et je te suis.
Je me souviens de ton absence, de la souffrance animale, qui m’a rendue sauvage.
Alors la rage monte en moi, comme le magma dans les cratères volcaniques avant  l’éruption.
A contre jour, je vois que tu atteins le bout de la rue, et je te suis.

Je me remets à courir.
A contre jour, je vois que tu tournes, au bout de la rue, et je te poursuis.
Je me souviens que tu es parti sans dire au revoir, et que tu m’as blessée à mort.
J’ai envie de te hurler des mots, en pleine rue, alors je te poursuis.
Enfin je te rattrape, enfin je peux t’atteindre. Tu te retournes d’un coup et je me cogne à ton épaule.
Ton parfum m’envahit, je lève les yeux vers ton visage.
Et l’inconnu me demande : « tout va bien mademoiselle, vous ne vous êtes pas fait mal ? ». Et moi je dis non, à cet homme. Cet homme que je ne connais pas, qui porte ton parfum.

Signé : Klochette »

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Vous vous démaquillez dans le lavabo ou sous la douche ?

8 avril 2010

Non parce que j’avais une copine qui se brossait les dents sous la douche, donc je me dis : ça se trouve, y’en a des qui font la même chose pour se démaquiller ; genre d’une pierre trois coups.

Moi je me démaquille au-dessus du lavabo, et non je me fous absolument pas de l’eau partout vu que je me jette pas des grandes palanquées de flotte dans la figure, je fais ça soigneusement avec un gant de toilette (voir ici). Tout ça est donc hautement maîtrisé (de toute façon j’ai pas le choix, si une seule goutte d’eau me coule dans la manche je fais une crise de nerfs comme un vampire arrosé d’eau bénite).

Voilàààà, c’était le billet fascinant du jour.

PS : je sais, la photo n’a aucun intérêt ; mais il en fallait bien une et puis maintenant vous saurez que, lorsque j’évoque ma  « salle de bains naine », ça n’est pas un vain mot ;-)

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Avène, Eucérin

28 décembre 2009

ma peau carbure 18

Baume émollient Trixéra Avène (génial pour le corps quand il fait froid)

Gel nettoyant émollient Trixéra Avène (sur le bord de mon lavabo, pour me laver les mains sans les niquer ; bien, mais pas autant que l’Huile Lavante pour les mains d’Eucérin, qui est juste le MEILLEUR PRODUIT DU MONDE pour qui se lave les mains 40 fois par jour)

Huile de douche PH5 Eucérin (très agréable, anti-desséchante sans pour autant être huileuse, en réalité)

Cold Cream Avène (pour mes coudes)

Crème pour les mains PH5 Eucérin (pas mal du tout, super pour les gens qui n’aiment pas quand ça reste gras après avoir crémé leurs mains).

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