La justice et les hommes, par Véro la Bisontine

22 septembre 2010

o-toi-lectrice

« Quand j’étais adolescente, je voulais épouser une carrière dans le milieu médical, ou quelque chose s’y rapprochant.
Je voulais aider mon prochain, apaiser sa souffrance, et me sentir utile.

Je n’ai pas suivi d’études dans ce registre là pourtant, mais plutôt vers le milieu juridique.
Pourquoi un tel changement ?
Je ne saurai l’expliquer rationnellement.

Chemin faisant, après avoir fait mes preuves professionnelles, j’ai rejoint il y a trois ans maintenant, le conseil de prud’hommes de ma ville, en tant que juge.

J’ai ressenti une vive émotion au moment où j’ai prêté serment, à la Cour d’Appel, en levant la main droite et en jurant que j’agirais en mon âme et conscience.

Me voilà entrée dans le monde de la justice, avec un mandat de magistrat, prête finalement à rendre mon jugement sur des litiges nés dans le milieu du travail.

Je dois avouer que je n’étais pas peu fière de la confiance qui m’était accordée.

Depuis, les affaires se succèdent, et après avoir adopté un timide comportement, tout à fait légitime vis-à-vis de mes collègues aguerris à ce genre d’exercice, j’ai pris mes marques.

Je garde, et j’y tiens, un certain détachement face aux plaidoiries, voulant par-dessus tout avoir à l’esprit que de prime abord, ce sont les règles de droit qui s’appliquent.

Il n’empêche.

Il est parfois difficile de ne pas éprouver d’empathie face à la souffrance exprimée, de ne pas tomber dans le piège de la théâtralité proposé par des avocats soucieux de défendre les intérêts de leurs clients, et parfois leurs propres intérêts.

Malgré tout, cette nouvelle étape dans ma vie me plait énormément, parce qu’elle concerne une matière en perpétuelle évolution, qu’elle oblige une remise en question constante, et qu’elle m’engage à une certaine rigueur, d’autant plus quand il faut rédiger un jugement, suite aux décisions prises.

Finalement, je ne suis pas si loin de mes envies d’adolescente : j’aide mon prochain, j’essaie d’apaiser sa souffrance, et je me sens utile.

Signé : Véro la Bisontine »

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23 commentaires

  • #1 Deilema le 22 septembre 2010 à 9 h 24 min

    Haha, voilà un texte qui me parle rudement ;)
    Moi aussi je voulais aider mon prochain… et devenir juge pour enfants.
    Et puis j’ai choisi l’autre côté de l’estrade, mais là aussi, le souci d’aider est permanent, même si c’est une vision différente.
    Nous on propose une interprétation de la loi qui permettrait de donner raison à notre client, quitte à la tordre un peu.
    Après, c’est aux juges de choisir et j’avoue que, bien souvent, je préfère être à ma place qu’à la leur.
    Enfin, je tiens quand même à souligner que la grande majorité des avocats servent d’abord les intérêts de leurs clients, pas les leurs. (il y a des exceptions, naturellement, mais c’est valable aussi pour les magistrats)

  • #2 Atchoum29 le 22 septembre 2010 à 9 h 31 min

    Quel beau texte sur ton métier ! Et quel beau métier. J’ai choisi un métier qui n’aide pas directement les gens et je le regrette assez souvent, je me dis que sans moi la Terre tournerait aussi rond. Mais je sais aussi que si j’en change ce sera pour un métier « utile » comme j’aime le dire et que je suis dorénavant prête à faire ce choix pour les autres. Question de maturité peut-être ? Bravo et Merci (avec un très grand M) d’aider les autres en ton âme et conscience. (Rassure-moi, en France, on ne prête pas serment la main sur la Bible quand même ?)

  • #3 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 9 h 33 min

    Deilema : ce que je voulais dire, concernant les avocats, c’est que très souvent, ils nous formulent des demandes de renvoi, juste parce qu’ils ne sont pas prêts à plaider pour la date qui leur a été communiquée des mois auparavant.
    Je me mets à la place du salarié (ou de l’employeur) qui attend depuis des mois, et qui voit que cela n’avance pas…
    Cela m’irrite assez, et dernièrement, je présidais un bureau de jugement, et je me suis permis de mettre une petite soufflée aux deux avocats (un qui demandait le renvoi et l’autre qui était forcément d’accord), parce que leurs arguments n’étaient pas vraiment fondés (ou plutôt je n’étais pas dupe qu’ils n’avaient pas bossé).

  • #4 Deilema le 22 septembre 2010 à 9 h 37 min

    Véro la Bisontine: ah, les demandes de renvoi, le grand sujet d’incompréhension avec les magistrats…
    Je ne dis pas que c’est toujours justifié, mais quelques fois, quand on me refuse un renvoi, j’ai bien envie de montrer au juge mon agenda des semaines précédentes en leur demandant quand j’aurais pu trouver le temps de conclure !
    Et je ne parle pas des juges qui m’ont refusé des renvois alors que j’étais en congé maternité :(

  • #5 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 9 h 47 min

    Atchoum : je te rassure, nan.. je n’ai pas prêté serment, la main sur la Bible.
    Mais j’ai failli cracher par terre (je rigole).

  • #6 Fanchette le 22 septembre 2010 à 10 h 02 min

    C’est très intéressant ce texte Véro.

    J’ai été attirée par la signature de ce texte (le premier sous ta plume si je ne m’abuse) et je ne suis pas déçue du thème ;-)

    Est-ce ton métier ? Ou est-ce un « mandat » non professionnel ? Si c’est le cas combien de temps occupe-t-il sur ton emploi du temps ? As–tu des « délégations » d’heures pour assumer cette fonction ?

    Merci pour cet éclairage sur cette « fonction » en tout cas. Les arcanes de la justice, qu’elle soit professionnelle, civile ou pénale, sont souvent intéressantes.

  • #7 viobulle le 22 septembre 2010 à 10 h 38 min

    Bonjour !

    Je vois pas trop où tu veux en venir avec ce texte?
    Le moment où ça devenait intéressant, tu l’as arrêté, je me trompe?
    Disons que j’aurais aimé que tu parle de tes dilemmes justement. nous ne sommes que des hommes qui jugeons d’autres hommes.

    bises

  • #8 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 10 h 48 min

    Fanchette: Merci pour ton intérêt Fanchette :-)
    En fait, nous sommes des magistrats « élus ».
    La dernière élection a eu lieu en décembre 2008, pour un mandat de 5 ans.
    d’ailleurs, à ce sujet, la participation aux élections est très faible (environ 20%, que ce soit dans le collège salariés ou employeurs), sous la forme d’un vote par correspondance.
    Une réforme est encours, justement, pour essayer d’améliorer cette participation.

    J’assume cette fonction en plus de mon travail, ce qui fait que je suis dans l’obligation de m’absenter régulièrement pour siéger, avec l’accord de mon employeur, évidemment.
    Cela me prend, en gros 2 jours par mois.

    Évidemment, le temps que je ne passe pas à mon bureau, je le rattrape en mettant les bouchées doubles…

    viobulle: tu ne vois pas où je veux en venir?
    Il faut savoir que nous sommes soumis au secret professionnel, donc je ne peux pas (et ne veux pas d’ailleurs) agrémenter mon texte d’anecdotes ou d’appréciations personnelles.
    Je voulais juste vous donner un éclairage sur cette fonction souvent méconnue; et ce n’est pas une partie de plaisir (que l’on soit salarié ou employeur) de se retrouver au prud’hommes.
    Évidemment, nous, juges, ne sommes que des êtres humains, d’où la complexité de cette fonction…

  • #9 Cécile de Brest le 22 septembre 2010 à 12 h 08 min

    C’est une fonction dont j’avais bien sûr entendu parler mais qui restait très nébuleuse pour moi.
    Merci de m’éclairer, Véro !
    Et tu as bien de la chance d’exercer un métier qui te plaît…

  • #10 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 13 h 49 min

    Cécile de Brest: mon métier principal est de prodiguer des conseils juridiques pour des PME, au sein d’organisations professionnelles patronales.
    Ensuite, ma fonction de juge au prud’homme n’est pas un vrai métier, puisque ce n’est pas une profession en tant que telle, et qu’elle ne permet pas d’en retirer une rémunération suffisante et nécessaire.
    Tous les conseillers prud’homaux (salariés et employeurs) ont un métier, et occupent cette fonction en complément.
    Donc, autant vous dire qu’il faut que cela plaise, et que l’on en retire un certain plaisir à l’exercer.

  • #11 LilialiceK le 22 septembre 2010 à 14 h 17 min

    C’est beau de voir des personnes passionnées par leur métier. Je suis en 5ème année de psy, intervention psychosocologique : travail et santé ), et venir en aide aux personnes en difficulté est pour moi essentiel, c’est pour cette raison que ton texte m’a touché et aussi parce que tu es bisontine comme moi ;-).

  • #12 ISARO le 22 septembre 2010 à 14 h 46 min

    Bonjour … un petit commentaire je ne suis pas allée jusqu’au Conseil des Prudh’ommes car mon employeur a accepté la veille de l’audience un compromis mais j’avoue qu’à ce stade je n’ai pas eu beaucoup d’estime pour cet avocat en charge de mon dossier, que j’avais trouvé par internet qui finalement voulait aussi éviter la plaidorie et allait dans ce sens derrière mon dos avec l’avocat de la partie adverse pour toucher son forfait ses 2000 euros et 15% de commisssion et basta …
    Si je ne suis pas allée jusqu’au bout c’est que j’ai réalisé qu’il ne maitrisait pas les pièces de mon dossier et ne partageait pas certains d emes points de vues L’argent toujours l’argent Pour les victimes je vous invite vraiment à trouver un avocat par le bouche à oreille c’est beaucoup plus sérieux et fiable,

    A force de multiplier les audiences, je suis sûre que véro tu décelles de mieux en mieux celui qui a bien bossé sur le dossier, les preuves ridicules de celles qui sont accablantes bref le métier de juge est noble les victimes mettent beaucoup d’espoir en cette justice française, ( PS j’aimerais beaucoup lire le dictionnaire amoureux de la justice car parfois le système français laisse un arrière goût d’injustice on se rappelle tous l’affaire Outreau … et tant d’autres cas divers pourquoi la justice est moins clémente vis à vis des papas divorcés par rapport aux mères …)

    Bref noble corps de métier, accroches toi Véro et bravo ! Faut du courage pour se livrer quotidiennement à l’activité de juge.

    A+
    ISARO

  • #13 STEPHANIE le 22 septembre 2010 à 15 h 20 min

    J’espère ne jamais avoir à me retrouver en face de toi car sinon cela voudrait dire que je suis dans de beaux draps ( professionnellement parlant bien sûr).
    En même temps je pense que ce ne serait pas possible car il me semble que les conseillers et juges prud’homaux sont élus par catégorie professionnelle, n’est ce pas?
    En tout cas continue à bien t’éclater dans cette activité complémentaire à la tienne car il y aura toujours des gens qui auront besoin de défendre leurs droits et de se les faire valider.

  • #14 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 17 h 18 min

    LilialiceK: Coucou la Bisontine!!
    Et bonne poursuite dans tes études!
    Pour ne rien te cacher, j’ai adoré les cours de « psychologie du travail » que j’ai reçu quand j’étais étudiante..;-)

    STEPHANIE: tu as tout à fait raison, il existe 5 catégories :
    – Agriculture (peu de litige)
    – Commerce
    – Industrie
    – Encadrement (réservé aux cadres)
    – Activités diverses (professions libérales, associations, etc..)
    Et aucun ne choisit sa catégorie, bien sûr.
    C’est sa propre activité professionnelle (salariée ou employeur) qui définit sa section.

    Je voudrais juste donner quelques chiffres, histoire de vous donner un éclairage supplémentaire:
    – 93% des dossiers déposés viennent des salariés
    – 62% des dossiers sont gagnés par les salariés.

  • #15 Hélène le 22 septembre 2010 à 17 h 24 min

    LilialiceK, ISARO, STEPHANIE: soyez les bienvenues !

  • #16 Véro la Bisontine le 22 septembre 2010 à 17 h 30 min

    ISARO: Isaro : Ton texte me touche beaucoup.
    D’abord parce que tu parles de ta propre expérience, souvent vécue douloureusement.
    Il est vrai que les avocats ont souvent une spécialisation, donc par conséquent une certaine maitrise de leurs dossiers.
    Je te rejoins complètement quand tu parles du bouche à oreille, mais il est vrai qu’il est parfois difficile de faire le bon choix, nous sommes peu souvent (et heureusement) confronté à ce genre de litiges (contrairement au choix d’un médecin par exemple ou d’une coiffeuse, il est plus facile de questionner on entourage).

    Dans ma courte expérience, j’ai entendu d’excellentes plaidoiries, réalisées par des avocats convaincus et convaincants; malheureusement d’autres nous laissent à penser que le dossier qu’ils défendent est mal préparé, parce que ce n’est pas leurs spécialités, ou simplement parce que le dossier n’est pas assez consistant.

    Après je dois préciser que pour juger après les plaidoiries (2 juges « employeurs », 2 juges « salariés »), nous nous retrouvons tous les 4, et que nous nous basons sur des pièces écrites.

    Si j’ai un conseil à vous donner, si vous rencontrez des difficultés dans votre relation de travail, constituez un dossier, avec des pièces écrites.
    Ce qui est évidemment difficile, dans le cadre d’un harcèlement moral.
    Il n’empêche.
    Plus vous pourrez apporter de l’eau à notre moulin, en tant que juge, plus notre décision, déjà basée sur des règles de droit, sera facilitée.

  • #17 Deilema le 22 septembre 2010 à 18 h 16 min

    ISARO: Je te confirme qu’en effet, il est bien plus judicieux de trouver un avocat sur les recommandations de l’un ou de l’autre plutôt que d’en choisir un « au pif » dans l’annuaire ou sur une plaquette.
    Il faut aussi faire attention aux « spécialisations », car telles qu’elles existent aujourd’hui, elles sont pratiquement réservées aux « vieux » avocats (donc souvent les plus chers) qui les ont acquises à l’époque où il n’était pas nécessaire de passer un examen pour cela.
    D’où l’importance du bouche à oreilles.
    Attention quand même, bien souvent les justiciables pensent que si ils ont gagné leur procès, c’est parce qu’ils avaient un bon dossier, et que s’ils l’ont perdu, c’est à cause de leur avocat…
    Or, c’est un peu plus complexe que ça.

    Après ça, il faut savoir que bien souvent, il est plus judicieux de se mettre d’accord avec la partie adverse que de plaider le dossier.
    Parce qu’on n’est jamais certain de gagner (et qu’on ne sait pas combien on peut gagner) : Véro nous dit que 62% seulement des dossiers sont gagnés par les salariés, soit à peine plus de la moitié… et les cas dans lesquels le salarié a eu la totalité de ce qu’il demandait sont évidemment encore moins nombreux.
    Et que même si on gagne, le recouvrement des sommes peut être long, et l’employeur peut faire appel.
    Alors qu’une fois une transaction signée, il est impossible de revenir en arrière.

    Je ne suis donc pas sure que ton avocat ait vu en priorité ses intérêts lorsqu’il t’a conseillée de te mettre d’accord avec ton ancien employeur.

    Enfin, je dirais qu’il est normal que ton avocat ne partage pas totalement ton point de vue, puisqu’il n’est pas à ta place et qu’il remet les choses en perspective avec la loi, les décisions antérieures dont il a pu avoir connaissance etc.
    En gros, on peut parfois être obligé de dire à nos clients « ce n’est pas juste, mais la loi ne prévoit pas qu’on puisse faire ci ou ca » ou « je ne remet pas votre parole en doute, mais si on n’a pas de preuves, ça ne sert à rien d’invoquer tel ou tel point ».

  • #18 ISARO le 27 septembre 2010 à 10 h 56 min

    Bonjour Deilema, en fait peut être je dois être un peu influencée par les films et séries américaines où tu vois les avocats qui se battent becs et ongles pour décrocher la victoire. ( d’ailleurs au passage il y a un très bon polar qui est passé récemment un dimanche soir sur France 2 appelé Maitre du Jeu avec Gene Hackman où devant la puissance de l’inculpé un grand groupe fabricant d’armes, on observe le juré sélectionné au hasard en proie à la manipulation de ce groupe mais je m’égare !) J’avais deux options prendre un avocat, ami de ma soeur mais qui vivait sur Angers et je suis basée sur Paris et un avocat lambda. J’ai rencontré les deux ! Ce qui s’est passé c’est que l’avocat lambda était charmant et j’avoue que quand j’avais encore un pied dans l’entreprise et une grosse pression il m’a vraiment épaulée par téléphone, rassurée sur l’attitude à adopter en temps réel c’est je pense le moment le plus important car grosse pression tout en faisant son boulot mais au moins dernières possibilités de rassembler des preuves ! (et oui il y a quand même un bon côté des choses lol ) le second l’ami de ma soeur partageait mes points de vue ( à savoir mettre dans les pièces des mails qui m’était adresser où du jour au lendemain le directeur de production actionnaire majoritaire qui est à l’origine je pense de mon licenciement a changé mon email de mon nom on est passé à un pseudo non equivoque) mais ce dernier était très occupé à Angers sur une affaire notamment d’homicide involontaire et s’est montré un peu moins chaleureux… bref j’ai eu plus de feeling pour le lambda mais au final j’ai pas fait le bon choix mais bon je suis contente d’avoir eu cette écoute aux moments les plus difficiles. C’est pas dramatique vu les montants, je n’avais que 6 ans d’ancienneté, mais en réalité avec l’ami de ma soeur je pense qu’on aurait monté un dossier ensemble béton armé et surtout je me serais sentie suffisamment en confiance , sauf que j’avais besoin d’un soutien psychologique du coup j’ai choisi l’autre option. Mais je peux t’assurer que j’ai regroupé les pièces à conviction dans différentes chemises apporter 5 kgs de papier à mon avocat bref que j’ai apporté un dossier complet dès le départ et que la veille de l’audience mon avocat n’avait pas encore rédigé sa plaidoirie ( je n’avais toujours pas reçu la copie !) il savait pertinemment qu’il y aurait un ajournement !!!. Alors qu’une année pratiquement s’était écoulée !!!!!, je ne trouve pas çà sérieux de la part des avocats d’attendre la dernière minute pour rédiger une plaidoirie pour laquelle il a disposé de 300 jours pour la rédiger. Par ailleurs 62 pour cent de succès c’est pas rien, je ne vois pas pourquoi tu utilises l’adverbe « seulement » et rappellons que les frais d’avocat sont dans le cas de la victoire totalement remboursés, n’est ce pas ? C’est toujours vrai ? Enfin pour finir mon avocat a voulu que je le paye au black … bref gros doute sur ses réelles motivations : défendre une victime ou bien remplir les caisses de son cabinet. Mais bon comme tu dis une fois le compromis signé il n ‘y a pas d’appel, on touche les sous au bout de 15 jours et on n’a pas à revenir sur une période difficile. C’est le choix que j’ai fait car je devais rembourser les frais d’avocat à mes parents, c’est quand même l’équivalent d’un salaire ! et je préferrais jouer la sécurité mais bon je regrette que mon ancienne entreprise n’ait pas eu une bonne leçon de ma part, mais j’ai appris plus tard qu’un autre de mes collègues est allé jusqu’au bout et obtenu gain cause c’est plutôt bien. Question ! je crois que Nicolas Sarkozy a fait une loi pour un licenciement à l’amiable, connais tu le contenu, quels en sont les avantages ? et les inconvénients ?… Je me renseigne pour l’avenir on sait jamais ! Rompre un contrat de travail dans de mauvaises conditions est vraiment une étape pénible à vivre pouvoir discuter entre gens responsables et négocier un départ digne voilà qui serait bien mais je ne sais pas ce que la loi prévoit pour çà. Bonne chance à toi pour tes plaidoiries.

  • #19 ISARO le 27 septembre 2010 à 11 h 11 min

    Véro la Bisontine: Merci Véro pour ton message, chapeau pour ton implication, je pense aussi par les temps qui courent avec la crise, les abus ont dû s’amplifier et donc je ne connais pas les statistiques mais je pense qu’il y a dû avoir une recrudescence de dossiers !

    PS Merci aussi pour le mot de ce jour immarescible que je risque à 100% d’oublier dans les minutes à venir … mais gloire à notre langue française !

  • #20 Hélène le 27 septembre 2010 à 14 h 30 min

    ISARO: ouh my god, si qqn lit un pavé pareil, ainsi dépourvu de sauts de ligne te de paragraphes, je lui tire mon chapeau ! ;-)

  • #21 ISARO le 27 septembre 2010 à 15 h 29 min

    Hélène: désolée princesse… Je ne recommencerais plus…

  • #22 Hélène le 27 septembre 2010 à 15 h 33 min

    ISARO: oh moi je dis ça pour toi hein, parce que la présentation de ton comm’ risque de décourager les autres lectrices, et si tu veux être lue il vaut mieux penser à ce genre de détail.
    De façon tout à fait personnelle, ça m’est rigoureusement égal (quand je vois un pavé pareil je ne le lis pas), donc ce n’est pas la peine de m’appeler « princesse » pour montrer que tu te fiches de moi.

  • #23 Véro la Bisontine le 27 septembre 2010 à 17 h 18 min

    ISARO: j’ai lu le pavé…;-)
    Quelques précisions:
    Si j’utilise le mot « seulement » vis à vis des 62%, c’est que comparativement au pourcentage de dossiers déposés par les salariés, tous n’obtiennent pas gain de cause (ce qui souvent dans l’esprit commun : les employeurs pensent que s’ils sont assignés aux prud’hommes, c’est perdu d’avance).

    Ensuite il existe effectivement ce que l’on appelle une rupture conventionnelle (je déteste l’expression « licenciement amiable » car pour moi, un licenciement n’est pas amiable, au sens juridique du terme).
    C’est une procédure qui permet de rompre le contrat de travail d’un commun accord, avec un temps de réflexion, et une validation par la DDTEFP.

    C’est à mon sens une bonne formule, puisque :
    -elle permet de désamorcer un conflit, pas toujours clairement exposé, et souvent une absence de preuves irréfutable; en fait c’est tout à fait adapté à une situation larvée, une envie de ne pas poursuivre la relation de travail (de part et d’autre), alors qu’il n’y a pas de fautes avérées.
    Et surtout, elle peut éviter de longues procédures, pas toujours faciles à vivre.
    – elle permet également au salarié de toucher une indemnité (équivalente à ce qu’il aurait perçu s’il avait été licencié), et de prétendre à l’indemnisation chômage ensuite (comme pour un licenciement).

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, malgré les temps de crise, on ne note pas une recrudescence des dossiers déposés aux prud’hommes ( je me place uniquement à mon niveau).

    Et pour finir, merci pour ta visite sur mon blog!! ;-))

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