Suis-je la seule… ?, par Isa

1 décembre 2010

o-toi-lectrice

« N’avez-vous jamais ressenti cette très désagréable sensation que le temps passe et que vous n’accomplissez rien de grand ou du moins, que vos rêves ne restent que des rêves.
Et cette panique vous gagne, vous avez terriblement peur de vous réveiller un jour, vieille avec l’impression « d’être passée à côté »…
Ca fait plusieurs semaines que je cogite pas mal et que je m’endors le soir avec ce grand vide à l’intérieur de moi. Pourtant, je n’ai pas à me plaindre. Je suis en bonne santé, j’ai quelqu’un dans ma vie, on a des projets (maison, bébé…), je suis entourée de gens que j’aime et qui m’aiment…et pourtant, je me sens seule.
J’ai tout pour être heureuse et pourtant je n’arrive pas à l’être malgré tous mes efforts… Peut-être que je me regarde trop le nombril (qui sait ?! ça arrive même au meilleur d’entre nous !) mais mon mal-être est parfois tellement assourdissant que j’ai du mal souvent à me rendre compte qu’il y a des gens autour de moi…et j’ai régulièrement droit à des « A quoi tu penses, t’as l’air dans ton monde… ? ».

J’ai souvent envie de tout plaquer et partir à l’autre bout du monde (un peu à la Julia Roberts dans « Mange, Prie, Aime »). Mais la téméraire que je suis, a terriblement peur de prendre la moindre décision (importante), est pétrifié par le simple mot « regrets », est pleine de contradiction et à la veille de ses 30 ans …est complètement paumée.

J’aimerai je pense juste me sentir apaisée et trouver un sens véritable à ma vie…ce qui est parfois difficile quand sa vie est rythmée par le fameux « métro, boulot, dodo ».

Et à la question que je me poserai à mes vieux jours « Es-tu satisfaite de ta vie… ? », j’espère de tout cœur, répondre un « oui » sincère.

Signé : Isa »

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86 commentaires

  • #1 Mademoiselle Coquelicot le 1 décembre 2010 à 8 h 21 min

    C’est une réflexion tout à fait personnelle qui ne t’aidera peut-être pas mais une chose m’interpelle.
    Tu dis « j’ai quelqu’un dans ma vie, on a des projets (maison, bébé…) », puis après tu parles de tout plaquer à la manière de Julia Roberts dans son dernier film.
    Peut-être que c’est justement ça qui ne te convient pas. T’enfermer dans la petite vie proprette que la société nous impose : avoir un bon boulot, un bon mari, des beaux enfants, une jolie maison avec jardin !
    Je te dis ça en connaissance de cause, je suis peut-être encore très jeune (J’ai 22 ans) mais alors je sais que ce genre de vie bien rangée, trop peu pour moi! Ça doit être d’un chiant … !
    Courage en tout cas, j’espère que tu réussiras à trouver un équilibre et que tu t’épanouiras :)

  • #2 Isa-monblogdemaman le 1 décembre 2010 à 8 h 23 min

    On s’entend souvent penser comme si l’on cohabitait avec nous même lorsque nos rêves sont trop grands pour nous ou que l’on ne fait juste rien pour les réaliser. Ces moments d’interrogations et d’abattement sont souvent très précieux chez moi car ils sont le moteur au changement, de vie, de boulot parce que la petite fille que j’etais attendais plus que ça. Oui c’ est sans doute un peu prétentieux mais j’imagine qu’on est programmé en éternelles insatisfaites depuis l’enfance. Et ce n’est pas pour me rassurer .

  • #3 Fanchette le 1 décembre 2010 à 8 h 52 min

    Sans être aussi radicale que Melle Coquelicot, je penche aussi pour l’imminence de projets très engageants – maison dans une moindre mesure et surtout bébé, le genre de projet « irréversible » – qui te font d’interroger sur tes aspirations profondes..
    Avant de se lancer de ce genre d’engagement, il me semble plutôt rassurant de se remettre en cause. Quitte à ce que ça chamboule l’intérieur. Au moins ça peut aider à être vraiment sûr de ses choix : cette maison et ce bébé sont-ils ce dont tu rêves vraiment ? Si tu préfères le bout du monde, ça peut effectivement poser pb de faire un bébé et acheter une maison… quoi que les bébés c’est mobiles et les maisons vendables (dans une certaine mesure)…
    Et surtout, comme dit une chère amie : « Choisir c’est se priver »… et ça c’est dur !!!!

  • #4 Valemma7 le 1 décembre 2010 à 9 h 01 min

    On a tous des passages à vide mais je peux juste te dire que j’ai 38 ans et que je suis beaucoup plus heureuse qu’à 30 ans ! Je sens même que mes 40 ans vont être formidables : je sais où j’en suis, plus sereine, ma vie me convient maintenant comme elle est, je vois les choses autrement qu’avant.
    Par contre, si tu sens que ta vie ne te convient pas du tout, n’hésites pas à partir, déménager, ne serait-ce que changer de département et la vie est différente ! Ton ami voudrait peut-être changer de vie aussi, parles lui de tout ça !
    Je te souhaites bon courage et j’espère que la vie te semblera plus joyeuse prochainement. Dis toi que le temps travaille pour nous et que ça ira certainement mieux bientôt !

  • #5 Paulinette le 1 décembre 2010 à 9 h 12 min

    Y a pas qu’à 30 pommes qu’on se pose se genre de question, qu’on se demande bien ce qu’on peut faire de plus pour ressentir un peu de bonheur.

    J’en ai 19 (de pommes) et je suis dans le même cas. Je rêve de beaucoup de choses, de grands projets, mais je suis moi aussi pétrifiée à l’idée de faire quelque chose de nouveau, d’innovant, tout en ne voulant pas que ma vie se résume à de simples regrets.

    M’enfin, paraît que nous autres, Taureaux, on aime pas le changement…

    Bref, je pense que cette situation est passagère, que tu te mets la pression à 30 ans, que tu te la mettras à 40 et sûrement à 50, mais entre ces dizaines, t’as de belles choses à faire ;)

  • #6 Eulalie le 1 décembre 2010 à 9 h 27 min

    Ah bin non, t’es pas la seule ! Je me retrouve dans ce que tu dis…
    J’ai tout pour être heureuse mais ce n’est pas encore assez…. je voyais ma vie autrement, c’est-à-dire sans mec atitré, sans môme, avec une brillante carrière et juste assez de tunes pour m’offrir une belle maison et la voiture de mes rêves ! Indépendante, quoi ! Mais c’est tout le contraire, j’ai pas de boulot, pas de tunes mais j’ai un mec génial et le plus beau des fistons !
    Avec ça, je rêve encore d’une belle carrière, sait-on jamais, ça peut arriver ! Mias moi aussi, j’approche dangereusement de la trentaine (dans 1 mois… snifff !) et j’ai peur que cela ne soit plus possible… et puis maintenant, je suis bien à la maison avec mon bébé !
    Bref, ce que je crois, c’est que l’être humain n’est jamais satisfait de ce qu’il a ! On devrait pourtant en profiter parce qu’on peut avoir mieux, mais on peut aussi avoir pire !

  • #7 le 1 décembre 2010 à 9 h 41 min

    Je crois qu’on est beaucoup à penser comme ça, quel que soit l’âge. Perso je passe par là aussi en ce moment, et je pense que trouver un projet qui te motive à fond sans être non plus super difficile peut aider. Parce que ta vie est loin d être finie à 30 ans!
    Mais je comprends tout à fait.

  • #8 LN (de Bxl) le 1 décembre 2010 à 9 h 42 min

    Tu n’es pas la seule, moi aussi j’ai eu durant quelques années les mêmes sentiments que toi. Je me sentais vide, seule parmi le monde, insatisfaite, avais envie de tout plaquer alors que « j’avais tout pour être heureuse »…Il s’est avéré que j’étais en pleine dépression. J’avais sur le nez les lunettes de la négativité…tout venait évidemment compléter ma vision négative de ma vie. Le pire étant de se dire qu’objectivement on ne devrait pas se sentir comme ça mais qu’on ne peut pas lutter. Je ne sais absolument pas si c’est ce que tu vis mais ce que je peux te dire c’est qu’il existe toujours des solutions…dans mon cas, ça passait par un traitement et beaucoup de patience…On n’est jamais tout seul même si bien souvent on le croit, surtout quand on ressent le mal être que tu décris. En espérant que tu trouves enfin cet apaisement….

  • #9 lola doudou le 1 décembre 2010 à 9 h 45 min

    Bonjour Isa, je me permets de répondre à ton post car il m’a touché, j’ai bientôt 25ans, un homme qui m’aime depuis bientôt 5ans, et pourtant il y a peu de temps encore je me sentais tout comme toi assez vide.
    Enfant, on me prévoyait de grandes choses pour mon avenir. Et puis bon rien de fou n’est finalement arrivé!
    J’étais en master de lettres et professionnellement je n’avais pas encore trouvé ma voie.
    Et puis un jour, par un concours de circonstances j’ai trouvé, j’étudie désormais pour devenir orthophoniste. Je n’est pas encore « acquis » mon job, mais j’ai trouvé une vraie vocation, un travail qui allie ma passion pour la langue française et la possibilité d’aider les autres, de libérer d’une certaine manière la parole (qui est à mon sens l’instrument le plus important de l’humain) mais aussi la lecture (en tant que passionnée des lettres je ne dirais rien de l’importance de la littérature à mes yeux^^).

    Je ne dis pas qu’il faille forcemment aider les autres pr trouver la paix, mais je pense qu’il faut vraiment se trouver une vocation, par le travail, dans le milieu associatif, ou encore en ayant une passion x ou y… la plus futile ou bizarre soit-elle!

    Je te souhaite en tout cas de trouver de petit quelque chose qu’il te manque plein de bonheur, bonne continuation!

  • #10 Sandrinette le 1 décembre 2010 à 9 h 47 min

    Coucou tout le monde.

    Non tu n’es pas seule, non tu n’es pas la seule à te poser cette/ces question/s.
    Je pense que c’est ce genre de questionnement qui nous pousse à avancer, qui fait que l’on garde cette envie de vivre et non pas survivre et justement de ne pas avoir de regrets au moment de la fin.

    Peut-être que ton évolution personnelle te pousse à rechercher d’autres motivations, d’autres leitmotiv peut-être pas aussi radicaux que de partir au bout du monde.

    Déjà, tu arrives à mettre des « mots » sur ton ressenti ce qui signifie donc que tu te remets en question, que tu cherches à savoir, comprendre, avancer, … et ça, ça n’est pas évident pour tout le monde.
    Donc pour moi tu es déjà sur la bonne voie.
    Profite de tout à fond.

    Tu n’as jamais eu envie de faire du bénévolat au sein d’une association?

  • #11 [email protected] le 1 décembre 2010 à 10 h 10 min

    Salut Isa,
    Et non tu n’es pas seule à avoir ce genre de réflexion. Je les ai eu également vers 30 ans aussi… En ce qui me concerne, c’était surtout mon métier qui ne me convenait pas (cumulé avec les traitements pour tomber enceinte). J’avais peur de faire « ça » toute ma vie et ça me faisait avoir envie de tout plaquer… Alors j’ai pris les choses en main et entamé une reconversion. J’ai changé de métier, je n’ai pas réussi à tomber enceinte mais au final, depuis ça va nettement mieux ;-)

    Après chaque personne est différente et peut-être qu’effectivement tes projets d’engagement (maison, bébé…) tu ne les veux pas tout de suite… Parles-en avec ton homme, cherches au plus profond de toi ce qui fait que tu as envie de « fuir » ta vie. Je suis certaine que tu trouveras la solution qui t’apaisera.
    Biz

  • #12 Lullaby Septante-Sept le 1 décembre 2010 à 10 h 10 min

    Je pense que dans notre société où tout va à 100 à l’heure, c’est difficile de rester en contact avec ce qu’on désire profondément. On a tendance à être emporté par le flot et à faire « ce qui se fait »: diplôme, boulot, compagnon, maison, enfants… sans trop se poser de questions.
    Sauf qu’on peut se sentir très malheureux avec tout ça si ça n’est pas ce qu’on voulait – et savoir ce qu’on veut vraiment est parfois très difficile. Alors c’est compliqué d’amorcer le moindre changement puisqu’on ne sait pas ce qui manque!

    Je pense que c’est important d’avancer à son rythme, ta vie ne doit pas être mise sur des rails quels qu’ils soient juste parce que tu vas avoir 30 ans, chacun a son propre rythme et il ne faut pas se forcer à coller un timing là-dessus. Prendre conscience qu’on n’est pas satisfait de la vie qu’on a c’est déjà beaucoup! Trouver ce à quoi on aspire et changer éventuellement de direction, c’est une autre étape importante et ça peut prendre du temps aussi.
    Si tu trouves tout ça confus et que tu te sens insatisfaite mais sans savoir vraiment pourquoi, en parler à un professionnel peut être d’une grande aide – si tu en ressens le besoin bien sûr.

    Bonne route, en tous cas!

  • #13 Charlotte des Plantes le 1 décembre 2010 à 10 h 35 min

    Bonjour Isa,

    Je comprend ô combien ta situation ! J’ai 24 ans et je suis en dernière année de mes études, l’année prochaine c’est la « vie active », bon sachant que j’ai beaucoup de stage c’est comme si j’y étais presque. Ce que tu ressens ça fait quelques mois aussi que ça me prend, j’ai une grosse boule d’angoisse qui monte presque tous les soirs et je m’endors difficilement, comme des crises de paniques, avec presque du mal à respirer… Tout ça parce que je flippe. Je flippe complètement de cet avenir qui me paraissait tellement enviable étant plus jeune : 25 ans, un job imposant, une situation confortable, des voyages, des découvertes, des copains… Seulement voilà, je sens que je vais choisir la facilité, que je ne serais pas passionné, que je serais insatisfaite et qu’en plus je me trouverais des excuses. Parce-que pour vouloir s’arracher à une situation il ne faut pas avoir peur, et la peur ça paralyse pas mal quand même.
    Maintenant j’ai de la chance : j’ai un moteur. C’est mon copain, il veut faire toutes ces choses mais lui n’a pas peur, alors il me tire vers le haut : vouloir le meilleur, se lancer des défis, vivre ailleurs, apprendre une nouvelle langue, changer de métier… Il est inébranlable. Alors je puise en lui le courage, et j’arrive à m’endormir.

    lola doudou: je pense aussi que c’est une des solution, la passion ! Pour certaines ça passe par un travail, ou un loisir, ou d’autre un enfant. Se donner à fond ça soulage, on a l’impression de servir à quelque chose, c’est un moyen de s’épanouir.

    LN (de Bxl): Ca j’avoue ça me fait hyper peur!

  • #14 Lolo make-up-holic le 1 décembre 2010 à 10 h 38 min

    Je rebondis sur ce que ditLullaby Septante-Sept: en parlant de la société.
    En fait, nous évoluons dans une société élitiste, où on nous interdit de montrer la moindre faiblesse. Alors qu’à côté de cela, on nous dit qu’il faut écouter son « moi » le plus profond, révéler ce qu’on est vraiment, etc.
    C’est paradoxal! On ne peut pas à la fois être fort en permanence et être soi en même temps, à savoir un être humain, avec des faiblesses donc… par définition.
    Quelqu’un de très psychologue m’a dit un jour qu’il fallait accepter ses moments de mal-être, ne pas les refouler, les laisser venir… et repartir. Même la personne la plus gâtée par la vie a ses moments de doute.
    J’ai aussi souvent entendu des personnes, à l’image de Valemma7: , dire qu’à 40 ans on se sent plus épanoui qu’à 30. C’est bon signe, cela signifie que le sentiment de perdition ressenti aujourd’hui peut ne plus exister dans quelques années.
    Je pourrais en fait citer chaque personne qui a témoigné ce matin en réaction à ton texte. Car chacune d’entre nous dit des vérités évidentes mais qu’on a du mal à accepter.

    Je te souhaite plein de courage, en espérant que lire que tant de personnes te comprennent et ressentent ou ont ressenti la même chose que toi t’aideront à trouver ta propre voie… Je sais c’est un peu gnangnan ce que je dis, mais en même en temps que dire d’autre?

  • #15 Lolo make-up-holic le 1 décembre 2010 à 10 h 51 min

    Eulalie: Tu sais, j’ai fait de grandes études, je n’ai pas réussi à m’affirmer et n’ai donc pas trouvé un boulot à la hauteur de mes espoirs, puis j’ai eu des enfants… Aujourd’hui, j’ai près de 34 ans, je vais reprendre un an d’études pour relancer la machine, mais je ne sais toujours pas où je vais… Cependant, maintenant, je sais que si je n’ai pas eu des postes de dirigeants, c’est parce que ça n’était pas pour moi, ou pas le moment.
    Je crois que rien n’est figé. Des gens se réalisent tard, avec ou sans études, et des personnes trouvent une voie à laquelle ils n’auraient jamais pensé. Aujourd’hui tu es chez toi avec ton bout de chou, et peut-être que dans un an ou deux, tu t’éclateras avec ton boulot, ou avec une activité perso.
    Il ne faut jamais renoncer à espérer! C’est ce qui fait notre vie!

    Je te dis ça à toi parce que je suis toujours contente d’avoir de tes nouvelles, à travers ce blog. Il y a des gens à qui on s’attache, sans même savoir pourquoi, mais en fait ce commentaire vaut pour toutes celles qui se cherchent.
    On se met trop la pression, comme si ne pas réussir notre objectif initial faisait de nous des ratées. Ce n’est pas le cas, il suffit de se retourner et de voir que nous ne sommes pas seules (amis, amoureux, famille, quel que soit notre entourage)! Et ça c’est déjà un signe de notre valeur sur cette Terre.

    Bon allez, j’arrête le pathos pour ce matin et je vous embrasse toutes de bon cœur.

  • #16 Sita le 1 décembre 2010 à 11 h 09 min

    Je n’ai pas tout lu, mais à voir la longueur des réponses je dirais que nous avons toutes plus ou moins ce genre de réflexions à un moment ou à un autre de notre vie…

    Etant encore plutot jeune (23 ans) et sur le point de finir mes études, je vais me permettre de partir pour un long voyage de 2 mois en « plaquant » tout ce aue j’ai en Europe. Je vais me ressourcer, et je planifie déjà les prochaines étapes de ma vie « d’après voyage », à commencer pendant (si on me suit toujours =P). Je sais bien que tout le monde ne peut se permettre ça, financièrement et temporellement, mais je sais qu’il est possible d’arriver à ce genre de « remise à zéro » d’un point de vue mental. Je cherche toujours comment, parce que perso ça marche moyen à ce jour, mais je sais que c’est possible, et si tu peux trouver le moyen, le déclic, peut etre que ton « métro, boulot, dodo » pourra se transformer en un voyage perpétuel qui te satisfait pleinement, sans pour autant abandonner ton quelqu’un et vos projets ensemble…

    Je ne sais pas si ce message est très utile dans le fond, mais le billet m’a vivement poussé à rajouter mon grain de sel. Bonne journée!

  • #17 Volte le 1 décembre 2010 à 11 h 19 min

    Bonjour Isa,

    Ton texte est très touchant, et réussir à exprimer ces sentiments c’est déjà beaucoup. Trouver des réponses à toutes ces questions est plus difficile, en effet. Mais peut-on vraiment se fixer des objectifs lointains et parfaitement les remplir? (Je ne sais pas…).
    Peut être que toi aussi tu admires quelqu’un, penses-tu que cette personne savait d’avance exactement tout ce qu’elle allait accomplir?

    Par contre je pense qu’il est important d’avancer, pas à pas, et de construire petit à petit sa vie, tout en gardant en tête les valeurs qui nous sont chères.

    Je te souhaite de t’accomplir de tout coeur

  • #18 sasafleurespine le 1 décembre 2010 à 11 h 27 min

    salut les filles,
    Je pense que rares sont les personnes qui n’ont jamais ressenties ça.Dans la majorité des esprits la vie est faite d’étape qui lorsqu’on en grille une, telle qu’avoir un enfant alors que notre situation n’est pas stable, peut nous foutre les chocotes. S’installe alors les regrets d’une vie rêver…
    Je pense en réalité que rares sont les personnes qui arrivent à rendre réel ses rêves entiérement.Car tout dépend des exigeances, de l’ambition de chacun et de la difficulté à les mettres en oeuvre.
    La vie est tellement imprévisible, on a beau tout prévoir,si une chose ne doit pas se faire elle ne se fera pas.
    Mais on ne peut s’empêcher de regarder derriere nous et de faire le bilan de ces années passées.
    Malgrés tout, ces rêves sont précieux. Ils sont notre imaginaire, notre jardin secret.
    Et nous aident parfois à survoler ce quotidien qu’on peut trouver difficil à certains moments.
    La vie est longue, rien est acquis, rien est joué…alors à nous de jouer!

  • #19 Follymab le 1 décembre 2010 à 11 h 33 min

    Pour ne pas citer Montaigne : « Le monde n’est qu’une branloire perenne […]. La constance mesme n’est autre chose qu’un branle plus languissant. Je ne puis assurer mon object : il va trouble et chancelant, d’une yvresse naturelle […].Je pourray tantost changer, non de fortune seulement, mais aussi d’intention […]. Si mon ame pouvoit prendre pied, je ne m’essaierois pas, je me resoudrois : elle est tousjours en apprentissage, et en espreuve. »
    Je pense que dans ce branloire qui n’épargne rien, pas même la stabilité, une once de celle-ci est une vraie richesse. Stable ne signifiant pas « chiant », ennui ou « vie ratée », pour moi, c’est dans la stabilité que réside la beauté. Faut-il encore savoir s’en rendre compte.
    Alors ta vie réglée avec tes projets, tes amis, ta santé, je trouve ça très beau. Et ce n’est pas avoir rien réalisé que d’avoir construit cela. Certes tu pourrais tout plaquer, et pourquoi pas ? Mais serais tu plus heureuse ailleurs, serait-ce là le moyen de trouver tes réponses et des solutions à ton mal être? Tu peux vivre 1000 vies rien qu’en restant dans ton salon, c’est la puissance de l’imagination.
    Tu peux pratiquer l’introspection et réfléchir au sens que tu veux donner à ta vie, trouver une autre certitude que celle de ta mort.
    Tu peux échapper à la solitude en t’ouvrant aux autres et en pratiquant l’empathie.
    Bref, tu peux te donner les moyens de t’aider, sans fuir.
    En attendant, on peut échappe au souci d’exister en se divertissant et là je dis merci à Hélène pour ce blog génial !

  • #20 CalamityJane le 1 décembre 2010 à 11 h 45 min

    Oh que oui, ça me parle… Ce sentiment m’a submergé plusieurs fois… et encore par moments…
    Il y a trois ans, alors que ça n’allait pas fort, j’ai commencé une psychothérapie avec une psy très chouette. L’occasion de prendre le temps de réfléchir à tout ça justement. Avec son aide à l’époque, toute seule maintenant… Mais les choses se sont éclaircies, le sentiment d’y voir plus clair, de savoir où j’avais envie d’aller et y aller. Et la vie est bien plus facile maintenant, je me pose moins de questions. Alors, oui, quand il y a des coups durs, ces questions reviennent. Mais maintenant j’ai les ressources pour surmonter ces moments.
    Par ce moyen ou par un autre, je pense qu’il est important en effet de se poser de temps en temps et ne pas se laisser emporter dans le tourbillon de la vie.
    Je suis sûre qu’on jour tu pourras répondre « oui » à cette fameuse question !

  • #21 Hélène le 1 décembre 2010 à 11 h 50 min

    Follymab, CalamityJane: soyez les bienvenues les filles !

  • #22 Céline le 1 décembre 2010 à 12 h 00 min

    Je me pose exactement les mêmes questions depuis que j’ai terminé mes études, je suis ingénieur dans le bâtiment.
    J’ai toujours voulu faire un job qui me passionne, qui m’anime vraiment ce que je n’ai jamais eu dans un classique boulot d’ingé. Je sens que je ne pourrai jamais être totalement épanouie tant que je n’aurai pas ça. J’ai toujours voulu partir, voyager, découvrir le monde.
    Donc il y a quelques mois, j’ai décidé de m’activer, une grosse déception amoureuse en a été l’activateur, faut dire. Si j’étais restée avec ce mec, peut-être que je serais encore là en train de me dire « je peux pas partir maintenant, je veux pas le quitter, bla bla… ».
    Et voilà, je pars vendredi pour plusieurs mois en Indonésie et après je vais essayer de me rediriger vers la coopération au développement :)
    Courage à toi miss, c’est très difficile de se poser les bonnes questions et encore plus d’y trouver les réponses, je sais de quoi je parle.
    Mais se les poser, c’est déjà très positif en soi, je trouve. J’ai l’impression que des tas de gens ne se posent jamais ce genre de questions et je trouve ça un peu triste.

  • #23 Fifou le 1 décembre 2010 à 12 h 05 min

    Dans notre société,nous avons l’obligation d’être « heureux »,d’avoir plein d’ « amis » sur Facebook et d’y étaler les photos de nos supers soirées et de nos voyages (lointains,forcément),d’avoir 12 rapports sexuels vachement torrides par semaine(…oui,12…ça fait beaucoup,hein?),bref,nous DEVONS être des « winners »(j’adore ce mot,lol),sans quoi on n’a plus qu’à se rouler en boule au fonds d’un puits et attendre la mort.
    Tout ça est plutôt usant et ne correspond pas au déroulement aléatoire et semé d’embûches d’une vraie vie.
    La notion de bonheur individuel est récente,autrefois,les gens vivaient au travers d’un groupe(en général,la famille élargie),ils n’avaient pas cette pression de réussite personnelle à tout prix et,bien entendu,ils se posaient donc moins de questions.Ils étaient peut-être plus sereins que nous,finalement.

  • #24 Mawie le 1 décembre 2010 à 12 h 07 min

    Bonjour les filles,
    Bonjour Isa,

    Comme je me retrouve dans ce que tu dis… Et comme je te comprends… Je me suis fais la réflexion mille fois.
    Il y a quelques années, j’ai été capable de tout bouleverser et de changer de vie, changer d’études, quitter ma ville et mes amis !

    Aujourd’hui, j’ai passé ce cap et j’aspire à autre chose : un boulot qui me plaise, une ville qui me plaise, un engagement (pour les enfants, pour les femmes, pour autre chose…. il y a tellement de sujets qui me tiennent à cœur), une vie qui ait du sens… pas forcément exceptionnelle, pas forcément à l’autre bout du monde… Mais qui me corresponde, qui veuille dire quelque chose…

    Seulement, par où commencer ? Que faire ? Dans quelle direction ? Comment emmener l’homme et le petit en route ? Il y a tellement d’interrogation que je suis perdue, ne sachant pas quelle direction prendre. Et je crois que c’est ça le problème, en fait.

    Répondre aux interrogations, cogiter, intellectualiser c’est souvent le meilleur moyen de fuir l’action et de rester bloquée les deux jambes dans une vie qui ne va plus.

    Courage ! Je suis sûre qu’il y a des « déclics » dans la vie : rencontres, opportunités, lectures même… qui aident parfois plus qu’une longue réflexion.

  • #25 dexash le 1 décembre 2010 à 12 h 31 min

    Hello Isa, hello tout le monde
    Définitivement non. Tu n’es pas la seule. Je pense qu’à un moment ou à un autre, on se pose la question, et le contenu des commentaires de ce billet tendrait à le prouver.

    Personnellement, j’ai travaillé pendant presque 10 ans, la durée de mes études, pour arriver au diplôme que je convoitais depuis toute petite.
    Et bien, en cette période qui est généralement de fête, liesse et félicitations, moi j’ai pensé : « OK. Et maintenant ? »

    Aujourd’hui, on étudie, on travaille, on se marie, on fait des enfants, etc… C’est ce que fait le plus grand nombre, et c’est aussi , et surtout, ce que l’on attend de nous.
    Mais, il faut aussi accepter que ce ne soit peut-être pas ce que l’on attend, nous, de la vie.

    Accepter parfois d’être diffèrent, de ne pas vouloir d’enfants, de préférer être en vadrouille perpétuelle à un poste stable et régulier. j’en ai croisé quelques uns, comme ça, qui avaient préféré prendre le risque plutôt que de s’enfermer dans une vie qui ne leur convenait pas. Parce que même si rien n’est figé, plus le temps passe, plus on a tendance à se laisser aller.

    C’est ça aussi de se remettre en question, et d’accepter ces rêves (ir) réalisables qui nous permettent de tenir le coup dans un quotidien parfois terne.

    Tout est une question d’équilibre, et je nous souhaite à chacune de le trouver si ce n’est pas déjà fait.

  • #26 Louise d’Ottawa le 1 décembre 2010 à 13 h 30 min

    Salut Isa,
    La phrase qui m’a le plus intrigué est celle-ci: « (…) Mais la téméraire que je suis, a terriblement peur de prendre la moindre décision (importante), est pétrifié par le simple mot « regrets » (…) » Si tu cèdes trop vite à tes proches, si tu fais trop de compromis, si tu changes tes décisions « définitives » pour faire plaisir aux autres, ce n’est pas étonnant qu’à la fin tu te sente perdue. Est-ce que tu aimes vraiment ce quelqu’un dans ta vie?

    Et le gazon n’est pas plus vert ailleurs, parce que le bonheur c’est dans la tête.

  • #27 Angeglue le 1 décembre 2010 à 13 h 32 min

    Isa, j’aurais pu écrire les mêmes mots que toi.
    Ce sentiment révèle une réelle angoisse primaire et la nécessité de se sentir exister, d’être utile.
    A quoi cela sert-il d’être né si nous n’apportons pas notre pierre à l’édifice collectif.
    Quelle exigence !
    Je la partage et suis prête à échanger avec toi si tu le souhaites.
    Bon courage.

  • #28 Julie le 1 décembre 2010 à 13 h 45 min

    Ces mots auraient pu être les miens… C’est une réflexion que je me fais depuis trop longtemps, je suis comme toi, j’aspire à un changement mais surement la crainte de trop changer me fait peur et me freine…

    C’est surtout quand je regarde ce que j’avais comme projet cette année et ce que j’ai réellement accomplis… Construire quelque chose de concret avec mon homme? Fini, il a était faire un enfant ailleurs. Passer mon diplôme dans la restauration histoire de dire que je termine quand même ma dernière année même si j’ai pertinament conscience que ce n’est pas ce que je veux faire? Impossible puisque mon école n’a pas fais les choses correctement. Mon permis? je suis tombé sur un escroc de 1ère et à part prendre mon fric il ne m’a pas servi à grand chose…

    Je n’ai que 21ans vous allez me dire, mais la sensation de ne jamais rien réussir est bel et bien présente. Allez on se motive et pour 2011 j’ai mon permis, je trouve un travail, j’oublie mon ex et j’avance… En tout cas on va essayer.

  • #29 Isabelle le 1 décembre 2010 à 13 h 46 min

    Bonjour à toutes !
    et merci pour tous vos mots que j’ai lu avec bcp d’attention (du coup, j’ai pris ma pause déjeuner sans décrocher du PC !).
    J’ai lu des vérités dans chacun de vos commentaires…. qui m’ont ouvert les yeux sur pas mal de choses.
    Y’a 10 minutes, ma fourchette dans la main, la souris dans l’autre, j’ochais la tête en me disant « Oui, tout à fait »… »Ah oui, c’est exactement ça »…ou « C’est complètement vrai et c’est un point de vue intéressant parce que je l’avais pas vu comme ça… ».

    En fait, je commence tout doucement à prendre les choses en main.
    Arrêter de me morfondre, déjà !
    Et essayer d’atteindre mes objectifs petit à petit (par ordre de priorité sur la liste)…, suivre tous les ptits conseils que vous donnez, tirer parti de vos expériences…et on verra bien ;)

    En tout cas, merci à toutes !

    Isa

    PS : pour répondre à Sandrinette : si. Justement je suis en train de me dégager du temps pour être bénévole dans une asso.

  • #30 Jodie le 1 décembre 2010 à 14 h 28 min

    Bonjour Isa, Bonjour les filles,
    ah! tu vois, tu n’es pas seule, non:)
    J’ai 31 ans et je ressentais un peu la même chose jusqu’il y a peu.
    Maintenant, je me retrouve aussi dans les autres propos qui disent en somme que plus ça va, mieux ça va.:)
    C’est pareil pour moi, après une adolescence empreinte d’interrogations, de manque de confiance et de patati et patata, aujourd’hui, la vie est plutôt chouette, je fais ce que je veux, tout en restant raisonnée, j’ai la chance d’avoir un métier qui me passionne, je fais des choix en pensant aux autres, mais aussi à moi.
    Mais c’est vrai qu’il y a quelques jours, en regardant un reportage sur une contrée lointaine, j’ai eu un flash: « mais?! je vais un jour quitter cette belle planète sans avoir pu la découvrir dans sa totalité! C’est impossible de tout découvrir!! Alors, c’est ça la vie? Tous ces peuples, toute cette vie et ses paysages que je ne « vivrais » jamais complètement, chacun vit sa vie plus ou moins chacun dans son coin? » J’ai senti comme une immense brèche s’ouvrir en moi, une prise de conscience foudroyante « non je ne pourrai pas apporter ma contribution dans chaque domaine qui me tient à cœur, ni partir à la recherche du sens profond de notre présence sur terre, etc. Mais le reconnaître et se dire, bon allez je suis là qu’une fois, j’en profite, savoir ce que l’on veut faire de cette vie, à sa petite échelle, peu importe le « mainstream », ça c’est précieux et tant pis si ma vie n’est pas parfaite, (tant mieux même), je suis déjà reconnaissante et heureuse de pouvoir faire cette « expérience de la vie » (là j’ai l’image de Maestro, le petit bonhomme à grande barbe blanche d’il était une fois la vie hihihi :)) à ma place actuelle et pas au fin fond d’une région instable ou je ne sais quelle horreur encore.
    Alors ne te tortures pas trop longtemps avec toutes ses interrogations, partage-les avec ton compagnon et après vivez, tout simplement, c’est déjà pas si mal :)

  • #31 Thirty Something le 1 décembre 2010 à 14 h 33 min

    Bonjour Isa,

    Ton témoignage m’a touchée car je me suis reconnue… enfin, celle que j’étais il y a longtemps…
    Tu sais il est tout à fait possible de lier tous ces projets… Partir loin avec ton ami, découvrir une autre culture, rencontrer des gens, s’ouvrir aux autres et faire un bébé là-bas.
    J’ai vécu 6 ans en Asie, y ai rencontré des gens extraordinaires, eu une vie extraordinaire, j’ai tellement changé, j’ai mûri, … je suis devenue 2 fois maman là-bas ;-)
    Avant j’étais une éternelle insatisfaite, je ne me sentais pas heureuse et seule…
    Et maintenant, … je me suis trouvé… :-)) J’ai appris à accepter mon bonheur… J’ai appris à être heureuse, à mesurer l’immense chance que j’avais d’être en bonne santé, d’être française, c’est à dire née dans un pays occidental riche.
    J’ai appris à profiter de la vie, à mesurer mon bonheur, à relativiser les choses sans importance, à être toujours positive, je me suis épanouie… Tu vois la question dont tu parles à la fin de ton billet et que te poseras à la fin de ta vie , eh bien moi je me la posais tous les matins en prenant mon café! Je me disais au fond de moi « je suis bien, je suis heureuse, j’ai une chance incroyable de vivre ici, de vivre tout ça » Jamais en France je ne me serai dit un truc pareil tous les matins!!

    Je ne connais personne qui n’est regretté d’avoir un jour quitté son pays et sa routine!
    Parlez-en tous les 2… Regardez les opportunités boulot à l’étranger pour ton ami ou toi, dans vos boîtes ou ailleurs… Choisissez un pays très différent de la France…
    Oui tu auras une sacrée trouille de partir, c’est clair (nous aussi) mais une telle excitation aussi face à cette nouvelle vie! Je t’assure vous ne regretterez rien…

    Nous sommes deux millions de français partis vivre à l’étranger, alors pourquoi pas ton ami et toi? ;-)

  • #32 sandralila le 1 décembre 2010 à 14 h 57 min

    Merci pour cet article, tu as mis des mots sur les émotions et les pensées qui m’habitent au quotidien et m’empêchent d’en profiter comme je le devrais…

  • #33 Mannick le 1 décembre 2010 à 15 h 09 min

    Bonjour Isa,

    Tout comme Lolo make-up holic, je pense que nous vivons dans une société qui précipite les gens dans ce genre de marasme.

    Suis-je vraiment heureuse ? suis-je vraiment utile à quelque chose, à quelqu’un ? laisserai-je une marque de mon passage ? Suis-je à la hauteur de ce que j’avais espéré ? Est-ce que j’ai pris la bonne direction ? Vais-je regretter de ne pas ou d’avoir fait telle ou telle chose ?

    Moi je trouve que ce monde est impitoyable, et qu’il nous inflige des critères, des rythmes, des perfections, des modèles qu’on ne pourra jamais atteindre ou égaler. Ton mal-être je l’ai ressenti à plusieurs périodes de ma vie (non je n’ai pas 100 ans ;) mais 52 tout de même ; je suis passée par différents stades de la vie d’une femme déjà, et pas des plus simples ou des plus minces. Les études, le mariage, les enfants, la maison, le job, etc… A toutes ces périodes j’avais des certitudes, les bonnes études, le bon mari, les enfants non programmés mais adorés, une jolie maison, un boulot épanouissant et gratifiant niveau humain, et avec le recul, je me dis que OUI sûrement, j’ai dû manquer quelque chose de grandiose, de prestigieux, d’éloquent, je me dis que OUI, j’aurais pu partir loin vivre une vie exotique, ou une vie palpitante ou une vie plus humanitaire, que sais-je ?

    Aujourd’hui encore je me pose toutes les questions que tu te poses, pas concernant les enfants ou la maison ou le travail (tout cela est déjà fait et ce qui devait être changé je l’ai changé, de mon mieux, avec l’aide de gens, de ceux qui m’aiment et que j’aime mais parfois seule aussi :) mais je me pose des questions sur le fait que j’ai passé un cap décisif, je sais que la plus longue partie de ma vie est derrière moi, à moins de vivre centenaire ;-)

    Mais bon… mes questions sont d’un autre ordre alors je ne peux pas te donner de conseils « pratiques », « utiles », je veux juste que tu saches que je comprends ce que tu écris pour l ‘avoir vécu au moins 10 fois dans la vie… mais moi je dis que justement c’est cela qui nous fait nous sentir vivants, humains, parce que si l’on était toujours satisfait de ce que l’on est, on ne progresserait jamais, dans un sens ou dans l’autre.

    Tu dis que tu penses mariage? maison? bébé, j’en déduis que tu es en couple et que si vous parlez de tout cela c’est que votre couple tient la route, mais tu as aussi raison de te demander si « avant » tu n’as pas encore autre chose à accomplir, crois-moi c’est important. Les enfants quand ils sont là, ils sont bien là, ce ne sont pas des pions que l’on peut bouger ou virer de l’échiquier. La maison en effet, çà se revend, le job ça peut se changer -quoique de nos jours je pense qu’il faut jouer la carte prudence à ce niveau hein- mais bon, on peut en changer !

    L’une de mes connaissances attend son premier bébé à 37 ans, elle a conscience d’avoir accompli ce qu’elle pensait utile à sa vie avant, donc tu vois, tu as le temps, vraiment le temps d’y penser encore. A moins comme le dit je ne sais plus qui plus haut, que tu ne sois dépressive, cela peut arriver, et là, encore je pense que ce n’est pas étonnant car je suis peut-être quinqua, mais je peux affirmer que notre société est quasi dictatoriale au niveau des femmes notamment ! On a obtenu notre égalité, notre « libération », oui, et je sais à quel prix tu peux me croire, même si je n’avais que 10 ans en 68, j’ai vu mes ainées se battre pour tout cela.

    Mais aujourd’hui on a un peu le retour du bâton. Nous nous entendons dire chaque jour que nous devons être parfaites à TOUS les niveaux. Alors je comprends bien que les jeunes femmes de ton âge et de ta génération soyez parfois angoissées, vous posiez des questions existentielles, car il est certes plus facile d’être une femme de nos jours, mais à quel prix malgré tout ?

    J’ai deux belles-filles de 25 ans et nous en parlons souvent.

    J’ai eu des enfants, je les adore, je donnerai tout pour eux. Ils ont quitté le nid comme on dit, et je suis heureuse de pouvoir commencer « autre chose » avec mon homme, une sorte de vie nouvelle, oui à 50 ans passés ! Il le fallait sinon je serai devenue dépressive à pleurer chaque jour sur les jouets laissés au fond du panier par les petits qui sont partis ! J’ai changé de job, je traverse cahin-caha la difficile période transitoire de la ménopause, j’ai un mari que j’aime profondément, des enfants qui ont leur propre vie pas trop mal engagée, et tous les jours c’est merveilleux de se dire que j’ai au moins réussi cela, c’était peut-être mon rêve tout bête à moi en fin de compte… mais je suis d’une autre génération je sais.

    J’espère que tu prendras les bonnes décisions Isa, que tu vas prendre le temps de faire un retour sur toi, de te poser la question de savoir qui tu es et ce que tu veux vraiment, sans vouloir à toutes fins faire « comme les autres », mais comme tu le sens toi. C’est vrai quoi, tu veux un bébé ? aujourd’hui on peut y penser et y réfléchir même longuement, alors fais ta propre réflexion, parles-en avec ton compagnon, parlez, parlez parlez surtout parlez, communiquez entre vous ! l’essentiel est ici.

    Si tu te sens mal dans ta peau, mal dans ta tête, « vide » comme tu dis, parles-en, à un ami, une amie, une maman, une soeur, ton amoureux, ou tout simplement à un spécialiste, à ton médecin. Le dialogue est essentiel. C’est au moins la chose que j’ai retenu de toutes ces années, échanger !!!

    Partir loin, oui, cela se défend ! tu vois j’ai attendu d’avoir 50 ans pour le faire (pas seule hein) comme quoi il n’y a pas d’âge, et puis je suis revenue et puis on va repartir ! Alors ne te démoralises pas, je pense que si on veut on peut avoir et la maison et les enfants et l’homme qu’on aime et partir loin pour vivre autre chose. Mais il faut du temps et tu es encore si jeune ! Du temps et la santé (on dirait une mamie qui parle là ;-) !

    Pardon Hélène et toi Isa d’avoir été si longue, je pourrai parler des heures de ton sujet… l’expérience peut-être, les ratages et les réussites, mais une chose est certaine, on ne réussit jamais parfaitement sa vie, et puis c’est quoi réussir sa vie ??? c’est différent pour chacune d’entre nous :)))))

    Je t’embrasse fort Isa, donnes de tes nouvelles de temps en temps :) et beaucoup de bonheur à toi !

  • #34 Zaphyra le 1 décembre 2010 à 15 h 16 min

    Thirty Something: Je ne suis pas sure que c’est le côté routine française qui la gêne, mais plus un manque de passion auquel se raccrocher et se sentir utile.

    Après evidemment, si on part faire de l’humanitaire à l’étranger par exemple on aide les gens, mais partir à l’étranger ça peut aussi etre se retrouver à bosser dans une banque 60h par semaine avec 3 semaines de vacances par an, et bien on apporte rien de plus au monde en termes de pierres à l’édifice, et au final est-ce qu’on est plus épanoui juste parce qu’on est à l’étranger je ne suis pas sure! Il y a un grand fantasme de la vie à l’étranger, mais pour l’avoir fait quand on y bosse pour un boulot qui peut être fait à Paris par exemple, c’est pas aussi exaltant que certains se l’imagine!

    Nous sommes beaucoup à être des éternelles insatisfaites, il faut trouver ce qui nous motive… Mais ça ne passe pas forecément par sa aider le monde, tout le monde n’est pas fait pour avoir des vies « exceptionelles » (au sens changer le monde!) même si beaucoup y aspire…

    Tu dis que tu aimerais trouver un sens à ta vie, qu’est-ce qui te fait rêver? On est maitre de nos destins, mais quand tu dit ne pas êtyre assez témeraire pour sauter le pas c’est que finalement tu te sens assez bien ou tu es…

    Tout mon commentaire est un peu confus… désolé!

  • #35 Atchoum29 le 1 décembre 2010 à 16 h 05 min

    Je pense qu’on ne peut qu’être touchée par ce que tu dis. Nous nous sommes tout posé ces questions. Et bien heureuses nous en sommes ! Ca signifie qu’on est conscient qu’il n’existe pas une ligne à suivre à la lettre. Après, comment savoir si on fait le bon choix ? Si ce sera sans regret ? Si on pourra revenir dessus un jour ? En même temps, je fais partie des gens qui pensent que parfois le hasard fait bien les choses et que rien n’est totalement inutile. Sans telle période de ma vie je n’aurais pas rencontré telle et telle personne qui m’apporte tellement. Sans avoir pris ce risque, j’en serais encore à galérer alors que là j’ai galéré, mais sans doute moins longtemps. Tout ça en espérant au plus profond de moi-même que je pourrais être fière de ma vie, de mon parcours dans 50 ou 60 ans… Carpe diem…

  • #36 Hélène le 1 décembre 2010 à 16 h 11 min

    Céline, Fifou, Julie, Jodie, sandralila: soyez les bienvenues !

  • #37 Sandrinette le 1 décembre 2010 à 16 h 54 min

    Isabelle: je pense que ça va te faire du bien et que ça répondra à quelques unes de tes questions.

    Bon courage et à bientôt j’espère pour savoir si tu continues à te poser autant de questions, si tu y as répondu mais que tu t’en poses d’autres ou si tu ne t’en poses plus ou presque plus. ;-))

    Bisous

  • #38 stashi le 1 décembre 2010 à 17 h 02 min

    Eulalie: Bah Eulalie moi c est tout le contraire de toi. J aspirais à une vie simple avec compagnons et une ribambelle de ptits enfants et puis voilà j ai reussi mes etudes…Je bosse comme une malade et à l’approche de la quarantaine je n’ai pas de vie peso, que ce boulot qui me satisfait sans plus mais ou ce n’est pas possible de lever le pied….
    je me dis que la vie ideale n existe pas, j’ai fait une croix sur la descendance mais l amour sait on jamais……

  • #39 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 17 h 11 min

    Bonjour Isa,je me sens particulièrement concernée par ce que tu as écrit. J’ai 25 ans, ma vie vient de s’écrouler: j’avais quelqu’un dans ma vie, nous avions des projets (bébé, notamment) et nous vivions ensemble…Et moi oui, je l’ai fait tu sais, j’ai tout quitté: bon boulot, amis, famille adorable, pour partir en Asie et suivre la carrière de cet homme. Et puis, 20 jours après m’avoir avoué qu’il avait evie d’avoir un bébé avec moi, tout s’est écroulé. Sans raisons, sans explications, par téléphone. Mais revenons à nous. Tu n’est pas seule. J’ai constamment l’impression de « passer à coté », je sens que je n’ai rien conquéri ds la vie, que je n’ai rien fait d’important.
    Je ne sais pas si cela va changer pour moi, je sais qu’il y a eu un moment où tout me paraissait parfait et moi j’étais épanouie, heureuse, réalisée.
    Et là?Plus rien.
    Je pense que nous, les Femmes, nous avons souvent tendance à etre bien trop sévères avec nous memes, à toujours nous comparer à quelqu’un que parfois n’existe que dans notre tete.
    J’ai toujours l’impression d’etre en retard, d’etre nulle, je vois le temps qui m’échappe des doigts,comme du sable, et je me demande si j’arriverai un jour à répondre « oui »à ta question, encore une fois.
    Je sais que je mérite d’etre heureuse mais je ne suis pas sure que cela arrivera.
    Tu sais, très personnellement, je pense que parfois le véritable sens de la vie ne se cache pas dans des choses extraordinaires (je sais de quoi je parle,je t’assure, après si tu veux en parler je suis dispo!)et le célèbre « métro, boulot, dodo » peut devenir merveilleux…
    Je te souhaite de tout coeur de trouver ce que tu rechèrches, je suis avec toi, si cela vaut quelques choses…

  • #40 Johanna le 1 décembre 2010 à 17 h 12 min

    Je ressens moi aussi depuis quelque temps déjà. Une mauvaise impression de passer à côté de sa vie…

  • #41 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 17 h 15 min

    PS: J’allais oublier…Là maintenant, je ne me sens pas à ma place ici. Je ne me sens à ma place nul part, pour etre franche. Et je suis en train de considérer l’idée de partir, encore une fois, tout quitter de nouveau. Mais je me dis que cela ne servirait à rien,puisque…je me suivrais quoi qu’il arrive, je ne pourrais jamais m’échapper de moi meme…Crois moi, je crians que s’en fuire ailleurs dans ces cas là, ne sert à rien…
    *HUGS*

  • #42 Angel le 1 décembre 2010 à 17 h 37 min

    Bonjour les filles,
    « La vie n’a pas de sens, seule chaque vie individuelle a un sens, donné par celui qui vit cette vie. L’individu trace son trait et disparaît. »
    Alain Prochiantz
    On a tous un jour ou l’autre pensée et repenser notre quotidien mais hélas on ne peu pas changé de vie sur un claquement de doigts…J ai 29 ans et ma trentaine me fais peur néanmoins il y a quelque temps je suis passée par les même question que Isa. Oui j’ai un boulot que j’aime un mari adorable un appartement magnifique mais mais …et puis j’ai fais un bilan .Ca m a aidée à moins angoisser à prendre plus de temps à rêver à aimer…..
    Isa tu parlais de tous plaquer de partir mais partir ou pour faire quoi ????voyager ??? rencontrer de nouvelle personne ???
    Peu êtres que nous prenons pas assez de temps pour apprécié la vie les gens qui nous entourant on veux voyager à l’autre bout du monde mais avons nous déjà tous vu de notre région ?? nous voulons aider les autres, fessons nous attention à nos voisins,nos collègues ???Prenons nous le temps d’ aimer notre vie notre travail notre entourage ???
    Après de long réflexion je me suis dis avant de vouloir changer ma vie je vais essayer de changer ma journée !!!!Alors j’ai réappris à prendre le temps de vivre.
    « La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. »
    [Mère Teresa]
    Bisou les filles

  • #43 PinuPuPuP le 1 décembre 2010 à 17 h 54 min

    Pour ma part, suite à un gros électrochoc de la vie (je veux pas trop en parler ici mais c’était bouleversant), je vis tout à fond. Même que parfois je prends des risques (mesurés) pour être sûre de ne rien regretter malgré les doutes qui me rongent parfois.

  • #44 stashi le 1 décembre 2010 à 17 h 57 min

    je suis aussi tres touchee par votre temoignage Johanna et Gousse de Vanille.
    Gousse de Vanille ta lucidite m emeut beaucoup. Effectivement quand le mal être est en soi les plus beaux paysages du monde ne peuvent rien changer.
    Je sais que ça doit etre penible d entendre les gens qui vont bien vous dire « allez faut se prendre en main, la vie est courte, faut pas se prendre la tete notre vie est pas si mal…. »
    j ai qd meme envie de vous dire que ça dure pas toute la vie… Je suis 100% d accord avec toi quand tu dis que l’on a aucune garantie d etre heureuse même quand on le merite. Mais ce n’est pas vrai aussi qu on vive un long chemin de croix. Il y aura des moments heureux, de belles amours, des reussites… Personne ne saura les apprecier mieux que celles qui sont passées par cette sensation de vide
    beaucoup de courage en attendant

  • #45 Hélène le 1 décembre 2010 à 18 h 06 min

    Angel: sois la bienvenue ;-)

  • #46 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 18 h 14 min

    Hélène: Merci d’avoir publié ce post;)

  • #47 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 18 h 21 min

    stashi: Stashi, merci. J’espère vraiment que tu as raison. En attendant, je laisse que les choses suivent leur cours et je fais de mon mieux avec ce que j’ai;)
    Merci bcp de ta solidarité, j’apprécie vraiment.

  • #48 Hélène le 1 décembre 2010 à 18 h 30 min

    GousseDeVanille: oui j’ai pensé que les interrogations d’Isabelle ferait certainement écho chez pas mal d’entre nous (moi aussi j’en ai vécu, des périodes de prise de tête intense ;-), et qu’en plus ça pourrait peut-être l’aider d’avoir vos retours.

  • #49 Elbandita le 1 décembre 2010 à 19 h 00 min

    Je pense effectivement que l’on passe tous par là au moins une fois dans sa vie !! On fait le bilan et on se rend compte de tout ce que l’on aimerait avoir et on prend conscience de ce que l’on aura peut être jamais, car malheureusement qui peut se venter d’avoir eu tout ce qu’il voulait dans sa vie !! Personne non ? Pas moi en tout cas ;) !!
    Mais la question n’est elle pas de prendre conscience de ce que l’on a et du chemin accompli jusqu’ici ?
    Je suis passée par là également et finalement je me rends compte avec le temps que la vie est pleine de surprises, des bonnes, des mauvaises, mais quand je vois d’où je viens… je me dis que je m’en suis pas mal sortie, que ça pourrait être pire (mieux aussi !!).
    Bref, je veux juste dire par là que parfois il faut arrêter de se prendre la tête de profiter de l’instant présent avec les personnes qui comptent pour nous, entre le boulot, le métro et le dodo, s’accorder le temps de réaliser ce que l’on a et peut être un peu moins réfléchir à ce que l’on a pas ;), c’est que j’essaye de faire quand je me prends trop la tête !!
    Regarde un peu autour toi Isa et tu te rendra peut être compte que finalement tu as accompli pas mal de chose dans ta vie !! et qu’il te reste encore pas mal de temps pour avancer…
    Bisous à toutes.

  • #50 Dayday le 1 décembre 2010 à 19 h 18 min

    Je crois que c’est normal de se poser ces questions, la preuve la majorité ici dit le faire!
    La peur des regrets, je n’ai jamais connu. Je vis ma vie à fond, on en a qu’une.
    Et c’est vrai que la société d’aujourd’hui nous propose un modèle à suivre, dit «idéal», comme avoir des bébés et une belle maison. Bizarrement, personne ne va demander (ou presque) à une femme enceinte «As-tu peur de le regretter?».. Toutefois quand j’annonce que je ne veux pas d’enfants c’est la catastrophe, regrets plus tard, toussa toussa…
    On veut tellement plaire à tout prix aujourd’hui que si on tente de sortir du moule préfabriqué, on se fait regarder comme si on était des martiens, et à cause de ça on a peur de faire nos propres choix…

  • #51 marge le 1 décembre 2010 à 20 h 14 min

    Je crois que les gens heureux sont ceux qui ne se demandent pas s’ils le sont.

    En d’autres mots, ces questionnements, que je me suis d’ailleurs posés aussi, représentent pour moi, comme tu le dis, du nombrilisme.

    Je déteste ces discours ambiants à base de « trouver sa place », « ne pas passer à côté de sa vie », « faire quelque chose de sa vie », « profiter de sa vie »…toutes ces expressions vides de sens qui masquent la peur d’être inutile, insignifiant.

    Ce que l’on est sûrement. Et alors? Si on ne veut plus l’être, il ne doit pas être difficile de trouver quelqu’un ou une cause à aider non?

  • #52 Hélène le 1 décembre 2010 à 20 h 19 min

    marge: je trouve ton commentaire très « jugement judéo-chrétien » ; peut-être ne t’autorises-tu pas à te poser de questions sur ta vie, et du coup le questionnements que les autres s’autorisent te posent problème ?
    (oui ça s’appelle de la psy à deux balles, mais ça me vient de façon tellement évidente que je ne peux pas ne pas l’écrire).

  • #53 Séverine le 1 décembre 2010 à 20 h 30 min

    Ben moi ça y est, j’ai sauté le pas… Après quelques années à mettre tout ça en branle, j’ai accepté un poste en Equateur… En fait je rêvais de partir en Asie et quand on m’a proposé l’Equateur j’ai retourné les choses deux trois fois dans ma tête et je me suis dit que ce que je voulais c’était partir, l’Amérique du Sud? Pourquoi pas après tout!
    Mais voilà pour tout avouer, partir ce n’est pas si facile, d’abord très vite il y a des choses que tu regrettes, des gens qui te manquent. Alors oui il fait souvent beau, la vie n’est pas chère, c’est un nouveau décor une nouvelle vie qui commence, mais, mais, mais…
    Je crois qu’on est très souvent insatisfait, c’est la nature humaine qui nous a faits comme ça, et qu’avant de faire le grand pas, il faut régler ses problèmes personnels. Qu’est-ce que je cherche en partant? Une fuite? oui mais de quoi, de qui? Si c’est le cas, le problème, la personne peut nous poursuivre. Une découverte, une envie de nouveau? Oui mais quand on vit quelque part, l’ailleurs c’est là où on était avant.
    Enfin tout ça pour dire que si je n’avais qu’un conseil à donner c’est d’être au clair avec soi-même avant de tourner une page, faire le grand saut.
    Et sinon j’ai vu que tu as mis une photo plutôt indienne, fonce vas-y trois semaines en Inde et tu reviens toute chamboulée: des couleurs plein les yeux, des odeurs plein les narines, des goûts plein la bouche, des sons plein les oreilles et même je suppose que vu la poussière que tu ramènes ça fait un peu de toucher…
    L’Inde ne peut te laisser indifférente, et si tu veux un électrochoc, vas-y!!
    Séverine de Quito (c’est loin, très loin…)

  • #54 Isabelle le 1 décembre 2010 à 20 h 32 min

    Je lis (et relis) vos mots et j’aurais tant de choses à dire à chacune de vous mais commenter tous vos témoignages serait définitivement trop…long !

    Vous m’avez toutes touchées par la sincérité et la gentillesse de vos mots.

    Gousse de vanille : n’oublie pas : le soleil brille toujours après la pluie… :)

    Merci Hélène pour avoir publier mon billet…ça a élargi ma vision des choses et redonner espoir. Je suis super contente d’avoir pu partager sur ce sujet avec tant de chouettes personnes… ;)
    Pour celles qui veulent échanger, je joins mon mail [email protected].
    Biz à toutes
    et bonne soirée !

  • #55 Hélène le 1 décembre 2010 à 20 h 35 min

    Séverine: sois la bienvenue ;-)
    (et je plussoie, oeuf corse, sur le fait qu’aller en Inde est toujours une bonne idée ;-)

    Isabelle: je t’en prie, c’était un plaisir de le publier, il est chouette et les réactions le sont autant ; ça fait plaisir à lire, toute cette humanité, cette empathie, cette compréhension, cette générosité et cette envie d’écouter et d’aider.

  • #56 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 20 h 52 min

    marge: Ces expressions sont peut etre vides pour toi, non pas pour d’autres personnes (voir, toutes les filles qui ont participé à la discussion et qui ont exprimé leur point de vue sur le sujet). Moi je pense que ton idée de « trouver quelqu’un pour ne pas se sentir insignifiant » c’est quand meme très réductrice…Ne pas se sentire inutile et insignifiant est une conséquence d’etre avec quelqu’un mais cela, A MON AVIS, donc très personnel, ne devrait pas etre la raison pour laquelle on choisit d’etre avec quelqu’un…
    Et après tout, qui a dit qu’on est tous SUREMENT insignifiants et inutiles?ça se trouve nous ne le sommes pas mais le fait de ne pas l’etre cela ne signifie pas forcement que on n’a pas le droit de s’y sentir…Enfin bref, je ne sais pas si j’ai été assez claire, je pense juste qu’il faudrait que tu fasse un peu plus d’attention peut etre, parce que ton message a plus l’air d’etre un jugement qu’une opinion et aucune d’entre nous, toujours à mon avis, est dans une position telle à pouvoir se permettre de juger qui ou quoi que ce soit;)
    Ne le prends pas mal Marge, je ne veux pas t’agresser, c’est juste mon point de vue;)
    Bonne soirée!

  • #57 La Figue Magique le 1 décembre 2010 à 20 h 54 min

    Bonsoir Isabelle, bonsoir Hélène, bonsoir les filles!!

    Je viens de lire le texte et tous ces commentaires plus intéressants les uns que les autres; j’adore cette rubrique du mercredi!!

    Je vis un peu le même genre de réflexion, ma vie ne me satisfait pas entièrement, même si j’ai tout le confort et l’amour qu’on peut désirer.

    Faire un séjour de quelques mois en Inde m’a traversé l’esprit, quelle coïncidence! Je n’ai pas envie de visiter comme une touriste lambda qui ne voit que les beaux hôtels mais j’ai très envie d’aller travailler là-bas quelques mois, dans une ONG, d’être au côté des plus pauvres, de vivre modestement. J’ai l’impression que je ne sais plus apprécier toutes les bonnes choses que la vie peut nous apporter. J’ai besoin de me remettre les idées en place comme on dit.

    Hélène: Je crois avoir compris que tu connaissais très bien l’Inde. As-tu l’occasion d’y faire du bénévolat? Si oui, j’imagine que c’est une expérience que tu recommandes?

  • #58 GousseDeVanille le 1 décembre 2010 à 20 h 56 min

    Isabelle: Merci Isa, j’espère bien!!!:) Je suis contente que partager tes sentiments t’ait fait du bien, cela m’a bien aidée également, je me sens beaucoup moins seule dans mes sensations grace à toi et grace à vous toutes, les filles!

  • #59 Hélène le 1 décembre 2010 à 21 h 02 min

    La Figue Magique:
    Mode HS on (pardon Isabelle) :
    Je ne connais pas du tout très bien l’Inde, j’y suis juste allée allée plusieurs fois. Et je n’y ai fait que du tourisme, le bénévolat n’étant absolument pas mon truc. Mais c’est clair que dans ce type de pays, il y a de quoi faire, et heureusement que certains préfèrent ça au tourisme ;-).
    Mode HS off, et on parlera de bénévolat à une autre occasion, si tu veux bien, ne dévions pas trop du sujet du billet d’Isabelle ;-)

  • #60 b. le 1 décembre 2010 à 21 h 02 min

    Pareillement que beaucoup de jeunes filles ci-dessus, j’ experimente moi aussi ce genre decrise existentiellle depuis la fin de mes etudes.
    Ce n’ est que maintenant, jeune diplomee, que je me rend pleinement compte de l’ ampleur de ce qu’on attends de moi, tant sur le plan pro que prive.
    Et limite je redeviendrais bien un ovule dans le ventre de ma mere, tellement je suis terrorisee.

    (Et mes excuses pour les accents manquant, nouveau smartphone, j’ai pas encore trouve comment les mettres…)

  • #61 Hélène le 1 décembre 2010 à 21 h 03 min

    b.: sois la bienvenue ! (et bravo de poster d’un smartphone, j’en serais bien incapable ! ;-)

  • #62 La Figue Magique le 1 décembre 2010 à 21 h 05 min

    Pardon, je ne voulais pas être hors sujet, c’était le prolongement de ma réflexion en lisant le texte d’Isabelle et les commentaires… J’espère qu’il y aura un texte de lectrice sur ce sujet… Peut-être le mien dans quelques mois, qui sait! ;-)

  • #63 Hélène le 1 décembre 2010 à 21 h 12 min

    La Figue Magique: il n’y a pas de problème pour le hors sujet, et si le coeur t’en dit, tu es la bienvenue à écrire sur la question du bénévolat (même sans attendre d’y être hein ;-) , je suis certaine que ça intéressera plein de filles ici (moi la première : c’est pas parce que je fais pas, que ça m’intéresse pas ;-).

  • #64 carine t le 1 décembre 2010 à 21 h 13 min

    et bien ma chère Isa, « bienvenue » dans le club! j’ai soufflé mes 29 bougies en novembre et en te lisant j’ai eu l’impression de me lire, mot pour mot…

  • #65 Laly le 1 décembre 2010 à 21 h 15 min

    Bonjour Isabelle,

    Je te comprends très bien! Et je crois que je ne suis pas la seule à la lecture des commentaires!!
    J’approche la trentaine, j’ai un boulot, des amis, un amoureux génial, mais en effet le fait de se poser, de faire des projets « sérieux » fait peur… Nous avons donc pris la décision de mettre tout ça en stand by pour partir qq mois en voyage – au retour les choses n’auront pas changé, mais nous aurons profité d’un peu de temps rien que pour nous, pour faire le point sur ce que nous voulons, etc
    Beaucoup de mes amis au contraire commencent le projet bébé avec plaisir, mais je crois que j’ai besoin de plus de temps et d’autre chose avant, chacun y va à son rythme!! L’important c’ets que ce que tu choisis te convienne ;-)
    Merci pour ton texte en tout cas!

  • #66 Hélène le 1 décembre 2010 à 21 h 17 min

    Laly: sois la bienvenue ;-)

  • #67 celine le 1 décembre 2010 à 21 h 18 min

    Fifou: bonjour tout le monde ! Fifou (j’ai postillonné partout en le disant), ton analyse est très vraie et très réaliste. Ce mal fort répandu je le nomme le vide existentiel : du style tout ça pour ça ? J’ai lu beaucoup de réponses sensées donc je ne rajouterai pas une couche :-). Courage à Isa et plein de bisous.

    l

  • #68 Mimosa le 1 décembre 2010 à 21 h 18 min

    Bah manifestement non tu n’es pas la seule ;-)

    J’arrive un peu tard mais tant pis j’avais envie de réagir :-)

    Ca me parait normal et sain de passer par des périodes de doute et d’interrogations, ce serait même inquiétant de ne jamais se poser de question sur sa vie. Est-ce que tu en parles avec ton compagnon ? C’est très différent si c’est quelque chose que tu gardes pour toi, ou si tu le partages avec lui, et que vous avancez ensemble.

    Tu dis que tu as peur de prendre des décisions importantes, je voudrais te répondre que presque rien n’est irréversible. Les deux seules choses qui le sont, c’est faire un enfant, et mourir. Pour tout le reste, on peut changer d’avis. Je ne dis pas revenir en arrière, parce que ça n’annule pas ce qu’on a fait, au contraire ça permet d’avancer. Pendant longtemps j’avais l’impression que changer de direction, c’était faire la preuve d’un échec, qu’on n’avait pas su voir ce qu’on voulait. Maintenant je pense que c’est normal d’évoluer, que c’est normal de se tromper, et que c’est une grande qualité de savoir réagir et changer quand on a besoin.

    C’est difficile de sortir d’un chemin « classique », ça demande des efforts, et d’affronter les autres, qui sont souvent un frein. Si tu veux sortir de ce chemin, ceux qui sauront t’écouter et te soutenir dans ta démarche sont précieux…

    Désolée si tout a déjà été dit, je n’ai pas tout lu…

    Bonne chance Isa !

  • #69 Catherine le 1 décembre 2010 à 21 h 22 min

    Les rêves non accomplis ne se transforment pas toujours en regrets. On peut accepter qu’ils restent à leur place de rêves. Le principal est de continuer à avancer, et ça veut aussi dire qu’il faut savoir renoncer pour continuer sa route. Notre route est pleine de bonnes surprises aussi, et, parfois, la réalité est bien plus jolie que des rêves. Notre bonheur n’est pas dans ce que nous voudrions avoir, ou faire, il est dans ce que nous avons, et dans ce que nous faisons.

  • #70 marge le 1 décembre 2010 à 21 h 38 min

    @Hélène et Gousse de Vanille

    J’ai été volontairement provoc’ car je voulais secouer le cocotier. C’est ma technique perso de faire avancer un débat car même si les « tu as raison », « moi aussi, ça m’arrive » …sont réconfortants, ils ne donnent pas toujours de réponses ou alors justement celles que l’on attendait. Alors à quoi bon?

    Je me suis moi aussi posé ces questionnements sur ma vie, Hélène. « Qui suis-je », « Où vais-je? », « Où cours-je? » « Dans quel état gère? » ;-)
    Ma conclusion a été qu’à trop se demander si ça va, on finit trop souvent par se dire que non, ça ne va pas. Si on se cherche des problèmes, on s’en trouve. Je ne dis pas que l’introspection est mauvaise mais comme elle est rarement objective…

    Et à quoi opposerais-tu mon « jugement judéo-chrétien »? Au bien-pensant démagogique?

    Gousse de Vanille, je ne parlais pas d’être avec quelqu’un mais d’aider quelqu’un. Je persévère dans l’idée que seuls, nous ne sommes rien. Quand je dis « seuls » ça ne veut pas dire célibataires, ça veut dire vivre ses journées en ne pensant qu’à soi-même, en n’agissant que dans un intérêt personnel.

    Ce n’est pas mal de penser d’abord à soi, mais après il ne faudrait pas se plaindre de se sentir inutile.

  • #71 Pivoine le 1 décembre 2010 à 22 h 06 min

    Chère Isa,

    Pour commencer, désolée si mon commentaire est redondant, je n’ai pas eu le temps de lire les commentaires de tout le monde…

    Je me reconnais tellement dans ton texte…je te dirais une chose par rapport à ta remarque « l’impression d’être passé à côté »: il n’est jamais trop tard, vas-y, fonce! Si tu as des rêves, des idées, des envies, alors essaies de les réaliser, petit à petit, une chose à la fois (du moment que c’est réalisable, on s’entend). Perso j’avais entre autres le rêve de partir vivre à l’étranger, et c’est chose faite puisque je suis partie de chez moi il y a 1 an. J’ai tout plaqué (sauf mon mec qui est parti avec moi), et je suis contente car cela me permet de beaucoup mieux apprécier ce que j’avais à la maison. C’est un changement énorme et difficile à vivre parfois, mais qui en valait la peine et dont j’avais besoin. Si tu as aussi envie de changer d’orientation professionnelle, alors je te conseille le bénévolat. C’est ce que je fais en ce moment et c’est top, car de 1 tu te rends super utile et c’est un sentiment d’accomplissement génial, ensuite tu rencontres des gens nouveaux, tu te trouves de nouvelles aspirations, donc cela aide pour savoir ou tu veux aller ensuite. Pour le bébé, je te dirais une seule chose: tu ne rajeuniras pas, c’est la seule certitude que tu peux avoir dans la vie. Je ne sais pas quel est ton âge, mais quand c’est trop tard, c’est trop tard. Les voyages, les changements, ils peuvent toujours se faire plus tard, même avec une famille. Je n’ai pas encore d’enfants, mais j’ai décidé de m’y mettre maintenant, car une vieille femme rencontrée sur une foire m’a fait ce petit commentaire, qui m’a donné le déclic. Maintenant il est clair qu’avoir des enfants n’est pas une obligation, si tu rêves de liberté et d’indépendance, alors c’est très très bien aussi. La vie est courte, je pense qu’il vaut mieux essayer un max de choses plutôt que de se réveiller à 80 ans et se dire: « et si… ». As-tu essayé de te faire une liste écrite de tes rêves? Ensuite, tu mets les ordres de priorité, et c’est parti! N’essaies pas de tout faire à la fois, mais un rêve accompli te fera sans doutes te sentir beaucoup mieux! Alors à ta plume, positif, et bonne chance!!! :)

  • #72 Isabelle le 1 décembre 2010 à 22 h 10 min

    Tout commentaire est bon à prendre…même à 22h00 !
    Merci encore pour vos réactions …!
    biz

  • #73 ninieminie le 2 décembre 2010 à 13 h 04 min

    Je résumerai tout en un mot, celui qui résume nos buts et nous fait nous recentrer sur nous-même: Spiritualité.
    Et n’y voyez pas un message Déiste, je suis athée à tendance bouddhiste. La spiritualité est la voie qui mène au « vrai » but de la découverte de soi.

    Le « vrai » but n’est pas la maison, le bébé, le physique.
    Le « vrai » but est ailleurs.
    Après cela n’engage que moi…

  • #74 Séverine le 2 décembre 2010 à 13 h 13 min

    Ah le bénévolat en Inde, moi quand je suis allée à Calcutta je me suis rendue au centre de mère Thérésa (que j’avais essayé de contacter par mail et téléphone mais m’avait répondu qu’on devait s’y rendre pour obtenir des réponses). Et arrivée là bas, je me suis fait un peu jetée, parce qu’il y a trop de bénévoles qui s’y présentent! Alors essayez ailleurs, à Calcutta il y a embouteillages de bonne volonté!
    Entre nous, le Laddakh est un pur bonheur, le Rajasthan aussi!
    Séverine à Quito (qui n’y bénévole pas hein, je travaille pour la France…)

  • #75 lectrice blonde le 3 décembre 2010 à 10 h 35 min

    Je me reconnais tout à fait dans ton témoignage.
    Je viens de passer la barre fatidique des 30 ans et j’ai l’impression de ne pas avoir fait grand chose de ma vie.
    Je me suis mariée cette année mais malgré tout, j’ai l’impression de ne pas évoluer. Faut dire aussi que ma situation professionnelle patine un peu en ce moment, je suis en attente d’un licenciement qui me permettrait enfin de faire un peu autre chose et de me lancer. Je pense avoir le même souci que toi dans le sens où j’ai du mal à prendre des décisions. Le truc de se barrer à l’autre bout de la planète pour aider les autres, c’est un de mes gros fantasmes mais j’ai jamais osé et j’ai l’impression de n’avoir rien à offrir (j’ai un travail de bureau, physiquement je ne produis rien). Donc j’essaie de faire du volontariat dans mon domaine, via le net, ça me donne l’impression d’être plus utile…

    Je me demande en fait si cette impression de solitude et de doute/questionnement que tu ressens ne viens pas aussi de la perspective de changer bientôt de dizaine…

  • #76 Hélène le 3 décembre 2010 à 10 h 54 min

    lectrice blonde: sois la bienvenue !

  • #77 pauma le 3 décembre 2010 à 11 h 22 min

    Je suis d’accord avec la majorité des personnes ici: oui c’est normal ( et c’est productif) de se poser des questions, oui nous traversons tous des « passages à vide », c’est ce qui nous fait progresser.
    Je voulais juste rappeler une chose (basique): avant d’envisager de tout plaquer, de partir à l’autre bout du monde ect ( on a tous eu envie de le faire), il faut se dire que la réponse est en nous, tout comme le problème. En gros, on aura beau déménager, ou partir dans l’hémisphère sud, nous restons qui nous sommes, et c’est en nous que nous devons regarder avant de regarder vers l’ailleurs.
    Pose-toi ces questions, avec honnêteté: aimes-tu ton compagnon? as-tu fondamentalement envie d’un bébé? ou c’est lui qui en a envie?
    Ecoute-toi avec bienveillance et tolérance, assume les réponses, et agis en conséquence. Fais-toi du bien en t’écoutant, toi. j’ai beaucoup lu ici que la société nous impose ceci ou cela, c’est faux: ce sont nous, les femmes, qui nous imposons à nous-mêmes des modèles de perfection. La prefection n’existe pas. Il faut faire au mieux, et surtout être bienveillante envers soi-même, comme on le fait spontanément pour les autres.
    Bonne continuation à toi!

  • #78 Toujours le chat sur les g’noux le 3 décembre 2010 à 12 h 11 min

    ninieminie:
    + 1 pour la spiritualité (et je suis d’une autre tendance que toi)

    Et j’ajouterai ceci: bénis soient ces moments de vide et de silence intérieurs. Ce sont des lieux privilégiés pour écouter et découvrir en vérité qui nous sommes et ce qui fait sens.

    Courage et confiance à toi, Isa!

  • #79 P’tite Pépée le 3 décembre 2010 à 18 h 29 min

    Bien-sûr que ça m’est arrivé, c’est tout-à-fait normal, et je crois que ça arrive justement quand tout va bien, et qu’on a le temps de se poser ces questions.

    courage Isa

  • #80 lola doudou le 4 décembre 2010 à 20 h 31 min

    Charlotte des Plantes: Ton commentaire m’a interpelée et touchée!
    A vrai dire l’année avt mon master, j’étais en 3éme année de lettres, acceptée à l’iufm, plus qu’une année « théorique » et ensuite stages, métier… En plus je m’étais réorientée plusieurs fois avant les lettres modernes, je voulais un peu tout tenter puis je me suis forcée à « rentrer dans le moule » devant la pression de la société, de la famille qui pense que vous êtes une glandeuse -surtout quand vous choisissez ce genre de filière alors que vos cousines passent des concours avocat/notaire ou bossent déjà chez Chanel^^- d’autant que j’ai toujours été une trés bonne élève.

    Bref je me suis « rangée ». Mais il y a deux ans j’ai replongée!! LOL!! Je me suis encore réorientée et le métier auquel je me destine aujourd’hui me passionne… Mais je ne m’interdis pas pour autant l’éventualité de changer encore d’avis plus tard, pourquoi pas? Franchement on a qu’une vie! La formule est un peu clichée mais telment vraie! Pourquoi s’emmerder et s’interdire des choses, s’interdire de vivre quand on ne fait de mal à personne et qu’on peut se le permettre (il est vrai que je n’ai pas d’enfant à nourrir par exemple) et tant pis si personne ne comprend! il y aura toujours des petites gens à l’esprit étriqué pour vous regarder de haut ou juger le moindre de vos actes, zuuuuut!

    Pour rebondir aussi au propos demarge: ton premier commentaire m’a fait penser à la formule « heureux les simples d’esprits », il est vrai que lorsqu’on ne réfléchit pas aux choses elles ne peuvent nous heurter!

    J’ai mois aussi eu tendance à penser, à une époque de ma vie, que ces « états » de l’âme, ces intérogations qui parfois nous affectent et, par extension, des maladies telles que la depression, résultaient d’une sorte égocentrisme exacerbé.
    Il faut dire que ma mère, ma grand mère et ma soeur sont passées par des phases de depression sévère et mon père, qui est un ancien alcoolique, a fait un long séjour en HP, camisolé avec des couches et tout le bordel pour cause d’overdose médicamenteuse (médoc’ sevrage+antidepresseur) bref, je dis tout ça non pas pour pleurnicher mais pour tenter d’expliquer la rancoeur que j’ai pu avoir vis-à-vis de ces maladies et de toute tentative de « renfermement sur sois » ect.
    Mais aujourd’hui aprés « relativisation » des faits (le temps, l’amour et l’entre-aide font des miracles) ma réflexion est plus sereine. Je pense qu’il est bon de se poser des questions, de savoir se que l’on veut, de se sonder et d’être parfois égoïste, celà peut permettre non pas de créer ces états depressifs, comme je le pensais plus jeune, mais au contraire depeut-être, les éviter.

    Alors Isa, je ne te connais pas et mon commentaire est trés long surement confus et un peu chiant, mais si tu as eu le courage de le lire jusqu’au bout: n’abandonnes pas ta réflexion! Sondes ton âme, tentes des choses, vis des aventures humaines, ou autres, il est bon parfois de penser à sois…

    Bonne continuation à toutes!

  • #81 puce le 5 décembre 2010 à 7 h 38 min

    Bonjour,

    je n’ai pas eu le temps de lire la réponse des autres, mais comme ta question me touche, je réponds au vol.
    Oui j’ai connu ça, ça m’a même beaucoup pourri la tête pendant des années…
    Ma solution : trouver enfin le job qui me va. Avant j’avais un job que je ne détestais pas, maintenant j’ai un job que j’adore, où je me sens utile etc…
    M’investir (beaucoup) dans une asso qui me donne l’impression d’avoir un tout petit peu de prise sur le monde pour avancer sur les choses qui me défrise
    pour moi ça a marché parce que mon « modèle de vie que j’ai depuis que je suis petite c’est » que pour ne pas avoir perdu sa vie il faut avoir servi à quelque chose (oui c’est vague et vaste, je sais)
    bilan des courses : je suis dé-bor-dée mais je ne suis plus taraudée par ce type d’angoisse (bon après, du travail psy a été fait aussi à côté, mais je pense que les facteurs « ze right job » et « engagement militant » ont été déterminants

    bon courage, je me souviens à quel point c’est minant comme questionnement (cela dit vaut mieux l’avoir maintenant qu’à 90 ans, là ça te signale qu’il y a un truc dans ta vie qui te satisfait pas, enfin, je pense)

  • #82 Hélène le 5 décembre 2010 à 9 h 42 min

    puce: sois la bienvenue ;-)

  • #83 Angel le 6 décembre 2010 à 13 h 55 min

    « Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur ».Friedrich Nietzsche

  • #84 Stéphanie le 20 mai 2011 à 21 h 16 min

    Peut être que « Fuir le bonheur de peur qu’il se sauveeeeeuhhhhh » s’applique à toi…
    Il n’y a que toi qui puisse y répondre…
    Je te souhaite bon courage, mais surtout je ne te souhaite de trouver bien vite le bonheur.
    S.

  • #85 Betty le 28 juillet 2011 à 10 h 10 min

    J’ai 30 ans et la même sensation, la même vie, entourée de ceux que j’aime. Je te conseille de lire « l’homme qui voulait être heureux ».

  • #86 Hélène le 28 juillet 2011 à 10 h 38 min

    Betty: sois la bienvenue ;-)

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