Un frère est un ami donné par la nature*, par dola

27 juin 2007

« Durant toute mon enfance j’ai secrètement envié la quasi-totalité de mes camarades de classe. Pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’ils avaient un frère ou une sœur, voire plusieurs exemplaires de chaque pour les plus chanceux d’entre eux.

Dans mon imaginaire d’enfant solitaire, ces relations étaient les plus belles de toutes, comme un ami mais en mieux : Quelqu’un qu’on ne perd jamais de vue, qui vous connaît bien sans vous juger et sur qui vous pouvez compter quoi qu’il advienne.

Et tant qu’à rêver de l’irréalisable, je crois que j’aurais adoré avoir un frère.

Et puis j’ai grandi, l’expérience m’a démontré que la réalité était parfois bien loin de cette image d’Epinal et que l’indifférence, le mépris et la haine s’invitent au sein des fratries.

J’ai aussi compris qu’il ne suffit pas de partager 15 ans une chambre et le quotidien pour créer une complicité à toute épreuve.
N’empêche, je continue à croire qu’avoir un frère ou une sœur est une chance.

Mais qu’importe, ce que la nature et la vie ne m’ont pas donné, ailleurs je l’ai cherché.

…Je n’ai pas un nombre incalculable d’amis mais ceux que j’ai me sont d’autant plus précieux. Permettez que je vous parle d’eux quelques instants :

Ils ont mon âge, cinq ans de moins ou dix de plus. Ils vivent de l’autre côté du périph ou alors dans un autre pays. Ils ont des enfants, ou pas encore ou bien jamais.

Pour certains, je pourrais parler de leur métier pendant des heures (parce que c’est le mien aussi) mais pour d’autres même avec un revolver sur la tempe je ne serais pas capable d’expliquer en quoi consiste leur job.

Ils sont capables de me faire rire, de m’apaiser ou de m’exaspérer. Ne croyez surtout pas qu’ils n’ont pas de défauts : pingre, grande -gueule, entêtés, champion toutes catégories de mauvaise foi, il y en a pour tous les goûts !

Mais ils sont là, par leurs différences ils sont ma richesse, par leur présence ils sont ma force.

Parmi eux beaucoup d’hommes, un hasard ? A vous de juger.

Signé : dola »

* Gabriel-Marie Legouvé 1764-1812

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72 commentaires

  • #1 dola le 27 juin 2007 à 10 h 13 min

    Et dire que j’avais oublié qu’aujourd’hui c’était "mon jour", me voilà toute intimidée..

  • #2 Hélène le 27 juin 2007 à 10 h 17 min

    Moi aussi j’ai une famille "imposée", et une famille "choisie". J’aime les deux, de façons complètement différentes, mais c’est vrai que je passe plus de temps avec am famille "choisie" ;-)

    Ne soit pas intimidée dola, ton texte est très beau !!

    le p’tit crobard bienvenue à toi !

  • #3 Hélène le 27 juin 2007 à 10 h 32 min

    "des vieux lustres mais qui brillent", j’aime beaucoup ;-)

  • #4 Le p’tit crobard le 27 juin 2007 à 10 h 02 min

    Je me reconnais dans ton billet. Pas pour le côté enfant unique, je ne l’étais pas. Mais moi aussi, je nourrissais le fantasme qu’une relation fraternelle, çà "devait" être… en tout cas différent de ce que je vivais. Aujourd’hui encore, j’envie ces frères et soeurs si proches. Ce ne sera jamais mon cas, mais j’ai appris avec le temps que j’appartenais plutôt à la norme, et qu’eux constituaient l’exception. Et malgré tout, malgré les manques de nos relations, je sais que je ne changerais ma fratrie pour rien au monde !

  • #5 zaza le 27 juin 2007 à 10 h 09 min

    C’est très beau ce que tu as écrit Dola.
    J’ai la chance d’avoir une soeur…
    mais aussi des amis un peu comme les tiens, qui sont devenus la famille que je me suis fabriquée !!!!
    Je suis donc une privilégiée qui a deux famille, la famille du coeur et la famille du sang. Complémentaires et nécessaires toutes les deux…
    Quand je vous disais que j’étais une privilégiée !

  • #6 maryline le 27 juin 2007 à 10 h 18 min

    je suis aussi enfant unique mais pas tout à fait le même vécu que toi. Je n’ai pas souffert enfant, je ne m’inventais pas de frère ou soeur, mais plus grande ça m’a manqué la complicité que j’aurais pu avoir avec ce frère ou soeur imaginaire, comme dans la chanson de maxime le forestier, "mon frère". Je crois que mon état d’enfant unique a fortement marqué mon caractère, je suis un peu égoiste, habituée à ce qu’on s’occupe de moi, et aussi assez timide, réservée. Mais comme toi je recherche la compagnie de quelques amis avec lesquels j’ai inconsciement souhaité développer des relations fraternelles, des filles pour ma part.

  • #7 Fanchette le 27 juin 2007 à 10 h 25 min

    Souvent je me dis que s’ils n’étaient pas mes frères je n’aurai jamais rencontré ces deux gars là. Et jamais je n’aurai été aussi proche de ces deux types si radicalement différents de moi.

    Mais j’ai aussi dû faire le deuil de mon frère "idéal" et accepter que l’enfant qui m’avais appris à jouer aux osselets, l’ado qui m’avait présenté mon premier amoureux et l’adulte avec lequel j’ai passé de si chouettes vacances, bref, mon frère, était devenu un être tout à fait ordinaire… Ça a été dur.

    Mais comme me l’a dit un jour ma mère après un gros conflit : "De toute manière tu prendras toujours le parti de tes frères". Ben oui. Quoi qu’il fassent, c’est évident, je serai toujours là pour eux. Et eux pour moi.

    Par contre je ne suis pas sûre que j’aurai aimé avoir des sœurs… bizarre hein ?

  • #8 Chroniques du Plaisir le 27 juin 2007 à 10 h 26 min

    Très belle apologie de l’amitié, vaste sujet, en fin de billet, dans laquelle je pense tout le monde peut se retrouver. Mais ne jamais oublier que l’amitié ne va pas de soi et qu’elle se cultive aussi.

  • #9 Diripouf le 27 juin 2007 à 10 h 29 min

    C’est rigolo, moi aussi j’ai plus de vrais amis hommes que femmes… J’ai tendance a trouver les hommes plus laches, certes, mais aussi plus honnetes, moins manipulateurs… (attention hein, je ne fais pas de generalisation, ce n’est qu’une petite reflexion eprsonnelle :)

  • #10 lili le 27 juin 2007 à 10 h 31 min

    Comme je n’ai pas de soeur, j’ai longtemps cru que ce qu’il y avait de mieux au monde, c’était une soeur. Comme j’ai un frère cadet, je m’imaginais que le bonheur, c’était un grand frère.
    ;o)
    J’avais transformé une amie, 4 ans de plus que moi, en soeur aînée, nous avons soutenu cette fiction des années (sa vraie petite soeur était furax).

    J’ai des amis de tous âges, plus jeunes ou plus âgés que moi avec des décalages qui vont jusqu’à une génération dans un sens ou dans l’autre, que je connais depuis peu ou depuis… des lustres (pfiou, des vieux lustres mais qui brillent).
    Pas plus tard qu’hier, j’ai pris un pot avec un type qui était de mes meilleurs amis en classe de seconde, on a eu le temps de vivre une vie entière chacun de notre côté mais il m’a semblé qu’on se comprenait toujours aussi bien. C’était bon.

  • #11 dola le 27 juin 2007 à 12 h 43 min

    Je vois que chacun(e) à son histoire son vécu et sa place dans la fratrie aussi. Vos commentaires à tous sont enrichissants.
    On me dit souvent que je n’ai pas un caractère d’enfant unique, ce doit être un compliment mais j’avoue que je ne sais pas trop comment le prendre.
    Et si j’ai souffert de ma situtation d’enfant unique c’est , je crois , parce qu’elle est due à de tristes circonstances qu’on ne peut que subir plutôt qu’un choix .

  • #12 Londoncam le 27 juin 2007 à 10 h 54 min

    J’aime beaucoup ton texte, dola. Je suis comme toi enfant unique, et ai longtemps reve d’un grand frere, d’autant plus que ma mere est d’une famille de 8 enfants (concus… en 10 ans, avec une paire de jumelles dans le lot) !

    J’ai eu la chance malgre tout d’avoir un grand nombre de cousins-cousines d’ages similaires et dont certains dont je suis extrement proches.
    J’ai egalement eu la chance de vivre a l’etranger, dans des pays ou les gens se rapprochent et ou les week-ends a plusieurs familles etaient courants. J’en ai garde de tres bons amis, qui sont,comme l’a dit Lili, de vieux lustres qui brillent.

  • #13 dola le 27 juin 2007 à 12 h 56 min

    Tout comme toi Mithra, je ne m’ennuie jamais et j’apprécie les moments de solitude. Et j’ai été choyée aussi beaucoup.
    Et je rejoins Chroniques du plaisir , les amitiés s’entretiennent de même que l’amour.

  • #14 Pablo le 27 juin 2007 à 10 h 56 min

    Nous on n’a qu’une fille, qui sera à jamais enfant unique ; en lisant Dola, je me sens moins coupable, parce qu’à part le "stigmate social" de ne pas avoir d’enfant, qu’Hélène combat si bien, il y a aussi celui de n’avoir qu’un enfant, qui comporte cette même question qu’on est obligés d’écouter pendant des années, quand est-ce que vous comptez lui donner un petit frère ou soeur : parce qu’avoir un seul et unique enfant est presque aussi monstrueux que de ne pas en avoir – plus terrible même, puisqu’on condamne le pauvre enfant à des troubles psychologiques affreux et éternels (on ne te le dit pas comme ça, mais c’est implicite).

  • #15 teatree le 27 juin 2007 à 11 h 24 min

    merci Dola pour ce texte. je suis l’ainée. j’ai un frère et une soeur qui étaient hyper liés enfants. du coup, j’ai été souvent seule et je me suis plus tournée vers des amies.
    mais je me suis inventé pendant longtemps 2 grands frères, Pascal et Jacques (!? pourquoi ces prénoms!?) qui faisaient pleins de trucs supers, avaient des voitures, étaient très gentils avec moi et me faisaient faire avec eux les 400 coups!
    bon, ça m’a passé…
    j’ai toujours eu plus d’amies et d’amies très proches que mon frère et ma soeur qui se suffisaient à eux- même.
    mon frère est hyper différent de moi. si ce n’était pas mon frère, on n’aurait rien de commun mais je l’adore. ma soeur aussi.
    et de plus en plus, j’ai peur pour eux. peur qu’ils ne soient pas heureux, qu’il leur arrive du mal…
    bref, c’est un vaste sujet passionnant et complexe tout ça…

  • #16 Poussinnette le 27 juin 2007 à 11 h 32 min

    Moi j’ai un petit frère. On n’est pas très proche, et on ne se parle pas beaucoup. Mais il existe comme un lien subliminal entre nous, une sorte de complicité tacite.
    C’est ça qu’on appelle le lien fraternel?

  • #17 sourisdansroquefort le 27 juin 2007 à 11 h 42 min

    Comme Fanchette, je ne crois pas que je serai proche de ces femmes que sont mes soeurs si elles n’étaient pas mes soeurs. J’essayais de faire comprendre ca à mon escrogriffe (enfant unique), que je n’apprécie pas forcément mes soeurs en temps qu’êtres humains (par contre en temps que Bactéries, hum, peut être ;) ), et que je n’aurai pas recherché leur amitié si je les avais rencontrées comme ca.

  • #18 lapepette le 27 juin 2007 à 11 h 48 min

    j’ai un frère qui a quelques années de plus que moi, un lien profond nous a uni, des moments extras et des douleurs familiales intenses…et puis il s"est marié et là ce n’est plus le même: vraiment radin,vraiment…coincé … et tout a changé!et oui je l’ai perdu.
    mais j’attends encore un sursaut après 30 ans de son mariage et je me dis que tout est possible: une petite faille, une toute petite pour me dire qu’il est là, qu’il pense à moi. mais oui c’est beau de rêver et c’est tellemnt bon.

  • #19 Berlingotte le 27 juin 2007 à 11 h 49 min

    Moi j’ai un petit frère et une petite soeur, mais je les ai attendu longtemps (ils ont 7 et 8 ans de moins que moi), alors je me souviens que petite je me sentais souvent seule (en plus, pas de cousins ou cousines encore, je suis l’aînée toutes catégories). Après, comme ils étaient proches par l’âge, je me sentais seule aussi (jamais contente pffff). Ca s’est arrangé avec le temps, mais l’avantage c’est que maintenant je ne m’ennuie jamais, même seule!!!

  • #20 Shalima le 27 juin 2007 à 11 h 50 min

    Très joli texte, dola, merci :-)
    Contrairement à toi, j’aurais volontiers revendu mes petits frères quand j’étais enfant. C’est avec les années que notre relation s’est enrichie, que nous nous sommes rapprochés. A ce rythme, on vivra dans la même chambre en maison de retraite !!! ;-D

  • #21 Uranie le 27 juin 2007 à 11 h 57 min

    salut à toutes!
    moi j’ai un frère -trois ans de moins que moi- et franchement, longtemps ça a été hyper dure. petite, je vivais mal le fait de plus être enfant unique, d’autant que lui avait un caractère épouvantable (enfant, il était hyper-actif, nos parents en ont bavé!). mais, à partir de l’adolescence, les choses se sont inversées. Aujourd’hui, je crois que je peux dire que c’est la personne qui me connait le mieux, devant mes amies et nos parents. et je comprends ce que Fanchette veux dire: moi aussi, si ça avait été une petite soeur, je crois pas qu’on aurait été aussi proche, c bizarre, hein?

    par ailleurs, une de mes copines a deux soeurs, et c un calvaire au quotidien entre elles.

  • #22 Uranie le 27 juin 2007 à 11 h 58 min

    en tout cas, c’est un sujet qui fait parler!!

  • #23 Loop le 27 juin 2007 à 12 h 10 min

    j’ai 2 soeurs, 3 frères, tous plus jeunes. c’est une chance mais un fardeau parfois aussi
    la complicité ne naît pas dans le partage du quotidien, de même que l’amitié. Comme toute relation humaine, elle doit se travailler pour rester jeune et belle

    en tant qu’aînée, j’aurais bien voulu avoir un grand frère, qui aurai pu m’épauler, mais je suis l’aînée, et celle qui épaule finalement les autres…

    avoir des frères et soeurs ne m’empêche pas d’avoir des amis, qui me sont parfois plus proches que mes frères et soeurs, et parfois aussi je trouve que mes frères et soeurs sont mieux que des amis…

    bref

    Pour tout ça, j’aimerais bien que ma fille ait aussi des frères et soeurs…

  • #24 alicia le 27 juin 2007 à 12 h 11 min

    J’ai grandi dans une famille nombreuse, j’ai 2 soeurs et 3 frères, et malgré cela, petite, j’ai longtemps rêvé d’avoir un grand frère! Pour le côté protecteur sans doute.
    Aujourd’hui, nous vivons loin les uns des autres, et je suis plus proche de certains que d’autres. Près de moi, je me suis reconstruit une famille choisie, qu’il faut soigner et cultiver comme le dit si justement Chroniques du plaisir.
    Mais c’est quand même ma fratrie avant tout, d’autant que nous sommes proches en âge, 6 enfants en 9 ans, et que ces années où nous avons grandi ensemble ont été remplies de bonheur , de coups durs aussi, mais nous ont lié à jamais. Et c’est bien comme ça.

  • #25 siamoise cramoisie le 27 juin 2007 à 12 h 26 min

    Pour ma part, j’ai un frère. Ainé. Franchement, c’était pas drôle..Et malgré les affreuses histoires qui nous séparent, la fratrie me fait toujours rêver.

    Je REVE d’avoir des enfants, et pour eux qu’ils aient une vraie fratrie, riche, nombreuse, bruyante, avec engueulades, rigolades…

    Je fonds devant les enfants de mes amis, et le poste de Dola me fait réaliser que c’est à cause du phénomène de la fratrie: je vois les plus grandes jouer comme des malades avec les plus petits, les frangines qui se serrent fort et avec émotion dans les bras l’une de l’autre, les baffes qui volent, la vie quoi!!! C’est l’éclate totale! J’adore ça, c’est fou!

    Vive les frang’tocs!!!

  • #26 Mithra le 27 juin 2007 à 12 h 44 min

    Tres joli texte Dola… moi aussi je suis enfant unique, mais je n’en ai jamais souffert. Je n’ai jamais demande un frere ou une soeur et je ne me suis jamais invente de fratrie imaginaire. J’ai eu une enfance choyee et interessante, avec beaucoup d’attention. Forcement ca rend un peu exigeant pour la suite du parcours ;-)
    Comme beaucoup d’enfants uniques, je ne m’ennuie jamais quand je suis seule et je considere que c’est une tres grande force dans la vie que de n’etre pas obligee de m’entourer de relations mediocres pour meubler les moments de solitude.
    J’ai de plus horreur des groupes, des clans ou l’on est "entre soi" (encore un des effets secondaires de l’enfant unique ?) et malgre tout la famille c’est beaucoup ca, non ? Comme toi, mes amis viennent d’horizons tres varies et c’est tres enrichissant.

    Et je connais finalement tres peu de fratries ou on s’aime vraiment, je crois que la famille facon Petite Maison dans la Prarie a pas mal de plomb dans l’aile. Je trouve que souvent les relations freres / soeurs c’est plutot "faut bien que je l’invite une fois de temps en temps, c’est mon frere / ma soeur apres tout"… Il y a un genre "d’obligation de s’aimer" qui me gene.
    Je rejoins Chroniques du Plaisir sur la necessite de cultiver l’amitie, de l’entretenir… tel que je le vois (donc forcement de l’exterieur), c’est ce qui manque a une fratrie : il me semble qu’on s’y permet beaucoup de petites mesquineries et de rivalites pas bien jolies, parce qu’on sait que quoi qu’il arrive on sera toujours freres et soeurs…

  • #27 siamoise cramoisie le 27 juin 2007 à 13 h 05 min

    Mithra, c’est très juste, le coup des petites mesquineries. Beeeerk!

  • #28 maryline le 27 juin 2007 à 13 h 17 min

    et bien Dola si tu n’as pas un caractère d’enfant unique, je pense que l’on te fait plutot un compliment.
    Moi quand on me cotoie un peu on comprend vite que je suis enfant unique.
    Je vis avec un homme qui est aussi enfant unique et parfois on a du mal à faire des concessions, chacun ayant été élevé dans l’idée qu’il est le meilleur et que ses désirs passent avant tout! mais ça va quand même on y arrive…

  • #29 Minuit Citrouille le 27 juin 2007 à 13 h 40 min

    Je regrette tellement de ne pas avoir eu de frero! j’ai deux soeurs géniales, mais je pense qu’un frère m’aurait aidé à mieux comprendre l’HOMME!

  • #30 Tiger Lily le 27 juin 2007 à 13 h 41 min

    C’est un tres joli texte dola, tres sensible…
    Pour ma part j’ai deux petites soeurs, et nous avons un lien extremement fort, peut-etre meme trop fort d’ailleurs. Cela fait un moment qu’on ne vit plus sous le meme toi, 4 ans, ni meme dans le meme pays (on s’est arrangé pour rester sur le meme continent tout de meme, au moins jusqu’a l’annee prochaine :-(… Mais on fait tout ce qu’on peut pour passer du temps ensemble. Et pourtant ce n’etait pas gagné! Quand on est 3, il y en a toujours deux contre une, et ca hurle et ca se bagarre (non la bagarre n’est pas reservee aux garcons ;-) Mais des qu’une autorite parentale se pointait c’etait tout d’un coup le front uni du Sisters’ gang contre le reste du monde.

    Je crois que j’ai de la chance et j’espere de toutes mes forces que le temps n’y changera rien.

    Par contre j’ai vu une fratrie se dechirer jusqu’a l’hallali, la curée et se jeter sur les restes sans egard pour les survivants…

    Tout ne serait-il question que de loterie du destin et de tirage au sort??

  • #31 Anne Cé le 27 juin 2007 à 13 h 43 min

    Quel joli texte ! Merci Dola !

    Comme Shalima, j’aurais volontiers revendu mes petits frères quand nous étions petits ! ou alors je les aurais bien échangés contre un grand frère… mon rêve !! ;o))
    Et aujourd’hui, notre entente, notre complicité se sont bien renforcées !

  • #32 Elté le 27 juin 2007 à 14 h 08 min

    Merci Dola, on n’écrit pas assez sur nos frères et soeurs.
    J’ai la grande chance d’avoir un frère, un grand! On est différents, et je dirais même qu’il m’énerve beaucoup.
    Nos rôles sont inversés depuis que je suis enfant. D’ailleurs la plupart du temps, les gens croient que je suis sa grande soeur (7 ans d’écart quand même!!).
    Quoiqu’il arrive, envers et contre tout et souvent avec la cerise de la mauvaise foi sur le gâteau, je le défends bec et ongles s’il en est besoin, et c’est réciproque. Mes parents savent d’avance que toute critique sur l’un de nous deux métamorphose l’autre en porc-épic hargneux.
    C’est un lien puissant. Même si nous sommes pudiques, qu’il arrive qu’on ne se parle pas pendant des semaines, en cas de problème on ne perd pas de temps; nos mots graves s’accordent tous seuls.
    Mon frère reste un mystère car comme disent certaines personnes ici, je ne l’aurais sans doute jamais cotoyé s’il n’y avait pas ce lien du sang, et pourtant je l’aime profondément.
    Un regret? Ne pas avoir de petits frères et soeurs :-)

  • #33 sophie202 le 27 juin 2007 à 14 h 38 min

    j’ai deux soeurs, je suis l’ainée 4 ans avec l’une 10 avec l’autre… Vraiment, sincèrement, elles ne seraient pas mes soeurs je ne sais pas si nous aurions quoi que ce soit en commun.
    Mais voilà elles sont mes soeurs, la petite je la protègerais tant que je pourrais, bien que finalement je la connaisse si peu, elle a 16 ans et j’ai quitté la maison de mes parents depuis 5 ans. Et la cadette… bien… je suppose qu’être adulte appaise les relations… nous sommes plus proches aujourd’hui que nous ne vivons plus sous le même toit depuis des années…

    Etre l’ainée à vraiment forgé mon caractère, je suis celle qui endosse les responsabilité, celle sur qui on compte, je suis celle qui est autoritaire aussi…

    Je n’ai jamais révé d’une autre fratrie que la mienne, il n’est pas dans ma nature de fantasmer l’impossible.
    Pourtant ma meilleure amie, presque ma soeur, a des relations extremement proche avec ses frères et soeurs, fusionelles mais si ça m’intriguait je ne l’ai pas envié.

  • #34 Murielle le 27 juin 2007 à 14 h 44 min

    J’ai un frère de 7 ans mon cadet. Il est pour moi un étranger alors qu’enfant nous étions assez proches bien que diamétralement opposés, déjà. J’ai toujours révé d’avoir un grand frère idéal qui m’aurait aimé, fait sortir et présenté ses copains dont je serai devenu la petite soeur de coeur … Mon mari a pris la place de ce grand frère !
    Ce qui m’inquiète le plus c’est pour mes fils. Ils ont 8 ans de différence (le petit dernier a 15 mois … donc le grand a 9,5 ans) et je voudrais tellement qu’ils soient complices, qu’ils s’aiment et se soutiennent, tout ce que je n’ai pas su réaliser avec mon propre frère !

  • #35 Hélène le 27 juin 2007 à 16 h 45 min

    La lorgnette sois la bienvenue ! ;-)

    Mithra je te rejoins complètement sur le désagréable sentiment qu’il y a en famille une sorte d’obligation de s’aimer, je n’ai jamais adhéré à ça et je revendique de choisir les gens que j’aime ;-)

  • #36 amyrtille le 27 juin 2007 à 15 h 01 min

    Très touchant ce texte, Dola …
    Comme toi (et LondonCam entre autres), je suis fille unique (et cousine unique aussi) et j’ai souvent rêvé d’avoir un grand frère protecteur et complice (Non ! aucune envie de sœur, ni de frère plus jeune), surtout à l’époque de mon adolescence quand mes parents se sont séparés… Depuis je suis entourée de beaucoup plus d’hommes que de femmes dans mon cercle amical, tout comme toi, il y en a même un qui m’appelle "sa petite sœur", me voilà comblée ;-)

  • #37 amyrtille le 27 juin 2007 à 15 h 04 min

    Une dernière chose …
    l’Homme est un peu comme un frère pour moi, nous sommes très complice alors qu’il a une sœur, dont il est de 4 ans l’aîné, et avec laquelle il n’a aucune affinitée … "Va comprendre Charles ?"

  • #38 Cannelle-Vanille le 27 juin 2007 à 15 h 04 min

    Merci Dola pour ce joli article qui fait effectivement couler beaucoup d’encre…
    Pour ma part, j’ai la chance d’avoir un frère et une soeur dont je suis très proche.
    En tant qu’aînée, j’aurais évidemment aimé avoir un grand frère, mais le mien, depuis qu’il m’a dépassé en taille et en force, a estimé qu’il avait gagné le droit d’aînesse (1,5 ans de moins que moi, pourtant) et qu’il avait le devoir de protéger ses "petites" soeurs…
    Nous avons tendance à tout nous dire, tous les trois, et à aborder ensemble tous les sujets qui nous tiennent à coeur vet que nous n’oserions pas forcément évoquer avec d’autres personnes… Cela étant, vu que nous avons tous trois des caractères assez forts et indépendants, il ne saurait être question de "vote" fraternel pour pousser l’un ou l’autre à prendre telle ou telle décision : on se volerait dans les plumes si l’un d’entre nous tentait d’orienter par trop les choix d’un autre!!!
    Et j’ai aussi la chance d’avoir des amis, pas innombrables, certes, mais fidèles, et que tous trois avons "adopté" comme frères et soeurs de coeur, ou cousins/cousines d’élection, et qui viennent d’horizons divers.
    En revanche, vu mon expérience des 6 mois derniers (qui s’est soldée par une rupture de fiançailles vendredi), j’aurais tendance à mettre en garde contre les fratries envahissantes qui fonctionnent comme de véritables tribus dans lesquelles "l’étranger", la "pièce rapportée", subit un véritable examen de la part du clan… Si elle ne convient pas, tous les moyens sont bons, toutes les pressions affectives etc sont exercées sur le malheureux qui a osé choisir en dehors du moule…, et qui finit par renoncer face à la cabale familiale…
    Vive les frères et soeurs, donc, mais tant qu’ils ne viennent pas diriger la vie des leurs…

  • #39 chaton le 27 juin 2007 à 15 h 17 min

    je m’y retrouve complètement enfant unique aussi. Et mes amis ont comblé ce frère ou cette soeur que je n’aurais jamais. Et par leur diversité comme tu en parles si bien en france ou ailleurs en couple ou pas homo ou hétéro ils m’apportents chacun quelque chose de différent et de génial. L’amitié est vraiment quelque chose d’important et c’est super de savoir peut vous remonter le moral et vous rire dans la pire des épreuves! Merci pour ce super billet

  • #40 dola le 27 juin 2007 à 17 h 20 min

    je vais quitter le travail, je reviens vous voir tout à l’heure

  • #41 La lorgnette le 27 juin 2007 à 15 h 43 min

    Très beau texte.
    J’ai deux frères mais en fait l’aîné s’est éloigné il y a des années. Pourquoi ? Difficile à dire. Nous ne sommes pas fâchés mais nous n’avons aucun atome crochu. Idem pour nos conjoints respectifs.
    Alors c’est l’indifférence de part et d’autre. Aujourd’hui notre seul point d’ancrage est notre mère mais après elle ….
    Des amis ? Beaucoup de bons copains, des relations à la pelle mais les vrais amis, ceux qui sont là dans les mauvais moments se comptent aisément sur les doigts d’une main.
    Félicitations pour ce blog.

  • #42 La lorgnette le 27 juin 2007 à 15 h 44 min

    Très beau texte.
    J’ai deux frères mais en fait l’aîné s’est éloigné il y a des années. Pourquoi ? Difficile à dire. Nous ne sommes pas fâchés mais nous n’avons aucun atome crochu. Idem pour nos conjoints respectifs.
    Alors c’est l’indifférence de part et d’autre. Aujourd’hui notre seul point d’ancrage est notre mère mais après elle ….
    Des amis ? Beaucoup de bons copains, des relations à la pelle mais les vrais amis, ceux qui sont là dans les mauvais moments se comptent aisément sur les doigts d’une main.
    Félicitations pour ce blog.

  • #43 pal le 27 juin 2007 à 15 h 55 min

    Je suis très touchée par ce texte, ainsi que par le commentaire de Pablo, qui décrit exactement ma situation.
    J’ai un frère et un soeur que j’adore, et une fille qui (bien malgré moi) restera fille unique.
    J’ai longtemps culpabilisé de ne pas pouvoir lui faire un petit frère ou une petite soeur, jusqu’au jour où j’en ai eu assez de me tracasser pour quelque chose à laquelle de toute manière je ne pouvais rien changer.
    Les choses sont ce qu’elles sont, et aucune situation n’est idéale.
    J’adore et j’admire mon frère et ma soeur, on s’entend à merveille mais j’ai bien conscience en même temps qu’ils m’ont un peu étouffés.
    En ma qualité de petite dernière, je n’ai rien fait qu’ils n’avaient pas fait avant, et à quarante ans passés, je suis encore considérée comme le bébé de la famille…
    Ma fille ne connaîtra pas cela, elle vit complètement autre chose, avec des bons et des mauvais côtés, mais je considère aujourd’hui que sa situation n’est ni pire ni meilleure que celle des enfants "pas unqiues".
    L’essentiel, comme le rappelle fort justement dola, c’est d’avoir autour de soit des gens qu’on aime et qui nous aime, quels qu’ils soient.

  • #44 amyrtille le 27 juin 2007 à 16 h 10 min

    @Pal et @ Pablo, je suis donc fille unique (ayant rêvé d’un grand frère durant mon adolescence) cela ne m’a pour autant pas donné l’impression d’être à part, ni élevée si différemment que les enfants ‘non-uniques’. C’est un tout de grandir (avec ou sans fratrie), l’éducation y est pour beaucoup, et lorsqu’on s’étonne, au détour d’une conversation, que je sois fille unique (aux vues de mon caractère et de ma façon d’être) je prends ça comme un magnifique compliment, comme quoi tout les enfants uniques ne sont pas égocentriques, radins et introvertis … comme beaucoup le pense.

  • #45 Pirskila le 27 juin 2007 à 16 h 15 min

    Joli texte…
    J’ai un frère qui a 4 ans de plus que moi. J’ai des souvenirs de grosses tartes et autres coups de bouteilles de coca sur la tête (en plastique et vide je précise) mais on a toujours été très très complices! Bizarrement, on ne se parle pas beaucoup, on se poile surtout ensemble mais on sait bien qu’on sera toujours présents l’un pour l’autre au cas où.
    Punaise, limite si je vais pas avoir la larme à l’oeil d’un coup, ça me donne presque envie de bloguer sur mon frère! (vais y penser!)

  • #46 Ashley le 27 juin 2007 à 17 h 20 min

    Très beau texte, merci beaucoup
    J’ai deux frères, ils sont jumeaux et extrêmement proches, j’ai donc toujours été mise à part de cette relation qui encore maintenant me rend jalouse. Mais ce qui me fait de la peine, c’est que je sais plus de choses sur les collègues que je supporte et que je connais le moins que sur mes frères….

  • #47 so le 27 juin 2007 à 17 h 34 min

    j’ai la chance infinie d’avoir trois soeurs avec qui je m’entends à merveille … bien sûr, on ne partage pas tout. Bien sûr on ne se voit pas tous les jours, , mais on se retrouve toujours comme si on s’était quittées la veille. On sait qu’on peut compter les unes sur les autres et on n’a pas du tout le sentiment d’être obligées de s’aimer. D’ailleurs aucune de nous 4 ne saurait faire semblant ! On est comme des amies finalement ! Sauf qu’on a les mêmes parents et un peu la même histoire.

    Je sais aussi à quel point c’est une chance, car c’est pas vraiment tout à fait pareil dans ma belle famille.

  • #48 Audrey le 27 juin 2007 à 17 h 41 min

    @Fanchette >> c’est fou comme ce que tu as écris peut s’appliquer à moi …

    "Souvent je me dis que s’ils n’étaient pas mes frères je n’aurai jamais rencontré ces deux gars là. Et jamais je n’aurai été aussi proche de ces deux types si radicalement différents de moi."

    >> tout pareil, je me demande très souvent ce qu’il se serait passé si je els avais rencontrés par hasard .. sûrement rien … et ça aurait été dommage

    "Par contre je ne suis pas sûre que j’aurai aimé avoir des sœurs… bizarre hein ?"

    >> moi j’en suis certaine, je dois pas avoir un caractère "à soeur" :D

    @Dora : très beau texte, bravo :)

  • #49 dola le 27 juin 2007 à 21 h 02 min

    Me revoilà après un petit passage par les magasins ( très raisonnable une jupe et une tunique ).
    Il y a dans vos témoingnages quelque chose d’extrêment touchant, parler de sa relation à sa fatrie ou non est finalement quelque d’intime. Est-ce parce que les sentiments prennent racine dans l’enfance ?

  • #50 dola le 27 juin 2007 à 21 h 23 min

    J’ai oublié de vous dire que j’avais 2 enfants ( le minimum envisageable à mes yeux !), une fille d’abord et ensuite un petit garçon. L’aînée a 4 ans et demi et petit bientôt 2 ans. Je ne suis jamais plus attendrie que quand je les vois se tenir la main ou se se faire un calin. Et j’essaie de na pas faire porter sur eux mes espoirs de fatrie unie et complice, car ils ont de toutes petites épaules mais au fond de moi je souhaite qu’ils soient proches plus tard.
    @ Pablo un enfant unique est souvent stigmatisé dans le regard des autres : parents égoïstes , enfants trop gâté etc
    D’une certaine manière cela forge le caractère.
    Une de mes collègue est enfant unique ( et mère de 3 enfants ) et curieusement ce qui lui pèse le plus c’est d’être seule pour affronter la maladie de sa mère et de n’avoir personne à qui passer le relais..

  • #51 lizou le 27 juin 2007 à 19 h 38 min

    De la séparation de mes parents est née ma ptite soeur, 6 ans à l’époque, aucun lien sanguin et pourtant aujourd’hui je l’aime comme une soeur, et c’est ma soeur.
    Mais on rigole quand les gens nous trouvent des ressemblances.

  • #52 Hélène le 27 juin 2007 à 22 h 09 min

    Je poste peu sur ce sujet, de mon côté, parce que ce n’est pas une question facile pour moi, et que soit je ne dis rien, soit j’en écris trois pages ;-)

    Mais vos réactions me touchent et m’émeuvent, je trouve ça chouette d’échanger là-dessus.

  • #53 dola le 27 juin 2007 à 22 h 14 min

    Je crois que tu n’es pas seule dans ce cas Hélène, je trouve les commentaires plus longs qu’à l’ordinaire et j’ai l’impression que certaines voix quotidiennes se font silencieuses..
    Je crois que ce sujet qui concerne tout le monde ( soit on est enfant unique soit on ne l’est pas), remue beaucoup de choses enfouies.

  • #54 siamoise cramoisie le 27 juin 2007 à 21 h 20 min

    Les sentiments, oui Dola, et toute une façon d’envisager le monde, les relations à l’autre, sa propre place… C’est sans fond!

    Mon époux adoré et moi-même nous ressemblons énormément. Mais une chose nous différencie: il est fils "unique", et moi pas. Il a une force de conviction, et une résistance face aux épreuves que je trouve typique des anciens enfants seuls. Tout son être s’est construit à la fois sur l’envie de rencontrer l’autre, et sur l’assurance profonde de son identité propre. Pour moi, c’est extraordinairement enrichissant.

    Oui, c’est très intime tout ça. Cela vient des fibres mêmes de notre être.

  • #55 siamoise cramoisie le 27 juin 2007 à 21 h 50 min

    Comme tu as raison Dola pour tes petits!!
    Je profite de n’avoir pas encore d’enfant (à mon grand regret d’ailleurs) pour rêver à fond, c’est le moment!! Quand ils sont là, il n’y a plus qu’à se retrousser les manches et faire tous les jours face aux principes de réalité!
    En tout cas, depuis ce matin, je turbine à fond sur cette question de la fratrie, et je guette la moindre réaction de mes soeurs posteuses ;-)

  • #56 Hélène le 28 juin 2007 à 10 h 26 min

    kila ce que tu dis à propos des fêtes de famille me parle, parce que dans ces moments-là je m’accroche à ma soeur, dont j’ai toujours été très proche, comme une moule à son rocher ;-) Sans elle je n’y survivrais pas ;-)

  • #57 dola le 28 juin 2007 à 10 h 36 min

    @ mariel75, Quand j’attendais mon deuxième, j’étais un peu flippée aussi.
    J’avais peur de ne pas y arriver, pas au niveau de l’emploi du temps ou de l’organisation mais au niveau de l’affection, de l’attention ou bien des affinités.
    Finalement ça roule, mais avec le temps les caractères vont s’affirmer et tout reste à faire..

  • #58 dola le 28 juin 2007 à 10 h 43 min

    Je remarque aussi que ce "fantasme" de frère aîné est assez répandu.
    Archaïque besoin de protection ? je m’interroge.
    Dire qu’on est au 21 siècle…

  • #59 Hélène le 28 juin 2007 à 11 h 02 min

    Oui moi aussi ça m’a frappée de voir le nombre de files qui auraient voulu un frère ainé, les femmes auront-elles toujours besoin d’un homme pour les protéger ??

  • #60 kila le 28 juin 2007 à 9 h 16 min

    Je prends un peu de temps aujourd’hui pour répondre à ce sujet qui me touche ô combien.
    Je suis fille unique et je l’ai toujours mal vécu. Encore aujourd’hui, c’est quelqu’un qui me manque. Moins que quand j’étais petite, mais quand même, surtout lors des réunion de famille, des repas du dimanche midi, je ne vous parle même pas de Noël…

    La chanson de LeForestier m’a touchée dès que je l’ai entendue la premiére fois.

    J’ai des amis, de formidables personnes, mais qui jamais n’ont remplacé un frère (ou une soeur, mais je rêve d’un grand frère).
    Et pourtant je vois bien à quel point certaines fratrie de mon entourage sont tout sauf unie.
    Ma meilleure amie a perdu son frère il y a 6 ans, ça a été pour elle le pire des drame…

    Mon rêve est évidemment de construire une famille et d’avoir plusieurs enfants. Si je dois n’en avoir qu’un je prèfère encore ne pas en avoir. Oui j’en suis là.

    Et comme la vie n’est pas toujours bien foutue, tout du moins ce qu’on fait nous même de notre vie, inconsciemment ou pas, et bien à 35 ans, je suis célibataire et sans enfant, et l’homme qui a partagé ma vie durant 5 ans ne voulait pas de cette famille qui me manque tant.
    Je sais maintenant que ce n’est pas un hasard si c’est lui que j’ai aimé (que j’aime encore?!)….

    Alors? et bien, j’y travaille, j’y travaille… ;-)

    Hèlène j’espére ne pas avoir été trop intîme, sinon, sors-moi de là ;-)

  • #61 missdarjeeling le 28 juin 2007 à 9 h 29 min

    Je suis fille unique et je suis persuadée que mon caractère sauvage et entier se serait trouvé adouci par la présence d’un frère ou d’une soeur, avec qui tout partager.

    Cela dit,je vois à vos commentaires, les filles, que le lien familial n’est pas forcément synonyme de complicité !

    Comme beaucoup d’enfants uniques, j’ai remplacé ce lien que je n’ai pas par des amis peu nombreux mais fidèles…

  • #62 mariel75 le 28 juin 2007 à 9 h 30 min

    Je me retrouve dans le commentaire de Mithra. je suis fille unique et je l’ai toujours bien vécu. On m’a longtemps sorti les grands clichés sur les enfants uniques: T’es es enfant unique, tu es égoiste!!

    Aujourd’hui, quand je vois mon mari et ses freres, des amis et leurs frangins-frangines, je me dit que partager ses parents ne rend pas moins égoiste, parfois c’est meme le contraire, la fratrie créé des tensions qui n’ont pas lieu d’etre.

    J’attend mon deuxième enfant, et je flippe un peu de me retrouver mère d’une fratrie… Tout le monde me dit "c’est génial, c’est génial".. mouaaiss… ça reste à voir :)

  • #63 lisenn le 28 juin 2007 à 9 h 54 min

    Et bien j’ai une soeur… et j’avoue que je me vois mal sans elle !
    Aussi loin que je me souvienne, elle est là.
    Il y a des bons et des mauvais souvenirs… et il y en aura encore plein d’autres…

  • #64 Hélène le 28 juin 2007 à 12 h 05 min

    Isabelle je ne suis pas l’auteure de ce beau texte, c’est dola ;-)

  • #65 Pablo le 28 juin 2007 à 11 h 26 min

    Merci pal, amyrtille et dola pour vos réactions à mon commentaire. Dola, le tien me touche spécialement : car pour ma part, j’ai trois frères, mais comme ta collègue, ma compagne est enfant unique et "ce qui lui pèse le plus c’est d’être seule pour affronter la maladie de sa mère [qui dans son cas est à 1000 km de distance, ce qui complique énormément les choses] et de n’avoir personne à qui passer le relais".

  • #66 Isabelle le 28 juin 2007 à 11 h 52 min

    Bonjour Hélène,

    A lire ton post aujourd’hui, ce sujet sur la famille me fait penser au dernier bouquin de Corinne Maier : "NO KID, 40 raisons de ne pas avoir d’enfants". Tout un programme n’est ce pas? Mais tu l’as peut-être lu? :°)

  • #67 Salade niçoise le 28 juin 2007 à 12 h 01 min

    J’arrive après la bataille, mais je rejoins beaucoup de monde : Dola, ce texte est très beau et très émouvant.
    J’ai la chance d’avoir un petit frère, de 3 ans mon cadet, avec qui je m’entends très bien. Ca a été plus dur quand on était petit, chamailleries et tout ça, on a connu, mais aujourd’hui, à respectivement 23 et 26 ans, on se soutient beaucoup et on se parle pas mal. Pas de tout, mais quand même. Et encore plus depuis qu’on ne vit plus sous le même toit.
    Par contre j’ai très souvent fait le "tampon" entre lui et ma mère lors de leurs engueulades, pas forcément à prendre parti pour l’un ou pour l’autre (enfin selon les cas, si, quand j’estimais que l’un avait totalement raison ou totalement tort), mais j’essaie plutôt d’avoir un peu de recul sur leurs "conflits" (c’est un bien grand mot) et de tempérer les choses.

  • #68 maryline le 28 juin 2007 à 15 h 31 min

    isabelle: je vais l’acheter ce bouquin, No kid, j’en ai entendu parler hier déjà.
    Même si je n’ai pas besoin de 40 raisons de ne pas faire un enfant, je trouve ça bien de lire sur ce thème, et de trouver des arguments pour faire taire les donneurs de leçons.

  • #69 dola le 29 juin 2007 à 9 h 50 min

    J’ai été décidément très touchée par tous vos commentaires.
    @ kila: j’ai été très émue.
    En y réflichissant, je me suis rendu compte que tout mes amis homme sproches étaient plus vieux que moi sans execption ( de 3 à 10 ans de plus..).
    Frères ainés de subsitution, besoin de protection moi aussi ? Tous vos messages me font bien réfléchir..

  • #70 Marie à Tokyo le 29 juin 2007 à 9 h 49 min

    superbe texte! Dola, tu as su trouver des mots sur ce que je ressens.
    Je rêvais d’un grand frère qui m’aurais emmenée avec lui et protégée, mais j’ai toujours du affronter le monde toute seule.
    PS: tout à fait d’accord avec Mariel75

  • #71 La Cuiller en Bois le 29 juin 2007 à 14 h 42 min

    Je n’ai pas lus les commentaires …

    Ce que tu décris est la recherche de l’enfant unique …

    Les fratries auront une quête similaire qu’ils appelleront "recherche de l’ami" , mais qu’ils peuvent avoir trouver au sein de la nichée.

    On peut avoir des liens très forts avec l’un de ses frères ou soeurs, ou avoir des relations conflictuelles, voir haineuses …

    Comme avec tous ceux que l’on côtoie, sauf que ceux-là si on n’accroche pas, on peut tourner le dos, passer son chemin et les oublier.

    Les frères et soeurs font partie de notre histoire personnelle, l’influence, la modifie, l’enrichit ou la bouffe.

  • #72 Célina le 16 septembre 2015 à 18 h 54 min

    Un super beau texte, touchant et remplie d’amour.
    Vos pensées sont très concrète et j’adore cela, votre façon de pensées et d’exprimer se que vous ressentée au moment même m’impressionne beaucoup.
    Juste fantastique :)

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