Mes amis, mes amours, par une anonyme

14 octobre 2009

o-toi-lectrice

« Vous avez tous eu, aux moments des folles années étudiantes, une super copine : une qui était toujours là, jamais fatiguée, prête à participer à tous les bons coups, à toutes les sorties, les surprises, les vacances…
J’étais une de ces filles là : pas que je me lance des fleurs, mais une raison simple explique cet état de fait ; quand on n’a pas de chéri, tout l’amour que l’on a, on le donne sans condition à ses amis (enfin dans mon cas). Ca fait de vous la meilleure amie du monde, ça vous apporte énormément de bonheur : et accessoirement, ça vous aide aussi à être une fille célibataire qui ne se morfond pas dans sa solitude.

Et puis un jour, LE chéri, celui qu’on espérait en secret, le vrai, surgit de nulle part, enfin, pas tout à fait de nulle part, d’une ville lointaine… Plus le temps passe et plus le chéri se révèle être LE chéri, et nous on a envie de le rejoindre là ou il se trouve. Certains amis sont contents pour nous, tout simplement, d’autres le sont nettement moins : eh oui, la copine toujours dispo l’est un peu moins, ses week-ends sont partagés entre deux villes, ceux qu’elle passe dans la ville des amis sont eux aussi partagés entre les activités de couple et les activités amicales…
Un jour, le grand saut, on change de ville et de vie : on vit à deux, on pense à deux, on EST deux.

Etre une amie merveilleuse, dans ces conditions, c’est moins aisé : d’abord, avec les amis sur place, parce qu’on aime les voir seule, mais on aime aussi que LE chéri les voit, et on aime aussi passer du temps seul avec LE chéri, parce qu’un couple, ça s’entretient ! Donc, oui, on a moins de temps à leur accorder, mais on fait tout son possible pour les voir tout de même.

Et puis les amis lointains, c’est encore plus compliqué : on les aime toujours, bien sûr, mais on ne se voit pas les appeler une heure pendant que LE chéri vous regarde téléphoner dans le salon ; on aimerait rentrer les voir plus souvent, mais il faut s’organiser, avoir le budget, et sur place se partager en autant de fragments que d’amis différents qui rendent ces week-ends épuisants, et rarement satisfaisants.
Et puis les vacances, les occasions, les nouvel ans, tout devient source de soucis, parce qu’on ne peut être partout, que LE chéri a aussi des amis qu’il aimerait qu’on aime, qu’on a aussi de vivre des vacances à deux, et qu’en même temps, on ne veux vexer personne, et on n’arrive jamais à contenter tout ce monde.

Voilà comment on passe du statut de « copine merveilleuse » à celui de « connaissance lointaine », et ça ne se vit pas sans douleur. Parce que l’amitié nous a tout donné pendant des années, et qu’aujourd’hui on a l’impression que tout se fait sans nous.
LA disgrâce.
On se rend compte qu’on nous critique, de notre absence, parfois même de notre présence, du chéri, de tout…
On sent dans les conversations les non-dits, la complicité qui s’efface, les petites exclusions des délires, parce qu’on ne peut pas comprendre…
On se rend compte qu’on fait sans nous, sans proposer, même au cas où…
Alors, quoi ? Ils n’ont pas compris ? Pas accepté le changement ?

Et sur place, dans la nouvelle vie, me direz-vous ? Les amies d’avant qui sont dans le coin ne sont pas disposées à me voir, me posant lapin sur lapin, me donnant chagrin sur chagrin, en pensant au peu d’importance qu’on me donne aujourd’hui.
Les gens que j’ai rencontrés sur place sont des gens adorables, disponibles, mais de caractère changeant, que je comprends mal.

Aujourd’hui, je suis une femme heureuse d’aimer, avec LE chéri qui partage ma vie. Mais je ne suis pas un de ces couples qui ne vit que sur lui-même : je veux partager mon bonheur et ma vie avec mes amis, mais le veulent-ils encore ?
Ai-je fait tant d’erreurs ? Est-ce la fatalité ?
Les couples que l’on qualifie « dans leur bulle » ne sont ils en fait que des gens comme moi, qui ont perdu leurs amis faute de compréhension ?

Vous allez croire que je suis une fille dépressive, mais ma vie est belle, elle est même merveilleuse, riche de pleins de satisfactions et de petites joies ; mais dans tout ce bonheur, y’a une grande place pour y mettre des tas d’amis…

Signé : une anonyme »

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85 commentaires

  • #1 Didou le 14 octobre 2009 à 9 h 10 min

    Chère anonyme,

    Les gens n’aiment pas le changement. S’ils ne t’appréciaient que pour ta disponibilité ce ne sont pas des amis. Des fois je m’aperçois que j’ai ma vie d’avant et ma vie avec de vrais amis et l’Homme aujourd’hui. On essaie de jongler avec nos emplois du temps, on ne voit pas tout le monde aussi souvent qu’on le souhaiterait mais c’est pareil pour tous, on sait qu’on s’aime et qu’on pense les uns aux autres…

    Je crois que l’amitié c’est aimer l’autre pour ce qu’il est; il faut prendre ce qu’il nous donne avec joie et pas l’aimer parce qu’il donne beaucoup…

    Cette nouvelle ville t’ouvre un nouveau chapitre avec plein de rencontres à faire.

  • #2 Anne Chicandgeek le 14 octobre 2009 à 9 h 22 min

    Ton histoire me touche beaucoup…
    De mon côté, j’essaye d’entretenir l’amitié sans imposer l’autre. Pour lui, pour mes amis, mais aussi pour moi : avoir des amis rien qu’à moi et avoir envie de les voir sans lui, même le temps d’un thé et d’une crise de fou-rire. S’il en est ravi, il ne comprend pas toujours que je veuille la même chose pour lui et que quand il s’agit de ses amis, je passe et en profite pour organiser un truc avec les miens… pas simple. heureusement il y a des amis communs :)
    Mais ça me semble super important pour le couple de garder chacun un espace bien à soi, même restreint. Et puis c’est vital d’avoir des amis qui ne soient qu’à moi, qui se rangent inconditionnellement derrière moi même lorsque je suis d’une mauvaise foi absolue ;)
    Il n’empêche que mon chéri est ma priorité absolue ! Tout est question de dosage.
    Je ne crois pas que tu aies perdu tes amis… peut-être simplement devrais-tu leur faire lire ton témoignage et en faire le point de départ d’une discussion (pas trop sérieuse non plus ;)). La vie est faite de phases qui ne se ressemblent pas, mais ce qui appartient au passé n’est pas figé là-bas et peut refaire surface parfois.
    Bon courage en tous cas !
    Anne

  • #3 Coralie Marie le 14 octobre 2009 à 9 h 29 min

    En tant que célibataire, j’ai vu mes amies s’éloigner (physiquement et émotionnellement) parce qu’une fois en couple, ça y est, leur vie était comblée, l’essentiel était là. Les amies ? Oui, bon, elles sont bien gentilles mais quand on est un « nous » et plus un « je », elles sont loin d’être une priorité.

    Je veux bien croire que toi, tu ais fait des efforts, mais pour l’avoir vécu de l’autre côté, c’est une vraie blessure d’amour de sentir que vous êtes reléguée au rang d’accessoire. Je n’ai plus passer un seul réveillon avec ces amies-là, mais il paraît que c’est normal. C’est la misère pour réussir à les voir sans leur moitié, mais gare à celle qui osera leur faire remarquer que de temps en temps, on peut aussi se voir sans hommes, d’autant que ce n’est pas super agréable d’être seule au milieu de couples.

    La vie avance et c’est compliqué de tout concilier, mais si les femmes pouvaient arrêter de mettre leur vie entre parenthèses (qui déménage ? Dans presque tous les cas, la femme !) pour se mettre dans le sillage d’un homme, ou si même tout le monde pouvait se rappeler qu’il est un individu avant d’être un couple, ça me ferait bien plaisir !

  • #4 lizou le 14 octobre 2009 à 9 h 33 min

    Le malentendu vient surement du fait que les amis se sentent relégués à la place de bouche trou. Je t’apelle parce que je suis tt seule, mon chéri n’est pas là, on peut se voir. Remplir la solitude quand le garçon n’est pas là. Et puisque que le garçon n’est pas là, souvent l’amie ne parle que de lui, de son couple.

    L’amie avec qui on faisait des choses abandonne sa vie d’avant comme si elle navait été qu’une parenthèse en attendant de rencontrer quelqu’un, laissant planer l’ombre d’un jugement de valeur sur l’amitié.
    Moins importante que le couple.

    Pour ceux qui sont tjs célibataires cela peut etre difficile à comprendre.
    Quand je me suis retrouvée célibataire, mes « copines » n’ont pas réussi à dégager du tps pour moi, n’ont pas voulu trouver le tps entre leurs occupations et leur chéri. Je l’ai mal pris.
    les amies passent après tt le reste, meme si parfois le reste est regarder la télé avec leur mec.

    Je crois que L’amitié neccessite des efforts, tout comme la vie de couple. Et ce n’est pas facile d’avoir plusieurs casquettes et de jongler.

  • #5 Sandrinette le 14 octobre 2009 à 9 h 42 min

    Bonjour anonyme et toutes et tous les autres,

    Terriblement touchant parce que terriblement vécu à peu de choses près. ;)

    Dans mon cas ce sont qui les copines qui ont trouvé LE prince charmant avant moi et qui se sont un peu éloignées, tout à leur joie de construire une famille.Et moi, la copine des « délires », des confidences j’avais déjà moins ma place.

    Tout s’est fait progressivement comme pour toi.Je sentais bien l’éloignement, le changement de « délires », mais personne n’y pouvait rien.

    En plus, ça coïncidait avec la fin des études et le démarrage dans la vie professionnelle , plus ou moins rapide, plus ou moins réussi pour certaines.Avec une vie sentimentale plus ou moins réussie pour d’autres.Souvent les mêmes d’ailleurs. ;)

    On étaient toujours dans la même commune, mais c’était comme si on ne s’étaient jamais vues, jamais connues, jamais fréquentées.

    Sensation particulièrement déstabilisante, au même titre que les banalités d’usage: « oh salut, ça va? Ça fait longtemps? Les enfants, le boulot, …? » Et là, grand moment de solitude ou tu ne sais plus quoi dire.
    Comme si tu étais devant une étrangère, alors qu’il n’y a pas si longtemps, c’était TA MEILLEURE amie.

    Ma conclusion: les gens changent, avec ou sans toi.Comme tu as créé une nouvelle dynamique avec ton homme, tu en créeras une nouvelle avec d’autres ami(e)s.Les objectifs personnels qu’ils soient professionnels, familiaux, sentimentaux,… amènent chacun de nous à évoluer différemment.Du coup, on ne se ressemble plus, on ne se reconnaît plus.

    J’ai pris le parti de prendre la vie comme elle vient, les gens comme ils viennent, comme ils sont.En gardant une distance émotionnelle toute relative pour me protéger de cette souffrance.

    Je revois certaines de ces amies de temps en temps.Et cette distance ne nous éloigne plus.On parle ensemble comme si on s’étaient quittées la veille alors que l’on ne se fréquentent plus.

    Le lien qui nous unissaient est toujours là, quelque peu masqué par les obligations quotidiennes des unes et des autres.
    Mais on sait toutes qu’en cas de coups durs, on redeviendra des mousquetaires.

    J’espère que tu réussiras à retrouver un lien aussi fort avec tes anciens ami(e)s, ou en en créer de nouveaux avec d’autres.

    Bisou

  • #6 Loulou le 14 octobre 2009 à 9 h 46 min

    Cher anonyme,

    Je suis étudiante depuis l’année dernière, j’ai quitté pour cela ma ville de naissance et donc ma famille et mes amis d’enfance.Néanmoins, je reviens quelques week end par mois et j’arrive à garder le contact et à les revoir tout en étant aussi avec ma famille. Non je n’ai pas d’homme pour le moment, c’est vrai que je suis très disponible pour mes amies mais je pense que garder les contact avec ses amis ne dépend que de la bonne volonté, j’ai ma meilleure amie qui a déménagé à l’autre bout de la France lorsque il y a maintenant 10 ans mais nous avons gardé le contact et je la revois en moyenne une fois par an. Nous ne nous parlons pas toutes les semaines mais dès que l’on se retrouve c’est « comme avant » je sais que nous changeons en grandissant, nos caractères avec mais je pense que lorsqu’une amitié est faite sur de bonnes bases, elle ne peux que résister.
    Anonyme je te conseille donc de leur faire lire ta lettre et si il ne te comprennent pas c’est qu’ils ne te méritent pas. Pour garder contact, tu peux aussi leur écrire sur internet, cela évite de laisser ton chéri à l’écart car tu peux le faire dès que tu en as le temps.

    Sincèrement, bon courage!! :)

  • #7 Delphine le 14 octobre 2009 à 9 h 58 min

    Chère anonyme, chère amie…

    C’est ce qui s’appelle un cap dans la vie. Ca fait mal au ventre, le temps d’accepter que tout ne peut pas durer éternellement comme à 20 ans. Moi et mon hypersensibilité, on est passé par là :-/

    Et tu n’es pas au bout de tes peines. Tu verras quand LE chéri et toi, vous aurez des bébés (si ça fait partie de vos projets). Tu verras encore un cap, tu verras que l’on n’a que 24 heures dans une journée et qu’il faut fatalement faire des choix.

    Ta vie va se recentrer petit à petit sur autre chose.

    Il faut s’adapter… Même si je comprends tout à fait ton amertume. Peut-être que finalement, ce n’était pas ces amis là dont tu avais besoin…

    Bon courage.

  • #8 Mycelia le 14 octobre 2009 à 9 h 59 min

    salut les filles,

    Je part du principe (je veux pas vous choquer^^) qu’on rencontre tel et tel personne a tel moment de sa vie et que chaque rencontre a son utilité.Les meilleures amies toutes la vie c’est assez rares (surtout chez les filles),jalousie,imcomprehension etc.

    Je suis partie rejoindre mon ami l’an dernier a 600 km de chez moi.
    J’ai vecu tout comme toi.
    J’ai essayer de partager chaque nouveau moment de ma nouvelle vie avec mes amis mais ce n’etait plus pareil.
    Petit a petit,on s’appelle (ou pas) et quand on se parle on se comprend pas,on arrive pas a partager la joie de l’autre.
    J’ai perdu plus de 3/4 de mes amis en quittant ma region,c’est un tri qui s’est fait naturellement.
    impossible de les voir quand je le voulai ou quand eux etaient libres.
    J’ai eu beaucoup de mal a me faire a cette nouvelle vie,moi qui croyait pouvoir faire ce que je veux quand je veux :). et bah non,nouvelle vie,nouveaux amis,nouvel emploi du temps.

    Pourtant,j’ai garder 2/3 tres bons potes et je sais que je les reverrai (j’ai pu revoir une partie cet été d’ailleurs :D).
    Maintenant c’est tres difficile d’entretenir tout ca car j’ai aussi des amis sur ma region.

    En réalité faut pas se leurrer,en quittant ta ville,ta region,tu laissai derriere tes proches.
    En ce qui me concerne,ils me manquent tous beaucoup mais j’aime tellement ma nouvelle vie que je ne regrette vraiment rien.

  • #9 Coralie Marie le 14 octobre 2009 à 10 h 06 min

    @Sandrinette : C’est fou comme ce que tu écris me parle !
    Au milieu de mes copines de fac profs et mariées (et mamans ou sur le point de l’être), je suis la fille avec la vie professionnelle chaotique, la vie sentimentale encore plus chaotique ! Et c’est marrant comme les histoires de bébé passent plus facilement dans une conversation que les histoires de sexe :-)
    L’amertume est passée aujourd’hui, mais je ne me fais plus d’illusions.

  • #10 Hélène le 14 octobre 2009 à 10 h 08 min

    Loulou: sois la bienvenue ;-)

  • #11 blabla le 14 octobre 2009 à 10 h 08 min

    J’ai beaucoup ton texte qui me parle beaucoup.
    Je crois que ce que tu vis correspond à une évolution naturelle de la vie. Et ça, les vrais amis doivent le comprendre. Et non, à 30 ? 35 ans ? on ne peut plus passer 4 jours par semaine avec les amis. Il faut PARTAGER. avec le chéri, ou avec d’autres amis.

    Et ton ton n’est pas du tout dépressif, je ne le ressends pas comme ça. Je ressends beaucoup de culpabibilité plutôt. Le sentiment de culpabibilité est un ressort essentiel du bon fonctionnement d’une société (parce que sinon, bonjour le bordel) mais il faut aussi parfois lutter contre l’excès de ce sentiment.

    Bon, je ne fais pas beaucoup avancer le schmilblick, mais ui, tu as le droit d’avoir un chéri, tu as le droit d’avoir des amis, c’est normal que tu les vois moins souvent et pour ceux qui ne le comprennent pas et qui te font des remarques trop désagréables pour les supporter et bien je dirais …. garde le temps que tu leur consacrais pour autre chose !

  • #12 Sel le 14 octobre 2009 à 10 h 11 min

    Anonyme, je te conseille la même chose que Loulou: n’hésite pas à faire lire ton texte à tes amies. Qu’elles comprennent que toi aussi, tu es triste de cet éloignement. Pour éviter qu’elles ne soient trop blessées, comme l’a été Coralie Marie, par exemple.
    J’ai perdu une amie de cette manière (je me suis fiancée alors qu’elle est célibataire -et le vit assez mal, en plus), et je continue à en être triste. il y a probablement des torts des deux côtés. prise dans ma joie des débuts, j’ai eu tendance à un peu laisser tomber « le reste », mais d’un autre côté, elle a aussi laissé faire, n’a pas cherché à me contacter non plus. Comme si maintenant que j’étais dans la catégorie « fille en couple-donc heureuse », il n’y avait plus besoin de me demander de mes nouvelles (ben désolée, on aurait pu se séparer, ou j’aurai pu me casser une jambe). Maintenant, nous nous sommes revues dernièrement, mais il y a quelque chose de « cassé » : nous n’avons plus grand chose à nous raconter.
    Mais peut-être que cette évolution aurait eu lieu de toute façon ? comment savoir ? nous n’habitons plus la même ville depuis longtemps, ce qui ne facilite pas les choses.

    Bref, je raconte ma vie, tout ça pour dire : merci de ton texte, car il décrit très exactement ce que je ressens. J’ai blessé ma copine et elle m’a blessé, et c’est dommage et triste et je ne le souhaite à personne.

  • #13 Dirty le 14 octobre 2009 à 10 h 11 min

    Salut les filles,
    salut anonyme,

    Tu te poses des questions sur une chose qui arrive à tout le monde. La distance physique en plus ou en moins. Vous me direz c’est toute la différence, mais pas nécessairement.
    Je m’explique: je prends comme exemple le moment où l’on quitte le lycée et ses copines de classe et où on commence sa vie étudiante. On rencontre un tas de nouvelles personnes.
    Au début on revoit nos anciens amis puis de moins en moins, il est plus facile d’aller boire un verre après les cours avec quelqu’un qui a le même emploi du temps, plutôt que les rencontre organiser trois semaines à l’avance pour que cela convienne à tout le monde !
    Si il y a un chéri en plus pour s’accaparer tous les week-ends et toutes les vacances, ça complique encore les choses…

    Tout ça pour dire qu’il y a des relations amicales qui passent forcement à la trappe lorsqu’on change de vie. Mais une vraie amie (ou un d’ailleurs) n’a pas besoin qu’on l’appelle tous les jours ou qu’on l’a voit toute les semaines pour que la relation et la complicité reste la même.
    A mon sens évidement !
    Sinon je pense que peu de personnes auraient des amis avec en plus un mari, des enfants et de heures sup au boulot pour faire ses preuves parce que c’est une femme !! ( je m’égare là XD).

    Donc ne te prends pas trop la tête, des déceptions tu en auras d’autres. C’est le cycle de la vie !!!
    Néanmoins évidement, parle leur, vous êtes éloigner donc ne te prive pas en plus de communiquer tes sentiments.

    Une petite chose en plus, pour le coup si tu les vois pas souvent, une petite heure par téléphone au moins une fois par semaine ce n’est pas du luxe ^^ Il y aura moins de malaise lorsque tu les verras. Ca te permettra d’être au courant des petites histoires des unes et ds autres, de prendre quand même part à leur vie !

    Bon courage ma belle. .
    J’éspère qu’il y aura une issue positive à tout ça. ^^

    Ciao

  • #14 camille strass le 14 octobre 2009 à 10 h 14 min

    Bonjour

    Les éloignements, j’ai bien connu. Après avoir longtemps tenu la chandelle entre amies d’enfance et leurs copains, j’ai quitté ma ville à 18 ans pour aller en classe prépa à Paris. Première rupture, souvent mal vécue par des gens qui m’ont clairement dit « tu nous as abandonnés pour ta carrière ». Nouveaux amis, amitiés différentes, plus « adulte ». Rencontre de Chéri (qui deviendra Epoux la semaine prochaine), amitiés plus difficiles à gérer, et de son côté il quitte aussi sa ville pour me rejoindre, là encore accusations de la part de ses amis proches : « tu nous abandonnes pour ta copine ».

    Pendant deux ans, alors que je préparais l’agrégation et que Chéri bossait dur, on a construit notre couple – nous d’abord. Forcément, on perd un peu de vue les gens.

    Fin de la Grande Ecole, les amis prennent des postes un peu partout en France, c’est plus dur techniquement de se voir, mais maintenant que notre couple est solide, on peut se permettre de prendre le temps d’une soirée, d’un après-midi avec une copine qui a un RTT, d’en rejoindre une autre qui a un dîner, de passer un coup de fil pendant que Chéri fait autre chose.

    La sensation de perdre des gens a été comme une plaie, pas dramatique mais douloureuse. Elle s’est guérie maintenant que notre couple est solide et que nous pouvons à nouveau nous tourner vers les autres, plus sereinement. Quelques-uns se sont éloignés irrémédiablement, bien sûr.
    Les amitiés changent. On sait que les autres « sont là », sans qu’on ait besoin de les appeler tous les soirs pour parler des heures. On est là pour eux, on sait se faire discret (en gros, pas appeler à 8h du soir quand on sait que la copine est en train de doucher ses 3 mômes :p)
    Ma technique, c’est d’envoyer régulièrement un petit texto en forme de clin d’oeil : « je viens de passer devant telle librairie et j’ai vu ton livre qui vient de paraître » à un copain qui a récemment publié sa thèse, « j’ai revu XXX, tu lui avais tapé dans l’oeil au collège, tu sais ? », etc, etc. Un moyen discret de montrer aux gens qu’on pense à eux même si on est loin.

    Bonne journée.

  • #15 Sandrinette le 14 octobre 2009 à 10 h 15 min

    Coralie Marie, on va monter un club alors? ;))))

    Je suis cette fille: 33 ans, sans mec, sans enfants, profession: en fin de contrat sans idée du futur,….

    Mais tellement heureuse et épanouie! Un vrai arc en ciel et rayon de soleil à moi toute seule! ;)))

    « L’amertume est passée aujourd’hui, mais je ne me fais plus d’illusions », ça ne sonne pas très positif ça, si?

    Dans mon entourage, les histoires de sexe passent toujours très bien même au milieux des couches. ;)))

  • #16 Sandrinette le 14 octobre 2009 à 10 h 22 min

    Dirty, camille strass: je partage tout à fait vos points de vue.

    camille strass: félicitations pour le mariage!

  • #17 La baleine le 14 octobre 2009 à 10 h 28 min

    Hum … difficile de répondre sans être brutale. Je suis dans la position de tes ami(e)s qui t’ont vu t’éloigner quand tu t’es mis en couple. Et là le seul truc que j’ai envie de te demander c’est « en quoi est-il difficile d’envisager de passer une heure au téléphone avec tes amis ?! ». Il n’a pas des trucs à faire ton copain/compagnon/mari pendant ce temps ?

    Cultiver son couple je veux bien … mais des amitiés ça se cultive aussi, ça s’entretient, ça s’arrose, ça se chouchoute !! Lorsque tu vois l’une de tes amies se mettre en couple et avoir moins de temps pour toi, tu es heureuse pour elle, tu te réjouies sincèrement ! Mais tu ne vas pas attendre devant ton téléphone qu’elle t’appelle pour continuer à vivre. Alors tu la replaces … tu laisses quelqu’un d’autre combler le vide qu’elle a laissé … C’est humain.
    Lorsque ton amie donne des nouvelles, tu es aux anges … Tu lui proposes de boire un café dès qu’elle passe en ville. Tu es ravie de la voir avec son copain mais tu aimerai bien la voir seule aussi (va raconter des soirées de beuverie ou des anecdotes sur ce mec trop choupi qui te draguait comme un malade et même que tu te souviens il t’avait ramoné les amygdales !! devant son copain … ambiance tendue …). Alors tu la vois une fois en couple, deux fois, trois fois … puis tu laisses tomber.

    Lorsque je me suis retrouvée célibataire il y a un an, je me suis rendue compte de tout ce que j’avais perdu en me mettant en couple. Autour de moi c’était le désert. J’ai la chance de m’être découvert une véritable amie qui, bien qu’en couple, aime cultiver des sorties entre fille. Et je sais une chose : pour rien au monde je ne mettrai de côté cette amitié le jour où j’aurai un homme dans ma vie ! Jamais !

  • #18 Coralie Marie le 14 octobre 2009 à 10 h 28 min

    Disons que je n’attends rien de mes amies (ou de mes amis), je profite des moments passés avec elles, je suis là pour elles quand il le faut, mais j’ai compris où était ma place. Du coup, je passe sûrement pour une fille un peu sauvage, ce qui n’aide pas :-) Mais c’est juste que je n’aime pas le téléphone :-)

    Facebook est un bon moyen pour garder des liens, si on joue le jeu, ça permet de garder un rapport un peu quotidien malgré la distance. Je n’ai pas vu certaines personnes depuis 10 ans, mais un commentaire sur une vidéo, un test ou une photo me montre qu’elles font encore partie de ma vie !

  • #19 blabla le 14 octobre 2009 à 10 h 34 min

    Je précise, parce que je sens deux camps se dessiner : le camp des amies larguées par al copine et restées célibataires, et le camp de la fille qui trouve enfin l’amûûpur et qui doit partager son temps, donc bref, je précise ma position : je suis du camp des « un peu larguées », toujours célibataire, et tout mais, oui, je comprends ta position, « anonyme », et ce sentiment d’être tiraillé. Moi, je me sens fière de laisser mes amies vivre leur vie, sans m’imposer, de les laisser revenir à moi quand ils le veulent, quand ils le peuvent, à rythme certes plus lent. Evidemment, je ne suis pas sotte, si je ne suis qu’un bouche-trou, je cesse la relation, mais c’est rare.

    L’amitié, c’est la liberté !

  • #20 Turquoise le 14 octobre 2009 à 10 h 44 min

    Chère Anonyme,
     » ai-je fait tant d’erreurs ?  » te demandes-tu …
    Je pense que tu culpabilises à tort . Les amis passent, s’éloignent … c’est la vie qui est en cause, avec ses changements – son évolution ? – inévitables, je dirai même souhaitables . Il me semble que tu regrettes plus ta vie insouciante, sans contraintes, de célibataire que tes amis eux-mêmes … Il faut bien admettre qu’il est difficile de tout concilier …

    A ta place, je me concentrerais sur les nouveaux amis qui t’attendent, au lieu de regretter ceux qui n’ont pas pu, ou su , garder le contact . C’est le meilleur moyen de ne plus rester une … anonyme dans ton nouvel environnement !

  • #21 camille strass le 14 octobre 2009 à 10 h 52 min

    > Sandrinette : merci !

    > La Baleine :

    Oui, évidemment, on a toutes, je crois, connu ça : la copine qui « disparaît », tellement son couple l’absorbe. On râle, on se dit « mais moi, je compte pour du beurre ? »

    Il faut éviter d’en devenir rancunière. Les efforts marchent dans les deux sens. Comme je le disais plus haut, j’évite d’appeler une copine en couple avec enfants à 7h du soir pour lui demander « on se voit, hein hein hein, t’as plus de temps pour nouuuuuuuus, snif », parce qu’entre le dîner, la douche des petits, la vie de couple, elle va me dire « t’es gentille mais heu, là, voilà quoi ».

    De même, j’ai assez souffert de « tenir la chandelle » pour savoir qu’il est exaspérant qu’une amie ne parle QUE de son mec, de ses enfants, de son mec (et de ses enfants). En général, j’évite de monopoliser la conversation avec ce genre de sujets… Évidemment, quand on vient de rencontrer l’homme idéal ou que Petit Dernier vient de naître et qu’on est sur un petit nuage, c’est difficile… mais il faut préserver les nerfs de ses amis… :p

  • #22 patounettechatte le 14 octobre 2009 à 11 h 04 min

    C’est la vie qui est comme ça !!! Le temps passe et c’est ainsi !!! Mais les vrais ami(e)s sont toujours là !!! Il suffit de se croiser et hop ! Les seules personnes que j’ai vraiment perdue de vue n’était pas de vrais ami(e)s…. Pour les autres même si l’on se voit quand « tombe un oeil » le lien est toujour présent !

  • #23 Tiphaine le 14 octobre 2009 à 11 h 11 min

    Tout à fait d’accord avec Blabla.
    La difficulté finalement tient au temps que l’on peut accorder à son mec, ses amis (souvent éloignés), son boulot et ses (éventuels) enfants.
    Mes amis sont pour la plupart à Paris et moi en province, je les vois donc beaucoup moins qu’avant lorsque nous étions tous étudiants dans la même ville…. Nous avons tous des vies bien remplies et nous parvenons à trouver des week end ou occasions de se voir, bien sur cela est différent d’avant.
    Il est néanmoins très difficile pour moi parfois de ne pas psychoter, du style:
    « ahhh elle ne m’a pas rappelé, ch’uis sûre qu’elle trouve que j’ai changé »… et c’est partie pour une prise de tête en règle.
    Mais je me rassure bien vite, car je sais que malgré tout, dans tous mes moments difficiles et/ou heureux ils ont su être là, présents et de bons conseils.
    Finalement en évoluant dans la vie l’amitié évolue elle aussi , elle se fait peut être plus discrète, mais toujours aussi forte et rassurante.

  • #24 miss K le 14 octobre 2009 à 11 h 23 min

    il n’y a pas que le clan des gens délaissés ou ceux qui restent célibataires, y’a aussi ceux qui volontairement changent de cercle d’amis ou qui par pure fainéantise n’entretiennent pas les relations et c’est peut être ce qui t’arrive aujourd’hui anonyme.

    moi j’ai eu droit à pleins de trucs : un rejet parce que trop mauvais caractère (sérieux ils ont vu ca au bout de presque 10 ans???), un rejet parce que trop loin, un rejet parce que soit disant trop pantouflarde (désolée hein j’ai une gamine et moi qui boit plus depuis 20 ans je me vois très très mal dans les bars tous les soirs), un rejet parce que pas marrante (ben oué les entrées par effraction ct pas trop mon délire), un rejet parce que pas assez hype (ben non les soirées pour se montrer bof bof), un rejet parce que maman (oh misère elle hurle cette petite chose, oui chérie ca s’appelle un bébé. c’est pas une poupée hein), un rejet parce que la meilleure amie d’un coup a décidé que gt pas assez bien puisque j’allais pas dans son sens, un rejet parce que ma pote est trop feignasse pour rapeller quand je téléphone… bref/

    du coup je m’en fais vachement moins. j’ai mal pendant 15 jours, je déprime pendant un mois et après c’est fini.

    autant te dire que des amis des vrais, j’en aie pas beaucoup. mais franchement, ca me va très bien comme ca.

  • #25 Sandrinette le 14 octobre 2009 à 11 h 31 min

    miss K j’adorrrrrrrrrre ;)))))) et je dis oui, oui, oui, ….

    Vécu aussi et je dis aussi, les amis savent comment je suis, soit ça plaît, soit ça ne plaît pas.Si ça ne plaît pas, pas grave, mais je ne changerais jamais pour qui que ce soit.

    Tout ce qui fait que je suis moi et pas une autre, ce sont tous mes défauts et qualités et tout le reste.

    A prendre ou à laisser.

  • #26 Ingrid le 14 octobre 2009 à 11 h 33 min

    Mmmh, mes propos vont peut-être te sembler durs mais l’amour n’empêche en rien d’entretenir ses amitiés. L’amoureux ne doit pas forcément être « imposé » aux amis, ce sont deux sphères différentes.
    Je me souviens d’une discussion avec mon ex-amoureux, tristounet qu’il était que je consacre autant de temps à mes amis. Il se sentait quelque peu délaissé, moi qui « l’abandonnait » un soir sur trois pour retrouver mes amis. Je lui ai expliqué que mes amis étaient là avant lui, qu’ils ont TOUJOURS été là et que lui faisait partie de ma vie mais n’en avait pas l’exclusivité. Lors de soupers plus officiels, évidemment qu’ils se voyaient mais le reste du temps, je voulais voir MES amis, m’assurer qu’ils allaient bien et évoluaient dans un sens qui leur convenait. Mon amoureux n’avait pas sa place là, il l’a compris et l’a accepté. Il en est de même pour mes amis, en couple et parfois avec des enfants. On se voit en tête-à-tête, sans mioches et sans mari et c’est ça, pour moi, l’amitié. Vivre dans un cocon et perdre ses amis, c’est la pire chose qui pourrait m’arriver, mon prochain amoureux comprendra rapidement ou bien s’en ira. Je sais c’est dur mais c’est ainsi que je conçois mes relations ;-)
    Si tu ressens que tes amis te délaissent, le mieux serait de leur en faire part, une bonne discussion vaut mieux que toutes les conclusions que l’on peut tirer :-)

  • #27 Estha le 14 octobre 2009 à 12 h 02 min

    Bonjour anonyme,
    en fait je lis deux choses dans ton texte, que j’ai vécues aussi: l’éloignement géographique (c’est moi qui suis partie) et le recentrage sur la construction d’un couple ou d’une famille (ce sont mes amies qui se marient et font des enfants!).
    Alors c’est sûr que dans les deux cas, cela permet de faire un tri entre les vrais amis et ceux qu’on aime bien mais surtout qui sont là pour faire avec nous ce qu’on aime bien faire (aller prendre l’apéro, un concert, une expo, un ciné quand on aime pas le faire toute seule, c’est sympa d’y aller avec quelqu’un!).
    Quand je repasse dans ma région d’origine ce n’est jamais simple car on ne peut pas être partout. Mais même quand on se voit une fois par an seulement, cela fait plaisir de revoir les ami-e-s! Et oui il faut se fixer des priorités. Unetelle je ne l’ai pas vue depuis x temps, donc cette fois c’est moi qui me plie à son emploi du temps pour la voir, par ex.
    Et oui, le téléphone aide quand même beaucoup, même si ce n’est pas simple (pas les mêmes horaires, surtout pour ceux qui ont des enfants, je n’ose plus les appeler…), sinon un petit mail ou un petit texto de temps en temps ça fait plaisir, voire une carte postale ;-)
    Mais clairement les amies « fusionnelles » que je ne quittais pas d’une semelle pendant certaines périodes et avec qui on se disait tout, ne sont pas nécessairement restées mes amies aujourd’hui. J’ai découvert en partant qu’on ne partageait guère que nos solitudes, à l’époque.
    Peut-être est-il temps pour toi de revenir vers ces amies dont la distance te blesse, pour échanger sur ce que vous attendez respectivement de votre relation?
    Je te souhaite le meilleur.

    miss K: oui voilà des fois on recadre notre entourage par rapport à nos priorités/ envies du moment et c’est bien normal. Ces personnes que tu décris ne me semblent pas de vrais amis mais des connaissances qui à un moment donné ont eu les mêmes envies/occupations que toi…

  • #28 Françoise le 14 octobre 2009 à 12 h 18 min

    Je suis vraisemblablement beaucoup plus agée que la majorité d’entre vous, mais je voudrais témoigner de mon expérience personnelle:
    Plus de 20 ans après,( parfois 30 ), j’ai retrouvé grâce à la magie du Net, plusieurs amies perdues de vue: amies de collège, de lycée, de prépa, de mon premier job… (et je n’exclus pas d’en chercher d’autres…)

    A chaque fois, elles étaient ravies que je les ai recherchées, et on s’est retrouvées, excusez le cliché mais il est tellement juste, « comme si on s’était quittées la veille », un réel bonheur !

    Donc, je crois qu’il faut laisser faire la vie, mais savoir que des liens qui ont été forts ne sont jamais vraiment rompus. Un bisou à notre Anonyme !!

  • #29 Mathilde le 14 octobre 2009 à 12 h 33 min

    Je me reconnais très bien dans ce que tu dis, on est beaucoup dans le même cas je crois…Vive l’amour et l’amitié (la vraie)!

  • #30 Hélène le 14 octobre 2009 à 12 h 33 min

    Françoise: sois la bienvenue parmi nous !

    Mathilde: bienvenue à toi ;-)

  • #31 Lilialaplage le 14 octobre 2009 à 12 h 34 min

    Bonjour « Anonyme », bonjour les filles,

    Je crois qu’on est nombreuses à ressentir ou à avoir ressenti ce que tu évoques… La preuve que c’est assez universel finalement. Il y a des virages qu’on est bien obligées de prendre quand l’Amour sonne à la porte… J’étais de ses filles, jamais célibataire mais toujours partante, et puis la vie a changé, avec ou sans moi je ne sais pas vraiment… Je bosse 50 heures par semaine, et quand mes obligations sont remplies (paperasse, sortir le chien, faire des courses, cuisiner, laver le linge, faire le ménage…) ben j’ai plus beaucoup de temps, même pour LUI ! Alors les amis, ils passent forcément après. C’est dans l’ordre des choses.
    Maintenant il est évident qu’on peut tous faire des petits efforts. Comme Camille Strass, je cultive le message-pensée, j’envoie des mails parfois même très courts… Et finalement mes copines sont comme moi !
    J’ai vécu une grande désillusion (ma meilleure amie de l’âge de13 à 25 ans) s’est mariée il y a quelques années. Je l’ai appris par hasard, et j’ai bien failli m’évanouir… Je suis quelqu’un de très généreux donc je m’investis toujours dans mes amitiés. Mais comme Sandrinette, je me suis résignée à ne plus rien attendre pour me protéger un peu. Et finalement, j’ai plutôt de bonnes surprises ! J’ai beaucoup moins d’amis mais je sais qu’ils sont là, et je suis là pour eux. Quoi qu’il en soit, je privilégierai toujours ma famille, (et IL en fait partie), qui elle ne m’a jamais laissée tomber.
    Anonyme, si ces gens dont tu parles sont importants pour toi, c’est le moment de le leur dire… J’espère qu’ils comprendront…

  • #32 Kanarde le 14 octobre 2009 à 12 h 48 min

    Bonjour !

    Malheureusement, je pense qu’on est beaucoup à avoir vécu ce genre de ‘ruptures’. J’ai vécu ça à moindre échelle de nombreuses fois. Une fois en couple c’est comme si j’étais changée de catégorie, plus bonne à être une amie. Pourtant je suis loin de passer mon temps à parler de mon chéri lorsque j’en ai un, enfin, il me semble.. On remarque peu à peu que les sorties se font sans nous, que les délires ne nous concernent plus, qu’on nous adresse à peine la parole.. Heureusement il en reste une à qui on peut poser la question. « Pourquoi vous ne m’avez pas proposé de venir ? » « Bah euh t’as un copain, donc on y a pas pensé.. » On ne peut obtenir une réponse plus claire.. Et puis même célibataire, on n’a pas le droit de revenir dans la catégorie précédente. C’est à peine si elles sont là pour vous soutenir. Vient ensuite la fin des études, on sait pertinemment qu’on va toutes changer d’endroit, mais on espère secrètement garder contact. Et c’est la dégringolade. On se rend compte que celle que l’on pensait être notre meilleure amie ne donne plus aucun signe de vie, même en sachant qu’on est sur un lit d’hôpital ou qu’on vient de mettre un terme à notre plus longue relation. Ca fait mal. Mais peu à peu on ouvre les yeux et on se rend compte que certaines personnes sont toujours là. On en découvre beaucoup d’autres. Et on se dit qu’au final, en amitié comme en amour, il faut savoir tourner la page et laisser la porte ouverte aux nouvelles rencontres..

  • #33 Dorothée le 14 octobre 2009 à 13 h 02 min

    Ca me parle pas mal parce que, comme plusieurs l’ont déjà bien exprimé avant moi, je suis aussi « de l’autre côté ». Mes copines avec qui on se voyait 4 fois par semaine, du jour au lendemain, quand elles ont trouvé leur mec, m’ont reléguée à un déjeuner en semaine de temps en temps, connaissant pourtant ma situation financière et mon absence de job et de tickets restaurant. Le soir, le week-end sont réservés à leurs sorties avec leur mec et leurs amis en couple….pas facile de caser une fille célibataire dans un plan de table, il paraît. Les copains célibataires de leur mec, dont elles m’ont dit au départ qu’il fallait « absoluuuuuuuument » que je les rencontre, des années plus tard, je ne les ai toujours pas rencontrés. Et oui ça fait mal parce que quand elles se sont retrouvées super mal, larguées par un mec qui leur en avait fait voir de toutes les couleurs, j’ai été là à toute heure du jour et de la nuit. Trop bon trop con? Je n’attends pas d’elles de m’inclure dans toute leur vie et leurs week-ends en amoureux, n’empêche que quand tu oses émettre l’idée qu’être reléguée à la pause déjeuner (une heure grand max) est un peu blessant, tu reçois la même réponse que si tu cherchais à t’immiscer dans l’intimité la plus profonde de leur couple. Du coup tu n’oses plus rien dire, plus exprimer une amitié que tu ressentais très sincèrement.

    D’autant plus dur aussi d’entendre que leurs mecs n’y sont pas pour rien dans l’histoire, colportant l’idée qu’on s’invente une maladie (celle qui m’empêche de bosser; j’aurais aimé pourtant qu’elle soit imaginaire, pourtant elle a bien été authentifiée par tous les médecins que j’ai vus) et comprendre par allusions à peine masquées que finalement, le mec qu’elles ont épousé, il faut bien qu’elles en épousent les idées aussi, on ne sait jamais, ne pas penser pareil serait teeeeeeeellement dangereux pour leur couple.

    Et c’est bizarre aussi, parce que les copains sont étonnamment plus fidèles. Ils se maquent, ils aiment sincèrement leur copine, il n’empêche que eux, ça ne les empêche pas d’appeler, de venir aux nouvelles, d’essayer de caser un café, et finalement, « grâce » à ces copines, je connais la valeur de ce temps accordé. Eux m’incluent dans leur plan de table, d’autant plus facilement qu’ils ont aussi des potes célibataires qu’ils n’ont pas non plus envie de perdre sus prétexte qu’ils n’ont pas la même vie aujourd’hui. On n’avance pas tous au même rythme, mais on dirait que c’est une idée plus facile à admettre pour les mecs que pour les filles. Au final, je regrette d’avoir eu autant de copines et aussi peu de copains, moi qui cherchais des relations dénuées de toute ambiguité possible (alors qu’en fait, ça se gère très bien).

    Alors oui évidemment, une fois les copines parties, une fois qu’on a eu le sentiment pendant plusieurs mois, plusieurs années, qu’on n’existait plus pour elles, quand on a laissé des dizaines de messages sans réponse, on se recrée un autre cercle, on rencontre d’autres filles, tout aussi intéressantes, célibataires ou en couple, en se disant que ce qui compte, presque, c’est que la situation ne change pas.

    Je trouve ça d’autant plus absurde que pour moi, les copains de mes copines, je les aime d’office, je suis peut-être un peu con comme un clébard, mais j’aime l’idée du couple. Alors le coup de poignard dans le dos, je le ressens doublement. Mes amis d’aujourd’hui, ceux qui sont restés, ceux qui le sont devenus plus récemment, sont ceux qui ont compris que je les aimais ensemble, et qu’il n’y a aucune ambigüité possible de mon côté, je ne cherche pas de mec alors encore moins un mec maqué. Je comprendrais cet ostracisme si j’étais aguicheuse, ambiguë, mais ce n’est absolument pas le cas.

    Alors oui, la copine qui s’offusque que je ne sois pas dispo instantanément-tout de suite quand elle daigne rappeler après deux ans d’abandon parce qu’elle veut témoigner de son bonheur (moi aussi j’aimerais bien pouvoir « témoigner » de la sorte, mais déjà je ne peux pas, et je trouve l’idée obscène), même si je n’ai pas envie de paraître amère, il s’agirait peut-être qu’elle comprenne que j’ai pris d’autres engagements et que j’ai peut-être guetté son rappel quelques semaines, quelques mois, mais que ça ne pouvait en aucun cas être une situation définitive et que j’ai organisé ma vie autrement sans compter sur elle, mais en m’engageant auprès d’autres -ou de moi-même.

    My 2 cents…

  • #34 Sandrinette le 14 octobre 2009 à 13 h 18 min

    Dorothée, très très juste tout ça.
    Parfaite synthèse de ce que la plupart ou majorité de nous ont vécu.

    Je me reconnais parfaitement dans ton témoignage.

    C’est une leçon de plus de la vie qui aide à grandir et relativiser.

    PS: petit HS : il y a quelques jours, je te posais des questions dans ton billet sur les problèmes de peaux.Ça serait sympa de ta part si tu pouvais y jeter un oeil, quand tu auras un moment, et me donner des précisons si tu en as bien sur.
    Merci.

  • #35 Marine le 14 octobre 2009 à 13 h 25 min

    coucou anonyme!

    on lit forcément ton texte en s’identifiant… je crois que cela touche tout le monde.
    Entre les années étudiantes et les années « fondation d’une famille », en effet, il y en a du changement, et l’éloignement géographique y fait aussi.
    En ce qui me concerne, je vois cela avec fatalisme et optimisme à la fois… evidemment, en couple depuis plusieurs années, et maintenant jeune maman, je n’ai plus les délires de mes 20 ans (bon, j’en ai pas encore 30 ;-), je ne vois pas les « copines de teuf » toutes les semaines… Mais en ai-je vraiment envie?
    Mes envies ont changé, mes plaisirs aussi. En couple, je n’ai aucune envie de trips de célibataires. Et ça, je le faisais avec des copines, que j’ai perdues de vue pour la plupart. En revanche, les vraies amies, dont certaines datent du lycée, je les ai gardées. On a toutes bourlingué, déménagé. On vit toutes dans une ville différente d’Europe.
    Ce ne sont, forcément, plus les amies du « quotidien », avec lesquelles on boit un café quand on a 2h de libre, on se voit beaucoup moins, mais dès qu’on s’appelle ou qu’on se retrouve, c’est comme avant, et je sais que je peux compter sur elles.
    Je pense que tes amis vont, petit à petit, se caser aussi… et ta vie, d’autres vont la vivre aussi, et la comprendre.
    Et puis, on fait d’autres connaissances, petit à petit. Je crois que toute la vie on fait un « tri », selon nos affinités, nos moments (maternité, boulot…). Et c’est plutôt bien, finalement!
    Ne fais pas de hiérarchie, tes amis d’avant étaient géniaux, tu as passé de super moments avec eux, mais tu en rencontreras plein d’autres avec lesquels tu vivras d’autres belles choses. Les amitiés sincères resteront, elles s’exprimeront différemment, c’est tout.

  • #36 Dorothée le 14 octobre 2009 à 13 h 26 min

    PS: je rpécise quand même qu’il y en a qui sont restées, je pense notamment à une qui est en couple depuis hum…14 ans, qui a 3 gamins, qui vient de finir ses études de médecine (bac+13 pour elle et pas des années faciles) et qui vit à 500 bornes de Paris….on ne s’appelle pas tous les jours, loin de là, mais de temps en temps, quand son mari donne le bain aux enfants et qu’elle promène son chien, elle m’appelle, quand elle passe à Paris on prend un café et je donne le bib à son dernier, je n’aurais pour rien au monde été absente à l’enterrement de sa mère l’an dernier, j’étais témoin à son mariage, j’essaye de passer dans son coin quand je peux et qu’elle est dispo, ça ne dure pas longtemps, au quotidien je ne lui prends aucun temps, mais on est là l’une pour l’autre, on sait que le lien perdure, que la bienveillance est réelle….comme quoi c’est possible (quant aux autres dont je parle, elles habitent à 5 stations de métro de chez moi). J’aime beaucoup la façon de faire de Coralie Marie: on sait que le temps est plus limité, on n’en attend pas autant, on fait passer les messages autrement, on va plus à l’essentiel….c’est tout ce qu’on demande!

  • #37 Virginie – Québec le 14 octobre 2009 à 13 h 32 min

    L’amitié est parfois quelque chose d’effémère. Je n’ai pas changé de Ville, je suis toujours à la même place, mais de nombreux ami(e)s ne sont plus dans ma vie. Mes meilleurs amis sont partis pour un projet ou pour un autre. La distance nous a parfois séparé, parfois juste le manque de temps.

    Aujourd’hui je serais bien mal prise de gagner un voyage pour 10 amis. Je ne saurais pas qui inviter, je n’ai plus 10 amis. Oui Facebook me regroupe plus une centaine de « connaissances », mais des vrais amis avec qui je souhaite passé des vacances, ils se compte sur les doigts d’une main.

    L’amitié est un vrai champ de bataille où l’ont peut perdre des morceaux à tous les instants.

  • #38 porteverte le 14 octobre 2009 à 13 h 35 min

    Bonjour Anonyme

    Ce n’est qu’un début ! on perd des amis à cause des études, du boulot, du couple, des enfants, des séparations/divorces, puis plus tard quand les enfants ont grandi et qu’on n’a plus rien à partager avec des gens qu’on voyait surtout parce qu’ils étaient les parents des copains des enfants, et non seulement c’est normal, mais je pense en plus que c’est salutaire !

    Je vois ça au contraire comme un formidable moteur d’évolution, et de remise en question personnelle : les journées n’ont que 24h, perdre des amis c’est gagner du temps pour s’en faire d’autres, qui correspondent mieux à ce qu’on est à ce moment-là ;-)

    Je vis dans une toute petite ville, dont je ne suis pas originaire, et je regarde avec un peu d’ironie ces gens qui sont « amis » parce qu’ils ont fait leurs années d’école ensemble, dont les familles se connaissent depuis des générations, qui partent en vacances ensemble, font du sport ensemble, dînent ensemble tous les samedis soirs, inscrivent leurs enfants aux mêmes activités pour qu’ils soient eux aussi amis et reproduisent le même schéma – et au bout du compte, s’ouvrent bien rarement à ce qui est étranger ou différent, nouveau tout simplement…

  • #39 Nat75 le 14 octobre 2009 à 13 h 36 min

    Je suis à 100% d’accord avec Dorothée …

  • #40 Dorothée le 14 octobre 2009 à 13 h 38 min

    Sandrinette: merci :-) oui je vais voir ça tout de suite, désolée, je n’avais pas d’ordi et en plus j’ai été quelques jours à l’étranger sans internet….merci!

  • #41 Virginie – Québec le 14 octobre 2009 à 13 h 42 min

    Je suis d’accord avec plusieurs d’entre vous. Les vrais bons amis restent, pour ma part en ce moment, ils sont beaucoup autour du monde: Londres, Vancouver, New-York, Tokyo, Paris, les Cinque Terre (Italy), ceux là sont toujours là, ont s’écrit parfois on se parlent au téléphone, mais ils sont toujours là et souvent plus présent que ceux que je cotois tous les jours.

    La distance donne à l’explication de ne pas avoir le temps tout son sens. Pour quelqu’un proche, c’est comme si je la comprenais moins, pour quelqu’un loin, 2 mois sans réponse et c’est normal, il est loin. Disons que tout est relatif dans la vie!

  • #42 Alice le 14 octobre 2009 à 13 h 47 min

    Ton histoire est touchante parce que tu sembles vraiment affectée par celà.

    En ce qui me concerne, plus jeune, nous étions une belle bande d’amis(es).
    Par chance, chaque fois que quelqu’un se mettait en couple « l’autre » était accueilli et s’entendait super bien avec tout le monde. Il y avait les « soirées filles » et les « soirées mecs » et puis les soirées tous ensemble.
    Si bien que lors du 1er mariage de la bande (nous !) nous étions entourés de tous (ce qui faisait une bonne dizaine).
    Et puis au fil des ans, des non-dits ce sont installés entre certains et piouf… le belle boule a éclaté en plusieurs petits morceaux.

    Aujourd’hui, il y en a qu’on en voit plus, pour différentes raisons. Mais il y a deux amies avec qui, malgré la distance (une à Nice, l’autre en Ile de France et moi en Bretagne), on arrive à garder le lien fort et bien présent et à se voir autant que possible, avec un peu d’anticipation et d’économies (certes !!)

    Je pense que pour qu’une amitié dure, il faut que chacun le veuille et que chacun fasse des efforts pour prendre des nouvelles de l’autre.
    Je pense aussi qu’il ne faut pas se vexer si on a quelques temps sans nouvelles, tout le monde à une vie bien remplie. Et puis avec les outils d’aujourd’hui, on se voit quand même grâce à nos web cam !!!

    Bref, tout ca pour dire que ca ne vient pas forcément de Toi, peut-être que ces amies là n’ont pas eu l’envie de faire des efforts pour conserver le lien…

  • #43 bizou le 14 octobre 2009 à 13 h 51 min

    Pour avoir connu une amitié pendant 7 ans, forte, et la personne qui m’a laissée tomber du jour au lendemain sans nouvelles, je ne crois plus à l’amitié.
    J’avais passé des soirées, des week ends à écouter ses peines de coeur etc
    on s’entendait bien..
    la dame en question a rencontré quelqu’un et m’a laissée tomber, plus de nouvelles, je n’existais plus..
    alors, nouvelles amies, croyez moi, ne croyez plus si fort en l’amitié, car cela peut vous briser le coeur..

  • #44 ANAH le 14 octobre 2009 à 14 h 01 min

    Chère « ANONYME »,

    je me retrouve à 10.000% dans ces mots. Après avoir longtemps été la « best friend », celle qui est toujours dispo pour réparer les petits bobos au coeur des copines en couple, dispo pour rigoler de tout et de n’importe quoi, dispo pour organiser des soirées filles et autres petits moments amusants,… vint le jour où ce fût mon tour d’être amoureuse, de rencontrer un garçon adorable (ne vivant pas dans la même ville que moi)… et mes meilleures amies se révélèrent être en désaccord avec mon histoire. Elles organisaient des sorties entre elles pour dire du mal de moi, et faire de moi un « monstre d’égoïsme ».

    Fini les soirées « pyjama » et autres folies du genre, et place à la jalousie et la mesquinerie. Pourtant je peux jurer sur ce qui m’est de plus cher qu’à aucun moment j’ai jalousée mes amies, leur bonheur d’être aimée et d’aimer, pas une fois je leur ai demandé de changer leurs habitudes ou leurs projets pour venir me consoler pendant un moment de blues…

    Alos si être célibataire peut être difficile lorsqu’on est entouré de gens qui sont en couple, être soi-même en couple et être amoureuse peut également éveiller un sentiment de colère et de tristesse chez celles qui sont, certes en couple depuis des lustres, mais qui (visiblement) ne sont pas si heureuses que cela…!

    Alors, à cela je réponds: « Mieux vaut être sans « fausses » amies que mal accompagnée ».

    Anah.

  • #45 dola le 14 octobre 2009 à 14 h 14 min

    Chère Anonyme

    Voilà bientôt 10 ans que j’ai quitté la province pour venir en région parisienne, avant ça j’ai fait des études dans une grande ville universitaire proche de ma ville d’enfance puis dans une autre grande ville universitaire à 800 km de la première.
    Je suis avec mon mari depuis 13 ans et on s’en rencontrés au sein d’un groupe.
    Des amis de la vie d’avant notre rencontre (donc de grand ados !), on en a quelques uns qu’on a toujours plaisir à voir même peu souvent.
    Maintenant si je suis lucide, je me dis, tiens si je rencontrais cette personne à ce stade de ma vie, se passerait-il quelque chose ? Souvent la réponse est non.
    On change.

    Je crois que quand tu t’éloignes géographiquement d’une personne c’est un peu le test, très souvent la proximité renforce la complicité et pour qu’elle perdure avec la distance il faut un beaucoup de choses : l’envie qu’elle continue, la force d’accepter que la relation soit différente et que des amitiés de proximité vont se créer loin de nous, que le boulot, la famille, la vie de couple vont redéfinir les priorités.

    Mes 2 amis les plus proches sont un schéma de vie très différent du mien avec moins de contraintes. L’une vie en région parisienne pas loin de chez moi, c’est la marraine de ma grande, quand elle vient à la maison elle consacre un moment à la famille puis les enfants se couchent, mon homme prend un bouquin et on papote toutes les 2, je la raccompagne en voiture, sous prétexte de lui éviter le RER tardif, en réalité c’est un moment d’intimité rien qu’à nous.
    L’autre vit à 400 km, cela ne me pose aucun problème de lui consacrer 2 ou 3 heures au tél.
    Bien sûr pas tous les soirs mais de temps à autres.

    Oui à la maison à 19h c’est souvent le rush, de façon générale j’ai remarqué qu’il fallait mieux ne pas décrocher et dire ensuite écoute je n’avais pas le temps et je ne voulais pas bâcler ça en 2 min plutôt que de prendre l’appel et de dire bon je décroche mais en fait je en peux pas te parler….

    En revanche je sais aussi dire si nécessaire « tant pis les enfants ne mourrons pas si ils ne se lavent pas ce soir et ne mangent que des pâtes réchauffées » et prendre une ½ heure pour réconforter ou écouter un proche.

    Si j’arrive à gérer plusieurs sphères de relations, c’est aussi parce que mon mari est très indépendant et que nous faisons pas mal de choses l’un sans l’autre (sport, loisirs, associations etc..).

    Je pense que c’est d’autant plus difficile pour toi que tu as changé de « statut », je pense qu’il ne faut pas que tu te culpabilises, tôt ou tard tu retrouveras des personnes avec lesquelles tu te sentiras bien.

    A la lecture des commentaires je me rends compte aussi que mes amis, même les plus proches, même dans la même ville, même étudiante, je ne passais pas tant de temps que ça avec eux.
    Il faut croire que je ne suis pas fusionnelle ni d’une façon, ni d’une autre. Avec les personnes trop présentes en permanence, je suis plus facilement étouffé qu’attachée..
    C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai de solides amitiés qui tiennent bien la séparation, parce que cela convient à mon tempérament.

    J’ai énormément de plaisir à retrouver ceux que j’aime le temps d’une soirée ou d’une WE, le reste du temps, je pense à eux et quand c’est un moment important pour eux j’envoie un texto, un mail ou je téléphone ( anniv’, rentrée des enfants, changement de job ou proche malade)
    Je les aime et je souhaite qu’ils soient bien dans leur vie. Si cela ne va pas, j’ai le cœur serré Mais en réalité à part une personne (dont j’ai déjà parlé ici) ils ne me manquent pas finalement.
    Je me rends compte que mes propos peuvent surprendre mais si je regarde les choses en face, c’est ça. Je ne ressens pas l’absence.

  • #46 Turquoise le 14 octobre 2009 à 14 h 52 min

    Porte Verte : j’aime beaucoup ta façon de voir les choses – comme d’hab, d’ailleurs ;-)

    Il me paraît important , aussi , de ne pas confondre les copains – avec qui on s’éclate, souvent en groupe et de façon ponctuelle – avec les amis, avec qui on partage des moments d’intimité et de confiance sur la durée .

    Une des amies à qui je tiens le plus, curieusement, je ne l’ai jamais rencontrée  » en vrai  » … nous avons sympathisé ici même – merci, Hélène ! – échangé des mails quasi quotidiens sur tout et rien, nos goûts, nos passions, nos enthousiasmes , nos indignations … J’ai découvert une fille adorable, pleine d’intelligence , de coeur , de générosité, d’humour ; chaque jour me la rend plus chère . Cet été, j’ai traversé un moment difficile , eh bien , quand j’étais coincée sans ordi dans une clinique , ses cartes ensoleillées, ses petits mots quotidiens , ses attentions m’ont soutenue et fait un bien fou , alors que certaines « amies » que je pensais à toute épreuve m’ont royalement oubliée . Et quand c’est elle a subi un gros chagrin cet automne, j’étais en larmes … Tout cela pour proclamer qu’il n’est pas nécessaire de se voir souvent pour être proches !

  • #47 teatree le 14 octobre 2009 à 15 h 10 min

    Très intéressant tout ça.
    Pour ma part, j’ai vécu une amitié quasi exclusive et fusionnelle pendant des années avec ma meilleure amie qui était mon double, ma soeur.
    et puis, quand j’ai rencontré l’Homme, il y a eu un gros clash. elle venait de se faire larguer.
    je ne sais pas, on n’a pas su gérer, en tout cas, ça a été violent et définitif, plus jamais je ne l’aie revue. on n’y est jamais plus arrivé, malgré les efforts. il y avait eu trop de blessures.
    j’en ai été vraiment traumatisée et encore aujourd’hui, des années après, c’est très douloureux. je ne compte plus le nombre de cauchemars, etc…
    et puis les années ont passé, c’est vrai que mes amitiés se sont décalées. j’en revois certaines mais plus pour entretenir un passé révolu que par pur plaisir.
    et puis, j’ai rencontré d’autres filles absolument adorables, drôles et avec qui je partage des moments forts. je n’ai plus UNE amie exclusive mais plusieurs très bonnes qui m’apportent chacunes leurs richesses différentes. et j’ose croire que c’est réciproque!
    j’ai toujours cette douleur mais mon présent est tellement chouette.
    c’est vrai que la vie change avec un Homme, on se décale un peu, les amitiés se redéfinissent pas mal parfois.
    je commence à comprendre que les amitiés de jeunesses ne sont peut- être pas éternelles même si elles sont parfois très fortes. on ne le dit pas forcément assez.
    mais au final, la vie est belle et on fait toujours de vraies belles rencontres à plusieurs ou bien seulement entre filles aussi. chacun avec son rythme de vie, ses activités et obligations.
    et avec l’Homme qui est maintenant mon mari (et dans 3 mois LE papa), il est très important pour nous de recevoir beaucoup à dîner, de festoyer, de passer de bons moments, même si parfois on en voit certains que tous les 6 mois, faute de temps…
    je précise aussi que j’ai beaucoup beaucoup de plaisir à rencontrer des amis ou connaissances qui ne sont pas de la même génération que nous. il y a des gens de 50/ 60 balais et même des vieux cousins de plus de 80 ans que j’ai autant de plaisir à voir que nos trentenaires chéris. j’ai appris que le mélange des générations et des genres était d’une richesse magnifique, parfois. et qu’on se marre autant!!

  • #48 kila le 14 octobre 2009 à 15 h 38 min

    Comme PorteVerte ou Turquoise, je dirais qu’il ne faut pas confondre amis et connaissances.
    Des connaissances, pfiou j’en ai un paquet, des amis c’est déjà plus tout à fait le même nombre.
    Au mieux une toute petite dizaine, et encore…

    D’abord, pour être tout à fait honnête, je pense que lorsque j’étais en couple, j’ai pu moi aussi un peu oublier mes amis. Je tâcherai de faire plus attention la prochaine fois.

    Aujourd’hui, je suis célibataire, et je comprends bien que eux ne sont plus dispo comme avant( dans mon cas ils ont tous des mômes, 1, 2,3, 4…) alors j’ai trouver le truc pour les voir : c’est moi qui vais vers eux.
    Il m’arrive donc souvent , au moment des vacances, des long WE, de débarquer pour plusieurs jours chez mes amis qui ont souvent une grande maison car moi toute seule, habitant en ville, imaginez que je ne peux recevoir 1 couple avec 3 mômes alors que l’inverse est tout à fait faisable.
    Je suis toujours la bienvenue ;-)
    Et puis avec les couples qui se forment (et se déforment aussi), la famille s’agrandit : les maris/femmes de mes amis (es) deviennent à leur tour des amis…c’est fabuleux!

    Je n’oublie pas non plus que lorsqu’on est en couple, on profite de ce moment de bonheur, et puis il y a le boulot, la famille, le quotidien, tous bouffeurs de temps… Faut savoir jongler.
    Et ce n’est pas parce que je n’en vois certains que 1 ou 2 fois par an qu’ils ne sont pas présents dans mon coeur, je pense (je suis sûre même) que ça va dans les deux sens.
    J’ai eu des coups dur l’an passé, ils ont tous été présents… mais j’ai aussi su leur dire que je n’allais pas et que j’avais besoin d’eux, ben oui!!

    Enfin, j’ai la chance que mes amis, même en couple, ne m’oublie jamais, je suis invitée régulièrement aux soirées, aux repas, anniversaires, mariages, communion etc….. Ils se disent souvent que justement comme je suis seule faut SURTOUT pas qu’ils m’oublient. Et mes amies ,même en couple depuis peu, m’appellent souvent et on peut sans soucis rester 1heure au téléphone… Encore heureux!!!

    1 ou 2 fois/an, on loue aussi une grande maison, où tous le monde vient avec maris et enfants, on s’y prends 3 ou 4 mois à l’avance pour être sûr que tous le monde sera là, c’est à chaque fois un WE magique.

    L’amitié ça se cultive, ça se préserve, c’est fait de compromis, d’écoute, de franchise et cela des DEUX côtés!!
    Et parfois, malheureusement, on prend des chemins tellement différents que ça s’arrête…C’est comme ça, c’est la vie…

  • #49 Mannick le 14 octobre 2009 à 16 h 08 min

    Chère anonyme !

    J’ai beaucoup aimé ton témoignage, peut-être parce que je m’y retrouve un peu dedans … quelque part.

    Les ami(e)s c’est une partie de la vie, le couple en est une autre, concilier les deux n’a jamais été facile, et j’aimerais dire que justement comme çà n’est pas facile, c’est là que l’on trouve les Vrais Amis, ceux qui savent que… que la vie nous change, nous transforme, ceux qui savent qu’un couple çà se construit et surtout, surtout, çà s’entretient, ceux qui savent qu’un couple et bien dans la vie çà peut bouger, je veux dire déménager, à cause du job, à cause d’un tas de raisons personnelles ou pas.

    Ceux qui ne peuvent comprendre çà et qui n’avaient besoin de toi que pour le besoin justement, n’étaient pas de Vrais Amis, ceux qui t’ont comprise, ceux qui sont tolérants et respectent la vie privée de leur amie, ceux qui ne jacassent pas derrière ton dos, qui ne « critiquent » pas comme tu écris, ceux-là sont les bons, les vrais, ils ne te lâcheront jamais, où que tu sois, même si ils ne doivent te voir qu’une fois par an, ou même moins, parce que l’amitié çà ne s’éteint pas avec le couple, avec les kilomètres, avec les absences, parce que l’amitié çà dure, un ou une véritable amie, même si il ne devait y en avoir qu’une, tu peux toujours compter sur elle, et elle sur toi !

    J’ai vécu ton expérience, après mon divorce j’ai vécu quelques années seule avec mes enfants, je veux dire sans homme, 5 ou 6 ans, durant cette période je me suis fait beaucoup d’amies, (en plus des anciennes que j’avais déjà), et souvent, ces amies étaient des femmes en couple, elles aussi avec des enfants, bref passons, j’avais pas mal d’amies donc.

    Un jour au détour d’un chemin, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon second mari, tout comme toi cela était l’évidence, THE homme of my life ! Evidemment, tout comme toi, il vivait très loin, tiens comme par hasard, évidemment 800 kms nous séparaient, c’est d’ailleurs là que j’ai dit merci à Internet pour les « chats », pour les photos, pour tout ce qui me reliait à lui. Petit à petit l’idée a fait
    son chemin, et chemin faisant donc, nous nous sommes mariés. Cà dure depuis 22 années. Je dois dire qu’il a tout fait pour se rapprocher de moi, et il a réussi.

    Son travail l’a muté ici, je n’ai eu qu’à changer de maison. Là réside la différence avec toi. J’ai donc gardé mes amies. Mais je les vois nettement moins souvent, encore moins maintenant que mon mari travaille 6 mois par an en Angleterre et 6 mois en France ! Bref tout çà pour dire que je sais qu’elles sont là les copines, les amies, amis aussi d’ailleurs, et mon homme qui s’est éloigné non seulement de sa famille, de ses collègues, de ses amis à lui, reste en contact avec eux et nous nous voyons deux à trois fois par an. L’amitié est restée intacte, moins de présence, mais une présence de grande qualité.

    Mon histoire n’est pas la tienne évidemment. Déjà je suis une « vieille », alors je sais que par exemple mon amie du Cours Préparatoire, est là, bien qu’à 500 bornes, toujours là pour moi, et moi pour elle, on s’écrit, on s’appelle, pareil, on se voit une fois tous les ans, des amies de 46 ans ! que nous sommes, c’est pour çà que je te dis que les Vrai(e)s même si il n’y en a que qq unes, c’est les meilleures. Celles qui te disent « on s’appelle », « on ne se perd pas de vue » et qui n’ont pas rappelé ou répondu à ton appel, qui n’écrivent jamais, laisses tomber, ne gâches pas ton énergie pour çà.

    Et puis ton couple, çà aussi c’est important, il ne s’agit pas de vivre replié sur son couple et de ne plus voir personne, pas question (enfin pas pour moi), mais parfois, juste sortir pour une ballade à deux, aller se faire un ciné avec des amis, des voisins, les enfants devenus grands, bref la vie quoi, et bien çà suffit à ne pas vivre repliés comme tu dis. Et puis il y a le job aussi !

    Ne te fais donc pas de souci ou de bile, tes vrais amis ils resteront toujours des amis, où que tu sois, quelque soit le nombre de fois où tu les vois par an, ou tous les deux ans, après à toi de doser, à vous deux de doser avec ton homme. Si tu es heureuse comme çà c’est l’essentiel, s’il te manque qq chose et que ce qq chose ce sont tes anciennes amies, je pense qu’il faut chercher ailleurs ce qui ne pourrait pas aller, tu dis que tu as un tas de place dans ta vie pour un tas d’amis ? Alors tu es d’une heureuse nature et c’est déjà immense.

    Ne te prends pas la tête pour des gens qui te posent des lapins, qui t’ignorent ou chuchotent dans ton dos, ou sont d’humeur changeantes, l’essentiel je le répète, c’est que tu aies gardé ou que tu te sois fait de nouveaux amis, mais pas que des copains, non des amis parce que la notion de copain-copine et d’ami-amie, pour moi ce n’est pas la même, les copains les copines on s’amuse, on sort on rigole avec eux, on fait du shopping etc… mais dans le lot, il y en a toujours un, deux ou trois qui se distinguent comme étant ceux sur qui l’on peut compter en cas de vrai gros coup de cafard, gros coup dur, gros chagrin, grosse tuile, et tu les reconnais vite, çà je peux te l’assurer !

    Belle vie à toi, et visiblement tu as l’air heureuse et pleine d’énergie, alors pas de soucis, il faut juste que les choses se mettent en place, et crois-moi, parfois il faut du temps au temps, rien ne se fait vite et ce qui se fait vite se dénoue très vite aussi, pas toujours , mais souvent… voilà, mamie a fini de radoter ! ;-)))

  • #50 porteverte le 14 octobre 2009 à 17 h 13 min

    Turquoise: je profite de ce billet, et de ta présence, pour oser te demander si tu serais toujours d’accord pour qu’Hélène nous mette en relation ; tu me l’avais proposé l’année dernière mais je n’étais pas très disponible à ce moment-là … (pardon à Anonyme et à Hélène de squatter un peu)

    Sinon, bien sûr, je suis d’accord avec Dola et d’autres, on garde je pense tous un ou deux, ou trois vrais amis, avec lesquels peu importent le temps ou l’éloignement, heureusement ;-)

  • #51 Turquoise le 14 octobre 2009 à 17 h 30 min

    porteverte: oh, ben, euh, chais pas, je me tâte … non, sérieusement, ce serait avec le plus grand plaisir ;-)))

  • #52 veromdg le 14 octobre 2009 à 17 h 38 min

    Je n’ai pas lu tous les commentaires avant moi, désolée …
    Je voulais juste dire que je comprends trop bien ce que tu ressens !!
    gros kissoux

  • #53 Turquoise le 14 octobre 2009 à 17 h 57 min

    veromdg: « gros kissous », j’adore !

  • #54 la_liane le 14 octobre 2009 à 18 h 20 min

    j’aurai pu l’ecrire ce texte….
    l’exil n’avait pas les memes raison…
    Mais ca fait bizarre de ne plus faire partie…

  • #55 Gegeouille le 14 octobre 2009 à 18 h 32 min

    Je ne me sens pas vraiment concernée car je n’ai jamais été et jamais eu de meilleure amie. Peut-être parce que je n’ai pas été célibataire depuis mes 14 ans. J’ai souvent ressenti l’exclusion des autres parce que « oh on l’invite pas, elle est sûrement avec son mec! ». Les gens sont parfois cons, ce n’est pas un scoop. Du coup, c’est à nous de leur prouver qu’on est dispo et qu’on les aime encore, ces pauvres petits potes délaissés ;). Mais souvent ça empêche pas que ça piaille dans notre dos…

  • #56 Hélène le 14 octobre 2009 à 18 h 32 min

    la_liane: bienvenue à toi ;-)

  • #57 Nathanaelle le 14 octobre 2009 à 20 h 14 min

    Chère Anonyme,

    Comme pour beaucoup d’entre nous, ton texte fait résonner beaucoup de choses… j’ai été, comme toi, la bonne copine éternellement célibataire, qui passait des heures au téléphone, des heures à papoter, toujours partante pour sortir, etc. Et puis j’ai quitté, pour mes études, ma ville et région d’origine. Avant de quitter la France. Et de rencontrer mon homme. Et de redéménager encore une fois à 3000km de là. Autant te dire que je cumule les tares en termes d’amitié ;)

    J’ai passé beaucoup de temps à culpabiliser, à courir de rendez-vous en dîner pour voir tout le monde lors de mes visites au bercail, à me faire jeter à la tronche par des amis – légitimement – frustrés mon timing trop serré, à m’excuser de ne pas trouver le temps d’écrire un mail, d’appeler, etc.

    Et puis, au final, je me suis aperçue qu’avec certaines personnes – malgré des passages à vide – la distance, le temps ne changeaient rien à notre amitié. C’est sûr, nous ne partageons plus les petits bonheurs et frustrations du quotidien, comme lorsque nous étions étudiant(e)s, les sujets de conversation, les délires, les soirées passées ensemble, évoluent, mais je trouve ça plutôt rassurant de ne pas penser et vouloir faire exactement les mêmes choses à 21 ans qu’à 29, non ?

    Avec d’autres personnes, le lien s’est délié, je ne renie rien des moments que nous avons passé ensemble, mais voilà, nous étions arrivé(e)s à un moment où se voir devenait une corvée, une obligation, une cérémonie des anciens combattants, au nom du souvenir. Et l’impossibilité de certain(e)s à se réjouir du bonheur des autres, par jalousie, frustration, etc. m’horripile, simplement.

    Mes plus anciens amis datent de la maternelle (sérieusement) et mes plus récentes connaissances se sont faites par le biais de ce blog (merci Hélène !). Leurs situations professionnelles et personnelles sont très variées, certains vivent à plusieurs heures d’avion de chez moi. Je n’ai et ne prends pas le temps d’appeler ou d’écrire régulièrement aux uns et aux autres, mais comme Camille Strass, j’envoie des petits sms ‘clins d’oeil’, je tiens un blog où je poste des photos, des petits billets d’humeur, ça permet de se suivre, de dire « je pense à toi »… on fonctionne beaucoup de cette manière. J’aime tout autant passer une soirée entre filles (même les vendredis soirs ;)), qu’une semaine de vacances sans mon homme avec ma meilleure amie, qu’un week-end en amoureux, qu’une soirée tv à la maison (désolée pour celles que cela choque, mais c’est aussi parfois tellement bon de buller chez soi avec son chéri !), qu’un dîner fou-rire avec des potes, etc, etc. De la diversité naît l’équilibre. :)

  • #58 Loulou le 14 octobre 2009 à 20 h 52 min

    Merci Hélène d’avoir mis en ligne cette « lettre » car cela m’a fait réfléchir à cette question que j’ai pour le moment eu la chance d’éviter peut être du fait de ma jeunesse dans e monde des « Grands » :) En tout cas tout cela est très enrichissant et me rapelle de profiter à fond de tout les instants passés avec eux et elles!!

    Merci, bonne soirée à toutes et merci Hélène pour tes vidéos très pédagogique qui m’apprennent beaucoup même si il est vrai que je n’ose pas beaucoup au niveau de la couleur.

  • #59 Hélène le 14 octobre 2009 à 21 h 11 min

    Loulou: ça vient en s’entraînant (d’oser la couleur) ; et après on a du mal à s’en passer ;-)

  • #60 la_liane le 14 octobre 2009 à 22 h 04 min

    @helene : merci… mais en vrai je suis pas une nouvelle… juste une silencieuse, je lis beaucoup mais j’ecris tres tres tres peu

  • #61 Johanna le 14 octobre 2009 à 22 h 04 min

    Combien je comprends chacun de ces mots… Je ne comprends pas que certaines personnes, une fois en couple, change leur vie du tout au tout, et tourne le dos à leurs amis, leurs habitudes… Ce n’est pas parce qu’on aime quelqu’un que l’on doit adopter un nouveau style. Ou bien alors, je préfère encore rester célibataire.

  • #62 Véro la Bisontine le 14 octobre 2009 à 22 h 11 min

    Hélène: je plussoie, Hélène….petit à petit, la couleur prend sa place sur mes paupières…!

    Quand au sujet du jour, je vais pas en rajouter, mais je comprends tout à fait les témoignages de certaines, qui ont l’impression d’avoir été « trahies ».
    J’avais une amie, qui s’était fait méchament larguée pour une autre fille; elle était en vrac..
    Moi, à l’époque, j’avais un amoureux, et j’ai passé beaucoup de temps avec elle (l’amoureux était n’y voyait pas d’inconvénient, il l’estimait beaucoup).
    Ensuite, les rôles se sont inversés, je me suis séparé de l’amoureux, et elle a retouvé un chéri.
    J’étais triste de ma séparation, elle m’a proposé de la rejoindre elle et son nouveau chéri, en vacances.
    J’ai accepté, en lui disant que je ne passerais pas toutes leurs vacances avec eux, je voulais leur laisser du temps en amoureux, mais pour quelques jours, c’était bienvenue.

    Bref, devinez quoi?
    Aucune nouvelle de la miss (elle n’avait pas tel portable, impossible de la joindre)
    Si, j’ai eu des nouvelles par la suite, j’ai reçu une carte postale de sa part, depuis ses vacances!!

    Pas mal, hein?

    Alors maintenant j’essaie de relativiser, de ne plus trop attendre de l’amitié, et surtout, je bannis le terme « meilleure amie », parce qu’avec l’expérience, c’est pas toujours les prétendues meilleures qui sont les plus proches…(je rejoins turquoise là dessus).

  • #63 HopHop le 14 octobre 2009 à 23 h 07 min

    hello.
    ca me parle, je suis en plein dedasn et avec mon amie on est chacune des deux côtés: elle bosse comme une dingue( horeca), n’a le temps de rien une vie décalée. et moi je bosse à présent après 6ans de chômage, mes filles, et on est parti de la capitale( ou elle habite et travaille. et le temps ronge doucement ce lien. je ne sais que faire pour l’empêcher de rompre. Les sms ne suffise pas: on a même pas le temps d’en faire, j’ai beau la convient plus de 2 mois à une fête: pas de réponse et quand je la relance elle me répond » tu sais. le boulot…. et toi t’es tjs occupée( avec elle au phone on se croirait dans le sketche de foresti » remet ta culotte!! » .. elle n’aime pas ca et moi ca me gonfle de ne pouvoir compter sur un calme relatif de mes filles pour entretenir cette relation.
    Le seul moyen de la voir c’est d’aller au resto ou elle bosse mais ca devient une autre manière de se voir et ca ne me plait pas.
    donc oui… ca me parle.

  • #64 max le 14 octobre 2009 à 23 h 33 min

    Débarqué (presque) par hasard sur ce blog, je viens de lire la lettre et l’ensemble des commentaires. Je ne sais pas si mon avis masculin est le bienvenu, mais je voudrais dire que je suis plutôt surpris par votre attachement à ce concept de « grand amour ». J’ai l’impression de contempler le résultat d’un matraquage culturel qui prône le monogamisme à vie, avec une idôlatrie pour l’homme, le « prince charmant ».
    Ne faudrait-il pas prendre un peu de recul sur votre définition de l’amour et de l’amitié ? Arrêtons aussi de trop regarder la télé, les walt disney et les livres roses qui ancrent dans nos esprits cette idée un peu malsaine d’amour unique, pur et éternel.

  • #65 Jen le 15 octobre 2009 à 9 h 21 min

    J’ai quitté famille et amis pour suivre LE chéri il y a presque 2 ans. J’entretiens mon amitié via le téléphone, msn. Mais tu as raison. Ce n’est plus comme avant.

    Ici les gens sont plutôt froid, pas du tout enclin à faire de nouvelles rencontres. Je fais donc partie des couples « bulles » par la force des choses. Je ne le vis pas mal non plus. C’est juste que j’ai l’impression d’avoir une vie totalement décalée par rapport à d’autre.

    Ton texte colle complètement à la situation, à ma situation.

  • #66 dexash le 15 octobre 2009 à 9 h 30 min

    Malheureusement c’est simplement la vie. C’est un cap de plus à passer, qui peut t’être complètement indifférent ou t’arracher le ventre quand tu es sensible ou que tu t’attaches facilement aux gens … Je crois que toutes ou presque, on est passée par là à un moment ou à un autre, quel que soit l’age, lorsqu’est survenu un changement important.
    Courage

  • #67 Plume le 15 octobre 2009 à 9 h 43 min

    bonjour à toutes,
    je n’ai lu que les premiers commentaires et la conclusion c’est que nous avons toutes vécu cette situation d’un côté ou l’autre de la barrière…
    Peut-être que nous qualifions « d’ami(e)s » des personnes qui ne le méritent pas…j’ai vécu des moments très forts avec des personnes perdues de vue depuis longtemps mais mes 4 amies, elles sont toujours là. Nous étions célibataires, puis mariées, puis mamans… on ne s’appelle jamais, on s’envoie des mails et on fait en sorte de se réunir 3 fois par an, tous les 10 ans on part en vacances sans mecs ni minots… l’amitié ne se compte pas en coups de fils, minutes partagées… c’est plus profond.
    J’oubliais : dans les 4, il y a une célibataire, elle ne nous en veut pas de ne pas être là pour elle car elle s’est organisée une super vie de célibataire avec des soirées, voyages à travers le monde auxquels nous les « mamans » n’avons plus accès…
    Bonne journée

  • #68 Hélène le 15 octobre 2009 à 10 h 41 min

    max: sois le bienvenu, et merci pour ton avis sur la question, effectivement ça change radicalement des autres, et je trouve que ça ne fait pas de mal ;-)

    Plume: bienvenue à toi !

  • #69 miss K le 15 octobre 2009 à 12 h 38 min

    @ max : je n’ai jamais parlé de grand amour, et d’ailleurs je n’y crois pas une seconde. je ne crois pas non plus à l’exclusivité d’une relation (je ne parle pas là de relation amoureuse mais de relations tout court, parce qu’en amour je suis fidèle et j’attends la mm chose en retour), du moins je n’y crois plus.
    par contre ceux que je considère comme mes amis je leur demande un amour absolu parce que JE leur donne un amour absolu. si mon amoureux n’est pas capable de comprendre que j’ai BESOIN de mes amis, il peut partir. d’ailleurs j’ai divorcé pour des histoires de jalousie maladive… pourtant y’avait vraiment pas de quoi fouetter un chat.

    par conséquent, il est logique qu’on s’offusque de se faire rejeter, souvent pour rien. quand moi on me réveille à 3heures du mat parce qu’on a un coup de blues c’est avec plaisir que j’écoute. par contre quand je vais mal, j’aimerais aussi qu’on m’écoute… y’a pas de raisons ;)

  • #70 Anonyme le 15 octobre 2009 à 12 h 43 min

    Merci à tous pour tous ces commentaires, j’ai été très touchée par tous vos avis.

    Ma vie d’aujourd’hui est belle, pleines de gens, d’activité, de complicité, de tendresse, et ce, avec LE chéri seul, ou le chéri et des amis, ou avec des amis seuls. Je vais hyper bien en fait ! J’ai juste dans un coin de ma tête des regrets, vers des gens lointains, et de la culpabilité, parce que je suis comme ça, même si je sais que j’ai tord.

    Pour avoir été la copine célibataire de mes amies (en couple ou non) pendant des années, j’ai été la copine qu’on appelle pas tout le temps parce que c’est le début de l’histoire ; je me suis adaptée, j’ai vu d’autres gens, j’ai partagé du temps avec les amies seules quand elles étaient dispo, avec le couple parce que j’aime bien aussi voir le couple dans son intégralité ! J’ai été une très heureuse copine célibataire, parce que je comprenais ce qu’elles vivaient ! (ça c’est la réponse aux copines délaissées)

    Aujourd’hui, je suis de l’autre coté, je suis une « en couple » ; mais les amis le sont aussi ! Je ne suis pas devenue une autiste du couple, je ne vis pas dans une bulle : je sors seule quand j’en ai besoin, je rentre souvent de part chez moi, souvent seule d’ailleurs, pour profiter de mes amis ; je les appelle des heures, de préférence quand le chéri n’est pas là, pour leur consacrer du vrai temps ; le chéri partage du temps avec mes amis quand il le souhaite, et quand cela s’y prète ; je me dis souvent qu’on m’en demande trop, que je ne peux pas être présente sur demande quand c’est loin et imprévu, qu’on peux pas m’en vouloir de passer mes vacances en couple plutôt qu’à 15, que……
    J’arrêterai là, on va pas refaire le monde !

    Mais en tout cas, y’a pas de tout noir ou tout blanc en permanence : oui, y’a des couples ultra-fusionnels, y’en a d’autres ultra-libres, y’a des amis ultra-présents et d’autres qui distillent leur présence par mini touche.
    Au milieu de tout ça, y’a des gens comme moi, qui aiment leur chéri et leurs amis, qui font du mieux qu’ils le peuvent pour tout concilier, et qui aimeraient que tout le monde s’aime !

    Anonyme, qui en tout cas, voit qu’elle n’est pas seule dans son cas

  • #71 Sandrinette le 15 octobre 2009 à 13 h 02 min

    Anonyme: ton malaise et ta « culpabilité font partie de toi.C’est qui fait que tu es humaine, pleine d’emphatie,…

    Ce manque tu l’auras toujours parce que ces ami(e)s, font partie de toi, de ta vie, de ton histoire.

    Et oui, avec le temps, on apprend à vivre avec.

    Chaque histoire est différente et amène son lot de peines et de joies.

    Moi je suis le mouvement, je vais ou le vent me porte, et même si je suis parfois nostalgique de certains moment, ou amitiés du passé, j’en garde le souvenir d’évènements qui m’ont fait grandir et devenir ce que je suis maintenant.

    Thèmes universels que l’amour, l’amitié ou le sentiment d’ « abandon ».

    Bonne vie à toi. ;))

    max: je crois que l’on a malheureusement toutes été élevées dans le culte du prince charmant avec qui on vit heureuses jusqu’à la mort et avec qui on a pleins d’enfants…. ;))))

  • #72 porteverte le 15 octobre 2009 à 13 h 17 min

    Sandrinette: Rhooo ben non, moi je suis une enfant des seventies et d’une famille matriarcale et féministe, et je peux t’assurer que le prince charmant, je m’en suis toujours joyeusement tamponné le coquillard ;-)

    Donc je suis bien évidemment d’accord avec max, c’est un peu ce que j’essaie de dire quand je commente sur ce genre de sujet, mais ça passe mal, ça passe mal ;-(

    Je mets ça sur le dos d’internet le consensuel, je ne veux pas penser que vous êtes toutes devenues si fleur bleue (déjà quand vous dites l’homme ou le chéri, ça me fait bondir, alors tu vois …)

  • #73 Anonyme le 15 octobre 2009 à 13 h 28 min

    Porteverte : Bonjour !
    Nan, c’est pas le culte du prince Charmant, mais je trouve ça pratique, plutôt que de marquer « mon conjoint », remarques, j’aurais pu faire ça ! Ca aurait été drôle !
    « quand, j’ai rencontré le Conjoint » !!!

    Enfin, bref, c’est pas que je voue un culte au prince, et à tout le tralala : pour dire, moi le mariage et les enfants, j’en veux même pas. Mais vivre avec Le chéri, c’est quand même cool, c’est mieux qu’une coloc !

    Sandrinette : merci !

  • #74 Sandrinette le 15 octobre 2009 à 14 h 33 min

    porteverte: ;))

    J’ai appris avec le temps et l’expérience que le prince charmant n’était pas aussi prince, ni aussi charmant. ;))

    Je ne suis ni pour, ni contre ce que dit max.J’émettais une hypothèse à son point de vue qui pouvait éventuellement être une explication, basée sur les contes des petites filles.

    Pour moi, toutes les critiques passent, je suis assez ouverte d’esprit et aux critiques. ;) Aucuns problèmes ;)))

    Maintenant, si tu relis bien mon billet au tout début, je ne suis pas ou plus fleur bleue.J’ai perdu mes oeillères. ;)

    Comment tu veux que l’on nomme nos partenaires? Et toi comment nommes-tu ou nommais-tu le tien?

  • #75 max le 15 octobre 2009 à 15 h 16 min

    @sandrinette et anonyme

    Moi je préfère appeler la personne que j’aime par son prénom. (en ce moment, c’est Dicle (prononcez Did-jlè), c’est turc, et c’est toujours un plaisir de prononcer ce nom).
    J’essaye aussi d’éviter les pronoms possessifs (« mon » copain, « ma » copine, etc.), parce que je me sens mal à l’aise avec cette idée de « possession ». Chacun est plus heureux en étant libre et indépendant, non ? Evidemment, c’est un peu casse-tête quand tu veux expliquer aux autres ce que cette personne représente pour toi ! Tu peux dire : il(elle) est un(e) ami(e) à qui je tiens énormément, c’est la personne avec qui je partage ma vie, etc. Mine de rien, changer les petits mots du quotidien peut changer beaucoup de choses dans nos relations avec autres.

  • #76 Sandrinette le 15 octobre 2009 à 15 h 28 min

    max: vu comme ça oui, je comprends que « mon », « ma », … fassent possessif.

    Pour moi, comme pour beaucoup d’autres, c’est plus dans un langage courant et ça veut plus dire que c’est LA personne avec qui tu es (dans le sens d’une relation exclusive).

    J’avoue que je n’avais jamais pensé que les choses pouvaient être interprétées comme tu l’as fait.

    Mais utiliser un possessif n’enferme pas la personne.Ce ne sont que des mots.après ce qui diffère, c’est le sens que tu leur donnes ou attribues.

    Je ne suis pas sûre d’avoir bien saisi le sens que tu leur donnais mais cette conversation est très enrichissante. ;)

  • #77 camille strass le 15 octobre 2009 à 15 h 37 min

    > Max :

    Je peux comprendre cette vision de l’amour, mais personnellement, elle ne me convient pas. Je considère que j’ai des « droits » sur mon mari : le droit d’exiger son respect, sa loyauté, sa fidélité, son soutien (les engagements que nous avons pris au mariage, quoi :p) comme il a les mêmes « droits » sur moi. Rien à voir avec une soumission, une idolâtrie de l’un pour l’autre. Du reste, j’ai toujours considéré que ces droits valaient aussi avant notre mariage.
    En outre, je n’aime pas entendre « j’ai un mari, des enfants », je préfère « je suis la femme de… » : je préfère être plutôt qu’avoir l’autre.

    Mon mari a été une sorte de prince charmant dans la mesure où il est mon premier véritable amour : je considère comme une chance qu’il me soit tombé dessus (bing ! :p) quand j’avais vingt ans et que notre histoire soit heureuse. J’ai eu la chance de ne pas connaître de vrai grave chagrin d’amour malgré une histoire parfois cahotique dans notre couple.

    Cela ne m’empêche pas d’être consciente qu’il existe un monde en-dehors de lui : le monde de mes amis, de mon travail, de mes années d’avant lui, etc.
    Nous sommes bien conscients que notre foyer sera heureux si nous sommes heureux ensemble (condition sine qua non), mais qu’il sera bien plus beau si nous savons l’ouvrir à tous ceux (enfants, famille, amis) qui auront besoin d’écoute, d’accueil, de présence.

    Le tout est, comme on l’a dit plus haut, de savoir atteindre un équilibre.

  • #78 Sandrinette le 15 octobre 2009 à 15 h 40 min

    camille strass: merci pour la 1ère partie de ton com’, c’est ce que je voulais dire, mais moi c’était brouillon.

  • #79 Lilialaplage le 15 octobre 2009 à 16 h 13 min

    @camille strass: je partage parfaitement ce point de vue ;-)

    @max : tu dis « en ce moment, c’est Dicle ». Et demain ? Je respecte parfaitement ton point de vue, bien évidemment, mais d’autres ont besoin d’engagement en amitié, comme en amour, et je crois fortement que c’est loin d’être incompatible avec la liberté (de penser ou d’exister en dehors de l’autre), au contraire. Je vais même dire mieux, je me sens bien plus libre grâce à l’homme qui partage ma vie. A mes yeux il n’est pas question de possession, ou même de prince charmant. Passé un certain âge, je suppose qu’on est toutes un peu désenchantées ;-)
    Maintenant, n’est-il pas un fort de qualifier de « malsaine » l’idée d’un amour unique ? De mon point de vue, naïve, utopique ou parfaitement optimiste convient mieux.
    Quoi qu’il en soit, ton point de vue est tout à fait intéressant, et je partage avec toi cette idée que « changer les petits mots du quotidien peut changer beaucoup de choses dans nos relations avec autres. »

  • #80 porteverte le 15 octobre 2009 à 17 h 57 min

    Sandrinette: Ben en fait moi j’utilise le prénom, et en général les gens comprennent ou ils posent la question s’ils ont besoin d’être sûrs ; sinon je préfère dire « mon » (mec ou mari, selon la configuration), que « le »/ »l' », que je trouve un peu grandiloquent (tu vois, c’était le choix du déterminant qui me gênait, pas le choix du nom ;-)

    Le possessif ne me gêne pas, pour une nuit, un jour, une semaine, un mois, ou des années, le temps que ça dure, c’est mon mec ; mais pour autant, je ne me sens pas de droits sur les gens qui m’entourent, et ne leur en donne pas sur moi (qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié – et même de liens familiaux) : si on cesse de me respecter, de m’être fidèle (comme dit camille strass), c’est qu’on ne me mérite plus, et on vire – et bien entendu, c’est réciproque ;-)

  • #81 Sandrinette le 15 octobre 2009 à 19 h 05 min

    porteverte: moi ,j’utilisais cette expression de « l’Homme », etc, parce que c’est celle qui revient le plus sur ce blog et je pense que c’est plus à prendre au 53ème degrés. ;))))))))

  • #82 Ln le 16 octobre 2009 à 8 h 49 min

    Bonjour Anonyme,

    Je comprend plutôt bien ce que tu veux dire car je l’ai vécu un peu dans les 2 sens : d’un côté moi célibataire qui vois mes amies se mettre en couple et certaines « m’abandonner ». 2 cas à ce niveau là : les copines qui font systématiquement passer leur mec avant , et dans ce cas en effet je le prend mal – et les copines qui essaient quand même de toute concilier et qui forcément sont moins dispos, nos relations changent, mais je dirais que nore amitié « murit », nous apprenons à être des amies « adultes », avec moins de temps disponible, mais nous nous apprécions toujours autant, un peu comme quand tu passes d’une passion amoureuse au début d’une histoire à un amour plus calme mais toujours aussi fort.
    Et puis d’un autre côté moi aussi je deviens moins dispo depuis que je suis avec mon chéri, et finalement je crois que je fais aussi des choix : qui je vois plus ou qui je vois moins, et évidemment le chéri rentre en compte là-dedans, mais on ne peut pas toujours être disponible pour tout le monde.
    Et puis finalement mes 2 meilleures amies vivent loin, très loin, on ne se téléphone pas tous les jours loin de là, on se voit deux fois par an max (pas évident la distance!) mais quand on se voit c’ets toujours pareil, autant de complicité, autant d’échanges, finalement je crois que l’amitié la varie c’est ça, être capable de se comprendre même sans se parler tous les jours, de s’aimer même lorsque l’on change, l’on évolue…

    Merci pour ce texte!! bisous

  • #83 Kelig le 18 octobre 2009 à 7 h 20 min

    Ce n’est pas facile d’admettre que l’on n’est pas indispensable sans rejeter la faute sur les autres mais c’est la réalité de la vie: le monde ne tourne pas autour de nous ni quand on est célibataire, ni quand on est en couple. Il faut savoir trouver un équilibre entre sa vie de couple et ses amis. Pas toujours facile de se remettre en question mais ce n’est la faute de personne, ni des anciens amis, ni des nouveaux; c’est au couple de créer cet équilibre au lieu de rejeter la faute sur les autres. On ne peut pas demander aux autres de chambouler leurs vies parce-qu’on a trouvé quelqu’un, ce serait de la prétention. Un peu d’humilité ne fait jamais de mal!

  • #84 Kelig le 18 octobre 2009 à 8 h 28 min

    C’est sympa d’avoir un commentaire masculin! Avec des expressions comme L’Homme ou LE chéri, on pourrait se croire dans le magazine 20 ans. Enfin, chacune sa tasse de thé après tout mais je suis quand même ravie de voir que je ne suis pas la seule à le penser. C’est vrai qu’il faut le prendre au 53ème degré et que ce n’est pas si grave!!
    Par rapport au post, on peut parfois être la fille qui ne voit QUE par son mec (tout est beau et si les amis ne comprennent pas, ce ne sont pas de vrais amis, ils ne nous méritent pas, etc. etc.) mais attention au retour de balancier si l’histoire se termine car on peut être mise dans le camp des filles délaissées parce qu’elles sont célibataires (une fille célibataire c’est dur à caser sur un plan de table, elle ne peut pas comprendre notre vie de dingue, sa vie étant si simple à elle, elle a si peu de responsabilités etc., etc). J’ai été tour à tour célibataire ou en couple. Aujourd’hui en couple, j’évite de gonfler mes copines célibataires en ne parlant qu’à la première personne du pluriel et puis j’espère ne jamais tomber dans le club des mamans qui ne parlent que de couches ou de Dolto car je comprendrais qu’elles m’en veuillent. Bref, je garde des moments pour moi avec mes amies, pour moi et David (eh oui, je ne dis pas LE chéri mais ça n’enlève rien aux sentiments que j’ai pour lui), pour nous deux et nos amis, et lui fait de même. On jongle et ce n’est pas toujours facile mais il y a le téléphone et Internet qui sont de bons alliés. J’ai vécu sept ans au Royaume-Uni et j’ai réussi à garder contact avec ma meilleure amie, comme quoi quand on veut, on peut! Tout est question d’équilibribre à trouver entre notre compagne/compagnon et nos amis et ceci des DEUX côtés. La vie nous réserve parfois des surprises et qui sait si un jour on ne retournera pas de l’autre côté…

  • #85 Comme un piou le 4 novembre 2009 à 15 h 12 min

    Mince j’aurais pas pu mieux décrire les choses tellement c’est compliqué !
    J’ai moi même vécu une expérience similaire, tiraillée entre la ville où je poursuivais mes études supérieures et la ville de Doudou. Au début ma colocataire comprenait très bien « normal tu dois entretenir cette relation », à la fac mes copines me reprochaient de ne pas sortir assez souvent, tiraillée entre chéri, étude et j’ai mal vécu ses reproches, même si j’ai toujours tendance à culpabiliser dans un premier temps. L’une d’entre elle a même choppé mon homme (quand même de 11 ans son ainé) pour lui faire la morale « tu l’accappares trop bla bla bla  » chéri quant à lui fidèle à lui même n’a pas cherché à répondre quoi que ce soit…zen…
    Mais moi rudement en colère, mais pas envie de l’affronter directement, je commençais un nouveau job et là j’étais encore moins disponible, ni pour les autres ni pour moi même.
    Culpabilité !
    Mise à l’écart progressivement au point de ne pas me donner leur note de cours lorsque j’étais malade ou que j’étais absente car je rentrais à 2h du mat du boulot…Le prix à payer d’avoir été absente ?
    Quand mon contrat s’est terminé j’ai profité d’avoir plus de temps pour voir mon homme qui me manquait terriblement. Là la colocataire m’a reproché de ne pas être là assez souvent car du coup je faisais moins le ménage qu’elle (logique non ?) mais en oubliant que je continuais de payer la moitié des factures sans en consommer la moitié… ce que je lui ai dis d’ailleurs au bout d’un moment parce que bon faut pas déconner… ce à quoi elle a répondu qu’on allait pas commencer à faire des factures au prorata de la consommation…no comment…proprio lettre recommandée préavis de trois mois déménagement chaotique avec la colocataire qui a essayé de me priver de ma caution et direction chéri pour la vie à 2.
    Un an après ça une copine de fac m’apelle en me faisant ces plus plates excuses « on aurait jamais du t’ignorer maintenant je comprend mieux bla bla bla »…mais j’ai repris une autre vie où j’ai guéri de ça de façon très simple : la vie a changé et des amis du temps du collège du lycée ou de la fac ça devient difficile d’en trouver.
    Ce qui est certain c’est que je ne culpabilise plus depuis longtemps et 3 ans plus tard je suis heureuse et j’adore les amis de mon mec qui sont devenus les miens. Des amis avec qui on parle de tout et de rien, pas de nous, pas de grandes confidences, mais les moments de rigolade sont très présents et c’est tout ce qui compte. J’aime la solitude mais entretenir des liens c’est important, à chacun sa mesure.
    Ces « désamitiés » sont une expérience comme une autre dans la vie, qui m’a poussé à m’isoler mais dieu (ou n’importe qui d’autre) merci que j’ai dépassé et qui m’a appris une chose : je n’appartiens pas aux autres et les autres ne m’apppartiennent pas non plus.

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