Ma mère, cette plaie, par Deborah

29 novembre 2007

« Dire de quelqu’un que c’est une plaie, c’est pas gentil. Sauf que ma mère, elle est pas gentille.
C’est pas non plus une femme méchante, je ne peux pas dire ça, elle est juste un peu folle. Oui je sais, ça ne se fait pas non plus de dire de sa mère qu’elle est folle.
Moi-même, le jour où j’ai prononcé cette phrase, ça m’a fait tout bizarre, je me suis presque fait les gros yeux, tellement j’étais mal à l’aise de m’avouer ce que je savais depuis longtemps, mais que je n’avais jamais accepté.

Ma mère est folle. Ou plutôt, elle est bipolaire, comme on dit aujourd’hui : à de courtes phases d’exaltation, d’enthousiasme, d’excitation, pendant lesquelles elle est très attachante et infantile, succèdent de très fréquents (et longs) moments d’abattement et de dépression, pendant lesquels la vie doit lui être vraiment pénible.
Dans ces moments-là, tout est prétexte à conflit, la moindre parole soulève des torrents de colère. Dans ces moments-là, elle déverse sur la personne qui a le malheur d’être là des reproches, des méchancetés, des horreurs. Procès d’intention, chantage affectif, manipulation, tout y passe.
J’y ai eu droit, comme tous ses proches, dès que j’ai quitté l’âge de la petite enfance.
Je suis partie depuis longtemps. Je suis aujourd’hui largement adulte. Ça continue comme avant. Je me dis que la seule solution est de la voir le moins possible.
Elle ne se soigne pas. Dans un rêve, je la faisais interner. Ce qui n’est pas mon intention…

Je l’aime. Son état me bouffe. Petite fille, j’ai fait face à ses défaillances matérielles et psychologiques, je me suis construit une armure pour continuer à avancer, parer ses coups (au propre comme au figuré). Mes bleus ne sont jamais passés, ils se réveillent à la moindre critique, au moindre dérapage.
Ma mère est folle, malheureuse, elle souffre, personne ne peut rien pour elle car elle ne se laisse aucune chance.
Ma plaie est ouverte et ne cicatrisera jamais. Je peux juste essayer de vivre au mieux avec ça.

Signé : Deborah »

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197 commentaires

  • #1 Hélène le 29 novembre 2007 à 10 h 36 min

    lucile sois la bienvenue.

    Je suis stupéfaite de constater le nombre de gens qui ont des maniaco-dépressifs dans leur entourage, c’est une maladie extrêmement difficile à vivre pour les autres (j’en connais, mais heureusement pas dans ma famille, je ne crois pas que je saurais gérer ça).

    Je vous souahite de tout coeur de pouvoir vivre apaisées, en vous éloignant inévitablement un peu de ces personnes qui vous font bien trop suffrir.

    Et nathilou, je t’envoie une bise spéciale, et un "hug".

  • #2 lucile le 29 novembre 2007 à 8 h 57 min

    Ton texte m’a beaucoup touchée… Mon père est bipolaire aussi mais c’est bcp moins accentué que pour ta mère.. Il prend des médicaments qui l’aident bien mais déjà les phases dépressives sont assez lourdes à vivre.. Toujours l’impression qu’il porte tout le malheur du monde sur ses épaules alors qu’il a toutes les raisons d’être heureux..
    J’imagine la douleur que c’est d’en vouloir à sa mère alors qu’on sait que c’est une maladie.. Je te souhaite beaucoup de courage pour la suite, c’est vmt une saleté de maladie..

  • #3 iibelle le 29 novembre 2007 à 9 h 01 min

    La mienne aussi. Je ne souhaite mon enfance et ma jeunesse à personne. Tant qu’elle s’est contenté de m’agresser j’ai paré les coups comme j’ai pu, quand elle a touché à mes enfants j’ai rompu les ponts. Cela fait 4 ans et demi et je suis arrivée à l’indifférence. Courage

  • #4 fab le 29 novembre 2007 à 9 h 03 min

    Une amie vit la même chose que toi en ce moment. La maladie de sa mère vient juste d’être diagnostiquée… Elle ne sait pas quoi faire. Peut-elle vraiment faire quelque chose ?

    si tu as des conseils pour que je l’aide, n’hésite pas !

    Courage à toi

  • #5 Deborah le 29 novembre 2007 à 11 h 03 min

    Well well well…
    Voir ses mots publiés et toutes ces réponses, ça fait à la fois bizarre, et du bien!!! Merci les filles pour vos témoignanges et vos conseils.
    Merci vraiment pour tout ça.
    Je n’avais jamais verbalisé cette souffrance, j’y arrive depuis peu – grâce, en ce qui me concerne, à une aide psychologique solide – et je sens que je réussis petit à petit à en sortir.
    Pour ce qui est de ma mère, il n’y a aucun espoir de traitement car bien sûr, elle n’est pas folle (selon elle).
    Je relis tous vos commentaires encore une fois…

  • #6 laurettebis le 29 novembre 2007 à 9 h 08 min

    Ton texte, Déborah, très touchant et émouvant, me renvoie mot pour mot à ma propre relation avec ma mère.
    Pour moi aussi çà ne fait pas très longtemps que j’ai admis qu’elle était folle…çà me rend malheureuse de dire çà, mais c’est la vérité…
    Elle m’a fait beaucoup de mal "psychologiquement" ainsi qu’à mon frère, j’essaie à chaque fois de passer outre mais au bout d’un moment je n’en peux plus…
    Dernièrement j’ai carément décidé de couper les ponts, je ne réponds plus à ses sms…
    Je ne peux plus regarder en arrière, je veux vivre ma vie et tant pis elle ne peut/veux pas en faire partie…
    Moi non plus je ne souhaite cette enfance à personne, je ferai tout pour que mes futurs enfants soient les plus heureux dans une "vraie" vie de famille…

  • #7 Cécile de Brest le 29 novembre 2007 à 9 h 08 min

    Ton texte est très touchant… Heureusement pour moi, ce n’est pas mon cas.
    Mais quand je me dispute avec ma mère (ce qui n’arrive quasiment jamais), je trouve ça très difficile.Et pourtant ça n’a rien à voir avec ce que tu as vécu et vis encore…
    Parce que je me rends compte que mes parents, j’en ai toujours "besoin", même si je suis mariée et que j’ai moi-même des enfants.
    Bon courage…

  • #8 Cécile de Brest le 29 novembre 2007 à 9 h 09 min

    Maintenant que je relis ton texte, ça me fait penser à ma belle-mère. Non, je ne dis pas ça parce que c’est ma belle-mère, mais j’ai parfois l’impression qu’elle fait expres de faire du mal à ses enfants, psychologiquement parlant…

  • #9 méli le 29 novembre 2007 à 9 h 18 min

    Déborah je pense que le plus difficile dans ce genre de situation c’est notre impuissance….ma soeur est malade depuis 6 ans et sa maladie nous détruit peut etre autant qu’elle la détruit. Elle ne s’autorise pas à s’en sortir, refusant tout aide…
    Je compatis
    Courage

  • #10 Féf le 29 novembre 2007 à 9 h 22 min

    ce texte me touche beaucoup : l’une de mes copines (et collègues) souffre de cette maladie, je suis au quotidien son combat et je comprends ce que tu vis, même si je ne peux qu’imaginer ce que tu ressens, mon amie n’étant pas ma mère.
    c’est une battante, elle se soigne, s’accroche de toute ses forces et semble prendre le dessus, mais a aussi de terribles périodes d’abattement qui semblent réduire à néant tous ses efforts.
    c’est très dur de voir une personne qui nous est chère dans cet état et se trouver impuissante. je ne peux que te souhaiter bon courage.

  • #11 Elsonia le 29 novembre 2007 à 9 h 22 min

    Déborah, je comprends que ta plaie soit ouverte à jamais. Une mère est un élément essentiel à l’épanouissement des femmes que nous sommes. En même temps, cette plaie te permet d’être courageuse et d’affronter la vie.

    J’ai eu les larmes aux yeux en te lisant.

    Bonjour à toutes

  • #12 mab le 29 novembre 2007 à 9 h 24 min

    Quelle émotion en lisant ton texte. La mienne aussi. Difficile de se construire dans un tel environnement. Ma mère est bipolaire, paranoïaque, manipulatrice. Difficile de savoir qu’elle est sans doute malheureuse des mots que je peux parfois lui lancer à la figure, difficile de se dire que c’est une maladie et qu’elle ne veut pas se soigner. J’ai connu le chantage affectif, les coups au propre comme au figuré, les insultes, la force de vous faire culpabiliser de chaque chose. Difficile de s’entendre dire par son médecin que je devrais prendre la décision de l’interner, pour la protéger, pour qu’elle comprenne. Aujourd’hui j’ai 31 ans je suis partie depuis quelques temps mais parfois elle parvient encore à toucher un point sensible. Elle est attachante comme la tienne, m’offre de jolis cadeaux, pour me le reprocher le jour où je refuse de faire quelque chose qu’elle me demande. Difficile aujourd’hui de construire une relation affective équilibrée lorsque l’on a toujours peur de décevoir l’autre si l’on ne répond pas à ses attentes. Peur de reproduire la même chose avec ses propres enfants. Ne pas en vouloir rien que pour ça. La sensation que personne ne peut comprendre ce que l’on a pu vivre: "il faut faire ta vie maintenant, il faut tourner la page, enfin c’est du passé"! Oui mais voilà j’ai beau prendre de bonnes résolutions chaque année je n’y arrive pas. Mon frère que j’ai toujours voulu protéger de cette situation fait sa vie maintenant, mon père est parti en même tps que nous et vit une autre vie. Heureusement j’ai eu des grands-parents qui m’ont apporté l’équilibre et l’affection dont j’avais besoin. Et puis malgré tout cela le regret de ne pouvoir vivre une relation paisible avec elle, de partager des choses simples toutes les 2 sans craindre une crise de colère;
    Je fais long mais ça me touche profondément et remue bcp de choses ce matin.

  • #13 nathilou le 29 novembre 2007 à 9 h 31 min

    Je sens que les comments ça va pas être la grosse joie aujourd’hui !
    Expérience perso : ma BM est bipolaire et refuse bien sûr de se soigner ("mais keskevouscrôôôôyez !!! je ne suis pas fôôôôllllle") … elle en est à sa 7 ou 8ème TS (mon mari n’est même plus sûr du chiffre !) dont une 3 mois avant notre mariage. Le seul médecin qu’elle acceptait de voir est maintenant à la retraite. Npus avons essayé de contacter son médecin traitant en vue de démarches juridiques … il ne peut rien faire car qd elle vient le voir elle est très bien !
    Seul sauvegarde : l’éloignement sinon elle nous bouffe et ça c’est pas possible. on attend la prochaine TS pour voir si cette fois là on pourra juridiquement enclencher qq chose.

    Ma mère n’a jamais été diagnostiqué bipolaire. Juste un tempérement que je qualifiais de "soupe au lait" avec des colères monstrueuses pour des broutilles. Une grave dépression il y a bien longtemps pour de méga prbl financiers qui ensuite l’ont poursuivis plus de 20 ans. Que toutes les 2 ds la vie nous avions des relations fusionnelles … trop. Je pensais qu’elle s’en était sorti, que maintenant nous allions bien. Pour des souci familliaux perso à moi, c’est en fait reparti en vrac il y a plus d’un an. Sans que je sache quoi faire, n’osant prévenir personne … Je l’ai retrouvé pendue chez elle cet été … et depuis je me dis tous les jours que je ne savais pas quoi faire et que je n’y suis pour rien … mais c’est tellement dur …

  • #14 teatree le 29 novembre 2007 à 9 h 32 min

    un grand merci pour ton texte Deborah.
    je suis très intéressée par le sujet.
    de mon côté, la mienne est une multinévrosée et c’est très dur à vivre.
    elle est complétement en dehors de la plaque, vit dans son monde, n’a jamais trop eu l’instinct maternel.
    pas facile à vivre cette attraction répulsion envers elle.
    parfois, ça va, on s’entend bien et puis parfois, c’est horrible…ce n’est pas qu’on se dispute car je n’exprime pas ce que je ressents. elle ne comprendrais pas. mais c’est un grand malaise, un grand vide en moi par rapport à elle.
    le pire c’est quand je m’oppose à elle pour me protéger et qu’elle en souffre, croyant que je suis méchante et dure. parfois, on ne peut que s’opposer et devant l’incompréhension, il faut assumer, pas facile.
    bref, je me pose beaucoup de questions sur la juste place entre protection et relation avec elle.
    mais le plus important, je crois, c’est de bien batir sa vie à soi et d’en faire une priorité parce que plonger avec un parent malade, je ne vois pas trop l’intérêt…même si le risque est toujours présent.

  • #15 Elsonia le 29 novembre 2007 à 9 h 38 min

    Nathilou, tu as raison tu ne pouvais rien y faire et tu n’y es pour rien même si c’est tellement dur. La vie leur était insupportable, c’est leur choix. C’est si dur pour ceux qui restent mais c’était leur choix.

    Courage

  • #16 alicia le 29 novembre 2007 à 9 h 44 min

    Une de mes cousines est bipolaire. Mais elle va beaucoup mieux depuis qu’elle est traitée. Elle a réussi à refaire des études de droit, et a même pu se prendre un chez elle. Est-il possible de faire interner les gens contre leur volonté, juste pour leur faire réaliser qu’ils pourraient vivre mieux en étant sous médication?
    On voit souvent ça dans les films, mais je ne sais pas dans la réalité si c’est quelque chose d’envisageable.
    Mais je te souhaite beaucoup de force et de courage, grandir et te construire avec une maman malade n’a pas dû être facile….

  • #17 Mamzelle Maupin le 29 novembre 2007 à 9 h 57 min

    Tout ça est si triste, si dur … des bisous et du réconfort à toutes celles qui souffrent et qui traversent la tempête.

    Ma maman a fait de graves dépressions mais maintenant j’ai la chance de l’avoir retrouvé.

  • #18 riwa le 29 novembre 2007 à 10 h 02 min

    Comme ce sujet me parle. Ce n’est pas ma mère qui a des soucis, mais le père me fille, la mère d’une copine, mon frère.

    Les deux premiers son diagnostiqué.
    Le père ma fille se soigne, mais reste tout de même très égocentrique, affabulateur…. certainement du fait de la maladie. Ma fille le voie seulement 15 jours par an et c’est très difficile pour elle. Elle l’idéalise toute l’année et il tombe de son piedestal dés qu’elle le voit, heureusement ils passent ces 15 jours chez la mère du père de ma fille.

    La mère de ma copine refuse toute forme de traitement allopathique, les relations mère fille semble bien difficile, mais elles ne réussissent pas à couper les ponts.

    Pour mon frère aucun diag n’est posé. Il refuse d’être pris en charge, appelle que quand il a besoin de quelque chose et je vie aussi dans la crainte de l’annonce de la prochaine ts. Malheureusement je me détruis au moins autant que lui quand j’éssaye de l’aider. Nous sommes 5 frères et soeurs et les 3 autres se sont aussi éssouflé et découragé.
    L’idéale serait qu’il réussisse à accorder sa confiance à une personne neutre pour pouvoir l’amener doucement verx un prise en charge. Il n’est pas mauvais bougre, mais dés qu’il se trouve confronté à une personne qui se rend compte que quelque chose cloche il s’enfui.
    Bref c’est assez lourd, d’autant que c’est le parrain de ma fille. Elle ne le voit pas souvent, mais elle grandit et m’a fait remarquer il y a pas longtemps qu’elle était un peut cerné sur ce coup là.
    Heureusement que par ailleur elle n’est pas trop mal entouré.

    Je me rend compte à vous lire que ce phénomène est plus répendu que je le pensais, je ne peux que compatir à votre peine.

    Enfin oui je suis la looseuse qui n’a pas su rester avec un mari malade, c’était au delà de mes forces, je nous ai égoïstement protégé.

  • #19 Poupoupinette le 29 novembre 2007 à 10 h 02 min

    Je viens d’apprendre un nouveau mot : bipolaire. Je connaissais Skizophrène, avec ce côté double personnalité, la première ignorant la deuxième. Bon, là, ça a l’air d’être une maladie "cousine", mais il y a certainement une différence quelque part.
    Il y a quelques temps encore, on aurait dit de ces personnes "Elles sont folles", ou "Elles ont un sale caractère". Alors qu’elles n’y sont pas pour grand chose, elles ont une maladie du cerveau, zut !
    C’est normal que ça te bouffe, c’est ta mère. Si tu t’en éloigne pour te protéger, tu te sens coupable. Si tu restes à son contact, sa "folie" t’agresse.
    Deborah, je suis vraiment de tout coeur avec toi. Je sais que je n’apporte pas de solution à ton problème, et toi, de toute façon, tu sais qu’il n’y a pas de solution miracle. Parce que faire interner des gens, tant qu’ils ne sont pas dangereux pour eux-même où les autres, et tant qu’ils savent gérer un budget et leur vie (tant bien que mal), je ne sais pas trop si on peut.

  • #20 Marie D. le 29 novembre 2007 à 10 h 07 min

    Deborah, mon frère souffre d’une autre maladie mentale – il ne faut pas rester toute seule avec ça. Si tu ne peux pas te résoudre à faire soigner ta mère de force (ce que je peux comprendre, on l’a fait pour mon frère et ça n’est vraiment pas drôle), tu peux en tous cas t’occuper de toi et rejoindre une association de familles dont les proches souffrent de maladies mentales; participer de temps en temps à un groupe de parole pour échanger sur ce qu’on vit, ça aide et ça permet de se sentir moins seul. Tu peux aller voir sur UNAFAM (point) org.

  • #21 funambuline le 29 novembre 2007 à 10 h 13 min

    On peut soigner les troubles bipolaires sans internement.
    Mais ce sont des traitements très durs à supporter moralement pour la personne qui (même si elle n’a plus les phases "basses", n’a plus non plus les phases "hautes").
    Ce qui n’empêche que ça permet d’avoir une vie normale… et de revoir ses proches qui se sont éloignés.
    Ne devrais-tu pas en parler à un médecin, pour voir ce qu’il est possible de faire, afin de t’aider à cicatriser ta plaie béante???

  • #22 funambuline le 29 novembre 2007 à 10 h 14 min

    @ poupoupinette: on dit bipolaire maintenant, avant on disait : maniaco-dépressif.

  • #23 Fran le 29 novembre 2007 à 10 h 15 min

    Bonjour Déborah et Bonjour à Toutes

    Je ne sais pas quoi te dire car je ne connais pas cette maladie, j’ai lu des articles sur le sujet, c’est tout. C’est une situation très difficile à vivre que la tienne, et j’espère de tout coeur que Toi tu es soutenue, aidée, écoutée que tu aies une ou plusieurs épaules sur qui pouvoir poser ta tête.
    Je te souhaite de garder courage et confiance en toi ( chose non aisée )

    En fait je vous en souhaite à toutes et à tous qui vivaient cette situation
    Je vous embrasse

  • #24 Hélène le 29 novembre 2007 à 12 h 23 min

    Clyne je ne voudrais pas dire de bêtises parce que je n’y connais pas grand chose, mais la maniaco-dépression (ou maladie bipolaire, donc) est une psychose, donc un cran bien au-dessus de la névrose.

    Normalement ça ne se soigne pas, ça se tempère seulement (souvent avec du lithium, notamment).

    C’est en général en grme de le cerveau de la personne depuis toujours, c’est rare que ça te tombe dessus burtalement à l’âge adulte.

    Certains très bons psys arrivent à guérir des psychotiques, mais c’est rarissime.

  • #25 Cécilette le 29 novembre 2007 à 10 h 41 min

    Difficile d’avoir un proche qui souffre de fragilité psychologique. Il existe des associations (dans toute la France), je ne me souviens du nom mais tu trouveras sûrement des professionnels qui sauront te renseigner ou des les hôpitaux de jour. Ces asso aident les proches et famille de ces personnes malades à comprendre et à vivre avec.
    Bon courage à toi et à ta maman !

  • #26 ninochka le 29 novembre 2007 à 10 h 57 min

    ma mère était alcoolique.. ce n est pas vraiment la meme chose, mais les coups psychologique, le chantage affectif et le reste faisait partie de ma vie. je peut comprendre ce que tu traverse. j ai eu la "chance" que ma mère se soigne. j espère qu il en sera de tel pour ta maman, avec les progrès de la medecine, le syndrome bipolaire se soigne bien. je te souhaite le meilleur, et bon courage.

  • #27 Johanna le 29 novembre 2007 à 11 h 07 min

    C’est très émouvant… Je te souhaite bon courage.

  • #28 virgulle le 29 novembre 2007 à 11 h 14 min

    Je crois que c’est une personne sur 400 qui a un trouble bipolaire ( parfois léger ) .
    Beaucoup de personne vivent très bien avec ce trouble ( les créatifs, des personnes connues ). J’ai même l’impression que c’est dans ce cas même plus dur pour l’entourage que pour le malade… Bien sur quand les phases maniaques s’accompagnent d’hallucinations c’est impossible de vivre avec : il faut un traitement .
    Tous les maniaco-dépressifs ne grimpent pas aux arbres et les suicidaires en série sont souvent borderline ( qui se soigne bien mieux ) que bipolaire mais diagnostiqué bipolaire … Il y aussi des bipolaires traités avec des produits pour dépressifs : ce qui ne leur convient pas du tout et accélère bien souvent l’alternance des cycles. C’est très difficile de porter un diagnostique même pour un professionnel . Trouver un nom de maladie permet de reconnaitre que la personne que l’on aime ne va pas bien , elle a peut être autre chose , seule ta souffrance est certaine. Il y a toujours ce mirage en psychiatrie que si la personne reconnaissait qu’elle est malade et suivait traitement et thérapie elle serait normale : cela permet aux familles de se sentir moins impuissante mais c’est pour moi un mirage .

  • #29 fanette le 29 novembre 2007 à 11 h 18 min

    Ton texte est très touchant. Je suis dans le même cas que toi, sauf que je n’en ai pas souffert d’une façon aussi forte, car je n’ai pas été élevée par ma mère. J’ai donc été assez loin de tout cela, pendant longtemps, et quand j’ai été en contact avec ma mère, j’ai souffert, mais j’avais aussi des bases pour résister et ne pas être aussi malheureuse. Mais j’ai une soeur qui a été touchée de plein fouet par ce que tu racontes, car elle a été élevée par ma mère. Quand on sait ce que c’est, on sait à quel point cela peut faire souffrir. Courage.

  • #30 Alice45 le 29 novembre 2007 à 11 h 24 min

    Comme les autres je suis touchée par ton texte. J’imagine combien cela doit ëtre dur d’avoir une personne bipolaire dans son entourage, surtout lorsqu’il s’agit de sa propre mère.
    Bon courage. Je te souhaite de tout coeur de t’en sortir au plus vite.

  • #31 Fantomette le 29 novembre 2007 à 11 h 39 min

    Mon oncle est comme ça, il a 53 ans et pourrit encore la vie de ma grand-mère…
    Il vit chez elle, et alterne entre les phases où il est adorable, en pleine forme et embarque mes petites soeurs en ballade ou à la pêche, et les phases où il casse tout, menace ma grand-mère, l’enferme à clé dehors, et une troisième phase où il ne sort pas de sa chambre pendant de longs mois, ou uniquement la nuit pour se nourrir, et personne le voit.
    Et ma grand-mère de 77 ans subit ça depuis toujours, bon faut aussi avouer qu’elle l’a toujours surprotégé, et que c’est dur à vivre pour elle, mais dans le fond, elle est malgré tout heureuse de ne pas être seule (elle est veuve) alors elle ne fait rien pour le soigner, et les phases "bien" sont de plus en plus espacées, j’ai peur pour elle parfois, peur qu’il aille trop loin, pète un plomb pour de bon.. Elle avait fait venir un médecin une fois pour essayer de faire quelque chose, le médecin a été violemment jeté dehors à coup de pied au *ul, elle a jamais recommencé…

  • #32 Nancy le 29 novembre 2007 à 11 h 40 min

    Hé ben… je suis vraiment touchée par ton post…
    Deborah, tes mots sont touchants.. merci de les avoirs écris.. ça ne devais pas être facil..
    Je ne vais pas vous soulez avec des mots, en parlant de situation, que je ne connais pas puisque je ne la vis pas (la situation)…
    mais j’avais juste envie de remercier Deborah pour son courage et vous souhaiter tout du bon plus loin!
    gros bec!!

  • #33 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 11 h 42 min

    Que de souffrance! Et comme c’est fréquent!
    je n’ai pas lu en détail tous les commentaires de ce jour, mais j’y reviendrai plus tard, dans la soirée sans doute.

    J’ai retenu l’histoire de Déborah, bien sur, et celle de nathilou, et je leur souhaite courage à toutes les deux.

    J’ai entendu une chose qui peut être utile à toute personne vivant auprès d’un "malade", alcoolique, bipolaire, schizophrène… un malade A une maladie, N’EST PAS sa maladie.
    Il m’a fallu l’entendre d’un ancien alcoolique anonyme pour l’apprendre. Et ce fut le départ d’un immense soulagement.

    Je reviendrai plus tard.

    Courage, je pense à vous, comme beaucoup qui vous ont lues aujourd’hui…

  • #34 Véro la Bisontine le 29 novembre 2007 à 11 h 42 min

    Alors là, je m’incline devant tant de douleurs et de chagrins…
    Et je trouverais indécent de ma part de disserter sur les liens qui me lient à ma mère, cela se passe bien, et je comprends aujourd’hui que j’ai de la chance (une piqure de rappel, ça fait pas de mal!).
    Et cela me permettra aussi de relativiser quand elle me tape sur les nerfs (elle n’est pas parfaite), donc je me dirai, dans ces moments là:
    Véro, calme toi, et regarde le verre à moitié plein (plutot que le verre à moitié vide..)
    Plein de courage et de douceur pour celles qui souffrent!
    Bises

  • #35 Loop le 29 novembre 2007 à 11 h 43 min

    Je viens de comprendre en lisant ce texte le sale caractère de ma belle mère (qui est aussi la belle mère d emon mari car il a perdu sa mère petit)
    c’est donc une MALADIE!
    visiblement personne ne lui a jamais diagnostiqué et elle n’en sortira sans doute jamais, mais je comprends mieux certaines choses du coup…

  • #36 Clyne le 29 novembre 2007 à 11 h 46 min

    Je suis également touchée par ton récit Déborah ainsi que par tous les commentaires, je vous souhaite à toutes beaucoup de courage…

    Je connaissais le mot "maniaco-dépressif" mais à vrai dire, ne m’étant jamais penchée sur le sujet je ne savais pas vraiment à quoi ressemblait cette maladie… Sait-on pourquoi elle se déclare ? Ou arrive t-elle tout simplement "comme ça" ?

  • #37 Marie le 29 novembre 2007 à 11 h 47 min

    il n’y a donc pas que la mienne….
    et à voir le nombre de commentaires, nos 2 mères ne sont pas les seules…
    dur dur de se construire, c’est vrai…
    ma mère est dans sa phase d’exaltation en ce moment donc tout va… jusqu’au prochain revirement…
    j’ai aussi beaucoup de mal à la voir souffrir et me sens totalement inutile pour l’aider puisque le mal elle se le fait elle-même et n’accepte aucune aide…
    bon, je vais lire les autres commentaires avant de ré-écrire la même chose que tout le monde!
    Merci pour ce témoignage…

  • #38 Cec jeune mariee le 29 novembre 2007 à 11 h 51 min

    Deborah ton billet est très touchant, c est tellement dur a vivre, et malheureusement tellement répandu..

    Une de mes tantes souffre de cette maladie, c’est fou de voir à quel point le malade peut souffrir lui meme et faire souffrir les autres.

    Des traitements, des parcours, difficiles, mais surtout une chose à retenir je crois, et que j essaie d appliquer tous les jours : se rendre compte de la chance que l on a d avoir certaines belles relations dans notre vie (parents, amours, amis…), le leur dire, et en profiter en pleine conscience.

  • #39 Bing le 29 novembre 2007 à 12 h 03 min

    j’ai lu quelques commentaires et je passe. C’est un truc qui me terrifie ça, j’imagine votre souffrance et votre colère à toutes… courage les filles avec "ça" et je vous souhaite du très très beau pour tout le reste !

  • #40 Mamzelle Maupin le 29 novembre 2007 à 12 h 07 min

    Déborah on sent dans ton texte que tu as grandi, il faut avoir fait son deuil de certaines chose pour réussir à l’exprimer.

    Je suis effarée par le nombre de personnes qui souffrent de cette maladie, le souci c’est que dès qu’une maladie est psychologique la prise en charge, la détection, … tout est plus compliqué.

    Quelle horreur de s’entendre dire, mais non elle est pas malade, c’est dans la tête … oui justement !!!

  • #41 Titou le 29 novembre 2007 à 12 h 09 min

    Deborah, ton texte m’a beaucoup émue et je te remercie d’avoir partagé cela avec nous. La BM de mon ami est bipolaire et ma mère a fait sa thèse d’éducation spécialisée sur le sujet. Pour l’avoir lue et révisée, je ne prétends pas connaître parfaitement le sujet mais en tout cas entrevoir les souffrances et les difficultés de cette maladie tant pour le malade lui-même que pour ses proches. Courage et merci encore.

  • #42 Marie D. le 29 novembre 2007 à 12 h 13 min

    @ virgule: 1 personne sur cent souffre d’une maladie mentale (trouble bipolaire, schizophrénie…) ce qui quand on y pense, fait vraiment beaucoup de monde, pas étonnant que nous soyons nombreuses à connaître de près ou de loin qqn qui est concerné.
    Et pourtant c’est encore très tabou d’en parler, les gens sont très mal informés, ça me met hors de moi quand j’entends des gens parler des hopitaux psychiatriques en termes méprisants, comme si la maladie mentale était un truc rare qui n’arrive qu’aux autres et que ces malades étaient juste des "phénomènes" et pas avant tout des parents/enfants/frères-soeurs/conjoints de quelqu’un. On a encore du travail en terme d’information!!

  • #43 Poupoupinette le 29 novembre 2007 à 12 h 20 min

    Il faut que je vous dise une chose. Ma mère est une dingue…de religion. Oui, elle est tombée dedans alors que je rentrais à peine dans l’adolescence.
    Quand je dis qu’elle est dingue de la religion, c’est vrai, Peuchère ! C’est son unique sujet de conversation. Elle gave tout le monde avec ça, c’est sa raison d’être. Elle me prend le chou.
    Quel est le rapport avec le sujet du jour, me direz-vous ? J’ y viens. Je pense que ma mère souffrait d’un mal-être latent. Un profond mal-être latent, que je ne percevais pas en tant que gamine, que ni mon père ni notre entourage ne percevaient, mais qui était là, je le sais (je connais ma mère, elle fait un complexe d’infériorité).
    Et la religion est passée par là. Ma mère s’est jetée dedans, à la stupéfaction de tout le monde, et après, donc, elle s’est mise à gonfler tout le monde avec le petit Jésus (pardon pour les croyantes, je ne veux pas vous offenser, je vous respecte beaucoup, mais là, je parle d’une croyante "obsessionnelle").
    Mais il n’y a pas si longtemps que ça, je me suis dis : "Et s’il n’y avait pas eu la religion, qu’est-ce qu’elle serait devenue ?".
    Je me souviens d’elle se gavant, quelques temps avant son "plongeon" dans la religion, de biscuits (genre, 1 gros saladier), avec beurre, trempé dans du chocolat chaud (beurk !).
    Boulimique ? Pet au casque classique ? (c’est pas péjoratif, le pet au casque est une maladie du cerveau comme l’ulcère est une maladie de l’estomac)
    Finalement, je la préfère avec sa religion, et ce pet au casque très particulier (vous la veriez, vous comprendriez, ha ha ha !).
    On est obligé, avec ces gens-là, qu’ils soient agressifs ou juste de doux-dingues, de mettre sa peau d’anguille…je ne sais pas si vous me suivez. Une peau qui glisse, quoi. Que leur dinguerie, forte ou juste ténue, glisse sur nous. Et surtout, qu’elle ne nous atteigne pas ! Ce n’est pas nous qui nous murons, c’est eux qui sont comme ils sont, et on n’a pas le droit d’entrer dans leur dinguerie.
    Bon, ceci dit, les filles pourvues de personnes aimées à problèmes psychiques, si vous voulez des petits trucs pour la peau d’anguille, je peux vous en donner…Ca fait 30 ans que je mets ma peau d’anguille quand je vois ma mère, alors, je connais !

  • #44 annelise le 29 novembre 2007 à 12 h 22 min

    Très touchant en effet et triste. Beaucoup de gens en souffrent, et malheureusement on entend encore certaines personnes dire "mais non, il a mauvais caractère c’est tout, c’est un emmerd**eur " (je l’ai entendu dire du père de la personne concercée) et nier la maladie…La route est longue…maintenant, mieux vaut en effet tenir ses distances pour ne pas être entraîné au fond du gouffre avec eux…même si c’est très dur.

  • #45 Deborah le 29 novembre 2007 à 14 h 27 min

    C’est vrai que face à l’absence de relation "normale" avec ma mère (qui n’a aucun sens de l’amour maternel, à vrai dire je ne sais pas ce que c’est, et ça m’empêche d’envisager d’avoir des enfants, brrrrr), la relation que j’ai eu avec mes grands-parents (papimamichéris) et mon papadamour (désolée) prend d’autant plus de valeur. Il faut savoir chérir nos proches quand ils sont là!

  • #46 lizou le 29 novembre 2007 à 12 h 29 min

    Juste un apparté, mon medecin généraliste a en quelques minutes décidé qu’une de mes meilleures amies était bi polaire, un diagnostique aussi dur fait en 5 min ça me dépasse un peu.
    et il y a de l’espoir pour les malades, Churchill par exemple était bipolaire. (eltsine aussi mais c’est moins sympathique).

  • #47 Deborah le 29 novembre 2007 à 14 h 31 min

    Alinep, le seul conseil que je puisse te donner, c’est de ne pas laisser l’ex-femme de ton mari intervenir dans le quotidien du petit. En effet, et pour avoir grandi auprès de ma mère, donc, maniaco-dépressive, je sais aujourd’hui combien les enfants ont besoin de repères et d’un cadre SECURISANT, ce qu’une personne atteinte de ces troubles est in-ca-pable d’apporter. Je pense que c’est le seul point auquel il faut être attentif. L’avantage paradoxal de ces personnes, c’est leurs "bons moments". Mais pendant les mauvais, il faut protéger les enfants. Moi je n’ai eu aucune protection (d’autant plus que mes parents étaient séparés) et j’étais seule, face à elle…

  • #48 Deborah le 29 novembre 2007 à 14 h 33 min

    Bravo pour la vaseline, Poupoupinette, c’est tout à fait ça, il m’a fallu renoncer à parler avec ma mère de façon normale… dur dur…

  • #49 Hélène le 29 novembre 2007 à 14 h 38 min

    Alinep sois la bienvenue. Je te souhaite de la force pour protéger cet enfant qui n’est, de surcroît, pas le tien, et le symbole de la vie de ton mari avant toi, ce qui ne doit pas être facile à gérer.

  • #50 teatree le 29 novembre 2007 à 12 h 40 min

    poupoupinette,
    la mienne aussi est une dingue de religion. il n’y a que ça qui l’intéresse. elle ne parle que de curés. en fait, c’est son refuge.
    mais on a morflé avec ça parce que sa religion, c’est plutôt sous l’angle glauque. bon, ça s’est un peu calmé mais c’étaient les apparitions bidons, les pseudo révélations a telle pseudo sainte, la fin du monde en l’an 2000, ‘tain, qu’en t’es en âge de te construire, c’est chaud!
    en plus, c’est méga malsain.
    je te raconte même pas la tronche de ces amis…elle ne s’entoure que de gens qui ont besoin d’elle, pour se sentir utile ou de gens barrés, bizarres. en tant que ça fille, moi, ça me fout un de ces moral parfois…c’est d’un glauque…

  • #51 lizou le 29 novembre 2007 à 12 h 46 min

    Teatree ça fout les boules tout ça…elles ont eu de la chance de pas etre récupérer par les témoins de jéovah ou autres sectes vos mamans.

  • #52 teatree le 29 novembre 2007 à 12 h 50 min

    lizou, ma mère a tout a fait le profil de se faire avoir par une secte. ça n’en était pas loin, ceci dit…c’était quand même des trucs assez sectaires. ce n’est pas fini, je vois qu’elle nous cache des choses mais ça a été pire à un moment que maintenant.

  • #53 lizou le 29 novembre 2007 à 12 h 53 min

    Tu m’étonnes, une fois embrigadée tintin pour la récupérer, ils éloignent la famille et ça conforte les gens dans leur folie. ça a du etre très difficile pour vous.
    ce qui fait plaisir c’est que les proches peuvent s’en sortir et pas se faire bouffer (totalement) aussi par la maladie.

  • #54 teatree le 29 novembre 2007 à 13 h 03 min

    toute la difficulté est de trouver face à tout ça le juste équilibre. je crois que pour beaucoup, la question va se poser en cette fin d’année par exemple: va- t’on se forcer à passer Noel avec ses parents pour leur faire plaisir quite à morfler en silence ou pas?
    doit- on supporter une fête de famille où on sait que ça va être tendu ou refuser et faire mal aux gens?
    le sacro lien de famille, le "la famille c’est sacré" heu, oui mais non…
    jusqu’où aller? ce sont aussi mes questions du moment.
    peut -on pour une fois passer un Noel zen tout seul "égoistement" en sachant très bien qu’on va manquer aux autres?
    en fait le plus dur, c’est toute cette ambivalence de sentiments, rien n’est noir ou blanc…tout est mélangé, flou et donc difficile.

  • #55 princessevarda le 29 novembre 2007 à 13 h 04 min

    Ce texte me touche beaucoup même si j’ai une mère "normale" et je ne lui rends pas toujours l’amour et l’attention qu’elle a pu me porter.
    Mais je suisère aussi et même si je ne suis pas malade (enfin je crois), ça me fait réfléchir quand à mes enfants et ce qu’ils diront de moi plus tard… (elle pensait qu’à acheter des crèmes….)

  • #56 princessevarda le 29 novembre 2007 à 13 h 05 min

    je suisère, ça ne veut rien dire…
    Je voulais écrire "je suis mère"

  • #57 Catgeisha le 29 novembre 2007 à 13 h 09 min

    Hélène, pardon de te reprendre, mais la maniaco-depression n’est pas une psychose !
    En fait, on l’a appelée à tort au début la Psychose Maniaco-Dépressive, puis justement car on s’est aperçu que ce n’était pas une psychose (caractéristiques différentes), la Maladie Maniaco-Dépressive (MMD) puis les troubles bipolaires…
    ;-)

    Ton texte Déborah, ainsi que vos témoignages à toutes sont très touchants.
    Courage à toutes…

  • #58 Clayre le 29 novembre 2007 à 13 h 19 min

    Catgeisha, en fait ce que dit Hélène n’est pas faux. Tout dépend, à quelle références théoriques on se référe. Pour certains cela fait partie des psychose, pour d’autres non. Tout les spécialistes ne sont pas d’accor, c’est dire le travail de recherche qu’il reste à faire sur les troubles mentaux dont on est loin de tout connaître.
    Bon courage Déborah , ton texte m’a beaucoup touché et courage à toutes les filles qui vivent cela.

  • #59 Catgeisha le 29 novembre 2007 à 13 h 32 min

    Clayre, ben, tout de même si, là les spécialistes sont assez d’accord, et c’est ce qui a valu la mise à jour des références, et du dsm IV (la petite bible de psychiatrie…)
    Oui, je suis d’accord qu’il y a encore un gros travail de recherche à faire, comme pour toutes les spécialités médicales, les médecins sont loin de tout connaitre, et encore moins d’être tout-puissants, heureusement ;-)
    Mais bon, nous ne sommes pas ici dans des débats de spécialistes hein, mais dans des témoignages très touchants…

  • #60 Catgeisha le 29 novembre 2007 à 13 h 42 min

    Clayre, il y a par contre effectivement encore un gros souci d’information (nos échanges ainsi que certains témoignages l’attestent), et c’est pour cela que ce genre de témoignage est vraiment très bien, voire important…en plus d’être émouvant.
    Bref encore merci à MBDF !

  • #61 lizou le 29 novembre 2007 à 13 h 51 min

    Oui mais faut faire gaffe, en cours nos prof nous ont tjs dit que face à ce genre d’informations tout le monde se trouve des troubles de la personnalité, à soi comme aux autres…n’oublions pas que la "normalité" est fluctuante et que les maladies mentales sont de vraies maladies et non de simples traits de personnalité désagréables.
    D’où l’importance d’un diagnostique fait par un professionnel, ce qui est parfois difficile quand les gens refusent tout soin.

  • #62 Catgeisha le 29 novembre 2007 à 13 h 59 min

    Ah ben Lizou, je ne peux qu’abonder dans ton sens, il faut évidemment distinguer les traits de personnalité de la maladie mentale !
    Et évidemment c’est important que le diagnostic soit fait par un professionnel !
    Mais informer ne signifie pas demander aux non professionnels de faire un diagnostic !
    Informer signifie par contre lever un tabou sur une maladie, aider l’entourage à prendre conscience des difficultés du malade, et aussi aider l’entourage pour savoir comment faire, quoi faire, s’il existe des associations qui aident…bref, à se sentir moins seul…etc.

  • #63 lizou le 29 novembre 2007 à 14 h 17 min

    Catgeisha quand on a exposé les différents troubles de personnalité dans ma promo tout le monde s’est trouvé une maladie, tout le monde voulait etre "border line" d’ailleurs (le charme anglo saxon peut etre). Moi j’ai rien trouvé sur moi (ma mère a dit justement c’est ça le souci…) et j’ai décidé que mon frère était psychopathe…on se retrouve presque ou on cherche tous à se retrouver tous dans les cliniques énoncées c’est bizarre.

  • #64 Alinep le 29 novembre 2007 à 14 h 20 min

    Fidèle lectrice et commentatrice discrète, je me permets d’intervenir aujourd’hui… le billet de Déborah me touche bcp, nous sommes, mon mari et moi, en plein dedans… son ex-femme, mère de son petit garçon (9 ans – il vit avec nous depuis maintenant 1 an et à la suite de 4 TS de sa mère en moins d’un an), est diagnostiquée bipolaire avec troubles du comportement alimentaire.

    Nous éprouvons bcp de difficulté à "gérer" la maman, mais surtout notre souci actuel est de protéger le petit du mieux que nous pouvons, en maintenant le lien avec sa maman le plus possible… savant dosage… Je serais curieuse d’avoir les avis des "anciens enfants" devenus grands et qui ont vécu avec des mamans bipolaires… à quoi devons nous veiller particulièrement ??? jusqu’où pensez vous que nous puissions aller pour protéger le loulou ???

    Pour pas polluter MBDF, je pense qu’Hélène pourrait vous donner mon adresse mail ?
    Merci d’avance à toutes et plein de courage pour celle qui subissent…

  • #65 lizou le 29 novembre 2007 à 14 h 25 min

    pour la sommatisation a petite échelle je veux bien, mais un cancer ça laisse pas beaucoup d’espoir tout ça. On est tjs obligé de se forcer un peu.
    Une étude est sortie récemment, le moral n’influerait en rien sur la guérison du cancer (étude que je trouve inutile et déprimante soit dit en passant), on verra la prochaine étude.
    et la sommatisation est (dixit mon prof moi je suis pas psy) une façon d’exprimer ses émotions plutot positive, ça évite de faire cocotte minute. C’est tjs ça de pris.
    je me méfie vachement du c’est dans la tete.
    un exemple courant, mon pere a trainé un ulcère pendant 20 ans, c’est le stress, c’est dans la tete…jusqu’à qu’un mec ait genre le prix nobel de médecine, en fait c’était une bactérie, 1 semaine de traitement et bye bye l’ulcère.
    je crois que c’est le truc que l’on nous sert quand les médecins ne savent pas.

  • #66 Poupoupinette le 29 novembre 2007 à 14 h 27 min

    @Teatree : Condoléances !:-). Non d’un chien, je comprends parfaitement ce que tu peux ressentir. Quelle barbe, la religion à toutes les sauces ! Qu’une personne soit pieuse, je peux le concevoir. Mais qu’elle oblige et pompe tout le monde à croire comme elle, là, ca va plus. Ma mère me poursuit parfois une bible à la main. Elle veut que je lui lise un passage. Moi, je l’envoie gentiment balader.
    Elle est gentille, au fond, ma mère. Mais parfois, elle fait des réflexions méchantes ou lourdes. Mais comme je l’aime et que je veux continuer à la voir, je me mets de la vaseline tout autour de moi (au figuré, hein !), et ses réflexions à 2 balles glissent comme l’eau sur les plumes d’un canard.
    Achetez plein de vaselines, vous qui connaissez les bipolaires (ou autres). Ne rentrez pas dans leur jeu. Je sais, c’est triste, des échanges pareils. Vous aimeriez discuter avec eux d’égal à égal. Mais c’est pas possible. Faut en prendre son parti. Je sais de quoi je parle :-)

  • #67 lizou le 29 novembre 2007 à 14 h 29 min

    C’est cool pour toi Déborah d’avoir eu la force de chercher ailleurs dans ta famille ce qui t’as manqu et de l’avoir trouvé. Faut pas oublier que toi tu n’es pas malade et que tu ne feras pas souffrir tes enfants comme ta mère l’a fait.

  • #68 Hélène le 29 novembre 2007 à 16 h 31 min

    Bon sang, ça fait mal à lire ce que tu écris, Greg… j’ai vraiment du bol d’avoir des parents normaux, mais que de souffrances à cause des parents en général… ça me révolte.

  • #69 annelise le 29 novembre 2007 à 14 h 31 min

    Lizou: oui je suis d’accord pour l’échelle hein, parce que bon le sida on est d’accord, tu le somatises pas ! Après, faut juste ne pas se’ provoquer plus de maux qu’on en a déjà justement, en se rendant malade pour des choses.
    Poupoupinette : j’adore le coup de la vaseline tout autour de soi :-) J’ai eu une image qui m’z traversé l’esprit…

  • #70 nathilou le 29 novembre 2007 à 14 h 33 min

    Teatree, je suis complètement en phase !
    Ma mère me mettais tellement tt ce qui pouvait arriver sur le dos (de bien ou de mauvais … ex. on a un accident de voiture c’est de ma faute car j’en ai parlé il y a qq jours !) que je suis ds la culpabilité permanente !
    je passe mon temps à m’excuser pour tout et à remercier dès qu’on m’aide à faire qq chose … j’essaye de me soigner sur ce point pour que la famille comprenne que le partage des tâches est normal, donc que je n’ai pas à remercier !
    j’en suis à culpabiliser de ne plus appréhender les sonneries du tél maintenant que je sais que ce ne sera pas ma mère (oui, plusieurs mois après il y a tjrs une fraction de seconde au cours de laquelle je pense "ben au moins ça ne sera pas elle qui cherchera à me faire souffrir").

  • #71 nathilou le 29 novembre 2007 à 14 h 40 min

    Alinep : tu sais les enfants font d’eux-même énormémént la part des choses, au moins avec les personnes qu’ils ne voient pas quotidiennement.
    Mon fils qui a énormément vu ma BM qd il était petit vit "normalement" avec elle … qd elle "délier" et que ça le saôule il ne la calcule plus. Ma fille, qui l’a bcp moins vu, l’apréhende énormément et la craint. Même bébé elle se mettait immédiatement à pleurer qd elle était ds ses bras.
    C’est le quotidien "normal" qui donne des repères aux enfants. Ils faut, à mon sens, juste faire attention à ne les pas les mettre en présence qd c’est la phase dépressive … c’est là qu’ils vont être accusé de tous les mots et qu’on va leur dire des âneries. mais même avec la phase "euphorique" les enfants prennent vite du recul

  • #72 Julie lyonnaise le 29 novembre 2007 à 14 h 41 min

    Je viens de lire ton texte Déborah, et je dois dire qu’il m’a énormément touchée! Je n’ai pas eu ce genre problème avec ma mère, loin de là, mais je comprends combien ça peut être difficile pour un enfant d’accepter que sa mère a des problèmes psychiatriques, et surtout d’en faire part aux autres!
    Aves les personnes bipolaires, on ne sait jamais où on en est! Chaque jour est différent et réserve des suprises bonnes ou mauvaises!

    En tout cas bon courage à toi et à tes proches, mais aussi à ta maman!

  • #73 Hélène le 29 novembre 2007 à 16 h 46 min

    Je comprends ce que tu veux dire Greg, mais ça fait quand même mal, et c’est vraiment dur, je trouve.
    Ca pour y avoir des filles, ici, il y a des filles ;-))

  • #74 Catgeisha le 29 novembre 2007 à 14 h 49 min

    Alinep, n’avez-vous pas simplement pensé à demander conseil à une pédo-psy ?
    Je pense, si ce n’est pas le cas, que cela pourrait beaucoup vous aider, c’est son travail de répondre à ce genre de questions ! ;-)

    Lizou ;-)

  • #75 Deborah le 29 novembre 2007 à 16 h 57 min

    Ouais moi aussi j’adore
    "J’aime pô les fiiiilles"…
    Bon enfin, Greg, pour ma mère c’est pareil, elle est capable du pire mais aussi du meilleur, elle peut être d’une générosité sans égal. Mais ses mots et ses gestes peuvent aussi me détruire – et m’ont détruite. C’est d’ailleurs ça le plus dur, finalement, car je n’ai réussi à me délivrer d’elle que le jour où j’ai décidé que ses multiples cadeaux ne rachetaient pas ses crises et ses coups, il faut savoir faire la part des choses.
    Je crois quand même qu’on y laisse pas mal de plumes. Je ne sais pas où j’en serais sans mon père, ma grand-mère… et mon psy! :-)))

  • #76 teatree le 29 novembre 2007 à 15 h 01 min

    oh, là, là, j’ai relu mon message de ce matin, j’ai fait des énormes fautes d’ortographe, mais énormes! J’ai méga honte, je suis absolument désolée…

  • #77 somatine le 29 novembre 2007 à 15 h 02 min

    Deborah, ça me fait tout drôle de te lire car j’ai vécu exactement la même chose… ma mère, suite à une enfance glauque et plusieurs traumatismes dans sa jeunesse, a longtemps été "folle". des phases dépensières aux affabulations horribles sur moi, mon père, la boulangère et j’en passe, des crises en pleine nuits, des coups et des mots qui heurtent, j’ai vécu tout ça. elle a fini par passer un séjour en hp durant 8 mois, mon père disait ne plus vouloir d’elle, ma crise préadolescente pointant, je la rejetais totalement, puis un jour elle était à la maison, et on a du se réhabituer. me réhabituer à trouver sa présence normale, a arrêter de guêter la moindre lueur malsaine dans son regard, a avoir confiance.

    J’ai 21 ans aujourd’hui et je vis en couple à 300km d’elle. Je me suis enfuis d’elle car au décès de mon père il y a 4 ans, tout est réapparut, le flicage, les mots blessants, tout sauf les coups. j’ai dis stop et je me suis casée, je me suis cassée, et j’ai aussi cassé ma vie en deux.

    je suis loin de Paris que j’adore, de mes amies et de la vie que j’aurais pu avoir dans la ville de mon coeur, je suis coinçée à dunkerque dans une vie que je n’aime qu’à moitié. mais je ne peut pas tout plaquer pour "retourner chez ma mère". je vais la voir tout les 2/3 mois, et pas plus d’une semaine, et c’est jamais évident…

    Je comprend parfaitement ton histoire bien que toutes les histoires soient différentes. J’espère un jour me sortir de ce dilemme.

    Merci de ce récit, je me sens moins seule, je réalise que oui, ça n’est pas arrivé que chez moi.

  • #78 Tassili le 29 novembre 2007 à 15 h 19 min

    Wow, dur-dur, de voir autant de filles souffrant de leur relation à leur mère. Dur, mais en même temps, ça soulage de n’être pas la seule: pouvoir dire «ma mère est folle», comme ça, simplement, sans jugement, sans culpabilité, m’a pris presque 30 ans. Mais c’est encore difficile à gérer socialement – que répond-on quand, en visite en France, quelqu’un nous demande «Vas-tu aller voir ta mère?»

    Ma mère est folle, et si ses 4 enfants en ont souffert, elle a particulièrement choisi 2 de ses enfants, qu’elle aime (mais ça n’est pas plus simple pour eux à gérer) et 2 à qui elle fait porter tout ce qui ne va pas dans sa vie.

    Mon frère «non choisi» s’est réfugié dans une psychose lourde (et lui, il est soigné et pris en charge)- quant à moi, je vis au Québec depuis 20 ans, sans savoir au départ que c’était pour la fuir.

    Il y a 2 ans, j’ai reçu une lettre d’insultes de sa part pour mon anniversaire qui commençait par «C., sale pie grièche…» Depuis, j’ai fait la paix: c’est fini, ma mère est morte. Elle est malade, certes, et je suis pleine de compassion pour toute sa souffrance, mais dans la mesure où je ne peux rien faire pour elle, il faut que je me protège. Mais ça m’a pris presque 30 ans à le comprendre… et depuis, je revis! Ça a levé une énorme chape de plomb qui pesait sur ma vie, et wow! que j’ai du fun aujourd’hui! Dommage, mais d’une certaine façon, j’aurais souhaité recevoir cette lettre plus tôt, ce qui m’aurait permis de commencer à rigoler plus vite…
    Merci Deborah. Et merci Hélène, d’ouvrir tes pages à des inconnues… ;-))

  • #79 Anne le 29 novembre 2007 à 15 h 22 min

    cet article et très touchant et je voulais juste te souhaiter bon courage.

  • #80 teatree le 29 novembre 2007 à 15 h 29 min

    ah, oui, tassili, ça soulage de pouvoir en parler. bien sûr, toutes nos histoires sont différentes, plus ou moins chargées mais au lieu de devenir un dossier tabou et honteux, lourd à porter, je trouve super d’en parler, plutôt, de voir qu’on n’est pas seuls (loin de là) dans ce cas, là.
    en tout cas, moi, ça me fait un bien fou, même si il y a bien pire que ce que je vis.
    dans notre famille, tout est tabou. alors pouvoir en parler, vous pensez bien, c’est une grande bouffée d’air!
    merci!

  • #81 Dorothée le 29 novembre 2007 à 16 h 06 min

    Wow, je ne connais cette maladie (ou appelez ça comme vous voudrez) que de loin mais ça a l’air costaud,même si certains symptômes se retrouvent parfois chez des gens "normaux"…

    Ton texte est très touchant et prouve que même avec les yeux grand ouverts sur la réalité, et même "adulte", c’est super dur de faire le deuil d’un parent "normal" quand les siens ne le sont pas…

    Je ne connais pas cette maladie, mais j’espère que vous toutes qui connaissez cette souffrance avez accès de temps à autre à sa "vraie" personnalité; parce que le pire pour un malade reste d’être vu à travers le prisme de cette maladie, quelle qu’elle soit.

    Je ne saurai que te conseiller le superbe "Les mots pour le dire" de Marie Cardinale, sur cette difficulté en particulier (pas la bipolarité mais le deuil du parent qu’on aurait voulu avoir)…

    Bon courage à toutes!

  • #82 Greg le 29 novembre 2007 à 16 h 28 min

    Ben moi c’est mon pére qui est taré. Je sais pas s’il est bi-polaire, je crois juste que c’est un gars qui s’est enlisé dans ses souffrances, dans sa sensiblité à fleur de peau et dans ses douleurs et manques d’enfant. Je crois que c’est héréditaire aussi, c’est familial, c’est ses parents, sa vie dure, enfin bon, mon pére reste une énigme pour moi. Autant je l’aime, autant des fois il me fait soufrir à point inimaginable.
    Il va faire des choses merveilleuses pour sa famille (comme construire trois maisons de ses mains) pour nous donner du confort, mais dès que ça va pas, il nous reproche tout, il est parano, il peut avoir du venin dans la bouche, il peut me descendre en deux phrases tueuses. Il peut tout donner et tout reprendre, il peut se sacrifier pour toi et le lendemain te reprocher de l’avoir obligé à se sacrifier…oui je sais c’est difficile à comprendre…
    POurtan, moi…j’ai rien fait de mal…

  • #83 Greg le 29 novembre 2007 à 16 h 40 min

    Non ya pas de révolte, c’est comme ça, certains ont des parents "normaux", d’autres non, mais ya toujours plus malheureux, il faut la santé et l’amour, le reste, ça fait parti de nous.
    Tout ce qu’on vit ou avons vécu nous "fabrique", je suis "content" d’être comme je suis, et si je n’avais pas vécu ce que j’ai vécu (je m’en serais bien passé tu me diras) je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui, un écorché vif, un sensible, un mec qui relativise (peut etre trop), enfin bref. J’ai des cicatrices, comme tout le monde, mais c’est joli aussi les cicatrices…je prefere les vieux meubles un peu "esquintés" comme on dit chez nous, q’uun contre plaqué tout lisse de conforama…:-)
    PS: Héléne, toujours aussi sympa ton blog! Et ya plein de filles en plus! :-)

  • #84 teatree le 29 novembre 2007 à 16 h 50 min

    greg, je comprends ce que tu veux dire. pas de révolte. mais quand même, je rêve souvent de parents normaux, de repos, de sérénité.
    ceux qui ont la chance de vivre ça, c’est génial. je trouve que c’est tellement beau une famille harmonieuse…
    en même temps, je crois qu’on apprécie d’autant mieux les vrais amis, la valeur des relations humaines équilibrées. et ça, c’est un véritable trésor.

  • #85 Greg le 29 novembre 2007 à 16 h 50 min

    "Les filles ça bouude" Florence Foresti :-)
    J’adore.

  • #86 Dorothée le 29 novembre 2007 à 16 h 53 min

    C’est intéressant qu’un mec témoigne ici aussi, j’ai repris contact hier soir avec un copain complètement cabossé, son père était alcoolique et il est mort il y a deux ans, après avoir finalement et enfin réussi à arrêter de boire…c’est un mec que j’adore parce qu’il dit les choses telles qu’elles sont, sans faux-semblant (et il est de gauche donc forcément il m’attire grave ;-) ), mais je me faisais la réflexion justement que c’est peut-être plus dur à vivre les mecs, je ne sais pas précisément en quoi, un sentiment diffus…comme s’il nous était "autorisé" à nous de souffrir du caractère de nos parents, et moins à eux. C’est rare qu’un mec confie des trucs aussi durs, pourtant logiquement ils ont eu les mêmes parents que nous…

  • #87 Cécile de Brest le 29 novembre 2007 à 16 h 59 min

    @ Dorothée : je suis d’accord avec toi, en ce qui concerne les hommes. Je pense qu’ils ont plus de mal que nous à extérioriser ce qu’ils ressentent.

    En tout cas, je remercie le ciel d’avoir les parents que j’ai…

  • #88 Lily le 29 novembre 2007 à 17 h 11 min

    Les filles, je sais qu’il est tard mais je bosse!!!!
    juste pour dire a l’auteure, je pense vivre la meme chose que toi, sauf que je ne pense pas que ma mere soit malade….elle a heritè de sa mere et de son mari la croyance qu’elle est parfaite et que les autres sont nuls, moi y compris….
    Pourquoi je maigris pas, pourquoi je mange pas bio, pourquoi je ne m’achete pas des vetements plus cher, pourquoi vais-je a Ikea, pourquoi ne suis je pas mariée avec un riche italien (oui ma mere est mariee avec un italien alors je devrais l’etre aussi) pourquoi je m’acharne a etre avec des "mecs bien mais trop faibles", pourquoi…..
    Et en attendant parmi toutes ces questions je suis seule, et quand je suis seule, je pense a prendre une echarpe et me pendre a ma mezzanine….
    La vie ne vaut peut etre pas la peine d’etre vecue sams l’amour et l’acceptation de la personne qui nous a mis au monde.
    Je n’ai pas de pere.
    Bien du courage a toi…..et a toutes celles qui ont temoigné sur cette triste affaire.

  • #89 Greg le 29 novembre 2007 à 17 h 12 min

    Vous pensez vraiment ça des hommes? C’est étonnant et intéressant. Moi je dis tout le temps les choses telles qu’elles sont, enfin j’essaie, et on me le reproche assez souvent, surtout au boulot…mais encore une fois, c’est un peu ma marque de fabrique.
    Sinon, moi j’ai besoin de parler de ces souffrances, ça fait partie de moi, j’en souffre encore aujourdh’ui, et ma chérie, les premiers jours ou je l’ai rencontrée, je lui ai tout débalé, je lui ai dit:"voilà, je suis comme ça et comme ça, je suis cabossé, fragile, j’ai vécu ça et ça, des fois je pete les plombs, à toi de voir si tu veux t’engager avec un anti-héros qui a failli crever d’angoisse il y a deux mois :-)" Et je crois qu’elle m’aime, enfin je crois…:-)
    Les mecs qui se la jouent "durs", moué, j’y crois pas une seconde, parceque même le plus dur des caids, à mon avis, il a au moins un petit point que si tu le titilles, il va pleurer comme une fillette :-)
    Moi je suis sensible et cabossé, et je le revendique à la limite, c’est ce que je suis.
    Enfin, je raconte ma vie…je dois vous gonfler un peu non? :-) Envie de parler aujourdh’ui, et encore une fois, j’adore ce blog. (Hélène tu me feras passer le chéque avant les fêtes? :-))

  • #90 Hélène de l’Ile Maurice le 29 novembre 2007 à 17 h 17 min

    Je n’ai pas de mot, sinon de souhaiter bon courage à Deborah.

  • #91 Cécile de Brest le 29 novembre 2007 à 17 h 19 min

    @ Greg : je ne pense pas que les mecs se la jouent forcément "durs", mais peut-être ne se laissent-ils pas aller à raconter autant que les filles… Ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont pas de points faibles. Plus cachés mais tout aussi blessants, qui fragilisent tout autant.
    Enfin, ce n’est que mon avis;-))

  • #92 Dorothée le 29 novembre 2007 à 17 h 21 min

    Greg je ne dis pas qu’on ne sent pas la faille, chez un mec qui ne parle pas, mais c’est souvent dur à gérer quand on ne sait pas exactement ce dont il souffre ou a souffert…un mec qui en parlerait tout le temps ça me saoulerait grave (comme je m’interdis de parler trop de mes problèmes aussi, sans les cacher), le côté "je trimballe mes cicatrices comme une bannière" ça a un côté ado égoïste (genre je suis le seul à souffrir et personne ne me comprend). Mais juste savoir, pour respecter, pour ne pas blesser, pour ne pas être maladroite, pour prendre des nouvelles quand il le faut, et éviter de juger certaines attitudes…ça facilite la relation.

    Bon je vais acheter une poudre Caron pour oublier qu’on m’a pris du sang aux deux bras et qu’on va me réhospitaliser trois fois en trois mois :-)))

  • #93 Greg le 29 novembre 2007 à 17 h 26 min

    Je comprends ce que vous voulez dire les filles, c’est vrai qu’on se confie moins que vous…plus de pudeur, je vous dirais même que qd j’en parle, ben la preuve sur ce blog, c’est plus à des filles qu’à des mecs…ou alors mes amis très proches.

  • #94 Petite fleur le 29 novembre 2007 à 17 h 26 min

    Ça fait un moment que je suis ce blog en lectrice muette, mais là je ne peux rester sans rien dire.
    Deborah ton texte résonne en moi comme tellement de mauvais souvenirs…
    Je ne sais même pas par où commencer, parce qu’il s’agit encore de secrets de famille pas complètement déterrés ou de personnes jamais diagnostiquées ou traitées… on nage un peu dans le flou quoi.
    Disons que ça commence à ma grand-mère paternelle. De ce que j’en sais elle a été plutôt maniaco que dépressive, du moins pendant l’enfance de mon père. D’après lui il n’a pas eu d’enfance, elle a ruiné par ses mots et ses crises tous moments potentiellement heureux de la vie d’un enfant. Comme toi Deborah, mon père dit de sa mère qu’elle est folle. Résultat il est parti de la maison à 16 ans, et plus il vieillissait plus il s’éloignait de la maison. Moi je n’en ai aucun souvenir, mais il semblerait qu’un Noël, alors que j’étais gamine, ma grand mère s’est lancée dans une de ses grandes crises. Il avait beau être 2h du mat mes parents sont partis et lui ont clairement signifié que si elle voulait un jour me revoir elle apprendrait à se contrôler, mais qu’il était hors de question que je vive la même chose à mon tour.
    30 ans plus tard ma tante fait une monumentale dépression et tout ressort d’un coup! Je découvre l’enfance de mon père, j’apprends des choses sur ma grand-mère qui pour moi était la mamie la plus fun du monde qui me paraissent impossibles. Je commence aussi à comprendre pourquoi mon oncle est resté un éternel adolescent. Depuis j’avoue que je ne vois plus les choses de la même façon et que le réveillon de Noël est synonyme de tension insupportable. Non seulement la famille ne s’est jamais remise d’une enfance avortée dans le cas de mon père, mon oncle et ma tante, ni personne de toutes les choses qui se sont dites par après. Forcément plusieurs années de ressentiment quand ça sort ça fait mal! Mais si seulement ça s’arrêtait là!
    Mon père, à force de fuir son enfance, à force de vouloir être tout le contraire de sa mère, ben ça a fini par le rattraper lui aussi. Mais pas juste un peu. Total qu’aujourd’hui il est en méga dépression. Et qu’il passe son temps à nous faire du chantage émotif et à porter le fardeau du monde. Il refuse de s’accorder le droit au bonheur, et de nous l’accorder par extension. Si lui est misérable tout le monde doit l’être. Après sa tentative de suicide il y a un peu plus d’un an, on a cru qu’il était bipolaire justement. Il semblerait que non. Par contre il refuse d’être traité. Enfin ça dépend. Les médocs ça il veut bien, mais le suivit psychologique ça c’est hors de question… Ma tante ne s’est jamais remise de sa dépression d’y il a maintenant 7 ans. Et elle aura été beaucoup plus vicieuse dans son chantage affectif avec mes cousines que mon père ne l’a été avec moi et ma soeur. Résultat j’ai une cousine qui vient de partir à 6000 km de chez sa mère, celle-là même qui est traité pour des crises d’angoisses. Et moi de mon côté, je commence sincèrement à me demander si je ne devrais pas aussi consulter…
    Ah quelle belle famille nous formons!

    Moi aussi je dois dire que j’ai été surprise par le nombre de personnes qui ont des personnes bipolaires ou dépressives dans leur famille ou entourage. Et je ne suis pas sure que ça me rassure justement…

    Enfin… courage à tous et toutes!

  • #95 Petite fleur le 29 novembre 2007 à 17 h 28 min

    ouh là! ben pour un premier commentaire j’ai fais dans le lourd…

  • #96 Dorothée le 29 novembre 2007 à 17 h 34 min

    Petite Fleur: c’est terrible effectivement ces choses cachées, ça ressort toujours un jour. Le jour où j’ai compris que toute ma famille paternelle était malade, j’ai décidé de prendre les choses à bras-le-corps, ça ne passera pas par moi, zou chez le psy pour reformatage total. 5 ans plus tard tout leur bel édifice s’effondre, alors que je n’ai fait que reprendre des forces pendant tout ce temps :-) Aller voir un psy, ça demande un peu de courage mais même pas tellement, c’est long et chiant, ça coûte un pot d’Advanced Night Repair toutes les semaines, mais le résultat en vaut la peine :-) Par contre avoir des psys dans sa famille rien de plus relou :-))))

  • #97 Véro la Bisontine le 29 novembre 2007 à 18 h 19 min

    A l’heure ou vous devez toutes et tous… être dans les transports qui vous ramenent à la maison, je feuillette les commentaires publiés cet après-midi, de mon bureau, avant de rejoindre mon chez moi (je sais, j’ai de la chance, en 10 minutes ce sera fait : l’avantage d’habiter en province!!)
    Sur les déclarations de Déborah, cela a chamboulé pas mal de monde (je me suis exprimé sur le sujet ce matin… j’inciste pas!)
    Par contre, je voudrais réagir aux propos de Greg…
    Comme beaucoup de filles je crois, je suis beaucoup plus attiré par les garçons présentant des failles que par les "trop lisses", ce qui à mon sens cache pas mal de choses..
    Cependant, je crois que par votre éducation (un garçon, ça pleure pas, faut être un homme!), vous n’avez pas eu la possibilité de vous lacher (en ce domaine je précise).
    Aujourd’hui, j’ai à faire à une personne du genre masculin, présentant les mêmes caractéristiques que toi Greg, alors me voilà chamboulée!
    Le hic, c’est que l’on est vite désarmée face à ce genre de caractère, et franchement, c’est pas facile de trouver la bonne dose (entre le réconfort et le besoin d’être réconfortée aussi!!)
    Et comme vous avez vous les garçons, une propention non négligeable à la fierté, c’est encore plus hard!!
    Je me dis aussi, que contrairement aux générations précédentes, pour qui le formatage était bien ancré (rôle de la femme et de l"homme bien établi, je caricature mais c’est pas loin de la vérité); on a la chance aujourd’hui pour notre génération que ce précédent schéma ne soit plus aussi solide…
    Mais là intervient un nouveau problème, on doit réapprendre à vivre avec de nouveaux codes, mais l’image de nos parents ou grand parents ne nous a pas habitué à ce bouleversement…
    Alors je dis : COMMENT ON FAIT?
    Sans être une réac dans l’âme (loin, mais alors très loin de moi cette notion), je vous avoue que pour moi le genre humain est en perpétuel chantier, et que ouahouuu on a pas toujours l’équipement pour y faire face!!
    C’était la pensée du jour d’un petit être fragile, sensible, qui oscille entre la désillusion du genre humain, et sa foi en l’humanité!
    Sur ce, j’attends vos réactions!

  • #98 lapepette le 29 novembre 2007 à 18 h 40 min

    et oui, cela me "brasse" tous ces mots; parce qu’il a fallu qu’elle parte pour que je comprenne qu’elle m’a détruite pendant 48 ans, les mots, les coups, les injures et un envoi volontaire dans l’escalier pour me "faire" disparaitre… je ne parle pas de l’alcool! et j’ai été dur avec mon ainée et un jour j’ai compris quand j’ai eu un autre bébé (l’ainée avait 2 ans)qu’une maman pouvait donner des calins, des bisous..

    j’essaie de me construire car pour reconstruire il faut des bases, mais doucement j’y arrive, aidée par ma soeur, des amies et mes filles.
    excusez-moi, c’est trop, je vais aux mouchoirs et bon courage à toutes car vous êtes des femmes formidables.

  • #99 sol le 29 novembre 2007 à 18 h 49 min

    de tout coeur avec toi, c’est une horrible maladie et en plus on en veut aux malades,comme si c’était leur faute.Cela dit mon mari est au lithium depuis 20 ans et parfaitement équilibré.Dans son cas ça a été miraculeux,mais il était conscient de sa maladie et tout à fait désireux de se soigner.
    Courage à toi (là il en faut) et à ta mère qui n’y est pour rien
    BIZ

  • #100 Diripouf le 29 novembre 2007 à 18 h 53 min

    Juste un tout petit commentaire, mon homme et moi etant en ce moment-meme en pleine tourmente familiale:

    Il faut prendre ce qu’il y a a prendre, tant que c’est de l’amour… J’ai lu rapidement les commentaires, et quelqu’un parle d’une peau d’anguille, c’est tres beau comme image. Il faut se proteger des psychoses dangereuses, mais les gens en souffrance ne le sont pas toujours (dangereux), si on est adulte face a eux il y a parfois une relation a construire, meme si elle est imparfaite, meme si elle n’est pas "comme les autres".

    On est tous feles a notre niveau a nous, certaines plus que d’autres, et chez certains ca peut devenir tres tres grave…

    Mais au-dela, il faut aussi essayer d’aller vers les gens (tout en se protegeant soi-meme, hein), pour prendre les petits moments d’amour qu’il y a a prendre, parce que la vie est courte, et que la seule chose qu’on emporte dans sa tombe, a part les asticots, c’est l’amour qu’on a donne et qu’on a recu.

    Je pense a ma mamie avec qui je me suis parfois braquee car elle etait, euh… un peu venimeuse dirons-nous, et je me dis que finalement, c’est dommage, car j’ai regrette, apres sa mort, de m’etre parfois enervee par ego pur et simple, de ne pas avoir su mettre ma peau d’anguille…

    Ouh la la, je sens les larmes monter, je vous laisse, des bises a toutes.

  • #101 Deborah le 29 novembre 2007 à 21 h 25 min

    Pardon Kanarde…
    Mon dernier commentaire est pas raccord, sorry…

  • #102 F. le 29 novembre 2007 à 19 h 25 min

    Décidément à chaque fois que je passe sur ce blog y a quelque chose d’intéressant.

  • #103 Deborah le 29 novembre 2007 à 21 h 29 min

    Courage Kanarde

  • #104 Terry le 29 novembre 2007 à 19 h 58 min

    Chère Deborah,
    Très touché par ton texte, je vie aussi la maladie de ma mère depuis que je suis enfant et j’ai 42 ans, contrairement à toi j’ai aucune raison de lui en vouloir car elle est vraiment adorable c’est une femme généreuse et aimante, sa violence est uniquement tounée contre elle, c’est vraiment un combat de chaque jour, s’éfforcer d’être toujours là et à l’écoute disponible et toujours de bonne humeur pour elle car on a qu’une seule maman, le plus dur pour moi c’est de ne rien pouvoir lui confier sur ma vie ou mes peines de peur que ça la traumatise et qu’elle se retrouve une fois de plus aux urgence.
    Enfin je suis heureux malgrès tout qu’elle soit toujours là = )
    Courage

  • #105 fran-avec-une-minuscule le 29 novembre 2007 à 20 h 01 min

    là là comme je comprends…la mère de mon chéri est comme ça : c’est terrible.

  • #106 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 20 h 04 min

    Bonsoir…
    J’ai relu les premiers commentaires, et je voudrais souligner la justesse et la finesse de teatree, qui parle " d’attraction-répulsion", et de la difficulté de trouver le juste équilibre entre la position de protection contre- et sa relation à- sa mère.

  • #107 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 20 h 05 min

    Quelle joie pour Mlle Maupin ! Félicitations à sa maman qui s’est sortie de ses dépressions, et vive la vie!

  • #108 turquoise le 29 novembre 2007 à 20 h 08 min

    Deborah, ton texte m’émeut beaucoup . Moi ausi, j’ai eu une mère déprimée en permanence, froide, culpabilisante, manipulatrice, qui m’a pourri mon enfance et une partie de mon adolescence . Et puis, à quinze ans, j’ai compris toute seule que son incapacité totale à être heureuse et à aimer était son problème et pas le mien – c’est une des choses de ma vie dont je suis fière : avoir réussi à comprendre cela … et j’ai grandi en la prenant pour exemple des choses à ne pas faire … je me suis mariée par amour ( et ça tient toujours ), j’ai élevé mon fils dans les rires et la tendresse , je refuse de me méfier des gens, de calculer, de brider mes élans , de vivre dans la grisaille et les lamentations . Finalement, elle m’a rendu service "en creux", et maintenant qu’elle n’est plus là, j’éprouve une grande pitié pour elle qui est passée à côté de tant de bonheurs .

  • #109 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 20 h 13 min

    Et Riwa! Qu’est-ce que c’est que cette autodévaluation "je suis la looseuse…"
    ben dis-donc, il faut bien du courage et de la force pour parvenir à protéger ses petits "contre" un homme qu’on aime, ou qu’on a aimé, qui aime ses enfants, et qui en est aimé forcément!
    Je crois qu’on peut avoir du chagrin parce que des épreuves difficiles se présentent et qu’ il faut y faire face, mais se dévaloriser parce qu’on a eu une décision complexe à prendre, non.
    Peut-être es-tu triste de faire un constat d’échec? Mais tu n’es pas responsable de la maladie du père de ton enfant, Riwa. Tu dois te sentir triste pour ton enfant, du père fragile qu’il a, non ?

  • #110 Moi et Ma Louloute le 29 novembre 2007 à 21 h 08 min

    @Diripouf: j’ai beaucoup aimé ton comm. Comme toi je crois que chaque petit moment d’amour à prendre ou à donner est important.

    Comme beaucoup d’autre lectrices de MBDF ma relation avec ma mère est difficile. Ou plutôt les relations de ma mère avec les autres sont vouées à l’échec.
    Mon frère ne la voit plus depuis un an. Ses parents évitent de la voir trop souvent car elle les accuse de tous ses maux.Son frère l’évite aussi.

    Avec mon Homme nous avons décidé que jamais nous ne lui confirons la louloute car trop dangereux, elle est trop égocentrique.
    Je la retrouve dans pleins de commentaires: elle veut m’imposer ses nouvelles passions qui changent tous les ans (bouddhisme, sophrologie, travail sur les runes, astrologie, kinésiologie, energie des arbres centenaires).
    Chaque fois que je le vois elle me dit: "ça va péter" je te dis que le monde ne va pas bien. Il faut absolument que je mange bio, que je mange de la kinoa, elle est capable de me le répéter 20 fois dans une après midi.
    Ce que je fais elle s’en fout, ce que j’aime pareil, aucun partage sauf ce qu’elle veut m’imposer.
    Je ne sais pas si elle est bipolaire.
    Mais on pourrait l’appeller cosette vu tous les drames qu’elle a vecu dans son enfance et qui à mon avis ne sont que le travail de psys douteux.Elle a même revécu sa naissance et sa vie intra utérine!! bien sur elle aurait aimé que j’en fasse de même.
    Je vis à 500 kms de chez elle et la voit tous les 3 mois.
    C’est le problème de ma vie. Mon père est parti il y a 17 ans et depuis elle vit seule dans son monde qui est très loin du monde réel. Elle peut être très méchante par moment et à d’autres très gentille. Elle voit des psys depuis 17 ans dont elle change régulièrement car elle en tombe amoureuse je pense. Elle tombe aussi in love avec tous les gouroux des stages plus ou moins ésotériques qu’elle suit.
    Comme elle est hyper matérialiste je ne m’inquiète pas trop par rapport aux sectes.Et comme aucun gouroux ou psy n’a jamais voulu d’elle.
    Bref comme vous toutes c’est compliqué. Je me souviens enfant, toutes les amies de mes parents devenaient mes mères adoptives, j’ai compris pourquoi aujourd’hui. Alors j’essaie, moi de ne pas reproduire ces choses avec ma fille et je vis ma relation avec ma mère du mieux que c’est possible. Quoi que je fasse elle fait partie de moi.
    J’ai juste demandé à mon Homme, dès que j’ai un comportement qui s’approche de ce quelle fait,de m’interpeller! Il suffit qu’il dise "on dirait ta mère" et ça fait son effet :o).

    Bon courage à toutes celles qui vivent cette situation.

  • #111 chantal le 29 novembre 2007 à 21 h 15 min

    Tous ces mots de sincérité me touchent infiniment, et résonnent dans mon coeur et ma tête. Que de souffrances et de peines pour ceux qui sont malades, mais aussi pour l’entourage. Et combien de temps pour comprendre, analyser, déculpabiliser, se reconstruire ?
    J’ai lu avec attention et respect vos témoignages.
    Je ne sais pas si je peux parler de pathologie. Ce que je sais c’est que j’ai grandi avec une maman dont le quotidien était l’inquiétude, la peur de l’autre, la tristesse, et pleurant beaucoup. L’enfant que j’étais pleurait aussi beaucoup et souvent avec elle. Son mari et ses enfants étaient bien sûr la cause de son malheur. Point de fêtes, point d’anniversaires. Nous ne célébrions que les évènements malheureux. Nous avons quitté la maison tous très jeunes : 16, 18 et 19 ans.
    Aujourd’hui, à 50 ans, j’ai tellement de difficultés à me libérer de tout ce passé. Elle est partie il y a six mois, après trois années de maladie, pendant lesquelles je l’ai soignée, ressentant bien sûr une grande peine, mais mesurant à quel point elle était exigeante et comptable du temps que je passais avec elle. En réponse, j’ai toujours donné davantage, espérant satisfaire ses exigeances, même si je me suis épuisée. En vain, ce n’était jamais suffisant
    A 50 ans, je prends conscience de n’avoir jamais coupé le cordon, tant la culpabilité était grande. Son départ me laisse dans une extrême tristesse.
    Je comprends à quel point je ne me sens jamais à la hauteur, et m’interdis le droit à être joyeuse.
    Je me dis que j’ai forcément communiqué cela à mes enfants, en dépit de ma volonté de lutter contre.
    Merci pour ces échanges, et leur accent d’amitié.

  • #112 Hélène le 29 novembre 2007 à 23 h 15 min

    Lily ton commentraire me touche beaucoupe me fait dela peine, j’espère que tu as des amies pour rattraper un peu toute ces manques.

    Non Greg tu nous gonfles pas, tu nous touches, et c’est pas si souvent que ça arrive. Alors n’hésite pas à venir te confier ici, si tu te sens de le faire plus facilement qu’ailleurs.

    Petite fleur sois la bienvenue ! J’espère qu’exprimer ce que tu ressens et parler de ton histoire te fera du bien et t’aidera à avancer sur le chemin du détachement et de l’apaisement.

    lapepette j’espère qu’à cette heure-ci tu n’es plus dans les mouchoirs !

    sol merci de redire que le lithium aide beaucoup de maniaco-dépressifs et régule leur humeur pour en faire des gens tout à fait fréquentables ;-)

    Terry bienvenue à toi ! Ce que je trouve le plus dur dans ton histoire, c’est que tu n’as pas la possibilité de te laisser aller et de chercher auprèsde ta mère le réconfort que tout enfant est en droit d’attendre, même une fois adulte.

    turquoise tu as raison, un repoussoir peut-être un très bon anti-modèle pour soi-même !

    Riwa siamoise cramiossie a hyper raison, je voulais le souligner aussi, ne parle pas de toi-même comme ça !

    Dorothée, siamoise, je vous mets en contact. Et siamoise je te signale que c’est pas pour rien qu’on dit "être mal dans sa peau". Enfin moi j’dis ça, j’dis rien, mais quand j’ai de l’eczéma je sais que c’est pas que la faute à Canzi ;-)

    C’est sûr que le cathé, en dehors de toute considération spirituelle, ça aide vachement à se dépatouiller des thèmes récurrents de l’art occidental ;-))

    chantal ton témoignange me rend triste ! On voudrait t’aider à déchirer ce voile de tristesse, quel gaâchis ! Mais il te reste du temps pour vivre plus heureuse, j’espère de tout couer que tu y arriveras !

    Kanarde je suis bouleveresée par ton commentaire !
    N’y a-t-il pas un moyen pour tu de te soustaire à la cruauté de ton père, de vivre en colocation, ou dans un foyer, ou je ne sais quoi ? (je dis peut-être n’importe quoi, mais c’est ce que ce comemntaire provoque immédiatement chez moi, l’envie de t’aider à sortir de là).

  • #113 Lila le 29 novembre 2007 à 21 h 19 min

    Et bien, j’ai l’impression de lire une partie de mon histoire. Je viens de passer une heure au téléphone avec ma meilleure amie ; une heure pendant laquelle j’ai à nouveau exprimé mes angoisses, ma culpabilité envers ma mère, sa manière de me manipuler, de me culpabiliser… Et de te lire juste après, waouh, ça fait un choc.
    Ma mère n’est pas bipolaire, elle a juste une idée très précise de ce qui me rendra heureuse et notamment du mari que je dois me choisir. Seulement, l’homme que j’aime ne correspond pas du tout à ses critères. Il n’a pas la même religion…
    Donc depuis plus de 4 ans, je vis une "double vie" , j’en deviens presque schizophrène. Je n’arrive pas encore à affirmer mon choix, même si elle se doute de quelque chose. J’aimerai pouvoir crever l’abcès, lui dire que j’ai rencontré l’homme le plus parfait, celui qui a dépassé toutes mes espérances, celui sur qui je peux compter, celui avec qui je veux avoir des enfants… J’aimerai pouvoir couper les ponts et vivre ma vie, mais la culpabilité est encore trop présente, surtout lorsque j’imagine les conséquences d’une telle révélation.
    Elle se rend malade, elle me dit que je vais la tuer, nos conversations téléphoniques sont à chaque fois une épreuve…
    Merci Deborah pour tes mots, ils m’ont permis de commencer à poser les miens sur une situation si douloureuse, et je me sens moins seule.
    Courage à vous toutes***

  • #114 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 21 h 20 min

    Ah oui, mais là, c’est la descendance d’Adam et Eve. A un moment, on arrive à Noé (ouf), et là ça redevient plus lisible. J’en suis là, d’ailleurs. ;-)))

    Pour moi, les malades mentaux sont les pauvres parmis les pauvres, sur cette terre. Quelle épreuve pour ceux qui partagent leur vie.
    Quelles preuves d’amour doit-on déployer!! Cela use terriblement, c’est certain, mais en même temps, quel chemin au fond de soi et vers l’autre cela nous conduit à faire!

    Je vous bise pour ce soir.
    Courage, mes soeurs !

  • #115 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 23 min

    J’arrive après tout le monde une fois de plus, mais ce texte m’a énormément touchée, comme beaucoup d’entre nous.
    Ma situation est assez différente. Mais la souffrance est elle aussi bien présente.
    Deux personnes : Ma mère, mon père.
    La première, formidable, aimante, présente, mon modèle et mon héroïne. Mon tout.
    La seconde, mon cauchemard. Des critiques. Tout le temps. Une corde autour du coup qu’il serre et relâche à sa guise.
    La vie est mal faite. Ma mère est décédée au mois d’avril de cette année. Un trou béant qui s’ouvre sous mes pieds et m’attire vers le fond. Toute perspective d’avenir heureux qui s’effondre en même temps. 15 ans. Dur d’assumer ça, à n’importe quel âge. Mais c’est d’autant plus difficile.
    Du jour au lendemain, sans prévenir. Dur. Très dur. Je ne peux toujours pas m’y faire, cette absence qui fait si mal. Mon frère a son amoureuse, ma soeur a son boulot, son chez elle et son amoureux. Tous deux ont quelquechose auquel se raccrocher. Je n’ai rien. La pente semble chaque jour un peu plus abrupte, comme à chaque parole si cruelle qu’il me lance.
    J’aurais peut être plus facile s’il n’était pas là. Lui, mon père qui me bouffe à petit feu. Il me rabaisse, me critique, tout n’est que reproche. Quoi que je fasse.
    Mon frère est du même accabi, ma soeur a déménagé.
    Et mon je suis seule. Certes, j’ai des amis. Mais cela ne remplace pas.
    Rien que d’écrire tout ça j’en tremble, et même si les larmes ne sont pas visibles, elles sont bien présentes, tout au fond du coeur.
    Mon père n’est peut être pas réellement malade. Mais les faits sont là. Et je souffre. Je ne cesse d’espèrer voir un jour le bout de ce tunnel sombre et interminable, semé d’embûches en tous genres. Un jour peut être…

    Désolée d’avoir fait si long, je souhaite bien du courage à toutes celles qui souffrent.

  • #116 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 26 min

    Pas de soucis Deborah, on a posté en même temps ;)
    Désolée de venir plomber le moral des troupes..

  • #117 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 28 min

    Autour du cou et non du coup, désolée pour la faute

  • #118 lixuan le 29 novembre 2007 à 21 h 29 min

    Des bisous, Deborah. (Je ne sais pas quoi dire pour le moment, j’ai juste envie de t’embrasser).

  • #119 chantal le 29 novembre 2007 à 21 h 30 min

    Kanarde
    Ne te laisse pas couler. Pense à ce que ta maman aurait souhaité pour toi. Il faut que cela t’aide à tenir le coup.
    Concentre ton énergie sur ton avenir pour qu’il soit le meilleur possible. Il y aura des jours meilleurs. Je te le souhaite de tout mon coeur.

  • #120 Marouchka le 29 novembre 2007 à 21 h 30 min

    Oh siamoise…en postant mon dernier post, j’ai réalisé que j’avais fait une ENORME faute d’orthographe… Oublié un "t" à maudits. J’ai pas pu ratrapper mon post qui est parti sans que je puisse corriger… j’ai honte !
    Sinon Saint Marc il est pas avec un lion aussi ?

  • #121 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 30 min

    Merci, courage à toi aussi. Ca ne doit pas être facile.. Ici je n’ai pas le choix on va dire, car ma mère est bel et bien partie, et je n’attends que de pouvoir voler de mes propres ailes pour quitter mon père.
    Je ne sais pas ce que j’aurais fait dans ta situation..

  • #122 Hélène le 29 novembre 2007 à 23 h 32 min

    Oh ben tu vas pas en plus t’excuser Kanarde ! ;-) Si ça me bouleverse c’est mon problème, tu as déjà assez à faire avec ce que tu vis, pauvre bichette.
    J’espère que ça sera raisonnablement supoprtable jsuqu’à ce que tu puisses partir de chez ton père, du fond du coeur.

    funambuline tu as raison, voyons les choses comme ça ! ;-)

  • #123 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 33 min

    Désolée de multiplier les doubles post, mais je n’avais pas vu le message de Chantal.
    Merci beaucoup à toi.
    Grâce à des amis chers je ne me laisse pas trop couler. Mais je n’ai pas l’impression de remonter vraiment la pente. Je pense que quand j’aurais l’occasion de quitter la maison, et de faire des études qui me plaisent, le futur me paraîtra plus doux et plus acceptable, je l’espère..

  • #124 Marouchka le 29 novembre 2007 à 21 h 35 min

    Kanarde pense à te protéger. Désolée pour les messages hors sujets postés entre tes commentaires. Ma connection rame ce soir.

  • #125 chantal le 29 novembre 2007 à 21 h 35 min

    Kanarde, ma maman m’a aussi quitté au mois d’avril.
    Je suis certaine que de l’au delà, la tienne te protège et veille sur toi.
    Réussis tes études pour devenir une belle et grande dame, en sa mémoire, et pour tout ce qu’elle représente dans ton coeur.

  • #126 lizou le 29 novembre 2007 à 21 h 35 min

    C’est normal d’etre triste parce que sa mère est morte, t’as le droit de pas remonter la pente tout de suite, le jour où ça arrivera à la mienne ou à ma grand mère il me faudra toute une vie pour y faire face.

  • #127 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 40 min

    Pas de soucis Marouchka ;)
    Je suis désolée Chantal, je sais que ce n’est pas facile car je le vis. C’est ce que je me dis pour me donner du courage, faire tout, pour elle. Qu’importe l’âge que nous avons, il faut toujours se dire qu’elle reste près de nous, au fond de notre coeur ;)

    Lizou : profite de leur présence, c’est ce que je peux te conseiller. Il y a tant de choses que je regrette ne pas avoir fait, comme simplement lui dire Je t’aime. "Heureusement" on s’est "quittées" sans être en embrouille, je m’en serais tellement voulu sinon..

  • #128 lizou le 29 novembre 2007 à 21 h 47 min

    ça va je les gave de déclarations d’amour à peine volées, ma meilleure amie a perdu sa mère à la vingtaine et elle a réussit à bien démarrer malgrè tout dans la vie, elle a un travail qu’elle aime, un mec très gentil, un bel appartement. ça parait dingue mais on s’en sort, tout doucement la vie reprend ses droits meme si la douleur reste.
    Je pense à elle presque chaque jour et je l’admire beaucoup.
    et ne t’inquietes pas, je suis sure que ta mère savait à quel point tu l’aimais, pas besoin de tout dire, les mamans savent tout (des fois d’ailleurs ça craint…) et l’amour mère fille (l’amour filial, pas la parenté biologique) est peut etre l’un des plus compliqué mais l’un des plus beau.

  • #129 Elsonia le 29 novembre 2007 à 21 h 56 min

    Un océan de tendresse pour toi Kanarde

  • #130 Kanarde le 29 novembre 2007 à 21 h 58 min

    Moi qui voulais offrir à mes enfants une grand mère formidable comme elle aurait fait.. Quand j’aurais ma propre "vraie" vie, ça m’aidera je crois..

    Merci Elsonia, ça me fait du bien de parler ici zêtes toutes adorables ;)

  • #131 lizou le 29 novembre 2007 à 22 h 02 min

    Ils auraont une grand mère formidable quand meme, ils la connaitrons à travers toi.

  • #132 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 12 min

    Je l’espère, mais ça ne sera jamais pareil. Jamais… Tant de fois mon esprit vagabonde et rencontre un souvenir avec elle. Je devrais en tirer du positif, de bons moments passés. Mais ça me chagrine, jamais plus je ne pourrais la serrer dans mes bras, ni me prendre des fou-rires avec elle, blotties devant la télé.. Tant de plaisirs simples qui ne seront plus..

  • #133 nanie le 29 novembre 2007 à 22 h 20 min

    Petite Kanarde
    il faut te faire aider il faut trouver une personne ressource, quelqu’un qui puisse écouter ton chagrin . Essaie de te confier à la bonne personne il faut quelqu’un qui fasse un "Tiers" entre ton pére et toi . Je suis une maman et une infirmiére psy je me permets donc de te donner ce conseil avec mon coeur et mon expérience de "vieille"
    je te souhaite beucoup de bonheur tu vas connaitre plus tôt que les autres les vraies valeurs tu vas étre un femme formidable! A bientôt sur le blog

  • #134 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 24 min

    Je cherche, je cherche. J’ai trouvé un ami formidable, mais nos échanges ne sont que sur internet ou par téléphone. Le meilleur. Il m’aide énormément, mais il me faudrait trouver un amour stable, car les amis font beacoup mais ce n’est pas pareil.

    Merci beacoup pour tes conseils nanie ;)
    Oui, comme on dit, ce qui ne tue pas rend plus fort.. Je dois apprendre à tirer le "positif"

  • #135 lizou le 29 novembre 2007 à 22 h 28 min

    Tu verras, un fiancé, une ou un meilleur ami, des enfants, tu vas créer de nouveaux liens très forts. Tu as raison tu te débloquera en grandissant, en partant vivre ta vie, faire tes études. Quand on a en permanence des choses qui rapellent l’absence sous les yeux ça n’aide pas vraiment.

  • #136 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 31 min

    Oui effectivement.. Je n’ai que mes cours actuels et la toile du net pour me changer les idées, et vivre dans la maison où elle est décédée, c’est dur..

  • #137 lizou le 29 novembre 2007 à 22 h 34 min

    Ma pauvre, il va falloir etre courageuse et partir vite, j’ai vu ton blog tu as une passion ça peut t’aider un peu. Tu as quel age si ce n’est pas indiscret?

  • #138 Emphiris le 29 novembre 2007 à 22 h 37 min

    Que d’émotions en lisant avec les mots d’une autre une phase de sa propre vie… Ma mère est également atteinte de dépression bipolaire et fait de ma vie un enfer même si nous passons de bons moments en famille régulièrement. Malgré mon pessimisme je dirais que cette situation nous a soudés, mes frères ma sœur et moi, c’est une grande force. Beaucoup de reconnaissance à un père qui nous a élevé, beaucoup de colère envers celle qui nous fait souffrir sans que toutefois nous puissions lui en vouloir puisqu’elle est malade et qu’elle souffre elle aussi….
    Merci pour tous les commentaires de compassion, et tous les témoignages autour de cet article, cela m’a vraiment fait chaud au coeur de voir que je ne suis pas la seule devant cette souffrance qui malgré tout nous construit aussi.
    Je présente mes condoléances à celles dont la perte de leur mère est encore douloureuse. Très honnêtement, le jour où cela se produira je ne pourrai malheureusement empêcher la venue de pointes d’amertume, de culpabilisation et de rage… Terrible à dire, mais encore plus à vivre.

  • #139 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 44 min

    Lizou : Oui, ma passion m’aide à avoir un objectif et un échappatoire. Après cette année de cours, un an et je serais libre de poursuivre mes études dans la photo, d’ici là je survis ;) (Oui, je suis un an à l’avance ;)
    Et j’ai 15 ans, aucune indiscrètion ;)

    Emphiris : J’imagine que cette situation doit être très difficile à vivre, un mélange d’amour/haine du à l’alternance des bonnes et mauvaises phases, on ne peut leur en vouloir car c’est la faute de la maladie, mais ça doit être tellement dur.. Courage à toi

  • #140 Elsonia le 29 novembre 2007 à 22 h 49 min

    Kanarde, tes photos sont si parlantes… Elles évoquent l’amour, la solitude, la tristesse, la beauté et beaucoup beaucoup de nostalgie. Clin d’oeil spécial à la dune d’or : une merveille. Bravo ! Du haut de tes 15 ans, c’est admirable. Elle doit être très très très fière.

  • #141 lizou le 29 novembre 2007 à 22 h 51 min

    15 ans tu es toute petite, c’est un age difficile et la vie est encore plus compliquée pour toi que pour les autres. N’écoutes que toi, prends de la distance avec ton père, fais toi une "peau d’anguille" et fonce dans tes études. Dans 3 ans tu seras majeure et tu n’auras de compte à rendre à personne. Profite des choses offertes pas l’école (médecine scolaire, psy, assistante sociale…). Si vraiment c’est trop dur chez toi il existe des solutions.
    Et quelque part tu transcende tout ça, puisque tu utilise ta sensibilité pour faire de l’art.

  • #142 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 51 min

    Merci Elsonia, ça me touche beaucoup ce genre de commentaire ! C’est vraiment ce à quoi je veux aboutir, faire passer des émotions dans mes clichés. Alors que l’on me dise ça me donne l’impression que j’y arrive, mille fois merci !

  • #143 siamoise cramoisie le 29 novembre 2007 à 22 h 54 min

    Oh, Kanarde, j’ai le coeur tout serré pour toi… Je revenais juste faire un petit tour avant de tout éteindre. J’ai bien fait!
    Ce que tu vis est vraiment très dur. Perdre sa maman si jeune, c’est extrèmement cruel.

    C’est toi les belles photos, n’est-ce pas? C’est formidable!!

    Pour rejoindre un peu ce qui a déjà été dit : "devenir une belle femme", un bel être, et toutes ces jolies choses bien mieux écrites plus haut,
    j’aurais un livre à te conseiller: découvrir un sens à sa vie , du docteur Frankl.

    Ce psychiâtre, autrichien, a fait un travail extraordinaire. On peut puiser là des ressources vraiment vivifiantes.

    Kanarde, avant de me coucher, je pense bien fort à toi. Je fais les choses à ma manière (un peu catho, quoi!), dans des termes contemporains je dirais que je t’envoie de bonnes ondes, dans un langage millénaire je te dis que je prie pour toi,
    et te souhaite beaucoup de courage, et de belles choses chaques jour. Une belle vie de femme se construit, et tu peux vivre merveilleusement dès maintenant! Garde espoire, et prends confiance dans ton très grand talent!

    A bientôt sur le blog !

  • #144 Elsonia le 29 novembre 2007 à 22 h 54 min

    Mais oui tu y arrives et tu n’as plus d’autres choix que de persévérer et réussir.

  • #145 Elsonia le 29 novembre 2007 à 22 h 56 min

    Bonne nuit les filles et à demain ;-)

  • #146 Kanarde le 29 novembre 2007 à 22 h 59 min

    Oui, encore toute petite. Même si ce qui est arrivé m’a projeté un peu malgré moi dans le monde adulte, trop vite. Un ami m’a conseillé de me tourner vers un psy mais c’est au dessus de mes forces, j’aurais vraiment l’impression d’accuser une défaite de plus.. Comme si c’était une faiblesse; malgré le fait que j’admire ceux qui ont le courage de se faire aider.

    L’art est mon refuge, transmis par ma mère, comme si je la fesais vivre à travers mon art, pour elle, comme un hommage au talent qui était le sien..

    Siamoise cramoisie : Oui c’est dur, mais avec le temps j’y arriverais, pour elle !
    Merci pour l’avis sur les photos, et pour les bonnes ondes :)

    Encore merci Elsonia, bonne nuit à toi

    Je tenais à vous remercier toutes, j’ai vraiment trouvé ici une communauté adorable, j’avais besoin de retrouver un contact féminin et plus mature pour parler plus sérieusement et en même temps savoir rire.

  • #147 funambuline le 29 novembre 2007 à 23 h 03 min

    Beaucoup d’entre vous m’ont mis les larmes aux yeux ou m’ont provoqué un sentiment de révolte terrible. Je ne sais pas comment je réagirais dans votre situation (multiples ont été évoquées ici), par la rage ou par les larmes. J’aimerais croire que par la rage.
    Une relation avec une mère est toujours complexe, même quand elle est très harmonieuse et paisible… je ne sais pas si j’aurais pu me construire sans ou avec une relation "défaillante".
    J’admire celles qui en sont sorties. Je comprends celles qui sont dedans et savent qu’elles le seront toujours. J’espère que celles que ça détruit trouveront la force de se battre contre.

    @ lizou: moi mon Vienne "préféré" c’est celui de Marjane Satrapi de Persepolis!

  • #148 Kanarde le 29 novembre 2007 à 23 h 27 min

    Désolée de te boulverser Hélène, j’avais besoin de vider un peu mon sac, les temps sont durs..
    Il ne lève pas la main sur moi, c’est déjà ça, même si la violence verbale est souvent plus douloureuse.
    Non je ne crois pas que cela soit envisageable, et puis par rapport au reste de la famille et de notre entourage, cela serait difficilement concevable. Je ne vis pas un enfer, il y a pire que mon cas, donc je prends mon mal en patience et me réfugie dès que possible dans un univers plus attrayant ;)

  • #149 funambuline le 29 novembre 2007 à 23 h 30 min

    @ Hélène… p’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non, mais c’est pas trop mal, parfois d’avoir un canzi sous la main pour ne pas ajouter à l’eczéma la culpabilité de soi-même… je t’embrasse.

  • #150 Kanarde le 29 novembre 2007 à 23 h 38 min

    Merci beaucoup Hélène ;)
    Ca devrait aller, j’ai de très bons amis et d’ici là peut être que l’amour viendra frapper à ma porte, qui sait ;)

    Je vais vous laisser, les nuits sont courtes et le repos précieux en cette période de révisions avant 3 longues semaines d’exams ;)

    Bonne nuit, et un grand merci à toutes pour le soutient, cela m’a vraiment fait du bien de parler avec des gens qui me comprennent, encore une fois plein de courage à toutes.

  • #151 Glop le 30 novembre 2007 à 0 h 33 min

    Deborah je ne sais pas si ça a ét discuté déjà mais voir, toi, un psy pourrait bcp t’aider (et, peut-être l’aider elle aussi). Car apprendre à mettre de la distance et à se construire face à une figure de mère défaillante, c’est dur. En plus les enfants, devenus hypersensibles, ont tendance à) reproduire peu ou prou un schéma similaire. Mieux vaut prévenir!

  • #152 chantal le 30 novembre 2007 à 6 h 50 min

    Helène, merci de nous offrir cet espace de paroles bienveillantes.
    Oui, tu as raison il me reste un bout de chemin à faire, et il m’appartient d’en choisir la couleur : rose plutôt que gris. Il faut en avoir la volonté.

    Courage à toutes mes soeurs !

  • #153 siamoise cramoisie le 30 novembre 2007 à 7 h 23 min

    Chantal, tu as oublié une nuance dans la couleur que tu as choisie:
    poudré, le rose, poudré.

    C’était pour ne pas faire mentir David A. s’il classe ce blog parmis les choses qui "font et défont" les tendances. ;-)

    Je manque de temps pour dire à Kanarde, Déborah et les autres (si nombreuses, ça fait frémir) que je pense bien à elles toutes.
    Je pense qu’Hélène a raison lorsqu’elle suggère que peut-être il faudrait songer à s’éloigner de ton père, Kanarde. Pas pour le punir, mais bien pour te protéger.
    Aujourd’hui, on s’alarme quand on touche au coprs. A raison.
    Mais on n’applique pas les mêmes solutions quand l’esprit et l’âme sont touchés. C’est extrèmement dommageable.
    Aller,

    Bonne journée à toutes!

  • #154 Hélène le 30 novembre 2007 à 10 h 35 min

    brizou58 sois la bienvenue ! J’espère que le médecin qui suit ta fille trouvera les triatements adaptés pour la rendre plus apaisée et vous permettre de vivre plus joyeusement cette relation qui peut être si belle ;-)

  • #155 lizou le 30 novembre 2007 à 9 h 09 min

    Kanarde, parfois on peut partir sans faire de peine, genre trouver une école loin de la maison, partir en internat…tu serai étonné de voir qu’autant de filles ont fui d’une certaine façon. Ne prend pas en compte les méchancetés de ton père, tu n’es qu’un prétexte, ce ne serait pas toi mais une autre à ta place ce serait pareil, tu n’es pas responsable.

  • #156 brizou58 le 30 novembre 2007 à 9 h 37 min

    Surprise de voir autant de commentaires sur ce sujet, je parle de la bipalorité, moi qui il y a un an ne connaissait pas cette maladie. Ma mère est aussi une mère imcompréhensible, mais elle n’est pas bi polaire, (je ne m’entens pas avec elle c’est tout).
    C’est ma fille qui a été diagnostiquée bipolaire il y a un ans, et depuis je comprends mieux ses différents comportements qui sont heureusement pas trop excessifs, c’est plus un mal être avec des phases heureuses et des phases tristes, n’avançant pas vraiment dans la vie, études, boulot, sentiments amoureux, bref elle est un peu perdue par moment, elle à des périodes de déprime avec des idées noires, mais dans l’ensemble et pour le moment ça va à peu près, elle est aussi suivie par un médecin, donc ça aide peut être. Ah ce n’est pas évident la vie, mais quand ça touche nos enfants, nous sommes complètement démunis, ne sachant pas quoi faire, culpabilisant en se demandant "pourquoi" ? "comment" ?

  • #157 Hélène le 30 novembre 2007 à 12 h 50 min

    georges merci beaucoup pour ce témoignage, et bienvenue à toi. C’est important d’avoir le point de vue de l’autre, dans une relation, et ton commentaire aidera sûrement beaucoup d’entre nous à y voir plus clair.
    Merci, vraiment.

  • #158 Dorothée le 30 novembre 2007 à 11 h 22 min

    Glop si on en a effectivement déjà un peu parlé, et je crois avoir lu je ne sais où que Déborah en voyait un (mais je me trompe peut-être)…en même temps, psy ou pas, ça reste des années difficiles et sans doute une grande tristesse de ne pas pouvoir partager de choses normales avec sa mère…

    Brizou je suis de tout coeur avec toi, autant on peut imaginer couper le cordon avec ses parents, autant avec ses enfants c’est autre chose j’imagine (et je m’exprime SUPER mal)….Hélène exprime mieux que moi ce que je te souhaite aussi :-)

  • #159 georges le 30 novembre 2007 à 12 h 17 min

    bonjour..je lis ce blog depuis quelques temps et je voulais juste mettre un petit commentaire en passant rapidement..

    dans mon cas, ce n est ni ma mere, ni ma grand mere, ni mon pere ni qui que ce soit qui est bipolaire . Non c est juste moi. J ai ete diagnostiquee il y a deux ans, a 27 ans. Ilil faut savoir que les medecins ont enormement de mal a poser un diagnostique sur cette maladie du fait de des multiples facettes entre cyclothimie, periode haute et periode basse…Je suis restee 3 mois enfermee a l hopital pour ajuster mon traitement a base de lithium que l ont doit prendre toute sa vie pour reguler les humeurs et eviter les petages de plomb…Bizaremment ca n a pas a ete la periode la plus difficile, mais plutot le retour a la realite..assimiler cette maladie, et surtout surtout, me dire que non, je n etais pas folle…ca a ete ca le plus dur…ca et aussi devoir expliquer aux gens tres proches de moi pkoi je devais prendre des medicaments tous les jours et pkoi je devais faire des prises de sang reguleirement pour verifier le niveau du lithium ds le sang..

    Deborah, je sais bien que ca ne doit pas etre facile tout ca pour toi, mais sache qu il y a des antennes de soutien a Paris et en province pour les proches des malades qui expliquent la maladie, ses effets, ect, des espaces ou tu peux te lacher pour te dire le mal que tu as a gerer la maladie de ta maman et des gens pour t ecouter egalement….je te souhaite beaucoup de courage en tous les cas…Mais juste une derniere chose, ta maman n est pas folle, elle est juste malade…sauf que ce n est pas un mal au ventre qu elle, c est un mal dans la tete qui est invisible aux yeux des autres mais bien present…voila, j espere que tu ne prendras pas ca mal, c est juste que jai du mal a assimiler le mot fou a bipolaire..

  • #160 Fantomette le 30 novembre 2007 à 15 h 30 min

    Les filles, je pensais à un truc…
    Bizarre que je n’y ai pas pensé avant vu le sujet, mais pour les filles "malades de leur mère", j’ai lu un bouquin passionnant il y a quelques mois, Marie Cardinale "Les Mots Pour Le Dire", elle raconte comment sa mère l’a rendue malade, sa psychothérapie, sa "guérison" à la mort de sa mère, c’est passionnant, poignant, bien écrit.
    Bon, évidemment, ce n’est pas une thérapie en soi ce livre, mais vraiment, il apporte quelque chose, il m’a fait un bien fou, alors que ma mère n’est pas bipolaire, moi je souffre juste du syndrôme "ma mère est parfaite je ne serai jamais assez bien pour elle et aussi bien qu’elle"…
    Donc voilà, si ça vous dit, ce livre est dans ma bibliothèque depuis quelque temps, si pour une raison x ou y vous ne voulez/pouvez pas l’acheter je peux vous l’envoyer sans souci, je ne le relirai pas…

  • #161 Kanarde le 30 novembre 2007 à 17 h 07 min

    Merci siamoise
    Lizou : à la rentrée 2009 si tout se passe bien je pars à bruxelles pour entrer dans une école de photo, et si je ne réussis pas l’examen d’entrée, je ferais tout pour trouver une école assez loin de chez moi pour être en kot. Question de survie. Il faut que j’aprenne à penser à moi avant de me dire que ça pourrait lui faire du mal, sinon je ne m’en sortirai pas.. En attendant j’essaye tant bien que mal de me sortir de 6 mois de dépression.. (Ce sont mes amis proches qui me l’ont fait remarquer, je ne voulais pas l’accepter, disant sans cesse que c’était passager)

  • #162 Hélène le 30 novembre 2007 à 19 h 35 min

    Fleur ton commentaire me fait mal, c’est tellement dur tout ces souffrances vécues à cause de femmes qui n’auraient jamais dû être mères !
    Quand je dis que certaines personnes ne sont pas faites pour avoir des enfants, c’est notamment à elles que je pense…

    Je crois que pour toi la solution ne peut être que dans l’éloignement et le détachement, avec un travail sur toi-même, parce qu’elle ne te donnera jamais ce qu’elle n’a pas en elle et ne peut donner à personne, et tu continueras à souffrir, hélas.

  • #163 rumeur le 30 novembre 2007 à 17 h 44 min

    Courage à toutes et à tous. On n’a qu’une mère et qu’une famille qu’on ne choisit pas. Dans la mienne ce sont plutôt, soeur et belle-soeur qu’il faut supporter (aussi dans le sens d’aider), et c’est loin d’être facile….raison pour laquelle il faut bien choisir ses amis.

  • #164 Fleur le 30 novembre 2007 à 19 h 10 min

    Ma mère à moi n’est pas bipolaire, du moins je ne crois pas. Elle est dépressive, c’est sûr, hypocondriaque et très portée à l’écoute d’elle même. Mais tout cela ne serait rien si elle n’était pas si indifférente, si peu mère en fait. J’en suis arrivée à un point où je n’ai plus rien à lui dire, je ne veux plus rien lui dire. Je ne peux pas développer une quelconque relation complice avec cette femme qui ne semble même pas se soucier de ce que je peux ressentir, qui sait me balancer ses vacheries semblant de rien et ne comprend pas pourquoi je ne l’appelle pas plus souvent. Le pire dans tout ça c’est que je souffre horriblement de cette situation et je me fais avoir régulièrement. Elle m’appelle en me reprochant de ne pas venir, me fait le coup du "tu me manques" et moi je plonge, je vais la voir. J’en ressors en vrac, je prends critique sur critiques, propos acides enveloppés de sucre et je me trouve à la limite entre haine et amour de cette femme qui se dit ma mère et qui au final n’attend de moi que l’argent que je pourrais éventuellement lui donner. Eh oui, les seuls moments auxquels j’ai des nouvelles de ma mère, c’est quand elle a un problème d’argent. Seulement voilà, maintenant, je ne peux plus accepter cette situation … J’ai besoin de ma mère mais comment lui faire comprendre que ce qu’elle me fait vivre n’est pas acceptable ?

  • #165 turquoise le 30 novembre 2007 à 19 h 15 min

    Kanarde, avec le talent éclatant que tu as, je suis sûre que tu réussiras , et ta sensibilité artistique va beaucoup t’aider, crois-moi … pour l’instant tu es en plein désarroi, quoi de plus normal après tout ce que tu as vécu ; c’est très difficile d’être en même temps une fille de 15 ans, une petite fille sans sa maman et une adulte qui a été confrontée au pire . J’admire ta maturité et l’analyse que tu es capable de poser de cette situation . Patience et courage, ma puce . Gros bisous de quelqu’un qui pourrait être ta grand-mère !

  • #166 turquoise le 30 novembre 2007 à 19 h 54 min

    L’erreur, ce serait quand même de penser que l’incapacité à aimer, ça se transmet de mère en fille . Je vous assure qu’on peut très bien rompre la malédiction et mettre au monde des enfants qui deviendront équilibrés et heureux de vivre – je parle pour moi, là, j’ai un fils qu’est une pure merveille …

  • #167 Dorothée le 30 novembre 2007 à 20 h 17 min

    Hiiiiiiiiiiiii Fantomette "les mots pour le dire" j’en ai parlé un peu plus haut aussi :-)

  • #168 Kanarde le 30 novembre 2007 à 20 h 23 min

    Hélène : Ca pourrait être chouette vui ! Vivement ce moment que je puisse prendre du recul

    Turquoise : Merci beaucoup.. Je suis très touchée par ton commentaire, ça fait du bien de s’entendre dire ça, cela me change des considérations de mon père, de son indifférence notoire à tout ce qui me concerne sauf lorsqu’il s’agit de me critiquer.. J’ai beau essayer de lui faire comprendre que j’ai grandit, rien n’y fait.. Heureusement que d’autres sont là pour le remarquer et me conforter dans mon optique, car bien souvent je cède à la faiblesse en me disant qu’il n’a peut-être pas tord.. Merci de me faire réaliser qu’il a bel et bien tord.. Gros bisous à toi aussi,
    gros bisous à toutes d’ailleurs !

  • #169 riwa le 30 novembre 2007 à 21 h 28 min

    Je n’ai pas lu tout vos coms, mais merci à celles qui m’ont laissé des mots gentille, j’en ai vu quelques uns au hazard de ma lecture en diagonale.
    Il est certain que l’éssentiel est de protéger pétronille, sinon elle va trinquer, mais grace au psy qu’elle a vu je crois qu’elle a compris qu’elle n’y est pour rien.

    Kanarde je suis moi aussi touché par ton méssage. Beaucoup de chose t’on déjà été dite.
    L’internat peut être un bon moyen de se protéger, surtout quand on est en souffrance comme tu sembles l’être.
    Une chose très importante que tu sembles avoir compris, ce n’est pas toi qui ne va pas bien, mais c’est ton père. Au travers de ces propos acerbe il s’adresse probablement plus à lui qu’à toi, malheureusement c’est toi qui reçois tout ça.

    Effectivement à priori ce n’est pas toi qui a besoin d’un psy mais lui, ceci dit sans passer par la case psy il y a peut être pas loin de chez toi un point info jeunesse ou tu pourrais rencontrer des adultes à même de t’écouter sans être dans l’analyse ou l’accompagenement psy, juste un endroit ou déposer ta peine.

    Ne serai-t’il pas envisageable de trouver une école en internat à Bruxelle dés la rentrée prochaine, qui te préparerait éventuelement à ton concours ???

    Sinon pour le massade cardiaque du hamster je me suis bien marré, j’adore la capacité que vous avez à partir en sucette même sur des sujets aussi douloureux, c’est presque indispensable.

  • #170 Kanarde le 30 novembre 2007 à 22 h 36 min

    riwa : Il souffre tout comme nous, depuis le départ de maman. Il a toujours eu ce comportement envers ma soeur, et maintenant qu’elle est partie tout se reporte sur moi. Bien évidemment, car je lui parais une proie plus facile que mon frère qui semble l’enfant parfait à ses yeux, jamais un reproche à son égard.
    Malheureusement Bruxelles ne peut m’être envisageable avant l’année d’après, car je dois terminer mes études générales au préalable, sans ce diplôme je n’ai rien en main. Cela fait 15 ans que je le supporte, certes la situation est rendue plus pénible par son départ mais je tiendrais jusque là. Et fuir à Bruxelles (oui, réellement fuir) me couperait de mes amis plus tôt que prévu, ce qui me déstabiliserait d’autant plus, je ne peux précipiter ce départ.
    D’un autre côté, les centres de jeunesse et autres psy, je ne me sens ni la force, ni l’envie de les consulter. J’ai besoin de connaître la personne pour lui parler, même si ici je le fais avec une certaine "aisance" car l’acceuil est très chaleureux et me semble maternel et réconfortant, je ne serais pas capable de déballer ma vie à un psy. Ou à n’importe qui d’autre dont c’est le métier…

  • #171 mmarie le 1 décembre 2007 à 0 h 15 min

    Kanarde depuis hier je pense à toi, le coeur serré. Je t’envoie des pensées de mère (depuis peu), de soeur (depuis trèèèès longtemps), de fille (d’une mère aimée, un peu fofolle mais pas folle, et trop tôt disparue) – et de facholandienne avec un petit carnet d’adresses bruxelloises ;-)))
    À toutes des bises émues (et rigolardes aussi, quel sens de la digression, bon sang !)

  • #172 missJulie le 1 décembre 2007 à 0 h 17 min

    Je n’ai pas lu tous les comentaires et les derniers parlent de hérissons donc je suis un peu larguée….

    Pour en revenir au sujet de cette note et répondre à Déborah, je dirai que Non ta mère n’est pas folle. La bipolarité est une maladie psychique certes mais ne relève en rien de la folie, et si comme tu le dis elle ne veut pas se soigner…il y a tjrs possibilité de la faire "hospitaliser d’office"…Je sais que c’est difficile mais si il y va d’une amélioration de son état, ça en vaut peut être la peine…
    Et puis des gens dans son cas, il y en a des tas dans les hopitaux psychiatriques…Bcp de gens aussi y sont pour dépression et ils ne sont pas tous fous!!
    Je suis moi aussi confrontée à ce probleme depuis le décès de mon père, avec ma mère qui n’arrive pas à se remettre…Et je crains bien évidemment qu’elle ne tombe plus bas, par contre je fais tout pour elle…comme j’ai tout fait pour accompagner mon père jusqu’à la fin…

    Vivre pour soi et ignorer ses parents juste pour se protéger me parait inconcevable…Au contraire, c’est aux enfants de les aider…même dans les pires moments. Lorsqu’elle est en crise et qu’elle devient méchante…Au fond de toi, tu sais trés bien qu’elle n’y est pour rien…
    Je te souhaite Bon courage…J’ai passé la nuit aux urgences avec ma mère jeudi soir et je suis la 1ere à savoir que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille…
    Je t’embrasse et t’envoie toute mon amitié virtuelle.
    missJulie

  • #173 Fantomette le 1 décembre 2007 à 9 h 01 min

    Dorothée : Autant pour moi, j’avais pas vu que tu en parlais déjà !! ;-)
    Moi qui croyais avoir lu tous les commentaires jusque là, faut bien avouer que sur 210 j’avais du en rater quelques uns…

  • #174 saha le 2 décembre 2007 à 12 h 14 min

    j’ai 42 ans, ma mère est bipolaire, diagnostiquée très tardivement et pas bien traitée ; je suis passée par toutes les couleurs que raconte mab, elle a failli me détruire moralement et physiquement. Je vois un excellent psy depuis 15 ans, il m’a aidée à me construire. Aujourd’hui, je suis mariée avec 2 enfants, nous avons une relation plus apaisée, je prends du recul dès qu’elle ne va pas bien (elle a fait une TS très grave 15 jours après la naissance de ma fille, je ne l’ai pas vue pendant plusieurs mois…). Mais elle fait une grand-mère très "acceptable" et j’ai expliqué à mes enfants qu’elle avait des réctions parfois surprenantes, il me semble qu’il faut dire la vérité, c’est beaucoup plus facile que t’entendre "ta mère est fatiguée" alors qu’elle est en pleine crise maniaco-dépressive !!
    saha

  • #175 Hélène le 2 décembre 2007 à 14 h 27 min

    saha sois la bienvenue, et merci beaucoup pour ton commentaire !

  • #176 brizou58 le 6 décembre 2007 à 15 h 28 min

    je suis aussi concerné par ce sujet, bipolaire, beaucoup de personnes sont touchés par cette maladie, elle n’est pas toujours décelable, mais effectivement même des gens très connus sont "bipolaires", alors courage à tous ceux qui doivent vivre ou subir une telle maladie.

  • #177 Jennifer le 13 novembre 2011 à 10 h 06 min

    Bonjour,
    Je suis tombée sur ton blog en tapant dans google  » ma mère est bipolaire » + de 10 ans qu’elle me bouffe (jai aujourdhui 24 ans et habite avec mon conjoint depuis 4 ans) et elle continue… Je suis desemparée, j’essaie que cela ne m’atteigne pas mais c’est encore difficile … Elle m’épuise
    A ta lecture tout colle, méchanceté verbale, acte méchant (elle n’a jamais levé la main sur moi) mais ce sont des comportements dans le cadre d’une situation particulière où elle a etait très méchante, elle me fait culpabiliser , me manipule, à fait des tentatives de suicides etc etc …Elle a meme fait deux séjours en unité psychiatrique (horribles ….je l’en ai fait sortir contre l’avis des médecins cela la detruisait encore + ) .
    Enfin voilà je suis un petit peu « rassurée » de lire ce récit et les commentaires aussi…J’envisage quand meme de consulter afin qu’on m’éclaire un peu.
    Bonne continuation.

  • #178 Séverine le 23 avril 2012 à 16 h 58 min

    Bonjour, je m’appelle Séverine j’ai 36 ans ma mère est bipolaire, cela fait un peu répétitif mais exactement même parcours le pire est que l’on a l’impression d’être seule et incomprise. Elle est suivie par un psy mais n’en fait qu’à sa tête, arrive à manipuler le psy. Elle doit aller chercher sont traitement tous les 7 jours car elle prenait son traitement d’un mois en une semaine. elle a fait séjour sur séjour en clinique et y fait connaissance avec des gens pas vraiment fréquentables donc on évite les séjours ! cela m’a beaucoup aidé de lire votre témoignage ! merci pour avoir partagé un bout de votre histoire qui m’a permis de comprendre que des fois nous ne sommes pas seule face à cette putain de maladie ! bonne route !

  • #179 pâte à crêpe le 23 avril 2012 à 17 h 58 min

    Je tombe sur ce post par hasard, un sujet qui me tient très à coeur.
    Je vous recommande le magnifique et bouleversant livre de Delphine de Vigan « Rien ne s’oppose à la nuit » qui est un hommage d’une profonde sincèrité, sans fard, à sa mère bipolaire disparue.
    Bon courage, protégez vous, Vivez, vous. C’est le meilleur cadeau que vous pouvez faire à celle qui vous a donné la vie.

  • #180 elodie le 23 mai 2012 à 20 h 18 min

    Ma mère aussi est bipolaire, manipulatrice, menteuse et alcoolique. Elle nous a fait beaucoup souffrir ma soeur et moi depuis nous ne la voyons presque pas. C’est difficile d’aider une personne qui n’a pas conscience du mal qu’elle fait surtout quand on a un père qui ferme les yeux plutot que de protéger ses filles. A un moment il faut savoir se protéger et penser à soi, essayer de se reconstruire.

  • #181 gueerin le 10 juin 2012 à 15 h 19 min

    voilà ma mère est bipolaire et alcoolique, c’est a cause une grande partie a ses parents (histoire trés compliqué.) Mais en ce moment elle refais une crise comme chaque années à la même date mais là elle exagère je n’ais que 14 ans et je peux quitter le domicile ;mes grands parents sont trés loin et je ne veux pas y aller. bref elle veut quitter mon père qui la supporte depuis 15 ans et le fait souffrire depuis toutes ces années. Elle veut le quitter mais elle se croit dans monde rose, on a pas d’argent pour divorser et ma mère fais du chantage a mon père elle le menace de porter plainte comme quoi c’est un pèvere manipulateur ….. et mon père et le seul a gagner de l’argent ou ma mère demande a ses parents trés riche de lui donner de l’argent a chaque fois qu’on est en pleinne crise, elle fait des caprice pour rien c’est une égoîste elle veut qu’on vienne avec elle pour déménager mais on veut pas alors ellle veut porter plainte bon mon histoire est compliquer comment l’expliquer dans des phrases je m’embrouille moi même elle fait sa chaque années comment sa alors qu’il n’a rien elle croit qu’elle est malheureuse mais c ‘est faut je ne sait pas quoi faire pour la calmer sinon elle rique de détruire notre famille et même mon pere qui n’en peut plus aidez moi svp j’ai peur pour ma famille.

  • #182 Aure le 22 septembre 2012 à 1 h 42 min

    Bonjour,

    Ma mère à été diagnostiquée bipolaire il y a tout juste 7 ans. Elle est depuis 2 ans arrivée à un stade critique en cumulant bipolarité et agarophobie.

    Je suis fille unique et j ai vu ma mère sombrer dans la maladie depuis mes 12 ans.
    On a essayé de rester unis avec mon père et de l aider tant bien que mal.

    Cela fait 6 ans que ma mère ne travaille plus, n à plus de vie sociale, n à plus de projets d avenir…
    Son regard est peut à peut devenu vide.
    Elle alternée des phases d euphorie et d enfanteries avec des phases de dépressions, de violences, de menaces,….

    Les traitements prescrits par les médecins n ont été d aucun effet à par la transformée en zombie totalement vide d’esprit.

    Avec mon père on a passer des années de souffrance à tout faire pour quelle s en sorte.
    Malgré tout nos sacrifices elle a fait 3 tentatives de suicides dont la dernière il y a seulement 4 mois.
    Aujourd’hui j ai 23 ans et ma mère se trouve depuis 1 semaine dans un hopitale psychatrique.
    On ne la pas forcée, c t au dessus de nos force, elle nous la demander car elle a acceptée d être encadrée.

    Je suis soulagée, je peux dormir sans stresser d un appel de mon père m annonçant une tentative de suicide de ma mère.
    Je la voit tout les 2 jours et pour le moment tout ce passe bien.

    Je conseil à tout le monde dans mon cas de ce renseigner au pres d un bon établissement car cette maladie psychatrique ne ce soigne pas
    On doit apprendre à vivre avec et c est la toute la difficulté.

  • #183 marion le 11 octobre 2012 à 20 h 50 min

    Bonsoir Déborah,
    Je me reconnais tellement en toi… c’est triste, mais ça me rassure tant de ne pas être la seule.
    Oui, il n’y a pas de solution car cette femme qu’on aime et qu’on haie tant ne saura jamais se remettre en question, elle ne réalise pas son état.
    Ce qui me fait encore plus flipper c’est que la mienne est complètement sure d’elle, pour elle c’est la mère parfaite qui a éduqué ses enfants du mieux qu’elle le pouvait et pour elle, c’est limite un succès.
    Je ne l’ai pas vu pendant 7 ans, je l’ai connue enfant, comme toi j’étais épargnée. Je l’ai retrouvée à 17 ans et la version que je connaissais n’était plus pareille…
    J’ai peur et comme toi j’ai honte de le dire, mais je pense que je ne devrais plus la voir pour mon bien être psychologique.
    Le souci c’est que maintenant je ne vois plus mon père non plus, donc je n’ai plus qu’elle…
    Je vois une psychologue bientôt, j’espère que je trouverais des restes à bon nombre de questions.
    Patience, courage et bonne continuation à toi, je vois exactement ce que c’est, malheureusement.
    Marion

  • #184 Am le 5 février 2013 à 23 h 23 min

    Merci beaucoup pour cet article, cela fait du bien de ne pas se sentir seule face à cette situation… j’ai vécu et je vis encore la même chose que toi à la différence à priori que j’ai été éduqué et élevé par ma mère seulement et qu’au final c’était moi la maman ! Je ne sais pas si cela te fait le même effet mais dès le premier regard tu sais si tu regrettes d’être venue la voir ou pas selon si c’est un bon ou un mauvais moment.
    Je te remercie encore une fois, continues à partager car ce ne sont pas des choses qui sont développées tous les jours et c’est bien dommage parce qu’en ayant le courage de parler, on se sent moins seul face à cette montagne russe d’émotions ! Courage à toi

  • #185 Sissi le 14 février 2013 à 15 h 51 min

    Déborah j’aurais pu écrire mot à mot ce que tu as écris, mis à part peut-être le passage sur l’amour que tu lui portes car moi par moment je l’a déteste à cause de tout ce qu’elle nous fait subir.
    J’ai vécu une enfance très pénible, heureusement mon père était toujours là pour me « sauver » comme je disais. ET maintenant que je suis mariée,3 fils, elle continue à me pourrir la vie, et celle de mon père. Elle a fait des TS avant mon mariage, avant la naissance de mes fils, et la dernière, en juin, aux 80 ans de mon père. Dès qu’on a un bon moment elle le gache. Et on reçoit un tas de reproches en pleine figure, des paroles horribles qui font très mal. Ma vie n’est que chantage, je cède souvent car je ne veux pas envenimer les choses mais dernièrement elle est internée et j’ai décidé de dire stop, je ne veux plus gacher ma vie car ma famille en pâti et je ne le supporte plus. Mes enfants sont perturbés, mon mari m’aime vraiment pour rester avec moi et supporter cette situation mais il lui arrive de craquer et je le comprend ! Avant, mon père gérait la situation, il a une patience énorme, je ne sais pas comment il a fait pour supporter ça toutes ces années, mais auj il est handicapé moteur à cause d’une maladie neurologique et ne peut plus se défendre (sens moral comme physique). Je suis donc plus impliquée et je ne peux plus supporter tout ça, j’ai double vie, je m’occupe d’eux et en même temps de ma famille, mon mari et mes enfants. Ce n’est plus possible.
    Déborah je voulais savoir où en est ta mère depuis toutes ces années ? A t-elle un traitement qui l’a stabilise ? La mienne a été stabilisée une petite dizaine d’années lors de mon adolescence, j’ai 37 ans. En tout cas, ça fait du bien de lire qu’on n’est pas seule mais je me demande si on verra un jour le bout du tunnel. C’est pourquoi je voudrais mettre de la distance sachant que quand je m’éloigne elle me dit qu’elle ne pourrait pas vivre sans moi… la spirale infernale…
    Merci à toutes de m’avoir lue et pour vos futures réponses.

  • #186 Marie le 10 avril 2013 à 12 h 06 min

    Bonjour
    Votre post date de 2007 mais qu importe les années …je suis tellement frappé par la similitude avec mon histoire et mon ressenti ….votre situation a t elle évolue depuis ? C est tellement terrible d être impuissant devant tout ce gâchis…. J espère que le soleil à brille pour vous depuis….plein de belles choses … Marie

  • #187 Séverine le 13 septembre 2013 à 17 h 47 min

    Merci pour ce texte.
    J’aurais aimé le partager sur Facebook ou Twitter, mais il n’y a qu’aux gens qui ont connu ça qu’il peut faire du bien, à quoi bon raconter aux autres que ma mère est bipolaire s’ils n’y comprennent rien. C’est une maladie trop compliquée à partager. La maladie psychique, c’est une maladie dont on a honte, qu’on ne peut pas soigner en prenant une semaine de traitement ou en se faisant opérer. Et qui éveille des craintes chez ceux à qui on en parle. C’est vraiment une plaie.

  • #188 celine le 25 avril 2014 à 13 h 25 min

    Bonjour à tous,
    Moi je suis partie vivre à 600km… Je suis fille unique. J’ai toujours connue ma mère comme colérique, autoritaire, menteuse, oppressante.. Mon père disait qu’elle était comme ça parce qu’elle prenait un traitement à la cortisone, après, soit disant, elle avait des problèmes de tyroide… Sauf qu’elle n’était jamais gentille, calme… Humiliait mon père en public, devant la famille… Je suis partie à 18ans… Sans couper les ponts. Elle a continué à m’empoisonner la vie : chantage affectif ( multitude de cadeaux mais comportement odieux… Me reprochait ce qu’elle m’avait offert si je ne me comportais pas comme elle aurait voulu… )Elle a toujours voulu diriger ma vie… Jamais heureuse pour moi lorsqu’il m’arrivait qch de bien.. Je me suis éloignée de la famille car me sentais incomprise… Elle est capable de passer de déprimée et abattue à euphorique en quelque secondes ( quand elle répond au téléphone à ses clients pas ex.). J’ai coupé les ponts 2fois, j’en suis à ma 3e fois….
    J’adore mon père et il me manque mais je ne peux plus supporter les insultes, les hurlements, les reproches de ma mère….
    Elle déteste mon mari qui est un homme extraordinaire…
    A cause de cette situation, je n’ai jamais voulu d’enfant..
    Je ne pense pas avoir été une source de bonheur … A force de recherches, je réalise qu’elle est certainement bipolaire ( elle m’a aussi déjà parlé de suicide ). Je suis sans solutions… La voir m’enpoisonne la vie, ne pas la voir aussi car je ne peux pas voir mon père…
    Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout cela… Peut-être que ça fait du bien de voir qu’on est pas seul à vivre ce genre de situation…
    C’est l’enfer… Ca va être compliqué à gérer pour les années à venir…..

    Allez bon courage à toutes. Si vous avez des solutions, je suis preneuse.. !

  • #189 anonyme le 11 septembre 2014 à 14 h 15 min

    je subis ma mere bi-polaire de type 2 ses troubles s accentuent et j ai 28ans je suis mariée mere de famille et elle continue à me bouffer m insulter me faire du chanter elle a été jusqu’a me voler mais a l heure d aujourd hui je deviens indifferente face à autant de mechanceté de sa part , elle m a gaché ma jeunesse et elle continue à me pourrir du chantage permanent harcelement elle est toxique et je voudrais la faire enfermer ( mais ca me fait culpabiliser ) pour qu elle ne se fasse pas de mal et qu elle n en inflige pas aux autres car elle a des crises de nerfs à vouloir tuer à se mutiler à fait deja 4 T.S. et son psy dit qu elle est stable mais elle ne l est pas (elle lui ment) c est une manipulatrice quel conseil me donnez vous? outre que l écouter car à m insulter je ne supporte plus de dire amen

  • #190 Magnilia le 21 novembre 2014 à 17 h 58 min

    Bonjour,
    Je vous comprends.
    Ma mère est maniaco depressive, j’ai grandi à ses côtes et par consequence , j’ai subi ses états depuis le début de ma vie.

    Aujourd’hui, je n’ai pas honte de dire qu’elle est folle, oui folle alliée… Elle me fait peur. J’ai essayé de l’aider, de la supporter , malheureusement sa maladie est incurable. J’ai pris conscience de toutes les blessures qu’elle m’a infligée, je suis consciente que je n’ai pas pu me construire normalement, que cette maladie m’a fragilisée.

    Je suis mariée, j’ai un enfant. J’ai decide , il y a peu (la dernière crise remonte à Mercredi), que je devais faire le deuil de ma mère. Jene sais pas ce que c’est d’avoir une maman gentille, affectueuse, réconfortante…. Elle est jalousé de moi, me déteste… Je ne supporte plus ses états, et comme je disais, elle me fait peur, car elle est agressive, humiliante, menaçante.

    C’est une maladie horrible !

    Je vous comprends.
    Je pense qu’il faut laisser les fous ensembles, sous peine de souffrir à leur côtes. Je préfère m’en éloigner et penser a moi., à ma famille.

    Magnolia

  • #191 Magnilia le 21 novembre 2014 à 18 h 08 min

    Et de rajouter concernant les commentaires plus haut, qu’il ne faut pas culpabiliser a l’idée de les faire enfermer. Je l’ai fait 4 fois dans ma vie. Avant c’était sa mère qui le faisait. Cette fois je pense que quelqu’un d’autre le fera à ma place . Les flics sont déjà venus chez elle, car les voisins se plaignent.
    Je n’hésiterais pas à appeler les flics, les pompiers si jamais il lui viendrait a l’idée de venir me déranger chez nous. Nous avons été obligés de la mettre dehors la dernière fois qu’elle est venue, elle ne voulait plus partir… Je pense que des lors que la personne malade est en crise , il est de notre devoir d’appeler les flics pour la faire interner.
    Il y a des normes à respecter. Les fous doivent être enfermés.

  • #192 Sylvaine le 16 décembre 2014 à 22 h 13 min

    Salut, je suis tombée sur cet article. Je ne sais pas si c’est une histoire inventée ou si c’est ta propre histoire… Mais je me reconnais complètement. Vraiment… Je ne sais pas/plus quoi faire mal…

  • #193 zaza le 19 janvier 2015 à 15 h 57 min

    mab: Ouaaa j’ai 30 ans et vit actuellement ca avec ma mere est sur le point de re divorcer et me fait souffrir car quand je m’enerve sur mes enfant j’ai l’inpression que moi aussi peut-etre fait vivre un enfer a mes enfants et ne sais pas si je suis aussi ateinte que ma mere ou pas et je n’arrive pas a me construire une « carapace » c’est tres difficile d’etre indiferente aux problèmes et situation absurde dans lesquelles elle se met quoi que je fasse je suis toujours a un moment rendu responssable.elle s’est fait soignée 6 mois , 6 mois de vie presque normal et un matin a decreter arreter son traitement qui la fesait grossir et ne lui servait a rien d’apres elle . pfff depuis nous revoilà en enfer. dur dur je croit que je vais aussi consulter pour moi pour me rassurer peut-etre. et retrouver des reperes.

  • #194 Edouard le 4 février 2015 à 22 h 52 min

    Bonjour,
    Ce n’est pas dans mes habitudes de laisser un commentaire sur une de mes lectures…. mais cette lettre m’a troublé au plus profond de moi. Je ne suis pas le fils d’une maniaco-dépressive mais je partage les mêmes sentiments de frustration, de tristesse, de résignation, de vide aprés avoir vécu 20 ans avec une femme maniaco dépressive. j’ai connu ses moments ou je rentrais sans savoir ce qui allait se passer, surexcitation démesurée ou dépression chronique. Toutes ces disputes inutiles, ces injures, ces pleurs, cette violence gratuite et méchante, physiques mais surtout verbal…. et ce pardon sans cesse, ce sentiment de compassion lié à l’amour que nous portons, cette force que nous avons à encaisser ces moments, à continuer malgré tout de croire qu’un jour ça finira. On se ment pour se donner du courage, on verse quelques larmes d’impuissance. J’ai eu deux enfants avec cette personne. Ce sont eux qui m’ont donné la force de supporter cela… Alors en lisant ces quelques lignes, c’est mon histoire que je relisais. Je n’aurais jamais mieux exprimé ce que je ressens qu’en lisant ces lignes… Merci et j’ai une pensée pour tout ceux qui vivent avec un personne manico depressive, c’est une croix tres lourde. Bien à vous Deborah

  • #195 Hélène le 5 février 2015 à 9 h 00 min

    Je ne suis pas intervenue depuis longtemps sous ce billet parce que je n’ai rien à y faire, mais je tenais à vous dire que vos commentaires me touchent beaucoup, et j’espère que cette discussion est une petite aide pour vous.

  • #196 Niang le 25 septembre 2015 à 16 h 18 min

    Ton vécu ressemble étrangement au mien, j’ai moi aussi vécu avec une mère malade bipolaire et j ai été très tôt sa rivale, sa confidente, sa psy… Je me suis construite une carapace, j ai été très dure avec elle car elle nous ( mon frère et moi) faisait culpabiliser sans arrêt. J ai subie sa violence ces maux et mots qui M ont blessés pendant tant d années… Elle a fait plusieurs tentatives de suicides quand j ai coupé les ponts avec elle pour faire ma vie, je l aime je la pardonne car elle souffre et fait de son mieux malgré tout. Aujourd’hui elle a un traitement elle est.suivie.et nos rapports sont sains.
    Je te souhaite de trouver de l aide à l extérieur,j étais.contre l hospitalisation mais j ai changé d avis et parfois il faut accepter la maladie, les médicaments, que des médecins prennent le relais pour pouvoir se libérer et retrouver un semblant de paix. Courage à toi je suis ouverte.si.tu veux échanger en privé

  • #197 emilie ancet le 18 janvier 2016 à 15 h 37 min

    Bonjour Déborah,

    un petit mot pour vous dire combien votre message intitulé « ma mère cette plaie » m’a touché…. Je me reconnais dans votre histoire. J’ai le même genre de mère….. Moi aussi depuis peu je me surprend à dire « ma mère est folle », « je suis la fille d’une folle ». Moi aussi je suis largement adulte et pourtant je pense que j’ai gardé longtemps mes espoirs d’enfants: avoir enfin une mère normale, affectueuse, pouvoir lui rendre sa joie de vivre, pouvoir la guérir de sa folie….. Car moi aussi malgré les coups physiques et psychologiques, j’ai aimé ma mère. Un amour déçu et à sens unique mais un amour qui a existé mais dont il faut maintenant accepter de faire le deuil….
    Ma mère non plus ne veut pas se faire soigner. Son état pourtant se dégrade, elle alterne entre des phases d’excitation et des phases de profonde mélancolie durant lesquelles elle est très agressive, violente, ne mange plus, ne dort plus, maigri…. Le jour où il faudra l’hospitaliser d’office se rapproche inexorablement….. Elle ressemble de plus en plus à un mort vivant. Elle est là sans être là. Mon père reste absent de tout cela, comme non concerné….. Il doit être fou lui aussi…..
    Moi aussi je suis en psychothérapie depuis de nombreuses années et j’ai pu enfin parler de toute cette souffrance que je gardais en moi comme un gros kyste purulent. Je dois accepter tout cela et me reconstruire pour aller vers la vie qui m’appelle. Il est largement temps…..

    J’ai été bavarde mais je voulais vraiment partager tout cela avec vous car vos mots ont vraiment fait écho à mon histoire. Je me sens moins seule….

    Continuez à avancer, vous méritez sincèrement votre bonheur…… Et votre blog est super! ^_^

    Bonne journée,

    Émilie

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