Les chroniques de Patricia : Ca vous plaît ? C’est moi qui l’ai fait !

5 février 2020

« La semaine dernière j’ai réalisé, de mes blanches mains, des suspensions en macramé pour accrocher des plantes grasses. Certains d’entre vous doivent penser : « Ouahhh, mais quel talent !!! », d’autres froncent sûrement les sourcils en soufflant « Mais pourquoi faire une chose pareille ? ». Hélène, elle, m’a dit – après quelques secondes de consternation tout de même – « Tu me fais vraiment trop marrer avec ton côté DIY !»

Ces trois lettres, qui sont l’acronyme en anglais de Do It Yourself (ou Fais-Le Toi-Même) renvoient souvent à « Mamie Nova » : je fais mes yaourts, je fais mon pain, je couds, je crée, j’ai des doigts de fée et un petit tablier. Mais ce qu’on oublie, c’est que le DIY est d’abord une injonction à faire soi-même, à se passer d’intermédiaire. Le DIY c’est une lutte contre l’industrialisation, le consumérisme et le capitalisme. Le DIY c’est écolo. Faire soi-même, c’est se libérer du joug des marchands, c’est crier sa liberté et sauver la planète. Le DIY c’est PUNK. OH YEAH !

Croyez-le ou non, ce sont les rockers à crête fluo qui ont inventé le concept à la fin des années 70 en organisant, sans manager ni maison de disque, des concerts de rock dans l’« underground » british. C’était le DIY Punk. Aujourd’hui, le monde a changé et le DIY est plus souvent associé aux loisirs créatifs qu’au Hard Rock, il faut bien l’admettre.

Quelque part entre les Sex Pistols et Mamie Nova, il y a le DIY de tous les jours, celui que je pratique : un savant mélange de radinerie – « Nan mais attends, je vais pas payer un bras un truc fait avec deux bouts de ficelle ! » –  ce qui, avouez-le, s’applique parfaitement au macramé – et de confiance en soi indestructible : « Pff, trop facile, moi aussi je peux le faire ! »

Je suis devenue une « faiseuse » un peu par hasard et complètement par nécessité. A force de vivre dans des coins reculés du monde, il a bien fallu que je m’y colle. Mes premières prouesses ont été électriques. Impossible de trouver un adaptateur pour les prises de courant européennes ? Pas de problème, je vais changer la prise. Mais comment changer une prise ? Pas de problème : je claviotte « Comment changer une prise ?» sur mon ordi et Mario l’Electricien m’explique avec son sourire bienveillant, dans une courte vidéo, comment changer une prise. C’est le tuto de Mario et le tuto, c’est la base du DIY. Sans tuto, pas de salut. Tuto, ça veut dire « tutorial » et selon le Petit Larousse c’est un « guide d’apprentissage, constitué d’instructions visuelles (photos, vidéos) montrant comment réaliser une tâche dans des domaines très variés tels que les loisirs créatifs, la joaillerie fantaisie, la couture, le bricolage, la beauté, la cuisine, etc. »
Ce sont des personnes souriantes et pédagogues qui partagent sans retenue toutes leurs techniques et leurs astuces. Le DIY c’est le partage.

J’étais capable de changer une prise sans faire sauter les plombs de tout l’immeuble avec un tuto, j’étais donc capable de tout et notamment de fabriquer mes produits de beauté. Pourquoi payer le Grand Capital pour me faire du mal avec des déodorants à l’aluminium ou des dentifrices contenant du décapant ? J’ai acheté des huiles essentielles, des litres d’huiles essentielles, de toutes les couleurs, du bicarbonate, des petits pots pour faire les mélanges, des étiquettes, bref j’ai dépensé beaucoup d’argent que je pensais savamment investi. Après de grosses allergies et quelques défaillances (quand c’est le déo qui défaille ça craint), j’ai décidé de laisser la beauté aux professionnels. Il existe des gens très compétents qui ont fait de longues études pour fabriquer des produits respectueux de notre santé et de l’environnement. Je ne serai pas chimiste, ça ne s’improvise pas.

Mais si je me fabriquais mes propres habits ? Je me confectionnerais des pièces uniques que toutes les filles jalouseraient. J’ai donc acheté une machine à coudre et traîné mes guêtres entre les rouleaux de tissus. J’ai acheté des kilomètres d’étoffe et imaginé les robes sublimes que j’allais bâtir. « Haha tu t’es mise à la couture ? » me lançaient, moqueuses et légèrement condescendantes, certaines de mes amies. Tous ceux qui ont essayé de découper un patron dans Modes & Travaux le savent : il faut être ingénieur en aéronautique, au moins, pour ne pas devenir zinzin. Beaucoup d’heures de souffrance ont précédé mes premières réalisations. J’ai un peu cousu et beaucoup, beaucoup, beaucoup décousu. J’ai rêvé d’assemblage de manches la nuit et imaginé que je pouvais copier la petite robe que je voyais dans le magazine. En couture, il faut du talent, de l’humilité et des objectifs réalistes. Je couds des housses de coussins, maintenant.

Et si je faisais mon pain ? La cuisine est aussi un bon moyen de se réaliser par le DIY. Mais attention ! Pas la cuisine de tous les jours. Une blanquette, un gratin, ça ne compte pas. Pour être « faiseuse », il faut fabriquer des articles qui se trouvent dans les rayons du supermarché, genre du pain ou des brioches. Quelques tonnes de brioche dure comme la brique ont lesté le fond de ma poubelle avant que je réussisse La Brioche Parfaite, dorée et moelleuse. Quelle fierté ! Je l’ai prise en photo, je l’ai postée sur Insta, j’ai dit à qui voulait bien m’entendre « C’est moaaaaa qui l’ai faite ! » J’ai rédigé le business plande mon projet de boulangerie spécialisée dans la brioche, j’en ai fait tous les jours pendant un mois. Je me suis sentie Greta Thunberg, je sauvais le monde avec du gluten. J’étais prête à acheter un moulin pour moudre mon propre grain, jusqu’à ce que mes enfants, en overdose de farine, me supplient d’essayer le macramé.

Le DIY est une addiction : le frisson d’indépendance et le sentiment de toute-puissance alimentent tous les fantasmes. Qu’importent les déceptions, les tonnes d’achats inutiles, les heures passées à s’arracher les cheveux pour essayer de nouer le bidule avec le machin ou à regarder un gruau infâme au fond d’un saladier alors qu’on est censé y voir une pâte légère et blanche. Il y a toujours un petit « tuto » pour nous redonner des ailes et nous faire croire que tout est possible.

Je suis sûre que vous aussi vous avez déjà ressenti la démangeaison de la création. Vous nous racontez ? »

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Les chroniques de Patricia, Lifestyle

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37 commentaires

  • #1 Belette le 5 février 2020 à 10 h 16 min

    J’adore…pour ma part, hormis en cuisine où j’arrive à réaliser des plats ou desserts sympas…pour le reste, je suis nulle…pas créative et en fait, ça me saoule…mais j’avoue que certaines personnes sont vraiment douées ou ça leur plaît!!

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  • #2 Pitchù le 5 février 2020 à 10 h 59 min

    Hello Pat, je vois comme un mûrissement dans ton style écrit. Un peu comme la pâte d’une brioche levant, gonflant, comme le ventre d’une jeune maman. C’est pour bientôt, le DIY c’est l’avènement d’une société sans tabou, on fait ce qu’on veut, on s’improvise artisan, on se rend compte que ce n’est pas fastoche! Le corollaire finalement c’est l’humilité, c’est bien aussi ! Bravo j’aime bien.

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  • #3 Eleanor Rigby le 5 février 2020 à 13 h 50 min

    Le DIY, j’aime bien, mais à toute petite dose, version loisirs créatifs. Je brode, je fais du déco-patch, un peu de pâtisserie, beaucoup de bricolage pour ma classe (je suis instit, la plastifieuse est ma meilleure amie) mais ça s’arrête la.

    A la maison, The King of the DIY, c’est Monsieur. Mon mari est un bricoleur dans l’âme. Il n’a peur d’à peu près rien, et il est capable de se mettre à à peu près tout.
    Il y a 20 ans, quand je l’ai rencontré, il ne savait pas planter un clou. Aujourd’hui, il fabrique des meubles, des lampes, des modules pour trains miniatures, il fait du pain et des brioches, il tricote des écharpes et des bonnets, il répare des vieilles mobylettes : rien ne l’arrête !
    Il a même une chaine dédié à ses exploits : http://jesuiscurieux.fr/
    Car oui, après avoir regardé des heuuuuuures de tutos sur internet (le tuto, c’est le meilleur ami de Monsieur DIY), il s’est mis à faire ses propres tutos pour partager au fil de l’eau ses découvertes (nombreuses), ses déconvenues (ça arrive) et ses réalisations.
    Je suis épatée par tout ce qu’il est capable d’apprendre et de réaliser de ses grosses mains.
    Le deuxième effet kiss cool : il se lasse vite. Une fois qu’il maîtrise un truc, ça l’amuse moins et il trouve une autre marotte. Je crois que ce qui le botte en fait, c’est le côté défi : apprendre un truc nouveau, à priori pas simple, s’y confronter, essayer, rater, recommencer … et finir par y arriver.

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  • #4 Patricia le 5 février 2020 à 14 h 15 min

    Eleanor Rigby : wahou ! C’est ça, tu as raison, c’est la soif du défi, l’accomplissement. Le DIY c’est aussi l’aventure ! Parfois j’ai l’impression qu’on manque de confiance en nous, peut être parce qu’on nous balance des choses toutes faites et toutes prêtes tout le temps. Alors qu’on peut faire tellement avec nos petites mains.

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  • #5 patricia le 5 février 2020 à 14 h 23 min

    Pitchù : Pitchu ! va voir le site jesuiscurieux.fr dont parle Eleanor qui a commenté juste après toi. Je suis sûre que tu vas adorer !!!

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  • #6 patricia le 5 février 2020 à 14 h 28 min

    Belette : Oui, alors moi aussi, je suis souvent déçue par mes aptitudes manuelles et bon nombre de mes « créations » sont des bouses infâmes qui ne servent à rien. Mais de temps en temps j’ai des idées de génie, oui, oui sans aucune humilité, j’ose le dire, des idées de Génie !!! Je ne suis pas peu fière de mes bretelles à bottes. Tu sais les bottes en daim qui dégringolent le long des guiboles? J’ai acheté des jarretières à chaussettes et j’ai collé du scratch dessus. Inventif, efficace et économique. Je suis à deux doigts de déposer le brevet. hehe.

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  • #7 Hélène le 5 février 2020 à 14 h 44 min

    Belette : moi même la cuisine me saoule ;-) Je déteste tous les trucs manuels, c’est pour ça que le goût de Patricia pour tout ça est tellement intéressant !

    Eleanor Rigby : il a l’air fun ton mari ;-)

    patricia : qu’est-ce que tu m’as fait rire avec tes bretelles à bottes ;-)))

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  • #8 Ann le 5 février 2020 à 15 h 52 min

    Je suis d’accord, les produits de beauté DIY, j’adhère pas trop. J’ai essayé, c’est pas plus économique, pas plus efficace et au final, pas plus écologique ou éco-responsable (ils me font rire avec leurs kits DIY qui coûtent une blinde et qui te balancent 7 contenants pour réaliser un pot de dentifrice qui n’a de dentifrice que le nom). Par contre, je suis super adepte du tuto youtube pour résoudre mes problèmes quotidiens de bricolage (j’ai besoins d’une vidéo qui me MONTRE comment faire). Parmi les réalisations dont je suis la plus fière: résoudre le problème de lave-vaisselle bouché (ou comment nettoyer le filtre secret caché en dessous du filtre officiel), réparer mes stores vénitiens dont la corde s’était barrée. J’ai dansé de joie dans ma cuisine. On est bien peu de choses…

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  • #9 Hélène le 5 février 2020 à 16 h 27 min

    Ann : ça je peux comprendre, je pense que je ne me suis jamais sentie aussi fière que lorsque j’ai réparé toute seule avec perceuse et tout et tout, l’intérieur de mon armoire qui s’était effondré.
    Mais pour moi on est plus ici dans le bricolage au sens strict que dans le DIY (il s’agit de réparer un truc, pas d’en créer un qu’on pourrait acheter tout fait).

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  • #10 patricia le 5 février 2020 à 17 h 05 min

    Hélène : Je suis assez d’accord avec Ann, avec Youtube et la culture du partage du DIY on a accès à tout un tas de savoir faire. Avant pour réparer ton filtre tu aurais du faire venir un plombier. j’ai aussi dansé de joie quand j’ai réussi à changer le thermostat de mon ballon d’eau chaude !!!
    donc faire pour ne pas acheter, ou faire pour réparer, même combat !

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  • #11 Irena le 5 février 2020 à 18 h 36 min

    Petite, je cousais de superbes robes à ma poupée, avec les patrons de Mode & Travaux.
    C’est vrai qu’à cause d’un long délai du plombier et 2 radiateurs froids, grâce aux tutos sur Internet j’ai réussi à purger mes radiateurs. Mais bon, ce n’est pas ma passion, peut-être un vieux complexe d’infériorité qui ressort, style « je suis nulle, alors ce sera toujours mieux fait par les professionnels ». Faut vraiment que ce soit l’urgence pour que je tente le tout pour le tout en essayant de faire moi-même. Je rate même une Chantilly.
    La chose dont je suis la plus fière c’est de m’être lancée, alors que je n’en n’avais jamais fait, suite à un défi, dans un puzzle de 1000 pièces en noir et blanc, celui de la fameuse photo des ouvriers qui font leur pause déjeuner sur une poutre dans le vide à New York.
    Toute mon admiration à celles et ceux qui sont doués et ont des doigts de fée.

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  • #12 Eleanor Rigby le 5 février 2020 à 20 h 42 min

    Hélène : Oui, on peut dire ça ;-)

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  • #13 Yakadi le 6 février 2020 à 8 h 37 min

    Hahaha !
    Apres plusieurs tentatives diy, certaines désastreuses, je continue à faire mes retouches vêtements à la machine à coudre grâce à 300 tutos regardés sur la question.
    Mais cela tient en effet plus du bricolage que de la création.
    J’ai quand-même changé une chasse d’eau avec succès il y a quelques années et j’en ai été très fière.
    Mais cest encore du bricolage…
    En tout cas merci pour le fou rire et bonne journée

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  • #14 Belette le 6 février 2020 à 8 h 44 min

    patricia : trop sympa les bretelles à chaussettes…bon allez, je vous raconte ma fierté à moi grâce au « tuto » YouTube : un lundi de Pentecôtes (férié sinon ce n’est pas drôle!!), on partait mon mari, une amie et moi pour Annecy manger une glace et là, au moment du départ, je ferme la porte de l’appart avec les clés sur la serrure à l’intérieur, bing porte claquée inouvrable, toutes les fenêtres étant évidemment fermées!! Sur ce, nos voisins arrivent, cela leur était déjà arrivé et ils avaient fait venir un serrurier qu’il avait payé très cher….mais notre voisin nous dit : « t’inquiète, je l’ai vu faire, c’est facile à ouvrir avec un film radio!! » Gentiment, il nous prête son Irm du genou et il explique à mon mari, ils se sont excités 3/4 d’heure sur la porte qui ne cédait pas…mon mari commençait à voir rouge…je regarde donc sur YouTube une vidéo pour ouvrir une porte claquée et je dis aux garçons : « je vais essayer ». En fait, ils y allaient beaucoup trop fort (ce qu’a dû faire croire le serrurier pour ne pas révéler son savoir!), au bout de mes 2 essais, la porte a cédé !! Depuis, je l’ai reclaquée 2 autres fois soit avec les clés derrière soit avec le mauvais trousseau dans ma poche et je l’ai réouverte à chaque fois, avec une radio ou avec un cabas de courses!! Moralité : YouTube c’est bien pratique mais faut toujours mettre un tour de clés lorsque tu es chez toi puisque sinon n’importe qui peut rentrer chez toi en 3 minutes!!

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  • #15 Hélène le 6 février 2020 à 9 h 15 min

    patricia : je suis définitivement perdue pour les deux aspects, acheter ou réparer ;-) J’ai horreur de ça quoi qu’il arrive et je suis plus qu’heureuse de payer qqn pour le faire à ma place ;-))

    Irena : moi bizarrement je n’ai pas plus d’admiration que ça, vu que ce n’est pas quelque chose que je rêve de pouvoir faire : pour moi ce sont surtout des humains construits très différemment de moi ;-)
    Je trouve ça exotique, plus qu’admirable ;-) (oui bon à part le mec qui construit entièrement sa maison tout seul, là je suis sciée, c’est sûr).

    Belette : donc tu as toujours des radios sur toi quand tu sors de chez toi ?? ;-))

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  • #16 Belette le 6 février 2020 à 10 h 39 min

    Hélène : dans mon garage, j’en ai planqué mais il y a d’autres astuces comme le cabas de course 😂 !

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  • #17 Hélène le 6 février 2020 à 11 h 31 min

    Belette : j’adore, c’est tellement drôle ;-))

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  • #18 Patricia le 6 février 2020 à 12 h 07 min

    Le DIY c’est aussi ce qu’on appelait avant le Système D. Mac Gyver est mon héros.

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  • #19 Silene le 6 février 2020 à 12 h 58 min

    Très amusants ces commentaires! Ma mère adorait tout ces trucs, elle peignait, encadrait ses peintures, fabriquait des meubles, bricolait super bien et avec bonheur. Elle adorait essayer pleins d’activités manuelles. Elle a même fait ma robe de mariée. Ma soeur est pareil. Ma fille adorerait faire ça avec moi….
    Sauf que moi j’ai 2 mains gauches. Ça me gonfle trop. Si quelque chose est trop cher pour mon budget, je préfère largement ne pas l’avoir plutôt qu’essayer de le faire moi-même.
    J’imagine qu’il existe une étroite relation entre goût pour cet exercice et résultat obtenu :)

    D’ailleurs j’ai peut-être été dégoûtée de cet exercice à cause du nombre de fois où petite je voulais un vêtement ou un jouet à la mode et ma mère me disait qu’elle le fairait elle même : 75% du temps elle ne le faisait pas et les 25% restants je trouvais que le résultat ne ressemblait pas à ce que j’avais demandé (fille ingrate).
    Cela dit, maintenant qu’elle n’est plus là, j’ai un immense plaisir à posséder des objets créés ou décorés par elle…

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  • #20 missdior le 6 février 2020 à 16 h 41 min

    Pour moi, c’est plutôt travaux d’aiguilles, j’ai pas mal habillé mes 4 enfants dont une fille et fait la robe de mariée de ma belle-fille.
    Si quoi que ce soit ne marche pas , je regarde toujours si je ne peux pas réparer avant d’appeler quelqu’un sauf l’informatique là j’appelle un de mes fils.
    Monsieur n’est pas très adroit ….. :)))))

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  • #21 Belette le 6 février 2020 à 22 h 12 min

    Patricia : c’est tout à fait ça !!

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  • #22 Val’expat le 7 février 2020 à 0 h 07 min

    Ah mais comme je me reconnais !
    J’ai un motto « Si quelqu’un peut le faire – et que ça ne demande ni un diplome de physique quantique ni un talent de dessinateur que je n’ai pas – je peux le faire aussi. »
    Et ça marche, peut-être parce que je suis extrêmement têtue. Je souffle, je pousse des cris et j’insulte la terre entiére et ses alentours, je jette tout par terre et j’abandonne. Pendant deux heures. Et j’y reviens et á la fin de la fin, j’y arrive toujours.
    La cuisine, la pâtisserie, la boulangerie, les cosmetiques naturels, les savons, les parfums, les meubles en carton, en bois mdf, le tricot j’y suis presque, la couture en progrés, la peinture, la rénovation de vieux meubles tous pourris, créer du contenu pour des jeux vidéo en apprenant photoshop par moi-même etc etc..
    Il n’y a pas de limite á ce qu’on peut faire soi-même si on s’y met vraiment.
    Les seules limites sont celles qu’on se met soi-même.

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  • #23 Cielito le 7 février 2020 à 10 h 43 min

    Patricia et les lectrices, vous m’avez trop fait rire à partager vos expériences ! Pour ma part, je ne sais pas si c’est l’âge qui me fait murir ou le découragement, mais j’ai tendance à acheter plutôt que faire moi-même, sachant pertinemment que la solution DIY en ce qui me concerne risque plus de tenir de la boîte camembert-coffre à bijoux ou collier de pâtes de l’école (on a un peu tous commencé par là, hein ? ;-)) que du vrai joli objet qu’on est fière d’exposer.
    La seule exception, c’est la cuisine. Genre je suis capable d’aimer un plat Top Chef rien qu’en regardant l’émission et la photo finish et me dire que je vais me lancer dedans en candidat libre (à part que je n’ai pas de CAP cuisine ou pâtisserie, vous l’aurez bien compris). C’est parfois osé, parfois il y a de bonnes surprises, parfois même c’est génial (dixit Monsieur qui est goûteur consentant), mais surtout j’adore l’idée de partir de produits bruts et d’arriver à… quelque chose de construit, fini. « Croire que tout est possible », très bien résumé Patricia !
    Mon prochain challenge, c’est le tricot. Gros, gros échec rien qu’à l’étape de l’écharpe de base il y a des années, je ne peux pas m’en tenir là et rien que de vous lire, j’ai trop envie de retenter l’aventure. En plus je suis sûre qu’il y a des tas de tutos pour aider ceux qui mettent du temps à comprendre comme moi, Monsieur @Eleanor Rigby m’a tout l’air d’être une bonne adresse ;-).

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  • #24 Hélène le 7 février 2020 à 10 h 44 min

    Val’expat : c’est drôle je suis tellement à l’opposé du spectre : rien ne m’ennuie plus que de faire toutes ces choses moi-même, et pour moi la première qualité de beaucoup de choses est qu’elles soient faites par qqn d’autre – de préférence très professionnel ;-)
    Je déteste tout ce qui est à moitié bricolé, pas parfaitement fini, or c’est quand même souvent comme ça quand ça n’est pas fait par des gens dont c’est le métier ;-)

    Répondre
  • #25 Patricia le 7 février 2020 à 11 h 37 min

    Val’expat : sky is the limit !

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  • #26 kiki le 7 février 2020 à 11 h 38 min

    youpi j’adore les chroniques de Patricia ! Celle-là m’a beaucoup fait rire, ainsi que les commentaires ; )
    J’adore le DIY, au point d’en avoir fait mon métier. Comme je ne trouvais rien qui me convenait pour les contenants à dragées du baptême de mon fils, je les ai fait moi-même….depuis j’en ai vendu des milliers.
    Maintenant je me suis inscrite à une formation en ligne (des tutos, quoi, en fait) pour fabriquer des bijoux (genre médailles de baptême). J’ai reçu tout le matos, chalumeau et tout, y’a pu qu’à s’y mettre : )))
    Sinon j’ai aussi adoré fabriquer les couches lavables et lingettes etc de mon bébé, et aussi j’ai fabriqué plusieurs parfums et franchement le résultat n’était pas mal du tout. (contrairement aux produits ménagers et cosmétiques que j’ai tendance à louper….)
    Bref, j’adore ça, ça part dans tous les sens, des chantiers en pagaille, ça me met en joie : )

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  • #27 Gaëlle Rabiet le 7 février 2020 à 12 h 52 min

    Bonjour Hélène,

    j’avoue que je ne suis pas très douée pour le D I Y,ou plutôt pas très patiente..
    La seule activité manuelle c’est la broderie, et encore je n’ai pas repris depuis le décès de mon père.
    J’admire ceux qui arrivent à le faire, comme faire leur propres encadrement.Même un tableaux fait au pastel par mon père, je l’ai fait faire par un professionnel.Ce doit être mon coté perfectionniste, je préfère faire par un professionnel pour que ce soit parfait .
    Et le jour où il faudra que me mette mes luminaires, je pense que je ferais appel à quelqu’un .Mais quand même fière d’avoir réussi à accrocher mes cadres toutes seules hihi (bon je sais c’est pas très compliqué, mais quand même, il faut trouver le bon endroit.)

    Je te souhaite une bonne journée

    Répondre
  • #28 Nadine le 7 février 2020 à 13 h 05 min

    Bonjour,
    Petit moment de détente ce matin en lisant cet article.
    J’ai bien ri des essais de brioche-enclume et que dire de la couture…
    Faire et défaire c’est toujours travailler non?
    Je suis du clan des faiseuses pour ma part, cela fait plus de 20ans que je couds, pour le fun et les enfants au début et depuis 2 ans maintenant je ne suis plus entrée dans un magasin de vêtements. Quand je revois les photos de me premiers « pantalons » , oh mon dieu j’ai porté ça…
    Mais oui et j’étais fière, et finalement c’est ce que j’en retiens. Depuis heureusement j’ai progressé.
    Un projet couture (robe, blouse, manteau…) m’habite littéralement et le temps passé à coudre, essayer et finaliser m’apporte tellement plus que simplement m’acheter la robe, manteau… vu quelque part.
    La seule activité manuelle qui ne me tente vraiment pas, c’est bien tout ce qui touche la cosmétique par contre, car le plantage ne pardonne pas enfin notre peau nous le fait savoir et ça fait plus mal qu’un ourlet mal fini Pour ça je préfère les conseils avisés d’Hélène.

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  • #29 Hélène le 7 février 2020 à 13 h 16 min

    Gaëlle Rabiet : « Ce doit être mon coté perfectionniste, je préfère faire par un professionnel pour que ce soit parfait » : voilà, c’est ce que je ressens aussi !

    Nadine : je trouve ça super de pouvoir être habité, porté comme ça par un projet, ça doit être hyper satisfaisant et un accomplissement.

    Répondre
  • #30 Gabrielle le 7 février 2020 à 16 h 46 min

    Bonjour !

    Étant très porté à vouloir savoir comment faire les choses, j’ai longtemps fait mon pain. Je fais mon yogourt et mon prochain essai niveau cuisine sera probablement de faire de la ricotta.

    Depuis quelques mois, je fais des produits de cosmétiques (ma fille réagissant aux agents de conservation). Beurre pour le corps, crème solaire, produits pour la barbe de l’homme et j’ai même fait mes premiers savons. Nous faisons macérer des écorces d’agrumes dans du vinaigre pour en faire un produit nettoyant tout usage. Il y a une envie d’être zéro déchet et je pouvoir faire à moindre coût.

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  • #31 AquaPetra le 7 février 2020 à 16 h 53 min

    J’ai beaucoup ri… en lisant ce billet et les commentaires en dessous.
    Le DIY = vaste sujet !
    Je suis d’une génération qui a bénéficié à l’école et au collège de travaux manuels genre couture, vannerie, cuisine, peinture sur soie, etc…). Pour la peinture sur soie je me souviens avoir été très déçue à mon premier cours… parce que je pensais que c’était de la « peinture sur soi ».
    Bref…
    Aujourd’hui pour moi le DIY c’est OK si cela cadre avec mes valeurs du sain, du simple et du beau.
    Déjà ça commence chez moi par refuser d’acheter de la bouffe transformée et se mettre en cuisine tous les jours avec du frais, du brut, du bio et de saison. Ça veut pas dire passer des plombes en cuisine… ça veut juste dire faire des trucs simples moi-même.
    La cosmétique maison correspond pour moi les 9/10ème du temps à ce que j’appelle les « fausses bonnes idées » ou les « vraies mauvaises idées ». Et qui engraisse surtout certains marchands qui ont flairé le bon filon (suivez mon regard…) : il suffit de voir les formulations proposées pour comprendre qu’on peut déjà virer la moitié des ingrédients qui sont inutiles). Le 10/10ème qui reste : c’est parfaitement OK pour moi (y compris d’acheter chez les marchands qui ont flairé le bon filon). Mais comme pour la bouffe, du brut, du frais, du bio et restons simple !
    Etant jeune j’étais une pro du tricot (cette activité me calmait en fait !). Je tricotais des super pulls style jacquard scandinave pour mes copains qui étaient ravis !
    La couture : aie ! j’ai récupéré la machine à coudre de mes parents il y a 3 ans… je ne l’ai toujours pas déballée de son carton. Je ne sais même pas si elle fonctionne… c’est dire !
    Pour le reste (genre déco DIY) : franchement la plupart du temps je trouve le résultat plutôt moche. Et comme disait ma grand mère « pourquoi ajouter un truc qui prendra la poussière » (merci Grand mère… je comprends d’où viens mon besoin d’espace et de vide !)
    Moi aussi j’ai un côté « Madame Parfaite »… côté réparation, bricolage… mieux vaut rentrer ses grands chevaux dans les petites écuries : à moins de « toucher vraiment ma bille » sur un truc (genre je sais que je vais pas me vautrer…) j’aime bien laisser le bazar à un « pro » (à condition qu’il soit vraiment pro… sinon je me connais… je vais le pourrir en mettant mon grain de sel !)
    Bon w.e.

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  • #32 AquaPetra le 7 février 2020 à 17 h 04 min

    Belette :
    Si tu as un moment pour expliquer l’astuce du cabas de courses… n’hésite pas et fais nous plaisir ! :) Je suis preneuse !

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  • #33 Brune le 9 février 2020 à 8 h 36 min

    Faire soi même, ça vaut le coup uniquement si il ne faut pas acheter une tonne de produit ou si on achète les matériaux ( comme l’exemple de la prise ) mais qu’on ne paies pas la main d’œuvre. Ca ne doit pas être quelque chose en plus mais à la place de quelque chose. Un exemple qui me fait hurler, les Bee Wrap, c’est complément débile, ce n’est pas étanche, c’est un achat en plus, alors qu’une assiette posée sur le saladier ou une boite en plastique qu’on a déjà fait le job (pas la peine de virer ses boites en plastiques, qu’on a déjà pour les remplacer par des neuves en verre, il faut attendre que celles qu’on a rendent l’âme pour en acheter de nouvelles). Les tawagashi, ces éponges japonaises ( il parait), si tu ne les fait pas toi même avec tes chiffons (dieu sait qu’on a des vieux vêtements), c’est stupide de les acheter. Je dévie un peu du sujet initial du faire soi même, mais c’est en lien avec la diminution des ressources que l’on gaspille.

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  • #34 patricia le 10 février 2020 à 14 h 49 min

    Brune : Je suis absolument d’accord avec toi. Le DIY devrait s’inscrire dans une démarche globale contre le gaspillage et pour l’autonomie. Cela dit, tout ce que j’ai pu acheter pour réaliser mes ambitions les plus folles de DIY a toujours fini par servir (je suis sûre que je finirai par trouver une utilité aux huiles que j’ai achetées pour faire du déo, même si c’est pour nourrir le cuir de mes bottes !)

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  • #35 patricia le 10 février 2020 à 14 h 50 min

    Merci à toutes pour vos commentaires et vos récits. C’est une joie de vous lire et de partager toutes ces expériences avec vous chères lectrices d’Hélène.

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  • #36 Camille strass le 11 février 2020 à 17 h 55 min

    Mon premier DIY, ce sont mes enfants.
    Pendant longtemps avec mon mari on se disait, tellement ils sont beaux, intelligents et drôles (et que nous sommes des parents modestes), « et en plus on les a faits nous-mêmes, c’est fou non ? ».

    A titre personnel, le DIY, pour moi, c’est en effet un peu de punkytude (j’ai allaité mes enfants parce que ça faisait suer de leur filer de l’industriel et d’engraisser des multinationales), un peu de radinisme (le fameux pourquoi payer un bras) et un mélange de défi.

    Il y a trois ans, j’ai décidé un « allez, j’ai un robot ménager de ouf, je tente de faire tous les petits déj et goûters plutôt que d’acheter des biscuits, pendant les vacances ». Puis « allez, j’ai tenu les vacances, je tiendrai bien un mois », puis deux, puis trois… Depuis mes fils estiment que je ferais mieux d’arrêter d’être prof et de me reconvertir dans la boulangerie (ils sont gentils) (en plus d’être beaux, drôles, intelligents, et d’avoir une mère toujours aussi modeste). J’adore ça, cuisiner le soir pour le lendemain me détend (et m’occupe les doigts, ce qui est une bonne thérapie pour arrêter de triturer mes cheveux), et l’odeur de gâteau/brioche/biscuit embaume la maison avant d’aller dormir, ce qui me donne (presque) envie de me lever le lendemain.

    Par contre la couture, j’aimerais bien, mais je crois que c’est la couture qui ne m’aime pas.

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  • #37 Brune le 13 février 2020 à 19 h 46 min

    Tu trouveras sûrement ! Je fais peu de choses moi même, à part la cuisine (tout , pas de plats cuisinés) et tous les raccommodages, ourlets,…qui font durer les vêtements un peu plus longtemps ( les chaussettes surtout au niveau du gros orteil).

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