Une douceur inconnue, par Claire

31 mars 2010

o-toi-lectrice

« … C’est officiel, je suis timbrée. 10 heures de route, je ne sais pas combien de radars pour deux heures de parenthèse dans une vie. Une parenthèse que je ne regrette absolument pas. Cet homme là est toujours aussi grand. Et aussi beau. 10 ans sans nous voir. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous pour faire l’amour. Mais si tu veux savoir, le principal c’est…

C’est que j’ai découvert une autre peau aujourd’hui. C’était comme un rêve. Une peau douce sous la main, ferme, sombre, belle. Des muscles différents, des courbes totalement inconnues. Une bouche… jamais je n’aurai pu croire que des baisers auraient pu me manquer autant. Des yeux si sombres dans les miens… J’oscillais entre l’envie de voir ce visage dont je me souvenais finalement si bien et l’envie de fermer les yeux pour profiter encore plus des frissons que faisait naître cette peau nue sur la mienne. Gentiment dominée par ce corps presque tout du long… jusqu’à ce que je découvre sous ma langue et dans ma bouche un galet lisse, dur, tendu et délicieux… avant de le sentir résonner au fond, tout au fond de mon ventre…

Et si j’avais peur que mon corps ne réponde plus aux caresses de mains étrangères, je me suis bien trompée. Des mains fraîches sur ma peau pour une fois chaude. J’ai toujours l’impression que tout mon épiderme se contracte sous la caresse des hommes. Envie de me sauver pour y échapper et envie à la fois de rester pour en profiter.

Deux heures délicieuses, fortes en émotion, en dehors du temps…

C’est vraiment dommage que l’Homme soit possessif en général. J’aurai aimé pouvoir avoir plusieurs hommes dans ma vie sans avoir pour autant à les cacher les uns aux autres. Ce n’est pas pour autant que j’aurai abandonné mon mari : je reste très très mariée… Si je te choque, j’en suis navrée.

Finalement ce n’est peut-être pas plus mal que cet autre homme soit loin, ça limitera peut-être les envies de rencontre… J’ai gardé toute la journée son odeur légère sur moi, le souvenir de ses mains douces sur mon dos, sur ma nuque et de sa bouche sur mes lèvres. Et au creux, tout au creux de moi, un peu de lui…

Signé : Claire »

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Ô toi, lectrice !

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115 commentaires

  • #1 sabrina le 31 mars 2010 à 9 h 16 min

    très beau texte!^^

  • #2 Caramel le 31 mars 2010 à 9 h 20 min

    Ton texte me trouble car j’ai reçu il y a 3 jours des nouvelles de mon premier amour après 7 ans de silence, je le revois demain. C’est lui qui fait 10h de route pour venir.
    Je ne prévois pas que cela se passe comme décris dans ton texte, mais ça donne envie !
    Très bien écrit, bravo !

  • #3 Gaëlle le 31 mars 2010 à 9 h 36 min

    Belle émotion à travers ce texte… J’aime tout ce qui se passe en dehors du temps… Tu prouves une fois de plus qu’il faut vivre ces parenthèses, ne pas se retenir, se laisser aller, quitter son corps pour mieux l’investir…
    Merci!

  • #4 Anonyme le 31 mars 2010 à 9 h 38 min

    Pas choquée… Tentée… Ca fait un moment que ça me trotte dans la tête et ma question est : comment rentre t-on à la maison après un accroc au pacte? Arrive t-on à faire comme si de rien n’était?

  • #5 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 10 h 10 min

    Ton texte est magnifique, et tu évoques à la perfection le désir physique, le contact des peaux, l’envie, le désir .. Peut-être que certaines seront choquées mais justement, bravo, tu assumes!

  • #6 AnonymeDifference le 31 mars 2010 à 10 h 29 min

    « J’aurai aimé pouvoir avoir plusieurs hommes dans ma vie sans avoir pour autant à les cacher les uns aux autres. » C’est ce que je me dis souvent, j’ai deux hommes dans ma vie, que j’aime et désire. Différemment l’un de l’autre, mais avec beaucoup de bonheur, le seul drame est dans le mensonge : avoir à cacher l’un à l’autre par peur de peiner, d’être mal comprise… Il est tellement difficile de se dégager des valeurs inculquées…Merci pour ce texte qui aide à le faire…

  • #7 Keridwen le 31 mars 2010 à 11 h 03 min

    « C’est vraiment dommage que l’Homme soit possessif en général. » c’est un trait de caractère purement humain. Les femelles humaines (je généralise à l’extrême) veulent un compagnon qui soit un soutien pour sa famille, pour bien élever les enfants, quitte à ce que ce ne soit pas les siens (un bon géniteur est pas forcément un bon père). Les mâles humains, eux , veulent assurer leur descendance. Ils s’assurent donc de trouver le meilleur patrimoine génétique pour le mêler au leur et le garder férocement pour éviter que son héritage ne soit remplacé par celui d’un autre. C’est pourquoi les hommes nous considèrent toujours plus ou moins comme leur propriété : ils veulent l’exclusivité pour être sûrs de pas se faire éjecter de l’Evolution. comme vous le constatez, on s’en sortira jamais !

    En tout cas, Claire, on s’en que ça tas fait plaisir de le vivre, et plaisir de l’écrire !

  • #8 Anka le 31 mars 2010 à 11 h 15 min

    Jolie texte Claire… Aimer 2 hommes a la fois… C’est dur et excitant en même temps… J’ai pas compris le galet dur… Pourtant jsuis brune ;-) espère que tu trouveras l’équilibre entre les 2…

  • #9 L’Alex le 31 mars 2010 à 11 h 24 min

    Nan mais t’as pas honte ?!!! plusieurs hommes pour toi alors que j’arrive même pas à en attraper un !!!! : – )

  • #10 5à7 le 31 mars 2010 à 11 h 31 min

    Oui, je sais, « 5à7 », ce n’est pas d’une originalité folle comme pseudo…
    Mais impossible de glisser ici ce petit commentaire sous mon pseudo habituel: quelques un(e)s de mes proches lisant aussi MBDF sans pour autant savoir que comme toi, même très mariée, pour reprendre tes mots, je cultive aussi une relation caline et coquine.
    Je suis mariée depuis 15 ans avec un homme qui n’est pas fidèle. Qui régulièrement, ment et trafficote son emploi du temps pour s’offrir des petits « coups », d’un soir, d’une heure. Intuition féminine peut-être , on dit que nous sommes, dans ce domaine, douées d’un sens plutôt aiguisé pour repérer les ‘fautifs ». Confondu, devant l’évidence de ses mensonges répétés, il a avoué, sans pour autant regretter quoi que ce soit, ni promettre de ne pas recommencer, ni remettre pour autant notre couple en cause. Comme beaucoup de ses congénères. Le beurre, l’argent du beurre…..
    C’était il y a 3 ans.
    J’ai beaucoup pleuré. N’ai pas pu manger pendant 1 semaine, ce qui pour la gourmande que je suis, était le signe que « la chose » avait vraiment du mal à passer. Me suis posées mille questions: partir, divorcer, ne pas partir, accepter, lui rendre la pareil…
    Pour moi, la fidélité faisait partie intégrante du mariage. Je pensais qu’il en était de même pour lui. Mais non. Apparemment pas.
    Alors je me suis donnée du temps. Et paradoxalement, au fil des mois, je me suis rendue compte que le fait de savoir qu’il allait voir ailleurs m’était indifférent. Que je n’arrivais même pas à être jalouse des autres. Peut-être que nos années de vie communes, ayant sacrément émoussé notre désir mutuel, y sont pour quelque chose. Peut-être que le fait qu’il n’ait jamais été un « foudre de guerre » dans le domaine sexuel aussi. Peut-être est-ce tout simplement moi qui ait changé, mûri…
    Je n’ai pas voulu entrer dans un comportement revanchard, avoir moi aussi des aventures pour lui montrer que la parité aussi pouvait exister dans ce domaine.
    Mais il y a eu un moment où quelque chose s’est « débloqué » en moi, où j’ai laissé la porte ouverte à nouveau.
    Et en octobre dernier, j’ai rencontré quelqu’un.
    Quelques années de moins que moi, séduisant et séducteur, en couple lui aussi.
    En un regard, j’ai su que c’était avec lui que je sauterais le pas de l’adultère, puisque c’est ainsi que cela se nomme. il n’y a pas d’amour entre nous, juste une connivence sexuelle. C’est un compagnon de jeu dont je ne sais, finalement, presque rien. Mais grâce à lui, et aux quelques moments que nous avons passé ensembles, je revis. Je me sens femme à nouveau, je sors de ce corps de femme trompée qui fut le mien pendant des années. Je me sens belle et désirable: avoir été choisie par un homme si jeune, si séduisant, plaisant à beaucoup de jeunes femmes plus jeunes, plus minces et plus jolies que moi m’a -presque- réconciliée avec mes seins qui tombent, mon gros bidon et mes kilos en trop.
    Je ne me sens pas coupable. Juste vivante. C’est comme un nuage de blush dans ma vie. Ce n’est peu-être pas morale, c’est même très loin de ce que j’aurais voulu « faire » de mon mariage, mais ça fait sacrément du bien de se sentir vibrer à nouveau!

  • #11 Hélène le 31 mars 2010 à 12 h 14 min

    AnonymeDifference: bienvenue à toi ;-)

    5à7: j’aime beaucoup ton commentaire, je le trouve très revigorant !

  • #12 Didou le 31 mars 2010 à 12 h 52 min

    En ce qui me concerne, il n’y a pas de couple sans fidélité.
    Je ne fais pas partie de celles qui peuvent partager, j’en ai clairement conscience.
    En tout cas, je sais que si jamais j’étais trahie, je ne pourrais pas rester avec la personne. Ca ne rimerait à rien de partager ma vie avec quelqu’un en qui je n’ai plus confiance…
    D’où ma question 5à7, pourquoi restes-tu avec ton mari ? Je te pose la question non pas pour te juger mais parce que ça m’intrigue vraiment. A part une raison financière, j’ai du mal à m’expliquer ton choix.

  • #13 Claire la discrète le 31 mars 2010 à 12 h 54 min

    Bonjour à toutes ! Ca fait vraiment bizarre de voir mes mots ici… Merci Hélène !

    Sabrina : :-) merci

    Caramel : voilà qui est encore plus troublant, le premier amour… C’est beau de le voir faire autant de route… J’espère vraiment que tu passeras des heures délicieuses en sa compagnie quoi qu’il puisse se passer entre vous…

    Gaëlle : sans s’offrir ces parenthèses à tour de bras, s’en offrir quelques unes de temps en temps, c’est délicieux et quitte à le faire, en profiter un maximum. Merci

    Anonyme : Comment rentre-t-on à la maison après ? Difficile question. Ca dépend des circonstances et de la personne qui le vit. Avoir une aventure peut permettre de se rendre compte combien on aime son compagnon. Cela semble paradoxal, mais c’est vrai. Elle peut mettre un peu de piment dans la vie, et te rendre un peu plus « pétillante », te rendre le sourire, parce que c’est tellement bon de se trouver jolie dans les yeux d’un homme, alors que, peut-être ton compagnon ne te regarde plus de la même façon (même s’il t’aime toujours…) Ne pas trop y penser, le faire que si tu es sûre de ne pas culpabiliser. Etre sûre que tu n’iras pas ensuite pleurer sur l’épaule de ton mari et tout lui avouer pour soulager ton âme, c’est encore plus cruel. Si tu es assez grande fille pour le tromper, faut être assez grande fille pour garder le silence. Pas de recette miracle, comme tu vois…

    Little parisienne : :-) merci

    Anonyme difference : Raaaaa, ça me soulage de savoir que je ne suis pas la seule à en avoir deux dans ma vie, tu ne peux pas savoir ! Et comme toi, très différents l’un de l’autre. Les valeurs inculquées… ayant fait toute ma scolarité dans des écoles catho, tu ne peux pas savoir combien tu as touché juste !!!!!!!! :-)

    Keridwen : heureuse que ce plaisir se lise dans ces mots. Le coté animal n’est jamais bien loin… surtout lorsqu’il s’agit de la question délicate de la descendance…

    Anka : voyons, le galet… qu’est-ce qui, chez un homme, peut durcir au point de ressembler à un galet sous la langue d’une femme, et que tu peux ensuite sentir dans ton ventre… ! Vas-y, je suis sûre qu’en réfléchissant à peine, tu vas trouver ;-)

    L’alex : Bin non, même pas honte ! :-)

    5à7 : tu sais que tu m’as émue ! C’est beau cette expression « un nuage de blush dans ma vie… » ! Et puis le chemin parcouru depuis la découverte des histoires extra conjugales de ton mari et ton passage à l’acte est tellement vrai (pour l’avoir vécu à travers les yeux d’une amie)… Qui plus est, tu rejoins ce que je tentais d’expliquer à anonyme : se sentir désirée dans les yeux d’un homme ça remet un peu le moral au beau fixe, ça aide à pétiller… A cela près que mon mari (du moins à ma connaissance) ne me trompe pas, m’aime, mais a une nette tendance à se laisser un peu aller et à me dédaigner un peu (bon, d’accord, j’avoue aimer particulièrement faire l’amour)… Pour mon compte, j’ai toujours pensé qu’il était impossible de passer toute une vie dans la fidélité. Les hommes et les femmes sont trop différents, les désirs ne coincident pas forcément toujours avec la même intensité aux mêmes moments, la vie est dure, le quotidien use… Peut-être une vision un peu pessimiste des choses… Pessimiste ? Ou réaliste ?

  • #14 Hélène le 31 mars 2010 à 13 h 03 min

    Claire la discrète: je me suis permis d’aérer un peu ton message pour le rendre plus lisible ;-)

  • #15 pausedéj le 31 mars 2010 à 13 h 06 min

    Bonjour,

    Je suis en couple depuis plus de 10 ans avec un homme qui ne voit plus en moi que la mère de son fils de 2 ans et demi….. 2 ans et demi que nous faisons chambre part parce qu’il fait fait trop chaud (en même temps habitant dans une île des tropiques c’est sûre il fait chaud), parceque le petit est malade et il ne faut pas le laisser seul et j’en passe….2 ans et demi d’une sexualité au compte goutte, d’aucune marque d’affection.
    Je ne compte plus les nuits ou j’étais en pleure dans mon lit seul avec mon désarroi et mon désir.
    Alors l’arrivée de cet homme dans ma vie à été pour moi comme une bouée de sauvetage.
    Je ne me suis jamais autant sentis belle que dans son regard, dans son désir et sous ses baiser.
    Et comme le dit si justement 5à7: « Ce n’est peu-être pas morale, c’est même très loin de ce que j’aurais voulu « faire » de mon mariage, mais ça fait sacrément du bien de se sentir vibrer à nouveau! »

  • #16 Claire la discrète le 31 mars 2010 à 13 h 14 min

    Didou : Je comprends très bien qu’en cas de trahison, on ne puisse pas rester avec la personne en question, faute de confiance. Pourtant, il reste l’amour. C’est très difficile de « désaimer » quelqu’un en une seconde, malgré la blessure profonde… Qui plus est, il faut peut-être également se demander le pourquoi de cette tromperie… L’autre n’est peut-être pas le seul fautif …?

  • #17 Hélène le 31 mars 2010 à 13 h 18 min

    pausedéj: sois la bienvenue ;-)

  • #18 Claire la discrète le 31 mars 2010 à 13 h 34 min

    Hélène : merci ! Je passe en fraude depuis le bureau, pendant une pause déjeuner, et entre une catastrophe et une réunion, j’ai fait au plus vite… !

    Pausedéj : la chambre à part, je connais également :-( la sexualité au compte goutte, je connais aussi… A la différence près, c’est que, comme je l’ai dit plus haut, mon mari reste gentil au possible…

  • #19 F. le 31 mars 2010 à 14 h 01 min

    Merci pour ce beau texte et pour les commentaires aussi… Tout cela fait beaucoup écho. On peut aimer profondément un homme, souhaiter vivre à ses côtés mais ne plus éprouver de désir pour lui. C’est probablement triste mais c’est réel et c’est difficile de sentir son corps s’étioler à petit feu… Dommage que les mots « d’adultère » et de « tromperie » viennent donner à tout cela un goût de cendres car le désir est toujours une fête. C’est chouette la fidélité mais avec le temps, on s’aperçoit que c’est loin d’être une évidence et plutôt un idéal.. Grâce à ce texte aujourd’hui, je me sens moins seule.

  • #20 Avecunautre le 31 mars 2010 à 14 h 35 min

    Je me suis crue amoureuse d’un autre , j’étais attirée et finalement assez naïve sur moi-même.
    Après beaucoup d’atermoiements, de réflexion sur mon couple, ma famille, je suis finalement passée à l’acte.
    C’était très bien, et finalement je me suis rendue compte qu’il s’agissait plus de désir et d’envie de sensations différentes ( tu l’as si bien décrit ) qu’un réel problème sentimental.
    Je crois que c’était sûrement un reste d’éducation qui fait qu’en tant que femme on ne s’autorise pas si facilement du pur désir (en tout cas pour moi)

    Claire la discrète: tu dis avec beaucoup de justesse : »Si tu es assez grande fille pour le tromper, faut être assez grande fille pour garder le silence ».
    C’est une philosophie très saine que j’ai également faite mienne.
    Ceci dit, j’ai 2 amis très proches à qui j’en ai parlé, et j’ai été heureuse de trouver chez eux une oreille attentive sans jugement.
    Parfois je me sens égoïste et parfois juste libre et affranchie des regards extérieurs.
    Il est plus jeune que moi, très désirable et quelque part sans pour autant avoir un mari qui me délaisse et me néglige , un regard et un toucher neuf sont très revigorants.
    Seul ombre au tableau, assez paradoxalement ce sont les sentiments qu’il a pour moi, plus intenses que les miens et c’est je crois ce qui me donne envie de rompre.

    L’Alex: Le fait est là, plus tu te sens désirée , plus tu plait. ça parait idiot et bateau de le dire, je crois que c’est pourtant complètement vrai.

    Merci beaucoup pour ce texte à la fois poétique, délicat et libérateur.

  • #21 5à7 le 31 mars 2010 à 14 h 37 min

    Didou: je comprends tout à fait que tu puisses te poser cette question. La question s’est posée d’ailleurs, dans le feu de l’action.
    Du genre « si tu veux que je parte, pas de problème. Tu gardes tout, je prends juste ma valise » (bon, là, c’était vraiment sur le coup, parce que je doutes qu’ àprès, il m’ait vraiment laissé sa collection de disques d’Eddy Mitchell). Il a même été jusqu’à proposer un modus vivendi très 70’s, du genre: on vit ensemble pour les enfants, mais chacun a sa vie de son coté. Là, je me suis enroulée dans ma dignité courroucée et je suis partie dignement ruminer dans ma cuisine!
    Tout ça pour dire qu’en fait, j’ai fait un truc tout bète: le coup de la liste.
    Points positifs du bonhomme, points négatifs.
    Et hormis son virage « papillon butineur » assez typique du quarantenaire moyen, et une persistance à croire que les chaussettes et les slips sales vont tous seuls au panier de linge sale, ma colonne des points négatifs ne s’est pas beaucoup remplie. Père sympa, compagnon tout à fait acceptable au quotidien, conversation interessante, sachant changer les ampoules et allumer le barbecue, bref, pas de quoi grimper aux rideaux quoi.
    Alors je suppose que j’ai trouvé plus rationnel de ne pas trop verser dans le trip « petite princesse déçue qui a vu son rève de mariage parfait voler en éclat », et de voir la situation d’un oeil cartésien. Peut être que son extrème discrétion joue aussi: il ne me jette pas ses aventures à la figure, je ne sais que ce que j’ai vraiment voulu savoir. Peut-être que nos rapports amoureux, déjà passés dans la catégorie « désert de Gobi » depuis un bon moment, ont fait que du coup, ce qu’il peut faire de Mlle Stouquette m’indiffére un petit peu.
    Je pense aussi que pour avoir vu tellement de couples autour de nous voler en éclat pour les mêmes raisons, avoir eu vent de tant de liaisons extra-conjugales, toutes générations confondues, je préfère voir les choses d’une oeil moins radical, ne pas m’arc-bouter sur des question d’égo (quoi, moi, cocue, jamais!!!) et chercher un nouvel équilibre.
    Voilà, j’espère t’avoir éclairé du mieux que j’ai pu sur les coulisses de cette sombre affaire!

  • #22 Keridwen le 31 mars 2010 à 14 h 55 min

    Seriez vous d’accord pour dire que les femmes peuvent tolérer des relations extra conjugales, mais pas que leur mari aime une autre femme, alors que les hommes peuvent tolérer que leur femme se laissent compter fleurette, à condition qu’elle ne passe pas à l’acte? Je me leurre peut être mais j’ai l’impression que c’est assez ça.
    Ah ambivalence des sentiments qui fait que tout est si compliqué !

  • #23 5à7 le 31 mars 2010 à 15 h 01 min

    pausedéj: c’est vrai que ça fait du bien, d’être à nouveau regardée. Et d’en parler un petit peu librement -merci Hélène pour cet espace-. Car à la fois on vit quelque chose d’exaltant, d’amusant, et on voudrait en parler toute la journée… mais non, pas possible. Il faut tenir sa langue. Tout juste en parler à une bonne copine, en espérant qu’elle sache être discrète.
    Moi, mon « désert de Gobi » sexuel aura tout de même duré …. 7 ans. Pas à faire chambre à part, certes, mais c’était tout comme. Ce n’était jamais la bonne heure, le bon jour, le bon mois, il n’y a guère que le coup de la migraine que je n’ai pas eu!
    Et pour moi qui est toujours eu une libido assez développée, ta phrase  » Je ne compte plus les nuits ou j’étais en pleure dans mon lit seul avec mon désarroi et mon désir » fait vraiment écho. Dur de ne plus être qu’une épouse-copine, une maman, et de voir passer les plus belles années de sa vie avec désir et calins au compte-goutte. mais ainsi va souvent la vie: aimer et désirer un jour ne veut pas dire toujours, nous évoluons dans notre couple et quelquefois nous éloignons de l’autre. Il faut savoir l’accepter, même si cela apparaît souvent comme un constat d’échec.
    Alors le jour où ce petit jeune homme m’a dit ‘je te kiffe’, ouh lala, j’ai plané sur un petit nuage toute la journée (bon, après avoir été chercher un dico pour traduire, hein). Et maintenant, l’entendre m’appeler ma belle, voir ses yeux qui brille quand il passe la porte…. ce n’est plus juste alors une histoire de sexe, ça devrait être remboursé par la Sécu tellement ça remonte le moral!
    Maintenant, on est toutes d’accord: quand sexe et amour riment ensembles, quand on a pas besoin de se cacher pour se remettre du « blush », c’est quand même mieux (et moins compliqué!);

  • #24 zabinou le 31 mars 2010 à 15 h 22 min

    Je vais peut-être aller un peu à l’encontre de tous ces commentaires enthousiastes, mais si j’en étais au stade de tromper mon partenaire, je le quitterais. On en a déjà parlé, il le sait.
    Je suis peut-être ringarde, mais pour moi, c’est un peu tout ou rien.
    Le mensonge, les petits arrangements d’emploi du temps, je n’en suis pas capable…
    Je ne juge personne, je comprends que tout le monde réagisse différemment dans ce genre situation.
    On m’a souvent reproché d’être trop idéaliste en amour (comme en amitié d’ailleurs), mais j’ai constaté les dégats de l’adultère sur mes parents et jamais je ne pourrais passer par là…

  • #25 Ingrid le 31 mars 2010 à 15 h 47 min

    Choquée !
    Pas que tu sois infidèle mais que tu es mariée et que vous avez passé un serment de fidélité à toute épreuve… Tu ne serais qu’en couple que je comprendrais plus, nettement plus… Raison pour laquelle je suis contre le mariage, on ne sait pas ce que la vie nous prépare comme surprise, je préfère ne pas avoir à jurer pour mentir ou trahir par la suite… Je suis une fidèle de nature, quand j’aime j’aime et si je n’aime plus ou plus assez, je m’en vais. Mais tromper, bon dieu j’espère que je ne le ferai jamais… Je suis trop entière et idéaliste pour cela, je ne pourrai plus me supporter…
    Par contre, ton texte est très bien écrit, c’est le contenu qui me déplait :-)

  • #26 Zaphyra le 31 mars 2010 à 15 h 53 min

    Je trouve ce sujet vraiment très intéressant car c’est une sujet qui touche énormément de monde mais reste néanmoins tabou.

    Je rejoins zabinou: car comme elle je n’arrive pas à concevoir l’infidélité au sein d’un couple. Et aujourd’hui si j’apprenais être trompée, ou que j’en venais à tromper mon chéri, je préfèrerais le quitter car une ligne de non retour en terme de confinance aurait été franchie.
    Après cela est très personnel, et je ne juge personne loin de là. De plus, je suis encore très jeune (25 ans), sans enfant et en relation depuis eulement 3 ans. J’imagine que l’environnement et l’évolution du cours de la vie peu nous faire modifier des idées, même très ancrées au sein de nous.
    Mais aujourd’hui je reste une idéaliste de l’amour qui ne conçoit pas un couple où l’infidélité est fréquente voire régulière ou suivie.

  • #27 pausedéj le 31 mars 2010 à 15 h 59 min

    5à7: Rho que c’est joliment dis : « ce n’est plus juste alors une histoire de sexe, ça devrait être remboursé par la Sécu tellement ça remonte le moral! » : « quand sexe et amour riment ensembles, quand on a pas besoin de se cacher pour se remettre du « blush », c’est quand même mieux (et moins compliqué!); » ; et tellement vrai.

    Moi je n’oublirai jamais son regard lors de notre premier baiser, ses yeux voilés de désirs et d’admiration ohlala …pas besoin de mots dans ses moments là.Je me suis dis que je n’étais finalement pas si moche et si indésirable que ça, ce n’est peut être pas moi le problème . Parce que à force n’être négligé, on doute, et on perd toute confiance en soi et je me négligeai aussi. C’est pour ça que je disai que cette petite parenthèse à été pour moi une bouée de sauvetage.

  • #28 There is a way le 31 mars 2010 à 16 h 03 min

    Un texte très bien écrit en effet, mais je n’accepte pas non plus cette situation, quelles qu’en soient les raisons, et même si c’est de plus en plus courant (ou que ça entre de plus en plus dans les moeurs?). Tout simplement car même si tout va plutôt bien pour l’instant, il faut penser aux enfants (dans le cas où il y en aurait, ou dans le cas où ce serait un projet.). Car un enfant qui découvre ça peut être brisé, et je sais de quoi je parle. Et vous aurez beau lui expliquer que « ça ne le regarde pas », lui aura vu, entendu des choses et ça aura à coup sûr des répercussions sur sa vie future.

  • #29 Tazye le 31 mars 2010 à 16 h 18 min

    Je ne suis pas d’accord avec toi There is way, j’ai vécu cette situation du coté des enfants et cela ne m’as jamais perturber dans mes relations amoureuses (même si je n’ai que 23 ans).
    La vie n’est pas toujours facile et surtout en couple, ce que 5a7 et Claire la discrète peuvent ressentir par rapport à leur couple est très compréhensive. Je ne juge personne et n’est du coté de personne mais tant que cela leurs procure du bien pourquoi pas!!

    sinon c’est très bien écrit!!

  • #30 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 16 h 21 min

    Vraiment je suis contente que ce texte soit publié et je suis étonnée qu’il ne fasse pas plus débat.
    On est élevées depuis toutes petites dans l’idée que l’on va rencontrer un homme qui va nous combler sur tous les plans, que l’amour, le vrai, c’est quelquechose d’absolu, d’irréductible. Certes, oui mais en fait… non, pas toujours, malheureusement.
    Peut être le couple « idéal » existe, peut être y a-t-il des hommes qui sont à la fois des maris, des amants, et des pères.
    Mais peut être que dans la plupart des cas, le désir s’émousse; on s’aime mais on n’est pas sur la même longueur d’onde sexuellement; les chemins divergent un peu. Je n’ai même pas 30 ans, pas mariée, pas d’enfants, mais je peux parfaitement comprendre ça.
    L’amour ce n’est pas tout blanc ou tout noir; le couple non plus. Et puis quand on veut fonder une famille, il faut prendre en compte que ce ne sont pas toujours les meilleurs amants qui sont prêts à s’engager… C’est cynique mais c’est comme ça. Certaines femmes ne sont pas prêtes à mettre leur libido de côté, mais ne veulent pas sacrifier un couple qui fonctionne sur tous les plans sauf celui-là. Tant mieux pour les chanceuses qui ont des mecs extraordinaires, mais merci une fois de plus pour ce texte sans tabou et faux semblants. (ouais je fais un peu aigrie je crois ;-))

  • #31 Avecunautre le 31 mars 2010 à 16 h 22 min

    zabinou: Ingrid: Idéaliste je l’ai été aussi.
    Je crois que n’importe qui peut être confronté à une attirance, après y céder ou non c’est une autre histoire, très personnelle. Parce que oui satisfaire un désir peut paraître égoïste, pour ma part ça m’a remis les idées en place car je croyais être amoureuse d’un autre mais en fait non, c’est toujours le même que j’aime. Passer à l’acte m’a permis d’éclairer ma situation.
    Pour revenir sur la notion de serment etc, nous avons un accord tacite avec mon mari : en cas d’aventure passagère ,à caractère sexuel, on prend nos précautions et on garde pour soi. Par contre hors de question d’entretenir une liaison amoureuse.
    Cet accord tacite prévaut sur un serment juré de façon ‘automatique’, nous sommes mariés jeunes et nous sommes suffisamment réalistes pour se dire que nous ne sommes pas à l’abri.

    La vrai question pour moi c’est de me demander si je voudrais n’avoir jamais éprouvé de désir pour un autre. Sûr j’aurais la vie plus simple toute tracée, mais quelque part cela me rends moins intransigeante.
    …une des mes amies très proche est avec un homme marié. Elle sait qu’elle ne peut pas en parler avec certaines amies qui la jugeraient.

    Est-ce qu’on choisit vraiment toutes ces situations de vie, je ne sais pas, on fait avec quand ça nous tombe dessus chacune avec notre vécu. En essayant de préserver notre conscience et ceux qu’on aime..

  • #32 uteddaqo le 31 mars 2010 à 16 h 29 min

    Ben moi aussi je vais jouer les rabas joie..
    Je viens d’apprendre que ma mère trompait mon père depuis quelques temps, alors qu’elle était censée s’occuper de ma grand mère malade..
    Vous ne pouvez pas savoir les dégats que cela a fait dans ma famille qui était jusque là soudée et heureuse.. J’en veux à ma mère, j’en veux à l’autre homme, j’en veux à ma grand-mère que je ne vais même plus voir à l’hôpital.
    Mon père est dans une détresse que je n’ai jamais vu auparavant, lui qui a tout sauf mérité cela, et j’ai dit des horreurs que je n’aurais jamais pensé dire à ma mère, et je ne le regrette pas.
    J’ai honte de tout cela, je n’en ai même pas parlé à mes meilleurs amis, et là, j’utilise même un pseudo et une adresse email générés aléatoirement !
    J’ai remis en question mon propre couple, alors que j’étais jusque là sûre de moi. Heureusement, ces doutes ont disparu, mais je sais que j’ai d’autant plus envie de me marier avec mon ami, de lui jurer fidélité, et d’espérer qu’il me fasse confiance, et que la trahison de ma mère ne lui fasse pas peur.
    Je sais maintenant qu’on ne peut pas faire d’enfants tant qu’on n’a pas choisi de rester fidèle à leur père, et c’est pourquoi le mariage est si important à mes yeux.
    Et j’espère que je me souviendrai toujours de cela si un jour j’ai envie d’aller voir ailleurs. J’espère que je mettrai de côté mon égoïsme, que je serai fidèle à moi-même, à mes serments, mon mari et mes enfants.

  • #33 zabinou le 31 mars 2010 à 16 h 30 min

    Little Parisienne:
    « Certaines femmes ne sont pas prêtes à mettre leur libido de côté, mais ne veulent pas sacrifier un couple qui fonctionne sur tous les plans sauf celui-là. »
    Comment un couple peut-il fonctionner sur tous les plans quand il n’y a plus de confiance?
    Qu’attend-t-on de quelqu’un qui nous ment, nous trahit?
    Beaucoup de femmes autour de moi restent avec leur mari pour des raisons financières, pour les enfants, pour leur confort, par habitude…Zut, on a qu’une seule vie, je ne vois pas pourquoi il faudrait endurer ça!
    Ma grand-mère a vécu ça, ma mère aussi. Je ne veux pas m’endormir à côté de quelqu’un qui rêve d’une autre sans réagir, juste parce que c’est considéré aujourd’hui comme une sorte de fatalité…

  • #34 Anka le 31 mars 2010 à 16 h 53 min

    ;-)

  • #35 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 16 h 54 min

    Je suis bien d’accord Zabinou, et c’est pourquoi je ne suis pas mariée!! Et que je vais de relation passionnée en relation passionnée. Mais à 30 ans, je n’ai ni enfants, ni couple solide. Une super vie intime, mais pas de projets à longs termes. Trouver l’homme qui sera en adéquation avec toi (ou moi, hein!!), sur TOUS les plans et ce, pendant TOUTE UNE VIE, je crois que c’est très rare.
    En effet, se séparer est la meilleure des choses quand on est honnête. Mais je ne suis pas certaine que cela rende plus heureux… Certains mensonges par omission sauvent le couple, c’est triste mais c’est comme ça. Claire, avec son jardin secret, en est une preuve parmi d’autres. .

  • #36 zabinou le 31 mars 2010 à 17 h 11 min

    Little Parisienne:
    Je suis d’accord, c’est un peu triste, mais c’est probablement la réalité.
    Je ne suis pas mariée non plus, je ne vois pas la nécessité du mariage. Même si j’ai 32 ans et que je vis en couple depuis 10 ans.
    Peut-être que j’ai particulièrement de la chance d’avoir un mec qui me rendre heureuse, c’est vrai. Bon, il est loin d’être parfait, hein! Il a comme tout le monde des tonnes de défauts. Je ne sais absolument pas si je passerai toute ma vie avec lui, jamais je ne pourrais l’affirmer.
    Mais quand je penserai à quelqu’un d’autre, je partirai. J’essaierai d’être heureuse avec quelqu’un d’autre, de vivre autre chose.
    Merci de ta réponse, même quand on n’a pas les mêmes points de vue, c’est chouette de discuter!

  • #37 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 17 h 22 min

    Oui tout à fait!! :-)

  • #38 5à7 le 31 mars 2010 à 17 h 41 min

    zabinou: Qu’attend-t-on de quelqu’un qui nous ment, nous trahit?
    Peu-être se dire que justement, il est juste un homme, avec ses failles, ses faiblesses, son coté sombre, et pas le preux chevalier blanc sur son fidèle destrier.
    C’est vrai que ça peut être difficile d’accepter que la personne que l’on aime n’ait pas une probité à toute épreuve. C’est un cheminement long. Qui ne se résume pas à des compromissions ou des petits arrangements, mais à faire le deuil de l’Homme idéal, ce qui est un peu plus compliqué.
    Après, chacune place repousse son curseur selon ses capacités de compréhension du cerveau masculin et de ses méandres
    Mais rassure toi, à 20 ou 25 ans, je serais surement partie avec le chat sous le bras.
    Aujourd’hui, 15 ans dplus tard, je fais brûler des bougies zen tous les matins, j’avale ensuite un grand bol de tisane relaxante, et zou, j’avance d’un pas léger. Il y a temps de choses graves dans nos vies qu’il faut parfois les hiérarchiser et en reléguer certaines en qualité d’anecdotes.

  • #39 cec jeune mariée le 31 mars 2010 à 17 h 45 min

    Il y a plein de commentaires que j’arrive à comprendre, plein d’autre… qui sont un peu du chinois pour moi !

    Déjà la différence que certaines peuvent faire mariés/pas mariés : je suis larguée, je suis mariée depuis presque 3 ans, et il ne me serait jamais venu a l’esprit de traiter ma relation différemment sur le point de la confiance, la fidélité, avant/après !!

    J’ai connu un homme dont je suis devenu la maitresse – il était marié, moi célibataire, je ne connaissais pas sa femme, et il était claire pour nous 2 qu’il ne s’agissait que de sexe. Il a toujours trompé sa femme (20 ans de mariage…), plusieurs aventures à la fois, et il savait que si elle le découvrait elle le quitterait – et disait l’aimer comme un fou et être incapable de vivre sans elle…

    Je fais beaucoup pour cultiver mon couple – notre relation n’a pas de prix à mes yeux, et je ferai tout pour qu’elle dure toujours même si je ne peux en être sûre.
    Si j’étais attirée par un homme pour lequel je ressens des sentiments… ca me ferait remettre beaucoup de choses en question, et je devrais à notre relation de me poser, réfléchir, et faire un choix.
    Si j’étais attirée par un homme sans sentiment… pourquoi prendre le risque de faire du mal à mon mari ? Il serait blessé s’il l’apprenait et n’a jamais rien fait pour mériter cela !

    Alors oui autant je comprends qu’on ai besoin de se sentir exister à nouveau quand son couple bat de l’aile (beaucoup), qu’on tente de le sauver s’en parvenir à un résultat « définitif », mais je ne peux voir cette situation que temporaire. A un moment il faut faire face à la réalité…

    Mais je ne comprends pas, quand tout va bien dans son couple et sans être dans une relation ou les 2 acceptent la liberté de l’autre (je ne sais pas si ca existe), que l’on ai d’autres relations en prenant le risque de faire tellement, tellement mal à l’autre.

    Et ca je suis surprise de ne pas trop le lire dans ce débat :)

  • #40 lilo le 31 mars 2010 à 17 h 51 min

    Les filles, je suis un peu jeune pour partager vos expériences respectives mais, avec une grande naïveté – bien que la naïveté ne soit parfois qu’un bon sens un peu timide – j’aimerais réagir sur cette question.
    (pour mieux me situer : j’ai dix-neuf ans et je n’ai pas de copain, je n’en ai jamais eu – à part deux aventures d’adolescente, rien de vraiment « choisi »)

    Je ne veux en aucune manière juger celles d’entre vous dont les propos me font réagir, je souhaite juste comprendre et peut-être susciter de nouvelles questions…

    Certaines d’entre vous disent que quand on ne se plaît, ne se désire, voire ne s’aime plus, il est « honnête » de rompre. Que le désir mutuel de nombre de couples ne résiste pas aux quelques premières années, dans le meilleur des cas. Que l’on peut avoir un couple qui « tient » raisonnablement sans l’élément « sexualité », auquel cas il est sain pour l’équilibre personnel d’aller voir ailleurs, de manière totalement décomplexée.

    Je m’interroge. Vous penserez peut-être que je ne suis qu’une petite fille qui rêve au prince charmant, pourtant quelque chose me dit que mes propos sont lucides, même s’ils sont encore chargés d’une espérance qui ne s’est pas encore frottée (cognée ?) à la réalité.

    Le couple qu’on a après plusieurs années de vie commune ou de mariage, n’est-il pas le fruit de l’entretien que l’on a apporté à son amour de jeunesse, celui dont on a choisi d’en faire le seul et unique ?
    S’il nous déplaît, n’est-il pas bien souvent « récupérable » avant de le jeter à la poubelle ?
    Est-il vraiment nécessaire de tromper son conjoint pour s’apercevoir qu’on l’aime ?

    Est-ce que, quand on aime vraiment quelqu’un (c’est-à-dire pleinement et entièrement), on peut le tromper ?

    Ai-je vraiment tort de garder comme plus grand espoir d’aimer mon mari vieillissant et différent du jeune homme que j’aurais connu et épousé ? D’en être toujours aimée, désirée et estimée malgré les années, les grossesses qui m’abimeront, les soucis, les échecs ? Et qu’il m’aime avec et pour tout cela ?

    Est-ce une chimère que de rêver de rencontrer un jeune homme dont je saurai d’emblée que je peux placer en lui toute ma confiance ?

    Est-ce être prétentieux que de vouloir épouser quelqu’un aux dépens et à l’exclusion de tout les autres ; et de se dire fermement décidée à tenir parole lorsqu’on lui promet fidélité ?

    Enfin, lorsque je promets fidélité à mon mari, est-ce que, dans une certaine mesure, je ne lui confie pas ma propre fidélité, pour que lui me porte dans les moments où elle vacillera (et je sais qu’il y en a toujours) ? (A l’inverse, ne suis-je pas responsable de la sienne ?)

    Voilà. Je ne vois pas le plaisir sexuel comme une composante d’un couple (que l’on pourrait donc chercher ailleurs), mais comme la consécration et le témoignage d’un amour vrai.

    Je ne sais pas si cela suscitera des réactions, mais ce sont quelques questions jetées…

  • #41 Hélène le 31 mars 2010 à 18 h 03 min

    Moi ce que je retiens de tout ça, et que je pensais déjà depuis longtemps, c’est qu’on peut être infidèle (la fidélité à vie je n’y crois pas), mais qu’il ne faut JAMAIS le dire à son conjoint.

    C’est ça qui est monstrueux à mes yeux, tenter de se décharger de sa culpabilité en se « confessant » à l’autre. Parce que c’est ça qui le détruit.

    Perso je n’ai jamais été confrontée à ça dans le couple de 10 ans que j’ai vécu – en tout cas pas à ma connaissance (ni « trompante », ni « trompée »), mais je sais que je la bouclerai à tout prix si ça devait arriver dans un couple futur – ou alors je m’en irais : si on en est à avoir besoin de le dire, à mon avis, c’est qu’il faut partir).

  • #42 Chris le 31 mars 2010 à 18 h 12 min

    On se retrouve environ une fois par mois pour deux heures, une après-midi ou une journée complète. Et ce temps là est magique, nous n’existons que l’un pour l’autre. et même si nous ne faisons pas toujours l’amour par manque de temps, il me fait sentir femme, belle, désirable. Ces instants volés m’apaisent, sont pour moi une respiration, un partage.
    Merci Claire pour ce beau témoignage qui m’a émue.

  • #43 cec jeune mariée le 31 mars 2010 à 18 h 21 min

    lilo: Moi je suis sure qu’il ne faut en tout cas pas renoncer à toutes ces envies qui sont belles et saines :)

    Après malheureusement, il faut faire face à ce qu’on a…

    J’ai 35 ans, j’ai eu pas mal d’histoires foireuse – je n’ai jamais trompé mais ai été trompée et n’ai jamais voulu m’en  » accommoder  » quand je l’ai découvert, je ne peux juste pas.

    Aujourdh’ui j’ai toujours les mêmes attentes – espoirs – croyances que toi – d’accord je n’en suis plus au stade du 1er amour, mais je continue a croire qu’un couple sans tromperie, sans mensonge, avec certes des hauts et des bas mais beaucoup de dialogue et de confiance, c’est possible !!
    Et je me dis que c’est surement grâce à ca que j’ai pu quitter ceux qui ne m’apportaient pas tout ca et rencontrer un partenaire en qui j’ai toute confiance, avec qui je bâti tous les jours une relation basée sur la confiance, la franchise, le rire, et le désir aussi :) et oui c’est du boulot !!

  • #44 lilo le 31 mars 2010 à 18 h 26 min

    cec jeune mariée: merci ;-)) « c’est du boulot » écris-tu ; j’en suis consciente et j’admire ceux qui relèvent le défi, Hélène: …car il y en a qui le relèvent, et la possibilité de la fidélité à vie ne relève pas de la croyance (tu dis que tu n’y crois pas), mais du constat !

  • #45 CarineBdx le 31 mars 2010 à 18 h 26 min

    Ce sujet pose pas mal de questions on dirait…
    Je sais que je vais paraitre naïve malgrè mes 27 ans, mais pour moi le mariage n’a aucun sens sans la fidélité (et l’amour, cela va de soit). Dans la vie, on peut toujours être tentée, mais si l’on aime la personne, il me semble qu’on ne peut pas ceder, au moins par respect et pour ne pas le blesser. Le sexe ne me parait pas être une fin en soi.
    Je peux comprendre que l’on se sente parfois un peu délaissée, négligée, mais à ce moment là, est ce qu’il ne vaut pas mieux en parler avec son conjoint pour trouver une solution?
    Dans cette société où l’on communique en permanence, les couples en arrivent à ne plus se parler et à ne plus s’écouter. C’est triste.
    Après, ce n’est que ma vision des choses, dans mon monde de bisnounours… :-)

  • #46 Momo le 31 mars 2010 à 18 h 29 min

    Ceci n’est pas un pseudo pour cacher mon identité habituelle, c’est la première fois que je poste. ^^

    Je n’ai que 19 ans, je ne peux donc pas parler comme une femme qui vit avec le même homme depuis des années, cependant le texte de Claire me touche beaucoup, j’ai moi-même expérimenté… Non ce n’est pas de ce garçon que je voulais parler. (Je vais quand même parler de désir, je reste dans le sujet.)

    Mon amoureux H. et moi, tous les deux en classe préparatoire, prenions de moins en moins de temps pour rester juste tous les deux. Dans mes relations charnelles ou amoureuses, j’ai toujours eu besoin d’une présence régulière et réelle de l’autre, faute de quoi je pars ou, si je suis attachée à la personne, je souffre. En l’occurence, pendant qu’il s’investissait dans ses concours, je souffrais. Nous en avions parlé, il m’avait vue pleurer, mais dans cette période les révisions passaient avant tout, je ne lui en voulais pas, je ne pouvais prendre que sur moi.
    Évidemment, parmi d’autres manques, celui de la sexualité. Il se trouve qu’à une soirée organisée par ma classe, parce que j’avais froid, j’ai dormi avec un garçon, T., qui m’a toujours beaucoup attirée, avec qui j’avais amorcé une histoire charnelle (rompue lorsque je me suis mise avec H.). Voilà T. qui commence à m’attirer contre lui pour me réchauffer, me caresser… J’ai besoin d’être touchée. Ce garçon est doux, ses mains sont chaudes, sa façon enivrante de m’embrasser me revient vite, mais je le repousse. J’aime H. et même si je le vois peu, c’est temporaire. J’ai mille raisons (que je ne développerai pas maintenant, mon commentaire est bien assez long) de ne pas aller voir ailleurs. Il ne s’est donc rien passé ce soir-là, pourtant ça m’aurait fait tellement de bien.
    Dix jours plus tard, les histoires de « je ne sais pas trop où j’en suis » provoquées par l’éloignement physique (H. était rentré chez lui pour les vacances) débutent. Je m’inquiète, j’essaie de lui extorquer des informations plus précises, lui-même ne sait pas, je pleure, je n’ai plus faim. Une semaine après, lorsque je le rejoins d’urgence, il finit par dire qu’il me voit plus comme une grande amie que comme sa copine. Bref il rompt. Je découvre qu’on peut perdre trois kilos en une semaine.
    Depuis, j’aurais pu coucher avec T. ou me faire plaisir avec qui je voulais sans que cela ne fasse de tort à personne. D’ailleurs, H. m’a dit qu’il ne parlait pas de notre rupture pour que je puisse gérer mes rapports avec les garçons sans l’étiquette de la fille larguée. Mais je n’ai plus envie de personne d’autre que lui. Je le désire, lui. Il m’a rendu une liberté dont je ne profite pas. Et cela fait un mois.

    Tout cela pour dire qu’en ce qui me concerne, et j’imagine ne pas être la seule, le bonheur (en ayant des amants, ou pas, ou que des amants) passe d’abord par une « stabilité affective » bien avant une sexualité épanouie. Savoir que quelqu’un pense à moi tous les jours, ne se lasse jamais de ma compagnie, m’attend, que je n’ai jamais besoin de faire semblant de quelque chose pour qu’il m’apprécie… C’est irremplaçable. Mais ça peut aussi être un ami.

  • #47 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 18 h 30 min

    @Lilo: J’ai partagé cette même vision du couple et de l’amour, mais sans être cynique, les expériences que j’ai pu vivre m’ont fait voir cela différemment. Je ne dis pas que j’ai raison, j’espère même avoir tort!!
    Parfois on croit tout avoir avec qqn (c’est du vécu), ABSOLUMENT TOUT, dans tous les domaines, vous êtes la fille la plus heureuse du monde et votre chéri c’est le top du top, aucun doute, vous allez tout faire pour que cette relation soit en or jusqu’à vos 90ans. Et brusquement, avec une rencontre au départ anodine, on se rend compte que c’était faux. Que plein de choses sont fantastiques avec votre fiancé, mais qu’une partie de vous a été endormie par cette relation sans nuage. Vous continuez à aimer votre fiancé, c’est avec lui que vous vous voyez dans 10 ans, mais à côté, il y a ce mec qui est tout son opposé, un bad boy hyper sensuel avec qui rien n’est envisageable, à part des sensations… très intenses. Et ces sensations, elles vous manquent. La fadeur de votre quotidien, qui auparavant était si lumineux, vous éclate au visage. Votre fiancé ne se rend compte de rien, absorbé par son travail, ses petites habitudes, les relations intimes qu’il trouve tout à fait satisfaisantes, et même excitantes (et vous aussi, avant que vous ne découvriez autre chose ailleurs…). Vous avez 22 ans, avez encore tous vos grands principes, vous avez peur de vous endormir dans cette relation, de vous perdre, et donc vous le quittez (ce que j’ai fait). Si vous avez 10 ans de plus, vous y réfléchissez à 2 fois. Car les relations suivantes ne combleront pas forcément votre envie d’engagement, de stabilité ou autre. Car l’amour ca se construit jour après jour et que votre incartade ne se reproduira peut-être pas et que votre couple trouvera une manière de se renforcer. Car les hommes  » parfaits » ont aussi leur part d’ombre…
    (-désolée d’être aussi longue!!!-)

  • #48 zabinou le 31 mars 2010 à 18 h 34 min

    5à7:
    Tu parles de « reléguer certaines (priorités) en qualité d’anecdotes. »
    Le couple n’est pas une anecdote, à mes yeux en tout cas. J’ai moi aussi dépassé les 20 ans depuis belle lurette et je ne crois pas non plus en l’homme idéal! Mais, oui, trouver quelqu’un avec qui on se sent suffisamment bien pour refuser d’envisager quoi que ce soit avec un autre, c’est possible. Que ça dure toute la vie, j’ai de gros doutes…mais encore une fois, pourquoi rester ensemble quand on sait que l’autre nous trompe et nous fait du mal?

    cec jeune mariée:
    Merci d’y croire aussi à ce couple que tu décris! Je commençais à me sentir un peu seule dans cette discussion…
    Cela dit, je suis tout à fait d’accord, c’est du boulot! Il faut y travailler, mais je trouve que ça vaut le coup.

  • #49 Little Parisienne le 31 mars 2010 à 18 h 35 min

    Hélène: « C’est ça qui est monstrueux à mes yeux, tenter de se décharger de sa culpabilité en se « confessant » à l’autre. Parce que c’est ça qui le détruit. »

    Totalement d’accord avec toi.

  • #50 Hélène le 31 mars 2010 à 18 h 37 min

    CarineBdx: oui forcément à 27 ans on ne voit pas les choses comme à 40, moi aussi j’avais des idées différentes d’aujourd’hui, à cet âge là. Pas que je sois devenue amère, simplement je sais que justement, la vie n’est pas aussi simple ;-) (et que la monogamie est une invention destinée à préserver l’indivision des héritages et les précieux gênes mâles, avant tout).

    Momo: bienvenue à toi !

  • #51 Hélène le 31 mars 2010 à 18 h 39 min

    Little Parisienne: oui hein ? Si on fait, on assume toute seule comme une grande. Sinon on fait pas.

  • #52 lazazouille le 31 mars 2010 à 18 h 44 min

    je retiens cette phrase « Finalement ce n’est peut-être pas plus mal que cet autre homme soit loin, ça limitera peut-être les envies de rencontre… »
    est-ce que les hommes avec qui vous avez des aventures sont au courant que vous êtes mariées ?
    si oui, comment le vivent-ils ?
    combien de temps durent ces parenthèses avec un autre homme ?
    si elles se répètent, est-ce qu’elles se transforment en relation amoureuse ?
    que de questions… ce texte est très beau

  • #53 Pauline le 31 mars 2010 à 18 h 50 min

    Totalement d’accord, si on est infidèle on la boucle, parce que sinon on renverse la charge de la culpabilité pour la faire peser sur l’autre en lui disant : « voila tu sais, maintenant à toi de décider si tu peux me quitter ou me pardonner », et en gros c’est l’autre qui foutra tout en l’air alors que bon…Et si on veut le dire, dans ce cas là il faut mettre toutes ses hésitations de côté et partir, et ne pas faire subir à l’autre ses fluctuations de sentiments.

    Et en avançant dans l’âge et en relation, je rends compte à quel point la vie en couple est faite de concessions, de silences sur certaines choses, d’efforts en tout genre et de communication pour avancer…

  • #54 Avecunautre le 31 mars 2010 à 18 h 58 min

    lilo: tu as la vie devant toi et il n’y a pas une réponse mais des réponses et des rencontres et des évènements qui font prendre telle ou telle direction.
    De toute façon, ce n’est jamais un mal d’entretenir son couple, ne serait-ce que pour ne pas avoir de regrets.

    On peut croire en la fidélité pour son couple et accepter d’être la maitresse d’un homme marié , comme cec jeune mariée:, mais aussi 2 de mes très bonnes amies.
    Je trouve ça assez paradoxal comme attitude sans arriver à vraiment définir pourquoi. Si la fidélité est une valeur intrinsèque comment accepter de prendre part à un adultère ?

    De mon côté je suis extrêmement vigilante, pas de mail, pas de sms, pas d’appel téléphonique ni quoique ce soit qui laisse des traces. Que des rdv donnés par oral. Je vais chez lui et jamais dans un, lieu public etc.
    Bref cela donne des étreintes rares, et je prends bien garde à ne pas rentrer dans une situation de dépendance ou d’attente.

    Je crois que pour ma part que ceux qui se font prendre , soit se moquent des conséquences, soit ont un sentiment d’impunité , soit ont quelque part envie d’être découverts. Je peux me tromper bien sûr…

    On parle beaucoup de confiance, je ne crois pas que mon mari serait ravi d’apprendre que j’ai quelqu’un d’autre mais sur les bases de nos discussions, ce n’est pas une trahison. Et moi, je le crois fidèle et me trompe peut-être.
    En tout cas c’est avec lui que j’ai un projet de vie et c’est réciproque (famille, voyage, partage de valeurs etc.).

  • #55 Hélène le 31 mars 2010 à 19 h 01 min

    Avecunautre: j’aime beaucoup ta façon de voir les choses.

  • #56 Avecunautre le 31 mars 2010 à 19 h 12 min

    (et que la monogamie est une invention destinée à préserver l’indivision des héritages et les précieux gênes mâles, avant tout). Je plussoie :-))

    lazazouille: oui il est au courant, et je lui ai clairement signifié que je n’avais aucune intention de quitter mon mari. Je crois qu’en ça les femmes sont plus honnêtes avec leurs amants que les hommes avec leur maitresses…

    Je n’ai de pas recul car c’est ma seule expérience et je ne sais pas s’il y en aura d’autres. En tout cas comme je le disais plus haut j’ai le sentiment qu’il s’attache et j’ai envie de rompre à cause de ça.

  • #57 kila le 31 mars 2010 à 19 h 44 min

    Merci pour ce témoignage très bien écrit et… qui tombe à pic.
    Depuis 3 semaines je suis tombée amoureuse comme jamais je ne l’ai été… d’un homme marié, à priori c’est réciproque (me dit-il… va savoir la vérité!).
    Du coup vos témoignages me sont très précieux, je m’imagine ce que lui peut vivre plus facilement.

    J’ai l’impression de faire la plus grosse bêtise de toute ma vie, j’avais dit JAMAIS d’homme marié, JAMAIS… mais quand l’amour s’en mêle que faire?

    Alors je décide de vivre cela au jour le jour et de profiter de ce qu’il m’apporte : je me sens Femme, forte, confiante, je me sens simplement vivre…
    Et même si ça ne va pas plus loin (donc qu’il ne quitte pas sa femme) j’aurais au moins acquis la certitude que je pouvais plaire, être aimée… ça, pour moi, ça n’a pas de prix.

    Je pensais que je ne pourrais pas faire ça car trop d’empathie pour l’autre femme, son épouse donc, la mère de son fils… Et en fait, c’est bien simple, je m’en moque royalement. Je suis d’un égoïsme toute épreuve sur ce coup-là… mais qu’est-ce que ça fait du bien.
    Je suis quasi sûre qu’un mois en arrière je n’aurais jamais tenu ces propos. Avec l’âge on apprend aussi à ne plus dire jamais, la vie réserve tout le temps plein de surprises, c’est ça qui est bien aussi.

    Quand cette histoire me fera plus de mal que de bien, ben j’arrêterai… à moins que ça soit lui! On verra ;-)

  • #58 Hélène le 31 mars 2010 à 19 h 46 min

    kila: je suis très heureuse pour toi de lire ça, chère kila.

  • #59 Avecunautre le 31 mars 2010 à 20 h 22 min

    kila: Je suis heureuse pour toi tu as l’air radieuse :-))
    Tu passeras peut-être par des moments un peu difficiles, et ce même s’il quitte sa femme.
    Alors profite bien de tous les moments de bonheur !

  • #60 kila le 31 mars 2010 à 20 h 26 min

    Merci Hélène: et Avecunautre: oui c’est vrai je suis radieuse, la banane du matin au soir (surtout les jours où je le vois). Et les jours sans, on s’envoie des mails de dingues. Comme si j’avais 15 ans!

  • #61 le 31 mars 2010 à 20 h 33 min

    Je suis d’accord avec Avecunautre, pour moi le fait de ne pas être fidèle ne signifie pas forcement trahison si ça ne remet pas en cause la relation, l’amour, le désir et les projets que l’on a avec son partenaire « officiel ». Pour moi c’est quand les sentiment s’en mèlent, que l’on ne sait plus où on en est que l’on doit partir.

    La personne avec qui je suis depuis bientôt 3 ans m’a été infidèle. Il me l’a dit non pas pour se libérer de sa culpabilité mais parce qu’il ne considère pas m’avoir trahis. Il n’a jamais douté de notre relation et de notre amour. Moi non plus je n’en ai pas douté, je sais qu’il m’aime vraiment et totalement. On en a beaucoup beaucoup discuté. Je ne dit pas que que ça ne m’a pas fait de mal. Mais en y réfléchissant je ne lui en veux pas, je lui fais toujours confiance pour notre vie future et je n’ai pas eu envie de me venger non plus. Un aspect particulier de notre couple est que nous vivons à 600 km l’un de l’autre et ça change complètement la donne.

    De mon coté je n’ai jamais été infidèle mais je ne me l’interdit pas, et il le sait.

    Merci à toute pour vos commentaires intéressants et justes sans jugement …

  • #62 lazazouille le 31 mars 2010 à 20 h 40 min

    Avecunautre: j’ai le même sentiment que toi sur l’honnêteté.
    Pourquoi le fait qu’il s’attache te donne envie de rompre ?kila: profite bien et fais gaffe à ton coeur

  • #63 claire la discrète le 31 mars 2010 à 21 h 48 min

    Désolée pour un si long silence, journée chargée au travail, plein de catastrophes à gérer !!!

    F. : c’est vrai, ces mots sont laids…La fidélité est un idéal et je respecte celles qui s’y tiennent. Je ne suis pas sûre qu’elles (ou ils) souffrent moins pour autant !

    avecunautre : je n’ai pas vraiment de meilleure amie. Je suis assez méfiante de nature. J’ai deux amies. Mais je ne leur en parlerai pas. C’est vrai que ça soulagerait de le faire. Mais une tierce personne au courant de cette relation, signifie que le secret est en danger… Je me tais donc. Et je ne peux pas dire que c’est facile. Mais faut assumer pour protéger.

    Keridwen : j’ai souvent dit à mon mari, que s’il devait un jour me tromper, qu’il ne tombe surtout, surtout pas amoureux…. ce qui rejoint ce que tu dis !

    Zabinou : enthousiastes je ne suis pas sûre. Nuancés. Ca fait du bien au moral sur le coup, mais c’est pas toujours facile à vivre. Qui plus est, on ne se réveille pas un matin en se disant « tiens, aujourd’hui, je vais tromper chéri ». C’est plutôt un lent processus…

    Ingrid, zaphyra : crois-moi, je respecte votre façon de voir. Mais de toute petite, les adultes m’ont appris très tôt que dans leur monde rien n’est idéal. A l’usage, ça se vérifie, hélas. Je ne peux pas dire que je n’aime plus mon mari. J’aime ses défauts autant que ses qualités, mais j’ai tiré à plusieurs reprises le signal d’alarme. J’ai tenté la discussion. Il n’a rien dit, rien répondu. Je ne peux pas dire non plus que je ne me sente pas particulièrement « pourrie » certains soirs…

    There is a way : est-ce plus courant ou bien plutôt, est-ce qu’on ose un peu plus en parler (sous couvert de pseudo par exemple) ? :)

    Tazye : :-) merci

    little parisienne : le fameux mythe du prince charmant ! Il en prend très vite un coup dans les dents ! Pas aigrie, réaliste, il me semble. Hélas ! Les petits arrangements avec la vie…

    avecunautre : ça rejoint ce que je disais au tout début, à savoir que paradoxalement, tromper peut nous faire réaliser qu’on aime notre compagnon. De même que ce que je viens de répondre à keridwen, surtout ne pas tomber amoureux. Extrêmement difficile. Vraiment !

    uteddaqo : c’est beau, ce en crois tu crois, et j’espère sincèrement que tout se passera comme tu le souhaites… car la vie parfois est une sacré garce…J’aurai, personnellement, un peu de mal à juger aussi radicalement les personnes qui trompent. Non pas parce que je trompe moi-même, mais parce qu’on ne sait jamais quelle histoire mène à cette tromperie. J’ai un peu de mal avec les jugements trop radicaux, la nuance me plait mieux, parce que si tu regardes tout de plus près, rien n’est noir ou blanc. Tenter de comprendre… pas forcément d’accepter, mais comprendre

    zabinou : Il me semble que si mon mari venait à l’apprendre et que je ne puisse plus le protéger de cette réalité, et qu’il le souhaite, alors je partirai. Il me semble. Je ne sais pas. Et je préfèrerai ne pas savoir.

    anka : tu vois, je te l’avais dit…. :D

    5à7 décidemment, on se rejoint sur pas mal de chose, ça fait du bien. Les nuances, la vie se charge de nous les rentrer à grands coups de pioche dans la tête. Du moins pour moi ça a été rapidement le cas

    lilo : aller voir ailleurs de manière décomplexée ?!? Pas du tout. Le remord, est bien là ! Tu peux entretenir ton couple, mais dans un couple, on est deux. Et si l’autre ne te répond pas ?
    Si tu l’aimes, mais qu’il ne te répond plus ? Tu auras beau le secouer, et entretenir ta toute petite flamme, elle ne grandira plus. Si un homme passe dans les parages à ce moment de désespoir, et t’ouvre ses bras… Ce n’est pas qu’il n’y ai plus d’amour… C’est tellement difficile d’expliquer des sentiments avec des mots. Et toute une histoire de 20 ans en quelques phrases. Faudrait qu’on puisse échanger toutes autour d’un café pour pouvoir vraiment rentrer dans le noeud du problème…

    Cec jeune mariée : je crois qu’il n’y a pas de réponse toute faite. Chacun (ré)agit selon son histoire, son couple et les circonstances. Du moins me semble-t-il. Ceci étant je me pose la question : comment te sentais-tu lorsque tu étais la maîtresse de cet homme marié, si tu crois à la fidélité… pourquoi avoir donné une occasion de plus à cet homme de tromper sa femme ? (pardonne-moi, je ne juge pas, je m’étonne simplement du paradoxe entre ce que tu crois profondément et les évênements de ta vie)

    Chris : :) difficile à vivre, mais une telle bouffée d’oxygène sur le coup…

    carinebdx : en parler, justement. C’est ce que je disais plus haut. J’ai tiré à plusieurs reprise la sonnette d’alarme, sans succès.

    Lazazouille : oui, il est au courant. Comment le vit-il ? Lui seul pourrait te répondre, je me garderai bien de le faire à sa place… S’il veut répondre, et qu’il passe par là, qu’il le fasse. Combien de temps ? Je ne peux pas te répondre. Si ça devait devenir trop sérieux ? Je ne sais pas non plus. Tu vois, rien n’est planifié. Parce que tu ne peux pas planifier ce genre de chose. Pour mon compte, je tente de profiter de l’instant, et surtout surtout de ne pas me poser trop de question. Merci pour le texte :)

    Pauline : c’est en effet tellement difficile la vie à deux !

    avecunautre : ah, finalement tu te poses la même question que moi en ce qui concerne cecjeunemariée ! Les actes manqués… ce que je crains le plus. Ma messagerie est protégée, mon téléphone également, d’ailleurs il n’apparait pas sous son nom et je reste la plus prudente possible. Quant aux sentiments, c’est la part la plus difficile à gérer effectivement. Il sais que je suis très très mariée, puisqu’il a lu le texte en « avant-première »… (il était un tout petit peu concerné quand même !)

    kila : oulà en effet, c’est une position extrêmement difficile. Un homme marié faut vraiment qu’il soit très très amoureux pour quitter sa femme…’sont pas toujours bien courageux nos hommes… Et la position de maîtresse amoureuse n’est pas la position la plus enviable. Ceci étant, en tant que maîtresse tu profites du meilleur : pas de chaussettes qui se languissent dans la salle de bain en attendant qu’on les mettent dans le panier à linge sale, lorsqu’il vient à priori c’est qu’il est disponible et ravi de te voir, alors sois égoïste, profite, mais protège ton coeur.

  • #64 camille strass le 31 mars 2010 à 21 h 53 min

    Ah, la fidélité…

    la phrase qui m’a le plus marquée dans ce domaine – et à laquelle j’adhère totalement – c’est un vieux monsieur (qui n’a jamais trompé sa femme en 50 ans de mariage) que j’estime énormément qui me l’a dite.

    « J’estime mille fois plus un homme qui finira ses jours auprès de la femme qu’il a épousée, même s’il y a eu quelques aventures sans conséquences par-ci par-là, plutôt que celui qui ferait tout pour être fidèle, et qui, n’y arrivant pas, finirait, n’en pouvant plus, par jeter sa compagne à 45 ans pour en prendre une de 25 ».

    C’est peut-être un peu pessimiste, mais cela montre que le problème, ce n’est pas de tomber, mais de se relever et de savoir où l’on va.

  • #65 claire la discrète le 31 mars 2010 à 21 h 54 min

    lazazouille : :D je vois que nous avons la même façon de voir « protège ton coeur »…

    Pô : la distance… ça change encore la donne ! C’est vrai, que expliqué hors contexte, ce genre de « petits arrangement » peuvent écoeurer celles qui croient en la fidélité pure…

  • #66 Avecunautre le 31 mars 2010 à 21 h 56 min

    lazazouille: Même si je ne l’aime pas d’amour, je n’ai pas envie que notre relation se déséquilibre et que l’un souffre.
    S’il s’attache trop et que moi je ne veux pas donner plus, forcément il va être malheureux. Je ne le souhaite pas.

  • #67 la vie est courte le 31 mars 2010 à 22 h 08 min

    Little Parisienne: voilà un commentaire que j’aurais pu écrire moi-même, à quelques détails près, mais surtout pour cette phrase : « La fadeur de votre quotidien, qui auparavant était si lumineux, vous éclate au visage ».

    Pour ma part, jusqu’à il y a 3 semaines, j’étais fière comme un pou de ma fidélité : 10 ans avec mon homme, mariée depuis 5 ans, jamais une engueulade, un projet de bébé. Mais fière surtout parce que je serais la seule de ma famille à avoir un couple qui dure (parents divorcés, soeur divorcée). J’avais encré en moi l’image du couple parfait (je fais quelques compromis pour ne pas faire de vague) à laquelle je voulais absolument coller.

    Mais voilà, L. est entré dans ma vie, et c’est une entrée que j’ai totalement provoqué. On s’est « cherché » au bureau pendant 3 semaines (il est mon client, et c’est interdit bien sûr) et je l’ai invité à mieux me connaître, ce qu’il a accepté pour ma plus grande satisfaction.
    Avec ce (petit) recul, je crois que mon couple est sans nuage depuis toutes ces années et que je finis par m’ennuyer… même si mon mari est totalement en phase avec moi sur beaucoup d’aspects de la vie de couple.

    Depuis 3 semaines, ça se chamboule dans ma tête car avec mon mari nous voulons avoir un enfant. Et j’en ai moi-même toujours envie. Quel paradoxe, hein? Je ne me l’explique pas moi-même…

    Ce que je sais, c’est que je revis de ces petits moments volés avec L., mais qu’une fois rentrée le soir auprès de mon mari, j’apprécie toujours autant la vie quotidienne avec lui.

    Je ne sais pas encore si cette incartade va durer, mais je sais que je garderai tout cela pour moi, tant qu’aucun sentiment ne se développera avec L.

  • #68 Avecunautre le 31 mars 2010 à 22 h 16 min

    claire la discrète: J’ai une absolue confiance dans les 2 amis à qui je me suis confiée.
    ça fait peut-être naïf de dire ça…mais ils ont tous les deux prouvé par le passé qu’ils savaient garder un secret et je ne me sens pas du tout en danger.

    Un secret ne se dit à personne , c’est tout. Si tu me dis quelque chose sous le sceau de la confidence, je suis muette comme une tombe.
    Ces valeurs là nous lient.

  • #69 Mademoiselle Coco le 31 mars 2010 à 22 h 43 min

    Momo: Franchement Momo, j’ai des tas d’amis. Des gens qui effectivement pensent à moi tous les jours, m’aiment telle que je suis et contribuent objectivement à mon bonheur. Sauf que tout ça ne remplace pas le désir. Je mesure chaque jour la chance que j’ai d’être si bien entourée.

    Et pourtant, de temps en temps, je les donnerai bien tous à une bonne fée qui les transformerait en échange en un homme qui me regarderait avec les yeux pétillants, qui me désirerait, qui me ferait me sentir belle, sensuelle et invincible, qui me ferait frissonner du bout de ses doigts. Juste une fois. Rien qu’une fois, histoire de savoir ce que ça fait et moi aussi avoir « la banane », ce fameux sourire niais qui va d’une oreille à l’autre et qu’une fille désirée ne peut réprimer du matin au soir.

    Vivre sans « stabilité affective » amicale rend le quotidien très triste, c’est certain. Mais vivre sans jamais avoir de miroir te renvoyant une image positive de toi-même (et pas juste en tant que « bonne copine, sympa, marrante, fiable, etc. », mais aussi comme une simple bombe sexuelle irrésistible) est aussi très difficile. On fane intérieurement, on s’éteint et on se renferme, on se sent nulle et sans intérêt. Ça crée une faille béante dans l’ego et le moral que même les amis ne suffisent pas à refermer par leur présence.

    A part ça, merci pour cette discussion que je trouve très intéressante et juste. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais c’est, comme toujours, mesuré et argumenté, un plaisir ! :-)

  • #70 kila le 31 mars 2010 à 22 h 56 min

    Mademoiselle Coco: je crois que c’est en partie (mais aussi parce que l’amour est là) pour toutes les raisons que tu décris que cet homme marié je ne peux pas lui dire : stop, on arrête, on n’ira nul part tout les deux. Tu as tout dit. Très très juste commentaire, vraiment ;-) et bon courage à toi.

  • #71 L’Alex le 31 mars 2010 à 23 h 24 min

    Claire la discrète: Bin t’as bien raison !

  • #72 Cervelle le 31 mars 2010 à 23 h 59 min

    J’ai été étonnée par certains commentaires…
    pas les pour et les contre de la fidélité, ça me semble normal après un tel texte (très joli, d’ailleurs). la fidélité « à vie », je n’y crois pas… on change tellement au fl du temps, et même si on a fait le choix de faire sa vie avec quelqu’un, arrivera forcément un moment où l’on aura besoin de quelque chose que l’autre ne pourra pas apporter. ça ne passera pas forcément par l’infidélité, mais ça peut être une solution, peut-être même dans certains cas celle qui peut sauver un couple.

    non, ce qui m’a étonné, c’est le nombre de témoignages avec « je ne veux pas lui faire de mal »…
    peut-être que je vis dans un autre monde, ou que mes relations ont été bien plus foireuses que ce que je pensais, mais parfois, surtout quand on aime, on a envie, ou besoin, de faire du mal à l’autre.
    parce qu’on est en colère, pour se venger, parce qu’on a mal pour une raison ou une autre et qu’on ne veut pas être la seule…
    parfois, on le fait sur un coup de tête, de colère, puis on regrette et on se tait.
    d’autres fois, on va jusqu’au bout et on avoue…
    ça m’est arrivé. j’ai trompé l’homme dont j’étais la maitresse, parce qu’il ne m’avait pas rejoint ce soir-là, que j’étais en colère, triste, que je me sentais rejetée… et que quelqu’un me voulait moi, juste moi.
    puis je me suis sentie mal, et je lui ai avoué. lui dire, lui faire savoir, bien plus que l’acte en lui-même, c’était lui rendre la monnaie de sa pièce. la culpabilité n’était là qu’en surface…
    enfin bon, c’est un cas bien particulier, mais ce besoin de blesser, je l’ai ressenti avec d’autres,et même si les circonstances étaient différentes, j’aurais pu de nouveau agir comme ça.

    ouais, j’suis un monstre.

  • #73 bbdamour le 1 avril 2010 à 1 h 13 min

    Bonsoir mesdemoiselles !
    Tout d’abord merci à Hélène pour ce magnifique blog que je visite 50 fois par jour !!!
    Ensuite chapeau à Claire, car vous avez utilisez les bons mots pour décrire une chose quasi indescriptible !

    J’ai 19 ans et collectionne les relations « impossibles »! Après avoir joué au chat et à la souris pendant 3 ans (avec de longs moments de disputes) avec un garçon qui était « mon amant », faute de ne pouvoir être mon petit copain puisqu’il s’est fiancé puis marié pendant les 2 premières années de notre relation; j’ai rencontré un autre homme en couple depuis 3 ans.
    Le premier était froid, macho, et sans aucune tendresse mais malgré cela je ne pouvais cesser de l’aimer. Nous avions besoin l’un de l’autre même si parfois nous nous détestions!

    Le deuxième est tout son opposé: loin d’être soumis, il est très respectueux, adorable et me fait baigner dans l’affection…
    De plus, notre relation est basée sur l’honnêteté (vous trouverez sûrement cela très paradoxale !). Nous avons convenu dès le début de ne jamais se mentir, même si la vérité peut être difficile à entendre pour l’autre.
    Il ne s’entend plus très bien avec sa petite amie mais n’arrive pas à la quitter, il a sûrement peur de perdre l’équilibre qu’offre leur routine.

    Je pensais au début que le fait d’avoir ces 2 hommes simultanément dans ma vie, préserverait mon petit coeur fragile, mais je n’ai jamais pu être infidèle (malgré le fait que je participe pour la 2ème fois à un adultère…) et j’ai donc quitté le premier pour pouvoir commencer ma relation passionnelle avec le 2ème. Le premier n’arrive toujours pas à s’y faire et me promet à chaque discussion, monts et merveilles !

    Plus ça va, plus il m’est difficile de supporter cette 2ème place. Je ne lui demanderai jamais de la quitter, même si cette relation devient impossible à supporter pour moi, je le quitterai sans lui imposer quoique ce soit.

    Je vous souhaite à toutes d’être heureuses dans la relation que vous avez choisie, je pense que c’est le plus important !

    P.S.: excusez-moi pour l’expression, je ne suis pas très à l’aise et mes idées s’entremêlent, j’espère que j’ai été cohérente et compréhensible !

  • #74 Vega le 1 avril 2010 à 3 h 53 min

    Bon, tout d’abord, bonjour (bonsoir?) tout le monde. Je suis de temps à autre l’avancement du blog d’Hélène qui, non seulement de parler make-up, publie des choses tout aussi intéressantes et, du point de vue psychologique ou sur le social, quand même plus importantes je trouve. Le fait que justement certaines personnes ne puissent parler de choses à leurs proches, ce blog est en sorte un parfait moyen pour retrouver une communication sur des sujets parfois délicats.

    Concernant ce article, je le trouve déjà fort bien écrit. Beaucoup de commentaires m’ont fait sourire (non pas que je sois en train de me moquer de quelqu’un hein, ‘tention!) car ils permettent de voir les nuances et les différences dans la pensée de chacun(es)s. Je vais éviter de dire mon âge, cela pourrait peut-être fausser la portée de mes mots pour certaines personnes, je n’en sais rien. Tout du moins ne prendrai-je pas ce risque-là. Je suis une personne comme les autres, avec mon vécu, ma vision et ma culture. C’est donc tout bêtement un commentaire d’une personne qui se manifeste simplement pour tirer son chapeau à d’autres.

    Le terme de « tromperie » m’a en soi toujours beaucoup amusé. Personnellement parlant, les personnes avec qui j’étais savaient parfaitement que j’étais en même temps avec d’autres. Seulement bien sûr mon entourage n’était pas au courant, sauf une seule personne: ma mère. D’origine chinoise, j’ai eu l’éducation qui allait avec, la mentalité qui allait avec, tout en pouvant me confronter à la culture et la mentalité d’ici, de l’occident. Ainsi fait, je suis considérée comme trop Européenne dans mon pays et trop Asiatique ici. Sauf que je suis communément le cliché européen de la femme asiatique: rouge à lèvre rouge, toujours coiffée, habillée, maquillée, etc. Je ne prends le parti de personne ici, j’apprécie simplement à sa juste valeur un post tel que celui-ci.

    Si nous parlons proprement du XXIème siècle, faut être honnête, il est dur d’être une femme. A plus fortes raisons lorsque vous ne savez pas « rester à votre place » ou que vous sortiez des moeurs encore bien ancrées concernant la vie amoureuse: ne pas vouloir se marier, pas d’enfants, enfants mais pas mariée et etc. Devoir être une mère, une femme de caractère, une businesswoman tout en sachant tenir la maison impeccable et en comblant son Jules… Pfiou! On pourrait pas avoir un prix??
    Les moeurs, même si elles ont évolué, se cachent car si elles ont changé, cela dérangent, questionnent, intriguent et dégoûtent. A plus fortes raisons si vous ne vous cachez pas, justement. C’est mon cas. Notre cas. Je suis en couple, nous vivons ensemble, et nous ne nous sommes jamais rien caché. Parfois ce n’est pas possible, et je le conçois et le comprends parfaitement, mais cela n’a jamais été mon mode de fonctionnement.

    Nous avons eu l’accord tacite d’avertir tout le temps l’autre si nous souhaitions voir ailleurs, mais finalement notre préférence a été autre. Si nous voulons voir ailleurs, nous le faisons ensemble. Et cela fait poser encore plus de questions que le fait que chacun aille de son côté. Mais cela ne nous a jamais empêché de nous aimer et de nous désirer. L’amour et le désir sont deux choses bien distinctes et différentes, à ne pas confondre donc. On peut aimer sans désirer. On peut désirer sans aimer. Le seul danger dans ce genre d’action étant clairement le regret, je pense. Ce n’est qu’un avis personnel, mais j’ai pu voir tellement de gens, en aider, se morfondre et être ravagés par le regret, que je ne peux trouver que cela. Ce que je vais dire va paraître égoïste (à dire que je le suis, comme tout le monde), mais je trouve le développement personnel plus important. Si l’on trouve son compte en aimant quelqu’un, en vivant avec lui mais en désirant un autre, très bien. Mais avant de passer à l’acte, chercher, comprendre pourquoi et enfin, se demander sincèrement si l’on ne regrettera pas. Ce sentiment crée des choses terribles, parfois inconsidérées, et touche la personne en elle-même et son entourage.

    L’idée de la liste (dans je ne sais plus quel commentaire…) est une très bonne idée!

    Bon l’introduction de mon commentaire ne veut pas dire que je ne m’intéresse pas au maquillage hein… Il fait partie de mon quotidien, le bougre!
    Pour en revenir au sujet… Perso, ma recette, tout bêtement, c’est la séduction. Mais la séduction passive. Elle passe donc par ce que la personne dégage aux premiers abords. Dans sa gestuelle donc, sa façon de regarder, de paraître. Ne pas paraître hautain (mais bon la plupart du temps les gens n’ont pas l’habitude, donc risque d’avoir l’impression que vous êtes hautain au début), mais sûr de soi. La séduction passive, c’est le sillage que vous laissez et l’impact visuel, mais aussi l’impression que pour vous avoir, ce sera pas en vous matant de bas en haut comme un quartier de viande! Alors mesdames et mesdemoiselles, soignez-vous, chouchoutez-vous, car comme Baudelaire le dit si bien, le charme peut mener au paradis…comme en enfer. ;-)

    Cervelle: Nop, t’es pas un monstre, t’es humain, nuance. ;p

    Note: Alala… J’ai le chic pour écrire des pattées, j’suis désolée!

  • #75 Claire la discrète le 1 avril 2010 à 5 h 52 min

    Avecunautre : je n’ai pas encore eu la chance de trouver ce genre de relation. Ou peut-être suis-je tombée à coté faute de faire assez confiance. C’est une vraie chance pour toi !

    cervelle : un monstre ? un être humain, plutôt. Mais j’avoue n’avoir jamais ressenti ce besoin de vengeance ou de faire du mal. En revanche, poussée bien à bout, (mais alors très très à bout) je peux imaginer en arriver là

  • #76 Nadandra le 1 avril 2010 à 6 h 16 min

    Bonjour Claire,

    J’ai lu ton texte hier (superbement écrit d’ailleurs) et j’avoue avoir eu du mal à laisser un commentaire dans la foulée…

    J’ai passé la barre des trente ans, je suis en couple depuis plusieurs années, je me marie bientôt alors l’infidélité j’avoue que je n’y pense pas.

    J’ai déjà été trompée dans une précédente relation et l’ai su et je sais le mal que cela peut faire.

    Je ne juge pas l’infidélité car je rejoins certaines lectrices sur le fait que la fidélité à vie on n’en sait rien, on change tellement au cours de sa vie!

    Je pense tout comme Hélène cependant qu’il ne faut JAMAIS le dire car cela peut tout détruire dans le couple.

    Le plus important Claire est que tu arrives à être heureuse dans ce type de relation, c’est mon opinion en tout cas.

  • #77 c-lin le 1 avril 2010 à 8 h 37 min

    pppiiiooouuuufffff !!!!! époustouflant !!!!!!
    une très jolie ôde au plaisir féminin ,qui reste en soit , très intime voire encore tabou ….malheureusement pour certaines personnes !!!!!
    merci aussi de mettre en lumière aussi joliment les rencontres et les coups de coeur que l’on peut faire au cours d’une vie … libre ….ou pas !!!!

    le désir charnel n’est pas la propriété masculine …. ils auraient de très belles choses à apprendre aux contacts de la gente féminine qui sait jouer de ses multiples facettes ….( sans dire que ces messieurs ne sont pas dans doués dans leur art …. la preuve avec ce très beau texte :-)

    aaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh merci !!!!!!

  • #78 Aurora le 1 avril 2010 à 8 h 58 min

    très beau texte ! et qui pousse à pas mal de réflexions …
    pour ma part, j’ai 21 ans et je suis en couple depuis 4 ans, alors mon expérience sur « le long terme » n’est pas très grande ! seulement pour moi, l’engagement dans un couple (sans parler de mariage) se traduit par une chose : savoir que quoi qu’il arrive (bonnes choses ou mauvaises) on pourra faire face grâce à la personne qui partage notre vie. du coup, j’ai l’impression que si cette personne ne peut pas me faire me sentir belle et désirable, alors ce n’est plus la peine et il faudra que je me sépare de lui.
    mais cela n’engage que moi et ma courte expérience ! dans tous les cas, bonne journée à toutes !

  • #79 Hélène le 1 avril 2010 à 9 h 02 min

    bbdamour: bienvenue à toi ;-)

    Vega: ben merci pour le « plus importantes quand même »… ça dépend pour qui…

  • #80 Insane le 1 avril 2010 à 9 h 20 min

    Vega: Même si ce n’est pas ma vision du couple j’ai lu avec un réel plaisir ton commentaire. Tu manies avec bonheur les mots et la situation de la femme que tu exposes me parles !

    Je crois qu’une relation est toujours vouée à l’échec – en ce qui me concerne vu le caractère que je possède – si l’homme ne prend pas sa part de responsabilité. Je ne suis personnellement pas née avec la notice de l’aspirateur et j’ai beaucoup joué avec les jouets de mon frère petite !! Alors quand on me dit : ah nan fais la vaisselle tu la fais mieux que moi … Il y a comme un truc qui ne passe pas !!
    (fort heureusement je suis depuis avec un monsieur tout à fait sortable à ce niveau là)

    Pour ce qui est de la « tromperie », je pense que tout n’est pas fixé d’avance dans la vie. Comment pourrais-je vous juger alors que j’ignore ce que me réserve demain ? Cependant, je reste une idéaliste en matière d’amour et j’espère ne jamais en passer par là.

  • #81 lazazouille le 1 avril 2010 à 9 h 24 min

    j’ai l’impression que tout ça est une histoire de place : si on n’a plus sa place privilégiée auprès de son conjoint-partenaire, on va la chercher ailleurs, si on est trompé, on a l’impression de la perdre, sa place, et si on est maîtresse-amant, on a l’impression de partager sa place avec quelqu’un d’autre.
    j’avais des idées bien arrêtées sur la trahison : « tu m’as dis que je serai la seule, tu m’as trahi, tu m’as menti, tu as partagé ton intimité avec une autre, je te quitte donc », mais l’âge avançant, et j’espère la maturité avec, je n’ai plus d’opinions aussi tranchées.
    Le cours d’une vie nous démontre en général que l’on ne se connaît pas et que l’on est capable de faire des choses que l’on aurait pas imaginées : tromper, pardonner une infidélité, ou devenir maîtresse-amant. Je ne pense pas que l’on puisse être un jour maîtresse-amant et un autre celui-celle qui trompe, on dirait que cela fait appel à des ressorts différents.
    Le narcissisme en prend un coup en cas de trahison, et l’égo avec, alors je pense que la réaction qu’on a dépend de la fragilité de ce narcissisme au départ. Elle sera d’autant plus violente qu’il était fragile.
    Quant à ne rien dire de ce que l’on a vécu ailleurs, je pensais avant qu’il s’agissait d’une seconde trahison, d’une mensonge supplémentaire, mais je m’aperçois qu’il s’agit aussi justement de ne pas blesser l’autre dans son narcissisme.
    Et puis tout dépend s’il s’agit d’une histoire d’un soir ou d’une relation qui s’inscrit dans la durée. Les conséquences ne sont pas les mêmes pour celui qui l’apprend, parce que dans le second cas il peut avoir l’impression qu’il y a des sentiments et qu’il a réellement perdu sa place.
    « Aller voir ailleurs » c’est soit un mépris total de son engagement (mais rarement), soit la façon que l’on trouve pour gérer une insatisfaction dans le couple qui ne trouve pas de solution.

  • #82 5à7 le 1 avril 2010 à 10 h 10 min

    zabinouPas évident de t’expliquer mon point de vue, mais je vais essayer…
    Pour moi, être fidèle, en amour comme en amitié, est une valeur morale précieuse.
    A 20 ou à 25 ans, être fidèle à l’homme que j’aimais, c’était une façon pour moi de « proclamer mon amour ». Un manifeste. « Tu vois, je suis jeune et jolie, je plais à d’autres que toi, mais je ne cède pas. Il n’y a que toi ». Et j’ attendais de lui la même attitude.
    Aujourd’hui, à 37 ans, je suis assez mature pour reconnaître que nous avons évolué tous les deux. Quelquefois parallèlement, quelquefois pas. Que nous avons changé. Physiquement. Mentalement.
    Peut etre suis-je trop lucide ou pragmatique, mais je peux tout à fait comprendre que la femme que je suis devenue ne le stimule plus autant sexuellement que celle que j’étais il y a 15 ans. Mais au même titre que l’homme qu’il est aujourd’hui est moins « craquant  » que le jeune homme que j’ai rencontré. De même que je sais aussi qu’il y a tout un domaine de sa fantasmagorie sexuelle qu’il ne peut plus, et ne veut plus, réaliser avec moi. Notamment depuis que je suis devenue « maman ».
    Alors ma conception à moi de l’amour aujourd’hui, avec cet homme là, c’est de le laisser suivre sa route, et vivre ce qu’il a besoin de vivre. J’ admets tout à fait que mon seuil de tolérance aux incartades est un peu plus élevés que celui de beaucoup d’entre vous, mais force est de constater que passé le choc de la révélation et le malaise des jours qui ont suivi, je n’arrive pas à trouver ça inacceptable dans notre couple.
    Aujourd’hui, être fidèle pour moi, c’est être fidèle à mes convictions, et j’ai la conviction que de laisser à mon mari cette part de liberté, c’est une façon de l’aimer (et pas de me sacrifier, ou de faire des concessions).
    « 5à7 décidemment, on se rejoint sur pas mal de chose, ça fait du bien »Claire la discrète: si tu veux un soir « papoter entre filles », je laisse aux bons soins d’Hélène,(si cela ne chiffonne pas le fonctionnnement de MBDF), l’autorisation de te donner mon mail, ;-))

  • #83 Claire la discrète le 1 avril 2010 à 11 h 00 min

    Nadandra : Heureuse ? Non, en l’état actuel des choses, non, pas vraiment. Mais je ne peux pas m’étendre là sur le sujet, ça implique trop de choses annexes qu’il serait trop long de développer. Heureuse, je le suis lorsque j’arrive à lâcher prise. Et ce moment là, était un vrai moment de bonheur.
    c-lin : mais de rien :) Ceci étant, j’ai quand même eu la chance de ne croiser que des hommes (même s’il y en a eu peu dans ma vie, ils ont tous été importants) qui ont su me faire passer de très bons moments en leur compagnie…
    Aurora : Sauf que de se séparer d’un homme gentil, avec qui on a plus de 20 années de bonheur et de souffrances en commun c’est loin d’être facile :)
    Bbdamour : c’est vrai que la routine est « rassurante » et que les hommes (tout comme certaines femmes) ont beaucoup de mal à la quitter pour entrer dans une nouvelle relation dont on ne sait pas de quoi elle sera faite. Surtout lorsqu’on espérait tant de celle que l’on quitte dans l’échec… C’est pourquoi, entre autre, être la maîtresse aimante est une position extrêmement difficile !
    Vega : tu touches quelque chose avec le regret. C’est également le moteur de mon histoire avec ce monsieur. Tenter de n’avoir aucun regret.
    Insane lazazouille : vous touchez également juste dans deux petites phrases « comment pourrais-je vous juger alors que j’ignore ce que me réserve demain ? » Voilà une devise que je pourrai faire mienne… Mais c’est bon de la lire ici dans la têtes d’autres personnes !!! « aller voir ailleurs, c’est la façon que l’on trouve pour gérer une insatisfaction dans le couple qui ne trouve pas de solution » ! c’est bien ce que je disais plus haut, j’ai tenté le dialogue à de nombreuses reprises sans succès. Alors, cette solution là, n’est peut-être pas la bonne, mais…
    5à7 : laisser à l’autre une part de liberté, c’est aussi, lui dire qu’on l’aime, je te rejoins encore sur ce point, car c’est extrêmement difficile. On ne peut s’empêcher, malgré tout d’avoir un petit reste de possessivité… Arriver à vivre sa vie comme le fait Vega est tellement rare !
    De tout cela, je retire que je suis bien plus forte pour décrire un beau moment que pour mettre mes sentiments en lettres… Mais certaines d’entre vous le font bien mieux que moi :). Je pensais que ce sujet serait un peu plus « épidermique », mais j’apprécie que le débat soit raisonné et courtois. Un bel échange… merci !

  • #84 Emphiris le 1 avril 2010 à 11 h 07 min

    C’est superbement bien écrit.

  • #85 Adeline38 le 1 avril 2010 à 11 h 17 min

    D’abord bonjour tout le monde, je parcours depuis pas mal de temps le blog d’Hélène mais aujourd’hui est un grand jour!! Ça y est je saute le pas je laisse mon premier commentaire!!
    J’ai lu le texte de Claire avec attention, puis tous les commentaires et du haut de mes 21 ans je reste perplexe…
    Je suis en couple depuis 5 ans avec mon homme et au début de notre relation (au bout d’un an environ) j’ai ressenti énormément d’attirance pour quelqu’un d’autre… j’en ai parler à mon homme en lui expliquant que je voulait réfléchir à tout ça… mais la souffrance que j’ai lu dans ses yeux à ce moment là, m’a tellement brisé le coeur que je me suis rendue compte immédiatement que quoi qu’il arrive et quelque soit le désir que j’avais pour une autre personne, je lui resterais fidèle car je l’aime beaucoup trop pour le faire souffrir… et à chaque fois que je ressens du désir, ou de l’attirance pour un autre(heureusement c’est pas tous les jours ;-) ) je repense à cette souffrance que j’ai lu dans ses yeux il y a 4 ans et cette attirance s’arrête net… parce que je l’aime…
    Il y a deux ans de cela c’est lui qui a fait un faux pas… mais je ne l’ai appris qu’après… quand la fille en question m’a appelée pour me prévenir du comportement de mon homme qui lui envoyait des mots doux, la poussait à quitter son copain etc… quand j’ai appelé mon homme (en larmes) pour le confronter à cela il n’a pas nié, il a fondu en larmes lui aussi, s’est excusé et m’a expliqué que c’était terminé depuis longtemps, qu’il ne s’était rien passé d’autre et qu’il ne voulait pas me perdre… j’ai fini par pardonner et suis restée avec lui… après tout il ne s’était rien passé…
    Mais moi qui m’était toujours jurée que je quitterais à l’instant l’homme qui me serait infidèle je me pose la question maintenant… est ce que je serais réellement capable de le quitter… est ce que je lui pardonnerais… est ce que ça ne me rongerais pas trop, au point de me gâcher la vie…
    En tout cas je sais que je ne pourrais pas le tromper et lui cacher, et comme lui avouer serait trop le faire souffrir… et bien je ne le tromperais pas!! Maintenant j’espère que ça sera pareil de son côté parce que je m’en relèverais difficilement, vu à quel point j’ai ce besoin de sécurité, de solidité…

    (PS: Désolée pour ce pavé, probablement farci de choses inintéressantes pour une autre que moi…)

  • #86 Avecunautre le 1 avril 2010 à 12 h 19 min

    Pour moi il ne s’agit pas vraiment d’une question de place.
    Mon équilibre personnel est une sorte de puzzle en 3D, où il y a ma famille, mes enfants, mes amis, mon job mais aussi ma vie associative, mes lectures, les concerts auxquels je vais, les copines, les soirées chez Mac abbesse et les petits restos avec une collègue etc.
    Chacune des pièces est une composante de mon bonheur plus ou moins importante. Je ne suis pas de ses femmes pour qui mari et enfants sont tout et qui sans l’un ou l’autre se retrouve désemparée à errer dans la maison.
    Mon mari me désire toujours mais il n’a pas la sensualité de mon amant , et mes tentatives pour changer les choses n’ont pas abouti
    A partir de là il y a peu de solutions :
    – Accepter la frustration
    – Passer à l’acte et se taire
    – Quitter son homme
    Je ne vois pas l’intérêt de retirer de grosses pièces de mon puzzle ( explosion de la cellule familiale) pour combler un désir.
    Je pourrais laisser une pièce manquante, je choisis de la remplir,
    Je pense que quelque part sur long terme cela stabilise mon puzzle. Je crois qu’une pièce manquante peut entraîner un effet domino plus dévastateur qu’il n’y parait ( exemple cité par l’une d’entre vous : pétage de plomb à 45 ans et départ avec une jeunette).

    Un grand merci à toi Hélène, pour cet espace que tu nous offres.

  • #87 Hélène le 1 avril 2010 à 12 h 40 min

    Adeline38: merci pour ton commentaire (pas du tout inintéressant), et bienvenue parmi nous ;-)

    Avecunautre: merci à vous d’en faire cette discussion si passionnante (et à mon avis, très importante).

  • #88 Momo le 1 avril 2010 à 13 h 53 min

    Mademoiselle Coco: J’entends bien ; avant la prépa c’était la même chose pour moi, j’étais moche mais j’avais beaucoup de proches, je ne « manquais » que d’un copain.
    Mais tout s’est inversé depuis la fin de l’acné et de l’appareil dentaire, en plus en prépa maths il y a vraiment peu de filles et j’ai du mal avec celles-ci, je ne traine qu’avec des garçons. Alors oui, au début ça me plaisait d’être convoitée par mes « amis », ceux qui ne me connaissaient pas me disaient qu’il fallait arrêter de chauffer toute la classe, j’avais une réputation sulfureuse et je jouais avec la fascination/admiration/jalousie/mépris que j’inspirais. Mais très vite j’ai senti le manque d’ami véritable, je n’avais personne à qui parler quand je n’allais pas, et franchement c’est une solitude beaucoup plus pesante que le célibat. Quand je montrais que j’étais triste, ils essayaient d’en profiter.
    Être un objet de convoitise ou inspirer l’amour à celui qu’on aime c’est extrêmement grisant, mais c’est par à-coup, c’est trop peu stable pour en faire autant dépendre son bonheur comme je l’ai fait.
    C’est peut-être parce qu’en ce moment je vois surtout les côtés négatifs d’être d’abord une femme-objet au quotidien, mais j’allais bien mieux quand j’avais des amis et aucune vie sentimentale.

  • #89 Momo le 1 avril 2010 à 14 h 07 min

    En tout cas, l’article comme les commentaires sont vraiment, vraiment enrichissants (en tout cas pour moi qui n’ai pas encore beaucoup vécu).
    Merci beaucoup à toutes les personnes qui ont pensé, réfléchi et écrit tout ça, merci Hélène de tenir ce blog.

  • #90 Little Butterfly le 1 avril 2010 à 14 h 46 min

    Bonjour à toutes,

    @Claire, une amie m’a envoyé le lien vers ce commentaire… Je ne prends que rarement le temps de lire car trop débordée au boulot et le soir très fatiguée…

    Je ne pourrais pas raconter mon histoire, peur de tomber peut-être sur une connaissance, et les réactions pourraient avoir un goût amer.

    J’étais en couple, et j’ai rencontré quelqu’un de plus âgé, lui aussi en couple bien installé. J’ai freiné, il ne m’attirait pas plus que ça, mais c’est toujours sympa de savoir qu’on plait, moi qui n’arrive pas à vivre avec moi-même, et mon image… Avec le temps, j’ai appris à l’apprécier, beaucoup, un peu plus chaque jour… jusqu’à ne plus pouvoir me passer de ces moments d’intimité et de complicité (professionnels qui glissent vers le personnels). En rentrant de congés, on passe à la vitesse supérieure, je rentre de plus en plus tard, je prends de plus en plus de plaisir à rester au boulot … avec lui. Une soirée de textos, et c’est la descente vers … une passion. Je freine toujours pour ne pas souffrir, mais lui est déjà amoureux, un amoureux parfait, expérimenté, attentionné, présent, romantique, patient… un rêve… on rêve ensemble et il finit par me faire croire en un avenir avec lui, malgré toutes les barrières (et il y en a !!!!!). Mon ami apprend ma relation, je n’ai pas encore été plus loin que le flirt, mais j’aime les 2… après quelques jours de réflexions, je préfere vivre seule, sous entendu laisser la possibilité à ma relation extra conjugale d’avoir un avenir…

    On part un week-end ensemble, et je comprends le sens du mot « vivant », je me sens libérée, vivante, je profite de chaque seconde avec lui… et le plaisir charnel est à son paroxysme, toute une nuit d’amour, une nuit érotique, passionnelle, caline, deux êtres qui ne font qu’un, de coeur et de corps… jamais je n’ai vécu ces sensations, il me fait découvrir tant de choses, et j’aime !

    On continue peu de temps notre relation, sa femme le découvre et j’y met un terme… Malgré moi, malgré le mal qui me broie le ventre, le manque qui me déchire le corps, le coeur… Nous sommes incapable d’abandonner cette histoire, incapable de s’oublier l’un l’autre, mais il ne se passe plus rien de charnel, on rentre dans un cycle du « je t’aime moi non plus »… Mais j’ai besoin de lui… et l’histoire continue « virtuellement », « sentimentalement »… c’est peut-être pire…

    On finit par se fixer RDV après quelques semaines, mais contretemps, 1 fois puis 2 fois… Sa femme m’appelle, je met à nouveau un terme. Sans succès…

    On s’est retrouvé hier, comme si rien n’avait changé, le désir à l’identique, le plaisir décuplé, le temps qui s’arrête, et la sensation d’enfin vivre…
    Je ne sais pas où je vais, avec lui ou un autre, ou les autres… Je pensais que cette « parenthèse » me ferait à nouveau mal… Je suis rentrée le soir, du bureau, dans la voiture tout me paraissait serein, calme, beau, pur… Un moment de quiétude et d’apaisement ressenti…
    Je l’aime, mais je sais que rien est possible… et si je peux profiter d’instant magique le temps de trouver ma route, mon chemin, peu m’importe les valeurs, les conséquences, si ça me permet de vibrer sous ses mains, de sentir ma peau contre la sienne, de lire le désir dans ses yeux, et de me blottir dans ses bras… Je veux le marquer, qu’il ne m’oublie jamais… Comme il a marqué ma vie.

    Longtemps, j’ai pensé que ce genre de relation était laide, était dévalorisante pour les femmes, qui se faisiat « sauter »… aujourd’hui je découvre que finalement, on peut partager ce plaisir, on peut partager des sentiments, des sensations, sans qu’il n’y ai pour autant une relation de dominant-dominé / gagnant-perdant…

    Ton commentaire Claire, m’a fait revivre mes sensations de la veille, et si l’occasion m’en est donné, je recommencerais… pour le plaisir de lâcher prise, et de s’abandonner au plaisir…

    1000 merci

  • #91 Hélène le 1 avril 2010 à 16 h 01 min

    Little Butterfly: sois la bienvenue !

  • #92 Coralie Marie le 1 avril 2010 à 16 h 20 min

    J’ai tout lu ! Ce sujet me passionne et pour cause, je suis la maîtresse d’un homme marié depuis 6 ans, et je suis entre-temps sortie avec d’autres hommes en couple. Et rien ne m’affole plus que les certitudes de certaines personnes de mon entourage. Autour de 30 ans, forcément je vois beaucoup de mariages, de bébés… Et cela va souvent avec une vision négative de l’infidélité. C’est logique, et plus simple forcément. Mais forcément moi, avec ce que je vis, je ne peux pas avoir d’idées aussi arrêtées. Et les questions tourbillonnent dans ma tête !

    Pour être devenue par « la force des choses » (la question d’être fidèle à un homme marié ne se pose pas) polyandre, j’en vois toute la beauté : la richesse de l’intimité partagée avec des hommes très différents, l’excitation d’une rencontre rare, le plaisir du flirt, la légèreté de la liberté, les frissons de l’interdit, la beauté des ces moments hors du temps et hors du quotidien… Ces moment sont tellement précieux à vivre ! Je me sens tellement vivante lors de ces instants !
    Pourtant ce n’est pas facile. Ni d’être différente (aller seule aux mariages ou autres où tout le monde vient en couple, par exemple), ni de devoir vivre dans le secret et/ou supporter les jugements des autres, ni bien sûr d’être reléguée à la 2e place, celle de la fille qu’on ne s’autorise pas à aimer.
    J’espère rencontrer un homme que j’aurais envie d’épouser et avec qui je ferais un enfant. Bien sûr, la romantique en moi rêve que cet amour soit unique et absolu. Mais je ne suis pas sûre d’avoir envie de renoncer « au monde parallèle de la sensualité », et surtout je n’ai pas envie de m’enfermer dans une chimère, simplement parce qu’elle rend la vie plus simple. Je vois (même si pas toujours distinctement) ce que les hommes mariés cherchent auprès de moi, et je sais que ce n’est pas laid. Est-il si utopique d’envisager de fonder un couple et une famille où chacun resterait libre de mener sa vie à l’extérieur ? Est-ce vraiment incompatible avec une belle vie de couple ?

    J’aimerais vraiment avoir les réponses :-)

    Ce qui m’étonne, ce sont celles qui disent « pourquoi ne pas quitter son mari/sa femme ? ». Quand je vois les couples autour de moi, certes ils s’aiment, mais ils sont ensemble pour plein d’autres choses : parce qu’être en couple c’est la norme (quoi qu’on en dise), parce qu’ils élèvent des enfants, parce qu’ils font des projets à deux, etc… Je ne vois pas beaucoup de passions fulgurantes où il ne serait question que d’amour. Il me semble donc assez logique d’avoir plein de raisons de rester en couple, quand bien même un/une autre nous fait frémir.
    D’ailleurs, quand je vois la vie de mon amant, je suis persuadée qu’il fait moins de mal en batifolant avec moi qu’en quittant femme et enfants, même si une partie de moi en rêve bien sûr !

  • #93 Coralie Marie le 1 avril 2010 à 16 h 24 min

    Du coup j’en oublie de remercier Claire pour son joli texte !

    kila: une toute petite partie de moi a envie de te dire « fuis », mais il ne faut pas l’écouter cette rabat-joie. Savoure, vibre, c’est tellement bon ! Just be careful :-)

  • #94 Vega le 1 avril 2010 à 19 h 15 min

    Hélène: Roh… Faut pas se vexer pour ça! J’ai pas dit que je ne regardais pas la section maquillage ou la trouvait quelconque, bien sûr que je la trouve intéressante. Mais je trouve tout simplement que tu as eu une excellente idée de poser un coin où certaines pourront parler de ce qui les tracassent, motivent, dépriment et etc. C’était tout simplement pour te tirer mon chapeau. Je n’ai pas vu d’autres blogs pour le moment qui faisait ça, alors j’peux que dire bravo aussi.

    Insane: J’te remercie. Vouée à l’échec, j’en sais franchement rien! Je pense, personnellement, qu’il est en tout cas risqué de parler « d’à la vie, à la mort » tant qu’on est pas mort en étant avec cette personne, donc bon. J’ai de la chance, c’est que mon homme n’est justement pas le genre à penser que la femme doit tout faire (moi non plus j’suis pas née avec un balais entre les dents). N’ayant pas un caractère très facile, je ne peux qu’acquiescer et être d’accord à ce que tu dis là, de même que concernant la tromperie.

  • #95 kila le 1 avril 2010 à 19 h 59 min

    Little Butterfly: , Coralie Marie: vous avez trouvé la justesse des mots pour décrire tout ce qui se passe dans ma vie en ce moment. C’est un vrai tourbillon qui fait autant de mal que de bien.

    Moi aussi, j’ai une petite voix au fond qui me dit de fuir… et puis la passion qui refait surface et pfiout… envolée la dame raison ;-)
    J’espère juste une chose : ne pas traîner cette histoire qui au fond ne peut me satisfaire plus de quelques mois… mais, me semble-t-il, je me leurre. Et peut-être dans 5 ou 10 en serais-je toujours au même point. On verra bien, je DOIS arrêter de réfléchir, sinon je vais me perdre.

  • #96 cec jeune mariée le 1 avril 2010 à 22 h 04 min

    En tous cas c’est sur, le débat est intéressant :)

    Je me suis posé cette question aussi avant d’avoir une aventure avec un homme marié : pourquoi y aller alors que je suis pour la fidélité dans mon couple ?

    Ben justement, « mon » couple… ca peut paraitre paradoxal je comprends mais moi, je ne trompais personne… et surtout je n’étais pas (et de loin !) sa première ni même seule aventure du moment, je ne provoquais pas son infidélité dans un contexte de fidélité conjugal de sa part, et j’étais absolument sure qu’il n’avait aucun sentiment amoureux pour moi donc je ne rajoutais pas de « danger » dans si situation. De plus je n’ai jamais organisé un rendez-vous pour le voir – on habitait dans des villes différentes, voyageait pour notre travail tous les deux, et quand on savait qu’on était au même endroit au même moment, on se débrouillait pour passer la soirée ensemble.

    Je comprends qu’on ne comprenne pas hein :))

    S’il avait été fidèle à sa femme et qu’il avait voulu faire de moi sa seule maitresse, je n’aurais pas pu…

  • #97 le 1 avril 2010 à 22 h 34 min

    Ce que je retient de tout cela c’est qu’avant que l’infidélité arrive dans un couple (d’un coté comme de l’autre) on a toute une idée préconçue de la façon dont on va réagir. Il y a celles « moi je ne pourrai jamais supporter, je le quitterais », celles qui tolère, celles qui pensent qu’elles ne pourront jamais tromper et celles qui y pensent sans le faire et celles qui sautent le pas.

    Pourtant je pense que l’on à beau penser se connaitre et connaitre la réaction que l’on aura fasse à l’infidélité, on ne peut jamais être sûre de comment on va réagir avant d’y être confrontée. Parfois celles qui pensaient ne pas pouvoir supporter se découvrent tolérantes et celles qui se pensaient tolérantes se découvrent incapables de pardonner, parfois celles qui pensaient ne jamais pouvoir se laisse tenter …

    Je ne pense pas qu’il y ai de meilleur réaction que d’autre, tout cela remue tellement d’émotion et est tellement personnel. Chaque situation, le vécu du couple, le caractère de chacun rend chaque histoire d’infidélité unique.

  • #98 Anka le 1 avril 2010 à 23 h 44 min

    Claire, que ferais tu si tu apprennais que ton mari te trompe?

  • #99 Anka le 1 avril 2010 à 23 h 51 min

    Je vous souhaite à toutes d’être heureuses avec 1,2,3… ou 0 homme(s) dans votre vie…. Car ce qui compte c’est d’être Heureuse!!! Je profite de cet article pour dire « je t’aime Jamal » oui je sais il ne lit pas MBDF… ;-)

  • #100 Saint Luc le 1 avril 2010 à 23 h 53 min

    Tout d’abord, comme certaines je suis assez surpris qu’il n’y a pas plus de polémique que ça (même si on est entre gens de bonne compagnie ici, on peut sans doute aussi ne pas être d’accord), et qu’autant comprennent plus que bien cette situation…
    En même temps, ça confirme une intuition : en matière de relations amoureuses, la parité homme/femme existe bien malgré les idées reçues. Parce que si pendant une soirée on demande à un groupe d’hommes si ils trompent ou s’ils ont déjà trompé, un bon nombre va répondre par l’affirmative (d’un autre côté, certains peuvent vouloir se vanter, mais bon quand même pas tous…), alors que dans les mêmes circonstances peu de femmes oseront le dire à ce qu’il me semble, je pense que l’idée que les hommes sont des infidèles chroniques est bien confortée par ça.
    Maintenant, pour avoir été des deux côtés de la barrière, je sais que les choses sont plus compliquées quand on les vit que lorsque l’on y pense avant de le vivre, mais je pense aussi que le temps ne simplifie absolument pas les choses et ne permet pas du tout d’y voir plus clair, il n’y a guère que les décisions que l’on prend qui amènent quelque chose, plus le temps passe et plus le problème se ramifie, il devient d’ailleurs de plus en plus compliqué de prendre des décisions en fin de compte…
    Sans vouloir juger qui que ce soit (comme je l’ai dit, pour l’avoir vécu, dans ces cas là rien n’est simple), pour ma part, je crois malgré tout que cela se résume à un problème d’honnêteté : ce qui compte c’est d’être réellement en accord avec soi-même, avec les limites que l’on se fixe pour son couple, voila tout. Tout dépend de ce que l’on avait décidé comme accord au départ et de celui que l’on est prêt à avoir du coup (parce que si l’on franchit le pas, il n’y a pas de raison que l’on exige de l’autre ce que l’on n’a pas soi-même réussi), si l’un ne veut pas, il n’y a donc plus qu’une solution. Par contre, ce qui me gêne c’est la tendance assez courante à attribuer la cause à l’autre, ou à justifier son comportement par un manque dans le couple, plutôt qu’en soi-même, parce que si l’on se sent réellement « vivant » avec quelqu’un d’autre il faut sans doute avoir le courage de cesser de se sentir l’ombre de soi-même dans son couple. Ce n’est pas forcément l’autre qui ne nous apporte pas ce que nous voulons, mais peut être nous qui voulont plus que ce que l’autre peut nous offrir…

  • #101 Saint Luc le 1 avril 2010 à 23 h 56 min

    Désolé, je n’avais pas vu que je n’avais pas sauté assez de lignes…
    Sinon, je reconnais que le texte est très très bien écrit et rend très bien ce que l’on peut ressentir.

  • #102 claire la discrète le 2 avril 2010 à 2 h 14 min

    Emphiris : merci :)

    anka : s’il me trompe ? Je souffrirai, bien sûr ! D’autant que j’ai une confiance en moi très très limitée (c’est peu dire)… Je ne suis pas du genre à tempêter et casser la vaisselle. Je pense que je tenterai de comprendre pourquoi. Ce qu’il a pu trouver chez elle qui lui fait défaut chez moi ou dans notre couple. Je lui ai souvent dit que je pouvais comprendre une « erreur » mais que, quitte à me tromper, j’aimerai autant ne pas savoir, et qu’il ne tombe pas amoureux… ça, ça serait vraiment une catastrophe

    Saint luc : d’accord avec toi, dans un couple, on est deux et la faute n’incombe pas à 100% à l’autre. Comment faire, toutefois, lorsque tu tentes d’en parler, à plusieurs reprises, et que l’autre ne réagit pas ? Lorsque tu lui dis clairement « je m’ennuie, dans cette vie », « je n’en peux plus », « j’ai envie de toi », « partons quelques jours, j’ai besoin d’oxygène » et que tu obtiens pour seule réponse un sourire, une caresse distraite et qu’on te répond « au fait, tu as pensé au gigot pascal » ou encore « t’as des nouvelles de ta mère ? » (mais p*t… qu’est-ce que vient faire ma mère là-dedans !?!)

    Coralie marie : :-) il me semble que ta façon de voir est assez lucide.Quant à rester libre de mener sa vie, même en couple… parfois je me dis que nous sommes tellement multiples (tellement de personnalités différentes) et tellement évolutifs dans le cours d’une vie, qu’il est « normal » d’avoir envie de partager notre vie avec des personnes extrêmement différentes les unes des autres… d’autres fois je me dis que c’est un peu trop facile de « papillonner » et qu’une relation de complicité de 20 ans, ça doit mériter de prendre sur soi… Il n’y a décidemment aucune bonne réponse, tout dépend du moment (plus ou moins fragile) des circonstances, de l’autre, des autres, et probablement de ses convictions (la religion peut probablement être un « garde fou » pour certains, par exemple)

    Little butterfly : C’est bien le problème, au bout du compte, on peut se laisser emporter par des sentiments que l’on n’avait pas du tout vu venir !

    Adeline 38 : c’était, au contraire intéressant, ça permet de voir combien notre façon de voir peut évoluer…

  • #103 milouenmai le 2 avril 2010 à 3 h 46 min

    je viens de tout lire…..ton texte est magnifique même érotique…
    en lisant les commentaires, je revivais un peu de ma vie.
    A 20 ans je le rencontre ce grand amour,la fidélité est pour moi la clef de notre relation, je l’aime tant, il m’aime tellement pourquoi aller voire un autre la passion est dans notre vie et dans notre lit….
    s’il me trompe je le quitte.
    .les années sont passées 25 exactement, et il y deux ans mon homme si amoureux l’était moins, passait beaucoup de temps avec son ordinateur son blackberry…..je savais que les choses avaient changées, entre nous,moi d’abord, trois enfants quelques kilos en trop, lui dans boulot de cadre si supérieur….il vieillissait tout en charme je vieillissais seulement.
    Et la, je découvre ses différentes infidélités , et surtout la dernière, je lis et relis leurs e mails a m’en faire crever de chagrin….il est a l’étranger a ce moment la, je lui téléphone et il s’effondre , reviens immédiatement….
    et bien je lui ai pardonné, moi l’intransigeante, nous sommes redevenus des amoureux, des amants, nous nous sommes reparlés, re-aimés ,re -désirés, aujourd’hui se sont nos emails que je relis a m’en crever le cœur, je ne sais pas si c’est l’age, mais pas un jour, je ne regrettes ce pardon. cela n’a pas été sans douleur, mais ce que je sais aujourd’hui
    Il ne faut jamais être catégorique en amour.
    Laissez votre cœur parlé, et soyez heureuse avec 1 ou plusieurs hommes mais soyez toujours en accord avec vous même…l’amour est rare si on le tient pour un peu..ou plus il faut le chérir
    .Le fait d’aimer et/ou d’être aimer, sentir ce frisson dans le creux du ventre…me fait sentir femme, jeune, belle et mince….même si je ne le suis plus tout a fait, je le suis dans les yeux de l’homme qui m’aime, et je me sens, a nouveau, vivante. croyez moi mieux qu’un lifting

  • #104 Cervelle le 2 avril 2010 à 3 h 50 min

    Saintluc :

    en disant qu’il y a un manque dans le couple, je ne pense pas qu’on rejette la « faute » sur l’autre…
    plusieurs commentaires l’ont très bien décrit : les envies, les attentes ou les besoins évoluent avec les temps, et parfois pas dans le même sens pour les deux parties d’un couple.
    et ça, c’est la faute à personne…
    je n’ai pas senti dans les situations décrites une accusation de l’autre, simplement le constat que sur certains points, la compatibilité n’est plus là.
    je pense sincèrement qu’il ne doit pas y avoir d’accusation, ni de culpabilité dans ce genre de situation, tout simplement parce que ni l’un ni l’autre n’y peuvent quelque chose…
    on ne peut pas se sentir coupable d’avoir évolué, ou reprocher à l’autre de ne pas avoir changé (ou l’inverse), vu le peu de contrôle qu’on a sur ce que la vie nous envoie à la figure.

    après, la façon de vivre (ou de chercher à palier à) ce décalage dépend de chacun, et de chaque couple.
    Certains vont chercher à réparer à tout prix, d’autres vont aller trouver ailleurs ce que le couple ne leur apporte plus, ou combler de nouveaux besoin. c’est là que je fais la grande différence par rapport à ce que tu dis : ce n’est pas l’autre qui pose problème, c’est le couple…

  • #105 Little Butterfly le 2 avril 2010 à 10 h 36 min

    Bonjour à toutes,

    Beaucoup de choses à commenter, je ne sais pas si j’arriverais à donner mon avis sur tout… en peu de temps, boulot oblige ! Mais le sujet est tellement prenant que je ne peux m’en empêcher…

    J’allais me marier dans 6 mois quand j’ai commencé ma relation avec…, j’ai été tellement troublée, que j’avais besoin d’en parler à 2 de mes amies… Au début elles n’ont rien dit… Puis j’ai reçu un mail « il faut qu’on te parle, avant que la situation n’empire… » . J’ai eu mal de cette phrase qui me jugeait, me culpabilisait… Nous nous sommes disputées, assez violemment, et j’en ai beaucoup souffert… L’une a compris avec le temps, et cela nous a énormément rapprochées, l’autre n’a pas cherché à comprendre, et quelque chose s’est surement cassé entre nous… C’était plus fort que moi, je l’avais dans la peau… Cette amie n’a vécu qu’une expérience dans sa vie, elle a un enfant, un homme depuis 11 ans, une vie « normale », « banale »… J’étais comme elle, jusqu’au jour où ça vous tombe sur le coin du nez, et moi aussi j’aurais dit à mon amie, c’est mal, la situation est vouée à l’échec, jamais je ne tromperais, jamais je ne serais une maitresse… Temps qu’on est pas dans la situation, on ne devrait pas dire que… chaque situation est différente mais on a souvent des principes théoriques qui en pratique sont à l’opposé… maintenant je dis on verra et plus « MOI ? Jamais… Je n’accepterais jamais… je ne ferais jamais… » les sentiments et les émotions sont souvent plus fort et c’est aussi ça qui est bon !

    Pourquoi je me suis laissée tenter ? Effectivement, comme Claire, j’ai rabaché 100 fois, je m’ennuie, on fait ci ? on fait ca ? j’étais le seul moteur de mon couple, et le seul moteur de la préparation de mon mariage… j’étais devenue presque transparente, et intimement… à moins de 30 ans ! WAHOU ! no man’s land ! Je e suis donc imaginé à 40 ans, trompée, abandonnée par mon mari en pleine crise, qui irait coucher avce des petites jeunettes, moi et mes 3 petits canetons, qui auraient déformés mon corps, vieillie… avec le regret de ne pas avoir profiter de ces tentations, de ces moments qui s’offraient à moi, avec les hommes… Aujourd’hui encore je veux des enfants, je veux un homme, mais d’abord je n’y crois plus, et ensuite je ne me sens pas capable d’abandonner ces papillons dans le ventre, cette liberté… ça me fait peur…
    Donc effectivement, on était 2 à avoir laisser notre couple se morceler… Il y a aussi les évolutions différentes de vie, de carrière, de pensée, de vision d’avenir…
    Aujourd’hui encore j’aurais préfére me rendre compte de rien… et me marier… mais je sais au fond que c’est un mal pour un bien…
    On apprend de ses erreurs, on se construit des expériences les uns avec les autres… et je ne crois pas en l’amour éternel, sans accroc, même si ça fait souffrir, la vie nest pas une ligne droite comme je l’imaginais…

    Cette belle expérience, malgré toute la douleur, le mal, le manque, le « chaos » qu’elle a mis dans ma tete, et dans mon coeur, et dans ma vie, je ne la regrette pas… j’ai tellement appris de lui, d’ailleurs j’ai dit à sa femme, « j’ai besoin de lui », plus de notre complicité, que de notre intimité (euh, même si c’est quand même hyper bien !) … Il m’a libérée et a fait de moi un peu de celle que je voudrais être… il m’a considérée comme une vraie femme, malgré la différence d’âge, il m’a fait rêvé, il m’a fait oublié le temps quelque moi et le plus douloureux ce sont les souvenirs de ce passé qui ne reviendront pas, et qu’on aimerait revivre encore et encore, pour profiter, savourer chaque seconde…

    Bonne journée

  • #106 Hélène le 2 avril 2010 à 12 h 07 min

    milouenmai: bienvenue à toi !

    Merci à toutes (et tous ;-) pour cet échange si bien intitié par Claire, je trouve ça hyper enrichissant.

  • #107 Saint Luc le 2 avril 2010 à 22 h 33 min

    Cervelle: Je ne parlais pas tant de ce qui est décrit ici (encore que parfois ça se rapproche un peu de ça), mais plutôt de ce qui est dit en général dans ces cas là.
    En fait, ce n’est pas le manque que tu décris qui me fais tiquer que l’expression « je me suis sentie vivant(e) » et autres « j’ai l’impression de revivre », qui semble indiquer que le couple ne remplit pas son rôle, que beaucoup trop de domaines et d’attentes ne sont plus comblées, et que le couple est vécu alors plus comme un enfermement que comme une source d’épanouissement. Dans ce cas, je ne comprends pas bien pourquoi l’on reste dans ce qui nous fait étouffer et nous étioler.
    Mais je me trompe peut être, et ce n’était peut être qu’une façon de parler à propos du désir, de se sentir désirée et désirable…

    Par contre, je voulais aussi souligner que tous les beaux discours que l’on peut tenir avant non seulement peuvent être réduits à néant quand la situation est là, mais aussi suivant la personne que l’on a en face de nous. Je me souviens que je disais plus jeune que je partirai dans ces cas là, puis c’est arrivé, et je n’ai pas pu l’accepter ni pardonner et je suis donc parti la mort dans l’âme, sauf que bien plus tard pour une autre personne je ne suis pas parti et j’ai réussi à pardonner et à accepter parce que j’y croyais (et même si finalement ça n’a rien donné par la suite) dur comme fer cette fois-ci. Il n’y a donc pas de règles, et même pas suivant l’expérience que l’on peut avoir déjà connu, c’est à chaque fois une nouvelle donne.

  • #108 Insane le 3 avril 2010 à 0 h 30 min

    milouenmai: je suis très émue par ton témoignage. Je te souhaite beaucoup de bonheur. Parfois le pardon est aussi une force de caractère …

  • #109 Hélène le 3 avril 2010 à 9 h 19 min

    Saint Luc: « il n’y a pas de règles » : je crois que tu as résumé là l’essentiel de ce sujet.

  • #110 Florence le 3 avril 2010 à 11 h 42 min

    Ca me fait un peu froid dans le dos ces commentaires de femmes qui acceptent la trahison de leur mari comme si, passé un certain age, on ne peut plus exiger qu’on nous soit fidele. C’est triste cette idee de date de péremption, non?

  • #111 Juju le 4 avril 2010 à 9 h 36 min

    très joli texte Claire, qui donne envie de ressentir les mêmes émotions…
    Ne faisons pas de généralités, les hommes ne sont pas tous les mêmes…Il y a deux ans, après 10 ans de vie commune avec mon cher et tendre, j’ai éprouvé pour la première fois une attirance physique quasi électrique envers un collègue de travail.
    Avec mon mari, nous vivons une réelle relation amoureuse, une vie sexuelle très satisfaisante et très présente dans notre couple. Nous rions beaucoup, nous nous parlons de tout. Je lui ai donc dit, assez rapidement, ce que j’éprouvais pour ce séduisant collègue, une forte attirance, et l’envie brutale qui me saisissait chaque fois que je le voyais, qu’il me prenne dans ses bras et m’embrasse…
    Ma chance, c’est que pour lui, la définition de l’amour, c’est qu’aimer, m’aimer, signifie qu’il fera tout pour me rendre heureuse, ou me voir heureuse. Alors il m’a dit, au bout de longues, très longues discussions (durant lesquelles je voulais m’assurer que son accord n’était pas justement un signe de lassitude ou même une mise à l’épreuve) de vivre ce que je voulais vivre avec cet autre homme, puisque je ne parlais pas de sentiment, mais simplement de contact physique.
    J’ai donc très simplement dit à mon collègue ce que je ressentais, à quel point le désir de sentir sa peau contre la mienne me rendait folle. Un peu sous le choc le collègue…il lui a fallu quelques jours pour se remettre, c’est pas tous les jours qu’une femme mariée va voir un homme marié en lui avouant son désir, et en lui disant que son propre mari lui a donné sa bénédiction. Amen ! Nous avons vécu des parenthèses volées, cachées, intimes, dans sa voiture, derrière un arbre, un soir dans mon bureau, des moments de chaleur, de passion, de tendresse…Jamais je ne me suis sentie aussi belle, aussi désirable, mon mari ne m’a jamais trouvée autant sensuelle que pendant ces quelques mois…je lui disais tout, et il vivait par procuration cette étrange relation…avec un plaisir non dissimulé…
    Pour tout vous avouer, je n’ai pas franchi le pas, je voulais que cela reste léger, et nous n’avons pas couché ensemble, mais nous avons pris chacun beaucoup de plaisir physique malgré tout.

    Parfois, dans un demi-sommeil, je revis tous ces instants passés avec lui, ses mains, sa peau, son odeur…

    Je ne sais pas si cela recommencera un jour, avec un autre, mais l’avoir vécu, wahou, quel pied !

  • #112 Hélène le 4 avril 2010 à 12 h 25 min

    Florence: bienvenue à toi ;-)

    Juju: sois la bienvenue ;-)

  • #113 Claire la discrète le 5 avril 2010 à 0 h 58 min

    Milouenmai, littebutterfly : Que d’histoires émouvantes !
    juju : il faut, en effet, aimer quelqu’un bien fort et être sûr de cette personne pour pouvoir « autoriser » ce type de relation. Belle histoire d’amour.

  • #114 linou-en-visite le 11 avril 2010 à 22 h 37 min

    Bonsoir à toutes,

    je parcours ce blog depuis quelques jours et voilà que je tombe ce soir par hasard sur le joli texte de Claire et sur tous vos témoignages, vos réactions…
    Je ne sais plus trop quoi dire ni trop quoi penser mais je sais que j’ai envie (besoin?) d’apporter ma petite histoire…
    A 19 ans, j’ai eu le coup de foudre pour un jeune homme russe alors que j’étais moi-même en séjour à l’étranger. Coup de foudre réciproque puisqu’une fois rentrée chez moi, alors que je pensais ne jamais le revoir, je l’avais vu débarquer à l’aéroport pour une visite impromptue! Nous avons vécu une relation longue distance pendant plus de 2 ans, 2 ans de mails, coups de téléphone et retrouvailles/séparations dans les aéroports…J’étais folle amoureuse de lui, il était beau, brillant, tendre et c’était mon premier amour. Un mois après l’avoir rencontré, je lui avais dit que j’aimerais qu’il soit le père de mes enfants et je pleurais parfois de bonheur de me réveiller à ses côtés…Nous avons fini par réussir à vivre ensemble (pas simple quand on s’est éprise d’un russe…) mais la vie n’a jamais été tendre avec nous: difficultés pour trouver un endroit où vivre et travailler tous les deux, problèmes de langue et culture avec la belle-famille…Il me semble qu’assez rapidement, sous la couette, le désir s’est émoussé une fois installés ensemble…Malgré tout nous nous sommes mariés et avons eu, 2 ans plus tard, une superbe petite fille mais entre nous, sexuellement, c’était le désert…Je me sentais laide et mal-aimée. Je le trouvais souvent sur des sites pornos, il me parlait parfois d’échangisme…J’avais l’impression que nous étions devenus des colocataires: intellectuellement nous étions en phase et nous nous aimions beaucoup mais nous n’étions plus en phase. J’essayais parfois d’évoquer le malaise, le problème, bien consciente qu’à à peine 30 ans nous n’allions pas pouvoir continuer à vivre comme ça mais il prétendait que tout allait bien…Et puis il a fini par trouver un boulot à l’autre bout de la France qui l’a obligé à passer la semaine loin de ma fille et moi. Finalement, il n’est revenu que tous les 15 jours, prétextant la longueur du trajet…Je gérais ma fille toute seule tout en essayant de passer un concours afin de stabiliser notre situation car j’avais malgré tout envie de vieillir à ses côtés…J’ai vite compris qu’il me trompait. Il mentait très mal, ne me touchait plus…Il a fini par passer aux aveux le jour des 4 ans de notre fille: il me trompait, avec des filles qui n’étaient là que pour le sexe, les bons moments et il n’avait pas l’intention d’arrêter mais c’était moi qu’il aimait, avec qui il voulait vivre, vieillir et avoir d’autres enfants! Il avait rajouté que je m’étais laissée aller et que j’étais nulle au pieu, histoire d’enfoncer un peu le clou…Ah oui, et il m’invitait également à m’amuser moi aussi!!! J’étais abasourdie. J’ai pleuré, beaucoup pleuré et très peu dormi pendant deux ou trois semaines. J’ai crû crever de chagrin. Mon Amour me faire autant de mal??? Mon rêve de famille unie (mes parents sont divorcés) s’écroulait mais j’ai vite compris que jamais, plus jamais je ne pourrais lui faire confiance et surtout, je lui en ai voulu, alors que je tirais la sonnette d’alarme depuis des mois, d’être allé chercher la solution ‘ailleurs’, d’être allé se consoler dans d’autre bras alors que moi, je me battais pour ‘nous’. On aurait peut être pas réussi à sauver notre couple mais on aurait au moins pu essayer…Il n’avait pas non plus besoin de m’enfoncer, moi, en tant que femme. Bref, après avoir bien pleuré, j’ai réagit, consciente que mon amour pour lui s’était évanoui avec ses révélations fracassantes et qu’entre nous, tout était fini. J’ai balancé toutes mes vieilles culottes (hihi!), perdu 4 kilos et recommencé à me maquiller un peu, me mettre des boucles d’oreilles, à bosser mon concours et à partir en escapade avec ma puce. J’ai aussi été très étonnée de me voir si sollicitée par les hommes.En 11 ans de relation avec mon mari, je n’avais jamais prêté attention aux autres hommes ni à leurs réactions envers moi et là, je découvrais que je plaisais énormément. J’ai eu une aventure d’été puis une relation de 6 mois et là, depuis quelques mois, je vis avec un homme formidable qui nous rend très heureuses, ma fille et moi. Par contre, je me rends bien compte que je n’aime pas cet homme de la même façon que j’ai aimé mon mari et que la blessure que m’a causée sa trahison est encore vive…J’ai grandit, perdu mes belles illusions sur l’amour-plus-fort-que-tout (mes fesses, oui!)…Je sais qu’au bout d’un moment, le désir s’émousse, que l’on finit par moins se prêter attention et qu’à ce moment-là, tout est possible, que rien ne semble plus salvateur qu’une aventure…J’espère malgré tout qu’avec cet homme qui m’accompagne désormais, nous parviendrons à éviter cet écueil, à ne pas nous faire de mal car, je le crains, l’infidélité finit toujours pas blesser quelqu’un, même si je conçois très bien qu’elle puisse être tentante…

    Le témoignage de Milouenmai m’a émue aux larmes et j’ai également été très touchée par le témoignage de la personne dont j’ai oublié le nom (pardon!) qui disait avoir une aventure mais craindre que son mari s’éprenne d’une autre…Personnellement, si j’étais restée avec mon mari volage, je suis persuadée que j’aurais fini par tomber amoureuse d’un autre et le quitter, devant le peu d’intérêt et de respect qu’il me portait…Désolée, j’ai été très longue…

    Beaucoup de bonheur à toutes, quoi qu’il en soit! :)

  • #115 Hélène le 12 avril 2010 à 8 h 41 min

    linou-en-visite: sois la bienvenue ;-)

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