I’m not lucky

17 décembre 2019

Je suis un peu lassée d’entendre, lorsque j’annonce faire un truc sympa, « oh t’as trop de chance ! » « quelle chanceuse ! », voire même « je suis jalouse ! ».

Ce petit texte de Shonda Rhimes m’a donc beaucoup parlé quand je suis tombée dessus, il résume parfaitement la réponse que je pourrais faire.

En voici la traduction (je vous rappelle que je ne suis pas bilingue, j’ai fait de mon mieux ;-) :

« Je ne suis pas chanceuse. Vous savez ce que je suis ? Je suis intelligente, j’ai du talent, je sais reconnaître et saisir les opportunités qui croisent mon chemin, et je travaille beaucoup, beaucoup. Ne m’appelez pas chanceuse, appelez-moi balèze / impressionnante [badass est assez difficile à traduire dans ce contexte] ».

Rien ne tombe tout cuit du ciel (à part la chance d’être en bonne santé et celle de faire de belles rencontres).

47 commentaires Laisser un commentaire
Qui suis-je, en vrai ?

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47 commentaires

  • #1 patricia le 17 décembre 2019 à 11 h 10 min

    Je pousserais même le raisonnement jusqu’à dire que même les rencontres ne sont pas que le fruit du hasard (de la chance). C’est juste qu’entre « Badasses », on se reconnait !!!!

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  • #2 Christine le 17 décembre 2019 à 11 h 17 min

    Bonjour Hélène!
    Tres bien dit en effet! Tout à fait d’accord .. seule la santé est un tirage au sort malheureusement!
    Merci pour toutes tes vidéos comme je l’ai déjà écrit t’entendre me remonte toujours le moral quand il est un peu en berne et tes conseils st toujours judicieux je trouve!
    Bonne semaine à toi 🥰

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  • #3 Manuelle le 17 décembre 2019 à 11 h 24 min

    La chance ça se travaille un peu

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  • #4 Hélène le 17 décembre 2019 à 11 h 37 min

    patricia : oui mais c’est quand même un peu la chance qui met les belles personnes sur ton chemin ;-) Après la construction de la relation ne relève que de nous, bien sûr.

    Christine : merci ;-)

    Manuelle : plus qu’un peu !

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  • #5 missdior le 17 décembre 2019 à 11 h 40 min

    Les gens deviennent dingues et je pense que les réseaux sociaux en sont en partie responsables.
    Après on a jamais rien sans se bouger ; c’est aussi une question d’éducation.
    Tu bosse surement beaucoup et peu être même plus.
    De toute façon, on ne récolte que ce que l’on a semé.

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  • #6 Wagner le 17 décembre 2019 à 11 h 51 min

    Comme je te comprends ! Une nana qui a pourri mon adolescence (harcèlement scolaire… j’ai dû me couper des gens de mon âge, me taper 6 ans d’enseignement à distance, et une dépression dont je ne me suis jamais vraiment remise) a eu le toupet de venir se plaindre à moi dix ans plus tard. Madame a « un boulot de merde » alors qu’elle « parle 3 langues couramment », ne quitte jamais son bled. La vie est « tellement injuste avec elle » alors que moi, j’ai une chance de malade… Blablabla. Je lui ai rappelé que pendant qu’elle glandait sur les marches des églises, eh bien je bossais mes partiels. Que pendant qu’elle rentrait de soirée, mon réveil sonnait. Que non, mes diplômes n’étaient pas tombés du ciel ! Flûte quoi ! :)
    Bisous, Hélène ! Merci pour tout ce que tu nous offres… Et très belles fêtes !

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  • #7 Hélène le 17 décembre 2019 à 11 h 53 min

    missdior : je crois que la paresse et la jalousie n’ont pas attendu les réseaux sociaux, même si forcément ça empire les choses.

    Wagner : non rien (ou presque) ne tombe du ciel ;-)

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  • #8 Cathy le 17 décembre 2019 à 12 h 09 min

    La chance on la provoque….
    Durant notre existence
    le train passe on peut monter
    ou pas…
    je suis toujours montée dedans
    de belles rencontres…beau coup beaucoup de travail et un boulot que j’ai toujours adoré ici et là…
    peut être aussi le côté positif
    et toujours l’enthousiasme que j’ai toujours eus pour voyager..
    travailler..et faire de belles rencontres.!!!
    Je survole les méchants..négatifs.
    jaloux…et autres….je les ignore
    ou je les chasse de ma vie.!!!!

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  • #9 Mathilde Drd le 17 décembre 2019 à 12 h 14 min

    Tu as complètement raison !
    Et il n’y a pas que le travail ! Une chouette rencontre, un beau projet, un magnifique voyage … sont aussi parfois le résultat d’énorme sacrifices !
    Hélène badass, j’adore !

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  • #10 Arlequine le 17 décembre 2019 à 12 h 18 min

    Je suis absolument d’accord avec toi. Beaucoup de belles choses qui nous arrivent sont le le fruit d’un travail acharné et d’une conviction profonde que l’on peut y arriver et d’une lutte constante avec soi-même et souvent les autres.
    Il y a une chose qui reste un mystère : comment gérer le revers de la médaille, les déceptions, les amitiés qui s’effilochent (alors qu’on continue à les investir).

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  • #11 Caroline le 17 décembre 2019 à 12 h 28 min

    Bonjour Hélène,

    C’est bien de faire une petite mise au point. On n’obtient rien sans effort et y en a marre de ces pleurnichards qui invoque la chance en continu. Ca les dispense de se remettre en cause et de se bouger. Les opportunités ne se transforment et ne s’attirent qu’avec du travail. Et quel plaisir de voir ses efforts récompensés. Pour la santé je me permets de préciser qu’une bonne santé ça peut aussi tenir à certains efforts je pense notamment au diabète : la prévention est essentielle.

    Bonne journée à toi et de bonnes fêtes !

    Caroline

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  • #12 Hélène le 17 décembre 2019 à 14 h 04 min

    Cathy : absolument, il faut sauter dans le train quand il passe, et il ne s’arrête pas pour nous laisser monter.

    Mathilde Drd : je n’ai encore jamais vécu de rencontre qui soit le fruit d’un sacrifice ou au moins d’un effort, mais ça s’applique à des projets ou des voyages.

    Arlequine : j’ai eu pas mal de déceptions (voire de grandes claques dans la gueule) en amitié, comme je rencontre beaucoup de monde et que je me lie très facilement ; à chaque fois c’était en fait bien mieux comme ça, je n’ai jamais perdu de vraies belles personnes.

    Caroline : « Ca les dispense de se remettre en cause et de se bouger » : tu m’étonnes…
    Pour la santé tu as bien sûr raison pour certaines choses, je pensais plutôt aux trucs type cancers ou maladie auto-immunes ou dégénératives, qui vous tombent dessus – ou pas – alors qu’on n’y est vraiment pour rien.

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  • #13 Pll le 17 décembre 2019 à 14 h 05 min

    J en parle souvent avec mon conjoint qui est chef d’entreprise ,ou comme je suis dans la compta ,avec d autres dirigeants, qui sont jalousé, et les oh tu as de la chance/ tu as les moyens /oh tu parts ENCORE en vacances…. mais personne regarde les journées de travail de 15h,7j/7 parfois durant des années… tout le monde veut les résultats mais surtout pas faire les efforts qui vont avec (à titre perso,ça marche aussi avec le corps de rêve que je voudrais mais sans me bouger ah ah ah )

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  • #14 Hélène le 17 décembre 2019 à 15 h 11 min

    Pll : oui beaucoup de gens sont paresseux. Je ne sais pas si c’est limité à la France ou si c’est une caractéristique humaine en général.

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  • #15 Guiliane le 17 décembre 2019 à 15 h 43 min

    Alors la santé n’est pas une chance puisqu’elle passe par l’émotionnel … tout un « programme » que j’apprends depuis 3 ans
    et qui me passionne.
    Et puis la chance ça existe aussi, faut-il ne pas rester sur le quai de la gare et regarder partir le train sans y être monté ; on
    a aussi le droit (le devoir, l’envie) d’essayer, se tromper ou pas, de recommencer ou changer de direction.
    Mais ceux qui pestent pour tout sont en fait malheureux ! Ne pourraient-ils pas essayer de souffrir en silence ;)
    Je te comprends très bien Hélène ! Et tu as bien raison de mettre les pendules à l’heure, c’est souvent nécessaire.

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  • #16 Hélène le 17 décembre 2019 à 16 h 06 min

    Guiliane : je ne suis évidemment pas d’accord avec toi, mais chacun ses opinions.

    Répondre
  • #17 Fran le 17 décembre 2019 à 16 h 06 min

    Bonjour Hélène,
    Je me reconnais dans cette traduction…
    « Je ne suis pas chanceuse », je reçois des tuiles depuis mon enfance (décès de notre mère à 10 ans, puis suicide de notre père, perte de mon deuxième enfant.
    Enfin bref, il y a deux ans on me diagnostique une sclérose en plaques.
    « Je n’ai pas de chance » ai-je dit au neurologue.
    Aujourd’hui, je dis …
    « Je suis chanceuse » car j’ai contracté la bonne sclérose en plaques, celle qui n’invalide pas totalement son corps, celle qui me permet de me remettre en question, de travailler et de me battre.
    Et je peux affirmer aujourd’hui à 57 ans que je suis franchement « Balèze ».

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  • #18 ELISABETH TEZYAN le 17 décembre 2019 à 19 h 06 min

    Absolument d’accord…..
    Bravo pour ce blog !

    Répondre
  • #19 Irena le 17 décembre 2019 à 19 h 51 min

    Oh mais je suis tout à fait d’accord avec Toi !
    Je préfère tellement entendre « je suis contente pour toi », que « la chance ! ».
    Les personnes qui s’exclament « la chance » sont parfois à mille lieues d’imaginer tout le travail/la patience/l’endurance et plein d’autres choses qu’il y a derrière pour arriver à cette opportunité ou à ce résultat.

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  • #20 Brune le 17 décembre 2019 à 21 h 10 min

    Complétement d’accord, je me souviens de la réflexion de mon grand père quand j’ai eu mon diplôme d’ingénieure : tu as eu de la chance ! Pas du tout, pas une once, en dehors d’être née en France dans un pays économiquement et politiquement stable, chance qu’il a eu aussi. Lui avait en plus la chance d’être un garçon, il est né avant la guerre de 14, il ne s’est pas appelé Désiré pour rien. Pour être ingénieure, il faut faire math sup, math spé, passer plein de concours concurrentiels et après faire son école d’ingénieur, aucune chance la dedans ! Et quand j’ai été embauchée, avec difficulté, je suis sortie de mon école à un mauvais moment, j’ai eu droit « ce n’est pas normal que tu sois cadre ». C’est un psy qui m’a dit pourquoi il disait cela, parce qu’il était tout simplement jaloux, lui n’avait même pas réussi à avoir le bac (a donc reçu l’entreprise familiale, et n’a pas eu à chercher d’emploi, n’a pas dû déménager…). Dans son milieu tous les garçons passaient le bac parmi ses 4 beaux frères, 2 sont ingénieurs, 1 est dentiste et le 4ème comme lui un peu faiblard a eu aussi l’entreprise familiale. Je pense que « la chance » c’est être en phase avec ses valeurs, faire les choses avec passion ou au moins honnêteté et être ouvert aux propositions qui s’offrent à nous, aux personnes que l’on croise et puis travailler ! Et aussi être heureuse de ce que l’on a, être heureuse de ses accomplissements, voir le bon côté des choses. Comme Fran, on m’a diagnostiqué une maladie grave en octobre 2013, cancer, mais j’ai eu la chance que ce soit un cancer à évolution lente, aujourd’hui mon oncologue préféré a dit « guérison ».

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  • #21 Val’expat le 18 décembre 2019 à 6 h 28 min

    Hello Hélène :)
    Bah je pense que les gens qui pensent que les autres ont plus de chance ne voient pas plus loin que les apparences. J’en entends tous les jours des « Ah purée t’as de la chance de vivre au Brésil! » ouais.. ok.. juste c’est pas la fée du bonheur qui m’a transportée sur une plage de paradis. Je suis partie avec un sac et mon chien et rien. En me disant que je ne voulais pas me dire dans dix ans « et si » je ne veux pas de « et si » dans ma vie. Ça a été super dur, mais c’était encore plus dur en France donc j’avais pas grand chose á perdre. Et puis au fil des jours, des mois et des années ça a été moins dur. Pas « par chance » par travail sur moi et sur le reste, en apprenant á me connaître et á reconnaître ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas. Le Brésil m’a lavée d’un tas de trucs et m’en a appris un tas d’autres et maitenant je peux rentrer serenement. Mais ça n’a jamais été de la chance. Et puis avant de dire á quelqu’un qu’il a de la chance pour ci ou ça, déjá faudrait savoir par quoi il passe. Ce qui a l’air de la chance de l’extérieur peut être tout autre chose de l’intérieur. On ne sait pas ce que les autres vivent ou pensent ou leurs expériences. La chance on se la fabrique et si elle se présente inopinément, il faut l’attraper et prendre toutes les portes qui s’ouvrent. Les gens n’agissent pas sur leurs désirs par peur. La peur ne resout rien, avancer et pousser pour avancer encore, ça ça marche.

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  • #22 La Boule le 18 décembre 2019 à 7 h 15 min

    Bonjour Hélène
    Tu n imagines pas combien cet article me fait du bien !!!! Ambiance détestable au travail , je n en peux plus d entendre le même genre de réflexions … 😔
    Merci d avoir posté ça 🤗
    NB: il m arrive parfois de dire «  quelle chance «  à quelqu un mais cela ne sous entend pas « tu ne le mérites pas «  Ou «  je le mérite plus que toi «  mais «  wouah c est exceptionnel , profite «  … et la palette est large : personne à la caisse quand on fait ses courses , belle soirée avec des gens qu on aime, retrouver le truc sinon cherche depuis des semaines … et bien sur le beau séjour dans un bel endroit …
    NB: je t avais signalé sur IG que je ne pouvais plus naviguer sur le blog depuis mon smartphone, et bien c est réparé , merci 😊

    Répondre
  • #23 Belette le 18 décembre 2019 à 7 h 55 min

    Vaste sujet la chance…J’entends souvent : « tu as de la chance, avec ton mari, vous formez un couple uni », « tu as de la chance d’être souvent en repos, d’avoir des jours en semaine ». Euh non, en fait, avec mon mari, nous travaillons à être unis, nous travaillons notre confiance mutuelle, l’écoute, l’attention à l’autre et parfois comme tout le monde nous nous accrochons…Euh oui, j’ai des jours de repos en semaine parfois mais je bosse les week-ends, les jours fériés et il m’arrive régulièrement d’enchaîner des semaines de plus de 48 heures voir 60heures…J’ai une de mes amies qui est médecin, j’entends régulièrement : « pfff, les médecins, ils gagnent bien leur vie, ils ne sont jamais au cabinet…. » Ça m’exaspère… Euh, ils font minimum 7 ans d’études les médecins pour des responsabilités énormes, oui, ils gagnent de l’argent mais rapporter au nombre d’heures effectuées par semaine, ce n’est pas tant que ça. Lorsqu’ils ne sont pas au cabinet, cela ne veut pas dire qu’ils ne travaillent pas, ils vont voir leurs patients ne pouvant se déplacer à domicile, vont dans les ehpad et autres établissements, travaillent sur les dossiers pour mieux orienter ou accélérer certains rdv, font de l’administratif et ils enchaînent des semaines à plus de 60h, mon amie est régulièrement épuisée mais elle continue….
    Je pense que les gens ne voient que ce qu’ils veulent voir par jalousie…la jalousie m’agace, j’aime les histoires à la Steve Jobs….il est parti de rien et à force de travail et ténacité a réussi…oui, il est riche mais il a travaillé dur pour y arriver…
    En France, on a du mal à se réjouir de la réussite social des personnes et on préfère les jalouser….je trouve cela malsain.

    Répondre
  • #24 Claire le 18 décembre 2019 à 8 h 50 min

    Ce texte est tellement vrai ! C’est gentil à toi de le partager parce que je pense qu’on est beaucoup à s’entendre dire « Tu as de la chance ».
    Quand je réussi quelque chose, les gens me disent que j’ai de la chance et qu’ils vont forcément avoir la même chose. Mais non ! J’ai travaillé dur, tout simplement.
    Mais le pire du pire, c’est quand mon petit ami m’a dit « Mais si, tu as beaucoup de chance ! Tu as eu ton diplôme. »… Mais bien sûr. C’est vrai que mon école d’ingénieur et mon double diplôme sont tombés tout cuit par miracle. C’est bien connu !
    Bref. Merci encore à toi de partager ça. Et si tu veux mon avis, si ça fait si longtemps que ton blog tient, ce n’est pas de la chance. Si c’en était, tu n’aurais pas tenu. Donc tu as la preuve que tu as réussi parce que tu t’es donnée les moyens de réussir. Parce que tu le mérites :)

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  • #25 Cricri le 18 décembre 2019 à 9 h 44 min

    Pour moi, les chanceux ce sont ceux qui gagent au loto, ou alors ceux qui réchappent d’un accident…Bref, ce genre de chose.
    Le « reste », ce n’est pas de la chance; c’est le fruit du travail, de l’engagement, …
    Bref, si tout le monde arrêtait de donner son avis sur tout (et surtout ce qu’il ne connait pas !), on gagnerait en sérénité !

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  • #26 Hélène le 18 décembre 2019 à 10 h 01 min

    Fran : en effet autant je trouve que la vraie chance est assez rare, autant malheureusement la malchance me semble exister pour de bon.

    Brune : « en dehors d’être née en France dans un pays économiquement et politiquement stable » : exactement.

    Val’expat : « On ne sait pas ce que les autres vivent ou pensent ou leurs expériences » : tu m’étonnes.

    La Boule : oui Cathy a tout bien réparé ;-)

    Belette : « En France, on a du mal à se réjouir de la réussite social des personnes et on préfère les jalouse » : moi non plus je ne supporte pas cette mentalité.

    Claire : héhé ;-)

    Cricri : bien dit ;-)

    Répondre
  • #27 Yakadi le 18 décembre 2019 à 12 h 10 min

    Heyyy,
    Ce post me fait réfléchir depuis hier, et certains commentaires me donnent même la chair de poule.
    J’ai toujours pensé être née sous une bonne étoile, mais en effet je suis une tâcheronne, une bosseuse, pas grand chose ne me fait peur et je suis attentionnée.
    Quand on me dit que j’ai de la chance, je perçois plus souvent du plaisir pour moi que de l’envie.
    Mais, il faut bien le dire, j’ai de la chance avec mes amis ;-)

    Répondre
  • #28 Arlequine le 18 décembre 2019 à 14 h 32 min

    Hélène : Je trouve que c’est assez dur à gérer mais je me dis que rien ne dure jamais éternellement et qu’il faut aussi savoir accepter un état de fait.

    Répondre
  • #29 La Boule le 18 décembre 2019 à 15 h 04 min

    Belette : oh la la te lire me soulage d un grand poids … toute la pression négative autour de moi finit par me faire douter de la réalité de la quantité horaire et de la lourdeur de mon travail 😕 .
    Oui , jalouser , dénigrer semblent plus faciles que se réjouir , c est triste …

    Répondre
  • #30 Pixie le 18 décembre 2019 à 17 h 06 min

    Bonjour,
    Pour moi les commentaires du genre « oh la chance », « je suis jaloux de… » parlent en fait de la personne qui les émettent et non de celle à qui ils sont destinés.

    Je m’explique: je travaille dans l’éducation nationale, et on me dit souvent que j’ai « de la chance » d’avoir les vacances scolaires. Je ne pense pas que les personnes qui me disent cela ont particulièrement envie de passer 43h/semaine au milieu d’une bande d’adolescents en rut pour un salaire pas folichon. Non, quand on me dit cela j’entends « j’ai envie d’avoir plus de vacances/ de temps libre », bref, ces personnes sont fatiguées, aimeraient avoir plus de loisirs ou passer plus de temps avec leurs enfants.

    Quand tu es partie à New-York pour te faire tatouer, j’étais hyper envieuse non pas du voyage, mais du tatouage, parce que je mourrais d’envie d’en avoir un sur le bras mais que je n’en avais pas encore les moyens de me l’offrir! Depuis j’ai fini d’économiser, je me suis fait encrer du poignet à l’épaule et ça va beaucoup mieux :P

    Répondre
  • #31 Anne-lise O le 18 décembre 2019 à 17 h 08 min

    Hello Hélène, merci pour ce message et cette réflexion. Et merci aux commentateurs (trices) qui ont partagé des témoignages et expériences parfois très forts .
    Effectivement on réussit plus souvent à force de travail, de motivation, d’investissement.. que de chance. La chance est ponctuelle mais elle peut aider pour peu que l’on la saisisse ! Et avoir réussi quelque chose ne veut pas dire être préservé de tout, les gens ont souvent une vision réductrice : elle a réussi ça= elle a une vie de rêve. (Elle a trop de chance !) Nous sommes pourtant tous concernés par les mêmes difficultés un jour ou l’autre, pour nous même ou pour nos proches. La maladie, le deuil, les difficultés relationnelles, problématiques administratives, financières.. bref. A nous de développer une stratégie pour gérer cela au mieux, et là encore ce n’est pas une question de chance.. La clé est en nous ! C’est mon point de vue en tout cas. Bise à tous

    Répondre
  • #32 Hélène le 18 décembre 2019 à 19 h 30 min

    Pixie : bien sûr que les gens expriment en réalité leur insatisfaction par rapport à leur propre vie, mais être dans le déni et ne pas assumer ses propres choix ne mène nulle part.
    Par exemple certaines personnes m’envient d’avoir beaucoup de temps pour moi. Ah ben c’est sûr, j’ai choisi de ne pas avoir d’enfants. Il faut assumer ses choix.
    (Bravo pour ton tatouage ! Qu’est-ce qu’il représente ?)

    Anne-lise O : ça me fait penser à la légende grecque de la Fortune : celle-ci est une femme montée sur un char lancé à toute allure, et il faut l’attraper par son unique mèche de cheveux, qu’elle porte sur le devant de la tête (traduction : il faut réagir vite, et avant qu’elle soit passée ;-).

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  • #33 Panpan le 18 décembre 2019 à 20 h 59 min

    Merci, Hélène, pour cette mise au point.
    Souvent, j’entends « tu bosses chez toi la plupart du temps, la chance ! ». Non, bosser chez soi n’est pas une chance : cela découle de mes conditions de travail. Mes conditions de travail dépendent évidemment du métier que je fais. Ce métier, il est lié à un poste. Ce poste, je l’ai obtenu sur concours. Ce concours, je m’y suis présentée parce que j’avais eu un doctorat. Ce doctorat, je l’ai eu parce que je l’ai préparé pendant de longues années. Donc, oui, très souvent, je bosse chez moi. C’est sans aucun doute confortable. Mais non ce n’est pas de la chance.
    Les gens qui voient la chance chez les autres prennent souvent pour un état de fait ce qui n’est rien d’autre qu’un résultat.

    Répondre
  • #34 Elise le 18 décembre 2019 à 21 h 30 min

    Très bien répondu Hélène.
    Rien n’arrive tout cuit dans le bec, dans la vie presque tout est une question de chance et du travail et d’etre là au bon moment. C ‘est professionnel, voilà.
    Bravo à toi

    Répondre
  • #35 Barbara le 19 décembre 2019 à 0 h 23 min

    qui te dit ça?..
    Sinon je pense et je l’ expérimenté depuis longtemps , on peut faire ce qu’on veut dans la vie en gros.. c’est une histoire de choix de volonté.. pas uniquement de chance. Pour ça il faut être anti conditionner à mon sens.. mais mon sens ne reste que le mien,, à chacun un de trouver le sien.. mais oui faut être opportuniste pour l’être c’est plus simple d’être libre.. et c’est une philosophie ou et un choix.. la chance c’est la cerise ..

    Répondre
  • #36 Agnès le 19 décembre 2019 à 0 h 29 min

    Bonjour Hélène,
    Derrière la facilité et même la simplicité, il y a souvent beaucoup mais beaucoup de travail. Au bout de 14 ans et en étant pionnière, heureusement que tu as la récompense de ton investissement. Et même les belles rencontres, c’est grace à ton boulot de tous les jours. Bonne continuation !

    Répondre
  • #37 Barbara le 19 décembre 2019 à 0 h 32 min

    Suite..
    C’est comme les gens qui te disent ..: ho vous habitez telle région ! Han trop la chance!!
    Ben non c’est pas la chance.. va ou tu veux.. changes de région.. c’est aussi une histoire d audace donc de caractère de volonté et de choix.. après toutes les excuses seront bonnes ok.. mais non en fait :)

    Répondre
  • #38 Volte le 19 décembre 2019 à 4 h 43 min

    Superbe article, moi qui suis toujours pleine d admiration pour ton travail et ta réussite :), même si je l exprime moins en commentaires ici. Je les considère comme inspirants, tout comme ceux d autres personnes le sont à leur façon.

    Hélène : hyper pertinent de souligner la pure malchance qui est très commune je n avais jamais conceptualisé la chose,
    Pour ce qui est de la part de chance, ou plutôt la chance à saisir, le train, tu évoques le concept grec de fortune Hélène, super romancé et très beau
    Je le connais sous une forme un peu differente moins poetique mais avec une dichotomie interessante je trouve, le concept de Kairos- l instant decisif à saisir (Par la même mèche de cheveux), opposé au Chronos- le temps qui s écoule.

    Et enfin il y a parfois des malchances qui sont en réalité des belles opportunités pour changer de vie /réellement évoluer , ce que l on n aurait jamais fait en situation trop confortable.

    Merci pour cet article et tout ton travail en général :)

    Répondre
  • #39 Yakadi le 19 décembre 2019 à 8 h 36 min

    Hahaha je réalise ce matin en lisant les nouveaux commentaires que je suis malentendante de naissance et que je m’estime née sous une bonne étoile ;-)
    Je vous adore, Hélène et sa dream team.
    Et bonjour, pardon.
    Des bises. Vous m’avez redonné le moral, un peu en berne ce matin.
    Merci.

    Répondre
  • #40 Hélène le 19 décembre 2019 à 10 h 29 min

    Merci beaucoup pour vos commentaires, pour cet échange précieux ! Ce n’est pas partout qu’on peut avoir des discussions aussi profondes et intéressantes !

    Répondre
  • #41 Pixie le 19 décembre 2019 à 16 h 46 min

    Hélène : Il s’agit d’une fresque sur le thème de Peter Pan et Alice au pays des merveilles réalisée en dotwork noir… J’ai mon lapin et mon Big Ben, je suis une femme comblée :)

    Ce que tu dis à propos des personnes envieuses du temps libre et des enfants fait écho à ma situation personnelle: je n’ai pas d’enfants, mais pas par choix, et j’ai également ce genre de réflexions de la part de personnes au courant de ma situation, délicat n’est-ce pas?
    Du coup, quand on m’adresse un « Tu as passé ta soirée à buller devant Netflix, la chaaance! », je réponds « Pas de problème, je t’échange mon abonnement contre tes enfants, tu vas voir ils ont un catalogue de séries super sympa! »

    Je pense que ces personnes sont victimes de leur langue qui fonctionne plus vite que leur cerveau, car il suffirait de réfléchir deux secondes pour tourner ce « ho la chance » en un « j’aimerais avoir plus de temps pour moi, ça me manque ». Le fond de la pensée est le même, mais le message n’est pas du tout perçu de la même manière! Et ça marche aussi pour les autres versions « j’aimerais vivre ailleurs, ça a l’air chouette », « ça me plairait de travailler de chez moi » etc…

    Répondre
  • #42 Hélène le 19 décembre 2019 à 20 h 34 min

    Pixie : je ne sais pas… en effet certaines personnes expriment sans doute leur désirs profonds et leurs manques ; mais beaucoup (trop) d’autres voudraient bien croire que la chance suffit pour avoir certaines choses, parce que ça leur évite de se remettre en question et de se bouger pour avoir ce qu’elles veulent.

    Répondre
  • #43 Camille strass le 20 décembre 2019 à 17 h 38 min

    Je passe ici sans commenter depuis longtemps…
    Je m’interroge souvent sur cette notion de chance. Ai-je eu de la chance ? Sans doute. Je suis en bonne santé. Je suis née dans une famille heureuse, avec des parents aimants et relativement aisés (et disponibles), j’ai deux soeurs formidables. Mes parents m’ont payé un logement pour faire une classe préparatoire. Dans le même temps, des copains et copines ont connu le divorce de leurs parents (ce n’est pas une fatalité mais ça secoue !), des parents qui n’avaient pas de sous pour leur payer des études sans qu’ils aient à travailler, voire des parents pas bienveillants du tout. J’ai un mari et deux enfants formidables et en bonne santé. C’est le hasard. Ou la chance, comme on veut.
    Le jour de l’épreuve orale de mon premier concours passé pour une grande école, j’ai tiré au hasard un sujet que je connaissais par coeur. Et à l’écrit, en version latine, un truc que j’avais déjà bossé par hasard. Ou par chance, comme on veut.
    Le jour de la grande leçon de l’agrégation, je me suis rendu compte qu’on voyait, grâce à un rayon de soleil bien placé, que l’un des sujets était de l’histoire moderne, ce que je voulais par dessus-tout (j’avais une trouille folle de tomber sur de l’histoire contemporaine). Hasard… ou chance, comme on veut.

    Bref, on pourra toujours m’objecter que
    – mes parents auraient pu avoir tout le fric possible, si je n’avais rien foutu, j’aurais jamais eu les concours
    – que si je n’avais pas bossé comme une dingue, je n’aurais jamais eu la chance d’avoir au concours des sujets qui m’arrangeaient
    – que je n’ai pas été chanceuse pour l’agrégation, mais observatrice…

    Je me dis qu’il y a aussi ces petits éclats de chance qu’il faut saisir, comme on saisit aussi des petits instants de lumière chaque jour.

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  • #44 Hélène le 20 décembre 2019 à 17 h 47 min

    Camille strass : c’est joliment dit ;-) Note que je n’ai pas dit que la chance n’existait pas, mais que bien des gens croient que tout doit tomber tout cuit et que ceux qui ont une bonne vie n’ont rien fait de spécial pour la mériter.

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  • #45 Camille strass le 20 décembre 2019 à 18 h 07 min

    Hélène :

    Et je suis absolument d’accord sur ce point. Mais c’est une question que me pose beaucoup. Professeur, j’entends quasiment tous les jours des élèves dire « oh t’as 18 ! t’as trop de chance !!! ». Je me fâche généralement en disant que si X ou Y ont 18 ce n’est pas de la chance mais le fruit de leur travail.

    Je me demande toujours, du reste, dans ce cas, si ce n’est pas aussi une perte de repères. Pendant des décennies, on a dit aux élèves « travaille bien à l’école et tu auras une bonne situation ». Aujourd’hui, on sait que c’est devenu beaucoup plus compliqué, on peut avoir énormément travaillé et galérer comme un malade à trouver du boulot. Pour beaucoup de familles, de l’affaire, l’école c’est un peu le lieu où des profs un peu tortionnaires mettent des notes au pif en fonction de la tête des enfants. Et puisque le travail scolaire ne paie pas, pourquoi se fouler ?

    J’ai beaucoup d’élèves qui ne comprennent pas, vraiment pas, pourquoi leur devoir est moins bon qu’un autre. Pour eux c’est de la chance. J’ai beau pointer leurs fautes d’orthographe, leur manque de connaissances, les erreurs factuelles énormes, les contresens sur les documents étudiés en classe, rien à faire. C’est un vrai problème pour moi.

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  • #46 Hélène le 20 décembre 2019 à 18 h 33 min

    Camille strass : en effet c’est un sujet compliqué, dans un domaine où comme tu dis et c’est manifestement vrai, les gens sont très en perte de repères. Est-ce que c’est parce qu’ils voient réussir des gens qui n’ont rien foutu et ne méritent pas leur succès (je pense à la télé réalité par exemple) ? Et qu’à l’inverse effectivement ceux qui bossent bien peuvent malgré tout galérer énormément…
    Il y a un côté injuste, indéniablement (et inévitablement… si la vie était juste ça se saurait). Je pense que ça a toujours été le cas, mais que ça se voit encore plus aujourd’hui vu que tout le monde partage tout (et de préférence le plus enviable) avec la planète entière.

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  • #47 Yakadi le 21 décembre 2019 à 7 h 40 min

    Hélène :
    Ooooh encore un échange de belle qualité.
    « Si la vie était juste ça se saurait » : le jour où j’ai compris cela, j’ai cessé de m’épuiser dans des combats perdus d’avance et j’ai gagné beaucoup de temps et d’énergie :-)

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