Une chaussure à son pied…, par Kip

11 mars 2009

« Je ne me ruine pas en chaussures; ce qui ne veut pas dire que je ne les aime pas. J’admire souvent la délicatesse d’une boucle, la fantaisie d’un modèle, la ligne vertigineuse d’un talon, ou une jambe  qu’un escarpin a joliment galbée. Oui, mais je suis une fille pragmatique, qui ne roule pas sur l’or, qui aime marcher vite et qui sait à quel point un talon trop haut peut gâcher une journée, surtout si la dite journée doit être un tant soit peu occupée à rester debout -souvent mon cas, de par mon métier.

Par conséquent, j’ai relativement peu de chaussures mais je les choisis avec soin. Une paire de bottes très jolies et sans prétention, qui ont coûté un peu cher, mais qui vont avec tout. Et qui en plus sont confortables. Une paire de Stan Smith un peu stylées mais pas trop. Des escarpins ramenés de New-York, mignons comme tout et parfaits avec un jean. Voilà le côté raisonnable.

D’adorables escarpins rayés rouge et blanc, ouverts au bout, très Grace Kelly- mais qui m’ensanglantent les pieds au bout de deux heures; des stilettos ultra-glamour, bronze, orange et fushia, trouvés dans une petite boutique en Afrique – mais qui se sont révélés un peu trop grands une fois rentrée en France; des salomés qui me font le pied fin et délicat – mais dont la cambrure me laisse le dos en piteux état… voilà pour le côté pas raisonnable, en tout cas une partie, celui des chaussures dont on sait très bien qu’elles vont faire mal, voire faire souffrir le martyre, mais qu’on ne peut s’empêcher de porter pour les quelques heures de grâce qu’elles apportent.

Mais la semaine dernière j’ai trouvé les chaussures parfaites. Parfaites pour moi en tout cas. Cela faisait plusieurs mois que je cherchais, sans trouver de modèle suffisamment joli, original et abordable pour me décider. Le talon est ni trop haut ni trop bas; elles sont élégantes sans être trop habillées; elles sont à la mode sans me transformer en mouton fashion; elles me font une cheville toute fine; elles vont avec tout y compris mes robes (autre grand sujet de réflexion vestimentaire sur le mode ‘est-ce vraiment raisonnable’, soit dit en passant)… bref, elles sont parfaites, et je suis bien contente de m’être donnée un peu la peine de les chercher.

J’ai lu ou entendu je ne sais plus où que la relation qu’une femme entretenait avec les chaussures était en général révélatrice de sa relation aux hommes. Je ne me suis jamais vraiment penchée sur la question, mais il se trouve que dans mon cas cette allégation est assez juste.

Avec les hommes, depuis un grand amour qui m’a laissée morte de chagrin, j’oscille un peu entre le pragmatisme et la stupidité. Je suis sortie avec un certain nombre de mecs, certains très beaux, certains très séducteurs, avec toujours l’intime conviction que je n’avais rien à faire avec eux – mais je le faisais quand même; parfois ça m’a fait souffrir; d’autres fois, ça m’a juste asséché un peu plus le cœur et persuadée que l’amour fou ne se rencontre qu’une fois, si on a la chance de le connaître, et que ma fois à moi était passée.

Et puis, au bout de quelques années, j’ai rencontré l’homme avec qui je vis aujourd’hui; en fille terre-à-terre et de mon époque, je l’ai rencontré par Internet; rien de très romantique mais le romantisme, ça me gonfle. Je suis bien avec lui; notre relation est simple et solide.  Elle n’est pas partie d’un coup de foudre, mais plus d’un « jour après jour » qui s’est transformé en « chaque jour ». C’est lui qui m’a offert mes jolies bottes noires.
J’étais assez sceptique au début, j’ai eu des doutes. Parfois des rêves de mon ex sont venus me hanter. Mais au fil du temps je me suis rendue compte qu’une relation amoureuse n’avait pas à être nécessairement pleine de sang et de larmes pour être belle et avoir de la valeur. Et je le pense toujours.
Seulement voilà…
Vous voyez la suite venir gros comme une maison, n’est-ce pas? Et vous avez raison.

La suite, elle est aussi simple et en même temps aussi compliquée que trouver les chaussures parfaites.

Il y a quatre mois je suis arrivée sur un nouveau lieu de travail.  Parmi mes nouveaux collègues, je croise le regard d’un jeune homme souriant.
Nous avons à travailler ensemble et dès notre première conversation il m’informe qu’il n’est là que quelques mois car il part rejoindre sa compagne à l’étranger. Ok, j’ai pris note. Mais j’ai remarqué en même temps la couleur de ses yeux, et je sais pertinemment que quelque chose est né dès ce moment là, même s’il m’a fallu un certain temps pour l’admettre et même si je ne pourrais pas honnêtement parler de coup de foudre.
Simplement, quelques mois plus tard, juste avant son départ, j’ai bien dû admettre que son départ m’attristait beaucoup plus que le départ d’un simple collègue, et m’avouer que je recherchais sa compagnie beaucoup trop systématiquement pour qu’il n’y ait pas un peu plus qu’une proximité amicale. Un soir, j’ai donc voulu lui dire, juste, qu’il allait me manquer; que je garderais en mémoire comme des souvenirs précieux les moments passés avec lui. Que c’était des moments juste bien. Qu’il me plaisait beaucoup, et que la vie me semblait un peu douce amère, un peu ironique de l’avoir mis sur mon chemin  juste un peu trop tard, peut-être.
Sauf que le temps que je me lance, c’est lui qui a pris la parole; pour me dire qu’il était amoureux de moi. Éperdument amoureux, en fait. Et de tout ce qu’il m’a dit, je n’ai pas envie de parler ici, car cela m’appartient. Et aussi parce que cela me fait trop mal encore. Je sais juste que c’était les plus belles choses qu’on m’ait jamais dites, dans le genre « ce que j’ai toujours attendu qu’on me dise »; elles me sont allées droit au cœur; et je suis rentrée bouleversée et abasourdie chez moi.
Mais il m’a dit aussi qu’il allait partir. Que sa compagne ne méritait pas ça, qu’elle était merveilleuse, adorable, qu’il l’aimait elle aussi, qu’il était terriblement malheureux de partir mais qu’il ne pouvait pas lui faire ça.
Et il est parti.
Le lien avec les chaussures, me direz vous? Ben, les parfaites qui semblaient faites pour moi, je les avais trouvées deux ou trois jours avant…

Et maintenant, il y a trois voix qui se disputent en moi.
La première est la plus raisonnable. Elle me dit que j’ai un mec adorable, avec qui je suis bien, et que l’autre, loin des yeux, ne pourra que m’éloigner de son cœur. Qu’entre un beau parleur et un beau-qui-est-là, il n’y a pas photo, et que je serais stupide de rejeter la personne qui m’apporte douceur et sérénité…  sauf que. Je ne sais pas.

La deuxième est la plus sage; elle me dit que cet amour qui n’a pas eu lieu, quoiqu’il en soit, est un cadeau: après tout cet épisode, même s’il m’a bouleversée, m’a montré que mon cœur pouvait encore être touché au plus profond: je ne pensais pas que c’était possible… Elle me dit que si je respecte un tant soit peu l’homme avec qui je vis, et si je me respecte un peu, je ne peux pas continuer avec lui si ce que j’éprouve pour lui n’est pas un amour évident; que l’amour est une chose trop belle pour tricher avec; elle me parle de solitude et de tristesse, mais aussi de projets à finir et de choses à faire…toute seule, donc… sauf que. Je ne sais pas.

Mais tout derrière, tout au fond, il y a une troisième voix, celle de la toute petite fille qui croyait aux contes de fée et qui aime les jolis souliers à talons hauts même s’ils font mal; et celle là a beaucoup beaucoup de chagrin, et elle se fiche pour l’instant de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas, de qui mérite ceci et qui mérite cela. Elle lui en veut terriblement d’être parti, de lui avoir broyé le cœur pour une histoire qui n’a même pas eu lieu, de lui avoir dit, même, tout ce qu’il lui a dit: est-ce qu’on dit à une fille qu’on l’aime à la folie si c’est pour partir tout de suite? Est-ce qu’on a le droit de provoquer impunément un séisme dans la vie de quelqu’un, et de refuser d’admettre que cela aura des conséquences? Elle est folle de rage, cette fillette, de ce dénouement; et c’est elle parfois qui fait taire les deux autres, et qui fait couler de grosses larmes sur mes joues.

Quelque chose me dit qu’il va être difficile de la consoler. Même avec des nouvelles chaussures.

Signé : Kip »

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94 commentaires

  • #1 Stéphanie (mais la mutante) le 11 mars 2009 à 8 h 02 min

    Bonjour Kip, je trouve ton texte très touchant. Pour avoir suivi un peu le même parcours (sans avoir connu le stiletto tranchant le pied, je me suis arrêtée à la belle botte confortable) je trouve ce que tu écris très juste.
    On ne peut pas dire que j’ai énormément de recul et d’expérience, je vais parler de l’histoire familiale, ma maman a pris une paire de bottes confortables et fiables, qu’elle dit aimer bien plus 40 ans après que lorsqu’elle les a trouvées. Ma tante sur escarpins à elle 30 ans plus tard toujours les pieds en sang, et plus sa première paire d’escarpins, ils sont partis voir ailleurs faire souffrir d’autres pieds.

    Cela dit je n’en fais pas une « loi » non plus, mais je pense que l’amour n’a pas à faire atrocement souffrir, on est pas toutes destinées à être Anna Karénine, connaître une passion dévorante, et finir sous un train.

    Maintenant je vais aller expliquer à mon père qu’il est une belle paire de bottes et je reviens ;-)

  • #2 Deilema le 11 mars 2009 à 8 h 06 min

    Wouah! Quel joli texte Kip… et tant d’émotion de grand matin ! ;)

    Je ne sais pas trop quoi dire aux 3 voix qui se disputent en toi, j’irai même en rajouter une quatrième…
    Pourquoi ne pas considérer cet amour inattendu et dont finalement aucun de vous deux ne sait s’il aurait duré, comme une sorte de « cerise sur le gâteau », de « parenthèse enchantée », qui est désormais refermée et dont vous vous souviendrez ensuite avec nostalgie et émotion ?
    Vous êtes tous les 2 restés dans le registre de la passion, dans les premiers émois de la relation balbutiante, qui sont certes très émoustillants, mais dont on sait bien qu’ils s’estompent ensuite pour laisser place à autre chose… et rien ne dit que cet « autre chose », avec cette personne, t’aurait apporté autant que ce que tu vis avec ta jolie paire de bottes noires…

  • #3 Coralie Marie le 11 mars 2009 à 8 h 42 min

    Kip, je te trouve très courageuse de raconter ça vu les réactions outrées que provoque généralement l’hypothèse même d’une infidélité.

    Honnêtement, je n’ai pas de réponse, car je me pose les mêmes questions ! Je vis une relation avec des stilettos qui font mal depuis quelques années, et quand j’ai rencontré une chouette paire de bottes, ça m’a effrayée de voir qu’il n’était pas évident qu’elle ait ma préférence. On doit écouter son coeur (c’est ce qu’on nous répète à longueur de temps), et ce n’est pas l’envie qui nous en manque, mais est-ce toujours une bonne chose, je ne sais pas. Dans mon cas, il se trouve que la paire de bottes était d’occasion et pas prête à être adoptée par une nouvelle proprio :-) mais les questions restent d’actualité !

    J’espère que tu vas trouver les réponses (peut-être est-ce fait depuis que tu as envoyé ce texte ?), comme Deilema, j’aurais tendance à croire (mais sans certitude !) que tu dois garder dans ton coeur le souvenir de cette passion qui fait vibrer sans pour autant tout bouleverser, si ton quotidien te rend heureuse. Même si une voix dans ma tête me parle aussi d’absolu et de grand amour…

    Good luck !

  • #4 Miss Mag le 11 mars 2009 à 8 h 57 min

    Comme je me suis reconnue dans ton texte !
    J’ai vécu la même chose il y a quelques années. Quelqu’un de très passionné, fusionnel. Au début c’était très plaisant, tous ces rebondissements. Puis finalement seulement épuisant.
    Depuis je ne suis ni avec la première paire de bottes, ni avec les talons. J’ai alterné les deux pendant plusieurs années avant de revenir à une paire de bottes confortables, de vraies charentaises.
    Peut être aussi que le fait que tu saches dès le début qu’il allait partir a joué. Finalement, tu ne sais pas vraiment ce qui se serait passé par la suite, et ton imagination te fait entrevoir quelque chose de magnifique, mais tu n’en as aucune certitude. Et puis c’est assez facile de lancer de grandes déclarations avant de partir à l’autre bout de la planète.
    On essaie souvent de se convaincre que ce que l’on vit est génial, mais que l’on pourrait avoir plus. Malheureusement, c’est souvent casse gueule comme raisonnement, et on se retrouve à avoir tout perdu.
    J’espère que tu réussiras à te sortir de cette confusion. Je te souhaite bonne chance.

  • #5 PCR le 11 mars 2009 à 8 h 58 min

    Le grand amour n’est -il pas celui que l’on construit jour après jour, épreuve après épreuve, fous-rire après fous-rire, nuit après nuit, toutes ces petites choses de la vie à deux qui ne sont pas, certes, d’un romantisme à couper le souffle comme le pense tout au fond chaque petite fille qui sommeille en nous, mais c’est cela qui rend profondément heureux, enfin je le pense… et passés les premiers émois amoureux qui font battre le coeur à la chamade, il reste un profond respect et une profonde affection pour celui qui partage notre vie de tous les jours… et ça n’est pas toujours facile !!!
    Merci pour ce très joli texte et je te félicite pour ta franchise et ton courage. Je te souhaite d’y voir plus clair en toi ; le fait de poser des mots t’y aidera, j’en suis sûre.

  • #6 Dorothée le 11 mars 2009 à 9 h 16 min

    Bon sang, j’adore ce texte et son intelligente pudeur! Je n’ai aucun conseil à te donner, pas même le fruit d’une réflexion, j’ai porté tous les types de chaussures mais j’y porte, en ce moment, un désintérêt total. Je vis dans une paire de ballerines de mauvaise qualité depuis un an, avec un placard plein de chaussures de femme aux styles variés qui ne m’ont pas fait rêver plus de 24h mais que j’ai portées en alternance de façon frénétique…Maintenant elles me sont plus une gêne qu’autre chose puisqu’elles envahissent mon placard et mon espace vital, je ne les aime plus mais je m’y accroche comme si le fait de ne pas avoir acheté les bottes de ma vie (une paire de bottes rouges qui faisaient très mousquetaire, il y a six ans) avait porté l’estocade finale à mon intérêt pour les autres…

    Dans mes ballerines pourries qui n’ont rien de joli, je me sens simplement comme j’aime, pieds nus, libre….

  • #7 Evelys le 11 mars 2009 à 9 h 23 min

    Je me reconnais totalement dans ce texte, mes 1eres chaussures m’ont durées 5 longues années à me faire attrocement souffrir, et je pense qu’elle me laissera une crevasse qui ne se refermera jamais vraiment…
    J’ai enchainés ensuite quelques chaussures sans grandes passions mais tant qu’elle me faisait avancer c’est ce qu’il me fallait.
    Aujourd’hui j’ai une paire de botte confortable, qui peut me mener loin, mais parfois je regrette mes chaussures qui font mal…

    Je suis aussi très tourmenté en ce moment, car faire des choix dans la vie c’est difficile…

    Une de mes meilleures amis qui avait sa paire de botte depuis 15 ans viens de la jeter…car elle n’éprouvait plus cette passion ni ne ressenter d’amour pour elle…choix très dur…mais comme tu le dis si bien, elle ne pouvais plus vivre avec car ce n’était pas le respecter…

    Bref c’est dur…et je crois que personne ne sait qu’elles sont les bonnes solutions…

  • #8 kamo le 11 mars 2009 à 9 h 38 min

    Bonjour Kip et merci pour ton texte qui m’a beaucoup touchée.
    C’est difficile de rajouter quelque chose aux commentaires précédents.
    Je crois beaucoup aux vertus de l’écriture et j’espère que d’avoir eu le courage de nous faire part de ton expérience t’aidera à y voir plus clair.
    Bon courage à toi.

  • #9 Milky le 11 mars 2009 à 9 h 41 min

    Je pense que ce type, celui qui est parti, là, c’est un connard sadique.
    Dire à une personne qu’on l’aime follement pour la planter tout de suite après, c’est nuuuuul, c’est immature, c’est égoïste, c’est dégueulasse, mais surtout : ça sert à QUOI ?
    Un peu dans le même registre que celui ou celle qui a trompé son partenaire et, dans un souci d’honnêteté, tient à lui avouer : honnêteté mon oeil, il s’agit uniquement de soulager sa conscience, sans avoir la moindre empathie pour l’autre, sans se représenter la souffrance qui va s’ensuivre (bon, quand c’est le début de la fin et que ça occasionne la rupture qu’on cherchait, pourquoi pas, mais quand c’est parce que « je l’aime, tu comprends, il faut que je lui dise », eh bien non, désolée mais non)
    Donc, reste ou ne reste pas avec ton ami fiable, mais ne regrette surtout pas l’autre, qui était parti pour ne penser qu’à sa gueule de toute manière.
    (Mais non je ne suis pas dure. C’est la vie qui est dure !)

  • #10 3 lettres que je vais taire le 11 mars 2009 à 9 h 49 min

    Houlala, les chaussures!!

    J’en ai eu des dizaines, j’en etait absolument folle, compulsive, je les ai aimées tres tot, trop tot…

    Le probleme quand on les choisi seule, et trop jeune c’est qu’on les voudrait trop tout ! du coup elles ont justes etées douloureuses, elles m’ont littéralement pietinée, ensanglantée.

    J’ai donc decidée de repasser au gazelles, elles couraient plus vite que moi, j’aimais ca, j’etais jeune encore, trop jeune…

    Et puis j’ai tente les mephisto… rigolez pas, c’est pas forcement si moche, et puis il faut bien le dire, le temps d’une grossesse c’est pas mal un peu de confort , mais je m’en suis lassé, mon amour des talons haut a repris le dessus, je vous passe les nombreux essayages…

    J’ai vecu deux ans dans ce qui semblaient etre de belles basket de ville, plus tendance qu’elles ne paraissaient, mais en fait je me suis rendu compte que le caillou a l’interieur ne parait pas, il grossissait meme, il me forcait regulierement a les retirer pour en enfiler d’autre, le temps d’une nuit, juste pour me refaire une sante et trouver le courage de remettre les autres, je les aimais !
    Je voulais les mettre malgres moi, les garder tout pres et je pensais sincerement que si j’endurais suffisement je pourrais faire fondre le caillou a l’interieur et lui donner du moelleux…

    J’ai renonce!

    Et j’ai bien fait!

    J’ai trouvé une merveille, le talon haut delicat, glamour, rock’n roll et pourtant confortable et subtil, je vous jure!

    Ben vous savez quoi…

    Je suis tellement con que j’ai reenfilé la caillouteuse …, juste comme ca, parce qu’elle semblait prete a fondre. je l’ai mise, lui ai trouve un confort jamais vu, je ne me souvenais pas qu’elle m’avait deja procuré tant de plaisir…

    Mais qd mm , je savais que le caillou etait juste caché, alors je l’ai ai pas remises.

    J’ai evidement rien dit a mes talons de competition, mais je sais que j’avais besoin de savoir comment je me sentais maintenant ds d’autres souliers, le retour a ete difficile, j’ai eu tres peur de ne plus supporter tant de confort, de beaute et de joie de vivre, je ne savais plus, mais en fait ca a ete.

    Et depuis que j’ai renonce au caillou, j’ai pu reformule mon choix de vie.

    Ce que je veux te dire c’est qu’une histoire d’amour c’est complique, d’autres hommes passent devant nous, nous tentent, nous pouvons meme craquer, je vois cela comme une opportunite de se repositionner, de savoir vraiment la vie qu’on veut, de vraiment se le demander.
    Ne laisse ni la culpailité ni le fantasme detruire ce que tu vis de beau.

    Si tes bottes te plaisent encore, si tu pense les aimer longtemps accepte que ce ne soit pas le feu permanent, le doute fait parti du couple.

    Bon courage en tout cas.

  • #11 3 lettres que je vais taire le 11 mars 2009 à 9 h 50 min

    entre temps le commentaire de milky est arrivé, je plussoie a mort !

  • #12 kip le 11 mars 2009 à 10 h 00 min

    Merci les filles,
    Bon j’ai effectivement écrit ce texte il y a trois mois; période de fêtes, la plus dure quand on ne va pas bien, puisque personne de dispo pour en parler… Depuis je me suis rendue compte que j’avais des amis merveilleux qui ont été incroyablement adorables pour me ramasser à la petite cuiller…
    Mais le fait qu’il soit publié aujourd’hui ne pouvait pas mieux tomber: j’ai appris hier que le beau parleur en question était de retour pour quelques jours… avec sa compagne; pas facile d’écouter les collègues se réjouir de sa venue et s’étonner que je ne me joigne pas à eux ce week-end… tout cela ravive des blessures qui n’ont pas eu le temps de se refermer.
    Pas de décision prise en trois mois, juste de la confusion, et la nécessité impérieuse de me refaire une santé, au sens propre; cette histoire m’a littéralement bousillée, et je pense que je vais mettre un certain temps à m’en remettre.

    @Stéphanie (mais la mutante), je connais aussi plein de couples comme tes parents… vas dire à ton père qu’il est une belle paire de bottes, je trouve ça trop mignon! (et j’imagine trop le papa qui ne comprend pas très bien toute la profondeur de ce compliment typiquement féminin, mais là j’extrapole peut-être complètement!)

    @Deleima, ben justement le problème c’est qu’il n’y a pas eu de parenthèse enchantée; juste un épisode avec un début, une fin et pas de milieu… juste un charmant lâche qui m’a déposé un paquet dans les mains et qui s’est barré sans se rendre compte qu’il faisait plus de mal que de bien. Je me sens un peu pintade sur ce coup là, je dois dire (big up Sonia…!)
    Quant à mes jolies bottes noires, elles sont toujours là… mais bien perplexes, et de ce côté là rien n’est réglé même si tu as parfaitement raison sur le fond…

    @Coralie Marie: dans les amis à qui j’ai pu en parler, personne n’a été outré…juste triste pour moi. Je pense que, dans des cas comme ça, ceux qui sont choqués sont ceux qui ne savent pas exactement de quoi il en retourne. Ou alors c’est que, vraiment, j’ai des amis merveilleux. (c’est peut-être ça aussi!)

    PCR, je ne peux qu’être d’accord avec toi: j’en suis persuadée, le grand amour c’est celui qu’on vit et pas celui qu’on rêve. Mais en attendant… malgré tout, je ne suis plus si sûre que ce que je vis aujourd’hui ressemble au grand amour…mais ça à la limite c’est une autre histoire

    Miss Mag, je suis complètement d’accord: c’est facile de faire des grandes déclarations pour partir juste après. Et effectivement je ne sais pas ce qu’il se serait passé par la suite. Mais bon, tout ça, j’ai beau le savoir…ça fait mal quand même!

    Dorothée, moi aussi finalement je me dis que pieds nus, ça pourrait être une solution. Mais un peu radicale quand même non?

    Evelys, je suppose que beaucoup de filles peuvent se retrouver dans ce que tu dis: c’est un peu l’éternelle question des relations amoureuses, finalement, qu’est-ce qu’on choisit de privilégier, les bottes ou les escarpins…Bon courage à toi aussi alors! – et je me sens moins seule…

  • #13 Origami le 11 mars 2009 à 10 h 08 min

    Le soucis des chaussures c’est qu’il faut les entretenir ! c’est tellement tentant d’en racheter des neuves quand on a usé les précédentes… moi j’ai tendance à attendre le dernier moment avant d’aller chez le cordonnier ou que le cuir soit un peu usé pour me décider à mettre du baume et du cirage…
    Belle métaphore ! quand j’ai entamé la crise que je traverse en ce moment, j’ai commencé par me racheter des bottes très semblables à celles que j’avais déjà… et bien faillit me jeter au cou d’un collègue qui partage d’étranges ressemblances avec l’Homme… ça a fait tilt en te lisant…
    nos pieds sont fait pour beaucoup de chaussures différentes… à choisir celle qui nous convient le mieux… le pied et le soulier se font l’un à l’autre avec le temps
    (je viens de me relire, je suis « 3petitspoints-o-phile » ;)

  • #14 kip le 11 mars 2009 à 10 h 11 min

    Milky ton commentaire est revigorant!! si, si!
    ça a d’ailleurs été le rôle de mes copains.L’une d’eux (?ça se dit?) a développé pour moi le concept « d’enfoirage affectif » qui me paraît intéressant!
    elles se sont chargées pour moi de le vouer aux gémonies, ce que je suis bien incapable de faire.
    Quant à savoir si je veux garder mes bottes, @3 lettres que je vais taire, comme tu dis c’est l’occasion de savoir ce que je veux ou pas;
    bien contente de voir en tout cas que tu es contente de tes chaussures, finalement!

  • #15 Armalite le 11 mars 2009 à 10 h 12 min

    Trois ans après m’être débarrassée des stilettos qui m’avaient torturé les pieds pendant sept ans, je continue à rêver d’eux la nuit et à saigner chaque fois que j’y pense.
    Pourtant j’ai trouvé il y a deux ans et demi une paire de bottes tout à fait inattendue, du genre auxquelles je n’aurais jamais accordé un seul regard avant d’avoir les pieds bousillés par mes précédentes chaussures. Ces bottes et moi-même vivons dans une harmonie surprenante, une atmosphère d’épanouissement mutuel et de grande bienveillance.
    Alors, je ne peux pas m’empêcher de penser quand même à mes anciens stilettos.
    Mais pour rien au monde je ne les reprendrais dans mon placard. Les sentiments qui font du mal, à défaut de pouvoir les étouffer, je crois qu’il faut savoir passer outre. Et ça n’équivaut pas à affadir sa vie ni à renoncer à la passion: c’est juste prendre soin de soi.

  • #16 la_pomme le 11 mars 2009 à 11 h 00 min

    je suis pas forte en long discours, je dirai qu’une chose : on a qu’une seule vie.
    merci pour ce joli texte tres touchant

  • #17 Dorothée le 11 mars 2009 à 11 h 11 min

    Tu sais pieds nus c’est pas si confortable, la société n’aime pas beaucoup les va-nu-pieds (certaines filles pensent qu’on va tenter de voler ce qu’elles croient être leurs Manolos, alors que vraiment, j’aime pas les chaussures des autres), et puis on est moins protégées aussi quand on se retrouve à marcher seule sur du gravier ou des charbons ardents (même si c’est pas parfait, une bonne semelle peut atténuer certains coups).

    Pour moi, c’est juste qu’à défaut d’avoir trouvé la chaussure qu’il me faut, j’ai actuellement du mal à en prendre une autre, ça ne m’intéresse pas, je ne suis pas une nana de « pis-aller ».Ce n’est pas du tout une critique de ma part, vu que tes bottes ne me semblent pas être un pis-aller justement….C’est juste l’envie qui me manquera jusqu’à ce que mon chemin croise une nouvelle paire que j’ai vraiment envie d’essayer, en prenant le temps de la faire à mon pied…en fait je passe plus de temps chez mon cordonnier-pédicure en ce moment, pour savoir comment réparer mes pieds encore meurtris et profiter au mieux de mes prochaines chaussures! Il faut dire que j’ai du mal à lâcher prise, que je n’ai jamais aimé les baskets, et que mon fantasme, c’est des chaussures de bottier…(d’autant plus que mes pieds ont enflé, en fait).

    Mais je me dis souvent que ça pourrait être pire, du genre avoir un hallus valgus (orth???) et devoir porter définitivement des Scholl immondes ;-)

  • #18 yaya le 11 mars 2009 à 11 h 32 min

    la paire de chausures de sa vie ne doit pas faire mal. La route est très longue il faut etre à l’aise pour contourner voire escalader les pierres les caillous que l’on rencontre. Ta jolie paire d’escarpins n’a meme pas pris le départ il a fait demi tour sur la ligne départ declaré forfait sans essayer de mettre un pied devant l’autre j’appelle cela de la lacheté il ne merite meme pas un essayage . Quant à ta paire de bottes il n’y a que toi qui peux savoir si elles te sont toujours aussi agréables à enfiler et à garder au pied pour la route que tu as à faire

  • #19 Hélène le 11 mars 2009 à 11 h 38 min

    yaya sois la bienvenue ;-)

  • #20 pookinette le 11 mars 2009 à 11 h 38 min

    Texte très sympa. L’image des chaussures est vraiment adéquate.

    A mon avis et vu que ton ex-collègue est revenu récemment, ça ne m’étonnerait pas qu’il revienne frapper à ta porte un de ces quatre….
    Faut espérer que grâce à tes supers amis, mais aussi à MBDF, tu saches comment réagir, histoire de ne pas te retrouver avec de pauvres petits petons nus et meutris…

  • #21 Virginie – Québec le 11 mars 2009 à 11 h 45 min

    Les chaussures… je chausse du 11 ( ce qui doit donner du 42, je pense) peut importe disons difficile à chausser, très même, dans mon bon vieux Québec, je cherche toujours des souliers… et je fais la même choses avec les hommes. Pour ni l’un, ni l’autre je n’ai trouver le bon. Je devrais réussir à trouver… un jour… en attendant, je dois arrêter de tomber amoureuse de souliers qui ne me conviennent pas, car ils ne les font pas dans ma grandeur et tomber amoureuse de gars qui ne sont vraiment pas pour moi ou pas intéresser.

    Je suis parfaitement daccord que les souliers, ça correspond aux hommes :)

  • #22 isavoyage le 11 mars 2009 à 11 h 55 min

    Kip, j’ai beaucoup apprécié ton texte. Le parallèle chaussures/amour est très finement exploité, ça fait réfléchir.
    Puisses-tu trouver ton équilibre.
    isavoyage.
    ps. Je vis pieds nus dès que possible. Je n’aime pas les chaussures, je trouve ça contraignant et inconfortable. Ma vie amoureuse est assez désertique. Y aurait-il un lien ;-) ?

  • #23 Johanna le 11 mars 2009 à 12 h 35 min

    Vas-y, fonce!! Appelle-le, retrouve-le, mais cela ne peut pas s’arrêter là. C’est peut-être tout justement LUI.
    Tu ne peux pas te contenter d’une relation « simple et solide », c’est glauque.
    Quelle que soit ce qui va subvenir de cette histoire, au moins, tu n’auras ni remords, ni regrets.
    On a qu’une vie, ma fille…

  • #24 sagattine le 11 mars 2009 à 12 h 38 min

    Bravo Kip pour ce joli parallèle qui nous parle à toutes!
    Après avoir essayé les chaussures à talons de ouf que 6 ans après si j’y pense trop ça fait encore mal, les petites chaussures d’un jour et une jolie paire bien confortable mais dont j’ai fini par me lasser (mais qui restent dans mon placard parce que même si je les porte plus on est toujours amis, c’est quand même des supers chaussures!) j’ai trouvé THE paire. Un talon comme il faut, qui me rend jolie comme tout et qui sait même faire la différence entre fàp et blush….Que demander de plus?
    Et puis je pense comme Milky, cette déclaration c’est plus à lui qu’il l’a faite, c’est vraiment un acte égoïste dans la mesure où il s’en allait et où il ne prévoyait pas de quitter sa compagne. Un peu comme s’il voulait s’assurer par sa déclaration que tu ressentais la même chose que lui. Minable… (à mon humble avis)

  • #25 Coquelicot le 11 mars 2009 à 12 h 42 min

    Je serais sous une autre pseudo aujourd’hui, tout simplement parce que mon mari sait que ce blog est mon chouchou et même s’il ne connaît pas mon pseudo, il reconnaitrait à coup sûr ce deuxième prénom peu courant.

    Hélène je ne suis pas anonyme pour toi et tu as toute ma confiance, sans réserve aucune.

    J’ai un instinct très sûr pour les chaussures rien qu’à les regarder je sais déjà celles qui vont me faire mal au pied ou qui ne sont pas mon style même si je les trouve belles.
    J’ai donc la même paire depuis plus d’une douzaine d’année. Jolies, confortables, classe, imperméables et solides.
    J’ai été tentée parfois par des chaussures furieusement sexy , extravagantes qui me faisaient de l’œil.
    Normalement, je ne les enfile même pas et je leur accord un regard amusé et distrait je sais bien qu’au finish c’est forcément casse-gueule de marcher avec une chaussure différente à chaque pied et ça fait une démarche d’ivrogne.
    Une paire m’a pourtant paru très seyante, J’ai failli confondre désir de les porter et de danser avec et réelle affection.
    Alors que je me débattais dans mes interrogations, je tombe sur autre paire dans laquelle j’ai immédiatement et furieusement envie d’enfiler mes pieds, c’est à la fois réciproque , inattendu, elle ont l’air à la fois solides, confortable et fantaisistes, comme des doc marten’s à fleur .. Et puis j’ai le sentiment qu’elles m’iraient très bien. Aussi bien peut-être que celles que j’ai actuellement…sauf que les essayer juste pour voir, pour avoir la confirmation, c’est emprunter un chemin dangereux, risqué et sur la route que je trace actuellement, je ne suis pas seule.
    Une paire qui vous tient compagnie depuis de longues années sans faillir, ça se respecte , on ne peut pas la délaisser juste pour voir comme ça surtout quand on y tient encore et qu’on ne veut pas l’abîmer.

    J’ai freiné des quatre fers et cette autre paire aussi, peur de ne pas en sortir indemnes, peur de souffrir, peur se laisser prendre dans un courant qui nous emmènerait trop loin la terre ferme..

    Pour le coup j’ai complètement perdu pied :- ))
    Je me suis interrogé sur mon couple, mes désirs.
    Je me suis demandé si ces 2 attirances quasi consécutives pour d’autres paires étaient révélatrices d’un mal-être.
    Elle sont survenues à un moment où j’étais désemparée , et fragilisée ( proche à l’hôpital , diagnostic réservé comme il disent, maintenant ça va mieux..).

    Est-ce aussi parce que finalement j’ai passé ma vie d’adulte avec le même homme ?(certes j’ai souvent lu ici et ailleurs qu’il vaut mieux avoir des expériences avant de se caser mais on ne quitte pas une paire dans laquelle on se sent bien sous prétexte qu’on a jamais saigné dans de stillettos ou porté de ballerines, il y aura toujours des chaussures qu’on ne portera pas, elles sont toutes différentes )

    J’ai failli y perdre mon équilibre, je me suis posé beaucoup de questions. Sans forcément avoir toutes les réponses.

    Presque un an a passé, je ne regrette pas cette magnifique paire de chaussures dorées à talon haut furieusement sexy, je me serais à coup sûr tordu la cheville.

    En revanche, je ne peux pas penser à ces doc à fleurs sans un pincement au cœur comme on pense à un voyage qu’on ne fera pas .
    Je crois qu’aussi il faut accepter que parmi les possibles un seul se réalise, celui qu’on choisit
    Et savoir renoncer aux autres, c’est peut-être ça grandir…
    Ma plus proche amie me dit qu’avec le temps on peut trouver une sorte de réconfort dans l’inachevé, un rêverie douce et confortable…
    J’ ai enfin retrouvé ma sérénité, je suis droite dans mes bottes mais différente, plus mûre, à la fois plus forte parce que j’ai su choisir mais j’ai pris conscience aussi d’être vulnérable.
    Ce qui m’a paru le difficile c’est de ne rien laisser paraître de ces doutes…

    Désolée pour ce long texte, j’espère Kip que tu trouveras les réponses, je trouve très bien que tu aies des amis avec qui en parler, ce n’est pas toujours le cas.

    C’est difficile de juger de quelque chose qu’on n’a pas vu et de deviner la réalité sous les apparences. Dès qu’on prend une décision (professionnelle ou amoureuse ou autre), il y a toujours le risque de se tromper et perdre ce qu’on a.
    La question est donc de savoir s’il on tient vraiment à nos chaussures pour elles-mêmes ou par confort, par habitude, peur du changement, du jugement de la société ou par peur de marcher un (trop long) moment pieds nus et ne pas retrouver de chaussures confortables finalement.
    Et puis comme ça été si bien dit plutôt, une pelle paire de chaussures ça s’entretient au quotidien .

  • #26 Lylou le 11 mars 2009 à 12 h 52 min

    Tout ce que je peux affirmer est qu’il est très difficile de renoncer à une histoire d’amour.
    Sentir que son cœur fait boum boum boum en présence de l’autre. Lire dans son regard cette réciprocité. Se dire ensuite qu’il est déjà pris par une autre que l’on déteste sans jamais l’avoir rencontrée. Il nous reste plus qu’à se faire une raison. Je pense toujours à cet amour, d’autant plus que je n’ai aucune chaussure à chausser, ni baskets ni stilettos. Parfois je pense aux regards que je surprenais quand il me dévisageait; je pense à certaines situations où j’étais à côté de lui. Il m’arrive de penser que peut-être sa femme aura un accident fatal. Méchante fille que je suis ! Après tout c’est la vie, il faut bien se résoudre à continuer son petit chemin sans lui.

  • #27 lilo le 11 mars 2009 à 12 h 52 min

    Tu sais il y a des gens qui brillent et qui s’éteignent aussi vite qu’ils se sont allumés. Ce ne sont que des étoiles filantes. Et puis il y a les étoiles qui restent, que l’écrasante lueur de l’étoile filante éblouit et semble éteindre quelquefois, mais ce n’est qu’une illusion : en réalité elles demeurent aussi blanches et vives. Tomber amoureux, ce n’est pas pareil qu’aimer. Etre amoureux est un état passionnel (et donc subi) de l’âme ; aimer, c’est un acte.
    A mon avis tu aimes ta paire de bottes (c’est même peut-être l’homme avec lequel tu vis et avec qui tu es si bien qui est le plus à même de t’aider à surmonter ce conflit). Ne crois pas trop vite que ces nouvelles chaussures sont vraiment parfaites. Et ne te laisse pas prendre au jeu des métaphores…
    Pardon pour le ton un peu péremptoire mais, du haut de mes dix-huit ans, j’ai essayé peu de chaussures( deux paires, à vrai dire), à chaque fois j’ai cru qu’elles étaient parfaites, et je me suis tordu la cheville. Très fort.

  • #28 Marine le 11 mars 2009 à 13 h 04 min

    Quel beau texte, Kip! comment te juger? je crois que ce que tu vis est Humain, et même beaucoup plus fréquent qu’on veut le croire. J’ai même bien envie de dire que toute femme a une fois ressenti ce que tu décris, écartelée entre ce qu’elle croit être la raison, et les sentiments.
    Il est parfois tentant, lorsqu’on est avec quelqu’un qu’on aime depuis longtemps, d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, surtout si un séducteur de passage fait tout le travail à notre place, et qu’on n’a plus qu’à se laisser séduire.
    Tout dépend des circonstances: si tu es sure que tu n’aimes plus le premier, et que tu restes jsute avec lui par habitude… alors pourquoi ne pas passer à autre chose!
    Seulement voilà, il est souvent impossible de répondre à cette question, pourtant assez simple. L’habitude, de toutes façons, s’installe dans un couple. Mais l’habitude n’est pas forcément négative. les petits rituels du couple font souvent une vraie histoire d’amour, au bout du compte.
    On manque parfois de quitter l’homme de sa vie pour un homme de passage (et finalement, ç’aurait pu être n’importe quel homme… du moment qu’il fasse des compliments et nous fasse battre le coeur)
    C’est avec le recul, parfois, qu’on voit que ce qu’on croyait être une habitude, est en fait l’amour de sa vie, et celui qu’on croyait être l' »Amour, enfin, le vrai », n’est en fait qu’une passion très vite éteinte.
    Bon courage, pour l’avoir connue, cette période est une torture.

  • #29 Virginie – Québec le 11 mars 2009 à 13 h 20 min

    Finalement, moi aussi avec mes grands pieds, je suis présentement nu pied au bureau, comme toujours… Et ma vie amoureuse est vide… De plus en plus, je crois à un rapprochement

  • #30 Jube le 11 mars 2009 à 13 h 20 min

    Kip ton texte me touche au plus profond de moi tellement il colle à ma réalité du moment. Là tout de suite je suis très émue alors j’espère pouvoir formuler des phrases compréhensibles et ne pas me laisser aller devant mon écran !
    La vie a également mis sur mon chemin une jolie paire de chaussures qui semblaient me convenir à merveille et avec lesquelles j’étais en parfaite harmonie. Ca aurait pu être les chaussures de ma vie et j’en suis encore convaincue aujourd’hui, mais cette paire appartenait déjà à une autre….
    Tout comme toi les paroles que cet homme m’a dites m’ont bouleversées car c’étaient celles que j’attendais sans le savoir depuis bien longtemps sauf que…. dire ces choses pour s’enfuir ne sert à rien… et pire encore dire ces choses alors qu’il n’ y a rien à espérer fait souffrir plus que tout. Aujourd’hui cette histoire fait partie du passé même si j’ai encore une certaine amertume lorsque j’y songe.
    J’ai depuis trouvé une autre paire que je pensais pouvoir me convenir mais celle-ci me détruisent moi et mes pieds à petit feu. Elles sont tantôt bien à ma taille, tantôt trop petites voire par moments trop immenses…. Elles me font mal mais je n’arrive pas à les mettre de côté. Je les porte tous les jours et j’ai beau me tordre les chevilles chaque jour un peu plus, je me relève en espérant qu’elles ne me feront plus mal…….
    Kip, je comprends ce que tu peux ressentir et je te souhaite de trouver les réponses qui te conviendront et surtout celles qui te rendront ta tranquilité d’esprit.

  • #31 Valérie le 11 mars 2009 à 13 h 25 min

    Mon grand amour m’a brisé le coeur.
    J’ai épousé un amour « non coup de foudre »calme et sans passion.
    Douze après, on est toujours là, on a trois enfants et on se tient la main quand on sort.
    Voilà!

  • #32 FraiseDesBois le 11 mars 2009 à 13 h 42 min

    Je les ai longtemps regardées de loin toutes ces chaussures, longtemps je suis allée nus pieds, et puis un jour je les ai vues, de magnifiques louboutin, sexy classieuses, avec juste le brin d’extravagance qu’il me fallait et très hauts perchées. Longtemps j’ai eu peur de les essayer, elles mêmes ont eu peur de mon 35 fillette.

    Maintenant elles sont parfaites à mes pieds, et j’espères qu’elles dureront longtemps.

  • #33 Armalite le 11 mars 2009 à 13 h 58 min

    Je voudrais ajouter une chose à mon com de tout à l’heure. Les « paroles qu’on rêve d’entendre depuis toujours » ne coûtent pas cher à prononcer. Tant qu’il n’y a pas d’actes derrière, elles ne sont que du vent. Le vrai trésor, la vraie déclaration qui perdure et qui signifie, ce sont les gestes minuscules du quotidien, la loyauté sur le long terme.

  • #34 Jube le 11 mars 2009 à 14 h 01 min

    @ Armalite: tout ce que tu as dit est très juste, merci de nous le rappeler :)

  • #35 kip le 11 mars 2009 à 14 h 11 min

    Je suis super touchée par toutes ces réponses et ces témoignages; frappée aussi de voir à quel point ce qui m’arrive arrive à plein de gens, y compris dans des couples super solides
    je m’en suis rendue compte aussi au fil des discussions avec les copines: toutes en fait m’ont parlé d’un moment similaire dans leur vie, même si pas aussi violent, et des questions qui s’ensuivent.
    Amalite, Sagattine: vos réponses montrent bien que c’est possible de trouver chaussure à son pied!
    Coquelicot: ton témoignage me touche particulièrement, parce que c’est un vrai choix, lucide et pas évident dont tu parles; je ne sais pas cela dit si on peut trouver du réconfort dans l’inachevé, en tout cas pas tout de suite. Je ne pense pas en tout cas que je penserai jamais à lui avec une nostalgie attendrie, comme il m’exhortait à le faire dans le dernier message qu’il m’ait envoyé. (tsss)

    Yaya: c’est vrai que la paire de chaussure de ta vie ne doit pas faire mal… mais est-ce que ça suffit?

    Pookinette; j’essaie surtout de ne pas m’accrocher à cette idée. En revanche, c’est clair qu’un endroit comme Mbdf, c’est précieux… vraiment.

    Virginie-Québec, que te dire sinon…bon courage!

    Isavoyage, je suppose que ton pseudo reflète une bonne part d’indépendance…je ne sais pas si le parallèle chaussures/mecs fonctionne à 100%!!

    Johanna, ben non justement « simple et solide » c’est pas glauque du tout…je ne trouve pas en tout cas. et je n’ai aucune envie de poursuivre une chimère.

    Lylou, « méchante fille » sûrement pas!;)

    Lilo, « le jeu des métaphores », oui, je te l’accorde, c’est un peu facile et ça a ses limites. Soit dit en passant je suis ravie des mes jolis escarpins. Au moins. (les vrais, pas la métaphore… euh, je suis claire là?)

    Marine, on ne saurait mieux résumer… on est juste humain, et oui, ce n’est pas si simple.

  • #36 Deilema le 11 mars 2009 à 14 h 16 min

    Je ne vais pas faire avancer le schmilblick, je le sens bien…
    Mais je trouve que le dessin de Pénélope, aujourd’hui, tombe fort à propos :
    http://www.penelope-jolicoeur.com/

  • #37 Vio le 11 mars 2009 à 14 h 27 min

    Les hommes, je les aime anticonformistes, brillants et avec une personnalité très affirmée. Comme les chaussures.

    Ton texte me parle Kip, parce que moi aussi il y a un an, j’avais une relation stable et confortable et un beau jour alors que je m’y attendais pas, je me suis dit que cet homme que je ne connaissais pas une heure plus tôt et bien c’était l’homme de ma vie.
    Il a mis un bazar immense dans ma vie. Je suis resté pétrifiée un certain nombres de mois sans pouvoir rien faire.
    Je suis finalement partie après de longs mois et une mûre réflexion. Parce qu’un homme qui réveille des choses aussi fortes chez moi, je ne peux pas passer à côté.

    Ton collègue cependant, je le trouve un peu gonflé d’avoir agit ainsi (ou plutôt non agit). C’est un peu dire à l’autre « voilà, je te lâche ce que j’ai sur la conscience, maintenant, débrouille toi avec ça. »
    Je ne peux que te conseiller de bien prendre le temps de la réflexion. Quelle que soit ta décision, écoute toi… Et surtout, fait attention à toi.

  • #38 Aline le 11 mars 2009 à 14 h 28 min

    Quel beau texte, très adapté avec la métaphore des chaussures.
    On pense que ça n’arrive pas souvent, et pourtant, on est beaucoup à se sentir concerné par le sujet.

  • #39 Alix le 11 mars 2009 à 14 h 57 min

    Comme beaucoup d’autres, ton texte m’a touchée parce que j’ai vécu.
    Dans ces cas-là, mon père me rappelait que si je voulais reconnaitre l’homme qui me convient, il fallait en passer par ces moments douloureux où l’on prend conscience de ce que l’on veut ou pas, de ce que nous sommes prêts à supporter ou pas.
    Bon courage !

  • #40 Ode le 11 mars 2009 à 14 h 58 min

    Ton texte est magnifique Kip…
    J’ai la chance d’avoir trouvé du premier coup ma paire de bottes confortable qui arrive également à faire office d’escarpins (sans pour autant me blesser)…
    Cela dit, je rejoins l’avis de Miss Mag et Vio : c’est facile les grandes déclarations suivies d’un départ à l’autre bout du monde te laissant là, les bras ballants et le coeur en vrac…
    En tout cas, je te souhaite de trouver chaussure à ton pied quelle qu’elle soit tant qu’elle te va à TOI…

  • #41 Alix le 11 mars 2009 à 14 h 59 min

    Comme beaucoup d’autres, ton texte m’a touchée parce que je l’ai vécu (et non pas j’ai vécu, désolée…)

  • #42 coxynell le 11 mars 2009 à 15 h 02 min

    Kip, la métaphore des chaussures est vraiment bien trouvée!

    Ceci dit, comme certaines l’ont dit avant moi, d’après ton texte ton « ex collègue » m’apparaît comme un beau parleur nombriliste (je me retiens, là), à balancer comme ça derrière lui en partant des paroles en l’air… Je plains d’ailleurs sa copine, qui baigne sans aucun doute dans l’ignorance totale de cette histoire avortée; elle mériterait un petit flash d’information, sans doute! De plus il est vrai qu’une histoire imaginée, fantasmée même, est toujours plus belle que la réalité; rien ne dit que cet escarpin ne t’aurait pas atrocement fait mal aux pieds au bout de quelques heures… j’ai même plutôt tendance à penser que ça aurait été exactement ce qui se serait produit ;-)

  • #43 Seccotine le 11 mars 2009 à 15 h 50 min

    J’aime beaucoup aussi ta métaphore des chaussures !!

    Elle me va super bien, les chaussures c’est le premier truc dont je me débarrasse en rentrant à la maison ! ;o)

  • #44 Papillon le 11 mars 2009 à 16 h 00 min

    Super texte Kip! J’aime beaucoup la métaphore des chaussures.
    En te lisant, je me suis souvenue de ma première (vraie) paire de bottes « de grande ». Des Free Lance en cuir noir à l’extérieur, rouge à l’intérieur, talons impeccables de 5 ou 6 cm, qui collaient bien comme il fallait à mes mollets de crevette. Bref des bottes martiales, sublimes. Elles coûtaient les deux bras plus une jambe, j’étais étudiante (elles étaient donc laaaargement hors budget). Je me suis dit que ce n’était pas raisonnable, que j’en trouverais d’autres, moins bien peut-être mais plus dans mes moyens. Sauf qu’aucune autre n’était de leur niveau. Elles m’avaient éblouies ces bottes. Et puis un mardi, j’ai jeté ma raison aux orties, je suis allée à La Samaritaine (*soupir nostalgique*) et je les ai achetées. J’ai mangé des pâtes pendant des mois mais je ne regrette pas mon achat parce que le jour où je les ai achetées, je me suis senti vivante. Elles ont d’ailleurs passé un bon moment sur ma table de chevet pour que je puisse m’endormir avec elles.
    Je les ai toujours, elles sont sagement rangées dans mon placard à côté de bien d’autres chaussures mais à chaque fois que je les mets, je repense à mes battements de coeur ce jour-là et ça me donne une pêche d’enfer.
    Je trouve que le parallèle entre les chaussures et les hommes est très bien trouvé. Mon chéri actuel m’a fait un effet aussi boeuf que mes bottes de compète. Comme avec elles, j’ai hésité, j’ai cherché à me convaincre qu’il était bien au-dessus de mes moyens, j’ai essayé d’être raisonnable et j’ai détourné la tête. Comme avec elles, tous ceux qui m’approchaient me semblaient ternes à côté de lui. Comme avec elles, j’ai finalement tenté ma chance en envoyant balader ma raison. Comme avec elles, je me suis senti vivre fort avec lui. La seule différence, c’est qu’il n’est pas rangé dans un placard et que je m’endors toujours avec lui :))
    Je crois que parfois, on SAIT. On flippe, on essaie de se raisonner, de se détourner, de se calmer mais on SAIT que la vie sera moins chouette sans cette paire qui nous fait battre le coeur plus fort, maintenant qu’on est conscient qu’elle existe….

    Je rejoins ta 3e voix concernant le jeune homme souriant. Punaise, mais ça ne devrait pas être permis de faire ça?!! Il t’avoue qu’il est éperdument amoureux et, flip flap, il s’en va? Non mais c’est pas possible ça! Saligaud, va!
    Et alors le coup du « ma compagne ne mérite pas ça » alors là, ça me fait carrément hurler!! Je croyais qu’on parlait d’amour, pas de mérite, moi! Ah non mais non!! Il m’agace à mort, moi, ce type!!
    De deux choses l’une: soit c’est juste un beau-parleur qui ne se rend pas compte que son attitude peut casser des coeurs et ça ne vaut pas le coup de s’y attarder.
    Soit il pensait vraiment ce qu’il a dit et un mec qui tombe éperdument amoureux mais qui met un mouchoir dessus parce que ça sort de son plan de vie propre, net et calculé pour les 50 prochaines années, moi je dis qu’on ne doit pas souvent palpiter avec, à la longue….

  • #45 Hécube le 11 mars 2009 à 16 h 35 min

    Quel beau symbole, ce lien hommes-chaussures! Je suis suis tout à fait convaincue de la force de cette métaphore.
    On reconnaît facilement le rapport qu’une femme entretient avec les hommes dans les chaussures qu’elle porte.

    Concernant ta soi-disante paire « parfaite », je crains que ce ne soit une paire « allumeuse ». De celles qui vous font de l’oeil et des mamours quand elles sont dans la vitrine et qui « se » cassent leur talon dès qu’on les porte.
    D’ailleurs, si on a la sagesse de les ignorer, quand on les revoie, on ne les trouve plus si attirantes…

  • #46 Hélène le 11 mars 2009 à 16 h 51 min

    Je plussoie les derniers commentaires, m’a l’air d’un vrai allumeur, ce beau parleur, je l’aime pas du tout…

  • #47 Deilema le 11 mars 2009 à 17 h 12 min

    Je sais qu’on ne peut pas toujours tirer des enseignements de la vie des autres, mais en y repensant, ton histoire me rappelle celle d’une de mes amies.

    Elle portait depuis presque 10 ans des baskets confortables, rencontrées au début de sa vie étudiante, qui touchait à sa fin…

    Lors de son stage de fin d’études, elle a rencontré dans l’entreprise dans laquelle elle bossait des bottes de moto qui lui faisaient de l’oeil. Mais les bottes étaient déjà chaussées par d’autres pieds, avaient déjà une autre famille, un enfant…

    Néanmoins, troublée par cette rencontre, mon amie a quitté ses baskets, qui de toute façons, ne lui convenaient plus tellement, elle n’avait plus vraiment l’âge d’en porter.

    Quelque temps après, les bottes de moto lui annonçaient qu’elles avaient quitté leur ancienne propriétaire… Ni une ni deux, mon amie les a adoptées.
    Ni une ni deux, elles ont ensemble fondé un foyer et eu un enfant.

    Mais quelques mois à peine après la naissance de cet enfant, les bottes de moto se sont révélées bien trop « punk » au goût de mon amie, qui commençait à se lasser de leurs excès.
    D’autant que ces excès les conduisaient parfois à une certaine violence à son encontre.

    Mon amie a donc décidé de les jeter et de partir vivre sa vie pieds nus, avec son enfant qu’elle voulait à tout prix préserver des méfaits desdites bottes.

    Tout celà pour te dire que les bottes de moto, si délicieusement rebelles, avec un goût de fruit défendu, se sont vite transformées en rangers de punk importables et surtout extrêmement inconfortables, tant et si bien qu’elle ne les a gardées que peu de temps.

    Qui sait s’il n’en serait pas de même avec les chaussures qui te semblent aujourd’hui idéales?

    (Pour le happy end quand même, depuis, mon amie a trouvé de très beaux escarpins, que toutes ses copines lui envient, et je suis sûre qu’elle ne regrette pas un instant ses baskets d’étudiante)

  • #48 Pour une fois, je me cache le 11 mars 2009 à 17 h 20 min

    J’ai trouvé la paire de bottes parfaites il y a 20 ans. De celles qui tiennent du raz de marée, qui font que rien d’autre n’a de valeur que ces bottes là. J’ai eu 2 enfants avec.

    Un jour, quelqu’un m’a chippé ma paire de bottes. J’ai imaginé qu’il fallait que je soigne mes pieds, que c’étaient eux qui les avaient faites fuir.

    La paire de bottes m’a juré que j’étais la seule paire de pieds qui lui convenait mais je sais que des fois, elle a continué à marcher sans moi.

    J’ai essayé de bien les détacher, mais ça part pas.

    Le temps passe, un an. J’essaie encore. Mais j’ai croisé une paire de chaussures plus sport mais cabossée aussi, d’autres pieds l’ont abîmée.

    Le choix est dur. Je ne sais pas accumuler les chaussures….

  • #49 Dorothée le 11 mars 2009 à 17 h 24 min

    Je trouve certaines bien injustes à l’égard du jeune homme de passage….comme si renoncer à une très belle histoire qui se présente était forcément une question de confort! Je ne suis pas d’accord, c’ n’est pas parce que beaucoup ne regarderaient pas plus loin que le bout de leur nez que c’est le cas de tout le monde.

    Il y a des chaussures qu’on peut adorer littéralement et ne pas les acheter. Parce que même si on a flashé dessus comme jamais, on n’est pas prêt à s’endetter sur quatre générations pour les avoir…Parce que les bottes dans lesquelles on est bien sont sûres, et qu’on ne sait pas si on va pouvoir rester globe-trotter avec des stilettos….Parfois aussi, parce qu’on les respecte trop pour prendre le risque de les porter et de les abîmer…..Le grand amour de ma vie, c’était une paire de babouches ou plutôt des palmes de plongée. Elles avaient déjà été portées trois fois, avaient fait des petites palmes, on s’entendait encore plus fabuleusement bien que je ne l’aurais cru possible….Alors oui, la tentation était énorme de lâcher mes chaussures de ville pour aller nager au large avec ces palmes….mais quelque part, je savais que cette histoire n’était pas faite pour perdurer dans le temps, que ces palmes étaient trop éprises de liberté pour me mener vraiment là où j’avais envie d’aller….j’ai lâché, sans doute encore plus pour ces palmes que pour moi-même, parce que je savais qu’elles auraient absolument tout fait pour me rendre heureuse, qu’elles auraient même marché sur le bitume….mais sur la terre ferme, le seul moyen de marcher avec des palmes c’est à reculons….des années plus tard, on sait encore tout le regret réciproque que nous avons de cette histoire, je ne les ai jamais abîmées, elles ne m’ont jamais blessée, peut-être que je ne trouverai jamais les chaussures qu’il me fallait, et que ces palmes ne retrouveront peut-être jamais la nageuse avec qui faire corps entièrement et à transformer en sirène, mais aussi difficilement explicable que ce soit, c’est mieux ainsi…un jour ou l’autre je leur en aurais voulu de ne pas me porter ailleurs que dans l’eau.

    Alors si on peut renoncer à une aussi belle histoire par amour pour la paire de chaussures elle-même, bien sûr qu’on peut y renoncer aussi pour la paire de chaussures avec laquelle on s’est engagée, et parfois, je dis bien parfois, c’est là qu’est le vrai courage. Ce qui ne l’aurait pas été, c’est de mener une double vie en prenant les avantages de chaque bord….ou lâcher une paire de chaussures qui nous a énormément donné sans tenir compte de ses besoins à elle….Bien sûr que dans ce cas, il semble qu’il vaille mieux taire ses sentiments…mais ce n’est pas dit non plus…Au contraire, je trouve que ça compense un peu, quelque part, ça dit « en d’autres temps, en d’autres lieux, en d’autres circonstances », et aussi frustrant que ce soit je préfère ça au silence….

  • #50 Lullaby Septante Sept le 11 mars 2009 à 17 h 44 min

    J’ai pas tout lu et je suis à la bourre, mais je voulais te dire ceci.
    D’abord j’aime beaucoup l’analogie et elle me parle parfaitement, parce que j’ai de grands pieds qui aiment leur confort et un mal fou à me trouver des chaussures que j’aime et qui soient à ma taille :-) Et un mal fou aussi à trouver chaussure à mon pied dans le second sens de l’expression – quoiqu’en ce moment je peux pas dire que je cherche.
    Mais bref.

    Je pense comme ça a été dit plus haut qu’on ne doit pas toutes être Anna Karenine, que la passion dévorante est souvent vouée à être de courte durée et à finir dans les larmes.
    Et puis alors j’aime pas du tout l’attitude de ce monsieur qui te dit qu’il est fou de toi mais qu’il ne se passera rien parce qu’il ne veut pas quitter sa copine. Vider son sac comme il l’a fait est un acte très égoïste, parce que ça l’a soulagé lui de te le dire mais que ça ne t’apporte que du malheur à toi. Je suis un peu extrême peut-être mais je trouve ça pas correct d’avouer de grands sentiments à quelqu’un, même s’ils sont réels, quand c’est pour lui dire que ça ne mènera nulle part. Et d’ailleurs je ne vois pas ce que ça lui apporte à lui, à part peut-être un boost à l’égo.

    Après, par contre, je comprends que ça te pousse à remettre en question ce que tu recherches ou ce qui t’attire chez un homme, et ça c’est une toute autre question que les hasards de la vie suscitent parfois et qui n’est pas facile à élucider.
    Alors prends le temps d’y réfléchir, ne fiche pas tout en l’air maintenant parce que peut-être que dans quelques semaines le charme sera retombé et tout te semblera à nouveau évident avec ton amoureux actuel. Et même si vos chemins doivent se séparer, je crois que ça demande le temps de la réflexion.

    Voilà c’est juste mon avis et j’espère n’avoir froissé personne ou n’avoir pas été trop abrupte parce que ce n’est évidemment pas mon intention.

  • #51 Armalite le 11 mars 2009 à 17 h 46 min

    Dorothée: bien sûr que renoncer à une nouvelle paire de chaussures est un choix parfaitement valide! Ce que moi et les autres filles (je pense) trouvons un peu fort de, euh, fromage de pieds ^^ c’est que le monsieur ait été faire une déclaration enflammée à Kip pour conclure que voilà, il ne se passerait rien entre eux. Il aurait tellement mieux valu qu’il ne dise rien au lieu de la mettre dans cet état! A quoi cela servait-il de lui en parler? Ca me semble un acte puéril et limite manipulateur.

  • #52 Hélène le 11 mars 2009 à 17 h 48 min

    Je plussoie Lullaby et Armalite. A fond.

  • #53 marge le 11 mars 2009 à 17 h 57 min

    Ce jeune homme a l’attrait des « choses » qu’on ne peut pas avoir, qu’on va idéaliser parce qu’en fait on les connait bien mal. Imagine-le dans le quotidien devant un match de foot à roter sa bière même plus discrètement pour te ménager.

    Tu verras son côté charentaises!

  • #54 Dorothée le 11 mars 2009 à 18 h 01 min

    Wiwi Armalite, il y a toute une partie de moi qui est d’accord avec ça, mais une autre pas complètement. C’est pas toujours évident de jouer les princesses de Clèves….et sachant que Kip avait une paire de bottes aussi, il n’avait peut-être pas conscience de la résonnance qu’auraient ses mots chez Kip et que ça la rendrait finalement plus malheureuse qu’autre chose….c’est facile pour nous de juger d’ici en voyant le résultat mais je ne pense pas non plus que son attitude soit le Mal absolu, je n’en sais rien…ni dans un sens, ni dans l’autre…

  • #55 Papillon le 11 mars 2009 à 18 h 05 min

    Dorothée, j’aime beaucoup ton histoire avec les palmes.
    Comme le dit Armalite, j’ai du mal à cerner le pourquoi de cette déclaration. Et aussi, j’ai du mal avec l’idée qu’il soit tombé éperdument amoureux de Kip mais qu’il ne dévie pas d’un iota de ce qui était prévu: aller rejoindre sa compagne. Ca n’arrive quand même pas tous les 4 matins de tomber profondément amoureux de quelqu’un, ça mérite une petite hésitation quand même, non?
    En plus, je ne sais pas si j’aimerais vivre avec un homme qui en aime une autre éperdument mais qui reste parce qu’il s’est engagé. Je ne suis pas sûre qu’on serait vraiment heureux, parce que je ne crois pas que lui le serait. Il ferait semblant de m’aimer? Il se sacrifierait pour moi?
    Il est des sacrifices que je n’arrive pas à associer au courage et celui-ci en est un: de la douleur longtemps pour tout le monde pour éviter d’en causer une grande une fois à sa compagne en la quittant. Je n’arrive pas à voir de courage là-dedans.

  • #56 Lylou le 11 mars 2009 à 18 h 19 min

    @kip (35) :Lylou, “méchante fille” sûrement pas!;)
    Par rapport à mon commentaire (26) « il m’arrive de penser que peut-être
    sa femme aura un accident fatal. Méchante fille que je suis !  »
    C’est vrai que parfois je rumine toute mon amertume de ne pas l’avoir pour moi et
    quand j’ai ce genre de pensé, peu catholique, au sujet de sa femme, je m’en veux
    terriblement car je me dis que finalement j’ai un fond mauvais, donc ça me fait du
    bien que tu me comprennes ;-)

  • #57 Turquoise le 11 mars 2009 à 18 h 22 min

    Je suis ravie de constater que nous sommes nombreuses à considérer ce beau parleur comme un être égoïste, inconscient, voire manipulateur … c’est dommage ( mais pas surprenant , étant donné la misogynie de la langue française ) que le mot « allumeur  » n’existe pas , il lui conviendrait parfaitement …
    je pense qu’entre ta paire de bottes « simple et solide », en cuir de bonne qualité, qui ne te blessera pas et ne te lâchera pas, et ces escarpins flashy qui ne tiennent pas aux pieds ,ne sont même pas en cuir et te tordront à coup sûr les chevilles , il n’y a pas photo !

  • #58 Turquoise le 11 mars 2009 à 18 h 27 min

    @Lylou : avoir des pensées de meurtre , ce n’est pas un crime, juste une façon de laisser échapper un peu de pression ! rien de plus normal … pas de quoi t’en vouloir, d’autant que les pensées, ce n’est pas comme les actes, ça ne se contrôle pas . Culpabilité judéo-chrétienne, sors de ce corps innocent ;-)

  • #59 Hélène le 11 mars 2009 à 18 h 32 min

    Turquoise si si, le mot « allumeur » existe ;-) Dieu merci, la langue évolue ;-)

  • #60 Dorothée le 11 mars 2009 à 18 h 38 min

    Papillon encore une fois je suis d’accord sur le fait que ça n’a pas de sens de l’avoir dit à Kip alors qu’il allait suivre sa voie de toutes façons, je disais juste que son intention n’était pas forcément fondamentalement mauvaise…

    Quant au fait d’être avec quelqu’un qui aurait pu avoir un coup de foudre (passager ou non) pour quelqu’un d’autre, je suis peut-être idiote, mais pour moi ça fait partie de la vie, on l’apprend un jour ou pas, on relit l’histoire comme on le veut (trahison, faiblesse, coup de poignard…ou « la vie » tout simplement)….quelle que soit l’histoire, l’autre ne nous appartient pas, mais ce qui fait la valeur d’un engagement c’est justement de ne pas être remis en question au moindre coup de vent….On a toutes des amies qui aiment profondément leurs bottes mais qui se demenadent parfois si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, dont le questionnement peut être très profond, à l’aune d’une rencontre (ou pas, d’ailleurs). On sait toutes que même quand notre coeur est pris -et bien pris- notre coeur peut battre la chamade pour quelqu’un d’autre….et c’est peut-être une fierté débile de ma part, mais je préfère être aimée par quelqu’un qui aura été tenté par l’herbe du pré d’à côté mais sera resté parce qu’il aura estimé que l’herbe est décidément meilleure chez moi, que par quelqu’un qui porterait des oeillères et remettrait tout en question dès qu’il aurait oublié celles-ci à la maison. Parce que je veux que mon homme soit avec moi par choix, entier et délibéré, un choix renouvelé chaque jour y compris en voyant les autres (et beaucoup ont beaucoup d’atouts pour elles, ce ne sont juste pas les miens, si je commence à me comparer avec toutes les femmes de la planète je vais devenir dingue), et pas uniquement parce qu’il est coincé sur une plateforme pétrolière sans aucune présence féminine « à bord »…

  • #61 Stéphanie (mais une autre) le 11 mars 2009 à 18 h 41 min

    Ben un allumeur de réverbères non ? Enfin oui bon c’est pas le même sens évidemment.

    Sinon je suis parfaitement d’accord avec Hécube, Lullaby, Armalite et Turquoise :-)

  • #62 Scotchette le 11 mars 2009 à 19 h 01 min

    Bonsoir Kip,

    tout d’abord merci pour ton texte, la métaphore est tellement bien trouvée, je suis sûre que j’y repenserai en regardant mes chaussures!

    En ce qui concerne le beau parleur, je trouve aussi que son attitude est très très égoïste, te balancer le paquet comme ça je-t’aime-mais-je-ne-peux-pas-je-ne-sais-pas-je-ne-sais-plus-je-suis-perdu, ben il aurait pu se la garder pour lui, puisqu’à part te rendre malheureuse ça ne servait strictement à rien. C’est très égoïste et peu irrespecteux, et quand on aime quelqu’un, on fait tout pour le rendre heureux, et on le respecte.
    Alors voilà, la vie est faite de contradictions, de questionnements, et de remises en question, et c’est plutôt bien de ne pas avancer dans la vie avec des oeillères et de faire avec ce qu’on nous donne. J’espère que tu trouveras des réponses à tes questions, tu as l’air entourée d’amis bienveillants, c’est toujours important d’avoir des avis extérieurs, ça aussi ça fait avancer!

    Pour ma part, j’ai eu droit à beaucoup de ballerines bienveillantes, toutes très respectueuses de mes petons, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai eu aussi une paire de Louboutin démente, que j’ai passé des années à regarder dans la vitrine sans oser les approcher. Et quand je me suis lancée, elles ont quitté mes pieds vite fait bien fait, sans raison apparente, si ce n’est que peut être, elles appartenaient déjà à une autre femme. Ca m’a appris à prendre les paires de chaussures qui me plaisaient, sans attendre.

    Et maintenant j’ai mes chaussures parfaites pour moi, elles ressemblent bizarrement à celles que j’ai achetées hier (sur les conseils d’Eugénie, toujours, cette fille est une mine de conseils et de bon sens). Mes chaussures-mari elles ont un talon assez haut pour me mettre en valeur, tout en étant très stables pour me faire avancer dans la vie, elles ont un bout arrondi, tout en douceur, assez ouvertes pour me laisser respirer, et assez fermées pour me protéger. Je ne me lasse pas de les regarder, et je vais en prendre soin bien comme il faut.

  • #63 kip le 11 mars 2009 à 19 h 06 min

    Ouh la la que de belles choses dites… je lis tout attentivement et je trouve ça intéressant/touchant/émouvant/drôle/réconfortant/généreux… je suis désolée de ne pas répondre à chaque commentaire personnellement, mais sachez qu’ils me vont droit au coeur.

    Juste pour revenir sur un point: je ne sais pas si ce type est un salaud ou un allumeur ou autre chose. Je pense, avec un peu de recul, que c’est quelqu’un qui a besoin d’être dans la séduction de toute façon, et qui a aussi besoin de se prouver des tas de choses et de ne pas déchoir à ses propres yeux; en l’occurrence: « j’ai promis quelque chose à ma copine, et je ne t’ai rien promis; je veux tenir ma promesse. » (en gros c’est ce qui ressortait de son discours) Sans penser évidemment que dire à quelqu’un qu’on pourra l’aimer à chaque seconde de sa vie c’est une promesse en soi, et sans penser non plus finalement à sa copine, comme le disait très justement coxynell.
    Dorothée, tu apportes une belle nuance à tout cela (en même temps si tu es la Dorothée du super texte de la semaine dernière cela ne m’étonne pas); tu as raison, je pense qu’il n’avait pas conscience de l’impact de ses paroles sur moi. Encore que, il devait être bien aveuglé pour ne pas l’avoir anticipé un minimum, je pense que mon attirance pour lui n’était pas non plus totalement invisible. (d’ailleurs, la veille de cette fameuse déclaration, j’ai rêvé de lui et il était aveugle. Si c’est pas du symbole ça!) Mais il m’a fait le coup de la déesse intouchable, genre le ver de terre amoureux d’une étoile, bon… c’est pas la première fois qu’on me fait ce coup là d’ailleurs, mais ça c’est une autre histoire.
    Mais bon, dans le cas précis je ne peux/veux pas te suivre totalement. Comme Papillon, Miss Mag, Ode, Vio, Hélène, Amalite, Coxynell… et comme le chœur bienveillant et compatissant de mes copines -bon c’est leur rôle en même temps- je me demande pourquoi il m’a dit des choses aussi fortes. S’il avait simplement admis une attirance réciproque et évidente, si nous nous en étions tenus à un simple marivaudage d’autant plus léger que nous savions tous deux qu’il partait, j’aurais été triste mais pas aussi chamboulée. Après tout, même quand on est bien avec quelqu’un, ça arrive d’être attiré par quelqu’un d’autre.
    Je suis sûre qu’il était sincère et très bouleversé aussi. Et aussi qu’il tient beaucoup à sa copine, et qu’il avait tout un tas de bonnes raisons de ne pas la quitter. Simplement, je ne conçois pas qu’on puisse être fou amoureux de deux personnes à la fois, et donc dans ce cas là, je ne comprends pas pourquoi il m’a dit tout ça, à part pour se soulager, lui.(Papillon tu as tout tout bien résumé le fond de ma pensée!) Et je ne crois pas non plus aux histoires d’amour juste rêvées, parce que justement ce ne sont que des histoires, que des mots, que du vent… comme beaucoup d’entre vous l’ont aussi souligné. Je ne crois pas que ça puisse rendre heureux.
    (J’ai pas mal pleuré ces derniers temps sur un morceau d’Oxmo Puccino qui s’intitule « Ce que nous aurions pu » et où en gros il explique à la fille qu’il aime qu’il la quitte parce que ça ne peut que dégénérer; joli texte, très émouvant, mais plus je l’écoute plus je me dis qu’il a tort sur toute la ligne… bref.)

    En attendant, j’ai au départ été persuadée que je n’avais plus qu’à abandonner mes jolies bottes…et puis je ne l’ai pas fait, d’abord parce que je n’avais pas la force physique de le faire tout de suite; chaque chose en son temps. Et ensuite, j’ai toujours été bien avec mon homme, et je suis toujours bien avec lui, aussi incohérent que cela puisse paraître: dans ma tête ces deux histoires sont complètement déconnectées; par conséquent, quelle que soit la décision à prendre, rester ensemble ou pas, je veux qu’elle nous concerne, lui ET moi. Juste tous les deux, notre histoire à nous. Mais je ne veux pas qu’elle soit la conséquence directe de ce triste épisode. Que cela ait pu servir de révélateur à ce qui n’allait pas dans notre histoire, pourquoi pas. Mais je refuse de tout détruire pour quelque chose qui n’est resté que des mots.
    Euh… je suis pas sûre d’être très claire…

    Deleima, les chaussures de Pénélope m’ont bien fait marrer!

  • #64 Cécile de Brest le 11 mars 2009 à 19 h 06 min

    Bon, j’aime beaucoup ton texte.
    Mais il faut que je te donne le fond de ma pensée : je le trouve un peu « petit joueur », le nouveau venu, si je peux m’exprimer ainsi.
    « Je t’aime, mais tu comprends, j’ai une copine, je ne peux pas lui faire de mal donc je reste avec elle ». Et à toi, il s’est posé la question de savoir s’il aller te faire du mal ???
    Oublie ces escarpins avec lesquels, à coup sûr, tu te paierais des ampoules monstrueuses.

  • #65 Hélène le 11 mars 2009 à 19 h 11 min

    Oh si tu es claire, Kip et je trouve ta réaction admirable (par rapport à toi-même, et par rapport à ton homme).

  • #66 pal le 11 mars 2009 à 19 h 16 min

    Kip, j’aime beaucoup ton texte. il est très bien écrit et il me « parle » vraiment, comme à beaucoup d’autres d’après ce que j’ai lu.

    Perso, j’adore les chaussures. J’ai l’impression de ne jamais en avoir assez, et surtout de ne jamais avoir la bonne paire. Mais je ne mets pas la moitié des paires que j’achète pour cause d’inconfort. Tant pis, j’assume.
    Côté hommes, je suis devenue beaucoup plus raisonnable. Car pendant des années, j’ai effectivement été uniquement attirée par la paire qui brille dans la vitrine, qui brille pour moi mais également pour les autres, et qui fait très mal quand on la porte… Oui, pendant des années, j’ai cru qu’il fallait souffrir et des pieds, et du coeur, pour exister.

    Puis un jour j’en ai eu marre. J’ai décidé que si les chaussures pouvaient parfois faire mal, ce qui ne prétait pas à conséquence, l’amour, lui, ne devait pas faire souffrir, au contraire.

    Et j’ai rencontré ma paire de bottes à moi.

    Alors certes, ça n’a peut-être pas été la grande passion dévastatrice au départ (mais attention, c’était quand même super) mais 15 ans après, je suis toujours aussi bien avec. J’ai vraiment trouvé chaussure à mon pied. (un peu facile celle là…). quelqu’un que j’aime, qui m’aime, qui me fait rire, en qui j’ai confiance, et surtout, qui me valorise.

    Mes escarpins en lamé doré j’y repense parfois, mais sans aucun regret ni nostalgie. et les nouvelles paires qui brillent je les regarde avec plaisir certes, mais sans plus.

    Tout ça pour dire que, pendant de trop longues années, j’ai perdu mon temps à fantasmer (et à pleurer) sur la paire inaccessible pour diverses raisons (déjà prise, trop loin, etc…).

    Aujourd’hui, j’ai arrêté de réver, et je vis beaucoup plus ma vie.

    Et je trouve que l’attitude de ce garçon, certes très romantique et excitante, est quand même très ambigue, sinon malsaine. Parce que le type qui te déclare sa flamme en précisant en même temps qu’il ne quittera sa compagne, vu de l’extérieur, ça sent au mieux l’indécis (à fuir) au pire le manipulateur (à fuir tout autant !!).

    Mais, et pour finir, je crois aussi que rien n’arrive par hasard, et que de telles histoires sont souvent révélatrices d’un malaise dans le couple.

  • #67 kip le 11 mars 2009 à 19 h 18 min

    Dorothée je suis scotchée par la finesse de ce que tu écris, ça me paraît très lucide…
    Mais je dois dire que ça fait mal à lire, là, tout de suite.

    Sinon, les vrais escarpins que j’ai achetés en décembre, ils sont toujours aussi bien, hein, la métaphore rencontre ici clairement ses limites!! Heureusement, en même temps, j’ai tellement galéré pour les trouver ;)

  • #68 Dorothée le 11 mars 2009 à 19 h 20 min

    Rhaaaa si au moins y’avait la crème Nok :-))))

  • #69 Dorothée le 11 mars 2009 à 19 h 45 min

    Houla, je ne voulais en aucun cas te faire mal, au contraire; mais imaginons une seconde que le jeune homme en question n’ait rien eu à « perdre », qu’il se soit engagé à fond dans cette voie avec toi, et que tu te soies retrouvée seule décideuse de ce que tu allais faire….Je pense qu’évidemment la question de ta paire de bottes se serait posée! Peut-être que tu serais partie avec les escarpins, peut-être te serais-tu dit qu’avec ta paire de bottes tu avais construit, et que ce que vous avez construit ne mérite pas d’être balayé par des promesses d’un monde meilleur qui peuvent être tenues…ou pas…et il y aurait toujours eu des gens pour te dire « fonce! on n’a qu’une vie! », et d’autres pour te dire « ben non écoute tu es bien dans tes bottes qu’est-ce que tu vas aller chercher ailleurs? ». La réponse, au final, c’est toi seule qui aurais pu la donner, en pesant lourdement le pour et le contre, avec un peu de raison et un peu de passion….

    J’ai eu le cul entre deux chaises dix jours dans ma vie et je ne le souhaite à personne….et j’ai été soulagée, finalement, de ne pas choisir moi-même mais qu’une des deux histoires se finisse (et dans l’histoire j’étais vraiment l’affreuse qui agit en douce sans rien avouer). Je fais peut-être un transfert de mon histoire mais à ce moment-là je ne pouvais réellement pas choisir, entre des bottes et des escarpins. Et même a posteriori je ne sais toujours pas ce que j’aurais dû choisir, donc c’était une bonne chose que d’autres répondent à ma place à mes questions. Si les bottes éteitn restées j’aurais regretté de ne rien vivre avec mes escarpins, qui se sont de toute façon barrés violemment au final mais je sais que j’aurais quand même eu besoin de vivre cette histoire :-)

  • #70 isa33 le 11 mars 2009 à 21 h 07 min

    intéressant

    moi mon mec il a fait deux en un : grand amour (m’a aussi brisé le coeur en son temps) et amour durable, et profond
    de ceux qui ne laissent aucun doute après 12 ans, qui se renforcent jour après jour

    bon courage pour tout ça

  • #71 Coquelicot le 11 mars 2009 à 21 h 39 min

    Kip,
    je suis moi aussi partagée quant à l’attitude de cet homme, je pense qu’il est sincère mais que ces mots que tu as toujours eu envie d’entendrre , j’ai le sentiment qu’il a toujours eu envie de les dire…

    c’est une idée fausse et je crois assez répandue qu’il n’y a que les femmes qui sont exaltées ou romantiques ( la faute aux hormones diraient les macho) en réalité je crois que le besoin de passion existe sans distinction de sexe ou d’âge ( mais pas nécessairement chez tout le monde ) et que dans sa déclaration il y a une part de recherche de sensations amoureuses fortes , ce qui n’exclut pas un sentiment réel d’ailleurs.
    ça peut être aussi une forme d’immaturité ou d’égoïsme ou un encore un peu de tout ça.

    c’est un peu confus et j’ai du mal à l’exprimer.

    Mon meilleur ami dit toujours qu’il déteste quand un histoire d’amour commence, que tomber un amoureux le met dans un état de stress pas possible et qu’il n’a qu’une hâte que l’histoire entre dans une routine.
    Moi quand je tombe amoureuse j’ai le vertige.. mais finalement ça me déplait pas. Et c’est peut être une des réponses que j’ai eu quand je me suis retrouver à plus savoir comment me chausser, peut-être qu’au fond j’étais à la recherche de cette sensation et non d’une autre paire…contrairement à Pal je ne pense pas que le problème soit forcément le couple en lui-même.

    Dans mon cas cette belle paire de Doc croisée sur ma route était libre comme l’air, lui il n’avait rien à perdre.Une fois que le constat d’attirance réciproque fait, Il a su garder la tête froide s’il avait été passionné et démonstratif je crois que cela aurait été encore pire…quelque part en restant raisonnable il m’a donnée la force de l’être.

    Moi en plus de ma paire de bottes , j’ai 2 petits chaussons alors forcément , on réfléchit aux répercussions à 2 fois…

    Et Dorothée a raison parfois on a besoin de vivre certaines choses , c’est dans notre parcours de vie en quelque sorte…

  • #72 kip le 11 mars 2009 à 21 h 47 min

    Je relis tous les com’ (sérieux Hélène je sais pas comment tu fais c’est trop addictif!) et quand même il y en a plein qui disent qu’elles sont bien avec leurs chaussures ( je pense à Miss Mag, à 3lettres, Amalite, Sagattinne, Cocquelicot, Valérie, FraiseDesBois, Vio, Ode, Coxynell, Scotchette, pal, isa33…) et ça fait plaisir!!
    Et bon courage, pour plein de raisons à Jube, Origami, Evelys, Coralie-Marie, Virginie Quebec et celle-qui-se-cache…
    Et puis je suis bluffée par l’empathie qui se dégage de toutes ces réponses, par la justesse, l’humour de vos conseils et de vos expériences, et par toute la générosité que ça représente. Parce que oui, c’est généreux de prendre 10 20 minutes parfois plus de son temps pour réagir amicalement aux propos d’une fille que l’on ne connaît pas (alors Hélène, tenir ce blog je n’en parle même pas!). Je lis ce blog depuis longtemps mais je suis du genre pas bavarde; je crois que je vais essayer de l’être plus. Vous lire m’a fait un bien fou alors mille mercis…

  • #73 Armalite le 11 mars 2009 à 21 h 50 min

    Je rebondis sur ce qui dit Coquelicot. Je pense qu’au début d’une histoire, et à plus forte raison quand cette histoire n’a jamais vraiment commencé, on n’est pas amoureux de l’autre, mais amoureux de l’amour lui-même – très prosaïquement, gouverné par ses hormones et son sens du romantisme! Le véritable amour est quelque chose qui doit se nourrir de vécu partagé et de temps passé ensemble. Ca vient plus tard. C’est moins exaltant que la passion aveugle du début, évidemment, et du coup certains finissent par délaisser leur partenaire stable pour retrouver les frissons de la passion auprès de quelqu’un d’autre, pour se sentir exister. Il me semble que c’est un leurre dangereux. (Et j’ai un peu d’expérience en la matière, vu que j’ai essayé pas mal de paires de chaussures…)

  • #74 Nathaly le 11 mars 2009 à 22 h 01 min

    Ton texte m’a profondément émue….
    Il a un écho particulier pour moi qui ai du mal à ma chausser….

  • #75 Milky le 11 mars 2009 à 22 h 13 min

    Kip : allez je dénonce tes amis, le concept d’enfoirage affectif, ils l’ont piqué à Helen Fielding dans Le Journal de Bridget Jones ! (cela dit, ce type m’a l’air d’en être un parfait specimen)

  • #76 kip le 11 mars 2009 à 22 h 36 min

    ah! il va falloir que je le relise alors ça m’avait échappé!

  • #77 sagattine le 11 mars 2009 à 22 h 39 min

    Armalite dans mes bras!!!! Tu as formulé exactement ce que pense (et que j’ai expérimenté dans ma prime jeunesse :-)).
    Moi je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse être profondément amoureux sans n’avoir rien vécu avec la personne. On peut être attiré, avoir le cœur chaviré, les papillons dans le ventre et le « za-za-zou » mais je ne pense pas qu’on soit amoureux.
    J’aime mon copain parce qu’il est là, parce que je sais que dans nos cœurs nous sommes unis même si on ne veut pas d’un papier officiel, parce que je veux un jour avoir des enfants avec lui… (bon en ce moment il est indifférent à ma déclaration et joue sur son ordi :-)) Avant de sortir avec lui je le trouvais sympa, mignon, attirant, drôle (et je le trouve toujours hein rassurez-vous!!) mais ce n’était pas de l’amour.
    Je vois vraiment l’amour comme quelque chose de concret qui se construit dans le temps. Je ne sais pas si les autres sont de cet avis?

  • #78 catialine le 11 mars 2009 à 23 h 03 min

    Kip, me voilà très touchée par ton texte, et par la suite de ton histoire. Je suis dans le salon, je te lis alors que ma paire de bottes est sur le canapé, à côté. Ma gentille, délicate et tendre paire de bottes ; celle qui n’a pas déclenché de passion en moi, juste une persistante sérénité. Et pourtant… Je fréquentais une flamboyante paire d’escarpins lorsque je l’ai rencontrée, une de celles qui vous déforment les pieds mais que vous portez avec passion. Une de celles qui vous font souffrir en silence, mais avec lesquelles vous vous sentez belle. Une de celles qui vous promettent tout sans vous donner l’essentiel, une de celles qui vivent du désir des autres et de leur regard sur elles. Il me fait penser à cette paire, ton jeune homme, avec la souffrance qu’il a provoquée au nom d’une honnêteté bien égoïste…
    J’ai choisi, pour me sauver, ma paire de bottes il y a quatre ans alors que j’aimais encore mes escarpins. Je me surprends à penser, très souvent, à ceux-ci, et je dois à chaque fois faire la part des choses, parce que l’on ne garde de nos amours passées que le meilleur et l’on efface la souffrance. C’est beaucoup plus facile avec les amours non vécues, ou inachevées. La passion résiste bien à la comparaison du quotidien, elle flamboie et nous impressionne (nous n’avons pas grandi avec des contes de fées pour rien). Mais qui est là ce soir, à côté de moi, sur le canapé ? Celui qui m’écoute et me connait, pas celui qui s’enfuit dans un sourire.
    Bon courage à toi Kip !

  • #79 m. marie le 11 mars 2009 à 23 h 12 min

    j’ai envie de réagir mais je ne sais pas quoi dire ! alors j’espère juste de tout coeur que tout redeviendra plus clair pour toi, et je te souhaite du courage et beaucoup de bonheur !

  • #80 Hélène le 12 mars 2009 à 9 h 45 min

    isa33 sois la bienvenue !

  • #81 patte_d_anguille le 12 mars 2009 à 10 h 24 min

    je crois que beaucoup de personnes ont tendance à penser qu’il faut forcément de la passion pour que l’amour soit le beau, le vrai et l’amour plus calme, plus routinier fait peur.
    pourtant, je pense que la passion, c’est un feu de paille qui finit toujours par s’éteindre, et souvent, les amoureux passionnés ne supportent pas l’autre forme d’amour qui peut naître alors, l’attachement, l’affection, le fait de se sentir bien sans pour autant vivre à 100 à l’heure son histoire d’amour.
    pour ma part, c’est ce que j’ai compris. le vrai amour, celui qui dure, c’est la paire de botte noire. et je ne compte pas la lâcher !

  • #82 Papillon le 12 mars 2009 à 10 h 36 min

    Sagattine, ton comm (77) m’a fait réfléchir et m’a fait penser à une phrase lue dans un bouquin. A quelqu’un qui demandait au narrateur: « Tu es amoureux? », celui-ci répondait « Non. Je l’aime »
    Je ne sais pas de quoi est fait le sentiment qu’on éprouve au début (quand on est toute troublée par un regard, qu’on a peur et très envie de le voir, etc…) mais pour moi aussi, on entre en amour au fil du temps, quand on est touché par l’autre, imprégné par l’autre. A la pétillance des débuts s’ajoute une note plus grave (dans le sens profond). Et parfois, on se surprend à penser qu’on est bien chanceuse de pouvoir vivre avec lui, jour après jour.

  • #83 Hotnspicy le 12 mars 2009 à 10 h 47 min

    @ Patte d’Anguille : merci pour cette jolie réflexion. J’avais été interpellée par la métaphore des chaussures de Kip, et, hormis un commentaire cucul que bien sûr je m’étais abstenue de poster; rien ne pouvait sortir de plus étant donné le passage difficile que traverse mon couple en ce moment.

    J’ai rencontré un cordonnier qui m’a réparé, la godasse abîmée, c’était moi. Au moment, où, jamais je ne m’étais sentie aussi bien, sa passion s’est éteinte. Son travail était fini, fallait-il qu’il passe à autre chose ? Le doute me rongeait… Et Patte d’anguille est arrivée avec son feu de paille… Et, en 2 minutes, j’ai été apaisée car je suis toute disposée à vivre cette autre forme de l’amour. Enfin…

    Merci Patte d’Anguille. Vraiment.

  • #84 Nora Temple le 12 mars 2009 à 12 h 09 min

    Kip, comme toutes les commentatrices, je trouve la métaphore de la chaussure fort à propos : elle a la finesse et la précision de la pudeur, et c’est fort appréciable. Je ne commente d’habitude jamais, mais tu m’as donné envie, parce que je trouve un écho fort à ton dilemme dans ce aue je viens de traverser.

    J’ai d’abord envie de dire que ce fameux dilemme, celui de la paire d’escarpins qui ternit le lustre pourtant patiemment patiné de la paire de bottes devenue adorablement vintage avec le temps, c’est probablement celui qu’il a vécu aussi, ton enfoireur affectif. Alors oui c’est lache d’avoir dit a la paire d’escarpins brillants « hey, tu sais-tu que tu me fais rever dans la vitrine, mais j’ai fini par me dire que ma paire de bottes était moins dangereuse ? ». Mais je suis frappée par la probable similitude des affres que vous avez du traverser chacun de votre coté.

    Et puis aussi que je viens de traverser à peu près la meme situation. Une paire d’escarpins aui semblaient vertigineux, une paire de bottes. La configuration s’était déjà présentée bien sur. Mais la paire de botte m’avait jusque là toujours paru plus enviable. Meme avec le recul, je suis d’accord avec les choix fais précédemment. Oui mais cette fois-là c’était différent.

    D’abord la paire d’escarpin a eu la délicatesse de ne rien dire. Et puis j’ai refusé d’abord de la prendre en compte. Du coup, je n’en suis d’autant plus concentrée sur mes bottes. Oui mais voilà. Malgré leur patine, me suis rendu compte qu’elles prenaient sacrément la flotte ces foutues bottes. Que ça faisait longtemps que les efforts du cordonnier et les instants-cirage aidant, j’avais continué à les mettre, jour après jour. Mais il m’a fallu reconnaitre qu’elles prenaient toujours un air un peu avachi sous mes jeans neufs et rutilants. Alors je les ai cédées. Pour qu’elles continuent leur route de bottes aux pieds de quelqu’un de plus reconnaissant. Et là c’est bien d`une affaire de bottes dont il s’agit.

    Et c’est la seule façon, à mon avis, de procéder, pour pouvoir etre en phase avec un tel choix, dans le temps. Et ne pas regretter cette fameuse paire de botte. Oui, elle aura été vraiment idéale pendant tout ce temps. Mais à quoi bon forcer ? On peut faire des kilomètres et toute la route avec une paire de bottes ressemellés, ça oui ! Je ne veux pas etre défaitiste juste pour le plaisir.

    Mais je pense qu’il faut vraiment se poser la question de savoir pourquoi on veut une paire de bottes – ou pas. Et ne pas se laisser parasiter dans ce questionnement, par des normes, ou des angoisses qui tiennent à des « j’ai peur de rester seule, il faut vivre avec quelqu’un, à quoi bon une histoire si c’est pour avoir mal ?’

    Au final, les escarpins se sont révélés bottesques, et meme foutrement plus confortables que mes bottes à trous. Et s’il font mal un jour, ben j’irai pieds nus… jusau’à la prochaine paire. L’essentiel, c’est d’etre bien là, tout de suite, et tant pis pour les risques, ils font toujours partie du jeu, d’une manière ou d’une autre.

    Enfin je crois.

  • #85 Hélène le 12 mars 2009 à 12 h 21 min

    Nora Temple bienvenue à toi ;-)

  • #86 patte_d_anguille le 12 mars 2009 à 14 h 12 min

    Ohhhh Hotnspicy, je suis énormément touchée que ce que je viens de dire, et que j’ai pourtant hésité à dire, ait pu t’aider ! Tu viens d’ensoleiller ma journée, tiens, et je suis vraiment heureuse d’avoir pu t’être utile. :)

  • #87 patte_d_anguille le 12 mars 2009 à 14 h 20 min

    et je te souhaite de tout cœur de trouver l’équilibre dans cette autre forme de l’amour, qui est pour moi la plus authentique. :)

  • #88 Papillon le 12 mars 2009 à 15 h 24 min

    @Nora Temple: « L’essentiel, c’est d’etre bien là, tout de suite ». C’est exactement ce que je pense.

  • #89 SimoneDeBeauvoir le 12 mars 2009 à 19 h 01 min

    Bonjour Kip, je n’ai pas pour habitude de faire de commentaires sur les blogs que je consulte chaque jour… Mais là, je t’avoue que ton post m’a touché comme une histoire de Stephan Zweig…
    Je n’aurais qu’une chose à te dire  » Si il y a une chose à quoi tu tiens par dessus tout, il vaut mieux la laisser partir. Si elle te revient, elle sera à toi pour toujours. Si elle ne revient pas, c’est qu’elle ne t’était pas destinée… ». Et puis pour cette histoire de botte ou de chaussure, je dirais qu’il faut briser le mythe du soulier de verre « à talons », rien ne vaut une bonne paire de basket (pourquoi pas une « Allstar? »).
    On ne se connaît pas mais je te dis « tu », c’est venu naturellement ! Prends soin de toi, de ta vie et tout ira bien… Il n’y a pas de réponse à ce que tu viens de vivre mais laisses le temps te faire un signe…
    Très sincèrement, S.

  • #90 Hélène le 12 mars 2009 à 19 h 22 min

    SimoneDeBeauvoir bienvenue à toi ;-)

  • #91 Ofé le 13 mars 2009 à 15 h 27 min

    Bonjour Kip,

    en finissant de lire ton texte, j’en avais les larmes aux yeux.
    Ce texte, j’aurais pu l’écrire, j’ai vécu exactement la même chose que toi en janvier, sauf en pire : sa femme a découvert un mail que son mari m’avait écrit et pas encore envoyé.
    Elle l’a lu, pdt qu’il s’était absenté qq minutes.
    L’horreur. Le cauchemar. Mis au pied du mur par sa femme, il est resté avec elle tout en continuant de m’écrire, me téléphoner tous les jours. C’était au moment de Noel. Je pensais qu’après les fêtes, il prendrait une décision que les fêtes de fin d’année lui interdisaient de prendre, ne serait-ce que pour ses enfants.
    On avait besoin de temps, jamais je me lui aurais mis le couteau sous la gorge. Enfants, épouse, maison, on ne quitte aps tout du jour au lendemain.
    Mais un jour, en janvier, après les fêtes, qd je lui ai demandé ce qu’on allait faire, puisque sa femme le fliquait, il m’a répondu « je sais pas ».
    Pour moi, c’était clair. IL ne savait pas, mais moi, je savais.
    J’aurais passé mon temps à l’attendre, pour au final m’entendre dire que non, il resterait avec sa femme…
    J’ai tout arrêté, me disant que je valais mieux qu’un lâche incapable de mettre ses mots et actes en adéquation. Ca fait deux mois, j’y pense encore tous les jours. Par chance, nous ne travaillons pas ensemble. Il parlait de respect pour sa femme, mais c’est quoi ce respect qd on pense à une autre, à qui on envoie des fleurs, écrit des amils et des texto qd l’épouse a le dos tourné?
    Il a été lâche, et je ne pourrais jamais lui pardonner. C’est inutile d’accorder notre attention à des lâches incapables de prendre en mains leur vie et qui se réfugient derrière les décisons que les autres prennent pour eux pour surtout n’avoir rien à avoir à se reprocher un jour.
    S’il avait vraiement été amoureux de moi, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Il m’aurait retenue qd je suis partie, il aurait essayé de me faire chager d’avis. Rien de tout cela.
    Voilà.
    J’en tire trois enseignements :
    -passer son chemin dès qu’on rencontre un homme engagé ailleurs. Ne jamais croire qu’un homme ne quittera sa femme, son amie pour vous.
    -les hommes sont en grande majorité lâches et quittent leur femmes car ce sont bien elles qui l’ont demandé. Rarement ils endossent cette responsabilité.
    -on s’habitue à tous les chagrins.

    BOn courage.
    Après l’orage vient toujours le beau temps

  • #92 kip le 13 mars 2009 à 18 h 28 min

    Merci S., je crois bien que malheureusement tu as raison, il n’y a que le temps qui puisse changer tout ça. En attendant, la comparaison avec Stephane Zweig est infiniment flatteuse! fiouf!

    Nora Temple, ton com me laisse rêveuse…et je te souhaite mille bonnes choses avec tes escarpins « foutrement bottesques »! Et pareil pour Catialine et sa « gentille, délicate et tendre paire de bottes »!

    Coquelicot, il se peut que tu aies raison, et que ce jeune homme ait eu autant envie de dire toutes ces paroles que moi de les entendre…

  • #93 Pascale le 11 mai 2009 à 14 h 40 min

    Bonjour Kip,

    J’arrive très tard sur ton blog et j’espère que les blessures occasionnées par ce jeune homme te font un peu moins mal…

    Que tu hésites entre des bottes confortables et des escarpins scintillants, c’est ton droit… mais ce n’est pas pour le même usage, tu en conviendras…Que cherches-tu ? Un sprint, ou une course de fond ?

    Pour ma part, je me retrouve terriblement dans ce qu’a dit Ofé (N° 91) sauf que dans cette situation c’est moi l’épouse… et que ma paire de chaussures ne sait qui choisir… cette paire de chaussures , c’est pour les courses d’endurance et de vitesse à la fois…

    Et maintenant, ça fait 5 mois que cette situation perdure… et on est deux à lorgner sur la même paire de chaussures.
    Toutefois, je me demande ce qu’il va advenir de cette situation ? Vais-je conserver mes chaussures que je porte depuis presque 13 ans ? Vais-je les perdre ? Vont-elles rester avec moi, par choix (je préfèrerais ) ou par défaut ?
    Et en aurais-je toujours envie ? Par moment, j’ai l’impression que mes chaussures souhaiteraient que je les fouttent dehors , que je décide à leur place…pour que l’échec soit de ma faute…

    Je ne peux te donner de conseil, Kip, vu que je suis extrêmement mal placée pour l’instant.
    Ce jeune homme t’a fait vibrer ne serait qu’un court instant… et c’est très douloureux.
    Je te souhaite beaucoup de courage.

  • #94 Arcimboldo le 11 mai 2009 à 15 h 16 min

    J’ai pas lu tous les commentaires, je le ferai, mais pas tout de suite,
    je voulais juste dire que cette histoire m’émeut (à moi qui ait une vie sentimentale égale à 0 et qui me tourne vers internet pour les rencontres… pauvre de moi)

    et sinon tout cela me faire enormément penser au film avec Daniel Auteuil « je l’aimais » tiré du roman d’Anna Gavalda. J’avoue que le film était un peu longuet au début, mais je me suis prise au jeu et j’ai été très émue par tous les personnages, les amants, la femme trompée et la famille/proches alentour à tout ça.

    Je pense que quand on est dans cette situation le recul doit être très dur à prendre et que parfois on idéalise une relation qui n’est pas du tout profonde (rien que par le fait qu’on ne vive pas avec la personne).

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