Mon père, mon ex et ma dégringolade, par There-is-a-way

9 septembre 2009

o-toi-lectrice

« J’avais 14 ans quand j’ai découvert, par pur hasard, que mon père avait une relation avec… la meilleure amie de ma maman. Et apparemment, ce n’était pas récent. Cette femme, mariée elle aussi, avec qui nous partions en vacances chaque année ; cette femme imbue de sa personne qui prenait toujours le dessus sur ma maman quand il fallait décider quelque chose ensemble.

Je suis tombée de haut mais je n’ai rien dit, pour protéger ma maman. Ce petit manège a duré plus d’un an. Je ressentais un blocage face à mon père, je n’arrivais plus à lui parler, il me dégoûtait réellement et je me sentais complice de ses actes. Je traquais messages reçus et envoyés. Il y avait plusieurs femmes. Des messages crus et explicites.

Entre temps, j’ai rencontré mon premier amour. Il me soutenait, tout du moins je le pensais. Je suis tombée amoureuse et je me suis accrochée à lui. Il m’a poussé à tout avouer à ma maman. Ce que j’ai fait, preuves à l’appui : j’avais transféré les messages envoyés et reçus de mon père sur mon portable, et même réussi à garder un message vocal ! La suite ? Mon père a tout nié en bloc et a prétendu que j’avais tout inventé. Ma mère a préféré le croire.

Imaginez ce qu’il se passe alors dans la tête d’une jeune fille de 15 ans. J’étais trahie, humiliée, et je passais pour la fille idiote qui voulait détruire une vie de famille. Je me suis refermée sur moi-même. J’en voulais à ma mère d’avoir préféré le croire, quant à mon père je refusais tout simplement de lui parler.

La situation était considérée comme invivable pour mes parents. Je me mêlais de ce qui ne me regardait pas, je n’avais rien à dire et je DEVAIS parler à mon père normalement. J’ai reçu des coups, des claques et des coups de pieds parce qu’il « n’en pouvais plus d’avoir une fille comme ça ». Ma mère ? Elle pleurait en lui disant d’arrêter. Je la trouvais faible. Je n’avais plus qu’une idée en tête : partir d’ici au plus vite. Personne ne comprenait ce que j’avais pu ressentir pendant plusieurs années. Mon père m’a reproché d’avoir tout inventé pour qu’ils divorcent. J’ai souvent eu droit à des insultes en tout genre…

En parallèle, l’histoire avec mon premier amour. Il est parti en vacances avec ma « famille » et moi. Et il a décrété que j’étais invivable : je faisais en permanence la gueule quand mon père était là, je contredisais la moindre chose qu’il me disait. En réalité, mon ex ne comprenait pas du tout pourquoi j’étais comme ça. C’est vrai, j’étais complètement différente lorsque mon père était dans les parages. L’histoire s’est mal finie.

Aujourd’hui, deux ans après la rupture, beaucoup de bas. J’ai perdu toute confiance en moi, avec ces deux histoires qui m’ont détruite à petit feu. J’ai eu quelques aventures, courtes. Je ne parviens pas à m’attacher ni à éprouver le moindre sentiment. Mon ex continue de se manifester dans ma vie, à parler à mes amis en m’insultant, à venir aux soirées où il sait que je suis mais où il n’est pas invité, à faire des crises de jalousie lorsqu’un de ses amis à le malheur de me parler… Je vais avoir 18 ans, et j’ai l’impression de ne pas avoir évolué.

Signé : There-is-a-way»

66 commentaires Laisser un commentaire
Ô toi, lectrice !

Vous aimerez aussi

66 commentaires

  • #1 Origami le 9 septembre 2009 à 9 h 00 min

    Chère There-is-a-way,

    Nous ne nous connaissons pas, mais je t’envoie plein d’amour pour guérir tout cela. Je te souhaite de trouver la force de construire des belles histoires avec des hommes différents de ton papa, et un jour de pouvoir soigner ces vilaines blessures. La vie est devant…

  • #2 Bing le 9 septembre 2009 à 9 h 22 min

    Tu as la chance et le malheur d’avoir 18 ans… âge auquel on se dit que c’est mal parti, que c’est foutu et que ce sera de pire en pire. Crois-moi (qui suis vieille ;) tu peux tout construire, loin des menteurs et des hypocrites. Tu peux tout changer, ce sera toujours le moment : tourne la tête et regarde ailleurs !
    Tout comme Origami, je t’en envoie des tonnes pour te soutenir et te pousser vers le chemin qui n’attend que toi, les autres : laisse les là où ils sont si ils s’y sentent bien, tant pis pour eux :)

  • #3 la_pomme le 9 septembre 2009 à 9 h 28 min

    j’espère sincèrement que tu vas te reconstruire et qu’un gentil garçon te prouvera que tous les hommes ne sont pas des salauds et ça existe des gentils garçons.

  • #4 Véronique le 9 septembre 2009 à 9 h 31 min

    Ah, que cette histoire m’est familière (en ce qui concerne les parents). Sans les textos et autres messages pour moi, c’était bien avant leur existence. (Enfin 20 ans plus tard, j’ai trouvé quelques emails par hasard, parce que rien n’a pas vraiment changé…) Ce qui m’a aidé, c’est de partir loin dès que j’ai pu, de limiter les contacts avec mes parents á un minimum, en général quand d’autres membres de la famille les visitent, histoire de diluer l’expérience, et un passage chez le psy à un moment. Tu as déjà du recul sur la situation à 18 ans, tu y arriveras. Bon courage!

  • #5 Dame Sce le 9 septembre 2009 à 9 h 31 min

    Surtout ne le prend pas mal mais que penses-tu de vider ton sac à un ( ou une ) psychologue ? Tu as vécu en plein adolescence une tres grosse désilusion et beaucoup de souffrance.
    Tu t’es sans doute meler des affaires de ton pere, mais tu le dis toi même : tu n’as fait cela que par désir de proteger ta mere. Tu t’es retrouvée bien malgré toi au centre d’un tissus de mensonge, et piégée à devoir « choisir » ton camp entre tes parents. C’est un choix particulierement difficile et porteur de beaucoup de culpabilité. La réaction de ta maman ne t’as sans doute pas aidée. Elle aussi a fait un choix, avec ses raisons qui lui sont propres et qui concernent sa vie de couple, de femme, de famille aussi.
    Une thérapie familliale serait sans doute tres appaisante pour toi, mais il ne me semble pas d’apres ce que tu ecris que tes parents soient dans ce processus. C’est donc à toi seule de choisir si toi tu souhaites oui ou non une aide exterieure.
    N’as tu pas un médecin ou quelqu’un de non impliqué sentimentalement dans cette histoire qui pourrait t’ecoute, te soutenir, et essayer de se poser en médiateur avec tes parents ? Cela te permettrait de prendre un peu de recul, d’avoir un regard different ( car venant de l’exterieur) sur cette situation, de mieux comprendre les reactions des uns et des autres.

    D’ici là , je te souhaite beaucoup de courage !

  • #6 Lullaby Septante-Sept le 9 septembre 2009 à 9 h 43 min

    There-is-a-way,

    A 18 ans on a encore bien du temps devant soi pour évoluer, chacun à son rythme, d’ailleurs on peut évoluer jusqu’à son dernier jour, je pense.
    Comme Dame Sce, je te conseillerais de chercher de l’aide auprès d’un professionnel. Il n’y a aucune honte à ça et cela peut t’apporter beaucoup, en t’aidant à délier tous les fils de ton histoire et à résoudre les difficultés que tu éprouves à construire une relation.

    Je te souhaite beaucoup de courage, je suis sûre que tu as les ressources nécessaires pour améliorer les choses si tu reçois un petit coup de pouce :-)

  • #7 bungee le 9 septembre 2009 à 9 h 44 min

    Quel commencement dans la vie ! C’est incroyablement dur… Et quelle image négative du couple, de la famille, de l’amour tu as reçue de tes parents et de ton premier amour !
    A 18 ans comme après, rien n’est jamais décidé d’avance, et ce n’est surtout pas à ton entourage de te destiner à une vie d’enfer….
    Ta démarche de mettre des mots sur ces événements est déjà un grand pas, savoir verbaliser ses souffrances n’est pas évident du tout. Il va te falloir encore une sacrée dose de courage, mais je suis certaine que tu es sur le bon chemin, celui qui va te permettre d’aller au delà de tout ça et de te construire une vie heureuse, TA vie.
    Mille pensées !

  • #8 Lou le 9 septembre 2009 à 9 h 51 min

    Alors, je ne sais pas si tu vas aller faire tes études/chercher un travail ailleurs ou pas… Mais essaie.
    Et je confirme : à 18 ans, on a l’impression que pas mal de trucs sont définitifs, mais c’est faux. Pour ma part, les gens nostalgiques de leur jeunesse qui me disaient que je vivais là la meilleure partie de ma vie me filaient le bourdon ;)
    Ils avaient bien tort. La meilleure partie de ma vie, c’est aujourd’hui, demain, ce que j’en fais… maintenant que je suis adulte et que je ne dépends plus des autres et que je choisis celles et ceux qui m’accompagnent (et qui sont de bien belles personnes, que j’aime, qui m’aiment).

  • #9 Princesse de Clèves le 9 septembre 2009 à 10 h 00 min

    Il est sûr que tout cela est arrivé bien trop tôt dans ta vie, que tu n’avais pas toutes les clés en main pour gérer au mieux la solution et prendre la distance nécessaire afin de ne pas te blesser ni te compromettre auprès de ton entourage.
    Comme les autres je te conseillerai d’en parler à un professionnel qui t’aidera à démêler l’écheveau, à gérer les résultantes d’un aveu que tu regrettes peut-être ou pas : là n’est pas la question. Le tout est que tu t’en tires au mieux, après ce qui s’est passé. Milles pensées et plein de courage !

  • #10 Domino le 9 septembre 2009 à 10 h 00 min

    Bonjour,
    Je ne sais pas si ça va t’aider, mais je vais te raconter mon histoire. C’est un peu long désolée.

    Je me reconnais un peu dans ton histoire. j’avais 14 ans quand l’adultère de mon père m’est tombé dessus et je me suis trouvé face à une réalité que je ne soupçonnais pas. Contrairement à toi, j’ai tout de suite parlé à ma mère. Mes parents se sont disputés, ils ont fait chambre à part. Et là, les lamentations de ma mère ont commencé, elle n’arrêtait pas de s’appitoyer sur son sort en me culpabilisant « Si je ne le quitte pas, c’est parce que j’attends que tu aies ton bac » « tu es encore jeune » « je dois supporter pour toi, jusqu’à ce que tu aies ton indépendance » etc. etc. Je me morfondais!!! J’étais la clé de voute du mariage de mon parents!! Quelle responsabilité!! J’ai grandi ainsi en coach de ma mère et avec de l’ indifférence pour mon père….

    Concernant les garçons, je savais qu’il y en avait des biens, ma seule frayeur était de renouveler le schéma inconsciemment, c’est-à-dire de choisir un beau parleur, macho, qui drague tout ce qui bouge. Quand je me suis retrouvée face à ce choix, j’ai pu choisir le gentil garçon, parce que j’avais fait un gros travail sur moi-même. J’ai fait des séances de psy, mais c’est surtout mon auto-analyse toute seule qui m’a le plus aidé. il y a des garçons qui valent le coup, je le sais. Quand j’ai commencé mon histoire avec mon mari (cette histoire avec mon père remonte à 20 ans), je peux te dire qu’il en a bavé. J’avais besoin de preuves d’amour, de beaucoup de preuves d’amour, il a tout accepté. Je faisais souvent des crises parce que j’avais l’impression qu’il ne m’aimait pas. Mais en fait, il m’aimait. Il a serré les dents, il a été patient. Jusqu’au jour où j’ai arrêté toutes ces crises. Je n’avais plus besoin de preuves, j’étais sereine. Un homme qui t’aime essaie de comprendre ta souffrance, il n’en joue pas….

    Avec mes parents, j’ai une relation distante, très distante, au 2 sens du terme. J’habite loin et je m’en porte très bien. Mes parents sont toujours ensemble, ça fait dix ans que j’ai quitté la maison, ma mère n’a jamais quitté mon père et mon père est toujours autant infidèle.

    Mon conseil: Fais ton auto-analyse (seule ou avec un psy), pose toi les bonnes questions, évite certains garçons mais sois sûre qu’il y a des garçons très très bien, il faut juste rester ouverte, ne pas s’enfermer dans l’image du Prince Charmant (beau, riche, intelligent). Aies confiance!
    Fais TA vie et ne t’occupe pas du couple de tes parents. Bon courage!! :-)

  • #11 maerie le 9 septembre 2009 à 10 h 01 min

    Bonjour

    Une (des) histoire(s) pas facile….mais accroche-toi et comme cela a été dit plus haut, n’hésite pas à chercher de l’aide auprès de quelqu’un de professionnel (c’est ce que j’ai fait quand mes parents se sont séparés et pourtant j’étais plus vieille que toi et la situation moins difficile)….
    Il faut (c’est plus facile à dire qu’à faire) essayer de se servir des choses comme celles-ci pour en faire une assise sur laquelle on se construit, changer le mal en bien….
    Plein de bisous, de courage et un gros câlin.

  • #12 Hélène le 9 septembre 2009 à 10 h 03 min

    Domino: sois la bienvenue !

  • #13 Wazaka le 9 septembre 2009 à 10 h 04 min

    Bonjour,
    Ton histoire m’a beaucoup touchée et profondemment émue.
    A 15 ans tu as été confrontée contre ton gré à des histoires qui n’étaient pas les tiennes dans le sens où la vie privée de tes parents ne te concerne pas et tu as été trés mal conseillée ; ta mére a fait son choix, elle a surement ses raisons mais l’attitude de ton pére est franchement insupportable quant à ton ex, n’en parlons pas…

    Je pense moi aussi que tu devrais parler à un « psy » de tout cela et surtout pour te déculpabiliser ; les hommes comme ton pére existent mais il y a en d’autres honnêtes et sincéres.
    Surtout ne perds pas courage, essaye si tu peux de t’éloigner d’eux, peut être pour des études ou partir un an au pair dans un autre pays ; je pense qu’ils sont toxiques pour toi et que tu gagnerais beaucoup à changer d’air.

    Je te souhaite le meilleur du monde, courage.

  • #14 Elise le 9 septembre 2009 à 10 h 17 min

    Tu as 18 ans mais si tu n’avais pas diffusé ton âge dans le message je t’en aurai donné bien plus ! Tu as fais preuve d’un recul et d’une maturité et cela dés très jeune (si, en effet, à 15 ans, tu prends ton courage à deux mains et que preuve à l’appui tu t’exprimes face à ton père !).

    Tu dis que tu n’as pas l’impression d’avoir évolué mais en ce qui concerne ta vie, mettre les choses au point avec ton entourage ne serait-ce pas une façon d’évoluer?

    Et puis au niveau des emotions, tu es assez au clair avec ce que tu ressens mais ne faudrait-il pas t’autoriser à vivre ta jeunesse, enfin ? Parfois la jeunesse est un passage mou au niveau de la construction du quotidien mais riche en construction de soi plus que nécessaire avant de construire sa vie ! ;-)

    Je te souhaite beaucoup de courage et d’energie ! ;-)

  • #15 teatree le 9 septembre 2009 à 10 h 23 min

    Bonjour there is, tu as bien fait d’écrire ce texte, à 18 ans, bravo!
    je te dirais comme beaucoup d’aller voir quelqu’un et aussi de prendre le large si cela est possible.
    j’ai moi- même fais les deux et cela a été (ô combien) salutaire. je suis allé voir quelqu’un au moment ou le cadre familial s’éffondrait, et c’était vital pour moi. je me disais que si je ne le faisais pas, je sombrais avec eux.
    j’ai compris beaucoup de choses de mon histoire familiale et surtout, je suis maintenant épanouie et heureuse dans ma vie, avec un mari adorable.
    je suis géographiquement loin de mes parents et je les vois peu. bien sûr, ce n’est pas facile mais c’est vraiment salutaire.
    toi, tu es beaucoup plus jeune que moi, tu vis quelque chose de très dûr au moment où tu es en pleine construction de ta propre vie d’adulte mais tu vas voir que malgrès la douleur, tout est encore possible, tu vas faire de grands pas et être heureuse, d’ailleurs, tu prends déjà le chemin du bonheur avec ton expression, ton recul, ton texte, c’est déjà beaucoup de l’exprimer.
    j’espère tellement que tu vas trouver une voie de sortie, TA voie à toi, ton équilibre.
    Courage!

  • #16 Arcimboldo le 9 septembre 2009 à 10 h 26 min

    Salut,
    comme toutes celles qui t’ont conseillé ici, aller voir un médecin (généraliste ou psychiatre), ou un pschologue peut t’apporter énormément, sachant que c’est un processus long (et parfois couteux s’il ne s’agit pas d’un médecin et qu’on a 18ans).
    Si tu es dans une université française, les centres de médecine universitaire ont de très bons psychiatres présents.

    Si tu es encore au lycée, ou que tu viens de finir tes études du secondaire, alors tu as peut être des projets d’études, ou alors des projets pour trouver du boulot et j’appuie ce que dit Lou: partir ailleurs et j’ajouterai à l’étranger dans une autre culture, au sein d’une communauté « d’expat’ « , connaître des gens qui viennent du monde entier et vivre différemment que chez soi, vivre loin de chez soi, etc.. tout cela aide énormément quand on est jeune.
    Tu peux trouver de l’aide financière dans les universités (bourses de région, européenne, etc..), tu peux trouver un boulot à l’étranger parfois temporaire, parfois sous forme de stage ou encore de VIE (volontariat à l’international en entreprise).
    Bref, peut être que s’éloigner de tes parents ne peut être que bénéfique pour toi, pour que tu te libères de cette image écorchée de la famille et pour que tu te libères des rancœurs contre père et mère…

  • #17 dexash le 9 septembre 2009 à 10 h 31 min

    Je n’ose imaginer quelle image négative tu peux avoir du couple et des hommes, entre tes parents et ton premier amour…
    J’ai eu pour d’autres raisons, le même problème…Et comme te le conseillent les autres, c’est en t’éloignant un peu que tu arriveras à te construire convenablement.
    J’ai été interne dès l’age de treize ans, et c’est probablement ce qui m’a sauvée du suicide. Car c’est la-bas que j’ai rencontré des gens bien, qui n’avaient rien à voir avec le milieu/cercle d’amis de ma famille. Et en étant dans une filière très peu féminisée, j’ai pu observer au plus près les garçons-hommes, et apprendre que non, tous ne sont des salauds. Il y en a même de très gentils.
    Tu n’as « que » 18 ans, dis toi que tu as encore le temps de te faire une vie heureuse et sereine, loin du modèle déplorable que tu as eu. Si tu en éprouves le besoin, demande une aide extérieure voire même professionnelle. C’est clair que ce ne sera pas facile, mais je t’assure qu’on vit bien mieux après. Ne perds pas courage et garde confiance en toi…

  • #18 tic-tac le 9 septembre 2009 à 10 h 32 min

    Bonjour à toi, comme d’autres j’ai été touchée par ton histoire familiale. Je pense que contrairement à ce que tu perçois à 18 ans tu as beaucoup évolué. Je suis triste d’imaginer qu’à un âge si jeune ta vie t’as amenée à connaître la trahison, le mensonge et la déloyauté. Je crois aussi qu’il est particulièrement difficile de voir si mal évoluer le lien filial qui te rattache à deux personne qui ne devraient qu’avoir une chose en tête: te protéger et te donner les moyens physiques, moraux et psychique pour que tu puisses au mieux vivre ta vie présente, passée et à venir. A mes yeux apprendre à voler de ses propres ailes est essentiel, mais savoir où l’on peut revenir pour reprendre ses forces l’est presque autant.
    Le lien qui nous rattache à notre famille (père, mère, fratrie) est à mes yeux un lien précieux et unique, et ce malgré les conflits inévitables que l’on peut voir surgir le long de notre existence, avec les différents membres de notre famille.
    Une fois un homme que j’ai beaucoup aimé (ce n’étais pas mon amoureux, loin de là) m’a suggéré de ne jamais permettre aux cons de me changer. Je n’oublie pas. Et je m’excuse d’avance de qualifier ainsi tes parents.
    Pour ce qui en est de ton ex, je pense qu’il ne te mérite pas. Visiblement ce garçon a 11 ans d’a^ge mentale, et certainement pas la maturité, la sensibilité et le vécu qui font de toi, malgré tout une jeune femme forte et exigeante (c’est ce que je pense de toi en lisant entre les lignes, peut être que tu ne le sais pas encore…).
    J’ai un enfant petit encore, et je suis persuadée que même si il ne doit pas assister à certaine discussions, être au courant de tel et telle choses, ma vie le concerne plus que directement: la tromperie de ton père, (et la lâcheté et mauvaise fois qui en découlent) n’est malheureusement pas qu’une affaire LE concernant lui et ta mère. Il est le membre d’un groupe, d’une famille, il a une fille peut être deux? il est donc trop facile à mes yeux d’imaginer qu’il est question de sa vie privée. La preuve en est que ses actes se sont répercutés sur toute la familles, tous les membres de ton entourage en sont touchés d’une manière ou d’une autre.
    je suis désolée de la longueur de mon comm.
    J’espère réellement que tu parviendras à dépasser tout ça, et j’espère aussi que tu réussira à évoluer dans ta vie de couple, personnelle et familiale (ta famille à toi dans quelques années) en gardant en toi ce qui t’as touchée étant si jeune et qui t’as amenée à vouloir protéger le plus faible dans cette vilaine histoire: des qualités que tu as et que visiblement ne te viennent pas de ton paternel…ou de ta mère (je sais , je ne devrais pas la juger, je n’ai pas vécu ce qu’elle a vécu, mais j’ai de la peine pour toi, essentiellement.)

  • #19 Deilema le 9 septembre 2009 à 10 h 47 min

    Bonjour There-is-a-way.
    Tu as été confrontée très jeune à trois énormes déceptions, coup sur coup…
    1. Le couple de tes parents n’est pas le couple stable, équilibré et fidèle qu’il semblait être
    2. Tes parents ne sont pas toujours là pour te soutenir et pire, peuvent te mentir et t’accuser injustement. Bref, ce sont des gens comme les autres avec leurs faiblesses et leurs défauts.
    3. Ton premier amour, sur qui tu devais compter pour te rassurer dans la vie n’est pas le prince charmant que tu voyais en lui.
    Ca fait en effet beaucoup pour une ado !

    Mais ce n’est pas insurmontable.
    Je dirais même qu’en devenant adulte, on est, un jour ou l’autre, confronté à ce genre de déceptions.
    Ce sont elles, entre autres, qui font grandir et mûrir.
    Alors, non, tout n’est pas fini pour toi, au contraire, ta vie d’adulte commence.
    A 18 ans, tout n’est pas joué, bien au contraire !
    A 18 ans, je me trouvais moche, je pensais ne pas avoir d’amis, je ne sortais jamais, je n’avais jamais eu d’amoureux, et je pensais que mes parents étaient trop radins pour me laisser faire les études dont je rêvais. Mais j’avais une famille dont je pensais qu’elle tenait à peu près la route.
    10 ans plus tard, je suis mariée à un garçon merveilleux, bien mieux dans ma peau (malgré 10 kg de plus), j’ai passé ma vie d’étudiante à faire la fête, je fais le métier dont je rêvais et je suis entourée de plein de personnes très chères sur lesquelles je sais que je peux compter.
    Mais je n’ai plus aucune illusion sur le couple de mes parents, qui a d’ailleurs volé en éclats.
    Inutile de te dire que malgré cette déception, je vais mille fois mieux qu’avant.

    Courage, la vie te réserve des tas de belles surprises !!!

  • #20 françoise_92 le 9 septembre 2009 à 12 h 13 min

    Bonjour There-is-a-way,
    Pas facile de tout prendre de plein fouet comme cela. Les histoires de parents ne sont pas évidentes à gérer parce que justement se sont des histoires de parents. Tu n’es responsable de rien du tout. C’est ton père qui a trompé ta mère, et ta mère à fait son choix quant à sa réaction. Toi, tu t’es juste trouvée au milieu de tout cela à essayer de gérer comme tu pouvais, et justement, ce n’était pas à toi de gérer. C’est à tes parents d’assumer leurs actes, et tu n’as pas à porter la responsabilité de quoi que ce soit.
    Toi, tu as 18 ans et toute la vie devant toi, Tu es surement coquette (pour lire ce blog, c’est que tu aimes te maquiller et prendre soin de toi ;-)), tu dois être mimi comme tout, alors tu tomberas forcément sur un gars bien qui voudra te rendre heureuse, lui…

    Moi quand c’est parti en vrille pour mes parents, je me suis raccrochée aux copines et aux études. Et ce n’est qu’à 35 ans que, comme le suggèrent pas mal d’autres filles, je me suis fait aider. J’’ai compris plein de trucs (notamment que je n’y étais pour rien dans tout ça).
    Tu sais, il ya des filles qui vivent ce genre de situation et qui n’en prennent jamais conscience.Toi au moins tu as évolué. Le fait de réagir en témoignant comme tu l’as fait va surement t’aider à t’en sortir. Je te le souhaite de tout mon cœur.
    Raccroches toi à ce et ceux qui te font avancer dans le sens où tu veux aller. Tes copines, les filles d’ici (ben oui, on est là nous !), tes études, le maquillage, les sorties, peut être d’autres personnes de ta famille (cousins, cousines, oncles, tantes…), une cause à défendre, un projet à mettre en oeuvre… car oui, there is a way, a good way parce que tu ne mérites que du bonheur et d’être heureuse et que la vie est aussi belle qu’elle peut être dure parfois
    Courage à toi

  • #21 Turquoise le 9 septembre 2009 à 12 h 48 min

    Bonjour There-is-a-way ! Comme beaucoup, j’admire ton courage et ta lucidité devant cet affreux gâchis . Mais dis-toi bien qu’une enfance ou une adolescence saccagées , c’est triste, mais on s’en remet . En demandant une aide extérieure – un psychologue devrait beaucoup t’aider, et ne coûtera pas forcément cher – et en vivant le présent, intensément . Je peux t’assurer que les hommes « bien », solides, chaleureux, fiables, existent – je vis avec l’un d’eux depuis 38 ans, je sais de quoi je parle ! – et l’intelligence qui transparaît à travers ton texte montre que tu es une fille très mûre pour ton âge … Tous les espoirs te sont permis !
    Je t’embrasse affectueusement .

  • #22 Dorothée le 9 septembre 2009 à 13 h 01 min

    Comme beaucoup, ton article m’a beaucoup touchée, et me rappelle, par plusieurs aspects, ma propre histoire avec mes parents. J’ai un peu plus de recul que toi (12 ans) mais ma colère reste forte, même si elle va -heureusement- decrescendo.

    Je dis heureusement parce que c’est moi qu’elle bouffe, cette colère, pas ceux qui en sont la cause. Et il en est de même pour toi.

    Je ne me permettrai pas de conseils car ce serait considérer que j’ai bien géré les choses, ce qui n’est à mon sens pas le cas. En revanche je peux te dire de te méfier d’une chose, qui m’a pourri la vie bien au-delà de ce que j’aurais pu penser. C’est à force de lectures que je l’ai découverte.

    Quand on est enfant, qu’on constate une chose, et que les adultes (a fortiori les parents) nient la réalité qu’on a perçue, c’est extrêmement déstabilisant. J’entends par là qu’on se détache de son système de perceptions puisqu’il apparaît comme erroné. Une étude assez intéressante a été faite à ce sujet d’ailleurs: si tu mets plusieurs personnes face à un objet de couleur, disons rouge, et qu’on demande à la majorité d’exprimer qu’il est bleu, la ou les personnes qui restent vont finir par admettre que cet objet est bleu. Pour les enfants, c’est pareil.

    La conséquence: on est complètement paumée (enfin là je parle surtout de moi, tu me sembles bien moins paumée que je ne l’ai été), on fonctionne sans le « radar » qu’on a désactivé, le croyant faussé. Du coup, on ne sait plus lire les signes qui sont tellement évidents pour les autres: on fait confiance à des gens qui n’en sont pas dignes, on se méfie des gens réellement bienveillants, on fuit les situations implicantes par peur de se tromper, on se renferme sur soi parce que le monde nous semble impossible à interpréter, donc on a à tout moment le sentiment de marcher sur des sables mouvants.

    J’ai appris aussi que dans un système qui dysfonctionne (ici, ta famille), celui qui perçoit et dit la vérité est perçu comme le fauteur de troubles -d’où l’agressivité de tes parents à ton égard. Il ne s’agit pas de l’excuser, mais de l’expliquer.

    Pour résumer, le mensonge fait partie de leur fonctionnement. Une part de l’esprit de ta mère le sait, mais elle ne l’admettra sans doute jamais. Les raisons pour lesquelles elle se voile la face peuvent être nombreuses et liées à sa propre histoire, qui lui a peut-être inculqué qu’elle ne mérite pas un homme fidèle, ou qu’elle ne satisfait pas son mari (cet idéal érigé en valeur ultime fait bien des ravages), ou que briser son couple serait la fin de tout, ou je ne sais quoi. Mais quelles que soient ses raisons, seule une démarche volontaire de sa part -j’insiste sur le volontaire- peut l’aider. Pour le dire simplement -et un peu brutalement- tu ne peux rien pour elle.

    Alors comme l’a dit quelqu’un plus haut de façon très sensée: « ne laisse pas les cons te changer ». Ca veut dire à mon sens -et c’est très dur-: construis-toi selon ton propre système de valeurs, indépendant du leur, ni pour, ni contre -car se construire contre quelque chose est encore lui donner trop de pouvoir. Et oui, une démarche auprès d’un professionnel peut être extrêmement bénéfique, à condition de trouver celui avec qui le courant passe et c’est pas simple non plus, si tu ne le sens pas ce n’est pas toi qui es nulle mais le signe que ce n’est pas le bon (je le dis parce que ça fait partie des effets « secondaires » que j’ai pu avoir).

    Bon courage et dis-toi bien qu’il vaut mieux être dans ta situation, même si c’est dur et cahotique, que dans la leur. Et si tu veux que ça te bouffe moins, apprends à les considérer avec pitié plutôt que haine….ça change beaucoup de choses…

  • #23 anne-so le 9 septembre 2009 à 13 h 15 min

    Cette histoire me touche aussi, même si je n’ai pas les mêmes soucis parentaux, j’ai eu une histoire parentale qui a brisé beaucoup de choses, je ne vais pas en parler, j’avais déjà énoncé brièvement le sujet dans un « ô toi lectrice »
    Une blessure avec les parents, le jour où tu comprends que tu ne peux pas leur faire confiance… Je sais que j’en ai pleuré 2 semaines non stop, à 15 ans aussi.
    Rapidement, si je devais te donner un conseil, ce serait d’écrire aux deux parents, d’une part la détresse que tu ressens envers ta mère, lui dire simplement  » essaye de penser ne serait ce qu’une seconde ce que j’ai ressenti face à ta réaction si ce que j’ai dit est la vérité » et à ton père que peu importe ce qu’il dira, tu « sais », et qu’il a brisé votre relation pour protéger ses arrières, et que de la part d’un père, c’est inacceptable. Pas besoin de violence, juste qu’ils comprennent que tu as été profondément blessée, sans accusation ou insultes, c’est la meilleure manière pour qu’ils comprennent.
    Après, je n’ai jamais écrit à mes parents, j’ai juste poussé une gueulante peu après en voulant les forcer à comprendre, se remettre en cause, s’excuser, mais j’ai vu que c’était peine perdue.
    Je ne sais pas si tu as un frère, une sœur, mais c’est toujours une épaule, dans ces moments.
    Toujours est il que si tu veux parler, There is a way, je laisse Hélène faire la transmission.

  • #24 Jube le 9 septembre 2009 à 13 h 33 min

    Bonjour There-is-a-way,
    Tu as eu beaucoup de courage de venir raconter ton histoire ici, je sais ce que c’est et que ce n’est pas évident mais c’est déjà un pas énorme que tu as franchi !
    Ce que tu as vécu est très dur surtout vis à vis de la situation avec tes parents et de leurs réactions. Je ne sais pas quelles sont tes relations à l’heure actuelle avec eux aujourd’hui mais je pense comme beaucoup d’autres filles qu’il faut que tu puisses évacuer tout ça grâce à une aide extérieure. Tu es jeune et il ne faut pas que ton ressenti vis à vis de cette histoire s’amplifie et que tout ça continue à te ronger.
    La confiance en soi se retrouve avec le temps et je pense sincèrement qu’en évacuant ce que tu as sur le coeur tu vas la retrouver petit à petit.
    Quant aux garçons, il ne faut pas t’affoler si tu n’arrives pas à être bien dans une relation, je pense que tu as besoin de te retrouver toi-même et qu’à ce moment là tu seras également bien avec les autres. J’ai eu dans ma vie des expériences assez douloureuses en amour, dont une assez destructrice, mais avec le temps je réalise que malgré le mal que certains peuvent nous faire ou la déception que d’autres peuvent créer, les garçons bien existent ! Alors surtout ne perd pas espoir, tu es dans une phase difficile où tu te sens perdue mais ton texte me fait penser que tu es une fille censée, mûre et avec l’envie que les choses changent. Tu as à peine 18 ans et malgré le fait que tu aies été confrontée très jeune à des situations dures rien n’est figé, ni fini, bien au contraire tu as toute la vie devant toi :)
    Prends soin de toi, retrouves toi et dans quelques temps tu te rendras compte que oui tu as évolué et tu auras de quoi être fière de toi :)) (d’ailleurs tu peux déjà l’être car ton texte est d’une lucidité incroyable).
    Je te souhaite le meilleur.

  • #25 Turquoise le 9 septembre 2009 à 13 h 37 min

    Dorothée: « les considérer avec pitié plutôt que haine  » : je trouve que cette expression résume tout ! mais ce n’est ni facile, ni rapide à obtenir ; il me semble qu’au début,pour pouvoir se libérer, on doit ressentir une énorme colère envers des parents aussi peu fiables, et qu’il ne faut surtout pas s’en vouloir ; ce n’est que bien plus tard qu’on arrive à l’étape du pardon …

    En tout cas, There-is-a-way, prends bien conscience que ta vie t’appartient, et que le plus vite tu en auras fini avec cette colère qui est une étape indispensable, le plus vite tu pourras profiter pleinement de ta vie, sans avoir à rendre de comptes à personne, en toute indépendance …

  • #26 Boulette le 9 septembre 2009 à 14 h 00 min

    There-is-a-way, comme certaines d’entre nous ici, je me retrouve un peu dans ce que tu nous écris. La peur de reproduire le schéma familial, comme toi, je l’ai subie pendant pas mal de temps. Je suis un peu plus vieille que toi, et j’ai réussi à faire la part des choses il y a quelques années. Le plus dur, c’est sans doute de voir et d’accepter, que les parents, loin d’etre des modèles de droiture et de respect, ne sont que des humains. Imparfaits, ils font des erreurs, souvent meme sans s’en rendre compte ! Tu es une jeune femme qui a toutes les clés en main pour passer le cap et faire la paix: tu sais que tu n’es pas une menteuse, tu sais que tes parents ne sont pas parfaits, tu sais qu’il est parfois plus facile de nier un adultère que d’y faire face et de faire ses bagages. C’est un bon début pour te dire que ce que tu as vu/vécu ne correspond pas forcément à ta manière d’apréhender un tel problème. En jeune adulte, je crois qu’il est important pour toi de pardonner à tes parents, qui t’aiment malgré tout sans doute très fort. Leur couple n’est pas ta famille, s’ils n’arrivent pas a faire la part des choses, fais la toi de ton coté – la méthode est testée et approuvée ;)
    je te souhaite bien du courage, et pourquoi pas comme le disent les filles prendre un peu de distance (géographique) avec le nid familial???

  • #27 L le 9 septembre 2009 à 14 h 08 min

    Hélène,
    Voici mon premier message sur ton blog et je te remercie pour touts ces beaux maquillages et conseilles de fille. Je reste brève aujourd’hui sur le sujet make-up car je tiens à respecter le sujet du jour….

    There-is-a-way;
    Ton poste m’a beaucoup touchée….car j’ai vécu une histoire pratiquement identique au sein de ma famille.
    J’ai maintenant pratiquement le double de ton âge et ma soeur a environ ton âge. L’histoire date de 5 ans maintenant et les blessures sont profondes quand-même….dis toi bien que tu n’es pas responsable des choix et erreurs de tes parents. A chacun de décider de ce qui est bien pour lui. Je te trouve courageuse d’avoir tout de même parlé à ta maman car finalement les « enfants » n’ont pas à porter ce genre de secret.
    Un parents peut prendre une mauvaise voie aux yeux de ses enfants mais ne doit en aucun cas se décharger de ses erreurs et ne pas les assumer….j’ai aussi été traitée de menteuse et de destructrice de couple (celui de nos propres parents). Notre famille a été détruite durant presque 5 ans.
    Ce qui est je pense le plus important est que tu te souviennes pour quelles raisons tu as fini par parler à ta maman. Et lorsque le doute te prends deviens l’espace d’un instant égoiste. Tu as fais ce qui te semblait bien à ce moment sans connaitre les conséquence de tes décisions.
    Pour ma part je pense qu’un enfant n’est pas en mesure de juger la vie de couple et les histoire de  » fesses » de ses parents. Par contre un enfant n’a pas à porter les secrets de ses parents. Tes parents comme les miens n’ont pas sus assumer la vérité étalée au grand jour. Je suis moi même maman et je ne me vois pas faire porter le chapeau à ma fille pour mes erreurs.
    Tu es encore jeune et tu dois profiter de la vie. Ne te ferme pas au autre de peur d’être déçue…
    L.
    P.S. Si le coeur t’en dit de continuer ces confidences par mail, tu peux demander à Hélène si elle le veut bien mon adresse.

  • #28 Hélène le 9 septembre 2009 à 14 h 14 min

    L: sois la bienvenue !

  • #29 Dorothée le 9 septembre 2009 à 14 h 21 min

    Turquoise: oui effectivement la colère est une étape: il faut y passer, mais il faut aussi en sortir, et donc, la faire sortir, comme on peut (moi c’est en nageant des kilomètres en pestant! j’ai une amie -aquatique aussi- qui va dans des piscines pour hurler sous l’eau, le seul endroit où personne ne peut t’entendre, en ville)….et je suis complètement d’accord avec toi sur le fait que l’étape du pardon vient plus tard: pour moi elle va pas mal de pair avec la pitié….Pendant des années j’ai lutté (mais vraiment) pour comprendre ce que voulait dire pardonner, et la meilleure que j’ai trouvée, c’est celle du Christ sur la croix, quand il a dit « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». A mon sens, pardonner n’est possible que lorsqu’on peut considérer que la personne malfaisante (au sens strict du terme: qui fait du mal) n’a pas conscience de la douleur qu’elle inflige.

    On le voit bien d’ailleurs: quand quelqu’un nous blesse de façon évidemment non intentionnelle (genre quelqu’un qui ouvre une porte sans savoir qu’on est derrière), on pardonne facilement; quand une baffe est donnée volontairement (et pire: avec l’intention d’humilier), c’est une autre paire de manches…

    C’est pour ça que je parle de pitié, en fait de la pitié qu’on peut ressentir à l’égard de quelqu’un qui est faible, limité. S’aveugler ou faire des coups en douce n’a jamais été le signe d’une quelconque force….s’avouer faible ou faillible l’est plus…

  • #30 lali le 9 septembre 2009 à 18 h 15 min

    Salut,

    C’est dur à vivre ce qu’il t’est arrivé!! tu es si jeune!!
    ça me met en colère de lire ce que tes propres parents ont fait!
    Ce qui m’a beaucoup surpris c’est la trahison et les violences que ton père t’a fait subir !! Mais aussi le fait que ta mère soit tellement faible, qu’elle n’accepte pas de voir la vérité en face. Tu as dû vraiment en baver!! Après, je sais à quelle point la vie peut paraître injuste, mais il te faut trouver la force, la détermination d’aller de l’avant! Pour ce qui concerne ton ex, on se demande de quoi il se mêle, ne t’-a-il pas fait assez de mal?!! ça façon de « te suivre » partout pour te gâcher la vie est un preuve (de plus) qui montre à quel point il est immature!! il n’a même pas su voir que tu étais malheureuse et tu avais besoin d’aide. Je ne sais pas si tu la fais, mais il faut des fois se montrer un peu autoritaire pour qu’il se mêle enfin de ces propres affaires et que tu puisses le rayer enfin de ta vie et enfin mener ta vie comme tu l’entends! Au moins tu auras vu quels étaient les exemples à ne pas suivre, ce qui te permettra sûrement de devenir quelqu’un de meilleur! J’espère que tu vas t’en sortir, car tu le mérites!! Soit FORTE et COURAGEUSE!! bisous

  • #31 There-is-a-way le 9 septembre 2009 à 18 h 38 min

    Bonjour à toutes,

    Merci beaucoup pour vos commentaires qui m’ont émus eux aussi…
    Je vis depuis septembre à une centaine de km de chez mes parents, études obligent… Mais ma mère continue à m’appeler tous les jours, donc la coupure n’est pas là, mis à part avec mon père, ce que je voulais le plus après tout.

    Je suis consciente que mes parents m’aiment certainement très fort et feraient tout pour moi, mais (je vais paraître ingrate) ça n’efface malheureusement rien de ce que j’ai pu ressentir ces dernières années, et il y a une petite part de moi qui pense que ce qu’ils font pour me faire plaisir, ils le font en quelque sorte pour se « racheter », et non pas naturellement… Je me trouve horrible de penser ça…

    Je suis chamboulée avec tous vos gentils messages, on m’a plusieurs fois dit que je devrais aller consulter un psy… J’ai en effet peur de ne pas trouver le bon et de me décourager. Quelqu’un connait des bons psys sur Lille?

    J’ai entamé des études en classe prépa économique, qui ne me plaisent pas, et me voilà à nouveau perdue, l’impression de m’être engagée là dedans pour faire plaisir à tout le monde (profs, parents…) mais de n’avoir aucun but. Je ne sais au final absolument pas ce que je voudrais faire, j’envisage une réorientation tant qu’il en est encore temps mais je ne sais pas où m’adresser, le CIO de ma région ne m’avait pas aidé il y a quelques mois, et l’université où je suis allée demander des informations n’était pas vraiment au courant des formations proposées. Je sens à nouveau que je vais échouer, je sais que rien n’est perdu mais comment choisir sa filière sans se tromper?

    Merci à toutes pour vos encouragements, vos témoignages qui me font relativiser, même si je suis quelqu’un qui aime se cacher derrière une façade très souriante & pleine de vie.

    @ Anne-so et L : ça me ferait très plaisir de discuter avec vous :)

  • #32 Cécile de Brest le 9 septembre 2009 à 19 h 12 min

    There-is-a-way: je trouve tout ça extrêmement dur.
    Et je ne saurais te conseiller, je te souhaite juste beaucoup de courage.

    Pour ce qui est de tes études, nous ne sommes qu’en septembre, tu as un petit peu de temps pour te retourner, il y a pas mal de formations ou d’écoles qui peuvent acceper des élèves jusqu’à la Toussaint.
    Je ne te conseille pas le CIO pour t’orienter, mais plutôt le SIOU (service d’information et d’orientation universitaire ou un truc dans le même goût). C’est peut-être ce que tu as déjà fait, mais je pense qu’il faut que tu prennes rdv avec une conseillère d’orientation qui pourra te faire faire un « bilan de compétences ».
    J’en avais rencontré une qui m’avait fait faire ça, c’est intéressant, avec des questions du genre « est-ce que j’aime parler en public », « est-ce que je me vois travailler das un bureau ou en extérieur », « au contact des gens ou dans mon coin », ça permet d’éclarcir pas mal de points et de mieux se connaître.

    Plein de courage !

  • #33 Splatchounette le 9 septembre 2009 à 19 h 12 min

    Bonjour There-is-a-way

    je n’ai pas vécu ce qui t’es arrivé, mais pense bien que ce n’est pas de ta faute. Je suis troublée lorsque tu dis « je sens à nouveau que je vais échouer ». Si tu parles de la révélation, non tu as réussis. C’est tes parents qui n’ont pas agi justement. Et avoir choisi queqlue chose qui ne te convient pas et ne pas y parvenir, ce n’est pas un échec. ça permet de centrer plus vers ce que tu es, et toute expérience nourrit.

    Pour les filières, je ne sais pas si c’est possible en France, mais j’avais fait plusieurs stage d’observation. En gros, je m’étais dit « qu’est-ce que j’aime, et quel est mon but dans ma vie ». Puis, j’ai écrit à divers entreprise pour pouvoir observer les métiers qui m’intéressaient et discuter avec les divers personnes qui l’exerçaient. Voilà, je ne sais pas si ça va t’aider, mais je te souhaite tout de bon pour la suite, accroche-toi !

  • #34 bungee le 9 septembre 2009 à 19 h 23 min

    Il est toujours temps de se réorienter !
    Après avoir réussi sans faute des études et attaqué une carrière dans la foulée, je me suis retrouvée perdue, je me demandais ce que je faisais là, et je pense que je m’étais lancée là dedans pour correspondre avec l’image que tout le monde se faisait de moi.
    Bref, j’ai rencontré une super psy spécialisée à la fois dans l’étude familiale et la réorientation professionnelle, et, à presque 30 ans, me voilà à commencer une formation aux antipodes de ma première orientation professionnelle !
    Pour trouver sa filière « sans se tromper », il faudrait bien se connaître pour savoir ce qui nous correspond au plus profond. Et ce n’est pas si simple quand des problèmes parasitent notre confiance en soi…
    Courage, et si tu ressens l’envie d’en parler, va voir un psy, et si tu ressens la moindre gêne ou malaise avec celui-ci, n’hésite pas à en changer. C’est souvent plus la relation que tu entretiens avec ton psy que les « outils » qu’il utilise qui soulagent…

  • #35 Joyeuseluronne le 9 septembre 2009 à 19 h 26 min

    Chère There-is-a-way
    Sur le fond je n’ai pas grand chose à rajouter à tout ce qui a été dit avec tellement de pertinence dans les précédents coms. Je vais donc juste rajouter mon petit grain de sel en forme de message d’espoir.
    Je n’ai pas connu ta situation, cependant, comme beaucoup d’entre nous, au même âge que toi je trainais de grosses casseroles ; je me visualisais adulte comme une pauvre fille paumée et cette projection me semblait telllement réelle que je ne voyais pas comment il pourrait en être autrement. Je comprend donc moi-aussi ô combien ton impression que ta situation est immuable, et ne peut pas évoluer. Alors, je plussoie sur les autres lectrices : si ! la situation peut évoluer ! tu peux, tu VAS aller mieux ! Ca prendra le temps que ça prendra. Fais-toi confiance là-dessus.
    Ca se sent dans ton post : tu portes un grand poids, tu es déboussolée. Mais tu as aussi une force étonnante, une force de vie, une volonté profonde d’être heureuse ; le fait même d’avoir analysé et partagé ton expérience sur ce post en témoigne. Crois-moi, même si tu ne t’en rends pas forcément compte, tu as des ressources exceptionnelles en toi.
    Voilà, je t’envoie moi-aussi mon lot de bonnes ondes et te souhaite tout le bonheur du monde.

  • #36 Plume le 9 septembre 2009 à 19 h 26 min

    There-is-a-way,

    Beaucoup de choses ont été dites bien mieux que je ne pourrais le faire, mais sache que la vie continue, elle commence même ! et qu’il est possible de se reconstruire.
    Pour ma part, c’est l’alcoolisme de mon père que j’ai dû affronter seule ou quasiment. Au même âge que toi. J’ai mis des années à m’en sortir, à retrouver confiance, mais ça en vaut la peine.

    Prends soin de toi…

  • #37 Plume le 9 septembre 2009 à 19 h 31 min

    heu, désolée de polluer en postant deux fois, mais je peux aider There-is-a-way pour les psys sur Lille.
    Comme c’est un organisme public, je pense pouvoir en parler directement ici ( sinon, Hélène, tu modèreras ;-) ) : adresse-toi au BAPU ( Bureau d’aide psychologique universitaire ). Il s’agit d’une prise en charge gratuite pour étudiants. Tu n’avances aucun frais. Il y a différents psychologues et psychiatres qui sont très bien. J’avais un RDV par semaine, ça a duré 5 ans.
    Si tu préfères un praticien dans le privé, je peux aussi te conseiller. Voilà :-)

  • #38 Hélène le 9 septembre 2009 à 19 h 44 min

    Plume: bienvenue à toi !

  • #39 Joyeuseluronne le 9 septembre 2009 à 19 h 47 min

    Tiens, je n’avais pas vu ta réponse aux comms…

    Il y a un truc sur lequel je ressens un besoin immédiat de réagir : tu ne parais pas ingrate du tout ! Et encore mois « horrible » ! Ne te culpabilise pas de ce que tu ressens ! Oui, tes parents se sont occupés de toi : c’est juste normal. C’est le rôle des parents. Et c’est normal aussi que tu leur en veuille après cet historique ; ils n’ont pas été honnêtes dans leur relation avc toi et c’est une des choses les plus douloureuses que d’avoi l’impression d’être trahi par ceux que l’on aime. D’ailleurs, si tu leur en veux, c’est parce que tu les aime (on n’est pas déçu de quelqu’un dont on n’attend rien) ! Et ils doivent bien savoir au fond d’eux-mêmes que tout ce qu’ils tentent pour se « racheter » comme tu dis ne règlera pas le fond du problème (voir empirera les choses).

    Pour la question de ton orientation : je comprend ta frustration d’être « doublement » perdue… difficile de se « poser » pour réfléchir à ses projets professionnels quand on est déjà préoccupés à se « retrouver » sur le plan personnel… Je suis sûre que tu sauras prendre la bonne décision, je me permet juste une petite remarque : les classes prépas, c’est pas très drôle (je connais), mais ça ne dure pas longtemps et ça t’ouvre des tas de portes, de manière très très large (même si on les « métiers types » ou les plus connus auxquels elles mènent ne te plaisent pas, les possibilités sont en fait bien plus large). Réfléchis y donc à deux fois avant de laisser tomber. Bien entendu, c’est juste une précaution que je te suggère, mais je ne prétend pas pouvoir me mettre à ta place et le plus important c’est de t’écouter toi !

  • #40 Dorothée le 9 septembre 2009 à 19 h 57 min

    There-is-a-way: C’est « amusant », j’avais fait exactement le même choix que toi, prépa hec voie éco, alors ça me parle encore plus. Alors je ne vais pas être très objective parce que je suis absolument convaincue que ça a été une bonne chose pour moi, donc ce que je vais écrire ne concerne « que moi », je voudrais juste souligner en quoi ça a été salvateur :-)

    Quand tu es en prépa, les gens savent (ou devraient savoir) que c’est beaucoup de boulot. Enfin c’est même pas « beaucoup de boulot », puisque l’objectif, pour résumer, est d’apprendre le plus possible pendant deux ans pour avoir les meilleurs écoles. Donc c’est facile de prendre de la distance. Pas facile moralement, mais dans la pratique. Perso, j’étais à l’école de 8h30 à 23h (interne externée, colles + bibliothèque ouverte tard), et à l’époque on n’avait pas de portables donc le téléphone pouvait sonner comme il voulait à la maison ;-) Ceci dit, dans les mêmes conditions aujourd’hui, je couperais mon téléphone aux mêmes horaires, me contentant d’écouter les messages, sans rappeler. Je rappellerais genre une ou deux fois par semaine grand max, rapidement, en disant que j’ai pas le temps, que je suis entre deux colles, etc. Ce qui est vrai en plus :-)

    Deuxième point: le fait d’affronter des études sérieusement difficiles peut aussi te servir de « prétexte pour demander à tes parents de t’aider à te faire suivre. Pas besoin de leur dire que c’est pour digérer leurs conneries, tu peux prétexter que c’est difficile pour toi, que tu as besoin de ce soutien, et aussi pour comprendre mieux qui tu es et t’orienter au mieux (en gros). Parce que le psy, dans un environnement dysfonctionnant toujours, ça met en danger l’entourage (souvent parce que l’objectif est mal compris). En gros, il apparaît comme le gros méchant qui va pointer leurs erreurs et mette à jour des secrets de famille qu’ils mettent tant d’énergie à cacher…

    Troisième point: dans une période de désarroi comme celle que tu traverses, c’est pas évident de so’rienter de façon sereine. Le choix que j’avais fait à l’époque de faire une prépa, avait clairement été une façon de retarder le choix justement, sans en subir de conséquences trop lourdes d’un point de vue formation (la prépa est ce qui existe de plus « généraliste », on atteind dans chaque matière un niveau licence ou Deug, donc zéro perte). N’oublie pas quand même de mettre en place le système qui te permet d’avoir une équivalence à la fac en cas de pépin (normalement ta prépa a une sorte de partenariat pour ça avec une fac, a priori en éco, mais sinon renseigne-toi). Ca veut dire que tu ne te retrouves pas coincée à 18 ans dans une voie qui ne te convient pas (genre tu fais de l’histoire pour te rendre compte ensuite que c’est de l’anglais que tu veux faire), ce que je voulais éviter à tout prix.

    Et puis, last but not least, en prépa tu es cadrée (assez fermement parfois), et tu as en permanence quelque chose à faire, c’est plus facile pour ne pas laisser son esprit divaguer dans des idées négatives. Bien sûr, ça ne supprime pas les coups de déprime, mais quand tu as un dst de maths le lendemain, ou un concours blanc la semaine prochaine, la déprime elle t’effleure et tu te remets au boulot :-)

    Sans compter que les écoles après prépa ne sont pas toutes dans le Nord Pas de Calais, et que même si tu entres à l’Edhec tu peux choisir de suivre ta scolarité à Nice. Sans compter toutes les options pour partir en échange ou en stage à l’étranger. Encore une fois, il est plus facile de partir « parce que c’est pour avoir un meilleur diplôme, plus d’expérience, un CV béton » qu’en disant « c’est pour ne plus voir vos tronches minables ». Sans compter que c’est aussi mieux pour toi et pour construire ton avenir.

    Voilà, comme je l’ai dit je ne suis pas du tout objective, j’ai aimé la prépa comme ce n’est pas permis, j’y ai rencontré des gens formidables entre les profs et les élèves (parfois il m’aura fallu des années pour m’en rendre compte, mais réellement, ces deux années traversées ensemble forgent des liens incroyablement forts, comme si on avait fait la guerre ensemble, quoi). Sans compter que réussir est le meilleur moyen de faire un gros bras d’honneur aux gens qui te pourrissent par ailleurs (ton ex).

    Et qu’être célibataire pour affronter ces deux années a des côtés chiants, mais crois-moi, j’en ai connu un paquet dans ma classe qui se sont concentrés sur leurs relations amoureuses au lieu des études (je parle juste de le prépa et c’est pas un jugement de ma part, parce que sur le coup, franchement, je les enviais) et qui n’ont pas vraiment eu les écoles qu’ils espéraient et auxquelles ils pouvaient prétendre.

    Voilà, ce n’est qu’un petit éclairage sur les avantages de la prépa dans ta situation, rien de plus, mais si certains arguments te paraissent pertinents il serait bon de les garder dans un coin de ta tête au moment de faire un choix :-)

  • #41 Elte le 9 septembre 2009 à 20 h 23 min

    T’es super jeune et super courageuse.
    Si tu n’avais été qu’une amie de ta mère, peut-être n’aurais-tu rien dit. Mais là, en étant sa fille et adolescente en plus, je comprends.
    Maintenant il va falloir que tu assumes ta conduite envers et contre ta propre famille. C’est une situation vraiment difficile alors je te souhaite bon courage, tu vas devoir être très forte avant tout pour toi-même.

    En te lisant j’ai ressenti de l’admiration.

  • #42 Didou le 9 septembre 2009 à 21 h 05 min

    Bon je vais être un peu crue :
    1- Ton ex est un vrai con! Je te promets du haut de mes 30 ans qu’on peut rencontrer des mecs vraiment bien, il faut que tu places ton niveau d’exigence plus haut (c’est un exercice difficile quand on a perdu confiance en soi)
    2- Ton père est le faible de la famille, on n’accuse pas ses enfants au lieu de prendre ses responsabilités… Quel modèle de lâcheté.

    Tu dois garder la tête haute, être fière de toi, de la femme qui se construit, difficilement, mais qui sait ce qui est bien ou non. Garde toujours ta dignité! Ne te rabaisse jamais!

    Je t’envoie une énorme dose de courage en te promettant que la vie est bien plus belle que ça.

  • #43 Joyeuseluronne le 9 septembre 2009 à 21 h 23 min

    Bon, ben je trouve que la réponse de Dorothée est frappée au coin du bon sens… je n’osais pas trop détailler le sujet dans mon post, mais fondamentalement, je suis d’accord avec tout ce qu’elle donne comme bonnes raisons de rester en prépa ou du moins, de bien peser ton choix avant de la quitter…

    Evidemment ni Dorothée ni moi ne prétendons savoir ce que tu dois faire… mais c’est vrai qu’en prépa, on a facilement les nerfs à vif (alors quand on rajoute à cela des difficultés perso…), c’est un milieu dur et dans lequel on ne se reconnait pas toujours humaninement… pas facile dans ces conditions de prendre du recul et de faire des choix posés et objectifs ! C’est donc important que tu aies bien tous les éléments en main pour te décider sereinement.

  • #44 Catherine le 9 septembre 2009 à 21 h 28 min

    Bonjour There-is-a-way,

    Ton message m’a touche.J’admire ton courage. Je suis convaincue que tu trouveras ton bonheur car a ton recit, je vois que tu es une fille bien avec de bonnes valeurs dans la vie. Courage et garde le moral. Tu es jeune et tu as toute la vie devant toi. Tu merites tout le meilleur du monde. Je t’envoie des ondes positives d’Outratlantique.

  • #45 Yanjiao le 9 septembre 2009 à 22 h 20 min

    Bonjour There-is-a-way

    je ne peux pas trop t’aider pour la relation familiale, à part te souhaiter beaucoup de courage…

    par contre, pour l’avoir vécu moi aussi, je confirme qu’une année de prépa peut être un bon moyen de retarder son choix. C’est une formation assez généraliste, qui permet de choisir des choses assez diverses à la sortie (dans mon cas c’était prépa de lettres).

    Certes, il faut bosser comme une malade. Mais enfin quand on sait qu’on ne veut pas passer le concours, on peut aussi lever un peu le pied…

    et normalement, une prépa donne une équivalence pour une première année de fac, donc ce n’est pas du temps perdu (de mon temps du moins, on pouvait entrer directement en deuxième année de licence qd on arrêtait après un an de prépa).

    Après, si vraiment ça te plait pas, faut pas s’acharner non plus hein…

    (NB faut essayer de pas trop écouter les gens qui veulent choisir pour toi, même si c’est dur. Impose tes choix quand tu les auras fait, tu t’en trouveras heureuse, je le crois)

    bon courage pour tout,
    des bises

  • #46 Pauline le 9 septembre 2009 à 22 h 56 min

    Coucou
    Je souhaite t’encourager dans cette épreuve, malheureusement je ne sais quoi dire. Je suis de celles qui écoute patiemment et qui sans donner de jugement est présente juste parce que la personne en a besoin. Parfois il ne faut pas d’avantage.

    Je rebondis sur le fait que tes études qui ne te plaisent pas. Pourquoi ne pas essayer de trouver un CIO sur Lille (peut etre sauront-ils d’avantage te renseigner sur ce qu’il y a dans la métropole lilloise que le CIO de ta région). Ensuite je ne sais pas quels sont les rapports profs élèves au niveau des prépas, mais pourquoi ne pas leur demander des conseils sur tes possibilités de réorientation.

    Je te souhaite tout le courage nécessaire pour passer ce cap.

  • #47 diamantlaetitia le 9 septembre 2009 à 23 h 16 min

    Bonjour,
    Fais toi confiance, tu as fait des choix, assume, il vaut mieux avoir des remords que des regrets comme on dit et comme dit ma grand-mère la vie est un combat, bats toi, tu es jeune, tu as l’air mature tu vas t’en sortir…Courage!!!!

  • #48 L’Alex le 9 septembre 2009 à 23 h 39 min

    Dorothée: There is a way ; je plussoie tout ce qu’a écrit Dorothée au sujet de la prépa qui peut te fournir un projet dans lequel t’investir pour détourner tes pensées de tes malheurs. Je plussoie également : pense bien à t’inscrire en fac en plus pour te ménager au minimum cette porte de sortie.

    Et surtout tu as le temps !!! Ce que tu écris dégage un grand sentiment d’urgence : ta peur de ne pas avoir évolué, celle de t’être mal orientée. On évolue toute sa vie, on peut toujours changer de voie (on en a plein de témoignages des autres lectrices), tu n’en es qu’au début. Il est vrai qu’en plus en prépa tout l’entourage met une pression pas possible comme si ces deux années et ces quelques concours devaient décider de l’avenir de l’humanité ; ce n’est pas vrai.

    Rien n’est définitif, il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour choisir ce qu’on va faire de sa vie désormais. Même si tu estimes après réflexion que la prépa n’est pas pour toi même pour un an, et que tu n’as pas d’autre option pour l’année, comme l’ont suggéré plusieurs autres personnes, tu peux partir au pair, faire le tour du monde en stop, faire de l’éco-volontariat à l’autre bout du monde…y’a pas d’années de perdues (contrairement à ce qu’on entend trop souvent dire).

    Autre chose : ce n’est pas à toi de te sentir coupable de quoi que ce soit ! et si tu as l’impression que tes parents essayent de se racheter, c’est peut-être que tout le monde sait au fond de lui que tu as raison. Et que tu es la plus courageuse pour avoir osé foutre en l’air le consensus hypocrite qui régnait jusqu’alors. C’est le propre de l’adolescence.

    Quant à ton ex, pfuuuuuu. Tu es tellement mieux que lui aussi ; la preuve ? il faut encore qu’il se mêle de ce que tu fais, il ne peut pas te traiter uniquement par l’indifférence, ce que je te conseille sincèrement de faire avec lui. Tes amis savent qui tu es et ils ne vont pas changer d’avis comme ça.

    Tu es une jeune femme intelligente forte et courageuse. Et ça ne fait que commencer !

  • #49 L’Alex le 9 septembre 2009 à 23 h 50 min

    PS (pardon pour la litanie) :
    – Très peu de personnes savent ce qu’elle veulent faire à 18 ans. Tout le monde n’a pas un parcours en ligne droite (et je trouve les gens qui ont eu des expériences variées très intéressants en général).

    – Arrivées à l’âge de 25 ans il y en a peu aussi qui ne se traînent pas déjà une grosse gamelle qui les aura marquées profondément. On traverse les épreuves et de l’autre côté la vie est à nouveau belle.

  • #50 Dinette le 10 septembre 2009 à 0 h 01 min

    There-is-a-way: Bonjour,

    Tu parles d’échec à propos de ton année de prépa qui ne te plait pas et d’une éventuelle réorientation.

    Quel que soit le choix que tu fasses (continuer la prépa, changer tout de suite ou plus tard), ce ne sera pas un échec. C’est super difficile de choisir à 18 ans une orientation pour un métier qu’on peut être amené à exercer pour un bout de temps!

    Ayant eu mon bac à 18 ans, j’ai finalement commencé les études qui me plaisent à 21 ans. Même si l’envie s’est fait pressante, au bout de la 4ème ou 5ème année de fac, « d’entrer dans le monde du travail », je ne regrette pas d’avoir commencé plus tard. J’étais super motivée, très autonome dans mon travail, j’avais un recul que je n’avais pas quelques années auparavant. Résultat, je m’en suis beaucoup mieux sortie que si j’avais commencé plus tôt.

    Et les études que j’avais entreprises avant me servent toujours, même si je ne mets pas en oeuvre les « connaissances acquises », j’utilise des « trucs de moi » que j’ai développés à cette occasion.

    Bon évidemment, je sais aussi que j’ai de la chance que mes parents aient pu m’aider financièrement un peu plus longtemps.

    Tout ça pour dire que rater sa première orientation, ce n’est pas du tout un échec, qui plus est quand on est dans un filière aussi généraliste qui permet des passerelles avec d’autres formations dès la fin de la première année!

    Et pour rejoindre Dorothée, parfois « le travail sauve ». Ma première année à la fac (après ma réorientation), c’était pas la joie pour plein de raisons, j’ai beaucoup travaillé et le temps-qui-arrange-des-trucs-tout-seul-parfois a fait son oeuvre (un petit tour chez Mme Psy aussi).

    Bon courage pour tout.

  • #51 Hélène le 10 septembre 2009 à 8 h 51 min

    diamantlaetitia: sois la bienvenue !

  • #52 jolie.cecile le 10 septembre 2009 à 8 h 59 min

    Salut « there is a way »,

    En lisant ton témoignage, ainsi que ceux des autres personnes et en faisant référence à ma vie personnelle de l’époque (lorsque j’avais 19 ans), je me dis que le scénario de la meilleure copine de la famille n’est pas très original…malheureusement pour les familles touchées. Mais comme d’autres l’ont très justement écrit avant moi, la vie se poursuit et un jour on reconnaît que nos parents n’étaient (ne sont) que des gens qui tentaient de faire du mieux dans leur vie avec ce que leur propres parents leur avaient probablement donné et ce qu’ils avaient eux-mêmes appris. En vieillissant un peu, beaucoup…en ayant des enfants en sus, on se rend compte de tout ceci et nos émotions telles que la colère, la haine, la rancune peuvent lentement laisser place à une certaine sérénité.

    Dans ce contexte et si cela est ta demande personnelle, une aide psy peut être utile à condition effectivement de tomber sur un thérapeute sérieux et qui te convienne.

    Je suis moi-même psychiatre et psychothérapeute (pas en France). Je vais juste tenter de t’aiguiller sur la recherche d’un thérapeute. Il faut déjà savoir qu’en France, le titre de « psychothérapeute » n’est PAS protégé. Cela signifie que n’importe qui peut s’autoproclamer thérapeute avec tous les abus que cela peut supposer. Personnellement, je me tournerai soit vers un médecin soit vers un psychologue qui a suivi une formation ad hoc. Il y a aussi plusieurs manières d’envisager la problématique psy (on appelle ceci les écoles psychothérapeutiques, les plus communes étant la psychanalyse, la Thérapie Cognitive et Comportementale ou TCC et la systémique), chacune développée sur des bases théoriques plus ou moins prouvées. En ce qui me concerne, je sui d’orientation TCC et par conséquent ne peux te conseiller qu’un thérapeute dans ce courant. Il faut savoir que la TCC a été développée sur des bases scientifiques et son efficacité a été prouvée il y a quelques années en France par une exhaustive étude de l’INSERM. Ce sont des thérapies courtes et centrées sur la problématique actuelle des patients. Pour trouver un thérapeute formé dans cette approche, tu peux consulter le site de l’AFFORTHECC (Association Francophone de FOrmation et de Recherche et THérapie Comportementale et Cognitive) dont voici l’adresse: http://www.afforthecc.org. En haut à gauche, il y a la rubrique de l’accueil avec un annuaire des thérapeutes TCC. Ceux-ci ont une formation complète. Sache aussi que généralement il y a un long voire très long délai d’attente avant un rendez-vous. Personnellement, je me méfie des thérapeutes qui peuvent prendre rapidement à fortiori en urgence…et sache aussi que l’ingrédient principal de la réussite d’une thérapie c’est la relation thérapeutique càd le lien qui se noue entre le patient et son thérapeute (quelque soit son école d’ailleurs…) et par conséquent, indépendamment des compétences professionnelles, il faut parfois changer pour trouver celui avec qui le courant passe et avec lequel on fera un bout de chemin.Un bon thérapeute ne te donnera jamais des solutions toutes faites mais t’aidera à trouver celles qui seront pour toi et maintenant, les meilleures.

    Je te souhaite plein de courage pour la suite. Je suis persuadée que tu te sortiras de ce fatras émotionnel et que tu trouveras aussi un peu de répit afin de poursuivre ta vie librement. Bien à toi !

  • #53 Hélène le 10 septembre 2009 à 9 h 11 min

    jolie.cecile: bienvenue à toi, et merci pour ton commentaire !

  • #54 Anna le 10 septembre 2009 à 9 h 27 min

    Je voulais juste plussoyer Plume au sujet du BAPU – j’ai été y chercher de l’aide à une période de ma vie pas facile, c’était vraiment le bon endroit pour ça et ça m’a permis d’avancer. :-)

  • #55 Ln le 10 septembre 2009 à 11 h 34 min

    Bonjour!

    Je n’ai pas grand chose à rajouter car les autres commentaires sont déjà très bien écrits et fournis, juste beaucoup d’encouragement pour toi there is a way, et des constats déjà énoncés :
    – Ayant également connu une grosse période de découragement concernant les hommes je crois que ça prend du temps en effet mais comme l’ont dit plusieurs lectrices, un homme qui t’aime ne te fera pas de mal, ça prend du temps pour faire confiance, mais je t’assure qu’on y arrive
    – Personne ne sait réellement ce qu’il veut faire à 18 ans….le jour de ma rentrée en 1ère année de prépa je pleurais dans le métro tellement je ne voulais pas y aller….et puis finalement c’était la formation la plus généraliste et encadrée possible, donc ça me convenait plutôt pas mal. En fac non encadrée je n’aurais pas réussi – Après tu peux prendre le temps pour voir si réellement ça te plait ou non quitte à te réorienter plus tard – il y a plusieurs possibilités, soit tu as une équivalence, soit tu continues et en école tu suis un cursus complémentaire, etc, soit sure d’une chose, tu ne te fermes pas de portes en étant en prépa, et pour le moment c’ets déjà le principal!

    Bon courage, bisous
    Ln

  • #56 sophie202 le 10 septembre 2009 à 11 h 55 min

    je plussoie à mort sur la prépa, l’orientation et tout le reste…
    Même si tout laisse à penser le contraire, rien n’est définitif. Aucun des choix scolaires que tu fais aujourd’hui n’aura d’aussi grandes conséquences que ce que ces satané profs de prépa (et d’école après, c’est les mêmes aussi imbus d’eux même…) vous croire. On trouve sa voie à 13, 18 ,25 ou même 35 ans (n’est ce pas Hélène ;-))… Et un moyen d’être heureux dans ce qu’on fait existe toujours, rien ne nous cionce vraiemtn finalement…

    je connai des gens qui ont vraiment choisi leur orientation à 25 ans… avant ils se sont juste laissé porter par le courant. Et ceux là ça les a jamais angoissé le moins du monde… Bizarrement ;-) il y a des gens qui savent que rien n’est définitifs, que tout peut s’arranger et que tout est possible… c’est gens ont tout compris je crois…

  • #57 Jen le 10 septembre 2009 à 18 h 02 min

    Je n’ai pas eu la même histoire mais j’ai révélé un secret de famille à 13 ans et on ne m’a pas cru. Je trouve que c’est le pire. Le fait de voir son père tromper sa mère doit être difficile à vivre, mais je pense que le pire est de ne pas être crue. Se faire passer pour une menteuse, pour une briseuse de famille….. Je ne suis pas à ta place mais je comprends un peu ton ressenti.

    J’ai perdu moi-même beaucoup de confiance en moi. Ca fait 17 ans. J’en ai repris un tout petit peu. Mais les êtres que tu aimeras, qui te soutiendront t’aideront j’en suis sûre (et j’espère!!!).

    Je t’envoie tout plein de courage pour surmonter cette épreuve.

  • #58 There-is-a-way le 10 septembre 2009 à 18 h 23 min

    Bonjour les filles & merci à nouveau pour vos commentaires :)

    @ Plume: Je ne sais pas si je peux me rendre au BAPU sans être étudiante à l’université? Sinon oui pourquoi pas, ça m’intéresse, est ce que tu pourrais m’en dire plus? Je suis intéressée aussi pour les practiciens privés, je pense que tu pourrais m’en parler en mail plutôt?

    @ Jolie-Cécile: merci pour les informations et pour le lien, je vais aller me renseinger également!

    @ Dorothée, et aux autres qui me conseillent pour la prépa: en fait le problème ce n’est pas le boulot (pour l’instant) mais le prof d’éco qui a un cours qui part dans tous les sens, incohérent (On a étudié pour le moment une courbe sur la naissance des cigognes, une courbe sur la production de choux, un texte sur les soldats durant la 2nde guerre mondiale…) On est censé faire de la sociologie, et plus précisément étudier le suicide selon Durkheim mais le cours n’a aucun rapport, et l’ayant 8H par semaine, c’est vraiment décourageant pour moi qui adorait l’économie…
    Au niveau des maths, du français et des langues tout va bien, ce n’est pas super passionnant (bourrage de crâne pour en apprendre le plus possible comme vous l’avez mentionné) mais les cours ont quand même un sens!
    Mais l’éco me décourage vraiment, les 2ndes années nous ont informé que leur prof d’éco cette année leur avait donné des polycopiés avec les notions importantes de 1ere année non étudiée avec l’autre prof…

    Si je quitte la prépa, je ne sais pas absolument pas quoi faire, je suis allée au SUAO mais je n’ai pas eu de RDV avec un conseiller, je devrais peut-être en prendre un alors, car là la personne de l’accueil n’a pas su me renseigner, mais j’entendais une personne en RDV et ça avait l’air très intéressant en effet.

    Merci à toutes pour vos messages de soutien!

  • #59 Yanjiao le 10 septembre 2009 à 21 h 13 min

    Héhé, quand j’étais en hypokhâgne, le prof de philo était cinglé et le prof de français, nul. ça fait beaucoup pour une prépa littéraire!! je crois que des profs nazes, y’en a partout, en prépa, à la fac… mais il faut profiter des autres profs, de l’émulation des camarades et de la solidarité de travail qui peut se créer parfois, apprendre des méthodes de travail efficaces… j’ai complètement changé d’orientation après, mais les méthodes et les capacités de travail, l’autonomie qu’on apprend en prépa m’ont été très utiles.

    Après, à la fac aussi je me suis éclatée. Mais je savais ce que je voulais faire…

  • #60 Dorothée le 11 septembre 2009 à 1 h 37 min

    There-is-a-way: Si je peux me permettre, un prof nul ne me semble pas un motif pour tout remettre en cause, a fortiori si tu aimes la matière, tu peux demander aux 2ème année de photocopier leurs polys pour te mettre à niveau dès maintenant, il y a des livres….moi aussi j’ai eu un prof nul d’éco (et en culture gé) en première année, et beaucoup plus grave, un prof nullissime de maths en deuxième année….des profs nuls tu en auras partout, alors oui c’est un peu décourageant mais bon…en plus ça me semble un peu rapide comme remise en cause, ça doit faire une semaine grand max que vous êtes rentrés!

    Tu peux éventuellement essayer de contacter une autre prépa qui te prenait pour voir s’ils t’accepteraient (ils peuvent avoir eu un désistement), mais bon, crois-moi, ce genre de désagrément arrive absolument partout (et malgré nos profs nuls, on a eu 40 élèves sur 42 dans les 5 « Parisiennes »…).

    Ce n’est pas un jugement de ma part mais la « situation absolument parfaite » n’existe malheureusement pas; si tu veux quitter la prépa fais-le, mais pour de bonnes raisons. Ma soeur a eu un peu le même genre de fonctionnement, en plus dur (elle était en HK BL), son directeur des études a essayé de la dissuader en lui disant que dans la vie il n’y a pas de parachute….mais 9 ans plus tard et 3-4 changements d’orientation après elle en est toujours au même stade….quand on commence à douter et à tout remettre en cause dès qu’un élément ne nous plaît pas, c’est une spirale infernale (et ce n’est pas ça qui va te donner confiance en toi, de ne pas suivre tes objectifs).

    Si d’un coup tu avais la révélation du siècle et que tu voulais devenir tailleur de pierre/ philologue/ militaire/ maquilleuse pro, alors là, oui. Mais on ne lâche pas quelque chose qu’on a commencé si ce n’est pas pour quelque chose de très fort ailleurs…(et je te le dis en connaissance de cause, parce que j’ai eu une maladie en école qui a multiplié par deux la durée de ma scolarité, j’ai lutté comme une damnée, personne n’y croyait, tout le monde me disait d’arrêter, mais pour faire quoi? j’ai tenu bon mordicus, j’ai eu ce foutu diplôme, j’en suis très fière, et j’ai fait un gros doigt à ceux qui voulaient me voir affaiblie et n’ont pas cru en moi. C’est une grande cause de respect pour moi-même, parce que ce qu’avec ce que j’ai traversé, clairement pas grand’monde aurait tenu le coup…alors que si j’avais lâché, je me serais retrouvée au bout de 8 ans d’études sans rien, juste ma honte et mes mains pour pleurer).

    Tu n’es pas bien, tu n’y vois pas clair, tu traverses une période de troubles: accroche-toi à ce que tu as, et fermement. Parce que si tu lâches pour un projet pas clairement défini, pour partir dans une espèce de vide, là c’est « les autres » qui auront gagné. Dans la salle de bain j’avais affiché cette citation de Sénèque (?) « Il n’y a de vent favorable que pour celui qui sait où il va » (bon dans une famille de marins ça fait sens) et c’est VRAI.

    J’ai aussi vu ma tante de 50 ans pleurnicher auprès de mes grands-parents parce que « si elle avait fait des études nulles et qu’elle s’emmerdait dans la fonction publique c’était leur faute » et que ça soit vrai ou faux (sans doute entre les deux) c’est pas vraiment ce que tu as envie de devenir (la personne qui pleurniche, pas fonctionnaire, évidemment).

    Pour le coup, ne prends pas le risque de foutre ta vie en l’air parce que tu traverses des doutes, les doutes c’est normal, il suffit de lire toutes les biographies de grands hommes pour s’en rendre compte, c’est même utile quand on fait fausse route, mais encore une fois, à moins de savoir clairement ce que TOI tu veux faire (grand reporter, électricien, viticulteur), chasse-le de ton esprit.

    Fixe-toi un délai pour prendre ta décision (une semaine, dix jours), puis à partir de là, sois fidèle à l’engagement que tu as pris vis-à-vis de toi-même….

    Désolée d’être aussi ferme mais en essayant de garder ouvertes un maximum de portes ouvertes tu risques de te perdre toi-même :-(

  • #61 Anna le 11 septembre 2009 à 11 h 05 min

    There-is-a-way: Je sais que ta question s’adressait à Plume, mais vu que j’ai aussi fait appel au BAPU, je peux te répondre.
    Tu n’as pas besoin d’être à l’université pour y avoir droit – il te suffit d’être étudiante (en l’occurrence dans le NPDC) et d’avoir entre 17 et 28 ans. La prepa ça marche aussi ! Pour tous les détails pratiques, le BAPU de Lille a son site web là :
    http://bapulill.club.fr/index.html
    Tu y trouveras les horaires, les modalités administratives et tout le tralala. :-)

  • #62 cec jeune mariée le 11 septembre 2009 à 18 h 41 min

    Bonjour There-is-a-way,

    Ton message m’a beaucoup touchée, c’est tellement dur à vivre.
    Je ne peux que t’envoyer toutes mes pensées positives et t’encourager comem la plupart à te décharger de tous ces fardeaux a l’aide d’un psy – on peut faire sans mais on va telelment plus vite avec :)

    Quant à l’orientation… tu sais, aujourd’hui on est aussi dans une ere ou de otutes facons tu seras amenée à changer totalement de job dans ta vie professionnelle – regarde l’exemple d’Hélène et de son blog de fille !

    Surtout ne t’inquiète pas, tu n’es pas en train de jouer « toute ta vie » sur quelques années :) Moi je bosse en finance, j’ai 35 ans, je songe à me réorienter dans quelque chose de très très différent et je sias que je le ferai sans gros problème si je trouve exactement la bonne voie.

    Plein de courage à toi et je plussoie itou le BAPU à Lille, c’est vraiment bien !

  • #63 Elodie974 le 11 septembre 2009 à 21 h 30 min

    Ma belle que te dire je suis pas beaucoup plus vieille que toi j’ai 19ans ! Ton histoire me touche pas spécialement pour ceux qu’elle raconte mais ceux que tu a ressenti j’ai moi même connu une souffrance qui se répercute sur ma vie sentimentale et le relationnel avec mes parents ! J’ai vécu ce qu’on appel correctement « l’inceste » (par mon cousin et plusieurs fois pas ma soeur) moi j’appelerai sa une destruction! Personne ne le sait dans ma famille et inconsciement j’en veut à mes parent d’avoir été aveugle de cet souffrance je me scarifiai constament j’avais besoin d’aide j’étais en détresse j’ai ensuite développer un TOC un réel enfer je supportai pas qu’on me touche je me lavai constament c’était horrible ! Arrivée a 16ans j’ai connu ma première histoire d’amour un échec ! J’ai eu la chance de connaitre par la suite un garçon doux et agreable qui a fini par devenir un vrai tiran jaloux et possessif m’insultant, il me laissai même parfois faire 1heure de route pour venir me voir et quand j’arrivai me disai de repartir ! J’ai voulu m’en détacher mais après 2ans et demi c’est dur malgré mon jeune âge ! J’ai rencontrée Gilles j’étais apaisée je pensai plus a mon « ex » mais ce garçon s’amusai juste et ma avouer qu’il avait une copine ! Je suis tombée sur les fesse et retombée dans les bras de mon ex j’ai eu mal je te jure j’ai cru mourrir on se tapai dessus c’était fou et sa me tuai et sa me tue toujours ! J’ai rencontrée un autre garçon en juillet (cet année) que j’avai deja croisée 4ans auparavant mais a cet période il n’était pas célibataire ! Je me suis attachée a lui tellement il est calme et attentionnée seulement y’a deux jours il ma dit que son ex accouchée de lui en octobre il va donc assumer ! Encore une fois déçu j’ai juste l’impression de vive un eternel recommencement et comme tu dit de ne pas evolué ! Je te souhaite que du courage j’espère trouver tout comme toi j’imagine celui qui nous aideras a oublier ses mauvais souvenirs et pensées ! (dsl si j’ai fait des fautes!) Bat-toi même si c’est dur j’essaye de me le persuader aussi !!! Bisous ma belle

  • #64 laurence le 12 septembre 2009 à 1 h 51 min

    bonjour There-is-a-way,
    je voudrais te féliciter pour ton honnêteté et ton courage;tu souffres sans aucun doute énormément,mais ta conscience peut être en paix;tu as essayé d’éviter à ta mère la tromperie et l’humiliation,je trouve que tu as « fais ton devoir »;sa réaction lui appartient,elle ne peut surement pas réagir autrement…
    en ce qui me concerne,je me suis tue;je n’ai rien dit quand ma mère m’a prise pour confidente de sa vie sexuelle extra-conjugale ;j’avais 15 ans,et elle a fait de moi sa complice,bien malgré moi!elle m’amenait au cinéma,et je voyais le film seule,elle partait rejoindre ses amants;et elle me racontais…j’ai eu peur de la réaction de mon père à l’époque,et c’est moi qui ai disjoncté:mauvaises fréquentations,école buissonnière,on peut imaginer la suite…mais mon père m’a beaucoup aidée,il était très dur,mais ça m’a obligée à »sauver les apparences »;j’ai donc eu tout de même mon bac,puis fais une formation qui me permettra de toujours travailler .
    quand j’avais 20 ans,mes parents ont divorcé(suite à un coup de fil anonyme dénonçant la derniere liaison de ma mère).ça été très dur…
    l’année d’après,j’ai rencontré mon mari;il est très droit,très sécurisant.nous sommes partis vivre très loin,dans son pays d’origine.
    et l’histoire s’arrèterai là si ma mère n’avait pas pété un cable cet été:elle a gardé mes enfants 5 jours;ma fille a été insolente,et quand je suis rentrée de vacances,elle a fait un tel scandale que j’ai du partir à l’hotel,mes enfants et mes bagages sous le bras.
    depuis,plus de nouvelles,juste une lettre haineuse et malsaine envers ma fille.
    et là,atterrissage forcé:je croyais avoir la famille idéale,avant ça!!!
    dans ma tête,j’assemble peu à peu toutes les pièces,et le puzzle n’est pas reluisant.très,très dur! mais je comprends enfin pourquoi il y a 2500km entre ma famille et moi;moi qui croyais que c’était la fatalité et prenais ça très mal…
    tu vois ,j’ai 40 ans,tu as 22 ans d’avance sur moi,profites-en pour te construire une vie sereine,en te protégeant au maximum du glauque et du sordide.
    je pense que de solides études,qui t’apporteront indépendance et confiance en toi te seront salutaires.
    je t’embrasse,je penserai beaucoup à toi…

  • #65 Pase le 12 septembre 2009 à 12 h 26 min

    There-is-a-way, Une chose est sûre, there is a way pour chacun et le savoir – et tu le sais – c’est déjà avoir fait une partie du chemin. Parler t’aide à avancer et c’est souvent un moyen pour s’en sortir.
    Bonne route à toi et continue de te battre comme tu le fais. T’es en train de construire ta vie et écoute ton coeur, tes envies et ptit à ptit tu y verras plus claire sur ton avenir.
    A te lire on sait que tu t’en sortiras.
    Bisous et donne de tes news hein :)

  • #66 isa33 le 12 septembre 2009 à 19 h 52 min

    dur de se construire à ton âge quand le modèle parental semble cruellement défaillant

    trouver d’autres modèles peut aider
    des gens qui te correspondent vraiment, de nouvelles identifications, et reconstruire, peu à peu, ta confiance en toi

    à 18 ans, elle est rare, je te rassure, et ça vient avec l’âge, entre autres, on peut aussi se donner un coup de pouce

    bon courage!!

  • Laisser un Commentaire

    Les commentaires de ce blog sont modérés.