22 janvier 2014

beaute Mon enfant unique, par Johanna maquillage

« C’est bien simple, au départ nous nous sommes dit : « on verra bien, on profite et puis on verra bien. »

Mon ami et moi-même étions très bien comme ça, à sortir, à voyager, profiter de la vie à deux. Entre notre volonté de refaire notre appartement ou encore bourlinguer aux Etats-Unis, nous ne manquions pas de projet. C’était une période de la vie très agréable, que je souhaite à tout le monde. On se sent à la fois libre comme l’air mais toujours avec un compagnon de route, une personne à côté de soi, à qui l’on peut tout dire, tout raconter. Mon ami et moi étions exactement dans le même état d’esprit, ce qui facilitait grandement les choses.

Et puis un jour, il m’a dit « n’empêche, ça te donne pas envie quand tu vois un bébé, comme ça dans la rue ? » J’ai tout de suite vu que lui, ça le tentait et que l’idée avait fait son chemin. Je dois avouer que bien que je m’étais posée la question, je ne savais pas vraiment si je voulais un enfant. Je nous trouvais très bien comme ça, j’avais peur du changement, j’avais peur de devenir mère et aussi du bouleversement physique que cela allait occasionner.
Nous avions 29 et 31 ans. Nous avons beaucoup discuté et nous avons décidé de faire un enfant. Un seul.

Pour plusieurs raisons, la première découlant évidemment de notre envie de n’en avoir qu’un seul. Déjà, si à la base nous hésitions à en faire, nous n’allions pas d’un seul coup prévoir d’en faite cinq.  Cela peut paraître bête mais c’est un choix et c’est amplement suffisant, cela ne mériterait pas d’autres explications mais je vais quand même les donner. La deuxième est que financièrement, nous voulions que cet enfant puisse grandir dans les meilleures conditions possibles. C’est mathématique, avec un autre, nous ne pourrions pas l’emmener tous les ans en vacances. La troisième raison est venue naturellement avec la naissance de notre fils, nous sommes très biens comme ça à trois et avons trouvé un équilibre qui nous convient très bien et qui ne nous empêche pas de faire ce que nous voulons.

Alors voilà, Raphaël est né un 7 février et bien sûr, cela à tout chamboulé dans notre vie. Il a grandi, a aujourd’hui huit ans, c’est un petit garçons merveilleux à qui nous avons fait une place dans notre vie (je crois d’ailleurs que c’était ma plus grande peur).

Nous n’avons pas changé d’avis, nous n’en voulons toujours qu’un, malgré la pression de l’entourage. Que ce soit ma famille, ma belle-famille ou encore les amis, on a droit à :
« alors, quand est-ce que vous lui faîtes une petite sœur, à Raphaël ? »
« il ne s’ennuie pas trop tout seul ? »
« vous n’avez pas peur qu’il devienne renfermé sur lui-même, asocial ? »
« vous ne craignez pas qu’il devienne pourri gâté ? »

Au début, je répondais poliment en me justifiant : « non, Raphaël est très heureux, il a beaucoup de copains, il est en plus dans une école internationale, il voyage beaucoup, rencontre pleins de camarades étrangers, nous en accueillons d’ailleurs deux à trois chez nous par an, il est très à l’aise avec les autres.»

Aujourd’hui, je suis moins gentille et pour tout vous dire (c’est incroyable ce que génère immédiatement dans l’esprit des gens les mots « enfant unique », et particulièrement lorsque c’est un choix), je me suis même brouillée avec une copine que j’ai fini par trouver impolie avec moi à ce sujet. C’est grave d’en arriver là, non ? C’est comme ça. Certaines personnes sont totalement figées sur les stéréotypes et n’acceptent pas que les autres ne soient pas comme eux, rentrés dans des petites cases, dans leurs moules préfabriqués.

Je n’ai pas écrit cet article pour prôner le fait d’avoir un enfant unique, pour critiquer les familles nombreuses ou quoi que ce soit d’autre. J’ai juste envie de partager ce choix que nous avons fait et pourquoi pas, discuter avec d’autres personnes qui l’ont fait aussi et comment ils le gèrent au quotidien. Et aussi (cela concerne tellement de sujets), entendre d’autres témoignages de personnes qui ont fait des choix un peu « marginaux » (par rapport aux conventions, j’entends, pour moi la marginalité est une richesse qui fait que heureusement, nous ne sommes pas tous pareils). Je pense qu’aucun bonheur n’est identique, à chacun de trouver le sien, celui qui lui correspond.

Signé : Johanna »

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Commentaires

153 Réponses sur Mon enfant unique, par Johanna
  1. #1 belisiane le 22 janvier 2014 à 9 h 18 min

    Bonjour,

    tes mots résument parfaitement une situation dans laquelle je ne me trouve pas mais que je comprends tout à fait.

    J’espère que la publication de ton expérience et de ton ressenti te sera positive.

    Pour ma part je te remercie , cela fait du bien de lire ce genre d’ecrits… pour tellement de raisons!!! :-)

    bonne journée

  2. #2 Victoria 26 le 22 janvier 2014 à 9 h 26 min

    Très intéressant,
    Du haut de mon expérience, j’ai souri, non pas pour le fond du sujet « l’enfant unique », (je n’ai aucun avis sur la question ), mais en réalité ce qui m’a fait sourire, c’est que ce petit récit me permet de vérifier mon petit théorème personnel:
    «  »" »" si vous voulez qu’on vous foutes la paix: ne parlez pas »" »"
    précision: nous sommes des animaux sociaux encodés dans des normes strictes, si on fait un choix non admis culturellement, mieux vaut « mentir » avec élégance, raconter un joli bobard, on vous foutra une paix royale. Parce que au fond, les autres animaux de la tribu n’entendront jamais que ce qu’ils veulent entendre. Les postures différentes !ne sont jamais admises!, c’est la règle, elle restera immuable. dans 100 ans, d’autres règles auront bouleversé les nôtres et d’autre « trangréssion » viendront alimenter les potins. Gardons notre énergie à ne pas nous justifier: sourire, et dire « oui oui tu as raison, » ou un joli mensonge de départ bien construit, et le tour est joué, les animaux curieux seront satisfait..
    et vous? 1 vous vous sentirez supérieurement intelligent, 2 on vous aura supérieurement foutu la paix, 3 vous rirez intérieurement à chaque fois. C’est pas tous les jours qu’on à l’occasion de rigoler.

  3. #3 Lola le 22 janvier 2014 à 9 h 28 min

    Bonjour!

    Mon nom est Lola… J’ai toujours voulu avoir un enfant unique sauf que… Deux ans après la naissance de Maya, qui a aujourd’hui 6 ans et 1/2, nous avons été gagnés par l’idée de faire un petit deuz’!

    Malheureusement, pour une raison inexpliquée, Dame Nature ze Bitch ne nous fait pas ce cadeau… Après un détour en PMA (inséminations), une opération pour endométriose, une autre pour HPV, et une fausse-couche et bien, je jette l’éponge et me fais très clairement à l’idée de n’avoir qu’un enfant et que c’est très bien comme ça!

    Ce qui était un choix de toujours puis une tristesse imposée par la vie est redevenu un état de fait et, de plus en plus, un choix… Je ne pense pas (mais il ne faut jamais dire jamais, paraît-il) que je passerai à la fécondation in vitro parce qu’effectivement, je préfère me centrer sur notre fille, sur ce que nous avons à lui offrir et sur notre vie de famille qui, ma foi, est bien plus relax que celles des familles nombreuses que je connais (sans aucun jugement de valeur, hein, c’est juste que gérer un enfant, c’est plus fastouche que trois!)…

    Merci d’avoir partagé ton expérience!

  4. #4 Tiffany le 22 janvier 2014 à 9 h 41 min

    Cet article tombe à pic dans un moment de ma vie où je ne cesse de me poser là question de l’enfant unique.
    En effet, j’ai 22 ans (hyper jeune pour penser à ce genre de chose je sais) mais j’ai déjà une petite fille de 2 ans et demi que j’ai eu suite à un déni de grossesse de six mois.
    Le choc, l’angoisse et la peur, mais aussi la joie, la hâte de voir ce petit bout et l’amour indéfinissable qui grandissait pour ma fille sont les souvenirs que je garde de ma grossesse express de trois mois. J’ai eu un accouchement difficile mais je referais ça 100, 1000 fois rien que pour le bonheur que l’on ressent à être mère.
    Tout ça pour dire que quelques années en arrière je me voyais avec une famille de deux, trois, quatre enfants et aujourd’hui je ne sais plus. Je suis dans le même cas que toi, je nous trouve bien à trois, j’aime notre équilibre mais j’ai peur qu’en grandissant, ma fille me demande un petit frère ou une petite soeur, or je ne veux pas trop de différence d’âge et je me dis que d’élever un enfant est un travail constant, long et parfois (avouons le) fort pénible et je ne sais pas si j’ai envie de recommencer à zéro tout ce que nous avons fait avec notre fille, avec un autre bébé.
    Et aussi, comme toi (again) je me dis qu’avec les temps qui courent, avoir un seul enfant c’est lui assurer un minimum alors que si il y en avait d’autres il faudrait qu’elle partage le peu qu’on peut déjà lui offrir.
    Alors tout dans ma tête est contradictoire car quand je vois un bébé je fond et je dis à mon mari, ‘un autre, tout de suite un autre bébé’ mais plus tard je me dis que en fait, non juste elle ça me va. Mais je m’imagine dans 10, 15 ou 20 ans et je ne sais pas si je ne regretterai pas ce choix…
    En conclusion, merci Johanna pour ton témoignage parce que dans tout ce questionnement, tu m’as redonné confiance en le choix que je suis en train de faire ;)

  5. #5 Riviera le 22 janvier 2014 à 9 h 42 min

    Bonjour Johanna,
    Ton histoire fait écho en moi parce que nous avons aussi un enfant, qui à presque 4 ans. Je l’ai eu à 39 ans mais ce n’est pas à cause de l’âge que je ne souhaite pas en avoir un autre.
    Venant d’une famille de trois enfants, au début ça me faisait bizarre de penser que le mien grandirait sans fratrie. Et peu à peu, je me suis faite à cette idée. Et j’ai réalisé que presque tous mes amis les plus chers sont enfants uniques ! Et mon chéri aussi. Inconsciemment, j’étais complètement sous la coupe de la pression sociale, les mêmes clichés de l’enfant asocial, capricieux, gâté pourri, égoïste etc. Il m’a fallut remettre en cause pas mal de ces idées reçues, m’en libérer.
    Et je me rend compte que c’est grâce à mon fils, sa joie de vivre, ses petits bonheurs, ses peines, ses copains, leurs parents, mon chéri aussi, bien sûr, que je suis aujourd’hui bien plus libre. Et quand on me parle d’avoir un autre enfant, je répond avec détachement : « pourquoi ? ». Mes amies en ont toute fait un deuxième, mais jamais je ne les ai enviées. Et comme toi, je suis passée des explications, des quasi excuses, à : « never explain, never complain », et ceux que ça dérange, et bien c’est leur problème, plus le mien.

  6. #6 le 22 janvier 2014 à 9 h 44 min

    J’ai exactement le même point de vue que Johanna. Dans quelques mois je souffle mes 30 bougies et j’ai une véritable envie de fonder une famille. Et un enfant c’est déjà bien. Mon but principal est de pouvoir avant tout subvenir à ses besoins, le rendre heureux, le guider… ce qui ne signifie nullement en faire un enfant pourri gâté. Simplement envie de lui accorder toute l’attention possible dans un monde pas toujours jojo. Travaillant en tv mes horaires sont surchargés, mon mode de vie complètement décalé et c’est un choix que j’ai fait pour vivre de ma passion. Alors que l’enfant n’est même pas en route on me pointe déjà du doigt. Quoi, tu en veux juste un ? Mais le pauvre va s’ennuyer ! Se renfermer ! Je répond tout simplement non ! Il aura des parents, une famille, des amis, des activités comme n’importe quel enfant et il aura surtout deux adultes en face de lui qui seront fiers d’avoir assumé leur choix et d’être heureux comme ça. La conciliation travail famille peut être difficile à bien des égards. Avec mon amoureux, on exerce un métier qui nous comble de bonheur et chacun doit garder son individualité. À chacun son équilibre pas de frustration.

  7. #7 Maï le 22 janvier 2014 à 9 h 48 min

    Et bien je ne peux pas trop témoigner de choix marginaux, par contre je suis enfant unique et je peux témoigner de cela ! J’en suis très heureuse et n’en ai jamais souffert. Je n’ai pas été pourrie gâtée pour autant, cela ne m’empêche pas me semble-t-il de penser aux autres (égoïsme, tout ça, on entend souvent ça à propos des enfants uniques). Et au contraire, je ne m’ennuie jamais toute seule ! J’ai grandi en gérant cela sans problème, et je pense que ça stimule l’imagination
    J’ai par contre été assez longtemps sauvage avec les autres enfants, mais cela tient plus du fait qu’il y avait peu d’enfants dans mon entourage en dehors de l’école (des cousins cousines seulement à l’autre bout du monde!), et puis maintenant je ne le suis plus du tout.
    Par contre les frères et soeurs me fascinent… leurs ressemblances, leurs relations, j’adore observer ça ! Ce côté même recette mais shakée différemment je trouve ça dément :D

    La seule chose que j’appréhende, c’est que je serai seule à gérer la vieillesse de mes parents et leur départ…un jour. Ca j’avoue, c’est un peu dur de savoir que je n’aurai personne avec qui affronter cela, et personne pour partager des souvenirs communs par la suite… On forme une mini cellule avec mes parents et l’idée qu’ils partent est très angoissante.

  8. #8 carlotta le 22 janvier 2014 à 9 h 58 min

    Je suis enfant unique, j’ai fait un enfant unique et comme toi j’assume ce choix, simplement parce que je n’ai pas une fibre maternelle hyper développée, j’ai beaucoup d’activités que je n’ai pas envie de sacrifier, d’aucun jugerait cela égoïste mais le choix d’enfanter en est également un selon moi. Quand je vois mes collègues toujours débordée avec leurs 3 ou 4 enfants, ou n’ayant que le sujet « enfant » à la bouche je ne regrette pas mon choix. Et halte aux clichés sur l’enfant unique, personnellement je n’ai jamais souffert de l’être. Je pense que l’essentiel est d’être en accord avec son mode de vie et sa personnalité. J’ai des copines hyper épanouis avec leur 3 schtroumphs moi je m’éclate avec mon unique, la richesse c’est la différence.

  9. #9 shoupashou le 22 janvier 2014 à 10 h 09 min

    Histoire touchante! De manière générale je trouve particulièrement déplacé tous les commentaires un peu pushy sur la vie d’un couple (« et vous allez emmenager ensemble bientôt? le mariage c’est pour quand? les enfants va falloir s’y mettre hein! ») le tout laché à la cantonnade devant 10 personnes. Surtout que sans le savoir, les gens (avec leur bonnes intentions) peuvent mettre le doigt sur un truc dont on n’a pas forcément envie de parler (Bah pourquoi vous faites pas un petit? bah on essaye mais je suis stérile en fait, tu me passes le sel stp?). Bref, personne n’a à juger les choix de chacun et Johanna a tout à fait raison!

  10. #10 Pâquerette le 22 janvier 2014 à 10 h 11 min

    Bonjour Johanna,
    Ton témoignage m’a beaucoup émue. Je tenais à te dire que je comprends parfaitement ton (votre) choix. J’ai moi-même un seul enfant et je ne compte plus le nombre de fois où on me pose la question : « alors, c’est pour quand le petit deuxième ? », « vous n’en avez pas envie d’un autre », « il lui faudrait un petit frère ou une petite soeur parce que les enfants uniques sont souvent égoïstes tu sais »… et ainsi de suite. J’ai même une collègue qui me pose la question tous les 15 jours en moyenne…
    Remarque, j’avais eu la même « pression sociale » après notre mariage. Nous avons eu notre fille au bout de 3 ans, ce qui semblait beaucoup trop long pour certains. Il y a eu un moment de répit après sa naissance, pendant 2 ans, et puis les questions ont à nouveau fusé. Parfois même par des gens qu’on connaît à peine et qui très vite se permettent de nous poser des questions intimes. Je me rappelle ainsi d’une voisine que je venais de rencontrer et qui au bout de 5 minutes me demandait si on en avait un deuxième, et si c’était par choix qu’on en avait qu’un. J’ai trouvé ça très violent et indécent car c’est un sujet que je n’aborde même pas avec toutes mes amies proches, alors avec une voisine encore inconnue, j’en suis restée bouche bée ! Est-ce que je lui demande son salaire ou si son mari la trompe moi ? non mais sans blague !
    Au début, je prenais les remarques et questions des autres très à coeur et je me sentais obligée de me justifier, souvent en bafouillant. Et puis maintenant, j’ai compris que je n’avais rien à justifier auprès des autres. Alors je ne réponds plus et leur renvoie tout de suite leur question : « et toi, tu en où de tes projets de maternité ? ». Je leur retourne le paquet en quelque sorte :) S’ils insistent, car il y en a qui sont un peu lourds, faut bien le dire, je leur dis que nous sommes très bien comme ça, tous les trois, et que nous avons trouvé un équilibre qui nous correspond.
    Souvent notre situation dérange car elle est hors norme, donc elle suscite l’interrogation, l’incompréhension. Pourtant, je connais des filles qui ont enchaîné les grossesses et qui passent leur temps à se plaindre que trois enfants c’est fatigant, qu’ils sont claqués, que c’est difficile, que je ne peux pas comprendre parce que je n’en ai qu’un. Ben si, justement je peux comprendre, moi j’ai trouvé un équilibre avec un seul enfant et je ne me plains de rien. Le plus important à mon sens est de trouver un EQUILIBRE. Certains le trouvent avec un seul enfant, d’autres avec deux ou beaucoup plus. J’ai une cousine qui a 6 enfants et qui est complètement épanouie avec sa tribu et ça fait très plaisir à voir. Remarque, elle se prend aussi des réflexions dans l’autre sens : les gens ne comprennent pas qu’elle en ait autant, critiquent le fait qu’elle est complètement dévouée à sa progéniture… il semblerait donc que la norme sociale soit de 2/3 enfants, pas moins, pas plus !
    Je ne me permets pas de juger qui que soit, ni les filles qui font le choix de n’avoir pas d’enfant, ou de n’en avoir qu’un, ni celles qui font le choix d’en avoir trois d’affilée. En vrai, ça ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir si elles sont bien dans leur peau, épanouies, si elles ont trouvé leur équilibre.
    Hélène nous insuffle souvent ce message : soyez vous-même, ne cherchez pas à plaire aux autres, vivez votre vie comme bon vous semble, écoutez vos envies, faites-vous confiance. Cette philosophie de vie me convient parfaitement. Il n’y a pas de situation familiale idéale, l’essentiel est de trouver son équilibre, que ce soit à 0, 1, 2 ou x enfants !

  11. #11 Marine92 le 22 janvier 2014 à 10 h 18 min

    Bonjour Johanna,

    Comme toi je suis la maman d’une garçon, un seul.
    Comme toi, mon mari et moi avons subi ces questions de l’entourage et avons toujours éludé.
    Mon fils était un bébé merveilleux, qui a fait ses nuits tout de suite, beau, gracieux bref parfait! Il nous a comblés!
    Je dis souvent que je n’en ai pas eu d’autres car on gagne rarement deux fois de suite au Loto ;-))
    Par la suite, nous avons divorcé et je me félicite chaque jour de n’avoir qu’un enfant, cela me parait tellement plus facile de l’élever seule.
    Bref moi aussi, je suis super fière d’être maman et fière de mon fils, bien dans ses pompes et, de toutes façons, unique!

  12. #12 Julie43 le 22 janvier 2014 à 10 h 18 min

    Il y a des idees qui sont ancrées dans l’esprit collectif depuis des millénaires :

    Les femmes sont faites pour produire des bébés a la chaine
    Les couples sont « bénis » si ils ont beaucoup d ‘enfants , comme dans la fameuse phrase de clôture des contes de fée…

    Tout cela rassure, tout cela concourt à la survie de l’espèce, et c’est difficile d’aller à contre courant.

    Tout comme c’est difficile de ne pas être hétérosexuel, ou de faire le choix de vivre seul, ou de décider de ne pas avoir d’enfant du tout.

    De plus, toute situation un tant soit peu éloignée de la norme nous renvoie à notre situation personnelle et à nos émotions (exemple : j’ai été enfant unique et j’en ai souffert, alors j’imagine que tous les enfants uniques sont malheureux)

    Je te souhaite de la patience pour affronter l’incompréhension de ton entourage, et du bonheur dans la configuration que vous avez choisie et qui semble vous convenir parfaitement à tous les trois.

  13. #13 Karine83 le 22 janvier 2014 à 10 h 19 min

    Je trouve ce témoignage très juste, et les gens très bêtes. Quand j’ai accouché de mon fils il y a plus de 11 ans, cela c’est très mal passé, j’ai souffert quotidiennement pendant près de 2 ans et on m’a dit, Madame, pour vous une autre grossesse sera sans doute interdite. Je n’avais pas envi forcément d’autres enfants, mais quand on nous annonce ça, ben pas évident.

    On en a parlé à personne car j’estime que ça ne regarde que nous, et quand mon fils a eu à peu près 3 ans, les questions ont commencé « alors c’est quand le prochain? alors va bientôt falloir retomber enceinte hein?? »
    Mais de quoi je me mêle?? Sérieux?? Est ce que moi je vais dire à une copine qui est enceinte de son 4 ème purée mais tu nous en ponds encore un, t’en a pas marre?? Non…
    Et les questions ont continué, toujours le besoin de se justifier… Heureusement pour moi, je suis assistante maternelle, j’accueille 3 enfants de moins de 3 ans à mon domicile, j’ai pas eu droit au « tu vas en faire un enfant roi, etc » parce que là j’ai de quoi répondre, vu que mon fils partage sa mère depuis petit au moins 50 heures par semaine et que tout se passe pour le mieux…
    Je pense que de toute façon je n’aurais pas eu envie d’avoir « plein » d’enfants. Heureusement d’ailleurs, car si j’avais voulu une grande famille, il aurait fallu en faire le deuil, et là j’avoue que ce doit être horrible et très difficile. Mais nous, ca va, on l’a « bien » pris.

    Il y a 4 ans j’ai dû passer des examens très poussés pour voir si tout allait bien et qui ont révélé aussi qu’une grossesse pouvait finalement être envisageable. Avec mon mari on s’est posé la question, je suis encore « jeune » pour être enceinte, j’ai aujourd’hui 36 ans…
    Finalement non. On est bien comme ça, on a trouvé notre équilibre, notre fils n’est pas malheureux, il est partageur, a toujours de part mon métier des bébés autour de lui, il a maintenant 11 ans et demi… Tout simplement je n’ai pas envie, et mon mari non plus, si vraiment il avait eu envie, je me serais certainement laissée tenter, mais là… Non.
    Je ne dis pas jamais pour l’instant, on peut être enceinte sans être trop surveillée jusqu’à 40 ans facile, j’ai encore 4 ou 5 ans devant moi, mais c’est plutôt non…
    Je demande juste qu’on me laisse tranquille, dans mes choix, qu’on ne me demande pas d’expliquer, ça m’énerve au plus haut point. Les gens ne sont contents que quand ils se mêlent des affaires des autres, et aiment dicter leur façon de faire, c’est vraiment horripilant. C’est comme pour plein de sujets finalement pourquoi diable tout le monde ne s’occuperait pas de sa petite personne et de rien d’autre?
    Belle journée!

  14. #14 Helene le 22 janvier 2014 à 10 h 22 min

    Bravo pour votre choix. Vous faites ce que vous voulez ! J’ai une grande de 5 ans et un petit de 1 an. Et ça y est, on nous demande quand est prévu le 3ème ! Alors vous voyez, ça ne s’arrête jamais. Mon choix était de 2 avant et il reste de 2 ! On est bien comme ça. Et je souhaite avoir du temps à partager avec eux, pouvoir les emmener en vacances et leur payer des cours d’équitation si ça leur chante. Le tout, c’est de trouver son équilibre.

  15. #15 Apolline de Madrid le 22 janvier 2014 à 10 h 25 min

    J’ai lu ton billet, Johanna, avec intérêt. Je suis moi-même fille unique, et mon mari est fils unique. Dans nos deux cas, il s’agissait d’un choix de nos parents, motivé par des raisons similaires : la volonté de concilier plus facilement famille et carrière ; la volonté de ne pas se mettre trop de contraintes sur le dos. Ce ne sont pas tout à fait les raisons que tu évoques, d’ailleurs. Les cas que je vais évoquer sont différents.
    Je comprends parfaitement leurs raisons, d’autant que j’ai « baigné dedans », même si pour nous mêmes nous avons fait un autre choix. Je voudrais juste une ajouter remarque, qui n’est donc pas adressée à Johanna, mais qui est une réflexion générale sur le fait d’être enfant unique. J’espère ne blesser personne en écrivant ceci, ce n’est absolument pas mon intention, et je n’ai aucune critique à formuler. Mais mon expérience (notre expérience) n’est peut-être pas isolée et peut-être pas inutile pour certains parents ou futurs parents.
    Je ne reviens pas sur la question « est-ce que l’enfant unique souffre de solitude » ; il se trouve que dans nos deux cas, c’était oui, mais cela dépend de plein de facteurs : on peut être plus ou moins entouré, avoir des liens plus ou moins proches avec ses cousins, sa famille en général, etc… On peut aussi, quand on a des frères et soeurs, ne pas s’entendre avec !
    Il y aussi les implications après l’enfance. Pour mon mari comme pour moi, il s’est passé la même chose : nous avons tous les deux un père (sérieusement) malade. Coup du sort que l’on ne peut pas prévoir à l’avance, évidemment. Dans mon cas, mes parents se sont séparés, et je suis la seule personne à pouvoir m’occuper de mon père. Dans le cas de mon mari, ma belle-mère est là, mais déprime et souffre de solitude. On n’a pas de chance, on aurait pu avoir quatre parents très bien portants. Là où le fait d’être enfant unique devient une contrainte pour nous, c’est dans la réaction de nos parents : les uns comme les autres ne comprennent pas qu’il peut être lourd à porter, pour un jeune couple, d’avoir quatre aînés qui vont tous mal pour des raisons diverses, et qui réclament tous de l’attention. Je pense surtout, en fait, qu’ils ont du mal à l’admettre, parce qu’ils ont vraiment besoin de nous, et qu’il leur est difficile d’assumer d’être une charge – ce qui est humain, et bien compréhensible. Nous nous sommes souvent dit, mon mari et moi, que nous aimerions avoir des frères et soeurs avec qui partager les visites et coups de fils. Nous nous sentons un peu privés de la liberté que nos parents s’étaient donné, puisqu’il nous est difficile de concilier ces situations de famille et nos carrières, et que pour le coup, nous avons un bon lot de contraintes à porter.
    Par là, je ne veux absolument pas dire que tous les parents d’enfants uniques réagiraient comme nos parents, qui ont leurs défauts, et leurs fragilités. Mais toute médaille peut avoir son revers, et je veux juste souligner que ce choix implique une certaine lucidité : plus tard, on ne pourra pas tout demander à son fils ou sa fille. (Plus tard, ça ne veut pas forcément dire 80 ans). Le cas de mon mari est assez parlant : il a le sentiment d’avoir eu des parents particulièrement présents, et culpabilise en permanence de ne pas leur rendre tout ce qu’ils ont fait pour lui. S’en devenait assez destructeur à un moment, et il s’est interdit beaucoup de choses, comme partir à l’étranger pour sa carrière. Ou même changer de région. Il m’a souvent dit : « Je n’ai pas le choix ». Avoir un enfant unique, quand c’est pour lui donner un maximum de chances, c’est une très belle idée ; cela implique aussi d’aller au bout de la démarche, et d’accepter de le voir partir du nid ; d’accepter qu’il ait sa vie. Je pense que cela implique aussi, au fond, une certaine philosophie du couple.
    Voilà pour mon expérience, qui encore une fois n’a rien d’une règle générale, mais représente plutôt un cas de choix mal assumé.

  16. #16 LaPlanèteBleue le 22 janvier 2014 à 10 h 27 min

    ‘la marginalité est une richesse qui fait que heureusement, nous ne sommes pas tous pareils’ AMEN
    Très beau post, merci!

  17. #17 carole (capillairement freaky) le 22 janvier 2014 à 10 h 27 min

    Wahh, très intéressant comme article! Je vais revenir au fil de la journée, voir les commentaires je crois.
    D’autant plus intéressant que, en effet, ayant grandi dans une famille de 3 enfants, je ne me vois pas faire un enfant unique. Peut être est ce la reproduction des schémas familiaux, ou juste une réflexion face à l’environnement. N’empêche que sans mon frère et ma soeur, j’aurais passé une enfance détestable. Et qu’aujourd’hui ce sont aussi des piliers de ma vie.
    Parce que pendant mon enfance, mes parents étaient quand même stricts et en tout cas, voyaient l’extérieur comme « warning danger »!! Donc, avant l’âge de se rebeller un peu on va dire, et bien, on a pas eu des masses de copains copines. On n’avait pas trop le droit d’aller faire des soirées pyjamas chez les copines, on faisait du sport, on venait nous récupérer ILLICO..etc. Après, on peut toujours critiquer ce que font nos parents, mais mon enfance a quand même était bien sympathique, bien que un peu reclue (mon frère et ma soeur, ayant moins besoin de contacts sociaux on va dire..:), sont moins tranchés sur la question.
    N’empeche que c’est ça, qui fait qu’aujourd’hui, je me dis que ca serait bien triste de n’avoir qu’un enfant. Et lire votre témoignage m’ouvre les yeux. Ca peut aussi être bien comme ça, et point. Merci pour ça :)
    Par contre, que votre amie ait été si insistance, ca craint.

  18. #18 Angéline le 22 janvier 2014 à 10 h 37 min

    Tellement de justesse dans ce qui est écrit! J’ai un fils de 2ans et demi et subit les même commentaires de mon entourage. Je me suis brouillée avec une de mes meilleures amies à ce sujet car elle me trouve égoïste. Mais pour le moment rien n’est propice pour un deuxième mais il semblerait que le choix de l’enfant unique soit mal perçu :( Tant pis, le principal c’est le bonheur de mon fils et l’équilibre et l’épanouissement de mon couple. Alors ceux qui ne souhaitaient pas faire preuve de tolérance ou de respect dans mes choix, je les ai laissé sortir de ma vie!!
    Un enfant est un choix personnel, un choix de vie, le bonheur n’est pas facile à atteindre alors ne laissons pas les autres mettre en peril notre bonheur et notre equilibre.

  19. #19 Oror le 22 janvier 2014 à 10 h 37 min

    Bonjour, votre témoignage me paraît tout à fait juste. L’écriture étant limpide et montrant que le choix est assumé, cohérent, j’ai du mal à voir ce que les gens peuvent y redire.
    Maintenant, dès qu’il s’agit de la maternité, des enfants, les gens sont d’une ingérance…
    Pour ma part, je ne souhaite pas d’enfants. Je n’en ai jamais voulu, je sais l’expliquer cela fait partie de mon parcours de vie… Quand j’étais célibataire, cela m’était plus simple, il n’y avait pas de justifications à fournir. Maintenant que je suis installée, les remarques fusent sur ce non désir, comme si ma vie était bancale, incomplète. Pourtant, je me sens bien, et cela ne m’empêche pas de me réjouir pour mes ami(e)s qui attendent des enfants. Leur conception du bonheur n’est pas la mienne, mais elle n’en est pas moins valable pour autant.

    Merci Johanna pour ce témoignage et à Hélène pour t’avoir laissé la plateforme.

  20. #20 Johanna le 22 janvier 2014 à 10 h 44 min

    Les filles,

    Merci beaucoup pour vos commentaires et vos témoignages, c’est très agréable et enrichissant de lire vos expériences ! Je constate que beaucoup ont aussi subi bon nombre de remarques quant à leur enfant unique, c’est à la fois rassurant (on se sent moins seule !) mais aussi inquiétant de voir comme il est difficile de sortir des normes préétablies, même encore aujourd’hui. C’est tellement agaçant, les gens ont l’impression qu’un enfant unique part obligatoirement avec un handicap dans la vie. Et comme l’ont dit certaines, vouloir le meilleur pour son enfant n’est pas nécessairement le gâter et le rendre capricieux et imbuvable. Je constate aussi (et je le comprends tellement) que les mamans d’enfants uniques ne critiquent pas les parents qui ont décidé de fonder une famille nombreuse, pourquoi eux se le permettraient-ils ?
    Tiffany : je suis très heureuse que mon témoignage te conforte dans ton choix, c’est tellement important de faire ce que l’on veut et pas ce qu’il faudrait qu’on fasse.
    Pâquerette : je me retrouve tellement dans ton expérience !
    C’est génial d’avoir des témoignages d’enfants uniques aussi !
    Merci beaucoup les filles !

  21. #21 Hélène le 22 janvier 2014 à 10 h 47 min

    Johanna: tu sais que si tu cliques sur la petite flèche en bas à droite d’un commentaire, ça te mets direct le pseudo de la personne à laquelle tu réponds, dans ton comm’ à toi (et donc tu n’as pas besoin de les écrire toi-même) ?
    Et en plus si après on clique sur les pseudos dans ton comm’, ça nous renvoie sur la personne à qui tu réponds, ce truc est très bien fait ;-)

  22. #22 Little Parisienne le 22 janvier 2014 à 10 h 50 min

    Merci Johanna pour ce billet très personnel (et intéressant).
    En tant qu’enfant unique, ce sujet me touche particulièrement. Bizarrement, autant durant mon enfance et mon adolescence j’étais contente de mon statut (je suis assez contemplative de nature, donc l’ennui ne m’a fait jamais fait peur; j’ai développé un goût prononcé pour la lecture, l’écriture et le dessin, des passions encore présentes aujourd’hui, et j’étais entourée de beaucoup d’amis). Mais aujourd’hui, à la trentaine, je regrette la présence d’une soeur ou d’un frère pour partager les bons et les mauvais moments de la vie (quand les parents vieillissnnt, un enfant unique est seul à faire face à la pression et aux angoisses que cela engendre).
    Bien sûr, les amis, c’est une famille que l’on se choisit, mais rien ne peut remplacer le lien d’avoir grandi ensemble (mais peut-être est-ce que j’idéalise le lien fraternel, moi l’enfant unique?)
    Je n’ai pas encore d’enfants, et à mon âge malheureusement (32 ans), je pense que je n’en n’aurai qu’un. Il aura un demi-frère et une demi-soeur, car mon ami a eu deux enfants d’une relation précédente, mais ce ne sera pas pareil (peut-être ce sera mieux, peut-être pire, peut-être indifférent, c’est la vie -et eux- qui décideront).
    Merci en tout cas de nous avoir fait partager ta réflexion, et plein de bises à Raphaël.

  23. #23 Little Parisienne le 22 janvier 2014 à 10 h 52 min

    Maï: Comme je me retrouve dans ton témoignage!!!

  24. #24 Johanna le 22 janvier 2014 à 11 h 02 min

    Hélène: je découvre, en effet, c’est très bien fait !

  25. #25 Johanna le 22 janvier 2014 à 11 h 04 min

    Angéline: Je me suis brouillée avec une amie pour ces même raisons, elle m’avait traitée d’égoïste (elle est issue d’une famille catholique et vient d’avoir son cinquième enfant).

  26. #26 Hélène le 22 janvier 2014 à 11 h 14 min

    (je me permets d’intervenir ;-)

    Maï: Apolline de Madrid: je comprends ce que vous dites à propos de la gestion de la vieillesse des parents (et de leur perte). Quand ma mère est morte, c’était un gros soulagement d’avoir mes 3 frères et soeurs autour de moi (en plus de mon père, bien sûr).
    Maintenant ça n’est pas pour autant une assurance sur l’avenir, car certaines fratries ne s’entendent pas du tout et n’ont pas de relations, donc ça ne les aide en rien.

    Johanna: ,-))

  27. #27 brownie le 22 janvier 2014 à 11 h 23 min

    Je compatis grandement… J’ai, pour ma part, fait le choix de ne pas avoir d’enfant du tout et bien que ce choix soit différent du tien, je peux te dire que les conséquences sont bien similaires ! Voire pires, car il n’est pas rare de passer pour un monstre (oui, oui), ou de n’être pas considérée comme une « vraie » femme (ben oui, normal, vu qu’on n’est qu’un utérus n’est-ce pas !!!).
    Et comme je suis plutôt du genre à envoyer paître les emmerdeurs, j’ai abandonné depuis longtemps l’idée d’expliquer mon choix et me contente la plupart du temps d’une réponse sarcastique comme je sais le faire ;-)
    Par exemple, au grand classique « mais…mais… t’aimes pas les enfants ?? », je réponds souvent « et toi, t’aimes les adultes ? » (ça c’est dans les bons jours, il m’arrive d’être aussi beaucoup plus radicale et nettement moins polie…)
    Bref, tout ça pour dire que malheureusement, la bêtise humaine est sans limite et inversement proportionnelle à la tolérance face à la différence… Bon courage en tout cas !

  28. #28 Lisa of Alsace le 22 janvier 2014 à 11 h 23 min

    Ton compagnon et toi avez fait un choix mature en toute la liberté (cette liberté dont certains sont jaloux…) bravo !
    J’ai lu un article de Marcel Rufo (lui-même enfant unique) très intéressant sur ce sujet, dans un Fémina que je n’ai malheureusement pas gardé…

  29. #29 Apolline de Madrid le 22 janvier 2014 à 11 h 25 min

    Hélène: Hélène, je suis tout à fait conscience de, et d’accord avec cette limite ; c’est aussi pour cela que j’écrivais qu’on peut avoir des frères et soeurs et ne pas s’entendre avec. Cela dit, on peut aussi être enfant unique et se brouiller avec ses parents. J’ai ce cas dans ma famille éloignée. Tout est toujours possible… (Avec toute ma solidarité Hélène pour ce deuil, peut-être ancien)

  30. #30 Delphine le 22 janvier 2014 à 11 h 30 min

    Je comprend un peu ce que tu peux ressentir, les critiques quand on fait un choix un peu marginal. J’ai eu le même problème dans un autre contexte : je suis végétarienne et certains membres de ma propre famille n’ont pas hésité à me traiter de folle ! Le problème c’est que la société à établi des règles, des codes, afin de nous faire devenir ce que ELLE veut que nous soyons, et pas ce que nous sommes vraiment. Selon moi, cet idéal d’avoir plusieurs enfants est uniquement une question de business : quand on à plus d’enfant, on consomme plus ! Bon j’exagère, je sais. C’est surtout parce que c’est un genre de « tradition » due à notre histoire. Mais il n’empêche que malgré une surpopulation qui nous guète, c’est toujours mal vu d’avoir un seul enfant ?

    Enfin bref, je te souhaite beaucoup de bonheur et de courage :)

  31. #31 Johanna le 22 janvier 2014 à 11 h 42 min

    Hélène: Apolline de Madrid:
    C’est mon angoisse, oui. Concernant la vieillesse et ce que cela implique, je ne veux pas (et mon ami non plus) être un poids pour mon fils. Je ne l’ai pas mis au monde pour qu’il me rende quelque chose ou pour le garder près de moi, je veux qu’il ait sa vie, qu’il fasse ses choix. Je ne voudrais jamais qu’il culpabilise parce qu’il ne m’a pas « rendu » ce que je lui ai donné, ce n’est pas comme ça que je conçois la maternité et l’éducation. Mais effectivement, ne pas avoir le soutien d’une fratrie lors d’événements douloureux, c’est une chose qui m’angoisse aussi, bien que je connaisse des frères et sœurs pour qui la mort d’un de leurs parents ne les a pas empêchés de continuer à se détester.
    brownie: Oh oui, les femmes qui ne veulent pas d’enfants ont leur lot de remarques déplacées (je pense bien sûr à ton article, Hélène, sur le sujet), c’est tellement navrant.

  32. #32 Hélène le 22 janvier 2014 à 11 h 46 min

    Apolline de Madrid: Johanna: vous avez raison, tous les cas de figure sont possibles et notre idée de l’avenir ne doit pas trop entraver nos choix actuels sinon on ne fait plus rien.

  33. #33 dau le 22 janvier 2014 à 11 h 47 min

    Plus tard, cet enfant aura peut-être droit à « Mais tu es égoïste alors! » comme je me le suis vu dire un jour…
    Bonjour les préjugés et les avis tout fait.

    Par rapport à la solitude face aux problème, oui, c’est un fait, ça existe. Je me suis retrouvé seul face au cancer de ma mère (elle va très bien aujourd’hui, merci), c’était dur à vivre. Mais je vois autour de moi des gens qui, en plus des problèmes liés aux parents, prennent en charge des problèmes liés à leur frères et soeurs… Tout ne se passe pas toujours bien dans aucune situation. ce n’est jamais rose ou noir, souvent un mélange des deux. Il n’y a pas d’idéal, on ne peut jamais faire en sorte que tout se passe bien et on ne peut jamais augurer de l’avenir. Le principal, je crois que c’est de faire les enfants qu’on veut, un, plusieurs ou pas, parce que c’est probablement mieux pour un enfant d’être élevé par des gens qui ont voulu leur enfants (plutôt que d’avoir été forcé par un contrainte morale à la con) et qui sont contents de leurs sorts et épanouis. (Parce que le bonheur, c’est probablement un peu contagieux, non?)

  34. #34 jeannetom1 le 22 janvier 2014 à 11 h 52 min

    Salut à tous,
    Que cette pression sociale est difficile! Moi je suis avec un garçon depuis 8 ans, j’ai bientôt 30 ans et mes ami(e)s, ma famille, tout le monde me demande tout le temps le fameux « et vous c’est pour quand les enfants? ». Personne n’envisage que nous puissions ne pas vouloir d’enfant… Et de plus en plus nos amis qui ont des enfants nous reprochent de ne pas pouvoir comprendre certaines choses de la vie car nous n’avons pas d’enfant justement… Tout ça pour dire que j’ai l’impression que la pression sociale n’en finit jamais puisque même quand on a un enfant, il faut ensuite en faire un 2ème!!
    Je crois qu’il faut arriver à se détacher de tout cela et ne suivre que ses envies et toujours s’interroger sur ce qu’on veut soi vraiment…
    Bonne journée à tous et merci Hélène pour ton blog!
    Jeanne

  35. #35 Judith le 22 janvier 2014 à 11 h 59 min

    Il n’y a en effet pas de bon ni de mauvais choix, chacun fait ce qui lui semble être le mieux en son âme et conscience – surtout pour ce qui est de donner la vie.
    En revanche, je tiens à souligner moi aussi qu’en tant que parents, il ne faut pas oublier que nous léguons à notre/nos enfants la charge lourde de s’occuper un jour de nous, lorsque nous serons âgés. Et dans ce sacerdoce, que c’est précieux d’être plusieurs! Alors je ne me permettrais jamais de taxer d’égoïstes des parents qui choisissent de n’avoir qu’un seul enfant, mais je ne vois pas non plus cela comme un choix généreux (« pouvoir ne se consacrer qu’à lui, ne pas avoir à diviser les finances » – drôles d’arguments je trouve) car la vraie richesse dans la vie, c’est l’autre! Mais je connais autant d’enfants uniques heureux que d’autres malheureux alors bien sûr, il n’y a pas de règle. Simplement, penser qu’un jour (et parfois malheureusement, plus tôt que prévu) cet enfant devra porter seul la charge de ses parents…

  36. #36 Hypsyle le 22 janvier 2014 à 12 h 02 min

    Bonjour,

    J’interviens parce que je suis enfant unique donc je vis cette situation. En tant qu’enfant unique, je suis moi même confrontée aux préjugés. Il est vrai que je n’ai jamais manqué de rien, que mes parents m’ont choyé mais je ne suis pas pour autant pourrie gâtée. Déjà parce que pour l’éviter et aussi à cause de leur métier, mes parents ont dû me placer chez une nourrice. J’ai donc eu des amis d’enfance que je considère encore comme des frères et soeurs de coeur. Mais enfant, j’ai vraiment souffert de ne pas avoir de frère ou de soeur avec qui jouer, je me retrouvais seule une fois chez moi. La solitude me pesait énormément dans mon enfance.
    Ce n’est qu’à partir de l’adolescence que j’ai apprécié quand je voyais peu à peu les fratries se prendre le bec et que j’ai réalisé qu’avoir un frère ou une soeur ne voulait pas forcément dire avoir un ami. Comme on dit souvent, on choisi ses amis pas sa famille. Enfin, dernière chose, oui quand les parents vieillissent ça peut être difficile à gérer… Mais combien de fratrie se déchirent après pour des questions d’héritage ? Je le vois de plus en plus et ça, c’est un drame que je ne connaîtrais pas et j’en suis heureuse. Je serai déjà suffisamment malheureuse pour en plus avoir à gérer ça.
    Voilà, je pense qu’enfant, on en souffre toujours à certains moments mais après on l’accepte et on y trouve des avantages ;)

  37. #37 Apolline de Madrid le 22 janvier 2014 à 12 h 05 min

    Johanna: Pas d’angoisse, non non ! ;) Le tout c’est encore une fois, selon moi d’être lucide. C’est pour ça que je me suis permis ce témoignage (que manifestement vous n’avez pas mal pris – ouf ! ;) Je pense que si ma mère, si mes beaux-parents avaient réfléchi à cet aspect des choses quand tout allait bien, ils auraient été mieux préparés et nous auraient présenté les choses autrement. Je pense sincèrement qu’ils n’ont pas anticipé le fait que la situation puisse se compliquer, et que face à l’urgence ils nous ont fait porter leur angoisse sans s’en rendre compte. Donc encore une fois : vive les choix libres, conscients, assumés, le tout étant de transmettre à ses enfants le même esprit de liberté. Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à ceux qu’on aime, selon moi.

  38. #38 liliebrunette le 22 janvier 2014 à 12 h 08 min

    Ce sujet me touche particulièrement…et pour plusieurs raisons.

    J’ai une soeur mais j’ai ete elevée comme une enfant unique.
    je m’explique..j’ai 10 ans d’ecart avec ma soeur et qui plus est ma soeur à un lourd handicap physique, je tiens à le préciser non pas pour que l’on s’apitoie sur mon sort, mais parce que ca a une réelle importance dans les rapports que l’on entretient avec son frére ou sa soeur. Et en ce qui me concerne c’est le cas.

    Je ne suis pas proche du tout de ma soeur, nous sommes très differentes au niveau de notre caractére (pour ne pas dire 2 extrémes…) et mes parents nous ont vraiment éléves séparément, ils ont tenu a ce que chacune est sa vie. Que l une ne soit pas « une charge » pour l’autre. Donc effectivement on peut avoir un frére ou une soeur et ne pas se sentir proche. La fratrie n’est pas un gage de liens forts entre deux personnes.

    Merci pour cet article trés intéressant.

    NB :Je vais surement choquer en disant que malgre l’handicap de ma soeur je ne suis pas proche d’elle, (oh la vilaine…) je me suis suffisamment torturée l’esprit parce que je me sentais coupable de ne pas etre plus proche d’elle mais c’est ainsi et il faut pas juger sans savoir ce que c’est aussi…

  39. #39 lorens le 22 janvier 2014 à 12 h 32 min

    Bonjour, Ce sujet me parle , ayant moi-même qu’un seul enfant, un garçon de 14 ans ! J’ai toujours su que je n’aurais qu’un seul enfant, c’était mon choix et ça ne m’a posé plus de problèmes que cela !Mon fils est épanoui c’est l’essentiel !La seule petite peur c’est qu’il va se retrouver seul après notre départ mais les cousins et cousines sont très présents !!Et puis des fois on est plus proche de ses amis que de sa famille !! J’assume ce côté « égoïste » de l’enfant unique cela est même une victoire car mon mari n’en voulait pas du tout !!! Bonne journée Lorens

  40. #40 CamilleBoisDeRose le 22 janvier 2014 à 12 h 34 min

    Cet article me touche aussi, car je suis moi-même enfant unique. Pour, je pense, les mêmes raisons évoquées ici. Et j’ai bien vécu mon enfance de cette façon. J’étais un peu timide mais je ne pense vraiment pas que cela était dû à ma condition d’enfant unique. Mais les gens sont d’une grande intolérance vis-à-vis des choix de chacun concernant les enfants, en particulier quand on en veut pas ou un seul. Encore aujourd’hui, on me critique (plus ou moins directement) parce que je suis enfant unique, comme si c’était mon choix… Et quand bien même… J’ai toujours été gâtée, c’est vrai, par des parents pourtant ouvriers et ne gagnant pas bien leur vie du tout! Le choix de mes parents d’avoir un seul enfant notamment pour cette raison me semble totalement raisonnable… Et pourtant… J’en paie encore les pots cassés… S’entendre dire que ce n’est pas étonnant que l’on soit fille unique, que cela explique notre caractère… Ha donc si l’on ne se laisse pas écraser c’est parce qu’on est enfant unique et donc égoïste (selon eux)? Honnêtement, je n’ai pas un caractère plus fort que bon nombre de mes amis qui ne sont pas enfants uniques… Heureusement, ces mêmes amis n’ont pas l’esprit aussi étriqué et voient mon caractère comme une qualité, une force.
    De mon côté, arrivée à 27 ans, je n’envisage toujours pas d’avoir d’enfant, ce pour quoi je suis aussi vivement critiquée par certaines personnes. Bien souvent, des gens qui élèvent très mal leurs enfants. Je m’en fiche : ma vie m’appartient, et ce n’est pas à eux de décider de mon avenir de mère ou non. Ils ne se rendent d’ailleurs pas compte que par leur pression, ils me confortent dans mon idée de ne pas vouloir d’enfant. Je ne ressens pas ce désir, je n’aime pas particulièrement m’occuper d’enfants, je ne ressens pas de vide dans ma vie, bref… Je ne veux pas d’enfants et c’est comme ça. Peut-être que je changerais d’avis, mais ce ne sera pas sous la pression des gens et de la société.
    Je respecte aussi bien le choix d’être parent que celui de ne pas l’être.
    J’aimerais que les gens s’occupent de leur vie. Elle n’a pas dû être si comblée que ça par des enfants, puisqu’ils n’ont rien de mieux à faire que de se mêler de la vie des autres…

  41. #41 aliceaghate le 22 janvier 2014 à 12 h 38 min

    Hélène: Eurêka :-)
    je n’avais pas imaginé que la petite flèche en bas à droite avait une utilité ! (honte à moi)

  42. #42 Océane Yeu le 22 janvier 2014 à 12 h 43 min

    Aaah la pression sociale ! C’est quand même dingue.
    Je me reconnais dans ton témoignage mais pour d’autres raisons. J’ai 25 ans et je suis mariée depuis presque 1 an et je suis avec mon homme depuis 5/6 ans. La grande folie du moment dans mon entourage, c’est de deviner si je suis enceinte ou non en observant mes moindres faits et gestes. Si je dis que j’ai la nausée, que je veux une boisson sans alcool, si je suis de mauvaise humeur ou si je demande à mon mari de se calmer sur la cigarette pendant une soirée, j’ai tout de suite droit à des regards, des sourires ou même des chuchottements juste devant ma poire. Sérieusement, j’ai parfois envie de faire croire à tout le monde que je suis stérile, juste pour qu’on me foute la paix avec ça.
    Je peux dire maintenant que je souhaite avoir un enfant, parce que j’y ai reflechi longement, et parce que je me sens prête. Mais que ce serait-il passé si je n’avais pas voulu d’enfant ? Surement une bonne prise de chou avec la belle-famille et même peut-être certains de mes amis.
    J’appréhende déjà l’après 1er enfant : « Alors ? C’est pour quand le 2ème ? », « A ton âge, j’en avais déjà 4 ! », ect.
    J’en ai marre du : « c’est dans l’ordre des choses ». Alors je ne peux qu’encourager ta décision !
    J’aime à croire que sur Mon Blog de Fille, nous sommes des femmes fortes, libres et indépendantes et quand je vois ton témoignage et les commentaires, je pense que je crois juste ! Ca fait tellement plaisir ! ;-)

  43. #43 krakette le 22 janvier 2014 à 12 h 45 min

    J’adore mon frère et ma soeur, contente de les avoir autour de moi. Ils sont parents (mon frère depuis 4 semaines :-) ) mais moi je ne veux pas d’enfant.
    pas envie de me lever le dimanche
    pas envie de manger des haricots verts
    pas envie de les torcher, moucher, essuyer …
    pas envie de partager mon fric, mon homme, mon espace, mon temps
    en plus j’aime pas ça
    les chats oui, j’aime, mais pas les enfants
    passée 38 ans on me pose moins de questions, ma date de péremption approchant, je commence à être peinard, mais ma réponse a souvent été « j’aime pas les enfants » et là, quand je vois la tronche de mon interlocuteur, ben ça vallait le coup de lui sortir ça !
    même si je force un peu le trait pour choquer
    fallait pas me chercher des poux

  44. #44 Maya le 22 janvier 2014 à 13 h 06 min

    Je n’ai pas d’enfant encore, mais moi aussi j’ai l’envie de faire un enfant unique, pour les mêmes raisons que toi et aussi une autre ; les fraternités c’est beaucoup de bonheur mais parfois aussi beaucoup de souffrances. Je sais que ce n’est pas une généralité, mais mes plus proches amis et mon homme ont beaucoup souffert des préférences. De leurs parents enver un enfant plutôt que l’autre. Certains n’essayaient pas de cacher avoir un favorit, et d’autres ont tout fait pour le masquer mais les  » moins aimés  » l’ont remarqué et en souffrent encore. Donc un enfant pour moi et ma vie c’est bien, je lui donnerai tout mon amour et il n’y aura pas de jaloux :) je sais qu’il y a beaucoup de parents de familles nombreuses qui aiment de manière égale tous leurs enfants hein ^_^ mais malheureusement il n’y a pas que ça :(

  45. #45 Ln le 22 janvier 2014 à 13 h 07 min

    Ça peut paraître bête mais cet article m’a fait un grand bien, pour de vrai, a l’intérieur!
    Je suis fille unique et j’ai entendu pendant longtemps des choses assez difficiles a ce sujet!
    J’ai souvent eu du mal a supporter qu’on accuse mes parents de n’avoir fait qu’un enfant… D’autant plus que le choix c’était imposé a la suite de ma naissance, ma mère ayant failli en mourir.
    A chaque fois que je faisais une colère c’était parce que j’étais enfant unique, si j’étais réservée c’est parce que j’étais enfant unique, comme ci les autres enfants étaient parfait…
    Les gens ont un comportement plus que maladroit face a cette situation familiale , j’ai l’impression qu’il est plus choquant d’avoir un seul enfant plutôt qu’être divorcé
    Et puis les question horrible qu’on a posé a ma mère un jour: mais si elle meurt vous allez faire comment? Vous serez seul! Et si elle est lesbienne elle aura pas d’enfant (a la fin des années 90) donc vous aurez pas de petits enfants?!

    Non mais sérieux quoi…. J’ai une vie aussi normale que possible j’ai eu tout l’amour dont j’avais besoin pour me construire, j’ai pu faire les activités que je souhaitais bien qu’elles soient honereuse et partir en vacances même que j’avais le droit d’inviter ma meilleure amie elle aussi enfant unique! Du coup on partait 2 fois en vacances pendant l’été !!!
    Bref je suis heureuse et j’en remercie mes parents avec qui je suis toujours très proche!!!!

    Ps: arrêtez d’acheter des jeux de sociétés aux enfants uniques!!!

  46. #46 Karine83 le 22 janvier 2014 à 13 h 12 min

    Judith:
    Ceci étant, il y a des tas de fratries qui n’en ont que le nom… On entend de plus en plus quand les parents vieillissent, c’est souvent un seul des enfants qui s’occupe de ses parents, malgré le fait qu’ils soient plusieurs, éloignement géographique les uns des autres, disputes ou autre .
    Plus près de moi, mon père a 2 frères, et bien ce n’est que lui seul qui s’occupe de mon grand père de 83 ans et pourtant mes 2 oncles ne sont pas bien loin!
    Enfin bon il y a autant de familles que de façon de faire, le tout étant que personne ne soit malheureux dans ses choix.
    J’ai tout de même un peu peur que mon fils se retrouve seul quand il sera adulte, moi j’ai un frère, j’aime les rapports que j’ai avec lui… Pas évident tout ça…

  47. #47 Nadège le 22 janvier 2014 à 13 h 16 min

    Merci pour ce témoignage intéressant !
    Je crois que la vraie liberté est de ne plus se justifier… c’est dur face aux interrogations déplacées, aux jugements gratuits et aux multiples leçons de moral, à cette pression sociale, à cette uniformisation sociale et ses beaux principes de réussite : argent et carrière !
    J’ai bientôt 40 ans, et je ne ferai pas d’enfant. Pas envie. C’est ni bien, ni mal, ni anormal c’est comme ça, c’est moi, c’est mon choix (et celui de mon homme) et probablement le résultat d’un vécu aussi.
    Je compléterai mon choix juste par l’idée que pour avoir envie de donner la vie et il faut être en accord absolue avec la nature humaine, ce n’est pas mon cas, et pour avoir l’envie de se multiplier, il faut avoir goût à la vie, ce n’est pas mon cas non plus. Vivre ma vie me suffit. C’est mon ressenti, il est nullement écrit pour convaincre qui que ce soit, juste pour partager et puis…. je ne me permettrais pas de convaincre celle qui veulent en faire de ne pas en faire… alors l’inverse est valable aussi !!!
    Bonne journée à toutes et à tous !
    Merci Hélène pour ce post !

  48. #48 Hélène le 22 janvier 2014 à 13 h 35 min

    aliceaghate: ;-))

    Océane Yeu: « J’aime à croire que sur Mon Blog de Fille, nous sommes des femmes fortes, libres et indépendantes » : j’aime à le croire aussi ;-)

    Merci à toutes pour vos commentaires, c’est extrêmement intéressant (je suis l’aînée de 4 enfants, avec une famille compliquée, et ce type de sujet m’intéresse toujours beaucoup) !

  49. #49 Madison Five le 22 janvier 2014 à 13 h 36 min

    Bonjour Johanna,

    J’ai bien aimé ton article, il me parle beaucoup. Je ne suis pas maman, mais je suis moi-même fille unique, et j’ai reçu les mêmes réflexions agaçantes que tu as pu avoir (surtout durant l’enfance et l’adolescence), du style « Mais tu t’ennuies pas toute seule ? », « Mais pourquoi tes parents n’en ont pas fait d’autres ? », « Ah t’es fille unique, donc t’es une gatée toi… », toujours avec cet air un peu méprisant. On a vraiment l’impression de passer pour quelqu’un de pas normal, c’est usant. Oui, mes parents m’ont beaucoup donné, et alors, qu’est ce que ça peut bien leur faire? De quoi j’me mêle?… Je trouve ça absolument stupide et irrespectueux, bref.
    Comme dit Hélène, il y a des fratries où ça se passe mal. Dans les 2 cas, on pourrait trouver des inconvénients et des avantages donc c’est absurdes de juger/critiquer les gens sur ça…
    Heuresement tout le monde ne réagit pas comme ça et aujourd’hui je reçois beaucoup moins de critique.
    En tout cas merci pour ton article :)

    Bises et à bientôt !

  50. #50 Maï le 22 janvier 2014 à 13 h 39 min

    Hélène: Entièrement d’accord, ce n’est gage de rien !
    Et je rejoins Apolline de Madrid: , on peut l’anticiper, le tout est d’en avoir conscience ! Je sais que ma mère ne voudrait pour rien au monde que je me « sacrifie » pour eux et prépare cela (même si je déteste quand elle me parle de ça !!) sereinement de façon à ce ça ne soit pas un fardeau pour moi. Après c’est évident que je ne pourrai pas ne pas m’occuper de mes parents quand le temps sera venu, juste parce que ça me semble inconcevable. Et finalement, plus que le « poids » de cela à porter seule, j’ai peur d’après, de n’avoir personne avec qui partager mes souvenirs d’enfance et le souvenir de mes parents. Mais bon, j’ai toujours vécu ainsi, donc si ça se trouve ça ne me manquera pas du tout ! A l’heure actuelle je trouve chouette quand mon copain et ses frères se rappellent de leur enfance, mais ça ne me manque pas du tout. Mais mes parents sont là, donc est-ce du à ça ou simplement j’ai grandi comme ça donc je n’en ai pas besoin ? J’espère le savoir le plus tard possible en tout cas !!

    Pour l’instant en tout cas, j’ai vraiment très très bien vécu d’être fille unique. Honnêtement moi ça m’a vraiment construite et donné des armes.
    Mais c’est intéressant de lire d’autres témoignages, qui l’ont vécu différemment. J’ai en effet une amie enfant unique qui ne supporte pas d’être seule.

    Quant au fait de ne pas vouloir d’enfant… oula c’est clair que c’est très souvent incompris
    Moi, pendant longtemps je n’en ai pas voulu. Maintenant je dirai pas que j’en veux absolument, mais disons que la question s’est affinée. J’ai compris que j’en voulais, mais n’avais pas particulièrement envie qu’il soit biologiquement mien. Honnêtement ce n’est pas du tout un besoin que je ressens de porter un enfant, qu’il me ressemble physiquement , et souvent ça c’est très incompris autour de moi.
    Et j’adore quand je joue avec des enfants, il y a toujours ce côté « mais t’aimes les gosses en fait ?? pourquoi t’en fais pas ?? » Oui on peut ne pas détester les enfants et ne pas en vouloir !
    Ou alors, si je donne le biberon à un bébé « ce soir tu vas voir tu vas en vouloir un »… euh alors comment te dire ?? déjà c’est pas le 1er bébé que je vois, et aussi je considère la femme un peu comme autre chose qu’un tas d’hormones qui s’agite à la moindre présence d’un bébé !!! Ce qui ne m’empêche pas de gazouiller béatement avec eux !

  51. #51 Dorothée le 22 janvier 2014 à 13 h 39 min

    Disons que globalement, et ça ne concerne pas uniquement les enfants, en France beaucoup de gens se permettent d’être intrusifs dans nos choix. Dès qu’on s’installe avec un homme, tout le monde nous demande si nous voulons des enfants (et combien, et quand), alors que peut-être on en veut à mort mais ça ne marche pas. Dès qu’on est un peu ronde, on nous refourgue des tonnes de conseils pour maigrir (sujet unique de ma belle-mère); lorsqu’on a une maladie, les gens ont tous des solutions auxquelles nous n’avions pas pensé. Par exemple, j’ai eu pendant douze ans une maladie du sommeil qui me faisait dormir très longtemps et je ne POUVAIS pas me réveiller. Avec quelle violence certains m’ont dit que j’avais besoin de coups de pied au cul!!!! De grands sages devant l’Eternel m’ont suggéré d’utiliser un…..réveil-matin!!!! Si si!!! Sans doute n’avais-je jamais entendu parler, dans ma grande ignorance, de cet objet merveilleux et magique!!!!
    Bref, ce n’est pas pour minimiser, mais on est en France et c’est comme ça pour tout. Mais c’est un bon filtre à cons, vraiment, et j’ai appris à dégager sans ménagement (bon, sauf Belle-Maman….) les gens qui se permettent ce genre de choses sans aucune ouverture ensuite à ce qu’on explique (ou même à notre fin de non-recevoir). Qui s’excuse s’accuse: je ne me justifie plus de rien et je pars dans un métalangage: « dis donc c’est vachement intrusif comme question!!! », et en général la personne se ratatine et n’en pose plus d’autre.

  52. #52 liliebrunette le 22 janvier 2014 à 13 h 41 min

    krakette: dans mes bras Krakette, je pense exactement comme toi :))))))

  53. #53 Maï le 22 janvier 2014 à 13 h 42 min

    Euh je précise que je juge absolument pas celles pour qui s’occuper d’un bébé donne envie d’en avoir un hein ! Ce n’est surtout pas mon propos !
    Juste pour dire que c’est propre à chacun, et pas forcément quelque chose d’écrit biologiquement parlant.

  54. #54 Armelle le 22 janvier 2014 à 13 h 45 min

    Super sujet. ça met le doigts sur la pression énorme de l’entourage, tout d’abord pour faire un 1er bébé à l’approche de la trentaine, puis ensuite faire le 2ème.
    Il me semble que les gens ne se rendent pas compte de leurs réflexions. Bien souvent, ils ne pensent pas mal mais posent juste la question, pour parler ou pour entamer un sujet de conversation.
    Je crois qu’il faut haut et fort assumer nos choix (pas de bébés, ou un seul bébé, ou famille nombreuse). Sans condamner les autres, et sans prendre trop la mouche si quelqu’un nous fait des réflexions. Après tout, les remarques de l’entourage nous permettent de saisir la balle au bond, et de rétorquer des arguments bien placés !
    Pour ma part, j’ai 32 ans, je n’arrive pas à tomber enceinte, et les questionnements de l’entourage deviennent très pesants (surtout lorsque l’attente est longue). Mais j’ai compris que beaucoup de gens ne réfléchissent pas. Je suis sûre que s’ils savaient ce que provoquent leurs questions, ils seraient beaucoup plus discrets.

  55. #55 Schellhammer Vanessa le 22 janvier 2014 à 13 h 45 min

    Bonjour Merci pour se charmant recit je Suis tout a fait d accord avec sa je trouve que nous ne Sommer pas obliegende faire deux ou Trois enfants si on n en veut qu’un on doit respecter se choix de plus il est important de penser à l’avenir de sont enfant et à ses études qui parfois sont chére.

    Je suis la dernière d’une famille de six enfants. Et j’ai appris a être seul car mes frère et Sœur sont plus âgée que moi

    Merci heléne

  56. #56 jul » le 22 janvier 2014 à 13 h 47 min

    Ca fait du bien ! Ca fait du bien de voir que même avec un enfant, on continue à trouver ça bizarre !! (Bordel, elle est où la norme et surtout… pourquoi la rechercher à tout prix …!?) Ayant 32 ans SANS aucun enfant, je me plaît maintenant à dire que béh… C’est que je n’en veux pas pour voir le visages de mes interlocuteurs se liquéfier… alors qu’avant je parlait problèmes de conception, j’en suis venue à me dire que déjà n’ayant aucune fibre maternelle (jusqu’ici) je répond inconsciemment à cette pression sociale en leur faisant un gros doigt d’honneur ! de biens mauvaises raisons pour ne pas en avoir mais, il est vrai que ça fait peur parce que avec ce témoignage je me rends compte que il y aura toujours quelquechose qui n’ira pas (enfin non, je ne m’en suis rendue bien avant mais ça aiguise encore plus ma théorie de rebellion !!!) Bien à toi, et merci pour le témoignage ! Biz, jul »

  57. #57 TheSarahBL le 22 janvier 2014 à 13 h 51 min

    Hyper intéressant ce témoignage ! Je suis d’accord avec toi c’est un choix, mûrement réfléchi qui plus est et personne n’a à s’en mêler et honnêtement je ne pense pas qu’un enfant unique soit plus malheureux qu’un autre en tout cas pas dans l’enfance et les relations entre frères et soeurs peuvent au contraire être très difficile à vivre pour un enfant. À titre d’exemple, ma petite soeur a très mal vécu l’arrivée de notre frère et notre relation s’en est dégradée, elle a eu l’impression qu’il n’y avait plus de place pour elle auprès de mes parents et particulièrement de mon père (un fils c’est toujours différent) et puis auprès de moi aussi car étant l’aînée évidemment j’ai toujours énormément pouponner mon frère ma soeur croyant que je l’aimais moins à cause de ça alors que pour moi nous étions toujours cette équipe des « grandes », des « filles » avec une merveilleuse complicité à partager. Pour autant je ne me vois pas du tout fonder une famille avec un seul enfant, au contraire j’en veux quatre ou cinq ! Et pour la raison de rejoins Maï: , qu’il doit être dur d’affronter seul la perte de ses parents. Une fratrie comme je l’ai dit pour moi c’est une équipe, des personnes uniques au monde qui font partie de toi coûte que coûte et même si l’entente n’est pas toujours au beau fixe c’est vraiment un sentiment merveilleux. Je sais aussi que cela rassure mes parents de savoir que nous serons tous les trois lorsqu’ils nous quitteront et que quoi qu’il arrive l’un de nous ne se retrouvera jamais seul. J’y ai beaucoup pensé car cette année nous avons failli perdre mon papa à plusieurs reprises et si nous avions pas été là les uns pour les autres je n’ose pas imaginer comment nous aurions pu traverser ça et je pense que cela a un peu aussi sauvé notre père de nous savoir tous autour de lui à le soutenir et surtout de ne pas être dans la peur de nous abandonner. Du coup j’en ai beaucoup parlé aux amis enfants uniques que j’ai autour de moi et il m’ont tous dit la même chose, ils ont eu une enfance merveilleuse mais redoutent de perdre leur parents et de ne plus avoir personne qui partage ces souvenirs communs, presque plus de « famille » finalement si ce n’est celle qu’ils auront peut-être composée d’ici là ! Bon tout ça pour dire au final que c’est vraiment un choix de vie et que je suis tout sauf d’accord pour dire que les enfants uniques sont des enfants rois pourris gâtés, au contraire je trouve que ce sont généralement des personnes très fortes qui ont appris très vite à affronter la vie seules et je crois que c’est aussi de là que vient généralement ce trait de caractère aux aînés, cette période de solitude avant l’arrivée des suivants et du sentiment de responsabilité qui l’accompagne et ce n’est pas toujours facile à vivre non plus d’où l’importance du rôle des parents et évidemment du fait qu’ils soient bien préparés à ce nouveau bouleversement dans l’équilibre de la famille. Et c’est ce qui me fait dire Johanna que tu es une mère très responsable, que ton choix est admirable pour ton enfant mais aussi pour le bien-être de ton couple et de ta famille et partant de ce constat, je crois que personne ne devrait se permettre d’y redire quoi que ce soit ! Bon courage pour les regards qu’il te reste à affronter, mais j’espère que les nôtres ici t’y aideront ;)

  58. #58 clem le 22 janvier 2014 à 13 h 54 min

    salut
    pour ma part total respect. c’est rare que les gens « assument » leur choix de ne pas avoir d’enfants, ou de n’en avoir qu’un, ou dix. chacun fait ce qu’il veut, moi je dis mieux vaut un enfant heureux que 5 malheureux, halte aux stereotypes…

  59. #59 Nadège le 22 janvier 2014 à 13 h 59 min

    Je bois tes mots Dorothée !
    et je garde ta formule magique en tête !!!!!
    Merci !

  60. #60 Mimosa le 22 janvier 2014 à 14 h 06 min

    Je vois que le débat est apaisé et que ça ne part pas dans des grands discours sur ce qu’il faut faire (l’endroit ne s’y prête pas trop mais bon, on n’est jamais à l’abri ;-) J’ajoute donc ma pierre, en espérant que ce sera pris aussi sereinement que le reste, il ne s’agit que de ma vision des choses…

    Qu’un enfant unique s’ennuie, devienne égoïste, renfermé, etc, ce n’est pas une fatalité, et d’ailleurs je ne pense même pas que cela tienne au fait d’avoir ou non des frères et sœurs.
    Je ne vois pas de « bien » ou « mal » pour des parents à avoir envie d’un seul enfant ou pas, ce n’est pour moi pas du tout révélateur d’un équilibre, d’une harmonie ou quoi que ce soit (la seule chose qui soit révélatrice d’un équilibre, il me semble que c’est un choix assumé, quel qu’il soit).

    Mais il y a quelque chose qu’on ne peut pas éviter pour un enfant unique, c’est ce lien « unique » justement avec ses parents. Il sera toujours pour ses parents « le seul », avec le risque d’en supporter un poids important. Je ne parle pas seulement de la vieillesse, mais bien avant, tout au long de la vie, il concentrera l’attention et les attentes de ses parents. Evidemment tout cela est personnel, et la pression venant des parents ne sera pas ressentie de la même manière par tout le monde. Mais enfin quand même, quand il y a des frères et soeurs, l’attention des parents est au moins partagée.

    Dans mon entourage, quand des couples ont eu leur deuxième enfant, et au vu de la manière dont ils avaient entouré leur aîné, j’ai été réellement soulagée pour ces derniers, à l’idée qu’ils ne seraient plus l’unique objet d’attention de leurs parents.

    J’espère n’avoir pas été trop abrupte, à l’écrit ce n’est jamais facile. Mais je ne crois pas avoir vu dans les commentaires cet aspect-là et il est important pour moi… qui ne suis même pas fille unique, et qui n’aurai pas d’enfant ;-)

    Sinon, oui faire le choix d’un enfant unique est égoïste, comme l’est le choix de faire des enfants tout court, d’en avoir 3 ou 6, ou de ne pas en avoir ;-) Ce sont des choix personnels forcément égoïstes, personne ne fait des enfants – ou non – pour le bien de l’humanité ! (enfin j’espère ;-)

  61. #61 Johanna le 22 janvier 2014 à 14 h 15 min

    J’ai hâte d’être en pause pour lire tous vos messages les filles :)
    Je peux au moins dire une chose : Hélène a des lectrices en or. C’est génial de partager ça avec vous. Merci à toutes.

  62. #62 Isa le 22 janvier 2014 à 14 h 26 min

    krakette: Comme je me retrouve dans ta phrase… » j’aime pas les enfants  » !
    J’ai maintenant 49 ans et je n’ai jamais eu d’enfants. Depuis mes 11 ans j’ai toujours pensé et dis que je n’aurais jamais d’enfant….
    Il y a, je pense dans la vie, certains traumatismes qui vous suivent….En ce qui me concerne ça a été la perte de mon frère aîné et la douleur de toute une famille mais surtout la douleur incommensurable de ma mère. Et je pense que là, je me suis dis…. jamais je ne prendrai le risque de vivre ça.
    Je n’ai donc jamais fait d’enfants ni jamais eu de désir d’enfants, ça ne s’explique pas …..enfin pas plus que le besoin viscérale qu’ont certaines femmes à être mère. Je n’en ai par conséquent jamais souffert, ni jamais eu le moindre regret.
    Je suis libre et heureuse de l’être, avec mon mari, sa fille de 28 ans qui vit sa vie, ma famille et mes amis….
    Je n’ai jamais eu la moindre pression de mon entourage et si par hasard il y avait des questions et interrogations de collègues ou autres, la réponse fusait, comme Krakette, avec une certaine jubilation à l’idée de voir la tête de mes interlocuteurs,  » mais c’est parce que je n’aime pas les enfants ! « .
    Là, ça met tout le monde d’accord, et on passe très vite à un autre sujet… et on évite à l’avenir de vous rebrancher sur le sujet ! C’est très efficace !
    Non parce qu’au début on répond poliment….mais les gens ont parfois tellement peu d’éducation ou de tact que le sujet revenait régulièrement sur le tapis…Alors un jour je me suis dis que ça ne regardait que moi, que ces intrusions dans ma vie personnelle sans y être invité commençait sérieusement à me gonfler donc la parade a été toute trouvée.
    Non mais j’aime quand même les enfants, hein…, ( même si c’est pas vraiment mon truc…), j’ai des nièces et neveu que j’adore et peut être qu’un jour je serai grand mère, mais une chose est sûre , ça sera à petite dose…..ma belle fille est déjà prévenue !!!
    Et pour en revenir à l’enfant unique, ma belle fille qui est fille unique est une jeune femme très vivante et épanouie, pleine d’amis d’un peu partout car elle à pas mal voyagé dans le cadre de ses études et qui, de ce qu’elle à pu me confier, n’a jamais vraiment souffert d’être la fifille à son papou….
    Je pense qu’il faut être fidèle à soi même, à ses désirs, faire comme on le sent et ne pas faire les choses pour les autres, a cause d’une pression sociale ou familiale.
    Je me suis toujours dit que malgré tous leurs bons conseils et leur bonne façon de penser…..ça n’était pas les autres qui vivaient ma vie, et que par conséquent c’était mes choix qui la guiderait.

  63. #63 40 and so what le 22 janvier 2014 à 14 h 26 min

    Chacun a droit à sa liberté de penser, de faire, de vivre, d’avoir 1, 2, 10 ou pas d’enfant du tout. Enfin, je crois. Le principal étant lorsqu’on devient parent d’assouvir aux besoins de son enfant et de lui apporter l’amour dont il a besoin, de l’aider à se construire avant qu’il vole de ses propres ailes. Je ne comprends pas qu’on puisse juger le choix de n’avoir qu’un enfant. De quel droit ? La cellule familiale que tu as construite me semble équilibrée et aimante et c’est bien là l’essentiel. Combien d’enfants de fratrie nombreuse souffrent de n’avoir pas assez de temps à partager avec leurs parents ? Moi j’ai fait le choix d’en avoir 2 et on est heureux comme ça. A chacun de trouver son bonheur, avec ou sans enfant, avec une famille nombreuse ou un enfant unique … la vie est souvent assez compliquée comme ça !

  64. #64 rouflaquette le 22 janvier 2014 à 14 h 34 min

    bon, bon, bon, j’ai survolé les commentaires mais j’ai bienlu ton témoignage…
    Je suis enfant unique…pour ma mère je suis « sa fille préférée », c’est ce qu’elle s’amuse encore à dire un peu par provoc’ ;-)
    Bien que petite je trouvais ça sympa de ne pas avoir un frère turbulent qui me gonfle avec ses camions de pompiers ou une soeur chipie avec qui me disputer, comme je le voyais quand j’allais chez les copines… mais en grandissant cette place vaquante s’est faite de plus en plus manquante…je regrettais la complicité, les discussiosn, les jeux et même les dispsutes!

    Maintenant avec le recul, je trouve que oui c’est dommage ce manque de partageS, ce manque d’ouverture, cette complicité jamais connue(qui n’est pas obligatoire j’en suis bien consciente mais bon, souvent là).
    Je constate que ça forge énormément une personnalité, j’ai été longtemps timide, c’était vraiment dur d’aller vers les autres, vers ceux que je ne connaissais pas.
    Je constate aussi que je suis une grande solitaire, bien entourée certes, mais solitaire et ultra indépendante, j’ai viscéralement besoin de ces moments seule. Les vacances avec des potes…euh….ça ne me branche pas, je n’aime pas ça et ça c’est super dur à assumer et quasi impossible à énoncer…ben parce que la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça.
    C’est d’autant plus « bizarre » que je suis d’un naturel extérieur plutôt gai, une bonne vivante quoi!
    je l’impute (il est pas terrible ce mot!) au fait d’être enfant unique, ça et le fait d’être casanière, de ne pas aimer la foule etc…
    Le seul micro avantage que je vois c’est que tant de solitude m’a fait aimer la littérature, m’a appris à observer les gens mais c’est un peu tout!
    Je comprends comme on peut être suffisamment rempli de l’amour absolu d’un seul enfant et qu’on ne ressente pas le besoin d’en avoir d’autres.
    et pourtant…j’ai quatre enfants!!
    oui, quatre et comme toi c’est tout le temps des réflexions « quatre????!!!!! mais vous êtes fous/courageux » entendu xxxxfois!
    et non je ne suis pas catho, non je ne fais pas que des confitures, oui je prends soin de moi quand même, oui je continue à me maquiller, oui je mets des talons!!!
    Je me suis rendue compte que quel que soit le nombre ou le non nombre (!) on est jamais peinards! quand on n’en n’a pas , on est harcelée pour savoir à quand le premier, quand on n’en a 1 on demande les 2ème…4 les gens sont effarés par le nombre (que je sache je m’en sors bien et je ne demande pas à celui qui me pose la question de les prendre en pension, merci, au revoir!je ne vois pas ce que ça peut leur faire aux gens!), mais il arrive encore qu’on me demande quand le 5ème!!!
    jamais pei-nards je te dis!!

  65. #65 patounettechatte le 22 janvier 2014 à 14 h 47 min

    Bonjour Johanna,
    Je trouve ton post trés bien écrit et je te comprends trés bien !!! Moi même je suis en couple depuis 18 ans, j’ai 45 ans, mon homme 50 et nous n’avons jamais voulu d’enfant… C’est comme ça, c’est notre choix !!! Autour de nous, nos proches, nos amis ne nous jugens pas MAIS dans les cercles moins proches c’est une autre histoire…. « ils ne s’aiments pas vraiment », « ce sont des égoïstes » et autres commentaires minables !!! Franchement ce sont nos choix et nous n’entrons pas dans les « cases » pour beaucoup mais on s’en fout !!! Mon pére est un enfant unique qui a était trés heureux ! Et ma soeur à eu un seul enfant par choix également !!! Vive la différence !!!

  66. #66 Pixie le 22 janvier 2014 à 15 h 12 min

    De toute façon, si on a 0 ou 1 enfant => Ce n’est pas assez
    Si on a plus de 3 enfants => C’est trop
    Si on a les fameux 2,2 enfants réglementaires c’est bon mais encore faut-il les élever « comme il faut », sinon gare aux critiques! A croire que finalement, en ce qui concerne les mioches la plus grosse contrainte… C’est l’extérieur ^^
    Je n’ai pas d’enfants, pas le projet d’en avoir dans l’immédiat mais on me casse déjà les pieds parce que je suis végétarienne avec des sommations du genre « Ha mais tu vas leur faire manger de la viande j’espère? Tes enfants ont droit à une alimentation décente! »
    Ou comment être taxée de mauvaise mère même sans avoir d’enfants!

    Sur ce genre de débats il y a deux points qui m’interpellent:
    - La culpabilisation systématique de la femme: tu ne veux pas d’enfants? Tu es égoïste! Tu n’en veux qu’un? Tu es une mauvaise mère de refuser un petit frère à ton gamin! Tu ne l’allaite pas? Tu es une mauvaise mère qui ne veut pas ce qu’il y a de mieux! Tu privilégies ta carrière? Tu délaisses ton enfant! Tu as beaucoup d’enfants? C’est égoïste aussi, tu n’as pas assez de ressources et d’attention à consacrer à tous! Non mais zut à la fin, qu’est ce que ça peut bien faire? Et surtout: ces messieurs ont-ils droit aux mêmes commentaires?

    - La notion d’égoïsme: C’est quelque chose qui revient souvent, mais je me demande bien pourquoi, parce que faire des enfants, de base, c’est égoïste, c’est pour servir son propre projet familial, la planète ne nous a rien demandé et l’enfant à venir encore moins, alors comment peut-on traiter une femme d’égoïste quels que soient ses choix, car qu’elle ait 0, 1, 2, 15 enfants, c’est qu’elle l’a choisi (normalement) parce que ça lui convenait, et donc, c’est égoïste…

  67. #67 sylvie;-) le 22 janvier 2014 à 15 h 13 min

    petit problème technique l’envoi de mon commentaire n’a pas l’air de s’être bien déroulé;-)
    la liberté de la femme est venu de la contraception et de la chance de pouvoir choisir de ne pas avoir d’enfant ou de ne plus en avoir (après pour ce qui est d’avoir des enfants dame nature n’est pas toujours d’accord…) alors qu’aujourd’hui en tant que femme on se permette d’émettre un jugement sur une femme parce qu’elle n’a pas d’enfant ou un seul ça peut rapidement m’énerver!

  68. #68 Karine83 le 22 janvier 2014 à 15 h 18 min

    A la lecture de tous vos témoignages, qui me rassurent en même temps en me disant que je ne suis pas la seule à n’avoir qu’un enfant, une question, une incertitude pourtant:

    Est ce que je fais le bon choix? Est ce que mon fils ne va pas se retrouver seul plus tard, est ce qu’il ne va pas être trop malheureux, est ce que mon mari ou moi n’allons pas comprendre trop tard que finalement, nous aurions dû faire un autre enfant?
    Je sais que personne ne peut répondre à ces questions, je sais que personne ne connait le futur, mais j’ai vraiment peur de me tromper et que ce soit trop tard, pour quelque raison que ce soit, le doute s’installe et quand j’y pense trop fort, je ne suis pas sereine.
    En même temps, je sais que si j’avais 2 enfants, voir plus (bon de toute façon je ne peux physiquement envisager qu’une seule autre grossesse vu ma santé, donc une ribambelle ne sera pas pour moi quoi qu’il arrive) je pense que je me poserais tout de même des questions, forcément…
    La vie n’est pas simple, l’horloge biologique tourne et ne va pas vers le beau ;-)…
    En ce moment, à l’instant T, nous sommes tous 3 heureux comme ça. Dans 10 ans, 20 ans, personne ne sait je sais bien… Et ça m’angoisse véritablement…

  69. #69 syllpfid le 22 janvier 2014 à 15 h 29 min

    bonjour,
    merci pour cette histoire !
    je suis moi meme de l’autre coté de la barriere, enfant unique, et j’ai souvent surpris les gens, ah bon, mais tu es fille unique et tu n’es pas une teigne egoiste pourrie gatée asociale ?! ben non… et tu ne t’es pas trop ennuyée, ben non plus… et j’ai meme appris a être seule, parfois ; ce dont beaucoup de gens aujourd’hui sont incapables !
    le bonheur ne vient pas d’une fratrie standardisée, mais de choix de vie réfléchis et assumés, quels qu’ils soient !
    bravo
    et merci

  70. #70 Magali le 22 janvier 2014 à 15 h 43 min

    Je me permets d’ajouter mon grain de sel à tous ces messages. Le sujet me passionne, plus plusieurs raisons
    Je suis maman d’une petite fille de 4 ans, elle est fille unique et le restera pour toutes les raisons qui ont déjà été évoquées.
    Moi j’ai un frère, on a presque 6 ans de différence d’âge et bien je me sens et me suis toujours senti fille unique, j’ai été en internat à 16 ans puis ai continué mes études assez loin de chez moi pour ne rentrer que le week-end (et encore) et tout de suite après j’ai trouvé un boulot et ai pris un appartement donc en fait je n’ai jamais eu d’enfance commune avec mon frère, jamais ou très peu de jeu partagé, de vacances, peu de souvenirs en communs……
    On peut faire partie d’une fratrie et se sentir très seul, on peut être enfant unique et être très entouré, il n’y a aucune assurance, aucune certitude qu’un enfant unique soit colérique, fermé sur lui même comme il n’y a rien qui prouve qu’en vivant dans une famille avec frère et/ou sœur ce soit l’osmose, l’entente et la fraternité qui prime et que l’on en sorte ouvert sur le monde et les autres.

  71. #71 Johanna le 22 janvier 2014 à 16 h 15 min

    patounettechatte: merci pour ton commentaire.
    Pixie: je ne peux que plussoyer face à tous ces exemples criants de vérité ! J’adore l’exemple sur le végétarisme et le fait qu’on te taxe de mauvaise mère avant même que tu le sois !
    sylvie;-): je constate que c’est une chose que beaucoup ont oublié, des femmes se sont battues pour notre indépendance et parfois, à entendre certaines réflexion, j’ai clairement un sentiment de regression !
    Magali: merci pour ce témoignage. Il n’y a effectivement pas de lien de cause à effet mais il y a toujours matière à critiquer, quelque soit nos choix. D’où le fait de suivre sa route, en essayant de prêter attention le moins possible aux critiques (même si ce n’est pas toujours facile).
    Merci encore pour tous vos commentaires, c’est vraiment très intéressant.

  72. #72 Maï le 22 janvier 2014 à 16 h 24 min

    Mimosa:
    Pour les attentes et attentions des parents… ben j’ai envie de dire que ça dépend surtout des parents !
    C’est sur c’est mathématique, on peut plus se concentrer sur 1 enfant que sur 5, mais ça dépend surtout du comportement des parents.
    Personnellement j’ai toujours vu ma mère très active, et mon père, bien que souvent à la maison de par son travail, ne s’occupait pas plus de moi que ça (attention il a fait ce qu’il fallait, mais pas plus que chez les copains/copines me semble-t-il).
    J’ai aussi été beaucoup gardée par une nourrice qui avait – outres les enfants à garder – 5 enfants à elle, un choix de ma mère pour que j’apprenne la vie à plusieurs (comme j’ai lu dans le commentaire d’Hypsyle)
    Ma mère n’a jamais été aux petits soins avec moi (enfin je veux dire plus qu’une autre), ni en admiration devant tout ce que je faisais. Par contre je vois ma mère qui mène sa vie, qui fait des choix, qui les assume, et je pense que ça, enfant unique ou d’une famille nombreuse, c’est un bel exemple !
    Donc finalement je pense que le trop plein d’attention n’est pas une fatalité non plus :)
    Quant aux attentes dans la vie, je n’ai jamais ressenti quelque chose de plus lourd qu’ailleurs, plutôt même moins en fait. Leur attente principale étant que je sois heureuse!

    Et je suis totalement d’accord avec la fin de ton commentaire, on ne fait que des choix égoïstes, quels qu’ils soient ! Et c’est assez sain !

  73. #73 Clamavi le 22 janvier 2014 à 16 h 26 min

    Ça marche pour pas mal de sujet : quand t’es enceinte, on dirait que tout le monde sait mieux que toi ce qu’il faut pour ton bébé, quand tu es simplement en couple depuis longtemps, on te met une pression sociale monstre pour que tu aies un gosse, etc etc jusqu’à être, comme le témoignage le dit, assez grossier. Je suis abasourdie par la liberté que les gens prennent en ce qui concernent les décisions des autres.
    Perso je suis végétarienne et je peux te dire que nombreux sont les commentaires à ce sujet (ma grand-mère : « tu es pâle, c’est normal tu manges pas de viande ! », mon père : « ton régime alimentaire, c’est de la merde », mon frère : « de toute façon les vg sont tous des témoins de Jéhova » etc etc)

  74. #74 Hélène le 22 janvier 2014 à 16 h 36 min

    rouflaquette: « Je constate aussi que je suis une grande solitaire, bien entourée certes, mais solitaire et ultra indépendante, j’ai viscéralement besoin de ces moments seule. Les vacances avec des potes…euh….ça ne me branche pas, je n’aime pas ça et ça c’est super dur à assumer et quasi impossible à énoncer…ben parce que la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça.
    C’est d’autant plus « bizarre » que je suis d’un naturel extérieur plutôt gai, une bonne vivante quoi!
    je l’impute (il est pas terrible ce mot!) au fait d’être enfant unique, ça et le fait d’être casanière, de ne pas aimer la foule etc… »
    Ce paragraphe de ton commentaire m’interpelle beaucoup, car j’ai une personnalité à peu près copiée-collée de la tienne sur ces sujets (ultra indépendance, besoin de solitude, etc)… et pourtant je suis l’ainée de 4 enfants (si ça se trouve chez moi c’est précisément la raison, je n’en sais rien ;-).

    Pixie: « Et surtout: ces messieurs ont-ils droit aux mêmes commentaires? » : bien vu…

  75. #75 Bernadette le 22 janvier 2014 à 16 h 48 min

    Bonjour ,
    Moi, par contre je suis une enfant unique et je n’en ai jamais souffert .Non , je ne suis pas égoïste et pas matérialiste pour deux sous et profondément partageuse depuis ma petite enfance . Mais cela est du ,je crois, à l’ éducation que mes parents m’ont inculquée depuis toute petite : respect du bien d’autrui , le fait de ne pas être le centre du monde et que tout ne m’était pas du
    Et je me souviens que chaque Noël , je devais choisir dans mes cadeaux , un jouet pour les petits malheureux comme disait ma mère
    Mais oui j’ ai souffert de la. Bêtise humaine par les réflexions idiotes et vexantes au sujet des enfants uniques
    Mais si vous pouvez accepter un conseil d’une grand mère :
    LE MEILLEUR MÉPRIS EST LE SILENCE

  76. #76 Betty le 22 janvier 2014 à 17 h 03 min

    Bonjour Johanna,

    Mon expérience se rapproche de la tienne…Mais au départ j’avais vraiment très envie d’être mère! et ce depuis toujours…Quand j’ai eu Lucie, ily a 6 ans c’est comme si elle avait comblé ce besoin! C’est fou mais je ne ressens pas du tout le besoin d’avoir un autre enfant…notre famille fonctionne très bien comme ça et chaque jour qui passe auprès d’elle me conforte dans ce choix…Seulement elle est très demandeuse d’un petit frère ou d’une petite sœur et c’est à elle que je dois justifier ce choix…il est évident que l’on ne fera pas un deuxième enfant parce qu’elle en fait la demande, surtout que par la suite elle réclame un petit chien ou un lapin…Mais il est vrai qu’on se demande toujours si nos décisions sont les bonnes…et j’ai envie de me dire que quand c’est notre conviction profonde et non une pression quelconque on est pas loin de notre vérité…Merci beaucoup pour tous ces témoignages.

  77. #77 Frivole, vous avez dit frivole? le 22 janvier 2014 à 17 h 50 min

    Je n’ai pas eu ce choix (il m’a été imposé par mon ex-mari sans négociation possible) et cela a été l’une des causes principales de notre divorce. J’étais faite pour porter des bébés et pour pouponner et je ne lui ai jamais pardonné de m’en avoir empêchée une fois ma fille née. A l’époque, ça a été un réel déchirement et j’étais sûre que ce deuil me pourrirait la vie une fois que je n’aurait plus été en âge d’enfanter. Heureusement, cet âge raisonnable, je l’ai maintenant atteint, mes hormones se sont calmées depuis longtemps et voir ma grande fille grandir et prendre son envol me comble très largement!

    Mais toute femme devrait avoir le choix: celui de ne pas avoir d’enfant ou d’en avoir un seul ou cinq. Car en fait, c’est une fois que l’on s’écarte de la norme « papa + maman + deux enfants » que les regards en biais et les critiques pleuvent.

  78. #78 Véro Bisontine le 22 janvier 2014 à 17 h 52 min

    Maï: je réagis à ton commentaire car je me trouve dans la situation des parents âgés, avec tout ce que cela engendre.
    Et si cela peut te « rassurer », même si on a des frères et sœurs, cela n’implique pas que nous appréhendions tous de la même façon cette situation.
    En effet, nous n’avons pas tous forcément le même degré d’implication, la même attention vis à vis de nos parents âgés.
    Et crois moi, quelques fois, je me trouve bien seule pour affronter certaines galères; j’essaie de faire de mon mieux, à ma façon, et j’essaie aussi de mettre de côté ma tristesse sur mon ressenti.
    Nous n’affrontons pas les choses de la même façon, certains sont plus dans l’empathie et l’aide (mon cas), quand d’autres sont plus dans la fatalité, voire le déni.
    Si tu as encore le temps devant toi, profite de tes parents tant qu’ils sont là, en bonne santé, avec toutes leurs facultés.
    Le temps passe si vite…

  79. #79 Véro Bisontine le 22 janvier 2014 à 17 h 56 min

    Pour en revenir au sujet du jour, je suis fière de ton billet Johanna, continue de construire ce qui est bon pour toi, et de veiller sur ton enfant, qui même s’il est unique a surtout besoin de l’amour de ses parents.

  80. #80 Castille le 22 janvier 2014 à 18 h 03 min

    Je suis fille unique et tellement heureuse. Mes frères et soeurs je ne les subis pas, je les choisis ! Je remercie chaque jour mes parents d’avoir fait ce choix. C’est un peu égoïste j’en conviens. Je n’ai pas été pourrie gâtée, loin de là mais j’ai pu suivre des études coûteuses, j’ai eu beaucoup d’attention lorsque je passais ma conduite accompagnée, entre autres, je n’ai pas eu à subir des frères et soeurs cons, méchants ou irritants. Mes amis sont des frères et soeurs géniaux.
    Quand j’étais scolarisée j’étais la seule fille unique, une curiosité.
    Si je devais être mère dans le futur je ne m’imagine pas avec plus d’un enfant.

  81. #81 Didichoups le 22 janvier 2014 à 18 h 06 min

    krakette: Je pense exactement comme toi « les chats oui, j’aime, mais pas les enfants » même longueur d’onde. ^^
    En plus , je penses être trop égoïste pour avoir des enfants. Déjà que je trouve ne pas avoir assez de temps pour moi, alors avec un enfant, je dépérirais.

  82. #82 lenalem le 22 janvier 2014 à 18 h 11 min

    krakette: :) on dirait une comptine :)

  83. #83 Hannah le 22 janvier 2014 à 18 h 19 min

    Johanna,
    J’ai envie de te dire tu es libre de tes choix quels qu’ils soient, le choix d’avoir zéro, un ou plusieurs enfants est un choix personnel qui dépend de tant de paramètres propres à chacun, que personne n’a a jugé de tes choix en la matière.
    La décision de faire un enfant est une décision en soi, déjà très difficile, toutes les femmes doivent pouvoir choisir si elle veulent 1 enfant oui ou non, certaines femmes n’en veulent pas et il faut respecter leur choix, tout le monde en raison de sa propre histoire ressent le désir ou non d’avoir 1 enfant , et cela est tout à fait respectable. Donc que se soit pour la femme ou pour l’homme il faut déjà 1 désir d’enfant avéré , et non en fonction de ce qui se fait ou ne fait pas. C’est une décision irréversible et qui demande réflexion, car pour 1 enfant on est ses parents pour la vie entière, ce qui implique beaucoup de responsabilité à son égard .
    On ne fait pas 1 enfant pour faire plaisir à quelqu’un! Même pas à soi même, il sera 1 autre être humain à part entière qui peut très bien ne pas correspondre à l’idée que l’on s’en faisais. Il faut l’envisager dès le départ comme 1 être qui a ses propres caractéristiques tant physiques que mentales, et qui va grandir pour nous quitter un jour pour mener sa propre vie.
    Donc, si la nature nous a conçu de façon à nous reproduire c’est pour que nous puissions assurer la survie de notre espèce!
    La différence entre l’homme et l’animal, c’est que nous reproduisons pas par réflexe mais par réflexion et désir.
    La société d’aujourd’hui, impose tant de contraintes aux gens pour leur propre survie, que le choix de faire 1 enfant devient délicat. Nous vivons à l’heure actuelle avec tant d’incertitudes sur notre avenir et même l’avenir de notre planète, qu’il devient difficile de se projeter à long terme or avoir 1 enfant exige cette projection pour l’avenir de cet enfant.
    Aussi devant tout ces paramètres incertains, je me garderais bien de conseiller ou de juger qui que soit dans ce domaine.
    Cette décision ne peut être qu’individuelle, et ne concerne que les futurs parents, faire un enfant est comme une aventure, certes une aventure hors du commun puisqu’elle remet en question toute la vie de chacun des 2 parents, il faut la vivre au jour au jour , avec ses joies et ses peines, et ses rebondissements et se dire qu’être une bonne mère ou un bon père cela ne veut rien dire, élever 1 enfant est une aventure passionnante à condition de l’avoir voulu et d’être en mesure de l’assumer jusqu’au bout, pour cela il faut s’en donner les moyens.
    Ce que peuvent en dire ou en penser les gens est sans importance au regard de la difficulté d’être parent, dans le sens de prendre chaque jour des décisions qui influeront sur le bonheur et l’avenir de son enfant.
    Avoir plusieurs enfants, c’est se reposer à chaque fois les mêmes questions pour savoir si vraiment c’est notre désir et si nous allons être capable d’assumer cette responsabilité, c’est une décision qu’on ne peut prendre que soi-même et encore à condition déjà de bien se connaitre soi même, cet ou ces enfants ne pourront réparer nos blessures ni être le substitut de nos espoirs déçus.
    En plus il n’existe aucune recette pour le bonheur, il faut vivre sa vie et en déguster chaque instant , le ou les enfants en faire partie à chacun d’en décider librement!!!

  84. #84 Dodo88 le 22 janvier 2014 à 18 h 28 min

    cet article me parle beaucoup en tant que fille unique!
    Combien de fois on m’a sorti « ah ça a du être horrible d’être enfant unique » ou « ça va tu t’es pas trop fait c**** pendant toute ton enfance toute seule??? », le pire étant « tes parents sont vraiment pas cool de pas t’avoir fait un frère ou une sœur » (de quoi je me mêle???)
    La vérité c’est que mes parents auraient rêvé d’avoir plusieurs enfants, mais ma mère m’a eue à 42 ans et après elle a fait fausse couche sur fausse couche et le petit frère ou la petite sœur n’est jamais arrivée. Et le pire c’est que CA ME VA TRÈS BIEN!!!
    NON! je ne suis malheureuse d’avoir été enfant unique, non je n’ai pas passé ma vie toute seule recluse dans ma chambre, non je ne suis pas asociale, et même mieux j’ai plein d’amis!!!!
    Mes parents ont toujours pallié ce qu’ils estimaient comme un manque en m’emmenant en week end avec des cousins, cousines (j’en ai 10 quand même!), des copines, des copains . Et quand je voulais avoir la paix c’était facile j’étais toute seule chez moi. Je n’ai jamais eu a me demander si mes parents préféraient mon frère ou ma sœur, jamais eu de jalousie, jamais de disputes, de cris etc… Bien sur j’ai du rater plein de choses, l’esprit fratrie and co…
    Mais je ne suis pas pour autant pourrie gâtée – bien que j’ai quand même été très gâtée – mais au moins je le sais et j’en ai conscience. Mes parents m’ont offert la meilleure éducation possible et je n’ai jamais manqué de rien et il est évident que si on avait été 5 a la maison je n’aurais pas eu tout ça. Cependant ma mère m’a inculqué la valeur du travail, de l’argent et j’ai toujours su que j’étais privilégiée.
    Il y a 4 ans alors que je n’avais que 21 ans ma maman est morte et à ce moment je me suis dit que peut-être dans ces moments la avoir une fratrie aurait été plus « agréable » pour traverser cette épreuve surtout que j’étais jeune. Bien sur quand elle a traversé son cancer j’aurais aimé avoir quelqu’un avec qui partager ça. Mais je me suis aussi rendue compte que mes amis étaient la et qu’ils étaient ma fratrie a moi!
    Aujourd’hui je me porte très bien, je suis assez normale je pense et tout ça sans avoir eu de frères et sœurs et je le vis très bien!!! Il faut arrêter de stigmatiser les enfants uniques. J’entends souvent « ah bon t es fille unique?? j’aurais pas cru, t es hyper ouverte en fait » Non quand on est enfant unique on n’est pas une huitre!!!
    En tout cas merci pour ce très bel article!

  85. #85 pâte à crêpe le 22 janvier 2014 à 18 h 29 min

    Ce sujet me parle énormément d’une part sur le choix de l’enfant unique et puis sur le caractère intrusif des questions et des opinions des autres….
    J’ai très longtemps pensé que notre fils (qui aura 5 ans le 7 février!) serait enfant unique: d’une part car c’était le 4° enfant pour mon mari qui a trois grands enfants qui habitent loin de nous et que je n’en voulais pas de deuxième! Vraiment, je n’en ressentais pas l’envie, mon mari n’était pas motivé, et notre fils prenait beaucoup de place, on avait, comme tu le dit trouvé un équilibre à trois notre famille nous plaisait!
    Quand il a eu 2-3 ans les questions ont commencé à fuser et comme je suis quelqu’un d’assez tranché et convaincue, nous répondions qu’on en aurait pas d’autre. Surtout que les remarques « il faut lui faire un petit frère » m’horripilent, je ne créé pas un être humain pour le plaisir ou pour combler un vide chez un autre… Qui suis je pour forcer mes enfants à s’entendre, à missionner le deuxième de divertir le premier… Je sais que beaucoup ne pensent pas comme moi et je le respecte, mais c’est quelque chose de très important pour moi, je n’ai aucune envie ou fantasme que mes enfants s’entendent, ce sont deux êtres individualisés. J’ai beaucoup de mal avec la notion de fratrie, d’amour « fraternel » (pourtant j’aime énormément mon frère et je m’entends très bien avec lui) et c’est peut être pour ça que l’envie du deuxième est arrivée quand notre fils a eu 4 ans, qu’il était plus construit et indépendant.
    La vie et nos envies ont fait que nous attendons donc le deuxième avec beaucoup de bonheur, et certaines réactions que cette grossesse a suscitées m’ont atterrée : certaines personnes de mon entourage très proche ont mal pris que nous en fassions un deuxième alors que nous avions dit que nous n’en avions pas envie auparavant! J’ai eu le droit à des moqueries, et à des piques atroces, nous nous sommes trahis!!
    Non mais de quoi je me mêle!!! J’ai rien signé, nous ne devons rendre des comptes à personne, félicitez nous, soutenez nous, arrêtez de vous approprier nos choix!!! Chacun fait les choix qu’il juge bon pour Son équilibre, Sa famille, Sa vie, , il n’y pas de règle, que des choix personnels que personne n’a à juger!!!
    Les gens ne se rendent pas compte (ils devraient) que ces choix sont extrêmement personnels et qu’on ne leur demande ni leur avis ni leur aval en tant qu’amis ou famille mais leur soutien!
    D’autant que parfois les choix qu’ils permettent de juger peuvent cacher des situations bien douloureuses ou difficiles à vivre (stérilité, ou grossesse non désirée entre autres….) Quel manque de tact……
    Je rajoute que c’est ce qui m’a le plus accroché sur le blog d’Hélène, cette tolérance et ce respect viscéral pour les choix des autres allié à des très fortes convictions personnelles. Cette attitude, quand je la rencontre (trop rarement), m’aide à respirer et me rend la vie plus légère, vraiment.

  86. #86 Nouch le 22 janvier 2014 à 18 h 35 min

    Bonjour Johanna,
    J’ai lu attentivement ton billet et je réponds plus dans la catégorie « autres personnes qui ont fait des choix marginaux ». Je voulais d’abord te dire que ton choix et celui de ton mari vous appartenaient! Cela est valable pour tout! En ce sens, je le respecte et, en plus, je le comprends très bien. Nous n’avons pas les même envies, les mêmes exigences pour l’avenir et chacun doit faire ce qu’il désire faire, ce qu’il a besoin de faire, ce qu’il est capable de faire. Tu n’as pas l’air d’élever ton enfant dans une bulle égoîste, il est ouvert aux autres et c’est ça le plus important. Tout est une question d’exemple, qu’on soit une famille nombreuse ou un enfant unique…
    Mon choix est celui de la famille nombreuse car,à 32 ans, j’ai 4 enfants. C’était voulu mais j’ai bien conscience que ce choix aurait pu ne ne pas aboutir (on ne décide pas de tout en matière de conception…), que j’aurais pu changer d’avis après une grossesse ou un évènement difficiles;bref, la vie aurait pu façonner ce schéma de manière très différente…
    La maternité n’est pas un long fleuve tranquille et je me demande souvent si je donne assez à chacun de mes enfants, si la fatigue ne gâche pas certains moments… mais, je suis indulgente avec moi-même..:je fais ce que je peux et c’est déjà bien!
    La copine catho mère de 5 enfants qui t’a jugée a confondu ses envies avec les tiennes; a voulu t’imposer un modèle qu’elle s’est imposée elle-même.. Je suis moi-même catho avec une éducation très stricte, j’ai 3 frères et soeurs mais nous sommes tous tellement différents.. La tolérance et le respect restent des choses si primordiales qu’il ne faut pas les perdre de vue.. Je suis surtout très humble face à ces projets de vie, tant je sais que tout n’est pas écrit….
    Alors, vraiment Johanna, continue à assumer ce choix sans complexe, sois toi-même!

  87. #87 Delphine le 22 janvier 2014 à 18 h 36 min

    Bonjour à tous,
    Mais qu’est-ce que c’est que ce monde où on doit tout justifier ? Quand est-ce que les gens vont se mettre en tête que la diversité est une richesse ? Quand est-ce qu’ils vont intégrer que les questions liées à la grossesse et aux enfants sont souvent déplacées ? « Alors pour quand le 3ème ? Ben j’ai fait 2 fausses couches, ça te va comme réponse ? »
    On ne peut pas tout anticiper, tout calculer, tout prévoir. Il faut suivre sa voie intérieure. Le reste importe peu finalement. Bravo pour ton choix et merci d’avoir partagé. La brouille avec ton amie est symptomatique : les gens détestent ce qui ne rentre pas dans leur cadre ou ce qui vient remettre en question leurs choix. Et comme l’a justement dit Pixie et souligné Hélène, il est plus que probable que les hommes n’ont pas à répondre à ce type de questions…
    Envoie les paître et savoure ton bonheur, il est unique lui-aussi.

    Delphine

  88. #88 Laura le 22 janvier 2014 à 18 h 51 min

    Merci pour ce partage d’expérience Johanna, ce sont effectivement des choses qu’il faut dire et partager.
    Mon histoire est différente car pour ma part je n’ai pas encore l’envie d’être mère, j’ai 28 ans et l’envie n’est pas là.
    Je suis mariée depuis plus de deux ans et les gens me demandent souvent « quand est-ce que vous faite un enfant ? ». Ils n’arrivent pas a comprendre que je n’en ai pas l’envie.
    Je dois sans arrêt me justifier de mon choix, alors parfois j’explique et parfois je coupe-court a la conversation.
    Les phrases que je préfèrent : « Mais il faut avoir un enfant enfin » ! Le « il faut » me fait peur à lui tout seul !
    Je trouve qu’on devrait laisser les gens vivre leur vie comme ils l’entendent et arrêter de comparer et d’analyser leurs choix.
    En tout cas je trouve cet article super intéressant et les témoignages de tous et toutes sont tellement intéressant aussi ! Un grand merci pour cette initiative ;-)

    Bisous a tous et a toutes

  89. #89 Suzie le 22 janvier 2014 à 18 h 59 min

    Je suis maman d’une famille nombreuse, nous avons quatre enfants et votre témoignage pourrait être le mien!
    Le choix d’avoir plusieurs enfants, et surtout plus de 3 a suscité de nombreuses réflexions de la part de notre entourage, de nos familles, je pense en particulier à ma propre mère…
    Tout se passait comme si je subissais la situation, pauvre de moi! ou  » comment peut on aimer plusieurs enfants?  »
    et encore la tirade sur leur avenir …
    Moi aussi je fais ce que je veux, je travaille, mes loisirs sont importants à mes yeux, et non je ne suis pas une Caroline Ingalls qui coud les robes de ses filles et attend que son mari rentre du travail…
    Ces préjugés me mettent hors de moi mais ils existeront toujours…
    Je suis heureuse comme ça, c’est l’essentiel!

  90. #90 Isa le 22 janvier 2014 à 19 h 26 min

    1 seul enfant aussi jamais vraiment eu besoin ni envie ni trouvé le moment pour un deuxième. Et je ne le regrete pas du tout, d’une part parce qu’il a une adolescence difficile et aussi parce que j’ai trop besoin de solitude et de besoins à moi pour passer 100% de mon temps préoccupé par les enfants. Difficile d’avouer cela dans notre société sans passer pour d’affreux égoïstes…

  91. #91 Hana le 22 janvier 2014 à 19 h 49 min

    Je suis assez surprise de lire que vous avez eu tant de remarques désobligeantes à propose de cet enfant unique. Parce que pourtant, un couple hétérosexuel, occidental, visiblement de classe socio-économique moyenne supérieure, autour de la trentaine (ce n’est pas précisé mais c’est probablement le père qui est le plus âgé ?), qui décide d’avoir un enfant unique (parce que oui, le fait d’avoir un enfant unique est plutôt la tendance à la hausse), il me semble que c’est ce qu’il y a de plus « dans la norme ».
    Je ne dit ça absolument avec aucun mépris (je précise !) : si être marginal n’est pas une chose péjorative, être dans le norme ne l’est pas non plus, c’est tout simplement, par définition, plus probable.
    Par exemple, à notre époque, le fait d’être maman à 19 ans, ou d’avoir 12 enfants, correspond largement plus au marginal que la situation décrite ici, en opposition à ce que cela pouvait être il y a plusieurs générations. Le fait d’être une femme seule sans enfants après 40 ans par choix est encore quelque chose de marginal et de « soupçonneux » socialement, même si c’est également une tendance à la hausse et que ce n’est plus diabolisé.
    Évidemment, si vous décrivez ces réactions que vous avez eu, c’est que c’est vrai, et c’est tout à fait déplorable, mais je tenais simplement à mettre un peu de nuances là-dedans.

  92. #92 Nanon le 22 janvier 2014 à 20 h 03 min

    Je comprends quand tu dis que tu es moins gentille… « Ah ? Vous n’avez qu’un enfant ? » « Non Madame, je n’en ai pas qu’un. J’en ai Un. »
    Merci pour ce témoignage, et les mots tellement justes. Merci, vraiment.

  93. #93 Karkarmadison le 22 janvier 2014 à 20 h 31 min

    Bonsoir,
    Ce post m’a touché car il pourrait être pour chaque choix, celui de ne pas en avoir , d’en avoir 1, 2 ,3, 4, de les avoir à 20 ou 40 ans …. Aussi je viens de passer une heure à lire un peu tout le monde, c’est tellement intérressant cette diversité humaine.
    Moi, mon désir c’était deux garçons, mon combat contre les autres les avoir à 37 et 39 ans !!!
    Mon amie d’enfance m’a confirmée que adolescente, je lui aurais avoué vouloir des enfants à 40 ans, je ne me souvenais pas de cela. Le premier a été acceuilli par la famille comme une félicité alors que le second presque nié et pas considéré. Ma propre mère m’a même dit que : « tu gaches ta vie, deux enfants à 40 ans c’est trop tard…. » .
    J’ai arreté de voir tous ces gens (surtout les regards à la sortie de l’école …) et ne prête aucune oreille pour les conseils ou demande de justification.
    Dans la mesure où je me suis réalisée sur ce plan, je ne suis plus en errance. Mes fils ont 6 et 8 ans, et, je suis une lectrice assidue d’hélène (ça c’est digne de respect et ne supporte absolument pas la critique !!!!:-)))), et j’aime la vie et DIOR;
    Merci pour ton article et de ce partage,
    sophie

  94. #94 Umi&co le 22 janvier 2014 à 20 h 55 min

    Hélène:
    Ce besoin de solitude je le ressens si intensément … il est l’essence même de ma vie. Je parle ici d’une solitude heureuse, objet de fascination pour mon entourage. Je ne sais d’où cela peut venir : de notre histoire familiale ? Je ne pense pas, j’ai plutôt tendance à croire que nous naissons ainsi tout simplement. Du plus loin que je me souvienne, ce désir de solitude mais aussi et surtout d’indépendance et d’autonomie était ancré en moi. Quant au désir d’enfant, je ne l’ai jamais ressenti. Peut-être est-ce dû en partie au fait que je vis entourée d’enfants dans ma vie professionnelle ?
    Pas sûr … Est-ce seulement un choix ?

  95. #95 Maryzka le 22 janvier 2014 à 21 h 01 min

    Bonjour Johanna,bonjour Helene, bonjour aux filles et aux garcons;
    Cet article m’a tout d’abord interpelle par cette si jolie photo puis j’ai lu ton texte Johanna et je tiensa te dire que je te comprend a 100%. Pour moi, un enfant doit etre choye (ce qui ne veut pas dire pourri gate ;=)) , il doit vivre dans un meilleur confortou au moins l’equivalent de ce que l’on a connu enfant avec nos parents, il doit pouvoir pretendre a exercer le metier qu’il souhaite et pour cela pouvoir s’inscrire dans l’etablissement scolaire puis superieur qui lui donnera favorablement les meilleurs possibilites, ex: si mon enfant veut devenir antiquaire j’espererai qu’il puisse integrer l’Ecole du Louvre. Je peux comprendre que d’autres (futurs) parents n’aient pas la meme « visee » que moi ni les memes esperances, peut etre financierement sont-ils plus a l’aise,peut etre ont- ils mal vecus eux memes d’avoir ete enfant unique, pourquoi pas? Par contre et en aucun cas, je n’accepeterais le jugement ou l’intolerance d’autrui voir l’ingerance telle que tu l’as vecu face a  » l’impolitesse de cette ex-copine »

    Bizarrement apres avoir ete enfant, et dans un autre pays, entouree de beaucoup d’amis issus de familles nombreuses qui aspiraient tous a etre enfant unique, je soupconne volontairement mon pere d’avoir choisi des etablissements scolaires de renom mais qui accueillaient de nombreuses fratries de bas niveau socio-economique afin que l’on se rendent compte de notre chance mon frere et moi :-). J’ai du coup cotoyer a mon entree a l’universite de plus en plus d’enfants uniques : ils representent bien plus que la moitie de mes amis, ces personnes sont les plus solidaires , les plus a l’ecoute, les plus genereuses que je connaisse et j’en viens du coup a mon dernier point

    Je disais que cette photo m’avait interpellee car justement cette generosite et cette solidarite est en train de faire emerge un magnifique projet. Beaucoup d’enfants dans ce monde de dingues, il faut le dire, sont orphelins, abandonnes, ou tout simplement exploites, j’ai donc decide de creer un projet de scloarisation et de parrainage reserve exclusivement aux filles dans le sud de l’Inde afin de les sortir du systeme des mariages forces et du travail agricole, ce projet permettra pour certaines l’acces a l’universite et pour d’autres a l’apprentissage professionnel.
    J’espere vivement que cette annee garantisse l’aboutissement de ce beau projet, et je m’excuse par avance Helene pour ce tres long commentaire.

  96. #96 Stef sur son petit nuage le 22 janvier 2014 à 21 h 10 min

    Bonsoir et merci pour ce beau témoignage, qui m’a fait comprendre que la liberté de vivre comme on veut dans ce monde , qu’on dit si moderne, n’est pas si facile. On n’a jamais tant parlé de respect de vie privée que maintenant et pourtant, certaines personnes s’entêtent à se mêler de la vie des autres…Je trouve ça déplorable. Et le pire, c’est qu’elles ont leur point de vue sur ta vie, quoiqu’il se passe. Moi, j’ai des commentaires vraiment méchants et blessants parce que j’ai 2 garçons. C’est du genre « 2 garçons???!!! ça ne doit pas être facile tous les jours!!!! », « Pourquoi vous n’essayez pas un 3ème pour avoir la chance d’avoir une fille? », « ça doit de faire plaisir d’acheter des cadeaux de filles pour les autres », « Alors, vous la faites quand, la petite soeur? »… J’aime mes fils, je ne veux pas de 3eme enfant, je suis contente de ma vie comme ça. Et c’est le plus important: d’être heureux et en phase avec la vie que l’on a choisie, restez fort et serein avec soi-même, écouter surtout les gens que l’on aime et qui nous aiment pour ne pas être touchés par ce qui est négatif. Je te souhaite plein de belles choses à toi et à ta famille.

  97. #97 Joëlle Mahé le 22 janvier 2014 à 21 h 22 min

    J’aime bien les  »sujets qui fachent  »comme ce témoignage de l’enfant unique ,ou pas d’enfants ou au contraire beaucoup d’enfants.Personnellement je suis née en 1965 à une époque ou les familles nombreuses étaient monnaie courrante et moi première marginalité je suis une  »fille de vieux »entendez mes parents m’ont eu à 35 et 40 ans ,ma mere m’a élévée seule la plupart du temps et quand j’ai eu 10 ans mes parents ont divorcés.Donc à l’époque, quasis la seule de l’école primaire à connaitre cette sorte d’exclusivité et qui plus est fille unique et très esseulée.Ma mère ,une carrièriste ambitieuse et redoutable me détenait enfermée dans notre appartement au 14 eme étage avec mes livres et mes travaux manuels et point de copines ni de cousines.Du coup mes 18 ans sonnant un mardi ,j’ai fuis le samedi ,je pouvais me le permettre car je travaillais depuis mes 15 ans dans la coiffure(la honte de la famille dailleurs,considérant ce métier comme minable).Je peux te dire que j’ai vécu une jeunesse extrahordinaire de fiesta en tout genre (les années 80…..)et là, nouvelle marginalite a 21 ans je fais un bébé toute seule que j’élève ainsi jusqu’a ses huit ans et je rencontre le grand amour à 30 ans avec un jeune homme de…24 ans.A l’époque les cougards n’éxistaient pas ,du coup j’ai eu droit à mon lot de réflexions sur mon  »gigolot »je me marie et entre 32 et 35 ans je fais 3 enfants coup sur coup ,là je deviens la  »pondeuse  » du quartier ,ensuite à quarante ans je fais le 5 eme ,petit dernier .J’aurai pu cesser là le coté je me distingue des autres mais non à 45 ans je monte mon entreprise et je me met a bosser 55 heures par semaine ce qui fait de moi une mère indigne.Aujourd’hui j’ai 48 ans ,18 ans de bonheur avec mon petit jeune de 42 ans (chauve et tout grisonnant aujourd’hui) et cinq très beaux enfants de 25 ,15,14,13 et 7 ans .MORALITE?????fais donc comme ton coeur te le dis et choisis ce que la vie te propose; quelque soit ton choix ton enfant te repprochera toujours quelque chose et ton voisin trouvera toujours un truc qui le dérange …..Bizz Joelle

  98. #98 Andrea le 22 janvier 2014 à 21 h 23 min

    Je suis fille unique et cela m’a permis d’avoir une relation avec mes parents qui est unique et surtout que les autres ne pouvaient pas avoir et surtout pas comprendre. J’ai appris à vivre avec et en grandissant cela n’était pas un problème. Mes parents étaient très présents et je n’es jamais ressenti d’absence , je pense que c’est une question d’habitude, j’ai toujours réussi à trouver des jeux ou il était possible de jouer seul. Aujourd’hui je ne peux pas imaginer que cela aurait pu se passer autrement. Je trouve que comparé aux autres membres de ma famille qui ne sont pas dans la même situation que moi, j’ai un sens de la famille et une complicité beaucoup plus importante avec mes parents. Néanmoins il est vrai que encore aujourd’hui (ayant 20 ans) je reste encore très proche de mes parents préférant passer mon samedi soir à leur côté plutôt qu’aller danser…Cela choc mes amis mais encore une fois je trouve que la société à créée des codes bien trop ancrés dans les moeurs et que la différence est souvent mal interprétée,accepter et que les gens ne peuvent s’empêcher de prononcer des jugements parfois désobligeants si les personnes autour d’eux ne respectent pas leur vision de la société. Je commence à avoir l’habitude des stéréotypes ou l’on assimile l’enfant unique à un enfants gâté et je m’en amuse assez souvent afin de mettre rapidement fin à une conversation déplaisante.Je reste fidèle à mes principes et mes convictions si elles ne plaisent pas aux autres ce n’est pas grave, ils ne sont pas obligés de les appliquer. Chacun sa vision de la famille et du bonheur!

  99. #99 poupoufette le 22 janvier 2014 à 21 h 26 min

    Merci pour ton témoignage que j’ai trouvé très intéressant! Tu trouveras toujours des gens (proches ou moins proches) qui te feront culpabiliser concernant tes choix de vie. Il faut être solide et avoir bien mûri ses décisions pour ne pas se laisser déstabiliser. Pendant mes études, j’ai eu droit à de nombreuses remarques désobligeantes pendant mes grossesse. C’était un peu l’inverse de toi. J’ai souvent eu droit à « encore! :((( » Et pire, quand je me suis arrêtée de travailler pendant trois ans pour m’occuper d’eux (trois années bénies!). Certains te renvoient une telle image négative des femmes au foyer!!! Ne pas travailler après des études: c’est ridicule, les enfants c’est quand même pas très intéressant, etc… Tes choix ne plaisent pas à certaines personnes qui ne se gênent pas pour te le dire car elles sont destabilisées: elles essaient de te culpabiliser: tu travailles trop pour certains, pas assez pour d’autres… J’essaie de me sentir en harmonie avec moi-même et de me fixer des priorités, de définir ce qui me/nous fait du bien. On n’est pas toujours subtile dans les conversations… Merci pour tes remarques, qui vont me rendre plus vigilantes sur ma façon d’aborder les autres, j’en suis sûre!!!

  100. #100 Val From Belgium le 22 janvier 2014 à 22 h 10 min

    Bonjour tout le monde,
    Quel beau texte… Un peu difficile pour moi de débuter ce commentaire… Pas mal de choses se bousculent dans ma tête en ce moment… Je suis fille unique, j’ai 35 ans, et actuellement, je dois faire face à la vieillesse de ma mère qui a 80 ans… Je suis en effet arrivée « sur le tard », mes parents ayant perdu un fils dans un accident de voiture… le frère que je n’ai jamais connu, et qui peut-être me manque tant aujourd’hui.
    Et seule, c’est difficile, tellement difficile… J’aurais tellement aimé avoir un frère ou une sœur pour ne pas devoir vivre ces moments seules…(mon papa est décédé il y a 8 ans).
    Pourtant mon enfance, je l’ai plutôt bien vécue, j’ai forcément été pas mal gâtée et on m’enviait parfois à l’école de ne pas avoir de frère ou de sœur… J’étais fière d’être fille unique ! Comme cela me manque à présent… C’est parfois contradictoire car j’apprécie mon indépendance, mes moments « seules », là tout est différent.
    J’aimerais tellement être épaulée, soutenue, aidée dans des décisions par ce frère ou cette sœur… mais hélas, je suis seule, seule à devoir gérer au mieux la vieillesse qui s’installe. Quelques cousines sont là bien entendu, mais ce n’est pas pareil.
    Et moi, même si ce n’est pas toujours aisé à assumer, le désir d’être mère à mon tour, je ne l’ai pas… Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas… Mais cela, c’est un autre débat :-)
    Gros bisous à vous toutes et tous et encore merci à toi Johanna pour ce partage…

  101. #101 Frivole, vous avez dit frivole? le 22 janvier 2014 à 22 h 20 min

    Joëlle Mahé: Tu es la preuve vivante que rien n’est écrit et que si nos choix peuvent surprendre, ils mènent heureusement très souvent à de grandes réussites! Bravo pour ton parcours en tout cas.

  102. #102 Vivelemascara le 22 janvier 2014 à 22 h 29 min

    Tu sais on ne fiche pas souvent la paix aux femmes dans cette société, tout juste si tu as fait 2 enfants une fille et un garçon avec 24 mois d’écart… En dehors de ce créneau assez restreint… T’as un défaut de fabrication. Le pire étant celles qui ne veulent pas d’enfants (à brûler au bûcher) et pas loin derrière celles qui n’en veulent qu’un…

    Je n’ai qu’une fille, à moitié par choix, je suis une « infertile » suite à des problèmes divers et après des années d’attente la naissance de ma fille et 2 fausses couches on a renoncé. Ça a été la décision la plus compliquée mais aujourd’hui la plus assumée. Je suis très heureuse comme nous sommes aujourd’hui tous les 3 et comme tu dis les enfants uniques ne sont pas des asociaux égoïstes. Mais j’en ai essuyés des tas de commentaires sur les femmes qui avaient eu le courage de faire des FIV, d’essayer pendant 15 ans, de faire 4 enfants, à 45 ans… Je me suis sentie tour à tour lâche, égoïste, nulle,… Aujourd’hui j’assume et je ne me justifie plus.

  103. #103 Delfe le 22 janvier 2014 à 22 h 40 min

    Bonjour Johanna,

    Je suis une fille unique aussi de 29 ans… Et pour couronner le tout, j’ai été adoptée et suis arrivée en belgique quand j’avais 3 mois et demi.
    J’ai souvent été victime des stéréotypes… À cause du fait que je sois enfant unique et adoptée en plus! La fille pourrie gâtée…
    Oui j’ai été gâtée. Mais je ne parle pas que du matériel.
    J’ai été gâtée d’être « tombée » chez des parents extraordinaires.
    J’ai été gâtée de recevoir tant d’amour de mes parents.
    Je ne regretterai jamais d’être fille unique.
    Si je dois avoir un enfant (je n’ai pas la fibre maternelle) ça serait un seul aussi. Pour qu’il ait la chance d’avoir vécu ce que j’ai vécu. Mon compagnon est enfant unique aussi.
    Le point difficile c’est que j’ai perdu ma maman en août dernier et ça, c’est difficile… Car je dois me raccrocher dans ma peine plutôt seule… De peur de fragiliser mon papa qui souffre énormément.
    Je me dis que si j’avais eu un frère ou une sœur, alors là on aurait été à deux pour soutenir davantage mon papa….
    Mais à côté de ça, l’enfant unique est une jolie expérience.
    Je ne regretterai jamais rien, sauf à la vie d’avoir retiré ma maman trop vite !
    En tout cas, très joli témoignage de ta part, Johanna.
    Bisous à Hélène ;)

  104. #104 Ana choo le 22 janvier 2014 à 22 h 59 min

    Bonsoir, je trouve ce sujet très inintéressant.
    J’ai 29 ans (+4 bientôt mais je reste sur 29 j’aime bien), bref, je vie seule, je suis avec mon ami depuis plus de 10 ans mais pas envie de vivre avec (pas parce que c’est lui mais parce que j’aime vivre seule), je ne veux pas d’enfant, je ne les déteste pas mais je n’en veux pas, je ne suis pas « gaga » devant un nourrisson, la magie de la femme enceinte épanouie … je ne trouve pas ça magique, j’ai toujours dit si j’avais un enfant un jour je n’en aurais qu’un & il faudra vraiment trouver les arguments pour me convaincre.
    Bref, si vous saviez le nombre de chose horrible que l’on me dit parce que je ne suis pas dans « la » norme !!!
    Je ne critique pas les gens qui ont 5 enfants (ils font de qu’ils veulent) ni ceux qui en ont 2 d’ailleurs.
    Ce que je trouve dommage c’est qu’aujourd’hui hui on nous analyse, on nous observe, on essaye de nous convaincre que notre choix n’est pas « normal », que c’est parce qu’on a pas trouvé la bonne personne, que c’est dégueulasse car il y a des femmes qui veulent des enfants mais elles elles ne peuvent pas, que je suis égoïste ….
    Alors Johanna je te comprends, même si moi je n’ai pas d’enfant, je veux juste dire laissez vivre les gens comme ils veulent arrêtons de vouloir diriger la vie des autres !!!
    J’aime le rose mais je concois que ca ne plaise pas à tout le monde cette couleur, & bien là c’est pareil chacun ca vie du moment que nous ne faisons souffrir personne.
    Bonne soirée, Ana

  105. #105 Juju d’orange le 23 janvier 2014 à 0 h 11 min

    Cet article est vraiment intéressant et les commentaires le sont encore plus ! J’ai pris le temps de les lire et je vois que les avis divergent.
    Pour ma part et pour ce qui est de mon statut de  » mère  » je ne m’estime pas en âge d’avoir des enfants (24ans) et je me sens trop égoïste pour en avoir. J’ai un énorme besoin d’indépendance et de liberté dans ma vie et j’aurai trop peur de faire un baby blues ou de considérer mon enfant comme une prison…
    Ce qui est vraiment étonnant c’est de parfois me surprendre à dire  » je ferai comme ci ou comme ça quand j’aurai un gamin », ou encore à trouver les enfants des autres adorables. Peut être qu’un jour mon instinct de mère se réveillera et que je voudrais des enfants. Mais ce jour n’est pas arrivé.

    Je suis enfant unique et j’ai entendu beaucoup de clichés comme  » ah oui ? Tu faisais des caprices étant petite? Tu avais un sale caractère à l’adolescence? Tu as eu un ordinateur à noel ? Mais c’est normal, t’es fille unique « , comme si c’était un fléau. Alors oui, j’ai eu une période « rebelle » (et encore, quand je vois les jeunes d’aujourd’hui, ma rebellion etait vraiment minime :)), mais comme tous les adolescent je crois?
    Aujourd’hui je m’entend vraiment très bien avec mes parents et suis même très proche d’eux, ils m’encouragent à faire les choses dont j’ai envie, car eux ont justement vécu le problème dont certains parlent de devoir s’occuper de parents agés envahissant. Ils me disent toujours qu’ils veulent m’éviter cette contrainte. Le futur nous le diras..

    Pour ma part je suis très heureuse d’avoir été enfant unique, en partie pour les même raisons que Johanna: mes parents ont pu me financer mes études dont une partie d’entre elles à l’étranger, une chance que je n’aurai pas eu si nous avions été deux ou trois.
    Je n’ai jamais vraiment souffert de solitude, j’étais heureuse d’avoir des amis avec qui jouer à l’école pendant la journée, puis j’étais contente de pouvoir me retrouver tranquille seule à la maison le soir pouvoir jouer avec mes petites voitures et mes playmobiles sans que personne m’impose une histoire ou une règle de jeu, je pouvais imaginer tout ce que je voulais, et je n’ai pas ressenti le besoin d’avoir quelqu’un d’autre à la maison.
    Je crois me souvenir avoir dit à ma mère que je voulais un grand frère quand j’avais 13-14 ans, car je voulais qu’il me présente ses copains^^mais ça n’a pas duré longtemps.

    Aujourd’hui, paradoxalement, j’aime avoir beaucoup de contacts humains, j’aime énormément partager et donner de moi même aux gens que j’aime, rendre les gens heureux! Mais j’aime aussi mon indépendance et pouvoir me retrouver seule avec moi même parfois.

    Je remercie mes parents pour tout car j’arrive toujours à avoir une pensée positive et à avancer même dans les périodes de  » mou ». En revanche, je pense que lorsque le moment viendra pour moi de les perdre, ce sera simplement LA pire épreuve de ma vie. Je sais que ça arrivera un jour et que ce jour là je ne serai jamais prête. Je suis très proche d’eux et il y aura sans aucun doute un vide énorme dans ma vie. Jespère pouvoir compter sur mes amis car je n’aurai personne d’autre de la famille pour m’aider.

    Pour finir sur une note joyeuse, je pense que chacun peut trouver son équilibre, j’ai été fille unique mais si j’avais eu un frère ou une soeur j’aurai peut être évolué différemment sans pour autant être malheureuse! A chaque famille son équilibre :)

  106. #106 MissBlackLine le 23 janvier 2014 à 0 h 17 min

    ton article est vraiment bien fait et comme on dit il faut que chacun fasse comme il veut sans pression de la société ou de la famille … je suis fille unique et ma fille l’est aussi (un choix de mes parents et pour moi pas vraiment un choix mais c’est la vie)… j’ai pas souffert d’être enfant unique, au final j’en suis plutôt contente ^^ je n’ai pas été ultra gatée ou trop couvée et j’ai fait de mm pour ma fille… une vie d’enfant simplement sans en faire de trop !
    et ma foi ma fille qui a 12 ans ne nous a pas demandé de petit frère ou soeur depuis des années lol

  107. #107 Titi le 23 janvier 2014 à 0 h 43 min

    Moi perso j’ai choisi de ne pas en avoir… Je ne me voyais pas le porter déjà, encore moins l’élever… J’avais peur de ne pouvoir subvenir, à tout moment, à ses besoins (essentiels, et les accessoires également)…
    En vieillissant je me suis dis, pourquoi ne pas adopter, y en a plein des malheureux… Et les circonstances de la vie ont fait que cela ne c’est pas fait… Parfois je me demande ce que serait ma vie avec un enfant, et je repense aux moments de galère, je me dis que heureusement qu’il n’y avait pas un bout de chou, et je continue ma vie…
    Par contre c’est sûr qu’il faut assumer ses choix, et ne pas se laisser se marcher sur les pieds par celles et ceux qui veulent à tout prix imposer leur pensée unique !
    Je suis sûre que Raphaël est bien et que vous faites tout ce que vous pouvez pour qu’il évolue le mieux possible, on voit que votre démarche est réfléchie !

  108. #108 nananif le 23 janvier 2014 à 1 h 03 min

    Dorothée: Attention le message qui va suivre est totalement hors sujet…. (sorry!!) Je suis également hypersomniaque (en langage courant : « grosse fainéante t’as pas honte de dormir jusqu’à 14h ») et c’est pour moi une réelle souffrance (je t’épargne les détails tu les connais déjà…). Tu parles pourtant de ta maladie au passé ? Puis-je te demander comment tu as fait pour t’en sortir étant donné qu’il n’y a pas de traitement curatif selon mes médecins ? Merci mille fois pour ton aide !
    et pour en revenir au sujet, j’appréhende énormément la maternité à cause de cette maladie. C’est vrai, comment s’occuper d’un enfant quand on dort 16h par nuit et que même pour une question de vie ou de mort on ne peut se réveiller plus tôt ????

  109. #109 Angel le 23 janvier 2014 à 8 h 38 min

    Merci à Johanna pour ce témoignage, et merci à Hélène de nous le faire partager. Je n’ai pas pu lire tous les post mais j’ai quand même pu constater que nombreuses sont celles qui se sont retrouvé dans ton témoignage. C’est tellement vrai ce que tu dis! Ou s’arrêtera la bêtise des gens? On se le demande! Pour ma part le cas est un peu différent. Voici les grandes lignes: J’ai une fille de presque 10 ans que j’ai eu avec mon ex (nous n’étions pas marié ). Quelques mois après sa naissance: séparation. je me suis alors rapproche de ma famille géographiquement. Dans mon nouveau job j’ai rencontré mon mari qui était célibataire sans enfants. Il a pris soin aussitôt de ma fille comme si c’était son propre enfant. Et puis me voilà enceinte. Nous avons donc eu un garçon, qui a 7 ans. Dans la famille de mon mari on n’arrêtait pas de nous dire: alors c’est pour quand le 3ème??? C’était soûlant! D’autant plus que mon mari et moi étions d’accord sur le fait que nous n’en voulions plus! Même s’il n’est pas le père biologique de ma fille c’est lui qui l’élève . (Son père la voyant 2 ou 3 fois par an, quand ça l’arrange). Sa famille à insisté et insisté jusqu’au jour ou mon mari a dit stop. Ça a eu plus d’impact venant de lui visiblement! Depuis ils ont cessé de réclamer un autre enfant! Et c’est tant mieux. Dans ma famille on ne nous a jamais pris le chou avec ça. Peut être parce que nous étions 4 filles à la maison (je suis la 2ème). Chacune de mes sœurs a d’ailleurs 2 enfants.
    Courage Johanna! Ils vont bien finir par s’arrêter !!! C’est votre choix, pas le leur. On ne fait pas un enfant pour faire plaisir à la familleou aux autres. Si vous êtes heureux comme ça, pourquoi changer? Vous êtes d’accord tous les 2. C’est le principal. Soyez heureux a 3.

  110. #110 Hélène le 23 janvier 2014 à 10 h 12 min

    pâte à crêpe: c’est fou hein, comme les gens ne supportent pas qu’on change d’avis ;-) Ca m’a toujours étonnée.

    Umi&co: je n’ai jamais ressenti ce désir non plus. Jamais. Et je crois, comme tu dis, qu’on peut naître ainsi (notamment pour le besoin d’autonomie et d’indépendance), tout n’est pas forcément façonné par ce qu’on vit.

    Maryzka: bravo pour ton projet, je parraine moi-même une petite fille depuis 8ans (mais dans le nord de l’Inde ;-) (mais en effet la photo ci-dessus a été prise à Tanjore).

    Val From Belgium: Delfe: je vous envoie à toutes les deux des bonnes ondes de force et de courage pour ce que vous traversez !

  111. #111 Johanna le 23 janvier 2014 à 10 h 44 min

    J’ai lu tous vos messages, encore une fois, vraiment intéressant. C’est peut-être idiot, mais je me sens mieux. Parce que je vois que je ne suis pas la seule à affronter des critiques (que ce soit le choix d’avoir un enfant unique, d’avoir une famille nombreuse ou de choisir de ne pas avoir d’enfant du tout) et parce que sur ce blog, les femmes sont ouvertes d’esprit. Et puis aussi, ça peut paraître simple, mais vous êtes d’une grande gentillesse, ça me réchauffe le cœur ! Je sais qu’en plus, si j’ai un coup de moins à ce sujet, je reviendrai lire vos messages, je sais que ça me fera du bien. C’est pas génial, ça ?
    Merci énormément pour tous vos messages et vos encouragements !

  112. #112 Lisa le 23 janvier 2014 à 11 h 48 min

    Bonjour Johanna et bonjour tout le monde,
    Bon alors un grand, non, un immense merci pour ce post !
    Pour moi, la question n’est pas celle de l’enfant unique mais celle des enfants tout court. Mariée depuis 3 ans, 33 ans, si je vous dis que les commentaires des gens sont atroces, vous me croyez ?
    Allez, un petit florilège pour vous donner une idée : « et vous alors, c’est pour quand ? » (ça c’est la question de base, posée 1 fois par semaine minimum, de préférence par le poissonnier, le collègue du 3e étage que tu ne connais pas, la mère de la voisine, etc.) ; « ça ne marche pas, c’est ça ? » ; « la pauuuuvvrrrre, elle n’y arrive pas (euh, c’est quoi cette idée reçue que si ça ne marche pas, ça vient forcément de la femme ?) » ; « dis donc, il faut se dépêcher, tic-tac, tic-ta, tic-tac » (je déteste Alice au pays des merveilles); « non mais les enfants, il ne faut pas attendre d’être prêt, sinon on n’en fait jamais, ahahahah (fille hyper sûre d’elle, jeté de tête en arrière) » ; « ah bon, vous n’avez pas d’enfants ??? » ; « mais, rassurez-moi, vous en voulez ??? » ; « je crois qu’ELLE n’aime pas les enfants », « ELLE NE VEUT PAS d’enfants », « elle en veut mais LUI n’en veut pas, la pauuuuuvvrrrrrrre »…
    Voilà, on en rigole, là, entre nous, mais au quotidien c’est vraiment dur. D’autant plus dur que pour nous, c’est juste un problème de prise de décision et que cela ne nous rend pas service. D’autant plus dur que ces commentaires viennent de femmes qui ont des enfants… La vie est bizarre.
    Bonne journée et merci Hélène pour ton super blog, à la fois léger et profond (la preuve !)

  113. #113 Laure le 23 janvier 2014 à 15 h 48 min

    Merci pour ton témoignage Johanna, je dois dire que je m’y retrouve également.
    J’ai 29 ans et 1 enfant, avant d’avoir mon fils je voulais en avoir au moins 2, et auj je suis très bien comme ça avec lui, je n’ai pas l’envie de me relancer dans « l’aventure », les nuits sans dormir, et sans parler de l’accouchement qui ne m’a pas du tout laissé un bon souvenir.
    Je suis étonnée de n’avoir pas lu de commentaires sur des personnes qui sont dans mon cas (bien que je n’ai pas lu tous les commentaires): il faut dire aussi que je suis auj séparée de mon compagnon donc forcément je n’ai pas vraiment le choix du 2e enfant. Mais en fait meme si j’avais encore été en couple je ne pense pas que j’aurai fait un 2e, pour toutes les raisons décrites par vous toutes.
    Alors moi aussi j’ai un seul gros doute, c’est la solitude de mon fils quand il verra ses parents vieillir. J’ai perdu ma maman l’année dernière et j’ai eu la chance de pouvoir vivre ça avec mon frère, qui a été pour moi d’une aide immense. DOnc j’espère que mon fils saura trouver la force nécessaire et s’entourer des bon soutiens.
    Voilà mon témoignage :)
    Bonne journée à toutes

  114. #114 lilo2 le 23 janvier 2014 à 18 h 46 min

    Je n’ai pas pu lire les 120 commentaires mais je suis,comme beaucoup je crois, un peu concernée par cette question : je suis fille unique (j’ai 40 ans) et j’ai une fille unique (qui va avoir 14 ans). Cela est parfois un problème pour les autres en effet, mais comme à propos de beaucoup d’autres sujets lorsqu’il s’agit de juger des choix de vie de chacun…
    Moi aussi j’ai très souvent entendu « à quand le 2eme ? » mais cette question ne m’a jamais gêné. Ce qui m’a davantage dérangé, c’est plutôt des remarques comme « avec un enfant unique, on est pas une famille… », ou encore « un enfant unique devient une personne égoïste » (la preuve, je passe 8 heures par jour au service des autres…!). En général, je demande à mon interlocuteur pourquoi il pense de cette façon. Cela permet souvent de démonter les idées préconçues … (moi, je fais ça parce que je suis patiente ;-) … mais tu peux tout à fait décider de ne même pas répondre evidemment). Ce qui est important c’est que tu te sentes bien dans ce choix.
    Ceci dit, comme certains l’ont dit, être enfant unique me pose maintenant plus de souci depuis que j’ai pris conscience que mes parents vieillissent. Je me sens parfois seule à ce sujet et je me dis que ma fille le sera également … C’est ce qui me parait le plus difficile à vivre en tant qu’enfant unique. Voilà, je ne pouvais qu’apporter ma contribution à cet échange !

  115. #115 Aurélie le 23 janvier 2014 à 20 h 11 min

    Mon message va être court mais simple : je suis enfant unique et j’ai des parents geniaux. Quoi de plus ?

  116. #116 amely1911 le 23 janvier 2014 à 20 h 54 min

    brownie: merci pour ton témoignagepâte à crêpe: merci également
    Et merci a toi Johanna de te livrer ainsi
    Je me suis mariée en avril dernier et j ai 38 ans!! Alors pensez bien que j ai encore des réflexions, 9 mois apres le mariage, sur « a quand un bebe!? »( soit dit en passant mon mari n a eu que très peu ce genre de questions, serait ce donc une question a poser quasi exclusivement a la femme!!?)
    Nous ne souhaitons pas d enfant et jusqu’à a vendredi dernier je donnais des réponses polies en souriant en disant « plus tard/on est bien ainsi pour l instant…. » mais vendredi mon estethecienne m a pose la question et surtout a « tiquėe » quand je lui ai dit mon âge
    Et la je me suis dit/ et ai dit le soir a mon mari/ que ce serait fini!! C est ma vie, ça ne regarde que notre couple et c est mon corps donc plus jamais je me justifierais désormais je répondrai que non je n en veux pas et si on ne doit pas m apprécier ou me juger ben adios ! :)
    Merci Hélène grâce a ton blog on parle AUSSI de tels sujets, toujours dans une ambiance agréable et respectueuse

  117. #117 Val From Belgium le 23 janvier 2014 à 21 h 31 min

    Hélène: Merci infiniment pour ta gentillesse…

  118. #118 amely1911 le 23 janvier 2014 à 21 h 50 min

    Victoria 26: bonsoir/ je comprends ton point de vue mais pour ma part je garde mon énergie en étant sincère / en plus j ai remarquė qu un mensonge peut t enfoncer plus loin et appeler d autres questions dela part des gens
    Maintenant je suis pour le mensonge si l autre n a pas a connaître la vraie réponse (exemple pas d enfant car je suis stérile et toi, collègue de bureau, tu n as pas a savoir ça)
    Je me dis que chaque situation et personne face a toi étant différentes, il a plusieurs réponses et attitudes a adopter, le principal a mes yeux étant que tu sois respectée et non blessée par les phrases et questions débiles ! :)

  119. #119 Hélène le 23 janvier 2014 à 22 h 12 min

    Val From Belgium: je compatis vraiment.

  120. #120 little-beast le 23 janvier 2014 à 22 h 54 min

    Je te félicite d’avoir posté ce message. Les commentaires suite à ce post sont aussi très intéressants.

    Il a un article récent de Marie la Chic fille au sujet du célibat et de la pression sociale autour de ce statut. http://unechicfille.blogspot.fr/ Je trouve très important de rappeler, sur les blogs ou sur tout autre support, que les normes sont de véritables prisons.

    Il faut vivre comme on le veut, pas comme on le doit !

  121. #121 Ortisse le 24 janvier 2014 à 1 h 09 min

    Je comprends bien les commentaires que tu reçois, ce n’est pas méchant mais d’une lourdeur!!! Moi, j’ai bientôt 35 ans pas de mec (ce n’est pas que je refuse de vivre en couple, c’est juste que je n’ai pas le besoin d’être avec quelqu’un pour me sentir complète et épanouie du coup je ne suis pas en mode « recherche intensive ») et je ne veux pas d’enfant, autant dire que j’ai l’impression, je ne sais pas pourquoi, de heurter les gens au plus haut point avec mon mode de vie.
    Je trouve qu’il n’y a rien de plus désagréable que de simple connaissance, ou des quasi-inconnus qui se mêlent de ta vie pour te saouler avec leurs points de vue. Les « non mais si tu attends le prince charmant… » (perso j’attends personne mais si quelqu’un doit venir autant qu’il me plaise, non?) ou «  »Comment ça tu ne veux pas d’enfants, Tu vas finir ta vie toute seule!!! » (oui et alors? Je ne vais pas faire un enfant juste pour me tenir compagnie, si? Dans ce cas là je prendrai un chat!!!). Non mais sérieux qu’est ce que ça peut bien leur foutre nos choix de vie???? Je ne les empêche pas moi d’être casées avec des marmots. Et juste comme ça, je n’ai rien contre les enfants je les retrouve tous les jours au travail avec grand plaisir (pour la plupart ^^) sauf que le soir j’aime bien les rendre à leurs parents!

    Merci pour le témoignage, je constate donc que même quand on a un enfant on est quand même soumis aux jugements des autres, c’est donc sans fin…

  122. #122 Clotilde le 24 janvier 2014 à 7 h 53 min

    Bonjour Johanna,
    Votre message m’a profondément interpellée. Je suis l’aînée d’une famille de 5 enfants, en 5 ans, (très important) : mes parents ne disaient jamais « nous avons 5 enfants » mais « nous avons 5 enfants en 5 ans ». Jusqu’à l’âge de 15 ans, je n’en voulais pas et ne voulais même pas envisager de me marier ou de vivre en couple. A présent, j’ai trois grands garçons, que j’ai élevés assez indépendamment les uns des autres, avec leurs propres souhaits, leurs personnalités. Ce n’est pas simplement une fratrie, ce sont des individualités. Ils ne font pas tous le même sport, les mêmes études ou le même instrument de musique. J’ai souvent entendu dans ma famille « un frère ou une sœur c’est un cadeau pour les enfants » et bien non. Ce que veulent les enfants, c’est l’attention de leurs parents, vivre dans un environnement porteur, riche d’éveil et de contacts. Et je crois que c’est tout ce que vous offrez à votre petit garçon. Alors tout va pour le mieux et ne vous justifiez surtout plus. Votre vie vous appartient.
    Bien à vous,

  123. #123 Hélène le 24 janvier 2014 à 9 h 13 min

    little-beast: merci beaucoup pour le lien !

  124. #124 Audrey65 le 24 janvier 2014 à 9 h 47 min

    Bonjour Johanna,

    je suis fille unique et heureuse! Je n’ai jamais souffert de solitude, avoir des frères et sœurs ne m’a pas manqué. Pour couronner le tout, je ne souhaite qu’UN enfant aussi!

    Mes parents ont subi les remarques désobligeantes de nombreuses années. Un enfant c’est rien, vous le regretterez, vous allez en faire un monstre d’égoïsme, elle finira droguée et prostituée si vous la gâtez trop…. et j’en passe.
    Ces mêmes mauvaises langues ont besoin de leurs enfants à l’heure actuelle, mais aucun ne répond présent!

    Pour la problématique de la fin de vie, mes parents ont prévu une assurance pour leurs vieux jours tout simplement. Et souvent dans les fratries se sont toujours les mêmes qui s’occupent des parents. Il y a des démissionnaires , cela engendre souvent des rancœurs avec des scissions au sein des familles. Ce n’est pas mieux!

    Les individus ne supportent pas quand les autres ne les singent pas. Il faut renter dans le moule, sinon tu agis de façon inappropriée, égoïste, anormale…un enfant, deux enfants, trois enfants, quatre enfants peu importe…. vive la liberté de chacun.

  125. #125 Morgane le 24 janvier 2014 à 11 h 14 min

    Johanna,
    Je m’appelle Morgane, j’ai 24 ans et je suis une enfant unique. Si tu savais les critiques, reproches et autres que j’ai entendu tout au long de ma vie. Les idées préconçues comme quoi j’ai du être pourri gâtée, que je ne dois sans doute pas savoir partager. La pire critique de toutes : un con est partie du constat qu’étant fille unique, je ne devais pas avoir le sens de la famille. Crois bien que oui, ça fait du mal d’entendre de telles choses donc je conçois amplement que tu aies pu te brouiller avec une de tes amies à ce propos. Cependant, une chose est sûre, tu n’as pas à justifier de ton choix. Cette décision est la tienne et celle de ton compagnon. Tu le sais déjà, j’en suis sûre, mais tous les enfants uniques ne souffrent pas de cette situation. Je n’ai jamais voulu de frères ou soeurs (en même temps, c’est un grand frère que j’aurai voulu donc une fois arrivée, c’était trop tard ^^), je m’en suis toujours bien sorti, je suis épanouie et je le vis très bien. Ma seule angoisse, c’est cette « solitude » que je suis sûre de ressentir le jour où mes parents s’éteindront… mais pour le moment, je ne pense pas à cela.
    Je crois que je me suis légèrement égarée… Tout ça pour dire que je comprends que ce chiffre de 3 vous aillent amplement. Mes parents et moi sommes inséparables, encore aujourd’hui, tels les 3 mousquetaires. Je vous souhaite de continuer à vivre dans une belle complicité et de partager des moments forts et bien à vous. Morgane

  126. #126 Lisa le 24 janvier 2014 à 14 h 19 min

    little-beast: En effet, le post de Marie a été aussi très largement commenté et les commentaires rejoignent ce qui se dit ici. C’est vraiment très intéressant à lire. Et c’est vraiment important de pouvoir aborder ce genre de questions sur les blogs car notre entourage n’est pas toujours représentatif de nos choix. Bref, on se sent moins seuls :)

  127. #127 Moon le 24 janvier 2014 à 17 h 06 min

    Maï: Je suis aussi fille unique et j’adore ça ! Depuis toute petite j’ai eu une relation vraiment exceptionnelle avec mes parents (je suis née après un long combat de 20 ans!!), si j’avais eu des frères et soeurs je n’aurais jamais pu partager tout cela avec eux. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu connaître ça. Je n’ai jamais été pourrie gâtée, et d’ailleurs tout le monde dit maintenant à ma mère « t’en as qu’une mais tu l’as bien peaufinée, pas comme nous !! », comme quoi les clichés hein…Puis niveau solitude etc c’est du pipeau, je ne me suis jamais ennuyée…
    Il y a quelques années mon papa est décédé, c’était dur, extrêmement dur, mais si j’avais un frère ou une soeur ça n’aurait rien changé à ma peine..ni à celle de ma mère d’ailleurs. Donc rassure toi, ce que tu ressentiras à ce moment là (et je te souhaite dans très longtemps) n’auras rien à voir avec le fait que tu es fille unique.

  128. #128 Hélène le 24 janvier 2014 à 20 h 25 min

    Moon: merci pour ce que tu dis à propos de la perte de ton papa (et je t’envoie toute mon empathie pour ça), donc gérable en tant qu’enfant unique.

    Mille mercis à toute pour vos commentaires tellement enrichissants et intéressants !!
    Jamais je n’aurais cru que les enfants uniques souffraient d’ostracisme, au même titre que les femmes qui ne veulent pas d’enfants ( = moi ;- ), donc dieu sait que je comprends et que je suis en empathie avec vous (désolée pour le doublon sur le mot « empathie », mais il n’existe pas de synonyme ;-).

  129. #129 Lili Touraine le 25 janvier 2014 à 1 h 14 min

    Je suis très émue de tout ce que je viens de lire, les idées se bousculent…
    En couple depuis 5 ans, 30 ans, zhomme 34 ans, nous sommes en grand questionnement à la maison en ce moment. J’ai une maladie génétique assez invalidante (myopathie), et nous nous renseignons sur la transmission et le retentissement d’une grossesse sur ma santé auprès des médecins. Nous savons d’ors et déjà que nous n’aurons pas toutes les réponses à nos questions mais l’idée est de rassembler le maximum d’informations, de réfléchir (quels risques sommes-nous prêts à prendre) et de prendre une décision sur un éventuel projet enfant. Nous n’arrivons pas d’ailleurs à faire comprendre que nous n’avons pas de projet de parentalité pour le moment.
    J’en viens aux faits. Dans mes nombreux questionnements, étant donné la situation, autant dire qu’on ne se projette pas dans une famille nombreuse. Vos commentaires sur la place de l’enfant unique ont dédramatisé mes craintes et je vous en remercie.
    Moi-même ayant été unique (choix de mes parents suite à la découverte de ma maladie) je n’ai pas souffert de cette situation. J’ai toujours eu des amis, j’ai également une cousine avec peu d’écart dont je suis extrêmement proche, donc pas de souvenir de solitude.
    Puis mes parents ont divorcé, ma mère a rencontré une autre personne qui avait deux enfants d’une précédente union. Mais ça m’amène à pousser un coup de gueule (oui j’aime bien !) Je les appelle en société « mes demi-frères ». Des gens bien avisés font semblant de ne pas comprendre puisque nous n’avons pas de parent biologique en commun. Il n’y a pas de terme dans le dictionnaire pour les nommer. Je leur répond que ce ne sont ni mes voisins, ni mes cousins. Tout ça pour dire que si notre filiation/relation n’est pas nommée dans un dictionnaire, elle est bien présente. Effectivement, eux d’eux ont un lien (puisqu’ils en ont un) que nous n’aurons jamais ensemble mais ça ne veut pas dire que c’est le néant. De la même manière, le mari de ma mère (leur père) ne sera jamais mon père, mais nous avons un lien très fort.
    Bref qu’il est difficile de faire des généralités, contrairement aux clichés que nous impose la société, il y a des enfants uniques épanouis et des fratries désunies. On peut également se créer une famille. Que c’est fatiguant d’être différent. Mais vaut mieux assumer ses choix, c’est peut-être ça être adulte.

  130. #130 Hélène le 25 janvier 2014 à 11 h 54 min

    Lili Touraine: ça me parle ce que tu dis sur ta famille recomposée, je vis la même chose avec ma belle-mère (la femme de mon père) que j’adore, et ses enfants avec qui j’ai une relation particulière, entre l’amitié et la fratrie, c’est très intéressant (moi j’appelle ses filles mes belles-soeurs, puisque ce sont les filles de ma belle-mère ;-).

  131. #131 MissBlackLine le 25 janvier 2014 à 12 h 50 min

    Maï: c’est un sujet très angoissant pour moi aussi, je n’imagine pas la vie sans mes parents (je pense comme tout enfant qui aime les siens qu’il soit unique ou pas) et plus particulièrement sans mon père (c’est un sujet que ne n’aborde jamais à vrai dire), j’aime mes deux parents hein je précise (on vit dans le mm immeuble). Je pense que l’on devra faire comme la plupart de gens et avancer car c’est la vie … la perte de quasi tous mes grands parents n’a pas été très facile et c’est là qu’on avance aussi et qu’on apprend à gérer les choses…

  132. #132 Laureen et son Coquelicot le 25 janvier 2014 à 16 h 58 min

    Post hyper intéressant, j’ai adoré lire l’histoire de Johanna ainsi que les commentaires de chacun et chacune!
    Je n’ai que 23 ans, aucun enfant, et donc peu d’expérience sur le sujet.
    Avec mon amie, on se pose ces derniers temps quelques questions au sujet de la maternité. Pour l’instant, l’envie d’avoir un enfant ne se fait pas ressentir, mais justement « Est c’qu’un jour on en aura envie? » « Si oui, combien? » « Un seul? Est c’que ce n’est pas égoiste? » « Deux, trois? Est ce qu’on en a vraiment envie? »
    Bref plein de questions se posent.. Je suis de nature à dire « On verra.. », le temps fait souvent bien les choses, et si un jour on en a envie, alors on le fera, sinon ce sera sans..

    On ne se voit pas non plus ne pas en avoir du tout, on voudrait je pense, au fond de nous, au moins une fois connaitre ça. Pour l’instant l’idée ce serait de n’en avoir qu’un seul. Sans avoir trop réfléchi sur le sujet, je m’étais dis « Mais il n’aura pas le sens du partage », « il sera toujours tout seul »… bref un tas de clichés!

    En discutant de tout ça avec mon amie, on s’est très vite rendues compte que ce n’étaient justement que des clichés. Le sens du partage lui sera transmis à l’école, il pourra participer à des clubs/associations sportives ou culturelles et de ce fait rencontrer d’autres gamins. Se faire des copains. Bref, si on le veut vraiment, un enfant unique peut avoir une vie quasi identique que si il avait une fratrie.

    Il est vrai qu’en cas de décès des parents, l’enfant peut se retrouver seul face à ça, mais comme disait Hélène, si on réfléchit à tout ça, on ne fait plus rien.
    J’ai beaucoup lu aussi dans vos commentaires, que vous parliez de « pression sociale » ! Mais complétement, et c’est hallucinant comment les gens veulent et se permettent de contrôler votre vie!
    Dans la tête des français, on se met en ménage, on achète une maison, on se marie, on fait un bébé, et quand il est en âge d’aller à l’école, on DOIT penser au 2e…! C’est la machine infernale, si tu as le malheur de faire un enfant sans t’être marié(e) les anciens pensent que c’est du n’importe quoi.. La débandade!

    Que chacun puisse faire ce qu’il a ENVIE! (et aussi selon ce qu’il peut.. un gamin, c’est un budget aussi!)
    Merci Hélène pour avoir relayer l’histoire de Johanna, c’est hyper enrichissant de partager là-dessus ;-)

  133. #133 Letmedream le 26 janvier 2014 à 19 h 19 min

    Bonjour Hélène, cela fait plusieurs années que je suis ton blog sans jamais avoir pris la parole, mais le témoignage de Johanna et les commentaires m’ont beaucoup émue. Comme c’est intéressant de voir comment les gens appréhendent leur cadre familial.
    On se reconnait dans certains commentaires, on s’imagine la situation dans d’autres. Comment aurait-on grandi ou réagi si notre structure avait été différente? C’est une grande ouverture d’esprit, dans ce monde rempli d’apparences et de masques, qui nous façonne à imaginer que l’herbe est toujours plus verte chez le voisin.
    Je suis fille unique, née après une dizaine de fausses couches. Ma mère a de gros problèmes de santé, après ma naissance elle a dû se faire ligaturer les trompes. Donc autant dire que pour moi, frères et soeurs n’a jamais été une option. Née sur le tard, j’étais la plus jeune de ma famille et j’ai beaucoup souffert de la solitude. En plus, du fait du travail de mon père, j’ai toujours été trimbalée à l’étranger, déménageant tous les 3/4 ans. Donc quand on n’est pas très sociale de nature, ça n’a pas aidé les choses lors de mon enfance. J’ai toujours pensé que tout aurait été plus facile si j’avais eu quelqu’un qui avait partagé cette vie de changements avec moi. J’ai toujours envié mes copines et leur grandes familles. C’est vrai que tout ça m’a énormément développé l’imagination, peut-être trop d’ailleurs, à trop penser on finit par ne plus vivre dans le monde réel.
    Je pense que dans mon cas le syndrome « enfant unique » a été exacerbé, avec plus de stabilité j’aurais tout à fait pu me sentir bien dans ma peau, mais c’est vrai que, surtout sans frères et soeurs, un enfant a besoin de tisser un réseau social, d’avoir des contacts, des amis, des relations, du support autre que ses parents.
    Avec le recul je me rend compte de la chance que j’ai eu, toutes les choses dont j’ai pu profiter mais j’en arrive au même problème que les autres témoignages : gérer seule mes parents qui vieillissent. Ma mère a toujours été malade ce n’est pas une surprise, j’ai souvent été seule avec mon père à l’étranger. Aujourd’hui cela fait 5 ans que j’ai quitté le cocon familial et que je me suis expatriée moi aussi (les chiens ne font pas des chats), mais je n’ai pas osé quitter l’Europe, de peur d’être trop loin si quelque chose se passait. Mais la bonne nouvelle c’est que mon père vient de passer en retraite et est rentré définitivement en France, au près de ma mère. Pour l’instant, je respire :)

  134. #134 Hélène le 26 janvier 2014 à 20 h 07 min

    Letmedream: merci pour ton témoignage ;-)

  135. #135 sandrine le 26 janvier 2014 à 23 h 23 min

    Comme quoi chacun trouve toujours quelque chose à redire aux vies des autres…
    Pour ma part, j’ai 4 enfants et j’attends le cinquième. Le premier enfant, forcément, tout le monde est ravi pour vous. Une petite fille, c’est tellement mignon, une princesse!Deuxième grossesse, normal pour les gens, il faut bien lui « faire » un petit frère ou une petite soeur. Oh ben tiens, encore une fille! Bon ben ça ira quand même hein. Mon mari est militaire, chaque année à l’étranger pour 6 mois sans retour au milieu, plus les stages, les entraînements, les permanences… Je suis infirmière, je bosse en libéral, un weekend sur 2, je lève mon aînée à 5h30 pour la laisser 12h à une nounou (adorable, certes, mais une nounou), je rentre crevée, file le bain et le bib à contre coeur et n’attends qu’une chose, qu’il soit 20h et qu’elle PIONCE… bref, pendant mon congé mater, je décide de privilégier ma famille, d’arrêter de travailler pour m’occuper de mes enfants et de la maison. « Qu’est-ce-que tu fais de tes journées? », « Mais tu t’ennuies pas trop? »…Ahah mais non, troisième grossesse, oula ben vous allez nous faire une équipe de foot dites donc! Enfin un petit garçon, bon cette fois ils vont s’arrêter là quand même! Quatrième grossesse… rhô ben dis donc, « ça existe la pilule hein »… Et maintenant la cinquième… « vous êtes bien des cathos vous », « heureusement qu’y'a les allocs hein! »… « t’as pas le temps de t’occuper de chacun d’entre eux », « ta fille aînée sera la 2eme maman des 4 autres », « vous partez jamais en vacances, les enfants doivent être malheureux », « avez un seul salaire, vous pouvez pas faire plaisir à vos enfants »……
    Alors oui, je suis toute la journée chez moi, non on ne part jamais en vacances, mais les enfants passent l’été dehors et font le tour de la France (grands parents, cousins, amis, scouts…), oui mon petit cinquième mettra les bodys de ses frère et soeurs mais comme eux, il aura quelques vêtements qu’on lui achètera rien que pour lui, oui on va à la messe avec toute la smala le dimanche et on fait la prière agenouillés sous l’icône de la Vierge tous les soirs. Et oui, je perçois des allocations familiales pour mes 4 premiers enfants, comme tous les foyers français. Mais je passe du temps seule à seul avec chacun de mes enfants toutes les semaines, ma fille aînée est chargée comme les 3 autres de m’aider à mettre le couvert ou à mettre le linge dans la machine mais pas plus. Les 4 se trouvent sans arrêt de nouveaux jeux, sont inséparables et tous béats d’admiration les uns des autres ; ils sont absolument ravis de l’arrivée d’un nouveau bébé dans la maison, je leur ai suffisamment expliqué que notre amour pour chacun d’entre eux n’en serait pas amoindri.
    Alors oui, bien évidemment, « un enfant unique heureux vaut mieux que cinq malheureux ». Mais je regrette, cela me blesse. Ce n’est pas non plus parce qu’on a plusieurs enfants qu’ils sont malheureux. Je déteste qu’on « nivelle » les choses en ordre de « c’est pire que », est-ce-qu’on dit à une gamine violée « vaut mieux être violée que tuée »?!
    Mes enfants ne sont pas un oubli de pilule mais un désir profond, ancré et partagé avec mon mari, de fonder une grande famille et de tout faire pour que chacun y trouve sa place et s’y épanouisse. Et je ne pense pas que cela passe par la dernière paire de baskets à la mode ou par 1 semaine à Palavas les Flots tous les étés.
    PS : toutes ces petites remarques au fil des années, je les ai entendues de partout : jeunes sans enfants, grand-mères, mères célibataires, parents de 2 ou 3 enfants, et parents d’enfants uniques aussi ;-) MOI je pense que pour m’épanouir, j’ai eu besoin d’une famille nombreuse, j’adore ma vie de famille et je ne me serais pas vue avec un seul enfant. Mais c’est mon point de vue sur ma vie à moi, pas celle des autres!
    Bref, de toute façon, chacun peut toujours critiquer les choix et les vies de son voisin donc alors qu’on arrête de toujours demander aux autres de tout justifier :-)

  136. #136 Hélène le 27 janvier 2014 à 10 h 25 min

    sandrine: merci aussi à toi pour ton témoignage. En effet les grandes familles ne sont pas forcément des armées miniatures et l’attention et l’amour de chacun y ont leur place.

  137. #137 Maria le 28 janvier 2014 à 1 h 22 min

    Bonjour Hélène, je suis dsl de demander ça mais qui est johanna? Je ne suis pas venue depuis un petit moment sur le blog faute de tps et je me retrouve un peu perdue avec cet article…

  138. #138 Hélène le 28 janvier 2014 à 9 h 57 min

    Maria: c’est la lectrice qui a écrit ce billet ;-)

  139. #139 sowcolat le 28 janvier 2014 à 13 h 02 min

    Ce qui m’énerve c’est que je connais un homme qui a fait le même choix que toi mais à lui on ne lui dit rien… Pourquoi fait-on toujours des reproches aux femmes et pas aux hommes ? Et d’ailleurs pourquoi fait-on des reproches tout court ? C’est ton choix, ta vie, et personne n’est assez grand pour juger tes actes !

  140. #140 Lisa le 28 janvier 2014 à 16 h 23 min

    Mimosa:
    Je suis bien d’accord. Il faut le dire, cela reste un choix égoïste, comme d’autres choix. Aux mamans de l’assumer, tout simplement.
    Un enfant, ne reste pas enfant toute sa vie, il devient un adulte et c’est aussi à cette vie d’adulte qu’il faut penser lorsqu’on l’élève. Petit, il sera heureux d’avoir ses parents rien que pour lui, à ne pas avoir à les partager. Adulte, ceux-ci pourront devenir un poids, surtout pendant la vieillesse évoquée. Faire en sorte qu’il ait des frères, des soeurs, c’est aussi faire en sorte de lui donner l’opportunité de s’appuyer sur une famille toujours présente, malgré la disparition des parents. Certes certaines fratries ne s’entendent pas, mais certaines s’entendent et se soutiennent. Ne préférez-vous pas miser sur celles-là ?!
    Egoïste encore une fois est bien le mot, car en tant que parent d’enfant unique, vous pensez à vous et pas à votre enfant sur la durée de toute sa vie, pas seulement son enfance. Que vous importe ainsi le bonheur de votre enfant quand vous ne serez plus de ce monde par exemple ? Parce que cela arrivera, c’est dans l’ordre des choses. Que vous importe la douleur qu’il pourra ressentir à devoir faire face à deux parents ou la culpabilité, comme d’autres l’ont évoqué ?
    Egoïste, ce n’est pas un jugement. C’est un fait. Il faut arrêter de se voiler la face et de mettre toutes les excuses possibles pour se justifier. Assumez, tout simplement et les gens vous foutront la paix, plutôt que de vous cacher derrière de faux bons sentiments.
    Le but est de rendre son ou ses enfants heureux, pas seulement d’être heureux soi-même. Assumez le fait que vous le privez de quelque chose de précieux, assumez votre propre culpabilité. Si c’était le cas, vous n’auriez pas besoin de tant vous justifier.

  141. #141 Hélène le 28 janvier 2014 à 17 h 11 min

    Lisa: ton commentaire ne manque pas de justesse sur certains points, mais comme tu l’exprimes de façon dure, attends-toi à ce que les retours ne soient pas tendres…

  142. #142 Eva le 29 janvier 2014 à 5 h 05 min

    Bonjour les filles et les garçons,

    Je suis tombée sur ce post quand j’allais aller au lit et du coup je suis restée éveillée bien tard dans la nuit :-)

    Le sujet m’intéresse énormément, je suis moi-même enfant unique, j’ai toujours été épanouie et je ne crois pas avoir été pourrie gâtée. Je suis très proche de mes parents (malgré avoir habite à l’étranger pendant 9 de mes 33 ans). Malgré tout cela, j’ai toujours voulu avoir moi-même une grande famille (j’ai très longtemps voulu avoir 8 enfants!). A mon âge, je n’ai pas encore rencontré l’homme avec lequel je voudrais faire des enfants. Alors depuis déjà plusieurs années je pense a faire des enfants seule. Et la aussi je me vois confrontée à l’opinion des gens (évidement, c’est egoiste, mais en plus c’est antinaturel, c’est trop risqué car qu’est-ce qui arriverait à l’enfant si je meurs, les gens qui te disent que tu seras une mauvaise mère vu que tu as décidé d’en faire un toute seule, les gens qui te conseillent de sortir plus, de t’inscrire sur des sites de rencontres. etc avant de faire ça, ceux qui disent que ok, je « peux » être mère mais alors il « faut » que je choisisse plutôt d’adopter puisque pour un enfant qui n’a pas de parents c’est mieux d’en avoir un seul, mais qu’il ne faut surtout pas mettre un nouveau enfant au monde..,).

    En ce moment j’ai du (a nouveau) repousser le moment de faire mon premier enfant pour des raisons de santé, mais des que je serai rétablie je pense m’y mettre. Comme bien d’autres personnes ont dit dans le commentaires, finalement, peu importe ce qu’on décide, les gens vont toujours vous donner leur opinion. De plus, en général les gens qui le font sont souvent les gens qu’ont moins « le droit » de commenter (c’est à dire, les gens qu’on connaît à peine).

    Je suis aussi d’accord avec un des commentaires (je ne me souviens plus de qui) qui disait que, de toute façon, la décision d’avoir,ou de pas avoir des enfants est quelque chose de très personnel et, en conséquence, se veut toujours égoïste.

    Et puis conclure en disant qu’en ce moment, et bien avant le moment ou je l’aurais espéré, ma mère est aussi tombée malade (peu après moi mais elle d’une maladie plus,grave que la mienne) et, en effet, le manque de frères ou sœurs s’est bien ressenti (surtout que mes parents ont tous les deux des frères et sœurs avec qui ils s’entendent très bien et qui ont été d’un grand support pendant ces mois-ci), bien plus poignant que dans le passé. Mais je me dis aussi qu’il y a des fratries qui ne s’entendent pas et que le sentiment de responsabilité envers les parents est aussi quelque chose de très personnel (avant que ma mère ne tombe malade je me posais la question de si réellement j’aurais ce sentiment d’amour filial inconditionnel et finalement, le moment venu, je l’ai vraiment ressenti).

    Je voulais juste poster ce commentaire car, même si mes opinions sont largement partagées par les lectrices qui ont écrit des commentaires avant moi, je n’ai pas lu de commentaires d’autres lectrices qui ont décidé d’avoir des enfants en solo.

  143. #143 StephanieB le 29 janvier 2014 à 19 h 07 min

    Merci je me sens moins extra-terrestre …
    J’ai eu mon fils à 29 ans, il en a 10 maintenant …
    La question du 2ème s’est posée naturellement au bout de quelques années (la pression des amis, de la famille …), et puis non … Le moment s’est pourtant présenté suite à un accident de contraception. On en a discuté mon mari et moi et nous avons acheté une pilule du lendemain. La question a été réglée ce jour là.
    Le top ? Le jour où on m’ a demandé si je ne craignais pas de me retrouver sans enfant si je perdais mon fils … Je crois que j’ai été très désagréable concernant le concept de « l’enfant de remplacement »…

  144. #144 Mimosa le 30 janvier 2014 à 6 h 04 min

    Lisa: En parlant de choix égoïste je ne faisais pas de reproche, je voulais simplement rappeler qu’on parle de choix très personnels et forcément égoïstes, qu’il s’agisse de ne pas avoir d’enfant, d’en avoir un seul, d’en avoir deux, d’avoir une famille nombreuse, ou en effet d’avoir un enfant toute seule comme Eva.

    Je suis un peu étonnée de voir à quel point l’aspect matériel et financier revient souvent, à la fois chez les parents d’enfants uniques, et chez les enfants uniques, qui disent avoir pu partir en vacances, faire telles études, des choses qu’ils n’auraient peut-être pas pu faire avec des frères et sœurs. Peut-être, mais avoir des frères et sœurs leur aurait aussi apporté des choses d’un autre ordre, et il me semble qu’on parle de domaines tellement différents que j’ai du mal à en placer un plus haut que l’autre.
    Alors bien sûr, ne pas être dans une galère financière permanente parait un minimum, mais en même temps le bonheur est tellement déconnecté des conditions matérielles, ça me semble un peu vain de penser que voyager ou avoir la bonne marque de cartable rendra quelqu’un heureux…

  145. #145 Fredounette le 30 janvier 2014 à 8 h 28 min

    sandrine: Johanna:
    Je suis ce post très intéressant.
    Et je pense que dans les deux cas, avoir un enfant unique et avoir plusieurs enfants, nous sommes critiqué.
    Pour ma part, j’ai 4 enfants ( 3 filles, 1 garçon), un travail (aide-soignante), des horaires pas très pratiques, mais nous sommes une famille heureuse. Je pense pas que mes enfants manquent de quelque chose.
    Personnellement, je me suis toujours posé la question est ce que je serais capable d’assumer l’arrivé d’un enfant, ma réponse à toujours était « oui »( même seule). Pendant 4 ans, j’ai assumé mes filles trois filles seules ( j’ai mis leur papa à la porte, il servait à rien et il ne sert toujours à rien, il ne prend pas de nouvelles de ses filles donc ne s’en occupe pas) et puis un beau jour de juillet j’ai rencontré un beau jeune homme avec qui je suis depuis. C’est lui qui m’a demandé un enfant , je n’étais pas pour du tout, 3 filles me suffisait amplement et je ne voulais pas revivre la même chose que le père de mes filles. On a beaucoup discuté, émis quelques conditions et nous voilà avec un petit garçon qui a maintenant deux ans.
    Maintenant quand nous sortons groupir ( à 6), les gens nous regardent bizarrement et même je les vois compter, au début ça me gêner mais mon copain m’a dit de ne pas faire attention car les gens sont stupides et ce n’est pas eux qui les nourrissent ou les habillent, il y a aussi le caddie de courses qui est bien remplie et que les gens regardent avec des billes au lieu des yeux de fois j’ai envie de leur dire  » je travailles je peux payer, nan mais ohhhhh ».
    Voilà juste pour dire que je suis une MAMAN heureuse même si des fois ils me donnent le tourni et que tout parents doit pouvoir choisir le nombre d’enfant ou pas d’avoir sans qu’on mette la pression car aprés ce n’est pas les gens qui vont s’en occuper H24 mais nous les parents.
    Allez j’arrête mon bavardage, je dois préparer mon fils, les filles sont à l’école, un peu de ménache et je vais me relaxer jusqu’à 16h30.

  146. #146 Hélène le 30 janvier 2014 à 10 h 15 min

    Merci pour vos témoignages à toutes, vraiment, c’est très enrichissant.

  147. #147 Laureen et son Coquelicot le 13 février 2014 à 13 h 56 min

    Coucou Hélène, je laisse ici un article que je viens tout juste de lire, je ne savais pas vraiment où le poster mais étant donné que c’est l’article où on parle d’enfants le plus récent dans ton blog, j’ai pensé à celui-ci.

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/non-elles-ne-veulent-pas-etre-meres-et-alors_1323206.html

    A toutes les femmes qui ont décidé de ne pas avoir d’enfants.. ;-)

  148. #148 Hélène le 13 février 2014 à 18 h 23 min
  149. #149 alixe le 2 mars 2014 à 9 h 58 min

    bonjour a tous! Je vous rejoint ayant moi même une enfant de 6 ans par choix, choix fait en couple et comme une évidence. Comme johanna, notre couple que l’on partage depuis 13 ans vit de travail pas mal, de voyages, d’implication en milieu associatif, enfin une vie assez riche dans laquelle on a pris le temps d’y construire un toit, un avenir pour notre fille et des valeurs de travail et d’expression personnelle. Ce choix d’avoir un seul enfant fait parti aussi de cette expression, un mode de vie dans lequel on se retrouve avec des contraintes en moins, moins de contraintes financières, de temps, de stress, d’impatience… que je vois trop souvent autour de moi chez des familles ayant 2 ou plusieurs enfants. Assumer ce choix, c’est aussi connaître ses limites, écouter ses désirs de vie et ne pas répondre a une norme sur la société nous renvoi en permanence et surtout les personnes qui n’ont d’autres choix, qui te balancent des choses sans mettre les gants, j’aimerais leur répondre un regret? une frustration? Ma liberté fait souvent envie c’est ce que je constate avec le temps.
    Bise a toutes.

  150. #150 Flo le 11 mars 2014 à 21 h 34 min

    Riviera:
    J ai aussi une fille unique de 5 ans 1/2. C est un choix qui n était pas le lien initialement mais pour plusieurs rasons je n ai pas eu de 2ème. Cela fait du bien de lire ces témoignages car je culpabilise un eu surtout quand ses copines ont des petits frères et sœurs. Cela lui donne envié et je lui explique que cela ne sera sûrement pas possible

  151. #151 Suzon le 10 avril 2014 à 12 h 00 min

    Bonjour à toutes,
    Cela fait du bien de lire tous ces témoignages, même si je pleure beaucoup devant mon écran.
    Je me permets de vous écrire un petit bout de mon histoire :
    De mon côté je me suis toujours imaginée vivant en couple avec deux enfants (la famille classique!!) Et puis j’ai vécu une grossesse difficile, et un accouchement atroce qui a laissé beaucoup de traces corporelles et psychologiques en moi, encore présentes 2 ans après. Ensuite la première année a été très compliqué avec notre petit bout d’amour à cause d’allergies et de différentes maladies bénignes, qui la faisaient souffrir. Il a fallu beaucoup de temps pour que les professionnels de santé (sages-femmes et médecins) se rendent compte que notre fille n’allaient pas bien, avant il mettaient ça sur mon compte  » vous êtes angoissé madame c’est votre premier enfant, détendez-vous, dormez et votre fille dormira et s’arrêtera de pleurer », sauf que quand votre enfant dort 5 ou 6 h sur 24 et passe le reste du temps à pleurer, vous ne pouvez pas vous détendre et dormir… Donc moi suite à l’accouchement et à ces premiers mois difficiles j’ai fait une grosse dépression.
    Aujourd’hui je vais bien, notre petit bout a 2 ans, nous commençons à trouver notre équilibre tous les trois. J’ai encore envie d’avoir un 2ème enfant parfois, mais dès que j’y pense les angoisses de la grossesse, l’accouchement, la dépression, les cris et les pleurs me rattrapent. Je sais aujourd’hui que je me respecte en ayant un seul enfant, car je ne me vois pas subir tout cela une 2ème fois. Alors j’espère que je vais réussir à faire le deuil de l’image que j’avais de la famille idéale à 4….

  152. #152 Hélène le 10 avril 2014 à 15 h 15 min

    alixe: Flo: Suzon: merci pour vos commentaires et partages, vraiment.

  153. #153 aurore le 13 mai 2014 à 15 h 12 min

    bonjour a toutes, voir touts ces commentaires me remonte le moral, nous avons une fille de 2 ans et demi depuis quelques temps nous entendons la fameuse phrase « alors c ‘est pour quand le deuxième ».. au début je bafouillais on c est pas encore alors que nous ne voulions pas d autres enfants car mon mari a une fille d une précédente union et quand je le dit haut et fort on m a traite d égoïste que l ainé habite chez sa mère et quand je répond et qui paye la pension le train et les extra on me dit c est pas comme si tu en avait deux chez toi !! je me sens incomprise de ma propre famille alors lire tout vos post m aide pour affronter le jugement des autres..

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