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eve lom

Ahhhh !! C’est l’époque des feuilles !!!

10 novembre 2010

Déjà normalement je me casse la gueule tout le temps. Mais vraiment hein, genre au moins deux fois par mois, vautrage dans les grandes largeurs, finissage à plat ventre par terre (ou les quatre fers en l’air juste le jour où je suis en robe, élégance et classe toujours), léger choc qui fait que je bouge pas tout de suite, gens inquiets venant me relever, tout le toutim.

Parce que je suis astigmate et évalue mal les distances et les reliefs (et plutôt crever que porter mes lunettes, ces prothèses immondes), et parce que j’ai les chevilles mal foutues donc si je me les tords je n’arrive pas à me récupérer, et je tombe (ma grande terreur ce sont les escaliers du métro, avec le bord des marches bien aigu en ferraille ; je suis sûre que si on tombe là-dedans, on se tue). C’est pour ça que je porte quasi pas de talons, ou alors pas hauts et choisis avec soin. Parce qu’avoir peur de tomber en permanence c’est pas une vie ma bonne dame.

Alors autant vous dire que toutes ces feuilles mouillées et glissantes sur les trottoirs, pour moi c’est L’EPOUVANTE. Je suis terrifiée à l’idée de me gameller douloureusement une fois de plus. Me voilà donc partie pour au moins deux mois à marcher les yeux rivés au sol, slalomant entre les tas de feuilles à pas mesurés, telle une pauvre petite mamie apeurée. Et après si j’ai du bol, il neigera et ça sera pire (la plaque de verglas planquée sous la neige fraîche, ça existe même à Paris ; et quand vous vivez à Montmartre où pas UNE rue n’est plate, vous dégustez sauvage).

Notez que j’arrive à me tordre les chevilles même en tongs, mais je néanmoins je tombe beaucoup moins l’été.

Donc à bas l’automne pluvieux, c’es tout ce que j’ai à dire. Ou alors faut qu’on nous nettoie les rues trois fois par jour (ah ah, elle est bien bonne).

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Esthederm, Shiseido, Embryolisse, Yu Be

2 novembre 2010

Ehhhhhhhhhh oui, j’ai encore changé ! Qu’est-ce que vous voulez, quand votre peau est barge et vous prend le chou à mort, vous essayez tout ce qui vous tombe sous la main tellement vous devenez dingue.

Donc là mon problème c’est la déshydratation, diagnostiquée en réalité comme de la réactivité par une dame d’Esthederm qui a l’air de connaître son boulot (réactivité au chauffage et aux changements de température notamment, ce que je veux bien croire), d’où le traitement ad hoc ; autre problème, mes yeux de vieux poisson crevé, d’où crises de nerfs et masques fréquents (mais inutiles) avec tout ce qui me tombe sous la main de méga hydratant et costaud (enfin, la crème Yu Be ne m’est pas du tout tombée sous la main, j’ai dû la commander en Angleterre, on n’est pas aidés).

Donc :

Sérum Intensif Vitamine E², Esthederm : j’en mets partout (contour des yeux compris, ça peut pas nuire) matin et soir.

Crème formule concentrée Intensif Vitamine E², Esthederm : pour aller avec, que je mets pareil, partout et deux fois par jour.

Crème yeux Future Solution LX, Shiseido : par-dessus les précédents autour des yeux. Je me demande si elle ne floute pas un peu le merdier, ce qui remonte le moral pendant 10 minutes.

Et quand je pète les plombs je mets – soit à la place, soit en plus de tout ça – l’une des suivantes (partout sur le visage ou en masque sur le dessous d’oeil genre toute la matinée – ce qui bien sûr ne change rien mais ça me donne au moins l’impression d’agir) :

Lait-Crème concentré Embryolisse : trèèèèès agréable et douce et confortable, j’adore (mais c’est gras, gaffe aux boutons : quand la peau a tout bu et qu’il ne reste que du gras en surface, je l’essuie avec un kleenex pour éviter les ennuis).

Crème Yu Be : décidément j’y reviens toujours, je crois que j’ai rarement vu une crème qui hydrate comme ça pour de vrai, sans aucun effet gras (mais ça colle un peu, et ça sent le camphre – au début en tout cas – moi je m’en fous j’ai une passion délirante pour cette odeur).

Avec tout ça je ressemble quand même à un vieux poisson crevé, j’en ai un peu ras le bol (oui je sais, on voit pas les effets en deux jours et si je change tout le temps ça aide pas, mais comprenez que je suis poussée par le désespoir).

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Petit déjeuner chez l’ambassadeur et expo merveilleuse…

12 octobre 2010

A l’occasion de l’exposition Peranakan qui a commencé le 4 octobre au Musée du Quai Branly (et qui dure jusqu’au 6 février 2011), j’ai été invitée (pas toute seule, du calme) à petit déjeuner avec l’ambassadeur de Singapour à Paris.

Très impressionnée, ça faisais trois jours que je me demandais comment j’allais bien pouvoir m’habiller (réponse : une robe noire) et si je devrais appeler l’ambassadeur « your Excellence ».

Raté sur toute la ligne (à part la robe, grâce au ciel) : 1. il parle parfaitement français, et 2. il est tellement discret que je n’ai pas réalisé, en lui serrant la main, que c’était lui et me suis contentée d’un simple « bonjour » dont j’ai encore honte (pas un haussement de sourcils de sa part, l’éducation parfaite et l’élégance des diplomates).

Résultat : un moment super intéressant à l’écouter parler du développement de la culture et des musées de Singapour (quand j’y suis allée il y a 21 ans – soupir de vieillerie -, il y avait nettement plus de shopping centers que de musées, manifestement ça a énormément changé), et l’impatience de découvrir la fameuse expo.

Verdict : elle est absolument magnifique ! Il y a entre autres des objets en bambou laqué et doré merveilleux, des batiks d’une finesse et d’une délicatesse comme je n’en ai jamais vus, de la porcelaine dingue, évidemment… et alors je ne vous parle même pas des bijoux en diamants, c’est pas compliqué, je voulais être Arsène Lupin. Il y a aussi des carreaux de céramique d’une poésie incroyable, et des tissus, des vêtements… non mais tout est à tomber par terre !

Vraiment courez-y, c’est somptueux !

Et alors cette expo se passe dans le cadre de Festivarts, qui regroupe des tas de conférences, ateliers, dégustations, concerts, what mille trucs ludiques et interactifs, dont vous trouverez ci-dessous les comptes FB et Twitto :

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Billet sponsorisé

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Où acheter de la beauté sur le net, Lullaby poursuit son oeuvre

11 mars 2010

La chère enfant nous avait déjà noté tous les bons endroits où faire son shopping beauté sur le ouèbe, et bien elle vient de m’envoyer la liste de tous les sites qui livrent en Europe, avec les frais de port.

Si vous n’étiez pas déjà foutues, vous l’êtes désormais ;-)

Note : les commentaires sur les frais de port ne sont pas de moi, j’ai juste traduit le texte d’origine, qui était en anglais.

Ah, fdp veut dire frais de port ;-)

http://allcosmeticswholesale.com/ fdp basés sur le poids, une commande légère coûte $11.50, il semble que pour $17.50 vous puissiez commander une tonne de trucs
http://apothica.com/ vous aurez le montant des fdp en terminant votre commande
http://www.asos.com/Beauty/ à partir de €6.00
http://www.beautybay.com/ £3.50 (pour le 1er article) + 50p par article supplémentaire
http://www.beautyencounter.com/ $22.95 + $3.00 par article
http://www.beautyexpert.co.uk/ £4.95/£14.50 selon le pays
http://beautyticket.com/ $26.95
http://www.benefitcosmetics.com $7.48 + $2.49 par article
http://blushcosmetics.com/ pas sûr, essayé avec un article moyen et au £6.30 de frais
http://www.cdwow.com/beauty gratuit/ aucune idée + frais pour les parfums
http://cherryculture.com à partir de $8.95 pour moins de 4 lbs
http://www.cocktailcosmetics.co.uk/ £5.50 pour les 2 premiers articles + 25p par article supplémentaire
http://www.dermstore.com/ $19.95
http://www.evelom.com/ £10? Pas sûr
http://www.feelunique.com/ gratuit
http://www.fragrancedirect.co.uk/ £2.49 (pour le 1er article) + £1.99 par article supplémentaire
http://www.fyrinnae.com/ gratuit pour les commandes supérieures ou égales à $20 (sinon entre $2.75 et $3.50)
http://www.hqhair.com/ £4.50 pour le 1er article, £6.50 pour une commande illimitée
http://www.illamasqua.com/ £6.50
http://www.izzysbeautyshoppe.com/ calculé selon le poids du colis
http://kissandmakeupny.com/ $7.95
http://www.lookfantastic.com/ £2.20 + £1.55 par article
http://love-makeup.co.uk/ £5.50
http://misebeauty.com/ £5.95
http://www.narscosmetics.eu/ 10€
http://pharmadiscount.com/ €6-11 (pas sûr)
http://skincarerx.com/ vous aurez le montant des fdp en terminant votre commande
http://skinbotanica.com/ vous aurez le montant des fdp en terminant votre commande
http://www.skinstore.com/ $14.95
https://www.starsmakeuphaven.com/index.php $4.95-$12.95
http://www.strawberrynet.com/ gratuit
http://www.zuneta.com/ £7.00 (Europe occidentale) £10.00 (Europe Centrale)

Edit du 2 septembre 2010 : Jangsara vient de poster un billet avec ses adresses internet pour tout (make up, perruques, faux cils…). Hyper intéressant !

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J’ai vaincu la moustache

10 décembre 2009

cire klorane

Depuis que mon esthéticienne bien aimée a vendu son salon (il y a trois ans, arhhhhhhhhhh, Elisabeth, par pitié revenez, sans vous je ne suis rien !), je n’ai plus d’institut de quartier et vis comme une femme préhistorique ; grâce au ciel et au laser, je n’ai plus de poils sur le corps, mais il me reste la moustache. Hell.

Vu que j’ai jamais le temps d’aller me faire épiler, je faisais ça chez moi à la pince, moyennant quoi ça prenait trois plombes et je cassais la moitié des poils. La loose, disons-le tout net.

Heureusement j’ai fini par découvrir les bandes de cire froide Klorane qui marchent hyper bien (j’en avais essayé d’autres qui m’arrachaient la peau tout en laissant les poils, belle performance). Je les redécoupe parce qu’elles sont quand même trop grandes pour cette petite surface. Mais du coup ça m’en fait pour les 10 ans à venir, surtout qu’un seul passage suffit pour virer tout ce duvet (à la con).

Ensuite je mets une crème apaisante genre Exomega ou Biafine parce que ça arrache un peu la tronche, quand même.

Ouala, si y’en a des qui comme moi ont pas du tout le courage de se faire leur cire orientale maison, c’est une bonne alternative. Parce que la moustache c’est pas possible, je vous rappelle (oui, même décolorée, c’est moche).

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Mon parasite à moi…, par Wazaka

21 octobre 2009

o-toi-lectrice

« Plus fidèle qu’un mari, plus présente que ma meilleure amie…..elle m’accompagne tous les jours de ma vie ; j’ai nommé : LA MIGRAINE !

Elle a fait une entrée fracassante dans ma vie ; j’avais 7 ans et je vivais au Sénégal dans les années soixante, tout d’un coup en quelques minutes quelque chose s’est mis à vriller sous mon crâne comme une perceuse, j’ai hurlé, pleuré, direction Hôpital : suspicion de méningite, ponction lombaire et mise en observation, j’ai passé 7 jours de souffrance intense sans antalgiques mais avec prise de sang pour traquer un germe qui n’existait pas, puis elle est disparue comme elle était venue en quelques minutes.

Encore 7 ans de répit : j’ai 14 ans je vis en Californie et même scénario : DOULEUR ; Hôpital mais diagnostic rapide : état de mal migraineux.

Retour en France à 15 ans pour passer mon bac, puis une année de Maths Sup sans problèmes.

A 17 ans je commence ma première année de médecine, stress du concours, amphis surpeuplés où tout le monde fume, TD à 80 pour 30 places et retour de ma copine : Migraine tous les lundis soirs : je rentre, j’ai mal, je me couche avec 2 comprimés d’antalgique homéopathique).

Valse des médecins et des traitements de crise et de fond ; en vrac :

Acide acétyle salicylique, paracétamol, paracétamol codéiné, anti-inflammatoires… et pour le fond : dihydroergotamine, antidépresseur, bétabloquants……rien n’y fait, alors homéopathie, acupuncture, ostéopathe, chiropracteur, naturopathe.

Je fais le désespoir de tous les médecins consultés et surtout le mien parce que dans l’histoire c’est Bibi qui souffre, qui vomit, qui pleure et qui déprime.

Tout le monde me donne son avis : c’est les règles alors pilule en continu, c’est le stress alors anxiolytiques, c’est médecine alors réorientation, c’est psy alors psychiatre…..

Psy ça me parle, pas pour la migraine mais c’est la spécialisation qui m’intéresse ou plus exactement la psychanalyse depuis que je suis tombée dans Freud, alors banco : j’ai 20 ans je suis en troisième année de médecine et je commence une analyse ; tout de suite j’ai su que c’était mon truc, ma vie, ma voie mais pour les migraines : RIEN à faire elles sont toujours là deux fois par semaine sans jamais manquer un rendez vous ; pas de congés, pas de RTT, fidèles au poste ; quand je vous dis que c’est un parasite perso je ne plaisante pas…

Au quotidien je fais comment ? Piqure d’antalgiques costauds un matin sur deux et 20 à 30 association d’antalgiques par jour, seul médicament qui me calme un tant soit peu ; parce que dans la vraie vie je fais mon externat, je prépare le concours de l’internat et appeler le matin la bouche en fleur pour dire « je ne peux pas venir parce que j’ai une migraine » inimaginable dans le monde médical, plié de rire mon patron !!!! et ma réputation : vous n’y pensez pas !!!!

Alors bon petit soldat je continue, je passe mon internat, je deviens chef de clinique.

Parallèlement ma psychanalyse perso est terminée, j’ai fait la phase didactique pour pouvoir exercer.

Mes chères migraines ont été insensibles à ma psychanalyse, elles sont toujours là plus fidèles que jamais et en plus je suis devenue dépendante de mon association d’antalgiques : Oh, joie ! Même pendant ma grossesse elles ont toujours été présentes !!!

Mais il y a un grand MAIS dans les années 90 de nouveaux anti migraineux ont été commercialisés, j’ai nommé les triptans (sumatriptan, zolmitriptan) et miracle ça marche pour moi ; au début j’allais les acheter en Suisse ou en Belgique puis ils ont été commercialisés en France.

Je vis quasiment normalement : bétabloquants et un anti-inflammatoire en traitement de fond et en crise un triptan ; classiquement je « fais » une migraine le samedi matin que j’anticipe le vendredi soir en prenant  un triptan et en gros tout va à peu prés et quand la migraine résiste au triptan par voie orale je me fais une injection ou plus.

Alors oui, j’ai aussi compris pendant mon analyse que migraine ça veut dire « graine coupée en deux » soit plus clairement être tiraillée entre deux désirs plus ou moins inconscients, ça m’a fait une belle jambe mais les migraines ne sont pas parties pour autant ; les migraines sont aussi des colères rentrées et dans mon éducation de petite fille modèle première de classe, faire une colère ce n’était même pas imaginable !!! Heureusement mon mari est marseillais et fort en gueule et j’ai appris à son contact que j’avais des ressources insoupçonnées et inexploitées dans le registre de la méga colère, j’ai rattrapé mon retard et gare à mon ire !!!

J’ai une immense tendresse pour mes patients migraineux car je ne les comprends que trop bien ; en plus de mes patients « psy » le bouche à oreille a fonctionné et prés d’un tiers de ma clientèle s’est constituée de grands migraineux et à côté de certains je jouais « petit bras » !

A travers mon histoire j’ai essentiellement voulu décrire comment une maladie somme tout bénigne peut vous pourrir la vie et encourager tous les migraineux qui liront ces lignes à chercher « leur » traitement et ne plus subir.

J’espère ne pas avoir été trop longue et bon mercredi à toutes et tous.

Signé : Wazaka »

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La Nouvelle Athènes, ma nouvelle coiffure

23 juillet 2009

[youtube -2evelwRLy8&eurl]

La Nouvelle Athènes, Sylvie Coudray
46 rue Laffitte
75009 Paris
01.48.74.86.89
Métro Notre Dame de Lorette

J’ai oublié le site web, z’avez raison ;-)

PS : bon les enfants soyons bien claires : j’ai fait cette vidéo pour vous raconter la Nouvelle Athènes, l’étude morphologique, le processus de coupe inédit, et vous montrer ma nouvelle tête par la même occasion.

Donc pas pour quêter votre approbation, savoir si vous trouviez ça mieux avant ou dieu sait quoi.

Il va de soi que les compliments font toujours plaisir et que je ne suis pas débile au point de les refuser ;-), en revanche si vous avez des idées négatives et non constructives sur le sujet, je vous saurai gré de les garder diplomatiquement pour vous ;-) Merci ;-)

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Cette fille que je ne connais plus, par Jube

17 juin 2009

« D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été une fille gentille, douce malgré un tempérament un peu nerveux, réfléchie, sociable, joyeuse et plutôt diplomate dans mes relations.

Il y a quelques années j’ai fait la connaissance d’un garçon qui me semblait bien sous tout rapports et avec qui je pensais pouvoir construire une relation durable. Comme dans la plupart des relations, les débuts sont toujours beaux, on s’imagine que rien ne pourra venir briser cette entente et que l’avenir nous appartient.
Passés ces premiers temps « idylliques » ce garçon s’est avéré être totalement différent de ce que je me l’imaginais. Un caractère fort, dur, sans aucune pointe de considération pour les autres et pour moi-même.
Les disputes ont commencé. D’abord peu fréquentes elles sont devenues plus présentes et empreintes d’une certaine violence morale. J’aurais du comprendre. Au lieu de ça j’ai, à chaque fois, cherché à recoller les morceaux. La relation reprenait, tout se passait bien quelques temps puis rebasculait.
Combien de fois me suis-je retrouvée à rentrer seule dans la nuit car il m’avait laissé en plan, combien de fois est-il parti au beau milieu de la nuit car un mot, une phrase de ma part ne lui convenait pas, combien de jours et de nuits ais-je passé à pleurer, combien de fois m’a t-il mal parlé et combien de fois l’ais-je accepté. Trop souvent.
Je passerai ici les détails et autres histoires sombres car il y en a trop, que ce n’est pas le but de ce texte et que certaines choses sont encore trop douloureuses.

Malgré tout je suis restée un certain nombre d’années avec ce garçon, utopiste et naïve que je suis je pensais que les choses allaient s’améliorer, que son comportement allait changer. Mais non. Les choses allaient en s’empirant et j’étais sous son emprise morale malgré les nombreuses mises en garde de mon entourage.
Je ne peux pas m’expliquer ce manque de lucidité dont j’ai fait preuve dans cette relation, cette emprise m’a totalement enlevé toute objectivité. Tous mes faits et gestes n’avaient plus rien de naturel, tout ce que je faisais était calculé. Cette relation m’a changé au point d’affecter mon comportement, ma façon de penser, ma vie sociale et bien d’autres choses encore.
Je me suis petit à petit éteinte.

Après quelques séances chez la psy j’ai compris que j’avais affaire à ce que l’on appelle un pervers narcissique (http://profil-pervers-narcissique.blogspot.com/2007/11/profil-du-pervers-narcissique.html) et que j’étais victime de harcèlement moral (Le harcèlement moral au quotidien, Marie-France Hirigoyen). La relation qui me liait à lui était donc de l’ordre bourreau-victime. Même sachant cela je n’ai pas tout de suite mis un terme à cette relation ne sachant pas comment faire, me sentant totalement sous cette emprise. Je me sentais exactement dans la situation d’une femme battue qui malgré les coups ne s’enfuit pas. C’est une chose impossible à expliquer et j’ai beau encore maintenant essayer de comprendre, je ne me l’explique toujours pas.
Et puis un jour c’en a été trop, j’ai eu le déclic et je l’ai quitté.
La première chose qui m’a soulagée a été cette tranquillité d’esprit retrouvée, je n’étais plus sollicitée à chaque instant et sous pression permanente. J’ai eu peur qu’il ne me lâche pas comme ça et qu’il revienne avec ses belles phrases, mais non. Quelque part cette indifférence m’a fait mal sur le moment mais je suis aujourd’hui soulagée qu’il n’ait pas cherché à me recontacter.

Cette séparation est récente et je ne mesure que maintenant l’ampleur des séquelles que j’en garde. Je n’ai plus de repères de communication, affectifs et comportementaux.
A l’heure où j’écris ces lignes je m’interroge énormément sur moi-même et sur celle que je suis devenue. Je sais que je ne serai plus jamais tout à fait la fille que j’ai été avant cette relation mais je sais aussi que cette fille là existe encore un peu quelque part.

J’ai rencontré dernièrement un garçon gentil et attentionné qui m’a redonné le sourire et l’envie d’être avec quelqu’un.
Malheureusement n’ayant connu que des rapports conflictuels pendant si longtemps j’ai du mal à me sortir de cette façon de communiquer et malgré le fait que ce garçon soit tout l’opposé de ce que j’ai connu précédemment je n’arrive pas à communiquer normalement.
Je sais que tout ça ne se règle pas en quelques mois et que j’ai un long travail sur moi-même à faire mais je ressens une réelle souffrance à me voir agir de la sorte et à me voir briser malgré moi cette nouvelle relation à laquelle je tiens pourtant.

Je ne me (re)connais plus.

Signé : Jube »

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Les yeux de Crazymoon

8 juin 2009

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« DEGATS DES OS :

Mes yeux ont une couleur assez spéciale – avec une pointe de jaune au milieu – qui varie entre le bleu turquoise et le vert kaki suivant le temps et les vêtements que je porte.
Mes cils sont très (très) longs mais, justement, ils s’emmêlent et ne sont pas assez courbés ni assez volumineux, je trouve.
Et, problème majeur, mon regard est plombé par des cernes persistants (ce qui apporte une touche de mystère selon ma dermato mais même si elle est très sympa, j’y crois moyen).

OPERATION RAVALEMENT DE FACADE :

Mon maquillage de tous les jours c’est : correcteur de teint, poudre libre minérale, khôl et mascara noirs. Simple mais efficace.

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Pour ce qui est du maquillage de soirée, je gère. Smoky eyes, dégradé de prune ou exotique (jaune, vert, rose…), même taches effet léopard.

Donc mes questions ne portent pas forcément sur de la technique mais sur des petites astuces.

1. J’aimerais savoir ce que tu me conseillerais pour augmenter le volume de mes cils (ou au moins en donner l’impression) et leur donner plus de courbure (sachant que le recourbe-cils me fait aussi peur qu’un troupeau de vaches) (terreur personnelle…).

2. Je sais que sur les cernes, on met du jaune mais j’ai toujours l’impression que ça fait… jaune, justement ! Donc moche. Même chose pour le vert que l’on met sur les rougeurs. Que pasa ?

3. J’aimerais que tu me conseilles également un maquillage de jour qui ne se voit pas, sans khôl noir par exemple. Un maquillage qui mette en valeur mais qui ne hurle pas « ELLE EST MAQUILLEE PARCE QUE MOCHE AU NATUREL! ». Et RAPIDE !!! Si possible. Je ne sais pas faire ça. Sans khôl, j’ai l’impression de faire malade.
Pour le soir, j’ai testé le bleu : j’ai l’air d’un clown. Mais j’ai pensé au bleu marine ? Possible tu crois ?

Merci d’avance ! »

J’en pense :

Moi aussi j’ai peur des vaches, ça me fait plaisir de savoir que je suis pas la seule ;-)
Sinon je suis contente que tu maîtrises la technique, on va pouvoir faire plein de trucs ;-)

Personnellement (mais ça n’engage que moi), je trouve ton maquillage quotidien ne rend pas justice à tes yeux sublimes : je trouve que ça le ferme et les durcit, limite je dirais que ça « tue » ton regard (et un regard pareil, ça ne se voit pas tous les jours).
Est-ce que tu essaierais, éventuellement, sans fermer le coin interne (et en gris foncé ou brun plutôt qu’en noir) ?
Je crois que sur toi le coin interne n’a pas forcément intérêt à être fermé…

La photo où tes yeux ne sont pas maquillés est ma préférée, de mon point de vue c’est à partir de celle-là qu’il faut travailler.

Pour un truc simple pour tous les jours, évidemment le halo est ce qui va le plus vite et est le plus facile.
Mais sinon le truc que j’ai irrésistiblement envie de faire sur tes yeux, c’est un outer Lullaby (à voir ici, ici et ici), dans des tons chauds (bruns et mordorés) ou froids (marine sans problème à mon avis, et gris), je crois que ça vaudrait vraiment le coup d’essayer ;-)

Pour ces fameux cernes, certes on commence traditionnellement par mettre un correcteur de la couleur opposée à celle des cernes ; je te mets un cercle chromatique ci-dessous pour que tu détermines quelle est la couleur de correcteur la plus adaptée à la couleur précise de tes cernes – il faut prendre celle qui se trouve pile en face, donc OK pour le jaune si tes cernes sont bleus, mais pas s’ils sont violets ou un peu rouges, par exemple.

cercle-chromatique

Mais il ne faut pas s’arrêter là sinon ça fait super bizarre ;-) Normalement (et ça vaut aussi pour le vert qu’on met sur les rougeurs), il faut tapoter de l’anti cernes (ou du fond de teint) par-dessus, pour récupérer une couleur normale.

Le cercle chromatique peut aussi te servir à déterminer quelles couleurs mettront le plus en valeur tes iris : même procédé, tu prends celle qui est en face, crac.

Pour le mascara, est-ce que tu as essayé le Smoky Lash de MUFE ? Il est (sur moi en tout as) épaississant et recourbant, il pourrait te plaire.
(si tu arrives à en mettre moins sur les cils du bas, en tous cas moins sur les longueurs, je pense que ça te défatiguerait le regard, du coup tes cernes te semblerait moins présents – cernes que toi seule vois aussi terribles, comme toujours ;-).

Sinon, pour le « elle est maquillée parce qu’elle est moche », je crois que personne de sensé sur terre ne peut penser une chose pareille en te voyant ;-)) (oui je sais de quoi je parle, j’ai vu une photo de ton visage en entier ;-)

Qu’en penses-tu ? Les filles ?

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Une chaussure à son pied…, par Kip

11 mars 2009

« Je ne me ruine pas en chaussures; ce qui ne veut pas dire que je ne les aime pas. J’admire souvent la délicatesse d’une boucle, la fantaisie d’un modèle, la ligne vertigineuse d’un talon, ou une jambe  qu’un escarpin a joliment galbée. Oui, mais je suis une fille pragmatique, qui ne roule pas sur l’or, qui aime marcher vite et qui sait à quel point un talon trop haut peut gâcher une journée, surtout si la dite journée doit être un tant soit peu occupée à rester debout -souvent mon cas, de par mon métier.

Par conséquent, j’ai relativement peu de chaussures mais je les choisis avec soin. Une paire de bottes très jolies et sans prétention, qui ont coûté un peu cher, mais qui vont avec tout. Et qui en plus sont confortables. Une paire de Stan Smith un peu stylées mais pas trop. Des escarpins ramenés de New-York, mignons comme tout et parfaits avec un jean. Voilà le côté raisonnable.

D’adorables escarpins rayés rouge et blanc, ouverts au bout, très Grace Kelly- mais qui m’ensanglantent les pieds au bout de deux heures; des stilettos ultra-glamour, bronze, orange et fushia, trouvés dans une petite boutique en Afrique – mais qui se sont révélés un peu trop grands une fois rentrée en France; des salomés qui me font le pied fin et délicat – mais dont la cambrure me laisse le dos en piteux état… voilà pour le côté pas raisonnable, en tout cas une partie, celui des chaussures dont on sait très bien qu’elles vont faire mal, voire faire souffrir le martyre, mais qu’on ne peut s’empêcher de porter pour les quelques heures de grâce qu’elles apportent.

Mais la semaine dernière j’ai trouvé les chaussures parfaites. Parfaites pour moi en tout cas. Cela faisait plusieurs mois que je cherchais, sans trouver de modèle suffisamment joli, original et abordable pour me décider. Le talon est ni trop haut ni trop bas; elles sont élégantes sans être trop habillées; elles sont à la mode sans me transformer en mouton fashion; elles me font une cheville toute fine; elles vont avec tout y compris mes robes (autre grand sujet de réflexion vestimentaire sur le mode ‘est-ce vraiment raisonnable’, soit dit en passant)… bref, elles sont parfaites, et je suis bien contente de m’être donnée un peu la peine de les chercher.

J’ai lu ou entendu je ne sais plus où que la relation qu’une femme entretenait avec les chaussures était en général révélatrice de sa relation aux hommes. Je ne me suis jamais vraiment penchée sur la question, mais il se trouve que dans mon cas cette allégation est assez juste.

Avec les hommes, depuis un grand amour qui m’a laissée morte de chagrin, j’oscille un peu entre le pragmatisme et la stupidité. Je suis sortie avec un certain nombre de mecs, certains très beaux, certains très séducteurs, avec toujours l’intime conviction que je n’avais rien à faire avec eux – mais je le faisais quand même; parfois ça m’a fait souffrir; d’autres fois, ça m’a juste asséché un peu plus le cœur et persuadée que l’amour fou ne se rencontre qu’une fois, si on a la chance de le connaître, et que ma fois à moi était passée.

Et puis, au bout de quelques années, j’ai rencontré l’homme avec qui je vis aujourd’hui; en fille terre-à-terre et de mon époque, je l’ai rencontré par Internet; rien de très romantique mais le romantisme, ça me gonfle. Je suis bien avec lui; notre relation est simple et solide.  Elle n’est pas partie d’un coup de foudre, mais plus d’un « jour après jour » qui s’est transformé en « chaque jour ». C’est lui qui m’a offert mes jolies bottes noires.
J’étais assez sceptique au début, j’ai eu des doutes. Parfois des rêves de mon ex sont venus me hanter. Mais au fil du temps je me suis rendue compte qu’une relation amoureuse n’avait pas à être nécessairement pleine de sang et de larmes pour être belle et avoir de la valeur. Et je le pense toujours.
Seulement voilà…
Vous voyez la suite venir gros comme une maison, n’est-ce pas? Et vous avez raison.

La suite, elle est aussi simple et en même temps aussi compliquée que trouver les chaussures parfaites.

Il y a quatre mois je suis arrivée sur un nouveau lieu de travail.  Parmi mes nouveaux collègues, je croise le regard d’un jeune homme souriant.
Nous avons à travailler ensemble et dès notre première conversation il m’informe qu’il n’est là que quelques mois car il part rejoindre sa compagne à l’étranger. Ok, j’ai pris note. Mais j’ai remarqué en même temps la couleur de ses yeux, et je sais pertinemment que quelque chose est né dès ce moment là, même s’il m’a fallu un certain temps pour l’admettre et même si je ne pourrais pas honnêtement parler de coup de foudre.
Simplement, quelques mois plus tard, juste avant son départ, j’ai bien dû admettre que son départ m’attristait beaucoup plus que le départ d’un simple collègue, et m’avouer que je recherchais sa compagnie beaucoup trop systématiquement pour qu’il n’y ait pas un peu plus qu’une proximité amicale. Un soir, j’ai donc voulu lui dire, juste, qu’il allait me manquer; que je garderais en mémoire comme des souvenirs précieux les moments passés avec lui. Que c’était des moments juste bien. Qu’il me plaisait beaucoup, et que la vie me semblait un peu douce amère, un peu ironique de l’avoir mis sur mon chemin  juste un peu trop tard, peut-être.
Sauf que le temps que je me lance, c’est lui qui a pris la parole; pour me dire qu’il était amoureux de moi. Éperdument amoureux, en fait. Et de tout ce qu’il m’a dit, je n’ai pas envie de parler ici, car cela m’appartient. Et aussi parce que cela me fait trop mal encore. Je sais juste que c’était les plus belles choses qu’on m’ait jamais dites, dans le genre « ce que j’ai toujours attendu qu’on me dise »; elles me sont allées droit au cœur; et je suis rentrée bouleversée et abasourdie chez moi.
Mais il m’a dit aussi qu’il allait partir. Que sa compagne ne méritait pas ça, qu’elle était merveilleuse, adorable, qu’il l’aimait elle aussi, qu’il était terriblement malheureux de partir mais qu’il ne pouvait pas lui faire ça.
Et il est parti.
Le lien avec les chaussures, me direz vous? Ben, les parfaites qui semblaient faites pour moi, je les avais trouvées deux ou trois jours avant…

Et maintenant, il y a trois voix qui se disputent en moi.
La première est la plus raisonnable. Elle me dit que j’ai un mec adorable, avec qui je suis bien, et que l’autre, loin des yeux, ne pourra que m’éloigner de son cœur. Qu’entre un beau parleur et un beau-qui-est-là, il n’y a pas photo, et que je serais stupide de rejeter la personne qui m’apporte douceur et sérénité…  sauf que. Je ne sais pas.

La deuxième est la plus sage; elle me dit que cet amour qui n’a pas eu lieu, quoiqu’il en soit, est un cadeau: après tout cet épisode, même s’il m’a bouleversée, m’a montré que mon cœur pouvait encore être touché au plus profond: je ne pensais pas que c’était possible… Elle me dit que si je respecte un tant soit peu l’homme avec qui je vis, et si je me respecte un peu, je ne peux pas continuer avec lui si ce que j’éprouve pour lui n’est pas un amour évident; que l’amour est une chose trop belle pour tricher avec; elle me parle de solitude et de tristesse, mais aussi de projets à finir et de choses à faire…toute seule, donc… sauf que. Je ne sais pas.

Mais tout derrière, tout au fond, il y a une troisième voix, celle de la toute petite fille qui croyait aux contes de fée et qui aime les jolis souliers à talons hauts même s’ils font mal; et celle là a beaucoup beaucoup de chagrin, et elle se fiche pour l’instant de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas, de qui mérite ceci et qui mérite cela. Elle lui en veut terriblement d’être parti, de lui avoir broyé le cœur pour une histoire qui n’a même pas eu lieu, de lui avoir dit, même, tout ce qu’il lui a dit: est-ce qu’on dit à une fille qu’on l’aime à la folie si c’est pour partir tout de suite? Est-ce qu’on a le droit de provoquer impunément un séisme dans la vie de quelqu’un, et de refuser d’admettre que cela aura des conséquences? Elle est folle de rage, cette fillette, de ce dénouement; et c’est elle parfois qui fait taire les deux autres, et qui fait couler de grosses larmes sur mes joues.

Quelque chose me dit qu’il va être difficile de la consoler. Même avec des nouvelles chaussures.

Signé : Kip »

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