Une question trop personnelle, par Armalite

21 janvier 2009

« D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais voulu d’enfants.

A 15 ans, cela me valait un sourire entendu et un « tu verras, tu changeras d’avis plus tard » condescendant de la part des adultes de mon entourage.

A 22 ans, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari. Il venait d’une famille nombreuse, catholique bretonne de surcroît, et pour lui, il était entendu que toutes les femmes voulaient des enfants. Je l’ai informé que ça n’était pas mon cas. Sourire entendu, « tu changeras d’avis plus tard ». Soit. Nous nous sommes mariés. Je n’ai pas changé d’avis. Quatre ans plus tard, je suis partie avant qu’on finisse par se détruire mutuellement avec nos querelles incessantes.

A 30 ans, j’étais en couple stable avec quelqu’un d’autre. Quand on me demandait si j’avais des enfants et que je répondais que je n’en voulais pas, à votre avis, quelle était la réaction des gens ? Sourire entendu, « tu changeras d’avis vers 35 ans, quand ton horloge biologique entamera le compte à rebours ».

A 35 ans, même topo, sauf que la date limite était désormais repoussée à 40 ans.

Aujourd’hui, j’ai 37 ans et demi. J’ai un boulot génial (traductrice littéraire) qui me permet de travailler à domicile et de m’organiser comme je veux tout en gagnant très bien ma vie. Ce boulot me laisse énormément de temps libre dont je profite pour voyager dans des pays lointains, pratiquer de nombreux loisirs créatifs, lire plus de cent romans par an, passer des week-ends ou des semaines entières avec les gens que j’aime et qui vivent loin de moi. J’ai une relation intense et fusionnelle avec mon compagnon, auquel je suis ravie de pouvoir consacrer mon énergie et mon attention exclusives lorsque nous sommes tous les deux chez nous. En résumé, ma vie me satisfait pleinement ; je suis constamment occupée à faire des choses qui me plaisent et m’apportent un sentiment d’accomplissement, et entre ma famille dont je suis très proche, mon compagnon et mes amis, je suis très loin de manquer d’affection ou de rapports humains valorisants.

J’ai atteint un âge où il est enfin acquis que si je n’ai pas eu d’enfant jusqu’ici et n’en désire toujours pas, je ne changerai probablement pas d’avis. Donc, on ne me prédit plus de quoi j’aurai envie et besoin plus tard. Mais chaque fois que je fais la connaissance de quelqu’un, ça ne rate jamais : moins d’une heure plus tard, je sais que je vais avoir droit à une exclamation incrédule : « Tu ne veux pas d’enfants ? Mais pourquoi ? C’est la plus belle chose au monde ! Une femme n’est pas complète sans ça ! ». Et chaque fois, je dois me faire violence pour ne pas exploser.

D’abord, c’est une question très personnelle, qu’on ne devrait pas se sentir en droit de poser à quelqu’un qu’on vient de rencontrer. Ensuite, pourquoi ce qui est la plus belle chose au monde pour les unes le serait-il nécessairement pour les autres ? Dieu merci, nous ne sommes pas des clones ! Et j’estime être assez grande pour déterminer ce qui me convient le mieux, merci beaucoup. Est-ce que je me permets de regarder ces gens d’un air horrifié avant de leur demander : « Mais comment pouvez-vous sacrifier toutes ces choses agréables dont je jouis chaque jour pour vous consacrer en premier lieu au bien-être de quelqu’un d’autre ? ». Jamais je ne me permettrais de juger leur choix, et je suis bien certaine qu’ils y trouvent des tas de satisfactions qui m’échappent. C’est une question de respect de l’individu. Pourquoi me faire sentir que si je ne souhaite pas suivre le même chemin qu’eux, je suis forcément anormale, un monstre d’égoïsme qui ne mérite pas son statut de femme ?

Je pourrais lister des dizaines de raisons pour lesquelles je ne veux pas d’enfant. Mais je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais me justifier ! Ma nulliparité ne cause de tort à personne. A partir du moment où je n’éprouve pas de désir d’enfants, devrais-je en faire juste pour être comme tout le monde, pour correspondre au cliché de la « femme normale » ? Au risque de leur en vouloir et de le leur faire payer indirectement pendant toute leur enfance ? Ne vaut-il pas mieux que je sois lucide et capable de me dire « je n’ai ni la patience ni le dévouement nécessaires pour être une bonne mère » ?

Ce qui me fait le plus mal dans tout ça, c’est que les gens dont je parle un peu plus haut sont, dans 99% des cas, des femmes. Les hommes n’en pensent peut-être pas moins, mais en règle générale, ils se gardent de l’ouvrir (sauf quand ils sont concernés personnellement, comme mon ex-mari). Je trouve ça affreux d’être ainsi soupçonnée d’anormalité et attaquée par mes propres semblables. Je ne comprends pas pourquoi ces femmes se sentent le droit – l’obligation, dirait-on parfois ! – de juger et de condamner mes choix personnels. Et pour tout dire, ça me pousse à me demander si leur vie est vraiment aussi épanouissante qu’elles le prétendent, si quelque part, elles n’envient pas un peu ma liberté. Leur acharnement à me démontrer que les enfants sont une chose merveilleuse finit par avoir quelque chose de louche. A moins qu’elles soient parfaitement sincères et se prennent pour des évangélistes chargées de faire voir la lumière à la pauvre hérétique que je suis.

Pardon si j’ai été longue. En conclusion, j’aimerais juste dire combien je souhaite qu’un jour, aucune femme n’ait plus jamais à justifier ses choix personnels vis-à-vis de quiconque. Malgré l’évolution considérable des mœurs depuis un demi-siècle, nous sommes déjà confrontées à suffisamment de difficultés dues à notre sexe dans la vie de tous les jours. Le minimum ne serait-il pas de nous soutenir entre nous ?

Signé : Armalite »

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304 commentaires

  • #1 Ninon le 21 janvier 2009 à 8 h 22 min

    Ce thème revient souvent… En fait, j’en viens à me demander s’il faut chercher très loin : le truc, c’est que les braves gens n’aiment pas qu’on fasse autrement qu’eux. Moi, je connais plein de gens en France qui sont surpris que je vive à l’étranger avec plaisir, car à l’étranger il n’y a pas, ci, pas ça, etc. Au fond, c’est un peu suspect d’être si bien que ça en dehors de la France, tout en se sentant français. Je me demande si ce n’est pas la même chose. Avoir des enfants, c’est formidable, et en même temps, c’est toutes sortes de contraintes, une privation de liberté au moins au début, etc. Si on pouvait être sûre que tous les gens qui ont des enfants, en ont pour la joie et le bonheur que ça donne, ça serait vite réglé. On saurait que leurs intentions sont pures. Mais comment ne pas voir le poids d’un lourd conformisme social? Et donc, ça fausse tout le truc. Si on a des enfants par conformisme, ça n’est pas si merveilleux. Au final, il faut faire comme on le sent, mais je crains qu’en suivant un voie légèrement divergente par rapport à la moyenne, tu ne doives t’accoutumer à ces remarques désagréables…Les braves gens n’aiment pas qu’on suivent une autre route qu’eux.

  • #2 coxynell le 21 janvier 2009 à 8 h 26 min

    Merci!

  • #3 Carole le 21 janvier 2009 à 8 h 28 min

    Quelle surprise de lire ce billet ! J’aurai pu l’écrire, tellement ce que tu racontes me parle, tellement je me reconnais dans ta description (même au niveau de l’âge).
    Autour de moi, pas grand monde comprend mon choix… à part mon compagnon. Ce qui est suffisant. Largement suffisant.
    Et peut être qu’un jour je changerai d’avis, ou pas… et alors ?

  • #4 Stéphanie (mais une autre) le 21 janvier 2009 à 8 h 33 min

    Hmm je ne suis pas vraiment concernée, étant jeune et voulant des enfants, mais je pense malheureusement que le jugement, on l’a tous au bout de la langue, ces femmes qui se disent que tu dois être un monstre d’égoïsme de ne pas enfanter, toi qui te dis que si ça les embête tellement c’est qu’en fait elles doivent être jalouses…
    Je pense qu’on peut tous être heureux sans enfant, avec enfants, avec ou sans chat, chien, à la Guadeloupe ou en Sibérie, à condition que ce soit ce qu’on ait envie d’avoir ou d’être. Et peut-être qu’un jour on arrivera à supporter que le voisin fasse autre chose que nous sans que ça ne nous pose problème.

  • #5 Splatchounette le 21 janvier 2009 à 8 h 38 min

    Rhoooooooo, mais c’est scandaleux, je suis outrée ! Quoi ? tu ne veux pas d’enfants ? Mais, et notre retraite hein ? Qui c’est qui va la payer ?

    non, plus sérieusement, je comprends tout à fait ton point de vue, même si je n’en suis pas là….pour ça, ma mère m’agace un peu, (et elle t’agacerait certainement). Pour exemple, l’autre jour, on a croisé un couple d’une soixantaine d’année, faisant leur jogging, et ma mère m’a dit « Eux, c’était mes voisins, et ils ont passé leur vie à faire du sport, ils n’ont jamais eu d’enfants, tu te rends compte? »…

    Mais bon, dans un autre registre, j’entends plein de gens (qui me disent d’un ton condescendant) »quoi ? tu n’aimes pas te bourrer la gueule et sortir tous les samedis soir ???? »

    Bref, en tout cas, bonne continuation à toi ;)

  • #6 beabulle le 21 janvier 2009 à 8 h 39 min

    Armalite, parce que tu l’écris et que certaines le disent enfin sans honte, les mentalités évoluent très lentement. Je n’ai pas eu à vivre cette situation puisque j’ai eu des enfants à 25 ans mais le principe d’être obligée de se justifier sur un choix de vie qui ne concerne que toi-même doit être effectivement insupportable. Dans une moindre mesure (car sur une période limitée), j’ai vécu la même situation lors de la naissance de ma fille lorsque j’ai dit que je ne voulais pas allaiter. tsss, la mauvaise mère ! Toujours ce sacré conformisme. Continue à vivre pleinement comme tu le fais.

  • #7 c-lin le 21 janvier 2009 à 8 h 47 min

    merci merci merci !!!!!
    Pour ma part ,je suis mariée depuis maintenant un peu plus de 7 ans et presque 11 ans qu’avec mon mari nous sommes ensemble …et pas d’enfant ….
    Malheureusement c’est bien souvent que l’on s’attire les foudres des « biens » pensants ….
    tout le monde y va de sa petite morale à deux francs six sous sans savoir si c’est un choix de notre part ou si on n’a pas pu faire autrement…quoiqu’il en soit nous sommes heureux ensemble et profitons l’un de l’autre …

    AAaahhhh ce maudit modèle standardisé de la famille typique avec enfants … les clichés ont la peaux dures !!!

    En tout cas merci encore à toi …. je ne suis donc pas une extraterrestre échouée sur terre par erreur ;)

  • #8 Titburette le 21 janvier 2009 à 8 h 57 min

    Je suis d’accord avec tout ce que tu as pu écrire Armalite… Je ne sais pas vraiment pourquoi (je suis peut être encore un peu trop « jeune » et je n’ai pas encore trouvé le potentiel « papa ») mais je n’éprouve pas ce besoin viscérale d’avoir des enfants à l’heure actuelle.

    Ce qui me désespère le plus dans ce qu’on a pu te dire, c’est cette impression qu’une femme ne peut s’accomplir qu’à travers ces enfants. C’est totalement faux!!!! la société évolue et les mentalités devraient évoluer au moins aussi vite
    J’aime ma vie telle qu’elle est aujourd’hui et je me sens bien dans mes . Je ne vois pas de raison valable d’en changer.

    Un jour peut être que j’aurais des enfants mais ce ne sera certainement pas par conformisme sociétal. Ce sera un choix purement réfléchi et intimement personnel sans aucune pression extérieure!

  • #9 Ariane le 21 janvier 2009 à 9 h 02 min

    Merci pour ce texte. J’approche les 35 ans et tu me redonnes l’espoir qu’on cesse enfin de m’assurer que je changerai d’avis quand j’aurais vieilli, rencontré un père potentiel, ou pire quand je me rendrai compte que je ne veux pas vieillir seule (grrrrrrhhh).

    L’indélicatesse de cette question m’agace terriblement, a fortiori quand je pense aux femmes qui aimeraient avoir des enfants mais ne le peuvent et qui sont, comme nous, obligées de se justifier en déballant leurs problèmes de stérilité :(.

  • #10 Véronique le 21 janvier 2009 à 9 h 02 min

    Bonjour,
    Je me reconnais également dans ce récit !
    Seulement, nos amis sont « compréhensifs » et ne nous font plus de « remarques » … Par contre les personnes que je rencontre dans ma vie de tous les jours, c’est au autre problème… Je ne dis pas que je ne changerai pas d’avis mais comme je disais hier  » Pas d’enfants, direct dans le divan !  » … J’espère que vous comprenez ce que je veux dire dans cette phrase … :-) J’aime les petits ‘trolls » comme je dis mais je n’ai pas de patience, pas d’envies (pour le moment et qui sait pour toujours)… ça ne me chatouille pas comme je dis aussi :-)
    Il y a juste ma belle-mère (adorable) qui nous scie mais bon … no comment :-)
    Et ma maman est un peu triste, elle a toujours pensé que je serais la première de ses 3 enfants a avoir des enfants mais … elle ne me dit rien du tout… elle me voit heureuse c’est le principal à ses yeux.

    Voilà, tout simplement … Gros kissoux à toutes et tous

  • #11 rosie moon le 21 janvier 2009 à 9 h 08 min

    Bonjour.
    J’ai 32 ans. Dans ma famille nous sommes 4 filles. La première a un garçon. La seconde va bientôt accoucher (à 38 ans pour son 1er enfant… ouf!! il était temps!!). Les 2 dernières… et bien nous ne voulons pas d’enfant !! Nous sommes très heureuses pour nos sœurs mais… et bien oui, cela ne nous dit rien. Nous ne voyons aucun romantisme, aucune idéalisation dans l’Enfant, de l’accouchement à la crise d’adolescence.
    Contrairement à toi, je suis célibataire (depuis 3 mois après 4 ans de vie commune). Le discours devient : c’est parce que tu ne trouves pas le bon père !! Il faut toujours une raison, une explication… c’est biologiquement contre nature, l’immortalité de l’espèce humaine passe par mon enfantement c’est évident !! Ma mère s’occupe maintenant de ma sœur et nous laisse tranquille mais pour combien de temps encore… Personnellement, je me suis entourée d’amis n’ayant pas d’enfant eux-mêmes. Est-ce un hasard … où la rencontre de personnes ayant un autre mode de vie, loin des sorties d’écoles??? 99 % de mes amis sont des hommes (oui, je suis une « fille à pédé » je l’avoue). Ils sont en couple ou célibataires, vivent, s’amusent, sortent, se cultivent et étrangement, n’ont aucune envie d’avoir un enfant, n’en parle pas et personne ne viendrait leur demander pourquoi ils n’en veulent pas… Et j’en arrive aux mêmes conclusions: ce sont les femmes qui sont les gardiennes du Stéréotype Féminin (dans le sens « idéal typique »). J’ai une amie qui vit en couple avec une autre femme… elles vont faire un insémination artificielle en Belgique pour palier leur « manque d’enfant » … tout est dit.

  • #12 Sorcière Camomille le 21 janvier 2009 à 9 h 08 min

    Merci !!!! Merci d’écrire ça ! Hélène l’avait déjà dit et écrit, et à chaque fois je l’en remerciais du fond du coeur, mais merci de le redire. Ton texte est très juste.
    Par ailleurs, prendre la responsabilité de faire des enfants sur une planète très très mal en point, qui seront allergiques, malades, etc etc, quelle angoisse…

  • #13 iibelle le 21 janvier 2009 à 9 h 08 min

    « les braves gens n’aiment pas … » suis le conseil de ninon et écoute Tonton Georges et vis TA vie comme TU la veux.

    Je crois la majorité des gens trop égocentriques, pour ne pas dire trop bêtes, pour pouvoir penser en dehors des clichés. Je crains aussi que ne sentant pas leurs choix légitimes, ils ne veuillent les imposer aux autres, histoire de se justifier.

    J’ai fait mes enfants très tôt (22-24 et 27 ans) et j’ai eu beaucoup, beaucoup, de « trop tôt », je ne parle même pas de l’incompréhension de la conception d’un troisième alors que « j’avais déjà fille et garçon ».
    Deux sont maintenant partis et le dernier est en terminale et quand on me demande si cela ne me rend pas triste, je parle de liberté retrouvée et de sentiment d’avoir bien fait mon boulot, je me heurte à un mur d’incompréhension.

    PS remercions la contraception chaque jour

  • #14 mariebabylonne le 21 janvier 2009 à 9 h 11 min

    Je suis bien d’accord. Les mentalités sont hyper lentes à changer et je crois qu’il ne faut pas les attendre pour faire ce que l’on veut.
    Du moment que c’est karmiquement possible, y’a pas de questions à se poser.
    Le tout c’est d’avoir le courage de ne pas être un mouton et de faire ses propres choix.

  • #15 Absynte le 21 janvier 2009 à 9 h 20 min

    la première fois qu’on m’a mise un bébé dans les bras (ma petite cousine), elle venait de naitre, moins de 15 jours, elle m’a souris, j’avais 12 ans.

    Depuis je n’ai vecu que dans le désir de me construire et de structurer ma vie pour créer un foyer propice à cette famille et ces enfants dont je rêve.

    Si je te rencontrais, probablement que je ne te poserais pas la question de si tu as ou non des enfants, mais si tu m’annonçais que tu n’en veux pas je te répondrais très certainement quelque chose du genre « vraiment? mais comment? pourquoi? » et pas par jugement, par incompréhension totale, parce qu’aussi loin que remonte ma moire « pensante » j’en ai désiré, parce que la fois où je suis tombée enceinte et que le cocon sus cité n’était pas prêt et qu’il m’a fallu prendre la terrible décision, pour moi, d’avorter cela m’a déchiré les entrailles, parce que je ne me sens ni femme, ni complète sans cet (ou ces) enfant, fruit de l’amour…

    Je ne sais pas à quel point cette question peut être agaçante lorsqu’on en veut pas, mais je peux comprendre l’incrédulité, et cela n’a, en tous cas chez moi, rien a voir avec une quelconque pression sociale ou familiale. C’est le but, l’accomplissement de ma vie comme pour d’autre c’est un boulot de folie ou un corps de reve.

    L’essentiel au bout du compte, que je sois ou non capable de comprendre, est d’être heureux et épanoui dans ses choix, et cela semble être ton cas!

  • #16 Linde le 21 janvier 2009 à 9 h 29 min

    Merci beaucoup pour ce texte.
    Je me retrouve à 100% dans ce que tu écris, et même si, personnellement, j’ai un peu changé de point de vue sur la vision que j’ai de MON futur personnel-à-moi-que-j’ai, je partage toujours ce même avis sur la liberté individuelle et le fait de ne pas juger les choix d’autrui.Je suis scandalisée par la violence implicite du discours qui dit que « si tu ne veux pas d’enfants c’est parce que :
    1 – tu n’as pas trouvé le bon père (pffffff! l’argument le plus crétin du monde, genre c’est l’homme qui donne une sens à ta vie!)
    2 – tu changeras plus tard (parfois vrai, surtout pour les trèèès jeunes filles je pense, mais as systématique, loin de là!)
    3 – tu n’es pas une vraie femme (alors là, quel rapport????????? la féminité = les ovaires? Vindiou…), ou alors tu as un problème grave (et là j’en reste sans voix)
    Et le pire, de tout : effectivement, comment des gens peuvent-ils se permettre de poser une question aussi intime et de juger la réponse?! Est-ce que je fais des commentaires sur ceux qui se reproduisent en série? Non? Alors, laissez celles qui ne veulent pas d’enfants en paix… bizarrement, les hommes ne sont pas sujets à ce même anathème… pourquoi donc?
    je suis persuadée qu’avoir des enfants, lorsqu’on l’a voulu, est effectivement une expérience merveilleuse. Et que si l’on n’en veut pas, et que l’on ne cède pas à la pression sociale, on est au moins aussi responsable que ceux qui prennent la (lourde) charge d’élever un rejeton. Pourquoi faire un enfant si c’est pour le subir, pour LUI faire subir sa propre frustration? N’est-ce pas le voix de la sagesse que de ne pas céder à la pression sociale? La mère qui n’a jamais voulu d’enfant, et qui en a fait histoire de se conformer à la pression sociale, je ne peux m’empêcher de la voir sous les traits de Folcoche… tableau horrible, dont ceux qui prétendent que toutes les femmes aiment les enfants devraient se souvenir! Est-ce vraiment devenir mère, que de devenir comme elle?
    -attention je ne dis pas que toutes celles qui sont devenues mères sans réelle motivation sont des Folcoche, je dis juste que c’est le tableau poussé à l’extrême d’une femme qui a subi sa maternité-

    Bref, ça y est, je m’énerve tout seule, tout ça pour dire que je suis avec toi à 100%, et je suis admirative que tu aies réussi à exprimer des choses si intimes et subtiles avec autant de mesure. Merci!

  • #17 mimou le 21 janvier 2009 à 9 h 31 min

    Armalite, je suis d’accord avec toi!

    Ta nulliparité (je déteste ce mot) n’a rien d’égoiste, au contraire… si on n’a pas envie d’avoir des enfants, autant ne pas se forcer! il ne faut pas avoir des enfants parce que les autres en ont mais parce qu’on en a envie, c’est tout! Si c’est pour les faire souffrir parce qu’on a pas d’amour à leur donner, ça ne sert à rien.

    J’ai eu cette conversation avec ma belle mère, et pour elle, les plus beaux jours d’une vie de femme sont le jour de son mariage et celui de la naissance de ses enfants. Pour elle, sans ça, la vie d’une femme est incomplète (en gros, la mienne sera plus qu’incomplète! ;))). Je trouve ce raisonnement assez réductif, mais bon, chacun sa manière de voir.. pour moi, la vie elle même est assez belle et il n’y a pas de jour vraiment plus bea

  • #18 Cannelle le 21 janvier 2009 à 9 h 33 min

    Bonjour,

    Moi non plus je ne veux pas d’enfants. J’ai 32 ans et j’ai régulièrement droit au « tu verras, tu en auras envie plus tard ». Mais ça fait bien 6 ans que je sais que je ne veux pas en faire et plus les années passent et moins j’ai envie de m’infliger ça.
    J’ai quand même dû recadrer mes beaux-parents. Ma belle-mère me demandait « quand est-ce que tu nous fait une fille ? » (la classe !).
    Limite, il me tarde d’avoir 40 ans pour qu’on me laisse tranquille avec ces questions inquisitoires ;-) C’est lassant de devoir se justifier et d’expliquer que ne pas en vouloir ce n’est pas plus égoïste que d’en faire (comme si on faisait des enfants pour le bien-être de l’humanité !).
    Parfois, j’ai vraiment envie de répondre par des conneries aussi grosses que moi, du genre « je suis stérile » (mais c’est pas sympa pour celles qui le sont) ou « j’en ai eu mais ils sont morts… Ne vous inquiétez pas, j’ai purgé ma peine » (trop trash comme réponse).

    Mon seul problème, c’est que mon homme veut avoir des enfants. Et il espère (et pense) que je changerai d’avis. Sera-t-il capable de renoncer à ce désir pour moi ? Et tout cas, ce n’est pas ce que je lui demande et je me dis qu’on va droit dans le mur… Mais c’est une autre histoire.

    Merci pour ton texte. Peut-être qu’on jour les gens se rendront compte de leur grossièreté.
    D’ailleurs, il y avait un article dans Libé (http://www.liberation.fr/vous/0101312904-pas-meres-et-pas-ameres), les réactions sont souvent consternantes.

  • #19 mimou le 21 janvier 2009 à 9 h 36 min

    dsl un bug..
    je voulais dire qu’il n’y avait pas de jour vraiment au dessus des autres.

    L’essentiel et de faire ce qu’on a envie de sa vie, sans aucun diktat..

    Pour ça mes parents sont assez « open »! mon père dit souvent « un enfant, c’est comme un animal de compagnie, si tu te sens pas capable d’en assumer un ou que tu ne veux pas t’en occuper c’est pas la peine d’en avoir un » je sais c’est assez dur, mais il ne faut pas prendre la phrase au pied de la lettre..

  • #20 Chrys le 21 janvier 2009 à 9 h 37 min

    Simplement merci! Tu n’aurais pas pu décrire plus clairement la situation.

  • #21 Cassandra le 21 janvier 2009 à 9 h 37 min

    Eh oui, j’ai 38 ans et demi, je suis illustratrice et j’adore ma vie. Alors je suis complètement d’accord avec vous! Merci pour vos sentiments!

  • #22 Armalite le 21 janvier 2009 à 9 h 42 min

    Merci les filles pour tous ces commentaires compréhensifs. Pourquoi ce n’est jamais à vous qu’on me présente dans les soirées ? :)

  • #23 glop le 21 janvier 2009 à 9 h 45 min

    Bonjour

    Moi qui ait un enfant, je reste aussi envieuse parfois des copines qui n’en ont pas. Qui ont des vies QUE d’adultes, et cette liberté incroyable qui consiste à se consacrer à « l’aventure de la vie » ou à « la création » ou à « l’amour l’après-midi » ou à « rien du tout » à des horaires où, fatalement, je (me) « domestique ».
    C’est terrifiant de voir à quel point le domestique peut envahir la vie (surtout quand, avant d’avoir un enfant, on s’en foutait complètement). Avoir un enfant, c’est super génial, mais c’est aussi un renoncement à plein de choses. Que nous soyons dans une époque où, pour la première fois de leur histoire (merci, maman….) les femmes semblent avoir ce choix de ne pas en faire (car elles sont indépendantes et aventurées dans des travaux qui leur appartiennent) est un choc sociétal, psychologique et civilisationnel. Les questions lourdes sont le symptôme de ce mouvement tellurique… Et du regret peut-être de ne pas « en être ».
    Pour ma part, je ne souhaite pas avoir d’autre enfant. Je subis des questions comparables… La différence, c’est qu’on essaie de me faire comprendre à quel point je suis une mauvaise mère pour mon enfant de ne pas lui faire de petit frère, et une mauvaise compagne pour mon ami de ne pas vouloir lui faire un second enfant… Heureusement quie j’ai des copains enfants uniques qui vont très bien! Tous les livres de psychologie, y compris de ma chère Dolto, stigmatisent les parents d’enfants uniques. mais là aussi, je vois de l’archaïsme, la difficulté à sortir des schémas que nous connaissons et maîtrisons.
    Tu représentes donc la pointe émergée de la modernité, et si d’autres te remettent en question, tu peux penser à toutes celles qui ont lutté pour que tu puisses vivre ça, et à toutes celles qui militent au quotidien (affirmer son choix, ne pas se conformer, c’est déjà militer, pour moi)… ça te tiendra chaud dans les bourrasques!

  • #24 Nanou le 21 janvier 2009 à 9 h 46 min

    Merci pour ce texte. J’ai 27 ans et je ne me suis jamais imaginée avec des enfants, je n’en ai jamais eu envie. Et j’aimerais bien qu’on arrête de me dire que je changerais d’avis plus tard ou pire, quand j’aurais rencontré un homme. Parce que apparament, je ne suis pas capable de savoir si je veux des enfants par moi-même.

    J’avoue que du coup, je me permets largement de juger mes connaissances qui font 3 enfants en 5 ans, elles ne se sont pas genées de leur côté (oui c’est mesquin et stupide).

    Je ne commente pas plus, sinon je vais m’énerver toute seule alors que j’ai énormément apprécié de lire ce texte qui exprime très bien ce que je ressens.

  • #25 mimou le 21 janvier 2009 à 9 h 53 min

    @cannelle: moi aussi j’ai eu droit par ma belle mère à cette question. en pein milieu du dernier repas de famille qu’on a fait, ma belle-mère a posé cette question à mes 2 belles-soeurs et à moi, pour la énième fois:

    « quand est-ce que vous me faites des petits enfants? »

    Là, réponse de mon homme (qui venait d’apprendre qu’un collègue à lui ne pourrait pas avoir d’enfants avec sa femme) :

    « tu sais maman, ce genre de question, vaudrait mieux éviter pendant les repas de famille parce que, des fois c’est pas que les gens ne veulent pas en avoir mais c’est qu’ils ne peuvent pas.Tu devrais aussi savoir que de nos jours, tout le monde ne veut pas avoir d’enfants pour de nombreuses raisons. En plus, depuis le temps que tu la poses, tu devrais savoir au moins pour mimou et pour moi qu’on en veut pas. » – merci l’homme!

  • #26 veronica le 21 janvier 2009 à 9 h 55 min

    Tres beau texte , et oui pas toujours facile de devoir se justifier sur un choix qui devrait être simple à vivre..
    Parce que la vraie question est : pourquoi vous voulez des enfants???
    Moi j’ai 42 ans (zut déjà 42 ans…) et je suis heureuse comme cela , nullipare et non mère de famille c’est mon choix de vie.
    Heureusement dans ma famille il n’y a jamais eu la pression de la « reproduction  » et puis beaucoup de mas amies sont sans enfants, alors je suis presque une fille « normale » aux yeux de mon entourage..
    C’est bizarre mais pour moi ce sont ceux qui une toute une tribu qui me semblent bizarres , chacun son degré de bizarrerie…

    Enfin la seule chose qui m’énerve quand dans une soirée ( ou ailleurs ) on évoque le fait d’avoir ou pas des gosses ce sont les filles qui disent qu’elles sont devenues femmes en étant mères je ne peux m’empêcher de leur dire  » ah bon avant tu étais un frigidaire??? » belle transformation ( quoique etre un frigo cela peut etre pratique en été et pour les glaçons »…

  • #27 mariposalili le 21 janvier 2009 à 9 h 56 min

    Le thème du non-désir d’enfant, c’est finalement assez récent puisqu’avant la contraception, on n’avait pas vraiment le choix. Il est donc normal d’entendre de plus en plus de femmes affirmer qu’elles ne veulent pas d’enfant…

    Je pense que les personnes qui jugent ce non-désir d’enfant le font par conformisme, parce qu’on est élevée dans l’idée qu’il faut trouver un conjoint et fonder une famille pour être heureux (et puis acheter une maison, un labrador, et une scénic comme dit mon copain ;-)
    Bref, ils sont imprégnés de schémas de vie.

    En plus, on vit dans un pays qui a le plus fort taux de natalité d’Europe, l’enfant y est sacralisé, c’est presque une garantie de bonheur. Par exemple, le nouveau thème à la mode en ce moment, c’est la femme de 40 ans qui fait des enfants !

    Personnellement, je n’ai jamais voulu d’enfants, c’était même devenu viscéral comme réaction. Je crois que c’était un peu pour emmerder mon père qui critiquait violemment les gens qui ne font pas d’enfants…un jour j’ai rencontré un homme qui m’en a donné envie, et j’ai eu un enfant parce qu’à ce moment-là c’était mon désir profond à moi. Cela ne m’a pas empêchée de lire « No kid » de Corinne Maier et « Un heureux événement » d’Eliette Abécassis…parce que l’être humain est plein de contradictions :-)

    Et aujourd’hui, ma fille n’a que 2 mois et on me parle déjà d’en faire un deuxième, on me critique parce que j’ose émettre l’envie de la faire garder pour aller prendre l’air un peu toute seule…et parfois c’est dur de ne pas se justifier ou ne pas culpabiliser :-)
    Bref, la norme, toujours la norme…

    Je souhaite que les femmes puissent vivre libres de leurs choix et soient de plus en plus nombreuses à les affirmer. Car comme disait René Char : « Impose ta chance. Serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’ habitueront. »

  • #28 Hécube le 21 janvier 2009 à 9 h 58 min

    Merci pour ce sujet de société, qui, par ailleurs, colle un peu à l’actualité, avec l’histoire du faut-il travailler tout de suite après l’accouchement (autre débat entre gens bien-pensants)?

    Si ça peut consoler celles qui ne veulent pas d’enfants, en avoir un seul semble aussi un crime. Même un double crime!!!!! car :

    1) vous ne rentrez pas dans les statistiques et vous n’êtes pas une bonne française qui pourvoit au renouvellement de la population de notre beau pays, voire à son augmentation!

    2) Vous condamnez votre enfant unique à une vie de désolation et d’ennui, tout en le préparant à devenir un monstre d’égoïsme, voire un associal (D’ailleurs, quand votre enfant prête ses jouets, c’est l’extase des autres parents qui vous félicitent de cette prouesse éducative).

    De plus, même à quarante ans, vous n’avez toujours pas la paix : « Alors, c’est pour quand ce deuxième? Le petit de la quarantaine, tu sais, c’est merveilleux! »

    Encore merci pour ce témoignage!

  • #29 Miss Lili le 21 janvier 2009 à 10 h 00 min

    Ah!
    Pour ma part, j’ai 29 ans, 30 cette année et cette histoire de maternité me semble aussi incongrue que d’envoyer une poule sur mars. Je n’arrive pas à m’imaginer heureuse avec des enfants, alors que je m’imagine très bien très heureuse sans!
    J’ai le même problème que Cannelle : un compagnon adorable, qui ferait un père idéal, qui veut des enfants « un jour » mais… ca ne me convainc pas. Il n’y a rien à faire, c’est trop de renoncement pour l’instant.

    Au rayon des réponses crétines, la palme de mon palmarès revient à « si tu as un utérus, ce n’est pas pour rien, c’est fait pour s’en servir et si tu ne t’en sers pas, tu vas souffrir d’un manque biologique, ca sera horrible ». J’ai failli répondre « tu as un cerveau, c’est pour t’en servir, ne ressens-tu pas un manque biologique horrible » et puis j’ai été polie et j’ai répondu « j’ai deux pieds, cela veut-il dire que je doive obligatoirement courir le 100m? ».

    Alors je changerai p-e d’avis un jour…mais je suis une tête de mule et je me dis que me connaissant, plus on me posera la question, moins j’aurai envie d’en faire… Ce qui sera aussi crétin que d’en faire parce qu’on me le dit.

  • #30 double plus good le 21 janvier 2009 à 10 h 01 min

    Armalite, envoie-les paître, ceux qui s’imaginent savoir mieux que toi quelle orientation tu veux donner à ta vie… Et bravo d’assumer tes choix.

    Et puis tu sais moi aussi j’ai eu des reflexions sur mon inconscience à faire des gosses (deux) dans ce monde pourri, surpeuplé, je suis un mouton, une lapine, blablabla. Et même si ça ne m’est pas arrivé souvent, j’ai trouvé ça extrement déplacé,

  • #31 Camille le 21 janvier 2009 à 10 h 02 min

    Bonjour Armalite !

    Avant tout, merci de partager cette expérience avec nous.

    Je dois dire que je suis un peu choquée de lire qu’on ose te faire des réflexions sur ce sujet au bout de quelques heures de conversation… C’est un réel manque de délicatesse et de pudeur. D’autre part, qui sont ces femmes pour te juger ? Elles ne te connaissent pas, ne connaissent pas ton parcours, ni ta vie. Je suis certaine que tu as au moins un peu raison quand tu parles de jalousie, parce que combien de femmes s’oublient et sacrifient leur féminité en devenant mamans ? Beaucoup je crois.

    Et je comprends ce que tu veux dire quand tu dis que depuis toujours tu SAIS que tu ne veux pas avoir d’enfant, parce que moi je le vis dans l’autre sens. Je veux être maman depuis que j’ai 13 ans et je sais que je ne serai jamais complètement épanouie si je ne le deviens pas. Mais c’est normal qu’on ne ressentent pas toutes la même chose. Heureusement qu’on ne ressent pas toutes la même chose, d’ailleurs ! Je crois que les personnes qui te jugent manquent de sensibilité et d’empathie, elles ne se demandent pas ce que tu peux ressentir dans ces moments parce que tu deviens pour elles une sorte d’alien qui sort du moule… Enfin avec ce genre de comportements on comprend mieux pourquoi le monde va si mal

  • #32 Hélène le 21 janvier 2009 à 10 h 03 min

    rosie moon sois la bienvenue, et merci pour ton commentaire qui me parle énormément !

    Absynte certes, mais lorsque toi, tu dis que tu veux des enfants, personne n’ouver de grands yeux en disant « ah bon ?? mais pourquoi ?? », alors pourquoi cela devrait-il être le cas dans l’autre sens ?…

    Cannelle bienvenue à toi !
    Je suis bien d’accord qu’on en fait pas les enfants par altruisme, et que s’il existe un désir égoïset sur terre, c’est bien celui-là.
    Sinon j’adore ta réponse « j’en ai eu mais ils sont morts », il faudra que je la sorte, un jour ;-))))

    Cassandra sois la bienvenue ;-)

    « ah bon avant tu étais un frigidaire???” belle transformation : génial, veronica ;-))))

  • #33 Miss Lili le 21 janvier 2009 à 10 h 03 min

    Ah oui, et à propos de nulliparité….
    Je me disais, parfois, dans la bouche de certaines personnes, c’est proche de « nullité ». Et dans mon cerveau, ca ne renvoie qu’à « nulli-parité », absence de parité bref négation de l’existence de la femme au sens social du terme. J’élucubre? Les hormones sans doute… :)

  • #34 Seccotine le 21 janvier 2009 à 10 h 04 min

    Comme je me retrouve dans ton texte, et comme j’ai hâte d’avoir 40 ans pour qu’on me casse plus les pieds avec les gosses (et 60 pour qu’on me casse plus les pieds avec les mecs) !

    Je trouve aussi parfaitement effarant le nombre de personnes qui se permettent de juger les choix de vie des autres, simplement parce que les autres n’entrent pas dans la norme préétablie. Ou à les considérer comme le simple reflet d’une rebellitude passagère ou d’une acceptation de l’inévitable (bouhouhou personne m’aime, personne veut me faire un môme… :)

    Le pire, je crois que c’est encore les copines qui te proposent leur gosse à garder « parce que bon, comme t’en as pas (encore), je me suis dit que ça te ferait plaisir de pouvoir pouponner un peu » (pendant que moi je vais au ciné / faire les magasins)… Nan mais ho, et demain, tu veux pas que je m’occupe de ton mec aussi, non ? Parce que j’en ai pas non plus, hein… ;o)

  • #35 Mah-Yu le 21 janvier 2009 à 10 h 06 min

    Comme un des comms lus plus haut, je crois aussi que PARFOIS ces questions sont sincères, un peu comme je ne PEUX pas m’empêcher de me demander comment Hélène peut ne pas aimer le chocolat, et que si je la vois en refuser devant moi, je serais capable de lui sortir une énormité du style « mais essaye, tu verras, c’est parce que t’as pas goûté le bon », ou même, comble de l’horreur « comment tu peux passer à côté de ça!!?? ». Et pourtant dieu sait que je suis apôtre de la diversité et de la liberté de choix.

    Sinon, s’il y a bien UN argument que je ne comprends pas, dans tous ceux mentionnés dans ton texte et dans les commentaires, c’est celui de l’égoÏsme. L’égoïsme existe en tant qu’il porte préjudice à de tierces personnes, or peut-on dire que des enfants qu’on choisit de ne même pas concevoir pâtissent de notre mode de vie??? »

    ou alors c’est la société qui pâtit de la non perpétuation de notre patrimoine génétique? c’est un peu exagéré.

    enfin je dis « notre », mais c’est façon de parler, vu que moi je crois et multiplie sans états d’âme, et que j’ai assuré le renouvellement des générations, moi madame, avec même un petit bonus, histoire de compenser…. l’égoisme de certaines! (joke)

  • #36 Hélène le 21 janvier 2009 à 10 h 07 min

    C’est très intéressant, Miss Lili, ce décortiquage du mot nulliparité !

    Seccotine ton dernier paragraphe me fait hurler de rire ;-))))

    Mah-Yu et bien tu vois jamais il ne me viendrait à l’idée de demander à qqn qui n’aime pas le meursault, comment il peut passer à côté de ça… chacun sa vie et ses goûts.

  • #37 Armalite le 21 janvier 2009 à 10 h 08 min

    Cannelle: « Parfois, j’ai vraiment envie de répondre par des conneries aussi grosses que moi, du genre « je suis stérile » (mais c’est pas sympa pour celles qui le sont) ou « j’en ai eu mais ils sont morts… Ne vous inquiétez pas, j’ai purgé ma peine » (trop trash comme réponse). »
    >>J’avoue, une ou deux fois quand les gens me gonflaient particulièrement, il m’est arrivé de leur faire un regard mouillé et de répondre d’une toute petite voix: « je peux pas en avoir ». Gros malaise et bien fait pour les indiscrets qui m’ont ensuite évitée toute la soirée! Par contre ta deuxième réplique, je n’y aurais jamais pensé et elle tue vraiment. Balancée avec humour, je suis sûre que ça peut le faire!

    Miss Lili: « Au rayon des réponses crétines, la palme de mon palmarès revient à “si tu as un utérus, ce n’est pas pour rien, c’est fait pour s’en servir et si tu ne t’en sers pas, tu vas souffrir d’un manque biologique, ca sera horrible”. J’ai failli répondre “tu as un cerveau, c’est pour t’en servir, ne ressens-tu pas un manque biologique horrible” et puis j’ai été polie et j’ai répondu “j’ai deux pieds, cela veut-il dire que je doive obligatoirement courir le 100m?”. »
    >>Ooooh, ça aussi c’est terrible comme réplique! Et contrairement à toi, je n’aurais pas de scrupules à m’en servir!

  • #38 veronica le 21 janvier 2009 à 10 h 08 min

    Helene d’accord avec toi je note  » j’en ai eu mais ils sont morts »…j’adore…
    Et oui je pense aussi que le fait d’enfanter est purement egoiste, parce que la societe l’exige et que cela fait beau sur les photos…
    Moi quand on me demande pourquoi j’ai pas d’enfants je reponds :  » que je prefere garder mon ventre plat » je suis sure de choquer encore plus et c’est trop bon…

  • #39 Lili5582 le 21 janvier 2009 à 10 h 09 min

    Bien d’accord avec Armalite.
    Personnellement je suis en couple depuis un petit moment, j’aime les enfants mais je sais que ni moi ni mon zhomme ne sommes prêts. Peut-être que j’en aurais, peut-être pas mais je n’ai pas vraiment envie de céder à une quelconque forme de pression sociale. C’est un peu comme pour le mariage (je ne suis pas spécialement attirée par le mariage) :) Ca va finir par entrer dans les moeurs je pense.
    En même temps je suis contre les enfants sur le tard, comprendre à près de 50 ans! J’ai l’impression que les parents à cet âge-là essaie justement de combler un vide ou de répondre aux pressions sociales

  • #40 [email protected] le 21 janvier 2009 à 10 h 10 min

    je suis sincèrement touchée par ton texte… non pas que j’aurais pu l’écrire, mais jamais au grand jamais je ne me permettrais de juger les envies/non envies de mes semblables et que certaines se le permettent me fait « mal » quelque part…
    Mon histoire est légèrement différente, à 15 ans (même à 20 du reste), j’étais comme toi je ne voulais pas d’enfants (et on me répondait la même chose). Je pensais même que si je ne pouvais pas en avoir (quelle idée ?), je ne m’acharnerais pas à en avoir et je préfèrerais adopter… Et puis j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari. A 30 ans, j’avais légèrement évolué dans mes envies et j’ai arrêté la pilule… Tout en étant absolument pas sûre de ce que je faisais : je me posais (et me pose) tout un tas de questions comme « serais-je une bonne mère ? », etc. Pour faire court, il s’est avéré que je ne suis toujours pas enceinte, j’ai bientôt 36 ans et que cela fait plus de 2 ans que je me (dé)bats avec les traitements hormonaux… Nous faisons partis avec mon mari des « stérilités inexpliquées »… Est-elle au final si inexpliquée que cela ma stérilité ? je n’en sais rien, je ne me pose pas (plus) la question… Je sais que j’irais au bout des traitements, afin de ne pas regretter un jour et surtout (je dis bien surtout car je sais au fond de moi que je fais cela pour lui) pour que mon mari ne me regarde pas un jour avec des yeux pleins de reproche. Je sais également que je ne me lancerais pas dans l’adoption si je ne parviens pas à tomber enceinte… Parce qu’au final ma vie d’aujourd’hui me plait telle qu’elle est… même s’il m’arrive d’avoir un pincement au coeur au moment de Noël ou lorsque je vois un enfant sourire à sa mère… Bon je m’égare par rapport à ton billet… Alors pour finir je dirais que je te comprends et que chacune devrait pouvoir vivre sa vie comme il l’entend sans qu’on la juge comme un moitié de femme parce qu’elle n’a pas donné la vie !
    En tout cas merci d’avoir écrit cela, car ça m’a permis également d’écrire mon commentaire que je ne parviens pas à dire à vois haute…

  • #41 Shazz le 21 janvier 2009 à 10 h 10 min

    Merci pour ce témoignage Armalite! Moi aussi je suis traductrice et j’adore le confort de vie que j’en tire :) Si Hélène veut bien nous mettre en contact (s’il te plaît) et si tu es d’accord, j’aimerais bien en parler avec toi!
    Finalement, j’ai l’impression que ce qui ressort de ton témoignage et des commentaires, c’est que finalement, quoi qu’on fasse, les gens ne peuvent pas s’empêcher de commenter. Le mieux est encore de ne pas entrer dans ce jeu-là et de passer à un autre sujet :)

  • #42 Yellow_L le 21 janvier 2009 à 10 h 11 min

    Très joli texte.
    Je suis toujours scandalisée par la curiosité mal placée de certains/certaines. Les gens sont vraiment intrusifs !! çà ne me viendrait pas à l’idée de poser ce genre de question, même à quelqu’un de proche, et encore moins de lui donner des leçons de vie !!

    Pour ma part, çà a été une évidence que j’aurai des enfants, et je comprends tout à fait que pour d’autres, ce soit une évidence de ne pas en avoir !!
    Chacune est libre de disposer de son corps et de sa vie comme elle le souhaite !!

  • #43 elmaya le 21 janvier 2009 à 10 h 12 min

    Ton témoignage est très bien écrit, Armalite. Tu as tout-à-fait raison, c’est une question purement personnelle, et qui en regarde que toi ( à condition de prévenir l’homme de ta vie, évidemment).
    Je n’ai jamais été dans cette situation, puisque j’ai toujours pensé que je serais « incomplète », qu’il manquerait quelque-chose à ma vie, si je n’avais pas d’enfants…

    MAIS cette affirmation me concernait, « moi », et j’ai toujours pensé aussi que dans ce domaine, c’est à chacune de choisir (puique ce choix est possible ici et maintenant)… Il vaut mieux, je pense, ne pas avoir d’enfants si on « n’est pas fait pour ça » qu’en avoir juste « pour faire comme les autres », car hélas j’ai vu cette situation, et à moins d’un miracle elle ne rend heureux ni parents ni enfants…

    Maintenant, il arrive aussi qu’une femme change d’avis à ce sujet, hein, la vie étant passée par là…
    Heureusement que toutes les gamines de 15 ans qui disent « je ne veux pas d’enfants » n’en restent pas là, le taux de natalité serait bien moins élevé ! ;-)

    Bref, bisous à toi ! ;-)

  • #44 Armalite le 21 janvier 2009 à 10 h 12 min

    Shazz: oui, pas de problème pour qu’Hélène nous mette en contact!

  • #45 Mélanie le 21 janvier 2009 à 10 h 12 min

    Je pourrais ne pas te comprendre (j’ai tenu le même discours que toi de 18 à 30 ans ! Et même que j’ai scotché tout le monde en changeant d’avis, il faut croire que j’avais bien réussi à les convaincre) mais au contraire. Je trouve justement que c’est tout sauf de l’égoïsme de ne pas vouloir faire des enfants si on n’en a pas VRAIMENT envie. Si c’est pour de mauvaises raisons, c’est eux qui trinqueront plus tard et pour le coup, eux, n’auraient rien demandé.

    Donc, bravo pour ton choix pleinement assumé ! Et profite… m’étonnerait que les mamans ici présentes ne ressentent pas une petite pointe de jalousie à te lire énumérer tes loisirs et à imaginer le temps que tu peux y consacrer. En tous cas, moi, oui :-D Mais on a des compensations, disons ;-)

  • #46 Hélène le 21 janvier 2009 à 10 h 13 min

    Et alors elmaya, pourquoi cela serait-il un problème, si le taux de natalité était moins élevé ?

  • #47 Mah-Yu le 21 janvier 2009 à 10 h 15 min

    @Hélène: en effet, on ne te regarde pas comme un ET quand tu dis que tu veux des enfants, mais je te jure que quand tu dépasses le stade du renouvellement des générations pour passer du côté obscure de la carte famille nombreuse, tu t’en prends aussi pas mal dans la tronche. S’entendre demander à 40 ans, par un parfait inconnu si on est nullipare par choix est-il pire que de s’entendre demander, à 30, par un autre parfait inconnu si c’est par accident qu’on en a 3.

    C’est toujours la même question: faisons nous suffisamment l’effort de comprendre qui ne fonctionne pas comme nous, qui n’a pas les mêmes envies et les mêmes idéaux, les mêmes convictions et les mêmes moyens de vivre en accord avec elles.

  • #48 Capucine le 21 janvier 2009 à 10 h 18 min

    Comme le disait Ninon, ce thème revient souvent. Et ce qui me frappe à chaque fois dans les commentaires c’est la diversité des réflexions que l’on a toutes entendues un jour ou l’autre.

    Florilèges de réflexions subies ou entendues maintes et maintes fois :

    Pas d’enfant : « Mon dieu, mais quelle horreur, cette femme est un monstre d’égoïsme, elle va vieillir toute seule et le regrettera !!! » « Pas encore 40 ans, elle va changer d’avis, c’est sûr… »

    1 enfant : « Et le second c’est pour quand ? Les enfants uniques « ça » s’ennuient !! Il (elle) va devenir égoïste et ne saura pas partager… »

    2 enfants : « Ah, c’est bien deux !! » Pour peu qu’on ai 1 garçon et 1 fille (attention hein, dans cet ordre là !!) on est forçément comblés, heureux… « Un troisième ? Pourquoi faire mon dieu ? »

    3 enfants : « Le petit dernier, il s’élève tout seul tu verras, tu n’as même pas besoin de t’en occuper… » « Après 2 filles (2 garçons) tu voulais 1 garçon (1 fille) c’est normal. »

    4 enfants et + : « Mais tu les as tous voulus ??? » « C’est pas possible à notre époque de voir ça, y a des moyens quand même… » Perso c’est ce que j’ai entendu (j’ai 4 enfants) et je peux dire que ça calme sérieux, et que des années après quand j’y repense je me sens tjs aussi mal !!

    Donc quoi qu’on fasse, il y a une norme dans la tête des gens et si tu ne colles pas à leur schéma, tu vas t’en prendre une, c’est tout vu !!!

    La norme c’est 2 enfants, le « choix du roi » de préférence (1 garçon puis 1 fille), et là tu es bien, mais plus ou moins, ça va pas. Du moins c’est comme ça que je le ressens moi et lorsque j’en parle avec des amies ou que « j’écoute parler » les gens, j’ai l’impression que c’est ce qui ressort.

  • #49 Deb’s le 21 janvier 2009 à 10 h 20 min

    Armalite je comprends tout à fait ton point de vue,

    Et je te remercie de partager ceci avec nous. Les choix de vie sont personnels à chacun, et il est quelques fois difficile de les soutenir face aux autres, face à son entourage, face à la société …
    N’ayant pas encore d’enfant à presque 30 ans (mais j’en veux, c’est mon homme, agé de 30 ans mais qui dans sa tête se prend toujours pour un ado en plein je vis ma vie, je kiffe ma life, et pas envie maintenant) , j’essuie égalements les commentaires : « et quoi c’est quand qu’on s’y met? , alors c’est quand qu’on agrandit la famille? …. »
    Comme cela a été dit plus haut, ce genre de remarques est très délicate à faire, car tu ne sais jamais ce qui se cache derrière la façade d’un couple, une réelle non envie (comme c’est le cas pour toi), un non envie d’un seul des 2 partenaires, un problèmes de santé, …
    Enfin dans la majorité des cas, la remarque va faire du mal en fait :(

    De nos jours il est clair que les mentalités ont changé, bcp des personnes comprennent ton choix, mais malheureusement bcp ne le comprennent pas encore.
    Et comme tu le dis, c’est une question Tellement personnelle que personne n’est en position de la juger

    Le choix d’une vie t’appartient, à toi, et à personne d’autre

    Bonne continuation

  • #50 Mah-Yu le 21 janvier 2009 à 10 h 21 min

    il manque les points d’interrogation dans mon comm, et puis je ne vais pas aussi vite que la discussion, c’est peut être parce que c’est mercredi… (faites des gosses!!!)

    donc Hélène, je me suis mal exprimée, je trouverais ça super stupide de te demander pourquoi t’aimes pas le chocolat, ou d’insister pour que tu goûtes, c’est juste que si je suis honnête avec moi-même, je sais que ça me traverserait l’esprit, et que peut-être même ça sortirait de ma bouche (surtout après quelques verres de Meursault par exemple).

  • #51 Absynte le 21 janvier 2009 à 10 h 23 min

    tu as raison Hélène, et c’est pour ça que je précise que ce n’est pas par jugement ou conformisme que je pourrais demander pourquoi, mais par pure incompréhension!

    Je suis aussi parfaitement d’accord pour dire que c’est une question intime, que l’on ait des enfant, de 1 à 15, ou pas et qu’elle n’a sa place dans aucune conversation « de salon ».
    En fait lorsque des questions intimes, sur d’autre sujets, me sont adressée et que je ne souhaite pas y répondre, j’ai tendance à retourner la question, si on me parle d’enfant c’est que souvent la personne en face a envie de parler des siens, pas tant de savoir si tu en as et s’ils peuvent être comparables à leurs propres merveilles…

    J’ai eu une grosse dépression nerveuse, et c’est un sujet au moins aussi intime, mais les cicatrices de mes bras offrent aux gens « le droit » de me poser la question, je sais comme de voir ces choix, son intimité sur la table comme ça peut être désagréable, mais tous ne pose pas la question par curiosité malsaine ou pour juger de mon degré de folie…

    Cependant il est aussi possible qu’à force de se sentir « coupable* » socialement et de devoir se justifier on finisse par tout mal interpréter!

    Par ailleurs il y a vraiment des femmes qui changent d’avis, avec le temps, ou lors d’une grossesse indésirée. Parce qu’il y a des choses impossible à expliquer dans le désir de maternité, des flots d’émotions, de force, de bonheur qui n’ont rien a voir avec le conformisme sociale ou quoique ce soit de ce genre et ce jugement que vous faite n’est pas plus raisonnable ou justifié que le jugement inverse!

    *je ne parle pas de culpabilité réelle, mais de ce sentiment inconscient que la justification incessante fini par faire éprouver…

  • #52 Poulettedesîles le 21 janvier 2009 à 10 h 23 min

    Bonjour Armalite

    J’ai le même souci que toi. Les enfants ça ne m’intéresse pas vraiment et de plus je ne me sens pas capable de leur offrir ce dont ils pourraient avoir besoin. J’ai une très bonne amie, plus agée que moi qui partageait le même avis.
    Mais vers 35 ans, l’envie d’enfant ne venant pas (mais son concubin aurait aimé des enfants san spour autant lui mettre la pression – elle a vraiment décidé toute seule) elle s’est dit : »bon ça doit se faire ça se fera » et elle a laissé faire la nature.
    Elle a eu son bébé et aujourd »hui c’est une maman heureuse qui adore son bambin etc….
    Malgré tout qd j’en ai parlé avec elle, elle a eu l’honnêteté d’avouer que si c’était à refaire elle ne recommancerai pas. Que elle vivait très bien avt sans enfant, elle avait pleins d’occupation, elle sortait, elle faisait la fête etc… mais que maintenant que tout ça c’est fini ça lui manque et sans pour autant me dire que « c’était mieux avant », elle me dit juste que maintenant c’est une autre vie.

    Comme quoi même pour celle qui expérimente la maternité, la comparaison avec la vie d’avt enfant ne fait pas toujours conclure qu’un immense bonheur découle de la naissance d’un enfant.

    Je soupçonne donc certaines femmes qui disent que c’est merveilleux, que c’est la plus belle chose qui leur soit arrivée de mentir aux autres et à elle même surtout. Je dis bien « certaines » ont surement peur de (s’)avouer que leur vie était plus épanouissante avant. Elle passerait pour des monstres. Mon amie ne le crie pas sur les toits mais si la conversation l’y engage elle exprime parfaitement sincèrement son opinion et son sentiment.

    Donc je suis d’accord qd tu dis que certaines femmes essaie de te bourrer le crâne avec leur belles paroles mais il s’y cache surement bcp d’envie et de jalousie envers la femme sans enfants, assumée et libre que tu es.

    J’espère pouvoir garder ce cap moi aussi et ne pas succomber à la pression de la société qui veut que les femmes aient et veuillent des enfants.

  • #53 Laly le 21 janvier 2009 à 10 h 26 min

    Je comprends très bien qu’une femme ne veuille pas devenir mère, j’ai une amie dans ce cas et il ne me viendrait pas à l’idée d’essayer de la convaincre de le faire !
    Dans mon boulot – je suis coloriste- je parle avec toutes sortes de femmes, et beaucoup ne veulent pas d’enfants, c’est comme ça !
    Pour ma part, j’en ai un, un garçon adorable, il a 4 ans et à longueurs de journée on me demande  » à quand le 2ème ??? ». Et 2 fois sur 3, quand je dis que ce n’est pas prévu on me répond que, je cite, je ne PEUX PAS laisser mon fils seul !!!! Et je trouve ça dingue !
    Et le meiux c’est que tout le monde me dit qu’il faut que je fasse une fille – comme si je pouvais le décider toute seule !- parce qu’un garçon  » ça part toujours alors qu’une fille ça reste  » (?!).
    J’en parlais il y a peu avec une amie lesbienne, et c’est limite qie je ne me suis pas faite enguelée d’hesiter à faire un 2ème enfant, parce que moi j’avais la chance de pouvoir le faire facilement, ayant un homme sous la main, tout à fait disposer à me le faire !
    Bref, qu’on nous laisse disposer de notre utérus comme bon nous semble, ça serait déjà pas mal !

  • #54 Coralie Marie le 21 janvier 2009 à 10 h 27 min

    Comme je te comprends, je vois bien moi qui en veux mais « plus tard », comme déjà on trouve ça dérangeant. Quoi ? Je ne suis pas pressée de faire un bébé ? Quoi ? J’ai envie de profiter de ma liberté ? Quelle audace :-)

    Je crois que ce qui gène les gens, c’est justement cette question de la liberté. Comme le disait glop de manière très censée, je crois que beaucoup l’ont mauvaise de voir que d’autres adultes arrivent à vivre en réduisant au minimum la part d’obligation. Que ce soit pour le célibat ou la nulliparité, je pense que ceux qui se sont mis en couple et/ou fait des enfants par peur de la solitude, peur de se démarquer de la norme… voient forcément de travers celles et ceux qui ont eu ce courage, ou même qui osent simplement bien le vivre.

    Mon plus ou moins célibat et ma nulliparité seraient plus acceptables, je crois, si je me lamentais et pleurais de jalousie de voir un certain nombre de mes copines se marier et devenir mère avant 30 ans :-)

    La question des enfants est toujours très sensible. Je fais aussi partie de celles qui ne veulent qu’un enfant, ce qui semble un crime terrible ;-) Pourtant je suis enfant unique et je ne suis pas un monstre d’égoïsme et je ne me suis pas du tout ennuyée pendant mon enfance ! (Pour rassurer hécube ;-) !!)

  • #55 Mah-Yu le 21 janvier 2009 à 10 h 28 min

    arg j’ai été coupée dans mon élan! je disais donc, c’est un peu comme quand tu as envie de dire à une fille dans le métro qu’elle est orange. Si ça se trouve elle le sait et elle aime ça.

    you see what i mean?

    on touche à quelque chose de très profond, au prosélytisme et au partage, à la bienveillance et au jugement, je trouve que c’est très intéressant, et j’avais envie de soulever ce caillou là, de dire que ce n’est pas forcément une histoire de guerre entre deux façons d’être « égoïste » ou pas, pas forcément toujours un jugement négatif, mais peut-être (parfois) une incompréhension mutuelle dont la cure n’est pas la défensive, mais l’ouverture.

    Et dans cette perspective, le témoignage d’Armalite sur sa vie et l’espace de discussion que tu nous offres sont salutaires.

  • #56 Coralie Marie le 21 janvier 2009 à 10 h 28 min

    Ah Armalite, je voulais aussi te dire combien je t’envie d’être si heureuse dans ta vie professionnelle et personnelle, c’est une telle chance !

  • #57 laurence le 21 janvier 2009 à 10 h 30 min

    pff! les »gens » sont d’un pénible!et enchainer les enfants les uns après les autres et péter les plombs parce qu’on n’assume pas,c’est mieux ? j’appelle ça le syndrome angelina jolie:elles sont très mignonnes,avec leurs gros bides et leur « tribu » ,elles sont tout à fait dans l’air du temps ou il faut se reproduire à tout prix(et avec excès,si on veut vraiment être branchée),mais n’oublions pas que d’autres assument à leur place!!!
    avoir un enfant ou pas ça ne se discute pas,c’est comme pour la sexualité ,c’est tellement viscéral que personne ne devrait s’arroger le droit d’en juger.
    c’est très dur, d’élever un enfant,épuisant physiquement et nerveusement;perso,j’adore les miens,mais la maternité épanouie,ça me fait marrer! il faut être vraiment super motivée pour assumer; ayons une pensée pour tous les enfants conçus par conformisme et qui ont payé cher leur présence sur terre…

  • #58 Armalite le 21 janvier 2009 à 10 h 31 min

    CoralieMarie: Si tu savais à quel point j’en ai bavé avant d’arriver là, aussi bien professionnellement que personnellement…

    Mah-Yu: Oui, je veux bien admettre que certaines puissent poser la question juste pour comprendre, et d’ailleurs quand c’est fait sur un certain ton, je réponds assez gentiment. Ce que je n’aime pas, et qui est quand même beaucoup plus fréquent, ce sont les gens qui jugent d’entrée de jeu – et ça, tu le sens tout de suite.

  • #59 Miss Lili le 21 janvier 2009 à 10 h 33 min

    Poulettedesiles, on a la même amie??? :)

  • #60 Boulette le 21 janvier 2009 à 10 h 35 min

    Chacun son truc Armalite, si tu te sens seule, jette un oeil vers l’Allemagne. Ici toute femme qui se respecte est soit mere au foyer, soit business woman : la wonderwoman n’a pas d’enfant et le vit très bien. Seul hic… la conséquence est qu’il faut/faudrait choisir entre faire des choses pour soi (travail, voyages etc.) et faire des enfants…

  • #61 Galune le 21 janvier 2009 à 10 h 35 min

    J’ai des enfants…
    Je n’aime pas vraiment etre enceinte.
    J’adore accoucher (sans péridurale !)
    J’adore accueillir un bébé, le voir grandir, apprendre, etre,…
    J’aime allaiter, porter, materner.
    Je comprend mille fois que l’on peut ne pas en avoir avoir envie.
    Je comprend mille fois que cela puisse être vécu comme un envahissement, un travestissement, une imposture.
    Mes amies qui ont fait le choix de ne pas faire d’enfants sont des femmes épanouies.
    Le bonheur a des formules multiples.
    L’intelligence aussi…

  • #62 Poulettedesîles le 21 janvier 2009 à 10 h 38 min

    @Miss Lili : je ne sais pas mais ce type de femme ne doit pas être si rare que ça!!!

  • #63 glop le 21 janvier 2009 à 10 h 42 min

    Hélène, ben si, on peut faire un enfant par altruisme… Au sens où l’altruisme, ce serait la conscience de l’autre, l’amour de l’autre. Je n’aurais jamais pensé « avoir » un enfant avant d’être très amoureuse de mon mec, et je disais – sans même d’ailleurs penser à un enfant – « il faut le mettre quelque part, tout cet amour »… Avoir un enfant est apparu comme le fruit logique, la continuation, de cette altérité fondamentale qu’on vivait.
    Alors que le « désir d’enfant », en dehors d’une relation « altruiste » (vers l’autre, par et pour l’autre), m’a toujours été complètement étranger. (Cela dit même si ça ne me correspond pas je respecte ce « désir d’enfant » dont parlent parfois les femmes, et qui ne m’apparaît pas du tout comme égoïste, surtout quand on a conscience de sacrifier les 487 nuits qui suivent la naissance, hein, par exemple ;)
    Enfin, s’aventurer dans cette vie nouvelle et étrange qui consiste à coexister avec un être qui vient de débarquer et qu’on ne connaît pas (encore), c’est aussi une expérience d’autrui – à moins de tyranniser son petit monde, mais bon, on évite quand même…;). Etre en commu, c’est altruiste, parce qu’on (se) pense constamment par rapport à cet autre avec lequel l’espace, la vie, sont partagés.
    A cet égard d’ailleurs avoir un enfant m’a fait avancer là-dessus : si je suis libre, l’autre l’est aussi… Même s’il n’a que (en l’occurrence), 4 ans. La liberté s’expérimente selon l’altérité, quand on a un enfant, donc c’est une relation fondée sur l’altruisme.

  • #64 Hélène le 21 janvier 2009 à 10 h 50 min

    laurence ça fait du bien de voir une femme qui dit que ça n’est pas une sinécure, d’élever des gosses, il y en a tellement peu qui s’autorisent à l’exprimer…

  • #65 Galune le 21 janvier 2009 à 10 h 54 min

    … et oui, c’est tres dur la maternité.
    Les contraintes sont lourdes, les horaires pas faciles, la reconnaissance aux oubliettes et les loisirs rares.
    C’est un choix, comme un autre…
    Pis on se fait souvent arnaquer pour le premier : personne ne nous avait prevenue !
    Apres on est assez dingues pour recommencer… ou pas !

  • #66 Catherine_6248 le 21 janvier 2009 à 10 h 56 min

    On ne parle pas assez de ce sujet je trouve…
    Sujet qui me pèse terriblement…
    Lorsque je me suis mariée il y a qq années, tous mes collègues de travail mon demandé: »alors pour quand un enfant? » ou « tu veux bien avoir un enfant, non? » Comme si je ne suis pas normal que de ne pas avoir un enfant!
    Et depuis quand ma vie personnelle regarde les autres!
    J’en arrive a haïr les gens qui TOUJOURS me posent cette question! Et je vois dans leur regard ce qu’ils pensent. Et je refuse toujours de me justifier!
    C’est pas facile…

  • #67 Molly le 21 janvier 2009 à 11 h 00 min

    Je pense vraiment qu’on peut te dire ça par étonnement, et non par jugement. Pour ma part, ça m’étonne toujours qu’une femme ne veuille pas d’enfant, parce que moi j’en ai ai toujours voulu. Après ça ne me dérange pas, chacun choisit la voie qu’il veut pour être heureux.
    Mais je pense que l’on pourrait dire cela pour plein de choses qui sortent de la « norme ». Moi on m’a toujours demandé « Mais comment tu fais pour ne pas aimer les gâteaux au chocolat » (Il parait que c’est bizarre ;-) ) Tout comme on demande sans arrêt à ma grande cousine « pourquoi tu ne te maries pas »
    Ce qui est différent de ce qu’on rencontre le plus frequement nous fait nous interroger, pour certains c’est plein de jugement, pour d’autre c’est juste une volonté de comprendre des choses que l’on n’a pas vraiment imaginé.

    Je ne sais pas si je suis la seule, mais la fin de ton texte m’a vraiment dérangée, je ne sais pas si je l’ai mal interprété mais moi ça me semble plein de jugement ce que tu peux dire.

    Pi sinon soyez heureuses sans enfants, ou avec, seules ou en couple, en mangeant des bananes ou du saucisson ;) Un jour les clichés disparaitront… pour être remplacés par d’autre =)))

  • #68 Galinette cendrée le 21 janvier 2009 à 11 h 08 min

    Très beau témoignage.
    Je me retrouve dans ce que tu as raconté à 100%.
    J’ai 37 ans, mariée, et nous ne voulons pas d’enfant et nous sommes super heureux.
    Ca a été très dur à faire accepter par mes parents et ma soeur qui en a elle-même 2.
    Mais je crois qu’ils ont compris et ont cessé de nous « attaquer » avec cette question : « pourquoi ? »
    Au boulot, j’évite toujours d’en parler. Les gens ne me comprennent pas et me regardent toujours comme si j’étais bizarre :)

  • #69 Astartee le 21 janvier 2009 à 11 h 11 min

    Bonjour à toutes !
    La question que je me suis souvent posée est pourquoi ne pas vouloir faire d’enfant est considéré souvent comme « égoïste » ? Egoïste pour qui en fait ?…Si l’une de vous peut m’éclairer :)…
    Bonne journée !

  • #70 MariondeLyon le 21 janvier 2009 à 11 h 11 min

    Bonjour Armalite!

    Pour ma part, je n’ai jamais voulu d’enfants !

    J’ai 30 ans, et depuis l’âge où je peux en faire, j’ai tjrs clamé haut et fort, que je ne voulais pas d’enfants, et que c’était ainsi. Chaque femme n’était pas faite pour donner la vie. Je n’en n’avais pas l’envie, pas le désir. J’ai entendu les memes réflexions que toi : Tu changeras d’avis, tu verras. Je laissais dire. Tout simplement que sur ce genre de sujet, l’avis des autres je m’en fous.

    Les différents hommes avaient qui j’ai vécu jusqu’ici ne voulaient pas d’enfants, pas par conviction, juste parcequ’on était trop jeunes…et moi, ça m’allait très bien !

    Mais un jour, je l’ai rencontré LUI.

    Et je suis tombée vraiment amoureuse. Comme je ne l’avais jamais été avant. Et cet homme a déjà des enfants. On pourrait dire: c’est parfait. Leurs désirs respectifs sont assouvis. Lui en voulait, il en a, elle n’en veut pas, elle n’en a pas.

    Et pourtant depuis peu, j’ai changé d’avis. Parceque le voir évoluer avec ses enfants, Lui, l’homme que j’aime, ça m’a juste donner envie de partager ça ensemble. Envie de construire une famille. Mais l’envie, c’est lui qui me la transmise.
    Doucement, simplement, sans me forcer. Sans meme en parler ensemble, cette envie est venue ainsi seule. Avec le temps.

    Par contre, il est évident que l’enfant vivra sa vie, et je vivrai la mienne. Mais conjointement. ;-) Et là dessus, je ne changerai jamais d’avis.

    Alors, ceux qui disaient « tu verras, tu changeras d’avis » et bien pour moi, ils avait raison….Finalement…

  • #71 Armalite le 21 janvier 2009 à 11 h 17 min

    Je ne voulais pas dire qu’aucune femme ne change jamais d’avis, bien sûr la vie nous fait évoluer et tout est possible. Ce qui m’agace, c’est que des gens qui ne me connaissent pas ou à peine se permettent de me faire des prédictions sur mon futur de cette façon un peu paternaliste, un peu condescendante, comme si j’étais une dinde et qu’eux, ils SAVAIENT, qu’ils connaissaient une vérité universelle qui est: une femme, ça veut des enfants.

  • #72 Hotnspicy le 21 janvier 2009 à 11 h 18 min

    Je n’avais pas laissé de commentaire sur le témoignage d’Hécube tellement ça éveillait ma douleur lancinante. J’ai 28 ans, 2 enfants dont 1 « différent » et je me fais chier dans la vie. Torcher mes chiards n’est pas mon but final et je n’ai pas encore eu la force de me réaliser. Mais c’est un autre (vaste sujet).

    On voit bien qu’au fond, ce qui pèse sur nous toutes, quels que soient nos choix, c’est avant tout le regard des autres, et , ce même si l’on sait s’en détacher et prendre de la distance et conserver le libre arbitre et garder le cap de nos ideaux personnels.

    Quand on a eu ses enfants jeune, comme moi, mon fils aîné, 7 ans, dimanche prochain, est né alors que j’avais 21 ans. Pour le cadet, j’avais 25 ans. Ces 2 trésors, c’est la vie qui me les a apporté, je ne les ai pas désirés. L’IVG n’était plus possible quand j’ai su que j’étais enceinte du grand et pour le petit, le médicament n’a pas fonctionné et je n’ai pas eu la force de réclamer une aspiration. J’ai donc subi mes grossesses, avec plus ou moins la conviction que quand même faire un enfant c’est naturel et que c’est une belle chose.

    Je les ai tout de suite adoré du plus profond de mon être et tenté de les élever au mieux. Mais tout n’est pas si simple, la vie nous donne mais aussi nous reprend. Et, de la même façon qu’il m’a fallu avoir des enfants, il m’a fallu aussi tomber une sombre dépression.

    En avoir ou pas n’étant pas l’unique raison de mon naufrage, mais ça a joué un rôle. Dans le Gynécée familial, tout cela a très mal été perçu : non, on ne déprime pas d’avoir des enfants, pourquoi n’agis tu pas en bonne mère, il faut faire ci et ça et encore ceci et cela… Toutes les femmes ont des enfants, elles savent toutes s’en occuper, pourquoi tu n’y arriverais pas ? C’est comme ça, tu dois faire face. Tu n’as ni le choix, ni le temps et encore moins le droit de mollir. J’en ai entendu des vertes et des pas mûres. Et, ça ne m’a pas aidé au contraire. Je n’étais pas à la hauteur, dépassée, et, au lieu de m’aider, cette pression m’a été infligée.

    Je ne dis pas merci à cette société qui s’imagine que les enfants contribuent à la réalisation de soi. Faire des enfants doit être un acte réfléchi et volontaire car c’est un acte égoïste, tout autant que de ne pas en avoir.

    J’ai beaucoup souffert de ne pas être aux yeux des autres une bonne mère, j’ai eu du mal à admettre ce que j’ai écrit plus haut. L’amour ne suffit pas toujours à faire ce qu’il faut.

    Aujourd’hui, je me suis sortie seule de mon chaos, j’agis en mon âme et conscience et je fais bien les choses car je sais que non seulement je le peux mais j’ai appris à le faire.

    Il y a un mois, j’étais enceinte. Je ne le suis plus. Partie remise. Oui, mon amoureux et moi voulons un enfant. Nous voulons donner la vie. Nous voulons égoïstement créer un lien biologique. J’ai accepté de faire de mon homme un père, il a en lui ce besoin viscéral de transmission. Je me sens aimée et soutenue par celui qui élève déjà les 2 miens comme les siens.

    Pour conclure, j’aurais pu juste dire que le poids de la société qu’on aie des enfants ou pas est le pire des poisons mais j’aime toujours autant me confier à vous toutes.

    PS : Armalite, j’admire les gens comme toi qui assument pleinement leurs choix .

  • #73 Jube le 21 janvier 2009 à 11 h 19 min

    Armalite, ton témoignage me touche tant par le sujet mais aussi car il est plein de réalisme.
    Ta décision de ne pas avoir d’enfants est personnelle mais malheureusement les gens ne peuvent pas s’empêcher d’être dans le jugement surtout sur de tels sujets car s’il s’agissait d’un autre sujet je pense que personne ne te poserais de questions. Je crois que les gens cherchent toujours trop à comprendre le pourquoi du comment alors qu’il y a des choses inexpliquables et surtout sur lesquelles on ne devrait pas avoir besoin de se justifier. L’important est de prendre des décisions en accord avec soi même, ce qui semble être ton cas.
    Le fait que l’immense majorité de ces personnes soient des femmes ne m’étonne qu’à moitié car beaucoup de femmes pensent que leur épanouissement passe obligatoirement par la case « enfants » mais le désir d’en avoir ou pas n’a rien à voir, à mon sens, avec l’épanouissement. Je me demandais si en tant que filles on ne nous mettait pas indirectement une sorte de « pression » avec toutes sortes de clichés tels que le mariage, la famille, les enfants, etc. relayés de toutes parts par la société dans laquelle nous vivons et que si nous ne rentrons pas dans ce « moule » nous sommes mal vues.
    Personnellement j’ai déjà entendu des femmes de mon entourage dire qu’elles ne voulaient pas d’enfants pour diverses raisons et même si je ne ressens pas comme elles je ne les ai jamais jugées ni même ressenti une incompréhension envers cette décision. Chacun fait bien comme il veut. Je suis la seconde d’une famille de quatre filles, ma soeur ainée a deux fils et ma soeur juste après moi sera bientôt maman. Pour ma part je n’ai pas d’enfants et j’espère intensément en avoir mais je ne veux pas non plus faire un enfant juste pour faire un enfant et dire moi aussi je suis maman; c’est un sujet délicat pour moi car j’ai du renoncer à une grossesse dernièrement malgré le fait que j’aspire à être maman. Ma petite soeur va être maman avant moi et on m’a déjà dit: et toi c’est pour quand? Les gens ne comprennent pas qu’en étant plus âgée qu’elle je n’ai pas eu d’enfants avant elle et je vous avoue que moi même au départ ça m’a déroutée et perturbée mais j’ai compris que la vie est comme ça, sans logique d’âge ou de quoi que ce soit sur des sujets tels que ceux-là. Heureusement les gens qui me disent ça ne sont pas ceux que j’aime le plus et qui savent rester à leur place sur ce sujet !
    Armalite reste fidèle à tes envies et à ce que tu ressens et dis toi que le fait d’en vouloir ou pas doit émaner d’une envie profonde car ces deux décisions se valent bien.
    Merci pour ton témoignage.

  • #74 Roxane le 21 janvier 2009 à 11 h 23 min

    Bonjour,

    la question des enfants est délicate car se reproduire est considéré comme une fin en soi.
    Il est considéré comme égoÏste de ne pas vouloir « perpétuer l’espèce ».
    C’est la grande question philosophique du sens de la vie qui est intrinsèquement posée.
    Dans nos sociétés modernes occidentales, les femmes ont le choix d’être mères ou non. Cela nous paraît normal, mais en réalité ça chamboule totalement les pensées antérieures où la maternité était le summum de la féminité.

    On sait maintenant, grâce aux progrès de la psychologie, qu’il n’existe pas « d’instinct maternel ».
    Le désir ou non de maternité est quelque chose de très personnel et en même temps de considérablement social, au point que l’on doit se justifier de nos intentions (désir de maternité, nombre d’enfants voulus etc…).

    On ne change pas les moeurs en quelques décennies. Le droit à la contraception n’est pas si récent que ça, alors cela prendra du temps pour que les femmes ne soient pas avant tout considérées comme des êtres biologiquement programmées pour vouloir et avoir des enfants. On voit cela encore tous les jours dans le droit du travail…

    Courage. Un jour, on y arrivera ;)

  • #75 veronica le 21 janvier 2009 à 11 h 24 min

    La question « tu n’ as pas d’enfant » ce n’est pas comme « tu n’aimes pas le chocolat » parce que tu peux aimer le caramel, le cafe les enfants il n’y a pas d’alternative, ( parce que en plus tu n’aimes pas les chats ou les chiens …);
    cela ne se voit pas dans la vie de tous les jours que les gateaux au chocolat c’est pas ta tasse de the….
    Les filles qui preferent les filles doivent vivre la meme chose au quotidien : quoi tu n’aimes pas les garçons , ah bon ben tu n’auras pas avoir de gosses…. cela tombe bien j’en veux pas…trop dur pour les accros des voitures familiales…

  • #76 Fanchette le 21 janvier 2009 à 11 h 26 min

    Pas le temps de vous lire toutes mais c’est toujours un sujet intéressant.
    Comment réagirait celles qui nous assomment avec leur maternité ou leur désir de maternité si à l’annonce de l’Heureux Evénement on leur balançait :
    « Mais pourquoi diable veux-tu des enfants ? »
    « Oh tu verras l’amour des couches et des rots ça te passera »
    Et si à la maternité on leur offrait le livre : « 40 raisons de ne pas avoir de mômes ».
    Pas sur que toutes le prennent bien.
    Bref comme dirait Aretha : Respect. C’est tout ce qu’on demande.

  • #77 Linde le 21 janvier 2009 à 11 h 26 min

    @Hotnspicy : ce que tu as écrit m’a bouleversée… je n’ai à rajouter ou à commenter, je suis juste… très émue par ton histoire et ta volonté d’aller de l’avant

    (et moi non plus, je n’avais pas réussi à réagir sur le texte d’Hécube, trop puissant, j’en suis restée sans voix, sans savoir comment formuler ce que je ressentais…)

  • #78 Ysa le 21 janvier 2009 à 11 h 28 min

    Armalite,
    Tout d’abord, merci pour ton témoignage.
    On ne devrait pas avoir à se justifier. Les opinions sont personnelles. Elles sont certes faites pour être partagées mais en aucun cas commentées, discutées, approuvées ou désapprouvées !!!
    Pour ma part, jusqu’à l’année dernière, je ne voulais pas d’enfant et je me suis réveillée un matin en me sentant « prête ». J’ai 30, je suis une femmes célibataire, active, qui adore son travail (même si je me plains souvent du stress, et des sautes d’humeur de ma chef) mais je sais désormais que je ne pourrai pas vivre sans enfant, alors que paradoxalement, je peux vivre sans fiancé, copain, amant, mari…
    J’ai récemment pris la décision suivante : A 35 ans, si je suis toujours célibataire, j’effectuerai des démarches pour subir une insémination artificielle.
    Certaines diront : « J’ai envie de la même chose » d’autres penseront « Mais comment peux tu être égoïste au point de vouloir un enfant sans père ». I don’t care ! C’est moi, ma décision, ma vie et la vie de ce « futur » enfant ! Je n’ai pas à argumenter pour faire accepter ma décision !
    Tout ça pour dire ma chère Armalite que l’important c’est que tes décisions soient en harmonie avec toi-même ! C’est ta vie et je trouve ça important que tu assumes pleinement tes choix !

  • #79 Ysa le 21 janvier 2009 à 11 h 30 min

    Je suis désolée d’avoir monopolisé un commentaire pour avoir exposé mon propre cas, je ne voulais pas faire hors sujet, c’était juste une manière de faire comprendre mon opinion sur le témoignage d’Armalite.
    Thanks girls

  • #80 Kila le 21 janvier 2009 à 11 h 34 min

    Je fais partie de ces gens qui auraient pu te faire ce genre de réflexion il y a encore quelques années. Et puis mon ex (qui ne veut pas d’enfant, c’est mon ex, mais il n’a pas changé d’avis!!)) et surtout Hélène sont passés par là, et j’ai compris et plus jamais je ne ferai de réflexions désobligeante.

    J’ai 37 ans, je n’ai pas d’enfant mais ce n’est pas un choix, loin de là… J’ai plusieurs de mes amies qui ont des enfants en bas âge, avec tout le lot d’emmerdes que ça comporte, qui me disent très souvent que parfois elles m’envient, ma liberté, les grasses mat’, les sorties quand je veux sans prévoir des jours à l’avance, des nuits « normales »…

    Alors oui je pense qu’avoir des enfants ça fait partie du package qui fait rêver : le pavillon rose, la voiture familiale, les vacances à la mer, le travail, la mari gentil etc…

    Sauf que dans la réalité les enfants (et le reste) ce n’est pas si idyllique que ça, et rares sont ceux qui osent l’avouer. Mais à moi qui n’aie pas d’enfants et qui en veux tant, et bien mes amies (les vraies) me la disent la vérité : tu sais nos enfants c’est un bonheur absolu mais bien bien loin d’être facile tous les jours, et ta vie parfois on la prendrait bien.

    Alors ton choix, tu fais bien de le faire, si tu ne le sens pas c’est le plus beau cadeau que tu puisses faire aux enfants que tu n’auras pas. Merci pour eux!
    Tant de femmes n’avaient pas le choix il y a encore 30-40 ans, et aujourd’hui leurs enfants ne sont pas toujours super épanouis (j’en connais). Aujourd’hui ce choix on l’a, alors….

    Ensuite je suis aussi assez d’accord avec Molly, certaines personnes te posent la question juste pour savoir, sans jugement… Peut-être ;-)

  • #81 Maya le 21 janvier 2009 à 11 h 35 min

    C’est tellement plus rassurant quand les autres font la même chose, ça rassure dans le choix qu’on a fait. Alors évidement lorsque quelqu’un ne fait pas pareil, mais pire le revendique, c’est sûr, ça dérange. Quelque soit le sujet.

    En ce qui concerne les enfants, on a toutes tellement été élevées dans le cliché Cendrillonesque que ça parrait inprobable qu’une femme veuille en sortir (et je parle même pas des traditions religieuses). Une amie à moi a eu de gros problèmes gynécologiques, et elle était effondrée du fait qu’elle ne pourrait peut-être pas enfanter. Elle se sentait incomplète, elle pensait ne pas être une femme à cause de ça, parce que « c’est ce pour quoi nous sommes faites ». Et je comprenais pas du tout son point de vue. Être une femme c’est tellement plus que faire des enfants. Mais beaucoup ne le comprennent pas.

    En ce qui me concerne, plus je grandis, plus je trouve de raisons de pas en faire. Pas que je n’aime pas les enfants, mais non. Je changerai peut-être d’avis, j’ai encore le temps.

    Merci pour ton témoignage Armalite ^.^

  • #82 Aude le 21 janvier 2009 à 11 h 35 min

    Tiens, ça me rappelle quelqu’un, une nana qui a l’air sympa et tient un blog de fille tout aussi sympa…

  • #83 Atellys le 21 janvier 2009 à 11 h 36 min

    Quelle surprise que la découverte de ce billet.
    J’ai beau être moins jeune, 25 ans, il n’empêche que je me reconnais tout à fait là dedans
    j’aurai fort bien pu l’écrire.
    C’est fou ce poids des normes sociétales quand même, les mentalités sont lentes à changer il est vrai. Pour ma part, j’ai eu envie d’enfants avec mon compagnon il y’ q quelques années cependant j’ai réalisé ( à temps) que c’était pour de forts mauvaises raisons, donc oui malgré tout ce qu’on veut bien nous faire croire le désir d’enfanter ne relève pas d’un pur altruisme pur et innocent, il y’a toujours je pense ce désir légèrement égoisme sous jacent auquel on prête ou pas attention. Du coup, je n’ai en pas fait, et bien heureux m’en pris. Après avoir pesé le pour et le contre, je dois dire que plus je vois mes collègues enceintes and co embourbées dans les pseudos joies de la maternité ( moi je les entends plus souvent galérer et se plaindre qu’autre chose) et bien ça ne me donne envie pas . Et cette manie qu’ont les femmes de s’identifier par rapport à la maternité m’horripile Comme si le fait d’avoir des enfants déterminait son degré de féminité (arff les préjugés ont la vie dure).
    Je peux concevoir que pour certaines leur vie n’ait de sens que si elles ont une tripoté de bambins à leur suite ( quoique je trouve ça fort dommage) mais pour ma part, je ne me permets pas de pousser des « oh » et des « ah » d’étonnement ni de pousser l’autre à expliquer ces choix.
    Enfanter ne sera jamais l’objectif de ma vie. Et si je quitte ce monde sans enfants et bien ce n’est pas pour autant que j’aurai l’impression d’avoir râté ma vie pour autant, tant pis pour mon arbre généalogique.
    Et puis on ne fait d’enfants  » pour ne pas finir tout(e) seul(e) c’est toujours la plus mauvaise des raisons. J’estime que parfois il vaut mieux ne pas en faire que de mal s’en occuper.C’ est de lourde de charges soit quelque que soit le nombre d’enfant que l’on a, une grande responsabilité et surtout , c’est un choix purement personnel, il est vrai et on devrait jamais avoir à se justifier. On fait ce qu’on veut de son utérus et des ovaires.
    Moi ma famille me lâche la grappe avec et est déjà prévenue c’est déjà ça de pris.
    Quant’au bel étalon sensé révolutionner ma vie ( et surtout me faire changer d’avis pardi ) et bien il aura intérêt à avor de solides arguements parce que c’est loin d’être gagné, plus le temps passe, plus la vie que j’ai me plaît et après tout, n’est pas le principal ?

  • #84 veronica le 21 janvier 2009 à 11 h 40 min

    « Être une femme c’est tellement plus que faire des enfants » (maya 81). si seulement la societe et pas seulement la notre mais la Terre entiere pouvait le comprendre que de souffrances physiques et psychiques en moins…. tres belle phrase…
    Quand je lis tous ces temoignages pleins de soufrances et d’interrogations, je me dis que j’ai eu de la chance de tomber dans une famille athee et non conformiste, dans le sens ou le fait de ne pas etre dans le moule n’avait rien de derangeant…

  • #85 Steph le 21 janvier 2009 à 11 h 41 min

    Bonjour,

    Je lis régulièrement MBDF mais n’ai jamais encore laissé de commentaires. On peut pourtant considérer que je ne suis pas dans la meilleure posture pour le faire puisque je suis enceinte de 7 mois, et je vais avoir 31 ans. Pourtant les mises en catégories des gens et des femmes en particulier m’agacent, pourquoi cette obligation de mettre les gens dans des cases, pour vérifier leur normalité, voir si on répond aux critères sociaux admis et validés?
    On peut dire que jusqu’à ce que cette grossesse arrive,( au moment où je l’ai souhaité avec mon chéri avec lequel je vis une merveilleuse histoire depuis 12 ans), je l’ai entendu cette fameuse question : as tu des enfants? et pourquoi non alors que visiblement tu es mariée, en couple .. Ben tout simplement parce que pas envie avant, cette envie est finalement venue comme elle aurait pu ne jamais arriver aussi. Je suis épatée par ces gens que parfois on connait à peine se permettent de poser cette question aussi intime sur ce projet ou envie et surtout cette absence de projet. Et j’ai bien vu le soulagement de certains (pas les plus proches en plus, c’est un comble) quand j’ai annoncé ma grossesse, ça y est je rentrai dans le rang et dans la norme. Je ne me sens pas changée et ne pense en rien que mon choix d’avoir un enfant soit un exemple à suivre pour d’autres; il s’agit exclusivement de moi et l’acquisition du statut de maman n’est pas une progression mais simplement un changement qui me concerne personnellement. Tout ça pour dire, chacun ses choix et tout est question de respect.

  • #86 Hélène le 21 janvier 2009 à 11 h 42 min

    Steph sois la bienvenue ;-) J’aime beaucoup ta phrase « l’acquisition du statut de maman n’est pas une progression mais simplement un changement » !

  • #87 dola le 21 janvier 2009 à 11 h 48 min

    J’ai un peu de tout dans mes amis, en couple ou non, avec ou sans enfants. C’est aussi ce qui fait la richesse de mes relations, nos différences.
    Les questions indiscrètes, j’ai eu une éducation bien trop policée pour que je songe à les poser, à fortiori dans une soirée où on me présente quelqu’un…Et du coup je suis toujours choquée par les questions ou jugements intrusifs de connaissances que ce soit à propos des enfants ou d’autres choses.

    Pour revenir sur l’enfant unique, j’ai souvent entendu la réflexion suivante , ah bon tu n’as pas de frères et sœurs, on ne dirait pas , j’aurais jamais cru etc…
    Souvent je demande en souriant s’il faut que je le prenne pour un compliment.
    A croire que tous les enfants uniques font des adultes égoïstes, capricieux, immatures et pas prêteurs…
    Comme si avoir une fratrie te garantissaient de faire des adultes partageurs,sensibles aux autres tec..Franchement ça se saurait depuis le temps !

    Ce qui ne m’empêche pas d’avoir 2 déjà et d’être tentée par un troisième ( mais pas mon homme, donc on en restera sûrement là et ce ne sera pas un drame) et on me dit : « tu as déjà un garçon et un fille pourquoi tu en veux encore… »

    Sinon je trouve que quelque soit le choix fait à un instant T , on a aussi le droit de changer d’avis sans entendre à tout bout de champ, mais je le savais, tu vois, je te l’avais bien dit ( d’une façon générale cette phrase m’exaspère..).

  • #88 songlin le 21 janvier 2009 à 11 h 49 min

    Merci pour ce beau texte Armalite. Je ne sais toujours pas, à 31 ans, si je veux avoir des enfants ou pas. Parfois c’est oui, parfois c’est non. Des fois j’ai envie de transmettre à un enfant des valeurs, des choses que je juge bien, pour en faire quelqu’un de bien et peut-être me redonner un peu d’espoir dans l’humanité. Parfois c’est tout simplement ma phobie du bavouillage qui reprend le dessus (oui, je ne supporte pas qu’un môme me bave dessus, c’est viscéral), ou mon angoisse de m’asseoir sur mon bébé (j’ai des peurs étranges, mais on fait comme on peut…). La plupart du temps, je me dis que j’adore ma vie (je suis moi aussi traductrice, j’ai un homme que j’adore et avec qui je m’amuse comme une folle, je voyage beaucoup, je fais du sport, je mange des chips et je dors 9h par nuit) et que je n’ai pas l’envie de perdre tout ça. Je suis mariée, j’ai un homme formidable, et lui non plus ne sait pas trop s’il en veut ou pas. Donc pour le moment c’est le statu quo…

    Et ces histoires de jugement, c’est tellement dur. Je déteste juger les gens et leurs motivations, et je me déteste encore plus parfois de le faire quand même (tout ça parce qu’à l’adolescence, il était de bon ton d’émettre des jugements à tout bout de champ… alors pour « faire partie du groupe », pour ne plus être l’extraterrestre de service, j’ai fait pareil, j’ai créé de mauvais réflexes, qui ressortent parfois aujourd’hui. et je m’en mors les doigts). Et là je relie un peu ça au post de lundi sur le karma : si au lieu de se focaliser sur les différences, on revenait à la base ? À considérer d’abord l’être humain en face, avec son libre-arbitre. Ne pas s’arrêter aux choix (ou non-choix) eux-mêmes, mais comprendre qu’il y a des motivations qu’on ne partage pas forcément, mais qui sont respectables (ex : j’aime le fàp prune, c’est la couleur de ma vie). Comprendre qu’il y a des circonstances qui ne laissent pas toujours le choix (j’ai voulu me maquiller ajd mais il ne me restait qu’un fàp prune). Comprendre qu’on fait parfois des erreurs, conscientes ou non (je sais pas ce qui m’a pris, j’ai acheté un fàp prune et aujourd’hui, J’EN AI MIS !!!). Comprendre, cela ne veut pas dire faire sien, mais accepter l’idée que nous ne sommes pas tous des clones. Ça sera reposant ce jour là…

  • #89 frederique-etc le 21 janvier 2009 à 11 h 53 min

    Tu écris très bien !
    J’ai trois enfants, ce n’est pas de tout repos, ça a déjà été dit …
    Je les aime de tout mon coeur, je ne regrette pas cette vie de famille « nombreuse ».
    Mais quand je lis ton texte, je me vois bien dans ta vie aussi ! J’adore être seule avec mon chéri, on arrive à se prendre régulièrement du temps tous les deux, et là, mes enfants ne me manquent pas, sans honte, j’assume !
    J’ai des amies qui ne se voient pas à l’âge où les enfants quitteront la maison, seule avec leur chéri. Moi, j’avoue, ,j’ai hâte !
    A la fois de les voir adultes et à la fois de me retrouver avec mon mari. Je ne vis pas que pour mes enfants, c’est déjà un choix que certains ne comprennent pas si facilement !

  • #90 mariposalili le 21 janvier 2009 à 11 h 54 min

    Franchement, y’a matière à réaliser un reportage avec tous ces témoignages !
    Je pense que les femmes qui ne veulent pas d’enfants devraient affirmer haut et fort ce choix, et ainsi les mentalités changeraient plus vite !

  • #91 laurence le 21 janvier 2009 à 11 h 54 min

    décidément,hotnspicy,on se ressemble tant!!! ton commentaire m’a bouleversée;quand on est mère au foyer, on passe aussi pour une débile,ininteressante et feignante;il FAUT avoir des enfants,mais il FAUT aussi surement avoir l’air épanouie de faire 50 choses à la fois;quelle dictature! et si on n’est pas capable de tout faire correctement en même temps? je suis abonnée à 2 bibliothèques,je lis 3 à 4 livres par semaine(pas des traités de philo,entendons nous bien!!),je suis branchée sur les chaines d’info toute la journée,rien à faire,je passe pour une quiche parce que je ne m’abrutis pas tous les jours au boulot! ah!les normes…
    un cadeau de ma mère qui m’a fait super plaisir(je ne lui ais pas encore pardonné):un bouquin intitulé »on gère sa vie,on ne la subit pas »;bonheur…
    bon,j’arrête,car après m’être lavée à l’eau froide parce que ma gamine en a utilisé 300l pour sa toilette,je file au supermarché me racheter mes céréales fitness(non,hélène,pas taper!) qu’elle m’ a bouffées pour son petit déj’…

  • #92 Terpsichore le 21 janvier 2009 à 11 h 55 min

    Merci pour ce témoignage qui me parle beaucoup.

    Je suis une de ces filles qui ont vraiment changé d’avis la trentaine passée, enfin, je crois (je n’ai pas encore sauté le pas, mais je me sens un peu comme MarionDeLyon), même si je conçois très bien qu’on ne change pas forcément d’avis (dans le registre léger, à 18 ans, j’aimais la pop FM, j’ai changé d’avis, par contre, à 18 ans, ma couleur préférée était le violet profond et je n’ai pas changé d’avis). C’est difficile aussi, quand on a clamé haut et fort pendant 15 ans qu’on ne voulait pas d’enfant, de remettre en question son image de soi. J’envie presque ces filles qui ressentent une véritable « pulsion » maternelle ou celles pour qui il est tout à fait clair qu’elles ne veulent pas d’enfants. J’en suis au stade coupage de cheveux en quatre, voire en seize pour bien faire, tant cette décision va impliquer tout le reste de ma vie. Je vous lis toutes avec d’autant plus d’attention.

    Je suis persuadée qu’on peut s’épanouir sans enfants, je suis également persuadée qu’on peut s’épanouir avec pour autant qu’on ait écouté ses désirs. Et je rêve d’un jour où on ne se sentira plus obligée de comparer la vie du voisin à l’aune de la nôtre ;)

  • #93 laurettebis le 21 janvier 2009 à 11 h 58 min

    Merci pour ton témoignage Armalite.

    Il nous montre qu’il y a encore bien du chemin à parcourir quant à l’évolution des mentalités sur certaines choses…
    Je ne comprends vraiment pas la réaction des personnes qui essaient de décortiquer l’intimité de l’autre en posant des questions si personnelles et en essayant de lui montrer combien elle a soi-disant « tort » !

    Perso çà ne me viendrait pas à l’idée, j’estime que si une femme n’a pas envie d’avoir d’enfant, c’est son choix et personne n’a le droit de la juger pour autant !!!
    Je suis sidérée qu’une femme d’aujourd’hui ait encore à justifier sa nulliparité…

  • #94 Caro le 21 janvier 2009 à 12 h 02 min

    Comme c’est drôle, je viens d’avoir cette conversation sur le désir d’enfant ce matin même!!Et pour ma part, j’ai 31 ans, un super chéri d’amour et pas du tout envie de pouponner. Mais, contrairement à beaucoup, quand j’en parle autour de moi, un grand nombre de mères disent que si c’était à refaire, elles y réflèchiraient à deux fois. On met tellement les femmes dans un carcan de mère en devenir, que le désir d’enfant est souvent un peu faussé par la société.
    Et puis d’abord, je fais ce que je veux!!!

  • #95 funambuline le 21 janvier 2009 à 12 h 04 min

    Merci de ton texte armalite. Je trouve toujours passionnant de pouvoir lire les témoignages à propos de cette non-envie d’enfant assumée. C’est un texte d’Hélène ici-même qui m’avait permis d’enfin oser proclamer haut et fort ma non-envie… dans mon cercle intime. Et je trouve que tu as fondamentalement raison : c’est une question très personnelle, intime même. De la même manière que demander à une femme en couple « alors, vous essayez ? » Je trouve ça extraordinairement grossier !!! C’est comme si tu lui demandais « alors, vous baisez tout le temps »? Ou encore « ton utérus est en forme ? et ses spermatozoïdes de bon coureurs? ». Bref.

    En ce qui concerne le « changement d’avis », je ne me suis jamais projetée avec des enfants aussi loin que je me souvienne. J’ai vécu des histoires d’amour géographiquement loin de mes proches (et j’étais très jeune) donc je n’ai pas eu droit aux « vous en voulez ». 2 histoires d’amour qui se sont d’ailleurs terminées plus ou moins au moment où la question commençait à se poser pour mes compagnons, ce n’était pas la cause… mais ça a peut-être contribué à me faire fuir.

    Aujourd’hui en couple, cette fois-ci, j’ai abordé la question très vite, quitte à l’effrayer (au bout de 2 semaines, ça fait un peu psychopathe quand même :-) ), pour lui exprimer, au détour d’une phrase, que je n’avais pas du tout envie d’avoir des enfants. En fait, il a eu l’air soulagé… lui non plus… mais il m’a demandé un « droit à changer d’avis » en m’accordant le même que je n’avais pas demandé. Je crois que c’est sain de continuer à se poser la même question, même en répondant de la même manière. ça évite tout éventuel malentendu futur ou tout regret…

    @ armalite et cannelle : le, « non, pfff, je peux pas en avoir », je l’ai déjà fait aussi dans des moments où je ne me voyais vraiment pas prendre le temps d’expliquer mon point de vue où la patience de supporter les divers arguments déjà cités qui me fatiguent… c’est cruel mais radical, un petit regard de pitié en face et hop, je peux retourner tranquilou à ma soirée :-)

    @ laurence (com 57) : de la même manière personne n’a le droit de juger une non-envie d’enfant, de la même manière personne n’a le droit de juger une grande envie d’enfant et ta phrase « les gens sont d’un pénible ! et enchainer les enfants les uns après les autres et péter les plombs
    parce qu’on n’assume pas,c’est mieux ? » ben, euh… il y a des familles nombreuses très heureuses, des mères qui vivent cette vie-là comme un idéal, et bien que je ne le comprenne pas du tout (mais pas du tout du tout du tout…) je ne me permets pas de juger non plus !

    @ galune (61) : j’aime beaucoup ton commentaire :-)

    @ hotnspicy (72) : « Je ne dis pas merci à cette société qui s’imagine que les enfants contribuent à la réalisation de soi. Faire des enfants doit être un acte réfléchi et volontaire car c’est un acte égoïste, tout autant que de ne pas en avoir. » oh que oui !!!

    @ veronica (75) : « trop dur pour les accros des voitures familiales » :-)))))

  • #96 Martine le 21 janvier 2009 à 12 h 05 min

    Comme Glop ou Hécube, je crois, j’ai fait (avec mon homme tout de même) le choix de m’en tenir à un choupik. Déjà pas mal non, Armalite ?
    Et bien non ! Vous l’avez dit : un enfant unique, pô bien non plus.
    Je n’aurais jamais pensé m’en tenir là. Mais j’ai trouvé la grossesse pénible (je crois avoir pleuré des dizaines de fois devant mon armoire parce que je ne savais plus quoi mettre pour ne pas avoir l’ait d’une baleine ! Pas les moyens de me faire une garde-robe complète maternité), j’ai fait un beau baby blues après la naissance et j’ai trouvé les premières années difficile à assumer. Concilier travail et enfant, renoncer à quasiment toutes les sorties (parce que mon mari travaille le soir et le week-end et que je n’ai pas de famille sous la main), c’était dur !!!
    Maintenant il a six ans et c’est différent. Je le trouve chouette et notre vie à trois aussi. J’admire celles qui et ceux qui font plus mais j’ai aussi beaucoup envié celles et ceux qui assument le choix de ne pas avoir de mômes !

  • #97 capucine le 21 janvier 2009 à 12 h 06 min

    Cet article me parle et pourtant … pourtant, nous avons vécu des situations que l’on pourrait qualifier d’opposées. Je ne les vois pas si opposées que cela.
    Pendant 6 ans, mon mari et moi ne parvenions pas à avoir d’enfant et là, face à la bêtise des gens, j’ai réalisé combien, pour certaines, il y a quelque chose de suspect à ne pas pouvoir être mère … comme si on ne le voulait pas (et comme s’il était impossible à une personne équilibrée de ne pas vouloir avoir d’enfant). Pour ces mêmes personnes, la féminité passe par la parentalité. Mais j’ai pu noter un trait commun chez elles : l’enfant, une fois là, devient leur seul sujet de conversation (et bien souvent, de conversation, avant leur arrivée, elles n’avaient pas !).
    Maintenant, j’ai un petit garçon de 11 mois et je suis enceinte d’un deuxième qui doit arriver très bientôt. Mais ces femmes-là, celles qui sont seulement des mères, je n’ai rien à leur dire, elles me font peur. Je rejette aussi cette société dans laquelle nous sommes qui glorifie à outrance la maternité et l’enfant. Je vais avoir deux enfants, mais je suis aussi une femme (et je l’étais bien avant !!).

  • #98 Fanchette le 21 janvier 2009 à 12 h 06 min

    @ Hélène (46) : des taux de natalité trop bas n’assurent plus le renouvellement des populations :conséquences : 1/ la race des être humaines disparaît. 2/ les systèmes de retraite par répartition ne sont plus assurés
    Mon commentaire :
    1/ C’est pas sur le même registre.
    2/ Sont-ce des problèmes ?

  • #99 Terpsichore le 21 janvier 2009 à 12 h 07 min

    @songlin : tiens, c’est amusant, j’aurais pu écrire mot pour mot ton premier paragraphe, même en ce qui concerne l’âge et le métier.

  • #100 Armalite le 21 janvier 2009 à 12 h 11 min

    Ce qui ressort de vos commentaires, et ce que j’essayais de dire peut-être de manière un peu virulente dans mon texte, c’est juste: nous ne sommes pas des clones, respectons les choix de chacune. Mais comme l’a fort justement fait remarquer quelqu’un, on a parfois besoin que les gens fassent la même chose que nous pour se sentir validés dans nos choix.
    Ca ne se limite pas à la maternité. J’ai entendu beaucoup de réflexions désobligeantes quand je me suis lancée dans une arrière en indépendante: « tu es folle, tu n’auras jamais aucune sécurité financière ». Aujourd’hui, parce que j’ai eu la chance (et parce que j’ai bossé dur, ne rêvons pas) de bien réussir dans ma branche, les mêmes personnes soupirent que franchement je me la coule douce par rapport à elles, moi qui n’ai pas de chef sur le dos toute la journée et qui peux me lever à 10h tous les matins. Je n’aurais pas dû quitter le confort du salariat parce que c’était trop risqué, et maintenant que ça marche pour moi, je suis limite considérée comme une feignasse qui a eu le fondement bordé de nouilles. J’essaie parfois d’expliquer que le statut d’indépendant ce n’est pas pour tout le monde, que ça réclame beaucoup de discipline et un esprit un peu aventureux, mais rien n’y fait.
    Même chose pour le fait que je refuse de me (re)marier (je ne l’avais déjà fait la première fois que pour faire plaisir à mon ex, et on voit ce que ça a donné!): pas mal de gens y voient une peur de l’engagement, un manque de confiance en ma relation, alors que c’est totalement faux.
    Ce que je trouverais vraiment chouette, c’est que les gens soient suffisamment sûrs de leurs propres choix pour ne pas se sentir menacés par ceux qui en font d’autres radicalement opposés. Mais là, je rêve peut-être un peu :)

  • #101 mariaondine le 21 janvier 2009 à 12 h 13 min

    Dernièrement j’ai lu un article sur les personnes qui faisaient le choix de ne pas avoir d’enfant par souci écologique: une planète moins surpeuplée = moins de consommation d’énergie. Il y avait une interview de couples qui s’étaient fait stériliser parce que c’était leur conviction et leur choix profond. Personnellement je pense qu’il n’y a pas de vérité absolue pour tous. Poussé à son extrême, chaque raisonnement peut être dangeureux: si tout le monde avait plein d’enfants on aurait trop de gens sur cette terre, si tout le monde arrêtait d’en faire peu à peu la populations vieillirait, diminuerait et il n’y aurait plus de relève!
    Je suis très d’accord avec le commentaire 48 de Capucine: les gens essaient toujours de vous mettre dans des cases quelque soit la situation et c’est vraiment énervant.

  • #102 Hélène le 21 janvier 2009 à 12 h 14 min

    « ces femmes-là, celles qui sont seulement des mères, je n’ai rien à leur dire » : oh que je suis d’accord, capucine !

    Fanchette exactement, sont-ce des problèmes ?

    mariaondine bienvenue à toi ;-)

  • #103 Armalite le 21 janvier 2009 à 12 h 14 min

    Songlin, Schazz, Terpsichore: mais on est combien de traductrices sur ce blog? Lol.

  • #104 Hélène le 21 janvier 2009 à 12 h 15 min

    « Ce que je trouverais vraiment chouette, c’est que les gens soient suffisamment sûrs de leurs propres choix pour ne pas se sentir menacés par ceux qui en font d’autres radicalement opposés » : Armalite, je plussoie à 2000%…

  • #105 orev33 le 21 janvier 2009 à 12 h 18 min

    « Une femme n’est pas complète sans ça »….Là j’ai les dents qui poussent quand j’entends des conneries pareilles….Calme, calme.

  • #106 francesca le 21 janvier 2009 à 12 h 28 min

    @orev33, je vais te faire pousser les dents un peu plus:
    ‘tu n’es pas une vraie femme si tu n’as pas d’enfant »,

    comme je vous comprends toutes, moi idem à 28ans, les mêmes conneries, alors une réponse toute faite,
    « l’amour de ma vie ne produit pas de sperme », ça calme.
    Je n’en peux plus d’entendre l’horloge biologique, ou ça viendra quand tu auras trouvé le bon, (ce qui est toujours agréable à entendre pour mon ami)

    J’en ai tellement marre que parfois je voudrais vendre mon utérus sur ebay,
    Merci pour ton témoignage Armalite, on se sent moins seule
    bises à toutes

  • #107 Clem le 21 janvier 2009 à 12 h 38 min

    Armalite, j’ai beaucoup aimé ce texte car à 27 ans, mariée depuis presque 3 ans, on me pose la question et ça me gonfle sérieusement. Si c’est une jeune Maman qui ne parle que de ça qui me pose la question, je peux comprendre, mais quand ça vient de gens que ça ne regarde pas (= tout le monde), ça m’énerve. Surtout que je n’ai pas la réponse à cette question car je ne le la pose pas, ce qui n’est bien entendu pas normal…
    Armalite, Songlin, Schazz, Terpsichore : je suis moi aussi traductrice et si cela ne vous dérange pas, j’aimerais qu’Hélène nous mette en contact.
    A bientôt !

  • #108 Armalite le 21 janvier 2009 à 12 h 42 min

    Clem: C’est bien ce que je disais, on est tombées sur un vivier! OK pour moi.

  • #109 la_pomme le 21 janvier 2009 à 12 h 46 min

    je me sens moins seule, j’entends tjs le même refrain sauf que j’ai 30 ans et qu’on me l’annonce pour mes 35 ans. Comme si avoir des enfants etait une fin en soi…..
    Merci pour ce témoignage.

  • #110 Shazz le 21 janvier 2009 à 12 h 51 min

    Clem: moi aussi ça me va!

  • #111 Submarine Sabine le 21 janvier 2009 à 12 h 51 min

    On est pas mal de traductrices sur ce blog… J’appartiens aussi au clan !
    C’est exactement le genre de questions que je suis en train de me poser, après avoir eu pourtant un fort désir d’enfant vers 27-28 ans : je vois les enfants en bas âge d’amis/de la famille et je me demande si j’aurai la patience de les supporter, jour après jour, de les élever. Si tout ce désir de maternité n’est pas finalement un peu surfait. S’il est vrai que la générosité et la transmission résident uniquement dans le fait d’avoir un enfant biologique (parce que l’adoption est rarement un premier choix. Dans le cliché, une femme doit être enceinte et accoucher pour être « pleinement » mère)
    A l’adolescence, en stage d’anglais, une prof nous avait demandé qui voulait des enfants. Toutes les filles ont levé la main. Seuls les garçons n’avaient pas encore réfléchi à la question ou n’en voulaient pas. Qu’est-ce qu’on est conditionnées…

  • #112 Hélène le 21 janvier 2009 à 12 h 53 min

    Bon sang mais c’est le gang des traductrices, j’hallucinne !! ;-)))

  • #113 Tizou le 21 janvier 2009 à 12 h 56 min

    Merci pour ton témoignage. Je comprends comme ces questions peuvent être pénibles… Même en général quand on ne comprend pas ce qui est le choix de vie de quelqu’un (ou pas), on n’a pas à lui demander de se justifier, parce que comme tu dis c’est trop personnel. Surtout que le ton ou la manière de poser les questions parfois… (sans vouloir être hors sujet, j’ai eu droit ce week-end à « faudrait penser à trouver un mari!… » (classe et respectueux… genre « Y en a en soldes?!… »))

  • #114 funambuline le 21 janvier 2009 à 12 h 56 min

    En même temps, j’imagine que nombre d’entre nous on un job qui permet d’être à la maison… et qui nous pousse à être devant notre ordi… et sur le net…

  • #115 Tania le 21 janvier 2009 à 12 h 57 min

    Une fois de plus merci pour ce texte et pour les commentaires passionnants. Une pensée spéciale à Hotnspicy dont le commentaire est bouleversant.
    Comme vous ça m’épate qu’on puisse juger de la vie des autres sans connaître, poser des questions sans penser aux conséquences, simplement ne pas respecter la vie privée en fait.
    J’ai 27 ans et depuis quelque temps l’envie de bébé se fait plus présente, on en parle de temps en temps avec mon homme, donc ça viendra sûrement dans quelques mois/années. Mais pour autant je redoute franchement tous les bouleversements que ça peut impliquer, la liberté réduite, les peurs, les contraintes, les sorties moins faciles avec les copains ou juste en amoureux, etc. !
    PS : moi aussi je suis traductrice, je serais ravie de connaître vos expériences pro les filles ;-)

  • #116 Shazz le 21 janvier 2009 à 12 h 58 min

    C’est fou ça! A quand les MUP des traductrices de MBDF?

  • #117 Armalite le 21 janvier 2009 à 12 h 59 min

    Formons un groupe sur Facebook!
    (Et quand je dis « on », c’est « vous », car moi je ne sais pas comment faire ^^)

  • #118 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 13 h 00 min

    Rien ne m’énerve plus que ce schéma préétabli auquel on est soit-disant obligé de se conformer.
    On se met en couple ou on se marie et quelques mois plus tard, la sempiternelle question : « et les enfants, c’est pour bientôt ? »
    Je trouve que cela relève d’une indiscrétion folle. D’abord parce qu’on n’a pas à partager sa vie intime avec le premier venu, ensuite parce que cela peut raviver des blessures (et si on essaie et qu’on n’y arrive pas on n’a pas forcément envie de le partager).

    Pourquoi serait-on obligé de faire des enfants, pour être comme tout le monde ? Sacrée raison !
    Notre vie ne regarde que nuous et les personnes que nous jugeons capables de comprendre nos choix.
    Et celles qui te disent qu’être maman c’est sensationnel sont des menteuses (ou ont des enfants parfaits mais comme ça n’existe pas, ce sont donc des menteuses). Qui aime se relever plusieurs fois par nuit pour nourrir un bébé ? Qui aime ramasser le caca et/ou le vomi ? Qui aime avoit honte dans un magasin bondé parce que la chair de notre chair a décidé de piquer une crise ? Et j’en ai d’autres si quelqu’un n’était pas déjà convaincu.

    Avoir des enfants n’est pas tout rose et les miens, je les réduirais bien en miettes parfois (parfois seulement, hein ? ;-).

    L’essentiel c’est d’être heureux avec ses choix, ce n’est déjà pas si simple parfois ! Alors zut à toutes ces personnes qui nous jugent, elles n’ont pas compris grand-chose à l’existence.

  • #119 Hécube le 21 janvier 2009 à 13 h 01 min

    @Hotnspicy(72) et @Linde(77) : les filles je me sens presque fautive d’avoir éveillé de tels sentiments en vous.

    @Laurence : et bien moi j’ai beaucoup d’admiration pour les mères au foyer. C’est un travail à temps complet et bien au-delà!!!! Je me suis toujours dit, que quelque part, quand on est au travail, on se repose des problèmes de la maison.
    Ce n’est pas facile de concilier travail et vie de famille, mais c’est encore plus dur de passer pour une bonne à rien sous prétexte que l’on a choisit de rester à la maison.
    D’ailleurs, fais le compte de ce que ta famille économise en étant mère au foyer, tu verras que ça fait l’équivalent d’un bon salaire.

    @Armalite : les personnes qui ne sont pas « patron » (que l’on soit seul ou avec des centaines d’employés), ne s’imaginent pas les angoisses, les heures de travail, les nuits d’insomnie que génèrent cette responsabilité. et en effet, quand tu as réussi, on te le renvoit à la figure.

    De toute façon, tu cumules plusieurs caractéristiques pas très en vogue dans notre pays : 1) Tu gagnes bien ta vie en faisant un boulot intéressant
    2)Et tu ne veux la vivre comme bon te semble, sans enfant (idée complètement saugrenue dans notre pays)

  • #120 Clem le 21 janvier 2009 à 13 h 04 min

    Ah mais on est plein !! « Le groupe des traductrices qui misent Mon blog de fille »… j’aime assez mais je n’ai point de compte Facebook !
    J’ai envoyé mon adresse email à Hélène, si elle veut bien faire suivre à Shazz et Armalite, ça serait super. J’espère que ça ne t’embête pas Hélène ?

  • #121 madou le 21 janvier 2009 à 13 h 05 min

    Très beau et très juste témoignage ! Comme vous, ça me sidère toujours les gens qui pensent que la façon dont ils vivent leur vie doit être le modèle absolu de tout le monde !
    A 22 ans, lorsque je dis que je ne veux ni enfant ni mariage, inévitablement, on me dit que je changerai d’avis plus tard ! Hé, ho ! A 22 ans aussi, on peut avoir une opinion et s’y tenir ! D’une fille qui dit vouloir 3 enfants, un mari, un labrador et une belle maison de campagne, on ne lui dira jamais « tu changeras d’avis plus tard ».
    En quoi ses désirs sont-ils à prendre davantage en considération que les miens ?

    Ah, qu’est-ce que j’aime ce blog où tout le monde livre sa propre opinion et où on l’écoute et la respecte !

  • #122 madou le 21 janvier 2009 à 13 h 07 min

    Sinon, je n’ai rien contre les labradors et les maisons de campagne, hein, c’était juste pour reprendre le cliché ! ^^

  • #123 Shazz le 21 janvier 2009 à 13 h 08 min

    J’ai pas de compte Facebook non plus mais si l’une d’entre vous le créé, je me joins à vous! Sinon on peut faire un groupe de discussion via Gmail aussi (je peux le faire si vous ne donnez vos e-mails)! ;)

  • #124 Clem le 21 janvier 2009 à 13 h 10 min

    Je laisse un com sur ton blog alors !

  • #125 Anouk le 21 janvier 2009 à 13 h 11 min

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que j’ai lu en diagonal, y’a rien de plus égoïste que de faire un enfant. Et c »est précisement pour ça que j’en voudrais un ou deux, un jour, sûrement (mais il parait qu’il faut un homme pour ça, donc j’espère rencontrer celui qui me donnera l’envie de pondre).

    Je ne vois pas UNE SEULE raison de faire des enfants qui ne l’est pas (égoïste). Je précise que pour moi, une raison égoïste n’est pas nécessairement une MAUVAISE raison, évidemment, c’est même souvent les meilleures. Je vois tellement de couples autour de moi qui font des enfants pour de mauvaises raisons, parce que c’est logique (mariage-maison-… beh… mioche!) , pour souffler un vent nouveau sur leur couple alors que Mr a une maîtresse, ou parce que « Mr avait vraiment très envie alors tu vois.. ». Euh non, je vois pas bien non…

    Tout ça c’est sans compter que physiquement, ça doit pas être la chose la plus agréable qu’il soit donné de vivre (je parle de la grossesse, pas de la conception, va sans dire :D) quoi qu’en disent les femmes enceintes (qui ont constamment l’air d’avoir fumé tout le stock de beuh de mon voisin dealer).

    Sinon moi je vis la même chose que toi, pour le mariage. Je ne veux JAMAIS me marier, je ne comprends pas ce concept, je pourrai jamais promettre à qqn que je l’aimerai toute ma vie. Ca me dépasse, mais je commence pas à exposer tout mon argumentaire à mes potes mariés, alors pourquoi devrais-je le faire pour MON choix? C’est à peu près le même mécanisme, même si je suis persuadée que ça doit être bien pire pour le « Tu veux pas d’enfants??!! » (parce que pour le mariage au moins, les chiffres sont avec moi :D )

  • #126 Tania le 21 janvier 2009 à 13 h 11 min

    @ Funambuline : tu ne crois pas si bien dire, je suis salariée d’une boîte de trad et habituellement je lis (mes pauses quotidiennes c’est notamment de faire F5 sur MBDF !) mais je ne commente pas, par manque de temps, à cause de big brother, et tout ça ;-) Et aujourd’hui exceptionnellement je bosse de chez moi… En même temps ça m’aurait fait râler de râter ça. J’avais supprimé mon compte Facebook parce que je l’utilisais pas, mais pour vous je serais prête à le réactiver !!

  • #127 songlin le 21 janvier 2009 à 13 h 15 min

    moi aussi je veux bien me joindre au groupe des traductrices mbd-philes :)

  • #128 kinkag le 21 janvier 2009 à 13 h 15 min

    Bonjour à toutes,

    Comme toujours, le sujet passionne… et je reste agréablement surprise de la tolérance qui semble prévaloir parmi les commentaires.
    Pour ma part, j’ai toujours voulu des enfants (à quatre, oui QUATRE ans j’ai balancé par la fenêtre les poupées qu’on s’obstinait à m’offrir parce que je voulais un bébé EN PEAU bor..el), et j’en ai eu trois en moins de trois ans. Oui c’est possible.
    Et j’en aurais eu plus si les circonstances l’avaient permis. Si. Ca ne m’empêche pas d’avoir des amies zéropares qu’on s’adore.

    J’aime beaucoup la réflexion sur la MANIE de s’identifier par rapport à la maternité ; encore maintenant, il faut s’échiner pour que les conversations ne dévient pas sur les marmots, voire les marmots des marmots (oui j’en suis là, pfff). Mais je l’aime, hein, le nain de ma fille…

    A propos des réactions que j’ai estimé à la limite de la grossièreté, et à l’époque j’étais trop jeune et trop bien élevée pour oser répondre, il y a eu la dame, à l’annonce de ma troisième grossesse, l’air indigné et horrifié « mais comment allez-vous faire au moment des partages » (elle voulait parler d’héritage, vous voyez le mode de pensée…) ».

    Une autre fois, je vous raconterai ce que j’ai pu entendre parce que mes enfants me vouvoient… ‘ :-) .

  • #129 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 13 h 16 min

    @ Anouk : je te détrompe pour la grossesse, en toute honnêteté. J’ai été dans une forme olympique pendant mes deux grossesses, pas fatiguée, pas malade (un peu les 2 premiers mois, mais franchement, rien de terrible), une pêche d’enfer !
    Comme quoi, ça existe aussi. Par contre, quand les loulous ont été là, ça a changé ;-)) J’ai dû payer mon trop-plein de dynamisme ;-))

  • #130 Armalite le 21 janvier 2009 à 13 h 17 min

    Bon, pour ne pas polluer davantage le blog d’Hélène, que toutes les traductrices intéressées me laissent leur mail en commentaire sur mon blog (je modère et leur adresse ne sera pas publiée) et je me secouerai les puces pour créer un groupe Facebook. Alternativement, je serai très très gentille avec mon chéri informaticien qui, lui, saura sûrement comment faire ^^

  • #131 Hélène le 21 janvier 2009 à 13 h 18 min

    Ah non mais ça pollue rien du tout, vos histoires de traductrices, ça m’éclate ;-)) Cela dit j’ai peur d’en louper quelques unes au passage, donc c’est sûr que si elles laissent des comm sur ton blog, Armalite, tu es sûre de ne rater personne ;-)

  • #132 Celimel le 21 janvier 2009 à 13 h 22 min

    Une traductrice de plus, encore… ;)

    Et également touchée par le sujet. J’ai 27 ans, pas (encore) d’envie de bébé, et je me rappelle avoir posté un commentaire ici lorsque j’ai rencontré mon homme et que j’avais peur de lui dire que je ne voulais pas d’enfant. Et finalement, je lui ai dit, en gardant un « droit de changer d’avis », et lui, bien que plus attiré par les enfants que moi au départ, commence à doucement changer d’avis. Je pense que voir plusieurs de nos amis avoir des enfants et tout ce qui en découle lui fait dire comme moi que, et je cite, « les chats, c’est bien ».
    Mais tout ceci sans jugement. Je suis profondément heureuse pour nos amis jeunes parents, j’adore leurs bébés, mais c’est tout. Pas d’entrailles qui crient ou de désir de les ramener chez moi. Et pour l’instant, je préfère ne jurer de rien. Peut-être qu’on aura des enfants un jour, peut-être pas. Honnêtement, nous ne SAVONS pas. Et nous ne voulons pas nous décider maintenant.

    À côté de ça, c’est clair que j’ai de plus en plus de mal avec les désespérants appels de ma mère à la grand-maternité (ça se dit, ça?). Elle à qui j’avais toujours dit que je ne voulais pas d’enfant semble croire maintenant que les naissances autour de moi et mon « casage » réveillent mon désir d’enfants.

    Pour l’instant, j’aime notre vie. J’aime pouvoir sortir, me rendre à des concerts, voyager beaucoup, dormir (!!) et je ne SAIS pas si ça changera un jour. Et je suis reconnaissante à Hélène pour son blog qui nous permet d’avoir ce genre de conversation sans les jugements auxquels on est habitués à l’extérieur.

  • #133 Coralie Marie le 21 janvier 2009 à 13 h 26 min

    Pour avoir créé un groupe facebook, je peux vous dire que c’est très très très simple et que pas besoin de chéri informaticien pour ça !!!

  • #134 kinkag le 21 janvier 2009 à 13 h 28 min

    Roooh j’avais oublié de préciser que mes nains (je les aime d’amuuuur) m’ont bien fait ch… euh empoisonnée aussi hein ! ET CA CONTINUE !!!

    Je suis trop dégoûtée, je suis pas traducteuse…

  • #135 Shazz le 21 janvier 2009 à 13 h 29 min

    Ahah, ça va devenir tendance la traduction ;)

  • #136 Hélène le 21 janvier 2009 à 13 h 30 min

    kinkag ;-)))

  • #137 Julie le 21 janvier 2009 à 13 h 30 min

    Ah Armalite!!!
    Je n’ai que 25 ans mais je suis en couple depuis 8 ans (avec 2 messieurs consecutifs, 1 pendant 5 ans, l’autre, mon actuel, depuis 3 ans) et je subis deja ce dont tu parles….ma mere qui a eu 3 enfants a au moins 10 ans d’ecart me taraude de questions et de suggestions….alors que je vis a 2000Km d’elle et qu’elle « n’en profiterait pas »…..Bref, tout ca pour dire que malgre que le moule social ait ete brise il y a quelques dizaines d’annees par la contraception (enfin!!!), il y a maintenant un autre moule social rassurant, les fameux packages « pavilon + labrador+scenic+2 enfants »….BEURK!!!!! moi je veux 1 mas en provence, plein de chiens et surtout pas de labrador, pas de scenic, et surtout 0 enfants!
    Mon cheri est d’accord et il veut quand meme m’epouser donc no soucy pour moi!
    Le jugement de la societe est lourd, chiant, envahissant mais la critique est humaine….moi je ne peux m’empecher de juger les gens qui font plein de gosses, plaindre les meres qui sacrifient tout parce que la societe le leur demande….
    Ben moi je dis merde a tout ca et j’exclame haut et fort depuis mes 13 ans (date de naissance de mon frere) que je ne veux pas d’enfants, que je les adore et les garde tres volontiers mais quej’en veux pas chez moi……et OUI je gagatise avec mon chien mais je fais ce que je veux!!! et si on me juge tant pis, je laisse tomber les gens autour de moi qui me gonflent, je reponds « oui » a tout et j’oublie ensuite….ne jamais rien retorquer aux gens qui vous emmerdent, c’est une bonne solution pour qu’ils arretent….

  • #138 Armalite le 21 janvier 2009 à 13 h 31 min

    Bon va pour le groupe Google même si je ne sais pas comment ça marche. Shazz, tu peux envoyer une invitation aux autres? J’accepte la mienne d’ici ce soir (là il faudrait quand même que je bosse, j’ai un ogre à tirer de la panade!) (ouais, je traduis de la fantasy).

  • #139 Shazz le 21 janvier 2009 à 13 h 36 min

    Ok :)

  • #140 Terpsichore le 21 janvier 2009 à 13 h 37 min

    Je n’aurais jamais pensé tomber sur un vivier de traductrices, tiens, ce blog est une mine :)))

    Je vais de ce pas déposer mon adresse e-mail chez Armalite (et découvrir ton blog au passage), sinon il n’y a aucun problème pour qu’Hélène la transmette à qui ce soit ici.

  • #141 Shazz le 21 janvier 2009 à 13 h 38 min

    Oups, j’ai oublié: est-ce les autres traductrices peuvent laisser un commentaire sur mon blog pour que je récupère leurs adresses?

  • #142 Lylou le 21 janvier 2009 à 13 h 55 min

    Comme mah yu (comm 35):
    Je ne sais pas comment les gens font pour ne pas aimer le choco car c’est tellement bon mais en même temps comme on est tous différents, ceci explique cela. en même temps je pense quelle chance ils ont car cela leur évite bien des calories.

    A part ça, je pense que chacun doit mener sa barque comme il l’entend. Je ne comprends pas les gens qui se sentent dans l’obligation d’émettre des jugements sur la vie des autres.Et les jugements c’est sur tout. Elle s’est marié tard; elle a fait des enfants sans se marier; tu te rends compte, elle a tel âge et elle a toujours pas d’enfants, elle est bizarre etc.
    Je trouve tout ces jugements fatigants à entendre. C’est à croire que les gens n’ont rien d’autres à foutre que de s’occuper de la vie d’autrui. C’est bien malheureux.
    Moi je sais que j’ai toujours voulu avoir des enfants. Petites filles, je pensais que plus tard j’en aurai dix. Aujourd’hui j’ai 37 ans et je n’ai jamais rencontré la personne avec qui j’avais envie de faire des enfants. Ça me rend un peu triste, je commence à me faire une raison.J’ai beaucoup de loisirs créatifs qui remplissent ma vie, raison pour laquelle je comprends aussi pleinement les femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants car avoir des enfants c’est faire un sacrifice consenti. Ce qui m’horripile les plus, ce sont les gens de la famille qui me font des réflexions. Il faut que pour cette année tu fasses un enfant, même si tu dois le faire seul.Il faut, il faut. Je sais ce que je dois faire.Chacun fait sa vie comme il l’entend. Je ne me permet pas de juger les gens sur leur vie. Je ne comprends donc pas comment on se permet de me dire ce que je dois faire. Parfois, j’ai simplement envie de répondre: »Ce que je veux surtout c’est qu’on me fiche la paix! ».
    Sur ce, bon courage Armalite !

  • #143 funambuline le 21 janvier 2009 à 13 h 57 min

    Rhô armalite, tu traduis de la fantasy ??? Rhô j’hallucine, j’adore l’idée de « faut que je vous laisse, faut que je tire un ogre de la panade » !!! J’en veux aussi :-)

  • #144 joyeuseluronne le 21 janvier 2009 à 13 h 59 min

    Je me retrouve pleinement dans ta réflexion, Armalite (bien que pour ma part je pense avoir des enfants un jour mais on est d’accord je pense que là n’est pas le sujet, le sujet c’est « foutons la paix aux autres avec leurs choix de vie, rontudjuuuu ») et je reprends les mots de Cécile de Brest : « Je trouve que cela relève d’une indiscrétion folle. D’abord parce qu’on n’a pas à partager sa vie intime avec le premier venu, etc » car c’est exactement ce que je ressens.

    Quand les gens me demandent « alors, quand est-ce que vous nous faites un petit » ça me donne envie de les faire mourir de honte avec une réponse type « ah ben on voudrait mais Chéri a la libido en berne, ceci dit on y travaille jour et nuit hein, d’ailleurs ce moment on essaye ça ça et ça (avec force détails évidemment) ». J’en ai imaginé plein du même acabit. J’espère avoir le cran d’en sortir une un jour pour de vrai. Hin hin hin.

  • #145 Sunbeam le 21 janvier 2009 à 14 h 07 min

    Bon, moi aussi je suis traductrice…
    Et justement, toute nullipare que je suis du haut de mes 33 ans, il m’arrive régulièrement de traduire des document destinés aux enfants… Et quand j’ai expliqué ça des connaissances, on m’a plusieurs fois asséné avec beaucoup d’aplomb que « ça doit être dur de t’adapter au niveau de langue des enfants, toi qui n’en a pas !! ». Hé oui, je n’ai pas d’enfants, je ne suis donc pas censée savoir leur parler !! L’enfant vient de la planète Mars, c’est connu ! Franchement, parfois, il vaudrait mieux être sourde :))

  • #146 Seccotine le 21 janvier 2009 à 14 h 11 min

    Hiii, je suis d’accord avec funambuline. Si être traductrice c’est le top de la hype, être traductrice et avoir un ogre à tirer de la panade, c’est le top du top de la mégahype.

    Moi aussi j’en veux ! :o)

  • #147 isabelle le 21 janvier 2009 à 14 h 12 min

    Tout à fait, très très très personnel !!

    pour ma fille, je la voulais tant que j’ai réussi à convaincre mon mari
    rien ne peut me dire pourquoi je la voulais…. ça me prenait aux tripes et ne me lâchait pas

    et maintenant que tout le monde me pousse de faire un petit deuxième, je n’en ressens pas la moindre envie, j’ai envie de faire autre chose, de développer d’autres choses, mon métier, de créer et de m’exprimer dans d’autres domaines

    pourtant j’étais persuadée que je voulais 4 enfants!!!!

    entre les idées et le vrai ressenti, il y a un gouffre
    je n’aurais jamais pensé que je ne voudrais pas de deuxième enfant, et pourtant, actuellement c’est le cas
    un couple uni, une petite fille de 5 ans, pourquoi pas de deuxième?
    on a envie de dire : ben regardez un peu le monde où on va le mettre au monde cet enfant……

    mais la réalité, c’est en effet qu’il n’y a pas de raison que l’on doive se justifier

    simplement que l’on a pas envie……. et l’envie en maternité, c’est l’ESSENTIEL
    elle est indispensable à la bonne fondation du lien parent-enfant, et vraiment, si les gens comprenaient cela au lieu de vouloir « normaliser » tout le monde, il y aurait déjà beaucoup moins d’enfants qui souffrent

    dans le cas que tu décris, je crois que tout bonnement certaines personnes n’arrivent pas à imaginer qu’une femme puisse avoir assez de créativité, d’expression personnelle, pour qu’elle ne ressente aucun besoin de s’exprimer en faisant des enfants

    bonne continuation

    bonne continuation et vie bien remplie

  • #148 veronica le 21 janvier 2009 à 14 h 13 min

    Pour reprendre la reflexion de sunbeam, tu n’as pas de gosses donc tu ne sais pas comment fonctionnent les gosses, il y a pire qu’une simple nullipare..une nullipare qui vit avec avec les enfants de son cher et tendre….tu n’as pas le droit de l’ouvrir …
    Ben oui tu n’ as pas enfanté… , ils ( les gens qui eux ont enfanté) en oublient que les enfants ce sont juste des êtres humains mais à un moment donné de la vie pas des creatures d’une autre race ou d’une autre planete

  • #149 isabelle le 21 janvier 2009 à 14 h 16 min

    Pour Sunbeam : notre fille a un niveau de langage très élevé du fait que justement mon mari lui a toujours lu des encyclopédies enfantines et autres livres bien écrits (et bien traduits!!!!)
    il rejetait de façon virulente les bouquins trop simples, trop simplifiés
    les enfants comprennent tout, et adorent la complexité
    c’est vrai que notre fille ne parle pas comme les autres enfants, mais tout simplement parce qu’on lui a toujours parlé comme à une adulte : c’est à dire une personne à part entière, intelligente et douée de compréhension
    vive les livres pour enfants qui leur parle donc comme à des personnes et non trop simplifié comme le sous-entendait tes connaissances

  • #150 poil à gratter le 21 janvier 2009 à 14 h 17 min

    pardon, mais il est où le débat ? Je lis les commentatrices s’extasier sur l’ouverture d’esprit qui règne ici….mais encore heureux : tout le monde est d’accord, pas l’ombre d’un débat à l’horizon; et tout le monde s’ingénie à trouver de bonnes raisons pour être égoïste ( ah oui, c’est très sain, veuillez m’excuser) entre autres…

    et au passage, peut-on qualifier les enfants en disant autre chose que mômes, marmots, chiards etc c’est assez péjoratif , tout de même !

  • #151 Mademoiselle Catherine le 21 janvier 2009 à 14 h 24 min

    …surtout que nous avons toutes et touts commencé par être des gosses, des moutards, des mioches et des chiards…

  • #152 sylvie-québec le 21 janvier 2009 à 14 h 30 min

    D’accord avec toi Armalite !
    Je suis nullipare et je m’en porte très bien !
    Et la réaction des autres, je m’en balance !

  • #153 Julie le 21 janvier 2009 à 14 h 33 min

    Poil a gratter, ne lis pas si ca ne te conviens pas!

  • #154 funambuline le 21 janvier 2009 à 14 h 35 min

    @ poil à gratter : « être égoïste » pour toi = ne pas avoir envie d’avoir des enfants. Tu n’as pas bien saisi, à moins que tu aies juste envie de polémiquer ?!?
    Etre égoïste pour moi c’est plutôt faire des enfants alors que l’on en a pas envie vraiment, se conformer aux règles qui veulent que toute femme veut des enfants… et finir par détester être mère, ne pas s’occuper de ses enfants, etc…

  • #155 laurence le 21 janvier 2009 à 14 h 35 min

    @funambuline:tu as raison,je me suis encore exprimée au lance pierre,pardon si j’ai blessé quelqu’un!
    donc,je m’explique:j’admire ces mères qui sont capables de bien gérer plein d’enfants;mon amie la plus proche en a 4,et j’ai été la seule à la soutenir lors de sa 4° grossesse, je savais qu’elle avait bien réfléchi et qu’elle gèrerait très bien;et c’est le cas! par contre,elle a plein sa besace des histoires de naufrages,personnels et conjugaux,parce que les gens ont enchainé les naissance un peu le nez au vent,sans trop réfléchir à tout ce que cela impliquait.je ne juge pas,chacun fait comme il peut avec son histoire personnelle…(et » les gens pénibles »,c’était justement ceux qui se permettent de faire intrusion dans nos vies pour nous dire ce que l’on devrait en faire…) .merci ,je m’obligerai à plus de rigueur à l’avenir…
    @ hécube,ça me touche beaucoup que ce soit toi qui me dises ça,car moi non plus je n’avais pas réagi à ton texte la semaine dernière ,car le sujet est un peu douloureux pour moi…

  • #156 alice45 le 21 janvier 2009 à 14 h 37 min

    Je pense qu’il y une part d’étonnement de leur part. Ca leur paraît tellement excentrique de ne pas se conformer à leur propre concept du bonheur que tous et toutes ont du mal à y croire.
    Et puis je pense que dans beaucoup de cas il y a pas mal de frustrations. Combien de personnes peuvent vraiment faire ce qu’elles veulent quand elles veulent? L’anti-conformisme offre une large liberté mais il faut oser dire « merde » à la société. C’est pas facile alors on essaie de faire croire à celles et ceux qui osent choisir que ce n’est pas comme ça qu’il faut vivre.

    Pour l’instant on me fout la paix avec les gosses. J’ai 29 ans et un copain depuis pas très longtemps, c’est peut-être pour ça. Passé la trentaine, ça va peut-être changer.
    Le problème pour moi n’est pas que les gens me demandent si j’ai des gosses ou pas mais que je sois « obligée » de me justifier. C’est comme si je devais me justifier et limite demander pardon de préférer les yaourts à la fraise aux yahourts à l’abricot parce que mes voisins n’aiment pas les fraises.
    La comparaison est sans doute un peu…décalée mais ça me semble du pareil au même.
    Je sais que je n’aurai pas d’enfants biologiques. Pour plusieurs raisons et aussi par conviction. Si j’ai des gosses un jour ce sera par l’adoption. Et déjà, quand j’en parle, j’ai des réactions très mitigées. Certaines personnes me disent que c’est un beau projet et d’autres « quoi!!!! tu pourrais physiquement en avoir à toi et tu n’en veux pas!!!! ». Ben oui et c’est mon choix.
    En plus, j’ai très envie de retourner à l’étranger. J’y ai déjà vécu plusieurs années et nombreux furent celles et ceux qui n’ont pas compris ce choix. Mais alors j’abandonne mon pays? Ma famille? Mais je suis un monstre d’égoïsme de me sentir bien à des KM de chez moi.
    Et aujourd’hui c’est au niveau du boulot.
    Bref, je n’ai pas une vie conforme à la société. J’en suis très heureuse mais j’en ai assez de devoir justifier des choix qui ne concernent que moi et éventuellement mon compagnon (il est sur la même longueur d’onde que moi donc je ne l’oblige en rien). Nous sommes bien ainsi. On ne va pas changer pour les autres.
    Et puis celles et ceux qui insistent trop, sans être méchante, je n’hésite plus à leur répondre. Après tout, ces gens n’hésitent pas à être incorrects avec moi en voulant entrer dans ma vie personnelle.

  • #157 Absynte le 21 janvier 2009 à 14 h 37 min

    Faire des enfant est un acte égoïste comme de ne pas en faire, tout comme se suicider ou ne pas se suicider est un acte courageux…

    Ce n’est pas l’acte qui est égoïste ou courageux. C’est les raisons, les choix, l’histoire des gens.

    De la même manière que je ne pense pas qu’il soit égoïste de ne pas faire d’enfant je ne comprends pas que ça soit égoïste d’en faire.

    c’est un débat sans fin, parler de choix, de courage de les assumer oui, d’egoïsme pour justifier son point de vu… ce n’est même pas un argument!

    je suis un peu floue dans mes explications, mais si je ne comprends pas, je soutiens le choix de celles qui ne veulent pas d’enfant, c’est un choix aussi valable qu’un autre, aussi difficile aussi, même si les conséquences sont différente (regards des autres, etc).

  • #158 Maya le 21 janvier 2009 à 14 h 42 min

    Bravo pour ce billet.
    Je pense tout simplement que beaucoup de personnes ne comprennent pas les gens qui ne font pas la même chose qu’eux ou « le groupe » dont ils font partie.
    Je ne sais pas où tu vis mais c’est particulièrement vrai en province où presque toutes les femmes se sentent obligées d’être mariées et d’avoir des enfants à 30 ans et qui te font ressentir que toi tu es « étrange » car pas comme elles.
    Courage car je sais combie il est lassant de répondre toujours aux mêmes questions n’ayant qu’un seul but: te juger.
    Bises ;-)

  • #159 Cyrielle le 21 janvier 2009 à 14 h 44 min

    Ah ben ça me fait super plaisir de lire ça! Je n’ai « que » 22 ans, mais je sais que je ne veux pas d’enfants, et tout le monde me dit, y compris mes parents et mon chéri: « Mais tu verras plus tard, tu changeras d’avis, tu en auras envie ». Mais non! J’en veux pas, j’en veux pas! Je suis bien comme ça, et c’est peut être égoïste, mais j’ai pas envie de sacrifier ma vie et mon bonheur pour un enfant, que si jamais j’ai un jour, j’aimerais sans doute, mais qui aura perturbé toute ma petite vie déjà bien compliquée!
    Moi j’ai envie de profiter de ma vie telle qu’elle est, de profiter de mon chéri, parce que, clairement, si on a un enfant, on aura plus la même relation! Et on a beau me dire que non, moi je le sais!
    Enfin bref, je te comprend parfaitement, et ça m’énerve d’en parler avec des amis/amies, parents,… qui ne cherchent même pas à connaître mon point de vue, et qui m’imposent le leur. Ça fait du bien de lire quelqu’un qui pense la même chose que moi, et surtout une personne plus âgée, qui n’a pas changé d’avis à cause des autres. J’ai presque envie d’envoyer le lien à toutes les personnes qui ne comprennent pas mon manque d’envie!
    Merci!

  • #160 Balise le 21 janvier 2009 à 14 h 46 min

    Et donc, une traductrice de plus… :p

  • #161 Helene (une autre) le 21 janvier 2009 à 14 h 47 min

    Bonjour,
    C’est la 2ème fois que j’interviens ici, la première fois c’était en réponse à un article sur…. la surmédicalisation de la grossesse (on ne se refait pas !).
    Je me souviens avoir lu un très bon post d’Hélène (l’Originale!) sur son non-désir d’enfant.
    Cette question touche avant tout les femmes, qui même si elles l’assument, ne seront jamais l’égale des hommes sur ce point. Oui, en effet, la cellulite on l’a et pas eux, justement pour se reproduire !
    Je suis maman depuis un peu plus d’un an, j’ai toujours voulu des enfants, mais parfois je culpabilise quand je rentre du boulot et que ma petite n’est pas encore couchée, il m’arrive de regarder les longues minutes s’écouler en pensant, quand va t’elle se coucher ? Quand vais je pouvoir prendre une douche tranquille – regarder un épisode de « telle me you love me » – que chéri me fasse un cunilingus- lire Glamour (rayer la mention inutile, quoique en se concentrant il est peut être possible de faire les 4 choses à la fois).
    Il ne faut pas se leurrer, avoir un enfant c’est quand même tout passer au second plan, du moins pendant au moins les 10 premières années….pourquoi vouloir « sacrifier » (notez bien les guillemets) une vie heureuse , épanouie…. pour un avenir incertain, avec un môme oui, mais peut être en disparaissant soi même un petit peu.
    Je trouve malgré tout qu’il est courageux de clamer haut et fort ce non-désir de nos jours, marqués parfois par un profond retour des mentalités concernant la maternité (cf. un article de Elle d’il y a plusieurs mois sur des mères à la maison, allaitant leur progéniture jusque pas d’age et dépendant entièrement de monsieur leur mari).
    Bon en même temps, je dis ça, mais je rêve d’en avoir encore d’autres…..et de pouvoir les coucher à 17 heures !

  • #162 MariondeLyon le 21 janvier 2009 à 14 h 48 min

    @Veronica ( com 148 ) :
    Justement quand j’ai rencontré mon ami qui lui a 2 enfants, la première chose qu’il m’a dite c’est : surtout quand tu as des choses à dire sur l’éducation de mes enfants par exemple, n’hésites pas, parceque je préfère 10 fois plus l’avis de quelqu’un qui n’en a pas, que quelqu’un qui pense tout savoir parcequ’il en a !
    J’ai apprécié !

  • #163 madou le 21 janvier 2009 à 14 h 52 min

    @ Cyrielle : C’est exactement ça ! Oui, à 22 ans, on peut déjà savoir ce que l’on veut et que l’on veut pas dans la vie ! ^^

  • #164 glop le 21 janvier 2009 à 14 h 54 min

    Cécile de brest (118), Je trouve qu’avoir un enfant est sensationnel (le terme est très juste, c’est plein de sensations… Et c’est un peu les montagnes russes). Et si ça me gonfle de me relever la nuit parce que monsieur a soif, j’ai éprouvé des émotions intenses à éponger son vomi. Parce que l’être le plus vulnérable de la planète, juste là devant moi, tremblait de fièvre et avait désespérément besoin d’un coup de main, et que le lui donner, c’était bouleversant – et qu’à ce moment-là je pense à lui, pas à moi en train d’éponger.
    Et je pense aussi, et j’éprouve aussi, que les relatifs embêtements ne sont rien comparés à cette émotion, et que la parentalité, telle que je la vis en tout cas, est sensationnelle au sens génial du terme. Et je n’ai rien d’une Thérèse, hein. Et cela ne m’empêche pas aussi de manquer parfois de ces plages libres où s’ébattent mes copines sans enfants. Mais ça reste sensationnel dans l’ensemble.
    Je suis donc une menteuse….

    Anouk (125) : pourquoi est-ce que faire un enfant serait forcément « égoïste »? (même au sens pas péjoratif comme tu dis, je ne comprends pas du tout ce terme dans ce contexte, pas plus que dans l’autre sens d’ailleurs – en quoi faire ou ne pas faire un enfant serait-il égoïste ou pas égoïste?)

    En lisant les com’, j’ai l’impression souvent que ce qu’Armalite reproche à ceux qui la questionnent ou la jugent est reproduit, parfois, à l’endroit de celle qui ont décidé d’en avoir, voire de ne faire que ça, voire de parler surtout de ça. Parler des enfants, de l’enfance, c’est pas forcément débile…

    Enfin, je me souviens, enceinte, de l’indiscrétion terrible des gens… Que tu connais à peine et qui te collent la main sur le bide ou donnent leur avis sur le prénom que tu as choisi…. Dès qu’il s’agit de procréation, on dirait que ça tombe dans le domaine public et que tout le monde se sent autorisé à questionner/toucher/juger/évaluer…

  • #165 Maho le 21 janvier 2009 à 14 h 55 min

    Merci pour ce billet qui me renvoie à des tas de commentaires que certaines personnes se permettent de faire sur ma propre vie. Pourquoi à la veille de mes 30 ans, je n’ai toujours pas d’enfants?…Et alors? Non pas que je n’en veuille pas (pour ma part) mais parce que je n’ai pas envie de me compliquer l’existence pour le moment…Parce que j’ai envie comme toi de voyager et de rendre visite à des gens loin de moi…Bref, d’autres raisons qu’on ne devrait pas être obligé de donner car chacun vit à son rythme et selon sa propre philosophie. Mais pour certains ne pas rentrer dans le moule social, c’est angoissant et anormal donc fait peur. Mais qu’est-ce que c’est que cette fille égoïste?!!! Une fille du 21ème siècle qui a le droit de choisir sa vie et celle qu’elle voudra ou non offrir à un éventuel enfant…

  • #166 Hélène le 21 janvier 2009 à 14 h 57 min

    Balise c’est vrai ? Han, nous sommes cernées ! ;-))

    Maho bienvenue à toi ;-)

  • #167 sandiet le 21 janvier 2009 à 14 h 59 min

    1 – Ne pas avoir d’enfant n’est pas ce qu’il y a de plus rare contrairement aux idées reçues. Une femme sur dix n’aura pas d’enfant. 50% parce qu’elles ne le peuvent pas ou plus (problème de procréation, absence de partenaire, maladie, handicap global, lesbianisme…) et 50% parce qu’elles ne le veulent pas (choix raisonné, engagement religieux…) –

    2 – La France est un des pays d’Europe où le pourcentage de femmes sans enfant est le plus bas. En Allemagne, on frôle les 40% ce qui pose un problème démographique et social très important. La France possède une politique nataliste aidée par le calcul du Quotient Familial qui oriente l’accès et détermine le montant des prestations sociales et le paiement de l’impôt. La France possède une école maternelle gratuite à l’inverse de la plupart de ses voisins.

    3 – La procréation n’est pas un acte privée, mais un acte intime. De fait, quiconque ne devrait avoir à questionner autrui sur sa nulliparité tout comme quiconque ne devrait pas avoir à faire part de son voeu de nulliparité.

    4 – Il n’y a rien de plus insupportable pour une femme en quête d’enfant et en échec gestationnaire que d’être confrontée à une autre femme ou à son témoignage arguant pour la nulliparité.

  • #168 Armalite le 21 janvier 2009 à 15 h 05 min

    Sandiet: je ne milite pas pour la nulliparité, au contraire, je dis: que chacune fasse comme elle veut (ou comme elle peut) et qu’on se fiche mutuellement la paix avec nos choix de vie!

  • #169 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 15 h 11 min

    @ glop (164) : il est clair que moi aussi je suis toute remuée quand je vois l’un ou l’autre de mes enfants compter tellement sur moi (ou sur leur père), être complètement dépendant.
    Mais je suis désolée de dire qu’être parents, ce n’est pas tous les jours une vallée de roses. Que parfois j’en ai plus que marre, quand je suis fatiguée, malade ou que j’ai des soucis qui font que je supporte moins bien les caprices ou les cris.
    Et je maintiens ce que je dis (mais sans animosité aucune), pour moi, ceux qui affirment que la parentalité c’est UNIQUEMENT du bonheur, et bien ce sont des menteurs.

    Maintenant, si pour toi, ce n’est QUE du bonheur, tu as bien de la chance ;-))) (mais je ne juge pas, hein ? J’exprime juste mon ressenti )

  • #170 Seccotine le 21 janvier 2009 à 15 h 12 min

    @ Sandiet aussi… le lesbianisme n’est pas une contre-indication à la grossesse, que je sache… Ca me choque un peu de voir ça en parallèle avec les autres raisons, je t’avoue. :o)

  • #171 veronica le 21 janvier 2009 à 15 h 17 min

    @ sandiet : ben oui on peut etre lesbienne et avoir des enfants … parce que si pour certaines avoir un enfant est le prolongement de l’amour on peut aimer un homme ou une femme de la meme facon, intensite et avoir ce desir d’enfants…
    Et puis en general les « nullipares » ne font pas étalage de leur non desir d’enfants, elles sont souvent obligées d’en parler pour se justifier.

  • #172 Hélène le 21 janvier 2009 à 15 h 20 min

    Commencez pas à vous foutre sur la gueule hein, je dois partir et je ne reviendrai que dans plusieurs heures ;-)

  • #173 glop le 21 janvier 2009 à 15 h 28 min

    …. Et on ne dit pas plutôt homosexualité, d’ailleurs ? Je vois entre « lesbianisme » et « homosexualité » la même différence qu’entre « nègre » et « noir »…

    Cécile, j’avais bien compris, c’était un peu de la provoc’ ;)
    Ce n’est pas que du bonheur pour moi, loin de là (j’en parlais d’ailleurs dans mon premier com’ euh là haut tout là haut), mais c’est quand même assez chouette (‘tention aussi, je n’en ai qu’un, quand je vois mes cops avec 2 je vois bien que c’est neeeeettement plus cool pour moi, surtout qu’il aime les grasses mat’ et Led Zeppelin donc on s’entend plutôt bien). Je trouve très intéressant de discuter des inconvénients, mais si pour être dans le vent il faut à tout prix dire que c’est pourrave d’avoir un enfant, ben nan. Je continue à trouver ça sensationnel (la fille pas têtue, pas chiante…. ;)

    Sandiet, du coup ça fait 0,50 % de femmes-sans-enfants-parce-qu’elles-l’ont-choisi, ton calcul…. donc pas des masses quand même….

  • #174 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 15 h 32 min

    @ glop : oui oui, j’avais bien cru déceler une légère provoc ;-)))
    J’adore être maman quand mon fils vient me voir pour me faire des câlins ou quand ma fille de 4 ans décide de me faire la conversation avec des mots de « grande ».

    Mais cette nuit, de 3 heures à 8 heures, j’ai pas aimé du tout être maman, quand mon fils a décidé qu’il ne voulait pas dormir mais s’amuser ;-))))

  • #175 Seccotine le 21 janvier 2009 à 15 h 33 min

    @ glop : ben non, c’est marrant, moi je mets lesbianisme et homosexualité au même niveau de langage, à vrai dire j’emploie indifféremment les deux, c’est juste qu’homosexualité est un terme général et que là sandiet ne parlait que des filles, non ?

  • #176 princessevarda le 21 janvier 2009 à 15 h 36 min

    Armalite, moi je te le dis haut et fort: ta liberté, je l’envie.
    Très souvent.
    Il m’arrive de regretter d’avoir eu des enfants… et le lendemain d’en vouloir un troisième… va comprendre.
    Les élever m’apporte des moments merveilleux mais je sais aussi ce que j’ai perdu.
    Le meilleur équilibre a été quand je me suis séparée du père de mon premier fils. Avec la garde alternée, à moi les joies de la maternité ET de la liberté!

    @glop, comme je suis d’accord avec toi en ce qui concerne ton dernier paragraphe!
    A la question « Quest-ce que c’est? » quand j’étais enceinte, je répondais souvent « un chien ».

  • #177 Yaloupoupou le 21 janvier 2009 à 15 h 47 min

    Armalite, merci pour ces quelques lignes qui traduisent tout à fait ce que je ressens depuis très très longtemps.
    Pour moi aussi il n’a jamais été question d’enfant bien que j’adore les gosses. Heureusement ma famille ne m’a jamais saoûlé avec çà et mes 2 frères se sont chargés de prolonger la lignée ;- )))
    C’est fatiguant d’avoir à expliquer ses choix alors que je me fous complétement du choix des autres (tant que personne ne souffre). Même à 40 ans maintenant j’entends encore « oh mais tu as encore le temps de changer d’avis », tenace l’idée qu’une femme doit être maman !! Fort heureusement je me sens bien dans ma tête et mes baskets et l’opinion des autres m’importe peu alors ……
    Il serait temps que chacun respecte le choix des autres, dans une autre vie peut-être !!!

  • #178 glop le 21 janvier 2009 à 15 h 53 min

    Princessevarda… ;))
    Dixit aussi mon fils à qui j’expliquais que la mère de sa copine attendait peut-être un garçon, peut-être une fille : « Ou peut-être un légume? »

    Seccotine, tu as certainement raison, je ne sais pas pourquoi je n’aime pas ce mot, je le sens péjoratif mais ce n’est sans doute pas motivé.

  • #179 Turquoise le 21 janvier 2009 à 15 h 58 min

    Armalite, bravo pour ta lucidité et ton indépendance …

    A vous lire toutes, je suis horrifiée par la grossièreté de tous ces gens qui font irruption dans la vie privée des autres pour leur poser des questions ultra-personnelles .

    Je pense que beaucoup sont victimes du gavage publicitaire en ce qui concerne les enfants : bien sûr qu’on nous incite à en avoir : M.Pampers et Mme Blédina y trouveront leur compte, ainsi, un peu plus tard, que MM Mattel et McDo, qui vont donc inonder les media de pubs célébrant ces chères têtes blondes …c’est un marché tellement juteux !

    Perso, j’ai l’âge d’être gd-mère et donc suis supposée m’extasier devant tous les enfants . Eh bien, manque de bol, si j’en aime certains, la plupart m’ennuient ou m’agacent, et voir un gremlin piquer une crise en se roulant par terre au supermarché ne m’attendrit pas du tout … et je m’attire ainsi les regards choqués et incrédules des femmes de mon âge : « comment, vous n’avez pas hâte d’être grand’mère ?  »
    Ben non . Si je le suis, tant mieux, sinon, ça ne me gênera pas spécialement d’être nulli-petits- enfants-pare .

  • #180 funambuline le 21 janvier 2009 à 16 h 09 min

    @ glop : si je peux me permettre, d’après les chiffres de sandiet, ça fait 5% de nullipares par choix (et non 0,5%).
    Quand à lesbianisme, pour moi c’est équivalent à homosexualité quand on ne parle que du sexe féminin.

    Pour le commentaire de sandiet, mon avis est que le « lesbianisme » ne devrait pas être une « raison » de nulliparité… mais c’est un autre débat…

  • #181 patounettechatte le 21 janvier 2009 à 16 h 16 min

    179 coms!!!!!!! J’arrive aprés la bataille !!!! Je viens de fêter mes 40 ans et je ne veut toujours pas d’enfant et je n’en ferais pas !!!! Et je rencontre souvent le regard « culpabilisant » des autres : j’ai décidée de m’en foutre une bonne fois pour toute !!! C’est MA vie !!! Je suis trés heureuse comme cela !!! Merci.

    Je te comprends donc trés bien !

  • #182 cec jeune mariée le 21 janvier 2009 à 16 h 17 min

    Je ne voudrais pas faire l’oiseau de mauvaise augure, mais je pense que ça ne changera jamais… pour ce genre de questions, comme pour tant d’autres !

    Pour énormément de gens, le fait qu’une personne fasse des choix différents, revient à entendre un jugement négatif sur leur propre choix… parce que c’est ainsi qu’eux même raisonnent. Ils se sentent menacés et ont besoin de se justifier, et de pousser l’autre à adopter leur point de vue.

    Le « vivre et laisser vivre » (qui personnellement m’est vraiment cher, et que j’applique au quotidien) n’est pas une valeur considérée comme importante dans les sociétés modernes. Peut-être au Tibet ??

    En général, j’avoue que quand ce genre de question (pour moi, longtemps célibataire, LA question c’était « mais tu voudrais pas un homme » ?) vient de personnes dont je n’ai pas grand chose à faire, je leur réponds gentiment que c’est une question indiscrète (ok, c’est TRES mal pris !). Quand il s’agit d’une personne à laquelle je tiens, j’explique mes raisons et demande qu’on respecte mon choix… et euh, si ce n’est pas positif, c’est souvent le signe que j’ai tord de m’attacher à cette personne !

  • #183 Turquoise le 21 janvier 2009 à 16 h 41 min

    Cec : si les gens prennent mal ta réponse « c’est une question indiscrète », c’est qu’ils sont vraiment bornés … peut-être pourrais-tu la formuler un peu différemment :  » ce serait trop compliqué à expliquer, et ce n’est ni le lieu ni le moment « , par exemple … cela dit, exprimer clairement ce qu’on pense, ça fait du bien, tant pis pour ceux qui s’en formalisent , ils n’avaient qu’à pas te poser une question pareille !

  • #184 lucie le 21 janvier 2009 à 16 h 52 min

    coucou
    je suis totalement d’accord avec toi! tu na pas a te justifier
    tu ne veut pas d’enfants alor n’en fais pas
    moi je sais que j’en voudrais mai c’est mon choix et il est normal que les gens soit différents!
    et puis il n’existe pas de « normalité » etsur aucun point
    moi je suis étudiante et j’ai des probleme car on me juge sur ma maniere de m’habiller et mon caractere
    le fait de suivre des études d’esthéticienne doit il faire que je dois me transformer en pétasse blonde sur des tallons haut?
    enfin voila
    bsx

  • #185 glop le 21 janvier 2009 à 17 h 00 min

    Ah oui, Funambuline, sorry, ça fait 5 %. Pas des masses, donc.

  • #186 Cissou le 21 janvier 2009 à 17 h 07 min

    alors, moi je suis une « femme en quête d’enfant et en échec gestationnaire » et je ne le vis pas bien du tout.

    En revanche, ce dont je suis sûre, c’est que le fait que des femmes ne veuillent pas d’enfants, et l’assument (plutot que arguent, enfin bon on joue sur les mots), c’est vraiment pas une des choses qui m’est « insupportable ».
    Même, voir depuis des années, les femmes de mon entourage avoir des enfants quand elles le veulent, le plus souvent très facilement même, est bien plus difficile à vivre et ne fait que renvoyer ma douleur en pleine poire et m’enfoncer dans la solitude face à une pareille situation (je parle dans mon entourage personnel, car heureusement qu’il y a des professionnels pour faire face).

    Alors qu’au contraire, cela m’aidera peut-être un peu de voir que l’on peut être épanouie sans enfant. Pour l’instant je ne le suis pas, loin de là. Mais tout comme le désir d’enfant m’est survenu petit à petit (ce n’est pas un sentiment inné pour moi), pourquoi pas arriver à finir par être heureuse sans…
    En revanche, les propos graveleux de certaines personnes, les conseils parfois condescendants des personnes qui elles ont « réussi à faire des enfants », sont bien plus blessants.
    Tout comme le fait que je suis très attachée au droit à l’avortement malgré notre échec pour faire un enfant.
    Le fait est que des femmes ne veulent pas d’enfant, et alors ? En auraient-elles fait un pour nous ? Si elles en voulaient un, je vivrais mieux mon infiertilité ? j’en doute fort.

    Et ceci dit, pour se rapprocher du sujet d’aujourd’hui, je pourrais également en faire un roman avec les réflexions à 2 balles qu’on s’entend et les questions encore plus intimes qu’on se voit poser quand on est confronté à la stélrilité…

  • #187 Shazz le 21 janvier 2009 à 17 h 12 min

    Petit rappel pour les traductrices du blog: si vous voulez nous rejoindre dans le groupe, laissez-moi un commentaire :)

  • #188 pookinette le 21 janvier 2009 à 17 h 45 min

    Coucou à toutes !
    Ah décidémment, ce blog est trop bien. Merci Hélène !
    Bref, revenons à nos moutons…
    En lisant les différents témoignages, je me rends compte que tout est sujet à des critiques. Celle qui n’a eu qu’un enfant se fait critiquer car elle n’en a pas fait un second, celle qui a eu deux filles se fait critiquer car elle ne veut pas essayer de faire un garçon, celle qui a eu plein d’enfants se fait traiter de poule pondeuse, celle qui n’allaite pas est regardée de travers, et, pour en revenir au thème de la discussion, celle qui ne veut pas d’enfant se fait traiter de sale égoiste, voire d’extra terrestre (imaginez la musique de X-files ou de la 4ème dimension en fond hihihi).
    Comment ça se fait que tout le monde se fait critiquer ou juger comme celà ? Snif, c’est triste.
    Mais bon, pour l’avoir déjà vécu personnellement je sais ce que c’est (quand j’étais célibataire, personne ne comprenait que je n’ai pas de mec. Heureusement que j’ai bien fait d’attendre car sinon j’aurais peut être râté l’homme de ma vie avec qui je suis mariée depuis peu. Et maintenant c’est la allusions sur les enfants etc…bref, je compatis).
    Pour moi, du moment qu’une personne est heureuse dans sa façon de vivre, il n’y a rien à dire !
    Bref, il n’y a pas à se justifier ou à culpabiliser, et comme le disait la chanson de la fameuse série qui a bercé notre enfance : « faut de tout pour faire un monde » alors laissons les cons où ils sont et profitons de la vie, de notre vie !

  • #189 sagattine le 21 janvier 2009 à 17 h 46 min

    Premier commentaire que je laisse (même si je lis mon blog de fille depuis quelques temps avec plaisir!) mais qui ne sera pas très marquant pour son propos (surtout que j’arrive après 187 commentaires, alors pour ne pas répéter ce qui s’est déjà dit c’est un peu la galère…). Bref, tout ça pour dire qu’effectivement il est honteux qu’en 2009 on en reste encore au schéma de la femme épanouie dans le mariage puis dans la maternité…
    On ne naît pas mère on le devient (bon je sais c’est une formule usée mais je l’aime bien quand même!)

  • #190 NANA le 21 janvier 2009 à 17 h 51 min

    J’ai trouvé ce témoignage très intéressant car il est vrai que pour le commun des mortels mais surtout pour la gente féminine, il est naturel d’éprouver le désir d’enfanter. Passé 30 ans vous êtes le sujet des messes basses, on vous soupçonne d’être infertile, égoïste… en fait vous n’avez pas le droit d’être différente puisque la différence de tout temps effraie alors que le conformisme est tellement « normal »!

  • #191 Turquoise le 21 janvier 2009 à 18 h 05 min

    Je vous conseille le passionnant bouquin d’Elisabeth Badinter  » l’amour en plus « , où elle analyse et démonte le mythique « instinct maternel » …

  • #192 Meiko le 21 janvier 2009 à 18 h 12 min

    Je suis dans le meme cas qu’Armalite (et visiblement beaucoup d’autres d’entre vous) sauf que je n’ai que 19 ans, donc je vais entendre pendant de longues année encore ce genre de commentaires.
    Et quand j’ai le malheur de dire « peut etre que j’en aurai un ou deux » (parce que oui, j’ai pas encore tout planifié ma vie hein, on sait jamais) on me dit « HA!! ba tu vois que t’a changé d’avis! »
    Je me vois pas avec des enfants, j’en ai pas envie c’est tout. Pourtant je viens d’une famille nombreuse et recomposée, où on s’entend tous très bien, et je fais un peu de baby sitting.
    J’en parle parfois avec mes copines de fac, dont certaines veulent des enfants, et elles ont du mal à comprendre comment on peut ne pas vouloir d’enfants.
    ça fait du bien de venir ici, où on peut parler de tout avec des filles tolérantes. Merci les filles :)

  • #193 Martine le 21 janvier 2009 à 18 h 32 min

    @ poil à gratter : je trouv ça joli moi « môme »…

  • #194 Marielle le 21 janvier 2009 à 18 h 32 min

    Bonsoir les filles,!!!!!! Merci Merci et encore Merci pour ce texte Armalite, !!!!!!!!!
    je suis mariée depuis 14ans, j’ai 37ans,et aucun désir d’enfants, je suis super bien dans ma vie avec mon mari, nous pouvons faire tout ce qu’on veut sans contrainte et c’est le bonheur; sans jamais avoir à s’engueuler pour les gosses ce qui est souvent la cause principale des disputes de couples quand meme !!!!
    A ceux qui me dise que nous sommes égoistes je leur répond que c’est surtout les gens qui font des enfants, et qui vivent leurs vie pareille qu’avant, c’est à dire imposer à leurs enfants
    leurs sorties, leur vie de dingue et stressante bosser et emmener les gosses chez la nounou complétement épuisés le lendemain (je sais de quoi je parle jsuis nounou « lol » ! oui allez comprendre !!! )et en étant nounou quand je vois parfois les cernes les inquiétudes et le stress des parents le matin pour leurs enfants cela me reconforte dans l’idée de ne pas en faire !!!! Bref je pense que c’est les gens qui font des enfants et qui mene leur vie pareil qu’avant qui sont égoistes plutot non ? !!! désolé pour avoir était longue !!!mais ce sujet me parle tellement !!!!!

  • #195 NANA le 21 janvier 2009 à 18 h 40 min

    Dans le témoignage de Cyrielle je me reconnais un peu…. je n’aspirais pas à la maternité, j’ai même avorté d’une grossesse non désirée à 23 ans…. et voilà j’ai changé, j’ai envie de donner de l’amour à un ptit être chétif et dépendant, le guider dans sa vie future! alors quand on dit qu’il n’y a que les c…. qui ne changent pas d’avis, je confirme!

  • #196 Fabulous Fabs le 21 janvier 2009 à 18 h 41 min

    J’ai 45 ans et je n’ai pas voulu d’enfant pour toutes sortes de raisons. En premier, je ne me suis jamais sentie la fibre maternelle. Quand je vois des nouveaux nés ou des petits enfants, je ne m’extasie pas. En second, je suis égoiste, je pense à moi en premier, à mon bien être à moi. Toutes mes collègues sont mères de famille et tout ce que je vois, c’est beaucoup d’abnégation, tout est fait et pensé en fonction de l’enfant, la femme ne semble plus exister, ou si peu. Je me sens parfois coupable quand je déjeune avec ces collègues et je n’ose pas parler avec elles de tous ces plaisirs égoistes que je m’octroie sans vergogne parce que je le vaux bien(!) Mais il y a d’autres raisons pour lesquelles je ne veux pas d’enfants. Je n’ai pas l’impression de laisser en héritage à nos futures générations une Planète Terre en bonne santé, l’environnement, la violence dans les cours d’école, la violence en général, les lacunes de notre système d’éducation, de notre système de santé (Québec), Tout ça fait que j’aurais très peur d’avoir des enfants et de ne pouvoir les protéger contre tout ça.

  • #197 contessa le 21 janvier 2009 à 19 h 00 min

    Merci Armalite de ce billet, et merci Hélène d’offrir aux nullipares la parole; c’est bien la seule fois qu’on la leur offre.

    Je voulais juste souligner que TOUT dans notre environnement nbous pousse à rentrer dans ce moule qui est insupportable à certaines (dont moi).
    De plus, nos sociétés sont économiquement organisées de manière à favoriser les mères, et ceci à mon sens ridiculise complètement l’adjectif « égoïste » dont nous sommes régulièrement taxées.

    J’ai 36 ans, je ne veux pas d’enfants pour des raisons aussi nombreuses qu’inflexibles, et que je sache je paye grâce à mon travail mes impôts et les allocations familiales de toutes les femmes qui ont choisi de faire plus d’un enfant.
    D’une certaine façon, l’état ayant choisi de ne plus faire appliquer les diverses taxes sur les voitures grand format, j’absorbe aussi une part des frais engendrés par ces véhicules soit-disant « nécessaires » aux familles. *ahem*

    ces exemples sont multipliables à l’envi…. est-il besoin de dire que la première femme de 4 enfants qui me balance que je suis égoiste me fait tourner les talons illico?

    de plus, aux USA, des exemples existent qui montrent comment tout cela peut déraper (risque de déraper à l’avenir en Europe) de façon impressionnante. Par exemple, un gros conflit existe à cause des privilièges accordées aux femmes mères de plusieurs enfants sur les parkings. dans certains états US, certains magasins octroient des places de parking « handicapé » aux femmes pluripares. Elles ont donc un statut hallucinant, des droits qui sont tout à fait injustifiés (caisses, etc) sous prétexte qu’elles ont des enfants. ceci est à mon sens très choquant: depuis quand avoir des enfants est-il assimilable à un handicap? Complètement aberrant. Je n’ai pas d’enfants, donc je dois me garer au fin fond du parking et attendre à la caisse. J’ai des mioches et je suis un bon consommateur, donc on me fait un pont d’or. Les personnes handicapées sont choquées, et les nullipares aussi. il y a de quoi.

    Tout ceci nous guette…

  • #198 funambuline le 21 janvier 2009 à 19 h 06 min

    Nullipare que je suis, l’histoire des places de parking ne me choque pas. Quand je me balade avec ma soeur et ses deux trolls dans leurs sièges, et qu’un abruti vient se coller à sa voiture, elle a bien du mal… elle doit déplacer sa voiture, les enfants debout sur le parking (le grand ayant 3 ans 1/2 sensé « surveiller » le petit d’1 an 1/2) pour pouvoir ensuit les glisser dans leurs sièges, c’est hyper dangeureux… Et ce malgré les énormes autocollants collés sur les vitres disant « merci de laisser un peu de place à ma maman pour qu’elle me mette dans mon siège ».

    Bref, une femme avec enfants en bas âge n’est pas handicapée du tout… mais elle a besoin d’une place de parking un peu plus large… comme quelqu’un qui doit sortir de sa voiture et se mettre dans une chaise roulante. On ne compare pas les statuts, c’est de l’esprit pratique, ça ne me choque pas du tout !

    Argh, mais j’arrête là car je suis hors-sujet, je ne voudrais pas dévier…

  • #199 contessa le 21 janvier 2009 à 19 h 08 min

    PS. Juste pour ajouter que ces questions sont loin de se limiter aux « ressenti » des femmes et aux jugements psychologiques personnels.
    Notre société fonctionne selon des modèles qui favorisent les femmes ayant des enfants, de manière souvent très injustes pour celles qui n’en ont pas, par équivalence. Il convient tout de même de s’en rendre compte. Les pyramides des âges n’expliquent pas tout, et il n’est pas normal de souffrir de ces disparités en tant qu’individu.
    Just my op. ;)

  • #200 contessa le 21 janvier 2009 à 19 h 12 min

    Funambuline, je comprends ton point de vue, mais ce ne sont pas des places spécialement plus larges, mais plus près des portes.
    De plus, à ce moment-là, les gens obèses ont eux aussi droit à ce genre de privilèges. Ainsi que ceux qui ont des problèmes pour se déplacer mais ceux qui n’ont pas la « carte handicapés » (réservée aux handicaps lourds. »)

    ceci pose des problèmes sérieux quant aux droits de chacun, et sur quels critères. De nombreuses actions sont entreprises contre la discrimination entre « childfree » et « enfanteurs »….

  • #201 sandiet le 21 janvier 2009 à 19 h 17 min

    @ Seccotine – Veronica – Glop

    1- Je parle de lesbianisme par opposition à gay, terme plus généralement admis pour la gente masculine.

    2 – Le lesbianisme, Oh pardon ! l’homosexualité féminine, n’est pas une contre-indication à la maternité, mais une difficulté supplémentaire pour y parvenir pour des raisons liées proprement à la procréation d’une part et au statut légal et administratif d’autre part. La nature et la loi réduisent la capacité à enfanter chez la femme homosexuelle. C’est ce que je voulais signifier.
    On estime à 7 % les femmes homosexuelles ayant donné naissance à des enfants.

  • #202 cec jeune mariée le 21 janvier 2009 à 19 h 23 min

    @Turquoise : dis moi, « L’amour en plus » on peut le lire avant d’avoir des enfants si on a envie d’en faire, ou tu conseilles plutôt après pour être sûre de garder l’envie ???

  • #203 anne k le 21 janvier 2009 à 19 h 27 min

    Armalite, encore une traductrice, 39 ans, pas d’enfants ;- )

    Merci pour ton texte. Ce que j’en retiens ainsi que des commentaires, c’est combien il est laborieux d’arriver à être soi-même, à suivre SA voie et à résister à la pression.

    Pas de bébé, pas assez de bébés, trop de bébés !!!

    Idem pour le conjoint (ou absence de), le boulot (ou absence de), la façon de gérer (ou absence de) ci ou ça. Moi en ce moment, je m’en prends plein les dents avec mon statut d’indépendant parce que je traverse une période creuse « t’avais qu’à rester salariée » bla bla bla.

    Comme l’a dit qqn plus haut, on peut pas plutôt se soutenir des fois que passer des jugements à la con qui souvent ne reflètent que nos propres peurs ?

    (Hélène, je ne commente plus trop, mais je suis ;- ))

  • #204 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 19 h 28 min

    Bonsoir, j’ai lu une bonne moitié des commentaires, et je vais lire la suite, mais j’avais envie de réagir maintenant.
    Je reste assez incrédule quant au fait que les réactions soient toujours aussi nazes… Je m’explique, moi qui attend bb3, si je te rencontrais, à un moment donné, la question se poserait (peut être ça dépend du feeling), mais en revanche ça serait de la pure curiosité. Une réaction sur un sujet en fait, pas une critique, un jugement, une simple envie de partager et comprendre l’autre en fait. Alors rassures moi sur la nature humaine (de la femme), des commes ça, tu en rencontre aussi certainement. Est ce que tu te souviens aussi de ces femmes, mais pas d’interet dans ton témoignage ? J’imagine aussi que face aux nombreux commentaires moisis que l’on peut te faire, le sujet doit te mettre à vif direct, tu dois anticiper le jugement…
    En tout cas je te souhaite de continuer la vie que tu aimes et surtout de rencontrer des gens, non pas compréhensifs (car je vois pas ce qu’il y a à comprendre), mais simplement des personnes qui ne jugent pas le choix des autres… Et pardonnes celles qui comme moi sont simplemnt « curieuses ».

  • #205 anne k le 21 janvier 2009 à 19 h 34 min

    Cynthia, il y a une différence entre qqn qui pose une question candide sans jugement (ça se sent) et qqn qui juge déjà en posant la question. (tu entends « égoïste ! » « stérile ? » « Incapable » rien que dans le tonp

  • #206 Hélène le 21 janvier 2009 à 19 h 35 min

    « A la question “Quest-ce que c’est?” quand j’étais enceinte, je répondais souvent “un chien” : Princessevarda (176) tu es géniale ;-))))))))

    « si j’en aime certains, la plupart m’ennuient ou m’agacent » : Turquoise (179), je plussoie à mort ;-)

    patounettechatte (181) aux gens qui essaient de me faire culpabiliser en me disant « mais qui va payer ta retraite ? », je réponds « mais tes enfants à toi, bien sûr ;-) ».

    cec jeune mariée (182) depuis 1 an et demi on me demande souvent si je ne voudrais pas un amoureux. Je réponds invariablement « ben pour quoi faire ?? ».

    pookinette (118) sois la bienvenue ;-)

    sagattine (189) bienvenue à toi !

    NANA (190) bienvenue !

    contessa (197) je suis tout à fait d’accord avec toi…

  • #207 Hélène le 21 janvier 2009 à 19 h 38 min

    Gardons à l’esprit, les filles, que si les gens qui font ds enfants sont tellement priviligiés matériellement par rapport aux autres, c’est parce que la société a un besoin vital de se renouveler pour survivre.
    C’est cet atavisme animal, attaché de façon viscéral à la perpétuation de l’espèce, qui est à l’origine de tout.

  • #208 Breizh’ le 21 janvier 2009 à 19 h 43 min

    Merci Armalite!!! Ton témoignage est magnifique et fait très largement écho à ce que je vis/sens… j’ai fait la trajectoire inverse : je voulais être mère, porter un/ enfant(s) et avoir la vie qui va avec. Mon métier (éducatrice dans la protection de l’enfance), ma réflexion sur le monde et mon évolution font qu’aujourd’hui je me refuse à porter un enfant et à mettre au monde un petit être (qui deviendra grand…).
    J’adore les enfants. J’ai des neveux et des nièces que j’aime profondément et qui me le rendent, j’aime certains enfants de mes amis et je suis attachée aux enfants que je rencontre dans mon boulot (…pas à tous…) mais c’est juste « non » pour moi!!
    C’est l’incompréhension totale des personnes qui le savent : « mais tu aimes les enfants comment peux-tu… « . C’est peut-être parce que je les aime que je me refuse à leur infliger le monde et la société dans laquelle nous vivons, c’est une responsabilité trop lourde pour moi!!
    Maintenant, je respecte totalement les femmes qui font le choix d’en avoir, sans conteste.
    Ce que je retiens des com’s, c’est beaucoup de belles histoires, d’histoires douloureuses, de choix assumés ou de non choix. Ce que j’en retire aussi, c’est l’impression que nous vivons dans une société où un certain nombre de personnes semblent envieuses des choix assumés et le font savoir à leur manière avec des remarques à la c-n, vos témoignages montrent que beaucoup en ont été la cible…
    Ce qui est beau, en lisant toutes vos remarques, c’est de voir qu’il y a tant de femmes « debout », qui défendent leur choix quelqu’il soit, tout simplement…c’est émouvant pour moi : j’ai l’impression de ne pas être seule :-)
    Merci les Femmes!!!

  • #209 Turquoise le 21 janvier 2009 à 19 h 59 min

    Cec jeune mariée : tu lis ce bouquin avant de faire des enfants, ou après, ça n’a pas d’importance tant que ce n’est pas « pendant  » ! :-)))

  • #210 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 20 h 08 min

    @anne k, je vois ce que tu veux dire, c’est vrai que la avec le 3ème dans le ventre alors que j’ai déjà « le choix du roi » (quelle horreur), j’entend de tout… Etant commerçante je fréquente pas mal de monde finalement, et j’en viens à me dire que les gens ne réfléchissent simplement pas et font des commentaires à l’emporte pièce… C’est ce qui me semble réellement dramatique, cette façon de parler pour parler sans réfléchir aux mots utilisés et ce que ça peut impliquer pour la personne en face.
    De mon coté étant d’un tempérament très zen, j’avoue que les gens comme ça je les emm….de et ça me passe bien au dessus. Et si ça vient des gens que j’aime et qui compte pour moi, en règle générale une seule bonne explication suffit.
    En tout cas, ça donne quand même à réfléchir et je crois bien avoir cette réaction nulle concernant la politique… Le pourquoi que je poserais à une personne ayant voté à droite toute, contiendra certainement ce ton, et finalement c’est pas mieux.

  • #211 cec jeune mariée le 21 janvier 2009 à 20 h 10 min

    Hi hi hi Turquoise, bon je vais juste éviter le moment de la conception alors !!

    Breizh, moi qui veut des enfants, je crois que si j’en avais beaucoup dans mon entourage, je pourrais avoir le même raisonnement que toi !! Malheureusement je vis loin de mes petits neveux, loin des enfants de mes cousins ou de mes amis que j’aime.

    Je trouve que mon désir est égoïste, pour toutes les raisons que tu cites, mais j’assume à mort !

  • #212 Fanchette le 21 janvier 2009 à 20 h 11 min

    > Contessa : oui moi aussi ça m’interpelle ces « cartes Familles nombreuses »de la grande distribution pour donner des « avantages » aux bons consommateurs familiaux. Je me rassure en me disant que de toute manière ces offres sont des attrapes-gogo.
    Encore pire : les chèque cadeaux pour les enfants données à Noël ou à la rentrée par les CE. Ben moi ça me choque. Moi aussi j’aimerai bénéficier de ces chèques cadeaux. Moi aussi j’ai un budget cadeau délirant à noël (à cause justement de tous ces momes que je n’ai pas faits au pied du sapin – bon en vrai j’adore faire des cadeaux, mais c’est pour l’exemple et le principe et parce que ça me coûte effectivement un rein), moi aussi j’ai besoin d’une paire de chaussure neuve à la rentrée.
    Alors là, vraiment, c’est la première fois que je dis tout haut ce que je pense tout bas depuis des années. Merci Contessa.

    > 198 : Funambuline : Vu l’engouement pour les « bétaillères à mômes » (je précise que c’est une expression d’une amie 4-ipare) je pense qu’on va arriver comme dit Contessa à une société construire et adaptée aux grosses bagnoles. Et bientôt on ne se déplacera plus qu’en char pour aller partout. Qu’est-ce que ce sera pratique avec nos enfants. Pour l’heure on peut aussi se garer plus loin, là où les places sont moins prisées et marcher un peu. Même avec des enfants. Oui je sais ça peut paraître dingue mais à 1 an et demi on tient dans une poussette, ou un chariot sur le parking de chez Leclerc, et 3 ans et demi, on peut marcher. Souvent en râlant à cet âge à certes mais : marcher-bouger.fr hein !

  • #213 contessa le 21 janvier 2009 à 20 h 15 min

    Merci Fanchette.
    Je pense que toutes ces histoires d’enfants vont bien plus loin que nous pensons à première vue, lorsque toute l’économie de nos sociétés repose sur ces faits.
    Forcément, nous arrivons à des questions de droit de l’individu, à des interrogations philosphiquement pertinentes qui vont bien plus loin que de simples considérations de bon sens.
    Mais peu de gens s’en rendent compte.

  • #214 Turquoise le 21 janvier 2009 à 20 h 16 min

    Cec : excuse-moi, je n’ai pas résisté au plaisir de faire une astuce bête … en fait, ce livre est une réflexion très documentée sur l’amour maternel au cours des âges ; l’auteur y expose sa thèse selon laquelle l’instinct maternel est valorisé, ou pas, selon la société dans laquelle on vit . C’est très documenté, ça foisonne d’idées, et ça déculpabilise quand on n’a pas envie de faire un enfant, ou qu’on ficherait bien les siens par la fenêtre .

  • #215 Hélène le 21 janvier 2009 à 20 h 17 min

    Yep Fanchette, mais surtout, quelle drôle d’idée d’emmener les enfants chez Leclerc (à part quand on est parent isolé, oeuf corse) ?? Ca saoûle tout le monde, ils seraient bien mieux à la maison…

  • #216 funambuline le 21 janvier 2009 à 20 h 20 min

    @ fanchette : ma soeur fait marcher ses deux enfants… mais même en se parquant loin… il arrive que sa voiture soit « collée » à ses voisines… et même manoeuvre risquée de sortir la voiture avec les deux p’tit bouts d’homme sur la voie publique, le temps que la mère bouge la voiture… bref… la « proximité » ne me paraît pas indispensable… c’est surtout la « largeur » des places qui importe.

    M’enfin bon, bref, on s’en fout, c’est pas le sujet ;-)

  • #217 Breizh’ le 21 janvier 2009 à 20 h 30 min

    Pour rebondir sur ce que dit Fanchette…dans le même ordre d’idée « inégalitaire » : dans l’asso où je bosse, pendant les vacances scolaires, s’il y a des « conflits d’intérêts » entre salariés d’une même équipe pour poser ses congés, priorité est donnée aux salariés ayant des enfants et ces mêmes salariés ont un jour de congé de plus par an et par enfant …pourtant on fait le même boulot…
    Notre société est très orientée famille et très nataliste de toute façon…l’égalité n’y est qu’illusoire!!!

  • #218 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 20 h 34 min

    @ Hélène, pas besoin d’être parent isolé pour emmener ses monstres faire les courses.. C’est quand même pas si simple, j’évite au maximum (en fait c’est mon homme qui fait les courses), mais parfois pas le choix. C’est aussi ça la vie en société… Du moment que les parents sont responsables, et les enfants respectueux tout en restant des enfants bien sur, je ne vois pas ou est l’ennuie. C’est aussi ça de ne pas juger. C’est ce piège dans lequel je tombe aussi parfois, et c’est ce style de discussion qui m’aide a éviter ça.

  • #219 contessa le 21 janvier 2009 à 20 h 35 min

    Absolument, Breizh.
    Combien de fois ai-je entendu dans les réunions de travail des collègues auréaolées de leur statut de mère « refiler » leus responsabilités ou devoirs aux collègues sans enfants, de droit, approuvées par la cohorte de leurs « bonnes amies »? Le nullipare, lui, est corvéable à merci.
    Et bien sûr, cela se reproduit régulièrement, car c’est le consensus général. Les sans enfants , eux, peuvent (et doivent, bien sûr, venir plus tôt, partir plus tard, se plier en quatre pour rendre service à ceux qui ont des enfants….
    L’égalité des statuts entre nullipares et pluripares est illusoire, ça c’est sur…

  • #220 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 20 h 39 min

    @breizh’, ça te choque réellemnt que les parents aient la priorité, moi ça m’a toujours (même avant d’avoir des enfants) semblé simplement logique et sympa. ça devrait même pas être imposé, çe devrait couler de source non… Et puis ça permet au sans enfant de partir un peu en dehor des périodes scolaires et ne pas « subir » les enfants des autres.
    Pour le jour de congé en plus, la en revanche je trouve ça illégale… C’est comme les primes à la naissance que touchent les militaires. J’ai une amie militaire et c’est « banco » à chaque naissance… C’est une récompense en somme, et je trouve ça dégueulasse pour tous les autres qui n’ont pas pour des raisons x ou y d’enfants.

  • #221 Breizh’ le 21 janvier 2009 à 20 h 43 min

    @ Cynthia283 : oui ça me choque pour deux raisons : la première est que je peux avoir envie de partir pendant les vacances scolaires pour profiter de ma famille (neveux et nièces en âge scolaire) et la deuxième est que le fait d’avoir des enfants n’est pas une compétence professionnelle et ne devrait pas servir de « critère » sur le lieu de travail, cela relève de la vie privée…
    J’ai fait d’autres choix dans ma vie qui ont des conséquences sur mon organisation professionnelle (études), je peux t’assurer que personne au boulot n’a vu de différence, sauf mes cernes car je suis fatiguée…
    Cela dit, j’adore aussi partir en vacances en dehors de ces horribles périodes scolaires…

  • #222 nana le 21 janvier 2009 à 20 h 44 min

    ma question est hors sujet, mais tant pis. j’ai lu qu’ Armalite était traductrice et cela m’intéresserait de savoir quelle a été sa formation et tout. Je pense aussi en faveur de cette option là.
    Hélène pourrait peut être échanger nos mails?
    Et apparemment comme Aramlite n’est pas la seule si d’autres peuvent m’expliquer leur parcours ce serait très sympa. (en ce qui concerne la trad franco-anglaise)
    merci

  • #223 contessa le 21 janvier 2009 à 20 h 49 min

    Breizh, ce que tu dis est tellement juste, et pourtant tellement ignoré dans la vie courante….
    « la deuxième est que le fait d’avoir des enfants n’est pas une compétence professionnelle et ne devrait pas servir de “critère” sur le lieu de travail, cela relève de la vie privée… »
    MERCI!

  • #224 Mushroom le 21 janvier 2009 à 20 h 49 min

    J’arrive un peu après la « bataille », mais je me permets de commenter tout de même. En fait, je crois que les femmes dont tu parles sont « gênées » de voir chez l’une de leur consoeur un choix si différent du leur, alors même… qu’elles ont sans doute bien du mal à justifier leur propre choix !

    Car enfin, oui, on demande souvent aux gens qui ne veulent pas d’enfants de se justifier, mais n’est-ce pas justement la volonté d’en avoir qui devrait être la plus interrogée ? Pourquoi faire un enfant aujourd’hui, dans notre monde avec cette surpopulation sur la planète ? Voilà pour la dimension écolo-citoyenne. Et pour la dimension personnelle, ce n’est pas évident non plus : qu’est-ce qui m’autorise moralement à faire un enfant, c’est-à-dire à créer un être qui n’existe pas encore (donc, qui ne demande rien pour l’instant ! ) et donc à impliquer cet être autre que moi dans un projet qui n’a pour but que ma propre satisfaction ? Quel égoïsme au fond !

    Je n’ai toujours pas trouvé de réponse à ces deux questions. Ca m’a un peu freinée, ça m’a un peu culpabilisée même. Et puis le désir était quand même là, plus fort que ces questions existentielles. Un truc reptilien sans doute… Même si ça ne résolvait pas le problème, j’ai fini par lui céder. Aujourd’hui j’attends un enfant depuis presque 5 mois. Ce foetus existe, ce qui balaye maintenant la question de l’égoïsme : je dois prendre soin de lui ! Mais c’est un peu de la triche au fond…

    En tout cas, on ne m’a jamais embêté avec ces questions ; c’est que j’ai la chance d’être du côté consensuel…

  • #225 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 20 h 53 min

    @ Breizh, je trouve que tout ça relève avant tout de la vie en communauté tout simplement, ce qui me dérange c’est que tout cela soit imposé. Le fait d’avoir des enfants effectivement n’est pas une compétence professionnelle (et même souvant ça dessert), mais c’est tout de même logique que des parents souhaitent pouvoir partager leurs vacances avec leurs enfants, puisque toi aussi tu souhaite ces dates là pour voir des enfants… Maintenant il manque je trouve une notion de partage logique. Comme de la même manière si un arrangement était possible pour te permettre de cumuler étude et boulot sans les cernes, ça pourrait aussi passer par le biais d’un collègue parent.
    J’ai un peu du mal à m’exprimer, et je donne peut être l’impression de vivre au pays des bisousnours, mais si chacun ne voulait pas toujours tirer la couverture sur soi, et trouver l’herbe plus verte à coté, ça serait beaucoup plus simple.
    Et si surtout chacun pouvait vivre sans se méler, juger et vouloir plus (en enlevant aux autres…)… je suis vraiment chez les bisousnours là ????

  • #226 Hélène le 21 janvier 2009 à 20 h 55 min

    « Qu’est-ce qui m’autorise moralement à faire un enfant, c’est-à-dire à créer un être qui n’existe pas encore (donc, qui ne demande rien pour l’instant ! ) et donc à impliquer cet être autre que moi dans un projet qui n’a pour but que ma propre satisfaction ? Quel égoïsme au fond ! » : Mushroom, dans mes bras, tu écris exactement ce qui me fais dire que faire un enfant, c’est de l’égoïsme.

  • #227 Sorcière Camomille le 21 janvier 2009 à 20 h 57 min

    Le débat est passionnant et j’aimerais lire tous les coms mais je voulais juste venir rajouter que j’ai vu Les noces rebelles tout à l’heure : allez le voir… vous verrez… ça ne fait que conforter le non-désir d’enfant et tout ce qui peut aller avec (le fait d’en avoir)… enfin, moi, ça m’a fait cet effet-là. Et c’est un MAGNIFIQUE film !

  • #228 Miss Lili le 21 janvier 2009 à 21 h 04 min

    Pour ce qui est des vacances pour les parents et pour les autres, ce que je trouve abhérrant, c’est que cela soit considéré comme un dû, que cela soit accordé comme un droit et que la personne qui s’y oppose soit donc une immonde s*** ou peu s’en faut.
    Personnellement, je prends mes congés en dehors des congés scolaires et je me fiche de bosser en juillet et en aout, voire mieux, j’aime ça. Mais chez moi, si je VOULAIS prendre mes congés en juillet ou en aout, je pourrais. Ca ne me serait en aucun cas refusé!
    Si on se mettait à m’obliger à prendre mes vacances quand les autres n’en veulent pas, sous prétexte qu’elles ont eu des enfants alors que ca n’a RIEN à voir avec le travail… et bien je le prendrais beaucoup moins bien.
    Mon côté bourrique béarnaise, sans doute…

  • #229 Sorcière Camomille le 21 janvier 2009 à 21 h 04 min

    @ Mushroom : « J’arrive un peu après la “bataille”, mais je me permets de commenter tout de même. En fait, je crois que les femmes dont tu parles sont “gênées” de voir chez l’une de leur consoeur un choix si différent du leur, alors même… qu’elles ont sans doute bien du mal à justifier leur propre choix ! »
    la vraie question est : EST-CE un choix pour la majorité des gens ???? Certes ils choisissent de ne plus en avoir 15 aujourd’hui, mais déjà les 2 ou 3 qu’ils ont, les choisissent-ils réellement ? Se posent-ils la question plus que 5 min ? Ils se demandent s’ils sont prêts, s’ils veulent faire ça ensemble, mais se posent-ils la question de « veux-je VRAIMENT et REELLEMENT faire un enfant ou fais-je ça par conformisme ? » (ma réponse est OUI… mais bon…)

  • #230 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 21 h 04 min

    @ Hélène, si toi tu décrètes qu’avoir des enfants aujourd’hui c’est égoïste, je trouve que tu te poses en juge aussi. Dans ce cas le débat n’est plus celui de la tolérance des choix d’autrui, mais bien celui de réfléchir si avoir des enfants est une bonne chose ou pas.

  • #231 Breizh’ le 21 janvier 2009 à 21 h 05 min

    @ Cynthia283 : je suis d’accord pour le partage, les arrangements et le non « clivage »…en fait cela ne me pose pas de pbms, si je n’ai pas d’impératif, de modifier mes dates quand en discutant avec une collègue je me rends compte de difficultés de calendrier. Ce que je n’accepte pas (et là aucune douceur ni gentillesse dans ce que je dis) c’est que cela soit écrit dans un règlement intérieur et que cela soit un « du », ce soit reconnu le droit à une forme de discrimination et là cela heurte profondément mes principes humanistes, féministes et égalitaires.
    Je le vaux bien aussi…
    Et je dois dire que cela fait longtemps que je ne crois plus au monde des bisounours (mais heureusement que certain(e)s y croient encore et donnent un élan utopiste et/ou d’espoir dans notre bas monde)…

  • #232 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 21 h 09 min

    @ Miss Lili, je te rejoins sur le dû, je trouve ça débile d’en arriver à standardiser ce genre de chose. Cela veut dire que plus personne n’est près à faire des concessions etq ue chacun souhaite égoïstement le mieux pour lui sans penser aux autres. Il y a pourtant d’autres solutions. Et à ce compte pourquoi c’est toujours le dernier arrivé dans la boite qui a les dates dont les autres ne veulent pas ?

  • #233 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 21 h 11 min

    @breizh, et bien voilà nos derniers commentaires se rejoignent, me voilà en tout point d’accord avec toi. Et même si comme toi je ne crois plus aux bisousnours, j’essaye dans ma vie de chaque jour de tendre vers un comportement de partage (mais sans être la poire de service, et malheureusement le pas est vite franchi).

  • #234 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 21 h 29 min

    @ cynthia283 : je rebondis sur ce que tu as dit plus haut : pour les militaires, c’est banco à la naissance. Ah bon ??? Faudra que j’en parle à chéri alors parce que je n’ai pas remarqué qu’on avait touché une somme astronomique pour nos deux loulous… En fait ça commence à être intéressant à partir de 3 enfants…

    Par contre, les filles, je ne comprends pas le coup de « c’est égoïste de faire des enfants ». Sincèrement, hein ? Ce n’est pas du tout ironique, je ne saisis pas trop ce que vous voulez dire.

  • #235 mariemarie le 21 janvier 2009 à 21 h 37 min

    Argh, évidemment, à cette heure, j’arrive après tout le monde.
    Je suis très touchée par ce texte. vendredi, j’ai 30 ans (ça ne me préoccupe pas). Mais collègues, elles, ça les préoccupe, parce que je n’ai pas d’enfant. Pis je n’en veux pas.
    Soyons claires: je n’ai pas une vie sociale débordante. Comme journaliste, je bosse dix à douze heures par jour. Je gagne même pas très bien ma vie mais bon, j’aime ce que je fais… Mon chéri d’amûr bosse en angleterre, on se voit trois jours par semaine. Le soir, c’est téloche, tour des blogs sur le net, et le week-end, familles et copains. histoire de foutre le bazar, on a acheté une immense maison, mais sans chambre d’enfant, eh eh !
    Envie d’enfants ? bof. Mes deux grandes soeurs sont mamans, c’est cool. Mais ça ne me fait pas rêver, les dents qui poussent, les bronchiolites, les bobos, les crises de larmes, avoir tout le temps et A VIE un être collé à ses baques…
    C’est vachement dur de camper sur ses positions. Mon chéri d’amûr, lui, est comme moi, ça m’arrange. Pas sa famille, pas la mienne, pas mes collègues. Une femme, ça procréé, point. Moi, être enceinte, ça me dit rien du tout du tout. Avoir un gros bide ? je l’ai déjà. Des vergetures ? Pareil.
    Mais à force d’entendre toutes ces réflexions sur avoir des enfants ou pas… je m’interroge, suis-je normale ? des fois, je pense voir psy pour qu’il me dise « ben oui, t’es normale, trfette ».
    Alors ça fait du bien de lire vos messages ! (que je n’ai pas tous lus, il y en a trop eh eh

  • #236 cynthia283 le 21 janvier 2009 à 21 h 38 min

    @ Cécile, je n’en sais pas plus, c’est la femme d’un pote qui est dans l’armée de l’air et qui a touché une bonne prime à chacune des naissances, dès le premier en fait… Si ça se trouve c’est encore un truc pourri réservé cette fois aux femmes militaires. Après astronomique ça dépend comment on voit ça, mais il me semble que c’était au alentour de 500 euros. Mais bon ce que j’ai trouvé nul, c’est que je ne vois pas pourquoi l’armée « récompense » une naissance, je trouve ça injuste par rapport à d’autres militaires qui n’ont pas d’enfants. Et comme le dit breizh, avoir des enfants n’est pas une compétence professionnelle…

  • #237 Cécile de Brest le 21 janvier 2009 à 21 h 42 min

    @ cynthia283 : pour l’armée de l’air, je ne sais pas, mais pour la marine, ce n’est pas comme ça. Flûte, pourquoi il va sur les bateaux et pas sur les avions, mon chéri ????

  • #238 Jane le 21 janvier 2009 à 22 h 09 min

    Comme beaucoup d’entre vous, je remarque surtout le fait que les gens se permettent de juger tout ce qui dépasse leur conception étriquée du « comment il faut vivre », parce qu’ils prennent ça comme une agression envers leur propre vie.
    Lorsque mes parents ont eu leur 3ème enfant sur le tard, des amis m’avaient dit qu’ils « le gardaient pour les allocs », ça avait sans doute jasé au village pour qu’ils osent me le répéter (comme si on s’achetait des écrans plats avec l’argent des allocs, quelle débilité quand on voit ce qu’un enfant représente en terme de dépenses).
    De l’autre côté, j’ai (eu) aussi droit à mon lot de questions et de jugements sur mon non-désir d’enfant, dès que c’est devenu un peu officiel avec mon copain. Comme je suis encore dans la vingtaine, on me laisse souvent tranquille, mais je redoute la trentaine à ce sujet. Enfin, j’ai déjà été traitée d’handicapée sociale parce que je ne voulais/savais pas comment tenir le bébé qu’on m’avait mis de force dans les bras. C’est naturel chez les femmes (air scandalisé) !
    Le rouleau compresseur « conformiste » fait son œuvre dans mon entourage et j’avoue avoir un peu peur de me retrouver seule une fois que tout le monde sera devenu proud-parent, et que nous (ou je) serons vus comme des quadragénaires un peu bizarres, qui ont sans doute un vice caché s’ils n’ont pas d’enfants (oui je suis pessimiste ;-) ).

  • #239 patte_d_anguille le 21 janvier 2009 à 22 h 10 min

    wow les filles, je reste bouche bée… devinez ce que je fais dans la vie ?? ;-)
    mais vous êtes toutes traductrices littéraires ou il y en a d’autres comme moi qui sont traductrices « techniques » et qui le vivent bien ? :-P

  • #240 Miss Lili le 21 janvier 2009 à 22 h 10 min

    Cecile de brest >Parce qu’on les fait toujours au départ pour soi, même si la plupart des bonnes mères ensuite se consacrent à les développer, eux.
    C’est vouloir laisser une trace de soi, transmettre un truc à soi (valeurs, patrimoine réel ou philosophique), penser qu’on peut, nous aussi, élever un autre humain.
    Bref, au départ, ca part de soi et uniquement de soi. Et en plus, c’est décider pour quelqu’un d’autre (lui :)).
    C’est pas plus ou moins égoiste de ne pas en faire, en fait… mais on traite souvent les femmes qui n’en ont pas d’égoistes, alors que le fait de faire des enfants ne l’est pas moins. C’est juste de l’égoisme assumé autrement :)

  • #241 patte_d_anguille le 21 janvier 2009 à 22 h 13 min

    et sinon pour revenir dans le sujet, je pense que chacun devrait pouvoir faire les choix qu’il entend, sans être jugé, ni dans un sens, ni dans l’autre. même si je culpabilise pourtant de ne pas me sentir mère poule dans l’âme, à presque 27 ans…

  • #242 Jo le 21 janvier 2009 à 22 h 24 min

    POur répondre à Comtessa sur la priorité des mères de famille nombreuse: ce n’est sans doute pas appliqué,mais ça existe en France. Quand, enceinte de mon premier, j’ai demandé une carte de priorité pour ne pas rester debout des heures dans les bus parisiens, et pouvoir justifier mon statut (pourtant visible) auprès de gens peu aimables, j’ai halluciné de voir que cette carte de priorité, qui pour moi était tout à fait temporaire et limitée à la grossesse, était attribuable à toutes les mères de trois enfants et plus carte de priorité des mères de famille, ça doit être ça l’intitulé).. Donc priorité pour elles, officiellement, dans toutes les administrations d’Etat et les transports publics…
    Heureusement je ne pense pas que qui que ce soit de valide ose s’en servir.

  • #243 Esme le 21 janvier 2009 à 22 h 30 min

    J’ai 26 ans, et je ne veux pas d’enfants! Toutes ces phrases dites par les « autres » résonnent en moi…
    Merci d’avoir écrit cela et dans un sens j’ai hâte d’avoir 40ans pour qu’on me foute la paix! ;-)

  • #244 Tania le 21 janvier 2009 à 22 h 38 min

    @ Patte d’anguille (désolée pour le HS Hélène) : moi aussi je suis traductrice technique et je le vis bien ;-))) Mais en même temps dans tous les projets que je fais, ceux que je préfère c’est ceux qui sont le plus « écrits » (jeux vidéo, articles de journaux genre pour l’OMS, marketing, etc.), donc je crois que le côté vraiment littéraire ça ne me déplairait pas !
    Vraiment, j’en reviens pas du nombre de traductrices dans les parages !!
    Hélène tu pourrais peut-être transmettre son mail et celui de nana (222) à Shazz, pour qu’elles nous rejoignent sur notre groupe « Les traductrices qui lisent MBDF! » (oui oui, il s’appelle vraiment comme ça !) ? Merci d’avance !

  • #245 Armalite le 21 janvier 2009 à 22 h 49 min

    Hé bien mon texte d’aujourd’hui aura servi à quelque chose de très surprenant! :D

  • #246 patte_d_anguille le 21 janvier 2009 à 22 h 54 min

    hihi ça me plaît ce groupe ! :-D
    moi aussi, Tania, je fais plus dans le « technique littéraire », avec beaucoup de sites d’hôtels. ;-)

  • #247 isabelle isabelle le 21 janvier 2009 à 23 h 45 min

    j’ai lu une grande partie des commentaires avec beaucoup d’attention et je reste très surprise de tout cela ….j’ai 2 enfants très désirés tous les deux….c’est un grand bonheur de chaque jour …mais aussi bien évidemment quelquefois épuisant , prenant, envahissant .. ….j’ai des amies , des collègues qui n’ont pas d’enfants par choix …cela ne m’a jamais surprise , je n’ai pas cherché à comprendre (!!!!!!)……comme elles n’ont pas cherché à comprendre pourquoi moi j »en voulais ….il y a des tas de raisons de vouloir des enfants …et des tas de raison de ne pas en vouloir…non vraiment tout cela me laisse perplexe ….

  • #248 Marianne le 21 janvier 2009 à 23 h 53 min

    Bonsoir tout le monde,

    Wahou, pas le temps de lire tous les comm, mais manifestement le billet d’Armalite a fait un tabac (hum, l’expression n’est pas très jolie, mais comme je suis en phase d’arrêt, désolée, je je fais une « fixette » sur la chose…).

    Ce billet m’enchante car je suis actuellement très remontée à l’encontre des gens bien pensants, qui sont contre le clonage des moutons et le port de l’uniforme mais veulent à tout prix que les humains soient tous identiques les uns aux autres (une seule religion, une seule couleur, une maison, une voiture, deux enfants et un chien).
    Euh, je n’ai pas dit que je suis pour le clonage et le port de l’uniforme hein ??

    A ma connaissance, il n’y a pas de mode d’emploi du bonheur.
    D’ailleurs, ça me fait penser au super travail qu’à fait Yann Arthus Bertrand : http://www.6milliardsdautres.org/
    Le savoir et la réflexion amènent à la tolérance – enfin, je crois.

  • #249 Cécile de Brest le 22 janvier 2009 à 1 h 44 min

    @ Miss Lili : merci pour l’explication. Parce que pour moi, le terme « égoïste » est quand même très péjoratif et finalement je ne trouve pas qu’il s’applique parfaitement dans le cas présent, même si je comprends maintenant pourquoi il peut être utilisé.

  • #250 lilipouch le 22 janvier 2009 à 8 h 24 min

    à propos de l’egoisme, je me dis souvent que je ne suis pas assez egoiste et bien trop égocentrique pour un faire un ,, je me dis que je n’ai pas envie (pour le moment) de déplacer ce centre de « gravité »

  • #251 Arthénice le 22 janvier 2009 à 10 h 02 min

    Armalite, je partage complètement ton opinion, même si je n’ai que 27 ans.
    Si tu veux la paix à un moment, dis que tu es stérile, on te laissera (presque à tous les coups) tranquille. Sauf le vrai lourd qui viendra te conseiller un traitement miracle. C’est ce que je faisais avant.

  • #252 Hélène le 22 janvier 2009 à 10 h 03 min

    cynthia283 (218) quand je dis que les gens font des enfants par égoïsme , et nons pas altruisme comme on voudrait bien nous le faire croire, ça n’est pas un jugement (je me fous pas mal que les gens soient égoïstes, dautant plus que la plupart du temps je considère ça comme une qulaité), mais une constatation :

    Comme l’a si parfaitement écrit Mushroom, décider de donner la vie a qqn qui n’a rien demandé, et qui aura peut-ête une vie de merde, juste parce que soi, on en a envie, c’est très égoïste. C’est tout.
    Tant que ce qu’on fait n’engage que soi-même, pas de problème. A partir du moment ou ça engage aussi la vie d’une tierce personne, ça me pose problème qu’on fasse passer ça pour de la générosité ou dieu sait quoi de ce genre.

    Donc Cécile je suppose que ça répond aussi à ta question ;-) (234)

    Jane (238) ne t’en fais pas, on arrive à se faire des amis qui ont une vie n peu similaire, ça aide ;-)

    Miss Lili (240) merci, tu exprimes ça mieux que moi !

    Patte d’anguille, Tania, si vous voulez entrer en contact avec la horde de traductrices présente ici (;-)), vous allez sur le bog de Shazz, lui laissez un message et elle vous inscrira sur le groupe Yahoo ou dieu sait quoi ;-)

    isabelle isabelle (247) sois la bienvenue ;-)

  • #253 songlin le 22 janvier 2009 à 10 h 43 min

    @cynthia283 et pour toutes celles qui pourraient se poser la question : j’ai travaillé dans un grand groupe français dont les statuts du personnel dataient… de 1946. et chaque mariage ou naissance donnait lieu à une prime. tout bêtement parce que les textes dataient d’après-guerre, à une période où il fallait reconstruire et repeupler le pays. je soupçonne que cette histoire de prime au bébé dans l’armée est du même ressort.

  • #254 Johanna le 22 janvier 2009 à 10 h 45 min

    Mon Dieu, ce que ça m’a fait du bien de te lire! Je suis comme toi, j’ai 30 ans cette année et je n »ai jamais ressenti le besoin (ni l’envie) d’avoir des enfants. Peut-être que cela changera avec le temps mais pour le moment, je suis mes désirs.
    Rien de pire que le regard condescendant des gens lorsque tu le leur annonces, comme si d’un coup, tu étais anormale. Comme si, le fait de ne pas vouloir suivre le schéma mariage-enfants-pavillon en banlieue-courses le samedi après-midi à Carrefour était incompréhensible pour le commun des mortels. En même temps, souvent ces mêmes gens jalousent ta liberté.

  • #255 Sacha le 22 janvier 2009 à 10 h 49 min

    Je suis un homme (je peux poster ?)
    Je suis un père.
    Et donc, voilà, je tombe de ma chaise quand je lis que faire des enfants, c’est finalement un acte très égoïste.

    C’est le genre de phrase sortie de nulle part qui ressemble quand même solidement à une forme d’auto-justification. Genre « le chocolat fait grossir alors j’en mange pas ».
    Personne n’a à se justifier de son non-désir. (Et je trouve, de ce point de vue, le texte d’Armalite admirablement bien foutu) autant l’inverse devrait être admis.

    On fait des enfants ou on n’en fait pas, en fonction d’un mélange de désirs, de souvenirs, de pulsions, de parcours personnel qui font de nous des INDIVIDUS avec des réaction totalement différentes en fonction des circonstances.

    Dès lors, je vois pas ce que l’égoïsme vient faire là-dedans. Je trouve ça tout aussi inepte et offensant que de dire que de ne pas faire d’enfant est un geste égoïste. C’est du manichéisme pur.

    Personnellement (au-delà du genre différent…), j’aurais pu écrire le texte d’Armalite. Je n’avais aucun désir d’enfants avant de me retrouver avec un premier puis un second enfant. Et à posteriori, j’aurais du mal à imaginer ma vie sans. Pas par égoïsme ou par souci de ne pas vieillir seul. Mais parce que la paternité et la maternité offre des sensations totalement subjectives et impalpables qui sont aussi « boostantes »…et qui ressemblent quand même vachement à de l’amour… Donc même si on les fait pas par amour, ces lardons nous en apportent et nous invitent à en donner. Faire un enfant (et surtout l’élever) est donc, et avant tout, un geste profondément amoureux, sans doute un peu narcissique (comme l’amour l’est en général) dans cette projection que nous faisons sur l’être aimé.

    Ce qui me fait penser, sans aucune polémique, que confondre amour et égoïsme est le fruit d’une conception de la vie (et de l’amour donc) assez opposée à la mienne.

  • #256 Violetine le 22 janvier 2009 à 10 h 51 min

    A vrai dire, je pense que beaucoup trouvent ton choix anormal, car il est normal d’avoir des enfants. C’est l’instinct, la survie de l’espèce, c’est comme ça, comme pour tous les autres êtres vivants au monde.. Et puis sinon, je ne pense pas que les femmes qui te disent que c’est génial d’avoir des enfants te jalousent. Je pense qu’elles le pensent vraiment, il n’y a qu’à voir comme certaines sont frustrées de ne pas pouvoir en avoir et cherchent par tous les moyens à adopter, ou autre.. Mais bon, évidemment, tu fais ce que tu veux et tu n’as pas à te justifier, on est déjà des milliards sur Terre, c’est pas comme si on était une espèce en voie de disparition ;)

  • #257 cynthia283 le 22 janvier 2009 à 10 h 51 min

    @ Hélène, je comprend ce que tu veut dire, c’est simplement que ce terme m’a interpellé en fait. Je n’avais jamais songé a de l’égoïsme dans le choix d’avoir ou non un enfant. Mais finalement c’est une reflexion que je me suis faite différemment lors de diverses situations. Et c’est vrai que l’on engage une personne qui n’a rien demandé, et ça c’est une sacrée responsabilité.
    En tout cas je souhaite à chacune d’entre nous, celle qui ne veulent pas d’enfant, celle qui n’en veulent qu’un et celle qui en veulent plus de 2, de ne plus jamais se sentir obligé de se justifier.
    Mais juste pour m’éviter de faire une bourde un jour, trouveriez-vous ça mal placé de la part d’une « nouvelle amie » (pas qu’une simple rencontre), un peu de curiosité sur le sujet… Est ce que c’est pour vous quelque chose de très intime, êtes vous choquées par de simples questions sans aucun jugement. Je demande ça, car je serais plutôt du style curieuse, et ne ressentant pas cela de la même façon je m’en voudrais de « gener » en fait.

  • #258 mariposalili le 22 janvier 2009 à 10 h 53 min

    Le fait d’être sur Terre sans l’avoir choisi, c’est un éternel problème…
    y’a des gens qui n’ont pas été désirés mais qui sont heureux d’exister, et inversement.
    A mon avis on essaie de justifier un truc purement instinctif, pour lequel nos gènes sont programmés (mais pas notre cerveau, dieu merci ;-)

  • #259 Cécile de Brest le 22 janvier 2009 à 11 h 08 min

    Merci pour les explications sur le terme égoïsme.
    Je comprends ce que vous voulez dire, mais je ne crois pas que je partage votre avis (mais pas seulement parce que j’ai des enfants).
    Nous faisons tous les jours des tas de choses qui auront une influence sur la vie d’une tierce personne qui n’aura pas forcémént demandé quoi que ce soit (ne me demandez pas quoi, il est 7 heures chez moi, je suis encore dans le brouillard) mais je suis sûre qu’en cherchant on trouverait ;-)
    Peut-on pour autant être taxé d’égoïste ? Et si on ne fait pas d’enfant sous prétxte qu’il pourrait avoir une vie de M…., et bien on ne ferait pas grand-chose dans la vie ! ;-))

    Je suis assez d’accord avec Sacha, finalement.

  • #260 dola le 22 janvier 2009 à 11 h 40 min

    Oui faire un enfant est un choix que l’on fait pour soi (quand on le fait pour faire plaisir à son mari, sa mère ou pour répondre à une pression sociale ce n’est plus vraiment un choix) , on le fait pour répondre à son idéal de vie, de couple, de famille, pour suivre son désir etc.
    Et c’est pour ça que ça implique une énorme responsabilité vis à vis d’eux, ils n’ont rien demandé ! C’est flippant quelque part, tu t’engages pour une sacrée longue période sans savoir ce qui t’attends et si finalement tu en seras capable …Mais en même temps, c’est exaltant ou sensationnel comme le disais Glop.
    oui c’est parfois éreintant ,énervant, je suis ravie des les laisser 15 jours chez Mamie et impatiente et heureuse de le trouver au bout de ce laps de temps.
    Et oui c’est possible qu’ils soient malheureux plus tard car on peut pas les épargner de tout…
    Ma tante n’a jamais voulu d’enfants, elle ne voulait pas de cette lourde responsabilité.

    PS : ça me faire rire ce vivier de traductrices :-))
    Armalite, je penserais à toi la prochaine fois que j’aurais un livre de fantasy en main , c’est à dire très bientôt :-))

  • #261 Hélène le 22 janvier 2009 à 11 h 40 min

    Sacha sois le bienvenu ;-) Je ne suis pas sûre que tu aies bien compris ce que je voulais dire quand je dis que faire un enfant est un acte égoïste, d’autant que ça n’est évidemment pas que ça, et que pour moi l’égoïseme est souvent une qualité ;-)

    cynthia283 oui ça ma dérangerait, pour la raison suivante : ça n’est ni inhabituel ni anormal, de ne pas vouloir d’enfant. La question du pourquoi ne devrait même pas se poser, pas plus qu’on ne la pose aux gens qui en veulent.

    mariposalili je suis entièrement d’accord avec toi, on est de toute façon programmés pour se reproduire, comme les fourmis ou les vaches, le reste n’est qu’enjolivement ;-)

    Cécile de Brest ça n’est pas pareil d’influer sur la vie de qqn qui est déjà là, que de donner la vie à qqn qui n’a rien demandé. Je ne dis pas que c’est mal de le faire (sinon effectivement on resterait dans son lit en attendant la mort ;-))), simplement il ne me semble pas inutile d’avoir conscieince de cette dimension du truc.

    En gros on fait des enfants pour se faire plaisir à soi. Mais si ça se trouve, eux ça ne leur fait pas plaisir du tout. C’est en cela, que c’est un acte égoïste (à mes yeux, je le répète, je ne prétends pas détenir la vérité ;-)

  • #262 Cécile de Brest le 22 janvier 2009 à 11 h 43 min

    Oui, je comprends tout à fait ton point de vue et d’une certaine façon, je suis d’accord avec toi, d’ailleurs…

  • #263 Cannelle le 22 janvier 2009 à 11 h 51 min

    En fait, faire ou non des enfants c’est juste une question de choix très personnel et ce n’est pas forcément une question d’égoïsme.
    Quand on me dit que, parce que je ne veux pas d’enfants je suis égoïste, je ne me gêne pas pour renvoyer à la figure de mon interlocuteur cet égoïsme. C’est juste un mauvais argument qui peut marcher dans les deux sens ;-)
    Sacha, si pour toi, ne pas faire d’enfants n’est pas égoïste, alors, en faire, ne l’est pas non plus. Ce n’est vraiment qu’une question de point de vue et on joue sur les mots.
    J’espère que je suis claire, c’est pas facile à expliquer à l’écrit ;-)

  • #264 cynthia283 le 22 janvier 2009 à 12 h 02 min

    @ Hélène, en fait ça ne me dérange pas qu’on me demande pourquoi (surtout en ce moment), je fais un troisième. Du moment que ces question n’implique pas de jugement. Pour moi c’est finalement une question comme une autre, comme de savoir pourquoi une amie avait choisi ce job, ou pourquoimon cousin avait choisi de voter Sarko…. C’est justement pourquoi je posais cette question parce que si la femme en face de moi la ressent comme une intrusion dans son intimité, je ne voudrais pas choquer… En revanche si c’est simplement par principe… c’est autre chose

  • #265 Hélène le 22 janvier 2009 à 12 h 16 min

    Non c’est pas par principe, mais la plupart du temps on ne demande pas aux gens pourquoi ils veulent des enfants, alors pourquoi leur demanderait-on pourquoi ils n’en veulent pas ? ;-)

  • #266 La Kékounette le 22 janvier 2009 à 13 h 16 min

    Bonjour Hélène, bonjour à toutes,

    Ton texte m’a beaucoup touché Armalite, je te comprend très bien. J’imagine que ça doit être vraiment pénible et désagréable cette justification perpétuelle.

    Mon histoire est différente, mais je me retrouve dans tes propos.

    Je suis avec mon fiancé depuis 8 ans, et j’ai 25 ans. Depuis mes 20 ans, j’ai le droit au sempiternel « et ce bébé, c’est pour quand? ». Variante : « alors, toujours pas enceinte? » Ou encore « le mariage et le petit, qu’est ce que vous attendez » (deux pour le prix d’un…)

    Ma famille proche (parents/beaux parents) ne me harcèle pas trop.
    Même si je sais que ma maman serait très heureuse d’être grand mère. La mienne de grand-mère ne s’est carrément pas gênée d’ailleurs pour me dire son souhait « d’être ENFIN arrière grand mère ». Je lui ai répondu que je n’étais pas la seule pondeuse potentielle de la famille. Non mais.

    Je sais néanmoins que je veux des enfants. Un jour.
    Mais pas maintenant. Je me souviens d’un être qui m’étais très cher qui me disait sans cesse « prends ton temps, vis ta vie d’adulte, sans enfants, profites en ». Et c’est ce que je fais. Je veux profiter de ma liberté. De ma jeunesse. Pour être un jour prête à donner la vie. Et surtout ne pas faire payer à un être innocent ma rancœur.

    Pire, j’ose ne pas m’émerveiller devant les femmes enceintes.
    Je ne leur tripote pas le ventre comme si c’était un bien public.
    Vous remarquerez d’ailleurs que 9 fois sur dix, celle qui demande « je peux toucher » a déjà la main quasiment collée sur le ventre… Quelle politesse…

    Pire encore, je me permets de faire en public des réflêxions désagréables sur les enfants. Et ça choque.
    Le politiquement correct, c’est de dire que les enfants sont extraordinaires, magnifiques, délicieux adorables.
    Alors quand je refuse de m’extasier devant un nouveau né, je me fais mitrailler.
    Je ne suis pas une vraie femme vous comprenez.

    Pourquoi?

    Parce que je ne trouve pas cette petite chose « belle ».
    Parce que je ne trouve pas qu’elle a le nez de sa maman, la bouche de son papa,
    Parce que pour moi un nouveau né, c’est mou, bizarre et un peu effrayant.
    Parce que pour moi un bébé c’est un mystère.

    Alors au diable les donneurs de leçons, les hystériques de la maternité, les « bonnes copines » mamans parfaites, les poussettes, les biberons et autres joies….

    Je respecte celles qui assument leur choix de vie, avec où sans enfant. Qu’on fiche la paix à celle qui ne veulent pas de progéniture.

  • #267 SONIA le 22 janvier 2009 à 14 h 04 min

    Merci merci merci !!!
    J’aurais voulu pouvoir écrire ce texte de façon aussi intelligente et concise…

  • #268 Armalite le 22 janvier 2009 à 14 h 08 min

    Concise? Mdr. Il doit juste faire dans les dix-sept pages.
    Mais merci :)

  • #269 sagattine le 22 janvier 2009 à 14 h 15 min

    A la lecture des commentaires je m’interroge : l’enfant ne demande pas à venir au monde, c’est un acte « égoïste » des parents, mais dans ce cas est-ce que avorter n’est pas « tuer » quelqu’un qui n’a rien demandé? Est-ce que arracher quelque chose qui ressemble à un être humain à un univers chaud et confortable pour l’envoyer on ne sait pas trop où n’est pas aussi « égoïste »?
    Attention, hein, c’est juste une question que je me pose, croyez pas que je suis contre l’avortement!

  • #270 Gridou le 22 janvier 2009 à 14 h 19 min

    Mais c’est pas possible, je n’ai toujours pas compris ce que l’expression « oeuf corse » voulait dire ! J’ai wikipédié la chose, je l’ai même googelisée, sans succès. Et même dans les contextes où tu cites cette expression, Hélène, je n’arrive pas à comprendre…

    Armalite, ton texte est foutrement bien écrit ! J’espère ne pas t’avoir choquée lors de notre dernière causerie de t’avoir dit « ah bon, pourquoi tu ne veux pas d’enfants ? » :D Mais je ne pense pas… Parfois, on pose la question non pas par souci de jugement mais pour mieux comprendre la personne, mieux la cerner et respecter ses choix.

  • #271 chouvi le 22 janvier 2009 à 14 h 21 min

    oeuf corse = of course ! (« évidemment » en french) :-)

  • #272 Armalite le 22 janvier 2009 à 14 h 45 min

    Gridou: ne t’inquiète pas, je sais faire la différence entre une question posée par désir de comprendre l’autre et un jugement péremptoire ;)

  • #273 Misato le 22 janvier 2009 à 17 h 15 min

    Merci pour ce témoignage.
    Ancienne traductrice littéraire de 34 ans, je ne désire pas non plus d’enfants, et je crois que si ma belle famille me demande encore « alors, vous nous le faites quand, ce bébé!? », je crois que je vais exploser. (C’est vrai, je leur demande où elles en sont de leurs ménopause, moi?)

    Bref, merci encore.

  • #274 cynthia283 le 22 janvier 2009 à 17 h 19 min

    @armalite et Hélène… Je crois que dans le doute je taterais le terrain avant de poser la question, en effet le sujet est très perso, je vois que ça gènerait Hélène, mais pas forcément Armalite. Pas facile l’empathie… je ferais comme d’hab alors au feeling…

  • #275 Armalite le 22 janvier 2009 à 18 h 08 min

    En fait si, ça me gêne quand même, pour la bonne raison que les femmes qui veulent des enfants n’ont jamais à justifier leur désir, elles. Je sais que parfois, cette question part seulement d’une volonté de comprendre (et c’est pour ça que je tache d’y répondre sans agressivité dans ces cas-là), mais justement: il n’y a pas plus à comprendre dans un désir de rester sans enfants que dans un désir d’en avoir!!! Dans les deux cas, c’est une affaire de ressenti personnel; on peut avancer des tas d’arguments logiques (« je veux transmettre quelque chose » d’un côté ou « je veux conserver ma liberté » de l’autre), mais au final, ça ne s’explique pas davantage que le fait de tomber amoureux de quelqu’un. Oui, il est drôle et gentil, mais pourquoi lui et pas un autre type tout aussi drôle et gentil? C’est quelque chose de primitif qui ne s’explique pas, et puis c’est tout. Donc cette question me gêne TOUJOURS, même si je la prends plus ou moins mal selon la façon dont elle est posée, parce qu’elle sous-entend que le fait de ne pas vouloir d’enfants est un comportement anormal ou déviant qui mérite d’être expliqué.

  • #276 Gridou le 22 janvier 2009 à 19 h 37 min

    Han, merci Chouvi, j’aurais jamais deviné ça !

  • #277 Estelle le 22 janvier 2009 à 20 h 17 min

    Mais pourquoi se justifier ? Pourquoi en éprouver le besoin ? Si il y a bien une chose qu’il faut faire si on en a envie, c’est bien cela ! Ce n’est pas comme acheter une paire de bottes ! On ne peut pas la ramener au magasin ensuite. Donc, moi, cela ne me viendrait jamais à l’idée de « convaincre » une femme de faire un enfant. A l’inverse, je suis parfois choquée par les commentaires « anti-enfants » ou « anti-jeunes mères » qui frôlent parfois le racisme. Quand on est une jeune mère, on a parfois besoin de réconfort et de soutien, y compris de la part des nullipares, qui peuvent parfois apporter beaucoup à une jeune maman en leur consacrant un peu de leur temps pour faire du shopping ou juste discuter simplement… Alors, pas d’appartheid entre nous !

  • #278 lylo le 22 janvier 2009 à 21 h 36 min

    Olalala, j’ai la flemme de lire les 277 autres commentaires… Pas bien !…

    Désolée si y’a redite. Moi, mon opinion (et pour resituer, j’ai également 37 ans et demi hihihihi, Armalite, tu me fais rire avec ton « et demi »), pas d’enfants et pour l’instant j’en veux pas. Oui, vous avez bien lu, il y a un phrase qui change tout, et qui pose problème…. : Pour l’instant….
    Moi, ce qui me saoule, c’est qu’on a pas le temps de tout faire dans cette vie ! S’éclater grandir, se trouver professionnellement, s’épanouir par tous les moyens possibles, régler ses comptes avec son enfance et poum, voilà, déjà il faut se résoudre à se dire que bientot on aura plus le choix…
    Car il s’agit bien de ça…Moi ce qui m’enerve c’est de ne plus avoir le choix. J’ai choisi toute ma vie de ne pas avoir d’enfants, mais bientot, ce ne sera plus un choix. Vous me direz y’a toujours le choix…. Oui, c’est vrai, mais après bon, c’est un autre débat… Et si mon désir de maternité se réveille à 60 ans, je fais quoi moi ? Ce que je veux dire par là, c’est qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et je ne veux pas avoir de regrets plus tard. Alors, je trouve que c’est un sujet qui mérite vraiment qu’on se pose la question vraiment personnellement, hors bien sur des conventions et des qu’en dira-t-on… Parce que ça en effet, ca pousse plutot à ne pas rentrer dans le schéma classique.

  • #279 MArieB. le 22 janvier 2009 à 22 h 26 min

    Désolée..j’ai lu les comm en diagonale et ce que je vias dire je l’ai lu MAIS…y’en à marre des gens qui jugent!!!! il faudrait deux enfants et en plus un garçon et une fille…sinon on est pas comme il faut………….perso j’ai 4 garçons et je pense que les gens portent sur nous le même regard que sur toi, un regard plein de pitié ….et parfois je n’ose pas sortir tous les 5 car j’en ai marre des réflexions débiles et en plus je me crois toujours obligé de me justifier ..comme si j’avais commis une faute
    Et puis t’inquiéte pas à toutes les deux on fait la moyenne pour le nombre d’enfants / femme.

  • #280 glop le 22 janvier 2009 à 22 h 51 min

    Armalite, ça dépend quand même pas mal du milieu dans lequel tu évolues. Dans le mien, c’est plutôt bien vu de ne pas avoir d’enfant, enfin disons qu’avoir un enfant est souvent considéré comme une sorte de renoncement et on m’a parfois questionnée dans ce sens-là (genre « Mais tu n’as pas peur de devoir abandonner tel objectif, tel projet? » – et j’ai ressenti un agacement tout à fait comparable au tien!). En l’occurrence je pense au monde de l’art et de la recherche intellectuelle, où avoir un enfant lorsqu’on n’est pas encore reconnu ou « en poste » est vu avec une certaine condescendance, mais je pense qu’il en va de même dans les carrières de haut fonctionnaire ou d’affairistes au sens large, yuppies, commerciales, avocate d’affaires (j’en connais une qui a deux enfants, et qui subit constamment l’épreuve de devoir prouver qu’elle reste aussi performante, avec des remarques quasi au quotidien qui suggèrent que, franchement, ce serait plus simple pour elle si elle avait attendu un peu avant d’avoir le deuxièmen notamment….)

    Pour cette histoire d’égoïsme je continue à voir ça décalé par rapport à la réalité de ce qu’on vit (cf mon com 63) surtout quand (cela m’est arrivé) on tombe enceinte sans l’avoir planifié. Par contre quand j’ai avorté, plus tard,j’ai pu éprouver qqch d’égoïste, en le vivant très bien d’ailleurs mais c’est d’abord à moi que j’ai pensé. La première fois, c’est à lui (et à eux, à mon mec aussi), à ce désir de vie qui se manifestait tout à coup et qui m’obligeait à changer, à revoir mes plans… et donc à ne plus du tout penser uniquement par rapport à ma pomme. Une auteure que j’aime bcp, Françoise Dolto, parle très joliment de ça dans x de ses livres : que la grossesse et aussi (d’abord…) un désir d’être au monde qu’on choisit d’écouter… ou pas.

  • #281 Fine B. le 26 janvier 2009 à 11 h 25 min

    Je m’aperçois, hélas, que notre monde n’a pas beaucoup évolué.
    J’ai plus de 60 ans, je suis célibataire et n’ai jamais voulu avoir d’enfant ; les réflexions se sont taris lorsque je n’ai plus assisté à un seul mariage, ni à un seul baptême, évitant ainsi la sempiternelle question « et toi c’est pour quand ? ».
    Pensez-vous vraiment que votre choix est lié à votre carrière ou vos activités ? Je ne le crois pas. Je pense que tout au fond de vous, c’est votre choix définitif de ne pas vous reproduire. Je regarde autour de moi et je vois presque toutes les femmes de mon âge (et quelque fois bien plus jeunes) m’envier d’être aussi active, créative, passionnée, curieuse ; le problème est que je ne rencontre guère de « consœurs » avec qui partager ma curiosité intellectuelle, et encore moins de « confrères » qui eux attendent de moi des vertus thérapeutiques, que je n’ai pas d’ailleurs ce qui me simplifie la vie.
    J’ai lu avec intérêt « La femme sans » de Madeleine Chapsal et « Etre femme sans être mère – Le choix de ne pas avoir d’enfant » d’Emilie Devienne. Je me suis totalement retrouvée, à un moment ou à un autre dans ces récits, surtout par rapport aux regards des autres. Je n’ai jamais regretté mon choix et encore moins maintenant, où je m’occupe de ma vieille mère et ce n’est pas une partie de plaisir ; je sais que ma vieillesse ne sera pas la même, j’envisage très sérieusement de fonder un club de « femmes sans » pour vieillir en paix, sachant que la solidarité est une vertu tout à fait relative. Il existe déjà la maison des Babayagas de Thérèse Clerc, mais là je m’égare vous n’en êtes pas encore là.
    Soyez assurée que vous n’êtes pas la seule.
    Je vous embrasse.

  • #282 Armalite le 26 janvier 2009 à 11 h 48 min

    Merci Fine B. Je suis toujours très énervée quand le principal argument qu’on m’avance, c’est « mais tu vas vieillir seule, c’est affreux! ». Comme si on faisait des enfants pour avoir des infirmiers gratuits plus tard! Je suis bien certaine que d’ici à ce que je devienne invalide, on aura développé des tas de lieux de vie appropriés aux seniors moins autonomes. Et en attendant, je prends la précaution de mettre des sous de côté pour ne pas finir indigente!

  • #283 Hélène le 26 janvier 2009 à 12 h 00 min

    Fine B. merci beaucoup pour ton témoignage, et sois la bienvenue !

  • #284 anastasia le 26 janvier 2009 à 12 h 38 min

    J´arrive un peu après la bataille, je vien de lire ce post…moi qui croyais être « pas normale » et bien je ne suis pas seule à ne pas vouloir d´enfants…moi même je me dis que « je changerais peut ètre d´avis » quand j´aurai trouvé le papa…et encore, je n´en suis pas sûre. mais c´est certain que ce qui me pèse le plus c´est d´avoir à m´en justifié, surtout devant mes parents avec qui j´ai une excellente relation, mais qui n´arrivent pas à comprendre (surtout mon père) et cela me blesse vraiment à chaque fois qu´il y fait allusion (et ce n´est pas rare), je me sens mal, anormale, comme si je ratais quelque chose, comme si sans ça je n´étais pas complète. Mais m´a-t-on déjà demandé pourquoi je n´en voulais pas? Pourquoi est ce qu´on ne pose pas cette question? Et surtout, pourquoi personne n´écoute la réponse?

  • #285 Flora le 27 janvier 2009 à 17 h 24 min

    J’arrive bien après la bataille, mais ça fait un moment que je n’étais pas venue faire un tour par ici…
    Juste pour dire que les gens qui se permettent, ne serait-ce que cette question, le font généralement : 1-parce qu’ils n’ont rien d’autre à dire ou 2-pour parler de leurs propres enfants…Et que ce soit l’un ou l’autre, qu’ils se taisent plutôt, parce que je ne vois aucune de ces 2 raisons qui soit la « moins pire »…

  • #286 Anne de Lille le 28 janvier 2009 à 15 h 08 min

    D’abord merci pour tous vos témoignages qui m’ont une fois de plus ouvert l’esprit. Etant enceinte actuellement, j’ai d’abord très mal pris certaines de vos réactions : on aurait dit que vouloir des enfants était d’une banalité, d’un égocentrisme, d’une naïveté.. et je me suis sentie jugée, parfois, dans ce que vous disiez. Alors que comme l’a très bien dit Estelle un peu plus haut : quel besoin de se justifier?
    Moi quand j’ai annoncé ma grossesse, ma mère m’a dit : « Déjà? Mais je suis pas prête à être grand-mère !! » (je précise que j’ai 27 ans et que je suis mariée, donc on peut pas dire que sois très surprenante!!). Ma grand-mère maternelle, elle, supplie son fils (mon oncle) de ne pas faire d’enfants « t’as pas envie, ça va t’apporter que des emmerdes que tu sauras pas gérer ».Mais on s’entend, hein, elle le dit avec un amour infini, avec simplement de la justesse, du recul, de l’expérience…
    Alors c’est peut-être pour ça que j’ai eu du mal parfois avec certains des commentaires ici : parce que chez moi, dans ma vie autour, je me suis sentie libre de le faire ou pas, libre comme l’air de faire ce choix. Et je me suis dit que j’avais de la chance que ce choix ne soit en aucune manière une oppression d’aucune sorte. Que ce choix était ma liberté. Et c’est bon de m’en être rendue compte, de me le répéter et de comprendre ce qui m’amène à respecter cette liberté tout autant que celle des autres.

  • #287 sagattine le 12 février 2009 à 0 h 16 min

    « Péchés mignons » est une BD écrite par Arthur de Pins et Maïa Mazaurette (ils sont en couple dans la vie). Dans le tome 3 (« Garce attack! »), Clara une célibataire qui collectionne les amants répond à une femme enceinte « Bien sûr que mon horloge biologique tourne! J’ai envie de baiser à 16h, 19h et 23h tous les jours. »
    Cette BD m’a fait hurler de rire et je trouve que la phrase tue, j’adorerai la sortir en vrai! (mais bon j’ai 23 ans alors si quelqu’un me parle d’horloge biologique je pense que je serai trop estomaquée pour dire quoi que ce soit!)
    Voilà, c’était pour la petite touche d’humour :-))

  • #288 Hélène le 12 février 2009 à 11 h 19 min

    Très très bien cette phrase de Maïa ! Ca ne m’étonne pasz d’elle, elle est assez géniale ;-)

  • #289 Armalite le 12 février 2009 à 11 h 32 min

    Assez géniale, oui. Je ne connais personne d’autre qui parle de sexe avec autant de justesse décomplexante. L’an dernier, un de ses articles m’avait fait mourir de rire. Elle rouspétait contre les jeunes mamans qui discutaient sans complexes du caca de leur bébé, et disait en substance: puisque c’est comme ça, la prochaine qui me fait le coup, je lui raconte ma dernière sodomie. Après tout, ça se passe au même endroit! :-))))

  • #290 baboucha le 12 février 2009 à 12 h 07 min

    les derniers commentaires font remonter ce témoignage et ses (très!) nombreux commentaires, et à vous lire j’ai l’impression qu’il y a celles qui « veulent » des enfants et celles qui n’en veulent pas. Pour ma part j’ai 33 ans et 364 jours, je me retrouve bien quand vous dites qu’un bébé ne vous émeut pas, je n’ai jamais voulu jouer non plus avec les enfants ça me gonfle. Dans un train un enfant me fait changer de wagon. Bref ma vie me va très bien, je ne comprenais même pas comment on pouvait envisager de se pourrir la vie avec un enfant.
    Pourtant il y a 18 mois je suis tombée enceinte, eh bien je ne me suis pas reconnue… Il s’est passé un truc, vraiment, et quand je l’ai perdu je n’ai jamais autant pleuré. Depuis ça a déclenché quelque chose qui n’a rien à voir avec de l’égoïsme (je suis égoïste de façon générale, j’aime pas partager, alors un enfant ça me tentait pas du tout!), et il a fallu que je retombe enceinte, que je le perde à nouveau, que je sois malheureuse comme les pierres, pour comprendre que finalement les choses ne sont pas si simples…

  • #291 Armalite le 12 février 2009 à 12 h 19 min

    Baboucha, je suis désolée pour ce qui t’est arrivé.
    Concernant le fait de vouloir des enfants ou de ne pas en vouloir, certaines sont sûres de leur choix depuis toujours, d’autres hésitent ou peuvent changer d’avis en chemin… Rien de plus normal; encore une fois: nous ne sommes pas toutes fabriquées dans le même moule!

  • #292 baboucha le 12 février 2009 à 12 h 25 min

    Armalite je te rejoins en tout cas à 1000% sur un point: on est toutes différentes, nos choix de vie ne regardent personne, foutons-nous la paix!

  • #293 Ode le 18 février 2009 à 16 h 03 min

    Plus que très tard après la bataille « Stop aux convenances et vive le libre choix de vie en accord avec soi-même !!! »
    Je connais des mères qui ont fait des enfants « parce qu’il le fallait » et c’est un désastre pour elles comme pour leurs enfants…

  • #294 noba le 1 septembre 2009 à 10 h 54 min

    Hello !! quelqu’un qui me ressemble!! moi non plus je n’en veux pas , ma

  • #295 noba le 1 septembre 2009 à 11 h 05 min

    Hello !! quelqu’un qui me ressemble!! moi non plus je n’en veux pas ,mais alors pas du tout!
    je suis même entrain d’écrire un livre à ce sujet. j’espère le pulbier bientôt.
    a l’inverse de toi, je me permet de juger ces femmes qui ne se gène pas pour me dire que je n’en suis pas une sous prétexte que jene veux pas subir de pleurnichard. Il faut savoir que dejà enfant moi même, les plus petit m’insupoportait par les chouieneries et caprices, et que cela n’est pas aller en s’arrangeant. dans mon livre, je te l’enverrai en privé si tu le souhaite, je décris le constats effrayant et réel des personnes ayant pondu un gosse dans mon entourage. ç’est le meilleur contraceptif au monde!
    En plus je n’ai pas encore trente ans, j’ai de la chance, mon chéri n’en veux pas n’ont plus et me soutient dans ma démarche. mais c’est à la suite de toute les réactions style qu’on est pas des femmes q’uon changerais d’avis ou des « regarde comme c’est mignon la bavouille!! » quer excédé j’écris ce bouquin, j’espère le publier très vite. si tu a lu « no kid » de Corinne Mailler, alors, il est fait pour toi! d’autant que je souhaiterai aller plus loin que ce constat, tomber sur une étude sociologique et essayer de comprendre ce phénomène. pour l’heure, je pense que toutes les femmes n’en veulent pas, seulement, la grande majorité cède à la pression sociale. hors, quand nous n’en voulons pas, on les ramène à leurs sacrifices et ça les travaille. voilà mon avis à leur sujet.

  • #296 MelleSteAnge le 3 septembre 2009 à 19 h 27 min

    Voila les remarques que l’ont m’a déjà faites :
    « Qui viendra te voir quand tu seras vieilles ? » (Personne pardi ! Personne ne m’aime !)
    « C’est parce que t’as peur d’être déformée ? » (Parce que je suis mince…)
    « T’as pas encore rencontré la bonne personne ! » (J’ai eu deux relations longues mais rien, c’est au fond de moi cette envie, c’est comme ça)
    « Pense aux femmes qui ne peuvent pas en avoir ! » (Comme si j’étais coupable du malheur du monde… pensez aux enfants qui n’ont pas à manger quand vous savourez votre délicieux morceau de chocolat…)
    « Ton horloge biologique ne sera bientôt plus bonne ! » (J’ai 25 ans je précise > en clair, je suis bientôt à jetter ou périmée…)
    « Tu te rends pas compte que ta mère voudrait avoir des petits enfants ! » (sans commentaires…)
    « Tu voudrai pas essayer prendre le mien dans tes bras ? Ohhhhhhhhhhhhhh regarde comme il est mignon ! Il ne te donne pas envie ? Tu veux lui donner le biberon » (Je ne demande pas si elle m’envie quand je dis que je profite de ma vie de femme… Je connais la réponde d’avance…)
    « Ce sont les filles de 14 ans qui avortent, pas celles de 25 ans quand elles tombent enceintes si ça n’est pas voulu ! » (Oui chef ! Bien chef ! Je précise qu’on est plus dans l’ancien temps où la femme devait rester à la maison à faire le ménage, faire à manger à ses enfants, rester mariée parce que sans son mari n’avait aucun droit et qu’elle « était OBLIGÉE » de rester parce qu’elle n’avait plus rien sans lui… Ah oui, c’est pour ça qu’il y a beaucoup plus de divorces qu’avant… ça aussi c’est une autre réflexion…)
    Heuuuuuuuuuuuuu et bien d’autres…
    La seule chose que je voudrai dire : je suis heureuse comme je suis… c’est le principal…
    Après, je change, je change pas d’avis… Seul le temps me le dira !
    Je ne juge personne, chacun vis sa vie comme il aime ! Voilà la différence avec ces personnes qui font ce genre de remarques… Il faut vivre avec son temps !
    Comme ma mère dit : si tu es heureuse ma fille, c’est le principal ! (Merci maman…)

  • #297 noba le 7 septembre 2009 à 10 h 46 min

    J’ajouterai un petit quelquechose aux remarques aussi désagréable que moralisatrice qu’évoquent Mlle Ste ange. J’ai eu droit « si tu n’en veux pas , tu n’es pas une femme » de la part d’un drageur! sans blagues on fait des analyses génétiques ou je me fous à poil devant toi!
    Pire encore ma propre mère considère que l’on a une maladie mentale si on veut pas de gosses… Je peux l’assurer je suis pas folle à lier. je ne suis pas non plus sous lexomil ou autre anti dépresseur contrairement à beaucou^p de mère de famille qui n’accuserait pas le choc sans cela.
    mlle a une chance énorme que sa mère accepte cet état.

  • #298 Hélène le 7 septembre 2009 à 10 h 48 min

    noba: bienvenue à toi ;-)

  • #299 Miyabee le 9 juin 2011 à 3 h 48 min

    Coucou les filles. J’ai découvert par hasard ce blog car je m’intéresse beaucoup à l’univers de la cosmétique, j’ai regardé quelques vidéos, lus quelques artciles…Et là!! Je tombe sur ce post! J’ai cru me lire…en bien plus modérée peut-être XD
    J’ai 29 ans, mariée depuis 3 ans, mais depuis 11 ans avec mon homme. Bien entendu, dans le mois qui a suivi le mariage, j’ai eu le droit au moins 50 fois à la question « Alors tu vas faire un bébé maintenant? » et puis la même questions est revenu régulièrement les mois qui ont suivis, pendant presque 2 ans. Sans compter les réflexions quand j’étais malade et que je revenais au boulot « T’étais malade? T’es enceinte? Non mais tu peux me le dire à moi! » WTF?! J’ai toujours répondu gentiment mais des fois j’étais vraiment à la limite…je vous ai toujours dit avant que les enfants ça me disait rien, et là comme par magie, le désir d’enfant est livré avec la robe de mariée, le voile et l’alliance? Et puis c’est quoi ce truc ringard de « tu te maries, t’as un gosse l’année suivante? » On est au Moyen Age ou pas les gars? La contraception ça existe…J’ai déjà pensé, comme j’ai pu le lire dans un com plus haut, à dire que j’étais stérile pour qu’on me foute la paix (j’avais imaginé un scénario super théatrale pour le boulot, si la question m’était à nouveau posée : répondre un truc du genre « vous avez pas fini avec cette question? Je peux pas en avoir c’est bon vous êtes contents! » Et partir en faisant semblant de pleurer aux toilettes) Bien sur je ne l’ai pas fait parce que ce n’est pas un sujet sur lequel on plaisante, mais franchement ces gens qui harcèlent sur la question mériterait que ça leur arrive une réponse comme ça dans la face, pour voir comment c’est intime et personnel et qu’ils n’ont pas à se mêler de ça! (Parce que ça doit arriver que certaines femmes masquent leur stérilité en faisant semblant de ne pas en vouloir, pour ne pas avoir à raconter leur vie,ça me fait de la peine pour elles, sincèrement) Honnêtement je n’ai pas envie d’enfants, mais j’assume pas vraiment, je pense que je finirai par en faire un parce que c’est plus facile (oooh la loooose), voilà je l’ai dit : c’est plus facile les gens te lâchent la grappe. Bon avant tout c’est surtout parce que je sais que mon mari en voudra un jour (pour l’instant la multiplication des gosses dans notre entourage et la nouvelle vie [de merde] de leurs parents l’a beaucoup refroidi…avec un peu de chances, le temps passera et il en voudra peut-être jamais mwahahahah) et que je veux lui faire plaisir. Ce qui me gêne le plus c’est la privation de liberté et les contraintes, mais je sais que quand j’aurais décidé de le faire, je serai complètement « aware » et ça devrait plutôt bien se passer (en tout cas je l’aimerai de tout mon coeur et jamais il ne sentira que je l’ai fait pour « faire plaisir à papa »…par contre papa a intérêt à assurer parce que je vais faire le plus dur…chose qui me terrifie au plus au point, j’avoue que ça joue pas mal).
    « Les enfants c’est du bonheur, de la joie, ça donne un sens à ta vie »…bah waouh, elle doit pas être au top ta vie pour que torcher des fesses, ramasser du vomi et regarder Gulli te rendes « flying in the sky » comme ça!!! En plus je sais pas vous, mais je trouve que quand tu croises des mères dans la rue, elles ont pas l’air heureuse du tout : cernes sous les yeux, front froncé, toujours l’air exaspéré, en train de pousser la poussette et de gueuler sur le plus grand qui marche à côté…C’est moi où? « Hé t’as des enfants tu devrais être en mode Happy Face, c’est pas ça? ».
    Hé bien figurez vous qu’une étude américaine a voulu vérifier si le fait d’avoir des enfants rendait plus heureux les gens, puisqu’ils te font des bandes annonces tout le temps à ce sujet; et figurez-vous QUE!! Non seulement les gens qui ont des enfants ne sont pas plus heureux que ceux qui n’en ont pas, mais pire ils sont plus malheureux! J’avais gardé le lien dans mes favoris, alors je vous le mets : http://nymag.com/news/features/67024/ Bon c’est en anglais, mais vous pouvez utiliser un traducteur en ligne (google est pas trop mal) Franchement ça vaut le coup d’oeil.
    Armalite la prochaine fois qu’on te demande « pourquoi? » Parle leur du livre de Corinne Maier « 40 bonnes raisons de ne pas avoir d’enfants » il est tout simplement excellent!

    PS: Je vous ai gardé la meilleure façon sous laquelle on m’a posée la question « est ce que tu es enceinte » pour la fin, attention ça pique les yeux!
    3 mois après le mariage, alors que la personne m’avait déjà posée la question et connaissait ma réponse :
    La chute va vous paraitre évidente puisqu’on parle de ça, mais quand on se le prend in the face et qu’on ne s’y attend pas!
    Collègue : « Heu dis moi t’aurais pas grossi? » (Déjà ça se dit ou pas ça?)
    Moi :  » Non pas du tout » (j’avais même maigri d’ailleurs)
    Collègue : « T’es sure? On dirait un peu »
    Moi : « Heu non » (un peu dég qu’elle insiste en plus)
    Et là clou du spectacle:
    Collègue : « T’es enceinte? »
    J’étais choquée!! Allez bon courage à toutes les kidsfree! Le monde est contre nous!
    Bises

  • #300 Hélène le 9 juin 2011 à 9 h 21 min

    Miyabee: bienvenue à toi (et bon courage) !

  • #301 Marie le 9 juin 2011 à 10 h 51 min

    Je viens de tomber sur ce post en surfant sur le blog, et c’est un sujet qui m’interpelle beaucoup.
    Alors en fait, si j’ai autant de temps à passer sur ce blog (que j’adore soit dit en passant), c’est parce que je suis en congé mat’. Je suis maman pour la première fois d’une petite fille dont je suis raide-dingue.
    Néanmoins, je partage à 200% l’avis de beaucoup d’entre vous ici: non mais de quoi se mêle-t-on??? Désirer ou non un enfant est une question totalement personnelle qui ne regarde que le couple. Mais il y a toujours cette espèce de carcan social qui fait que les gens se sentent obligés 1/ de rentrer dans le moule et 2/ de se mêler des affaires des autres pour que ces derniers rentrent aussi dans le moule. Avec mon chéri, on a eu droit aussi aux « alors le bébé c’est pour quand, maintenant que vous êtes mariés? », ou alors « bonne année! qu’est-ce qu’on peut bien vous souhaiter cette année? L’année dernière on vous a souhaité un beau mariage (merci…), mais que vous souhaiter cette année??? » (avec l’air entendu qui va bien…). Ou pire encore: on me mate grossièrement le bide et j’entends un « et ben, t’as pas grossi du ventre encore… ». Non, et alors qu’est-ce que ça peut te foutre??? Et puis alors, je vous passe les « dis-donc, tu as passé la trentaine, il faudrait peut-être songer à mettre un bébé en route »… Le pire a quand même été quand un médecin (une femme de surcroit) m’a aussi balancé le coup du « va falloir se dépêcher de faire un bébé maintenant, mais peut-être n’avez-vous pas trouvé le père?… », ce à quoi j’ai répondu qu’effectivement je n’avais pas trouvé le père, mais que j’avais par contre trouvé la mère, lui demandant si ça marchait aussi. Bizarrement, elle ne m’a pas répondu… Enfin, quand après la fatidique année suivant le mariage les gens ont vu que le fameux bébé n’était toujours pas en route, ils nous ont (enfin!) foutu la paix… pour se tourner vers nos parents (!!) « mais ils ont un problème? ils ne peuvent pas en avoir? on n’ose plus leur demander, car on a peur que ce soit un sujet tabou entre eux ». L’hallu quoi…

    On ne voulait pas d’enfant tout de suite, car notre vie nous plaisait très bien comme elle était. Boulots prenants, envies (pas mal assouvies) de voyages, etc.. Tout ça, je l’ai assumé complètement (comme aujourd’hui, j’assume complètement mon enfant). Par contre, ce que j’ai beaucoup moins assumé c’est d’avoir à me justifier auprès de toutes ces âmes bien pensantes. Sans parler de tous ceux qui eux aussi subissent ces questions, qui désirent un enfant mais ne peuvent pas en avoir… On imagine ce qu’ils peuvent ressentir dans ces moments-là…

    Bref (et désolée pour ce commentaire long et un peu décousu), pour résumer: que les gens balaient devant leur porte, arrêtent de se mêler de ce qui ne les regardent pas, arrêtent de vouloir régenter la vie des autres (le respect ça s’appelle), et le monde ne s’en portera que mieux!
    Voilà, c’est dit…

  • #302 Miyabee le 14 juin 2011 à 6 h 45 min

    Je viens de tomber sur ça sur Amazon, donc forcément je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir le partager avec vous! http://www.amazon.fr/toi-quand-est-ce-que-mets/dp/2352071011/ref=zg_bs_302009_39
    Je pense qu’il va atterrir dans ma bibliothèque dans pas très longtemps :)

  • #303 Hélène le 14 juin 2011 à 10 h 19 min

    Miyabee: j’ai l’habitude d’en lire les épisodes dans Fluide. G, c’est assez bien vu ;-)

  • #304 Missmélie le 14 juin 2011 à 10 h 55 min

    Les questions trop personnelles des gens, cette intrusion dans ta vie perso…

    Qu’est-ce que ça m’a gonflé (comme beaucoup comme j’ai pu le voir, même si j’avoue que je n’ai pas tout lu) après mon mariage avec cette question débile « c’est pour quand le bébé ??? » (tout comme « c’est pour quand la maison ? »). Mais merdeeeuuuuu !!! Toutes ces p*tains de questions déplacées que je ne pouvais pas encaisser car je venais de faire une fausse couche à plus de 3 mois de grossesse, que suite à ça je me tapais une mononucléose qui me permettait à peine de bosser, et les questions débiles des gens sur MA vie. Grrrr !

    Aujourd’hui, après avec fait 2 FC et avoir eu mes 2 amours, j’ai encore le droit à des questions débiles : « oh ben dis donc ils sont rapprochés ! » (chose à laquelle je réponds que c’est nous qui les élevons) ou alors « c’est pour quand la fille » (non je ne veux pas de filles, c’est chiant les filles. Et puis je fais quoi de mes 2 mecs, je les vends ???).

    Dur d’encaisser toutes les questions complètement débiles et déplacés de ces gens qui se croient assez permis pour les poser. Mais bizarrement, on demande jamais aux personnes qui s’occupent mal de leurs mioches et qui les font souffrir « mais pourquoi vous avez fait des gosses ? ».

    Heureusement qu’en tant que femme on a encore ce choix là possible, être ou ne pas être mère, et oui, moi je suis épanouie dans mon rôle de maman, mais qu’est-ce que je comprends (et admire) celles qui n’en veulent pas et le disent haut et fort !

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