La sourde oreille, par Turquoise

2 décembre 2009

o-toi-lectrice

« L’hiver dernier, grosse fatigue. Le moral dans les bottes, le tube digestif en vrac et une enclume au bout de chaque bras.

Se lever aux aurores pour essayer de fourrer des rudiments d’anglais dans la caboche de Gremlins de banlieue n’est pas de tout repos … ça s’arrangera avec les vacances de Pâques … C’est ce que je me disais pour essayer d’expliquer ce sentiment permanent d’épuisement.

Me revenaient surtout les vieux refrains serinés par ma mère pendant toute mon enfance :  » ce n’est rien !  » …  » secoue-toi !  » …  » douillette !  » …  » mais non, tu n’as pas mal !  » …  » arrête de t’écouter !  » …

Alors, je raidissais ma lèvre supérieure, comme ils disent de l’autre côté du Channel, je me répétais que la vie n’est pas une jatte de cerises – ils disent ça aussi – et, stoïque, j’allais bosser avec mes enclumes et mes jambes en marshmallows.

Au début du printemps, fatiguée d’être si fatiguée, j’ai fait à tout hasard le test de dépistage du cancer colo-rectal, celui dont on fait la pub à la télévision en ce moment. Deux mois plus tard, toujours pas de résultats, et toujours cette fatigue … J’ai fini par prendre rendez-vous dans une clinique pour une coloscopie.

Le lendemain du coup de fil à la clinique, lettre du labo : test négatif, rien de suspect. Je tendais déjà la main vers le téléphone pour annuler la coloscopie, quand une petite voix en moi m’a chuchoté :  » allez, fais-la quand même … puisque ton rendez-vous est pris !  »

Pour une fois, je l’ai écoutée, cette petite voix. J’ai bien fait : j’avais bel et bien un cancer, que le test n’avait pas détecté. Si j’avais reçu les résultats un jour plus tôt, j’aurais été rassurée, je n’aurais pas pris de rendez-vous, et cette saleté de crabe serait toujours là incognito, à me bouffer de l’intérieur.

J’ai été opérée assez tôt pour que le crabe n’ait pas encore essaimé ; pas de métastases, donc pas de chimio. Ouf !

En cette rentrée, chuis encore un peu sonnée par mes vacances à Chirurgiland, mais quand je regarde la cigale triste de 15 cm sur mon ventre, comme sur celui d’un vieux nounours rafistolé, je sais pourquoi .

Et j’en ai tiré une leçon que je voudrais vous transmettre : notre corps s’acharne à nous envoyer des messages quand il y a quelque chose qui cloche. Evidemment, pas de quoi filer aux urgences pour un rhume ou un ongle incarné.

Mais épuisement, douleurs diffuses, poussées de fièvre, palpitations, essoufflement chronique, traces de sang, sont des signaux d’alarme.

Si tous les indicateurs de votre tableau de bord se mettaient à clignoter, vous iriez illico chez le garagiste, non ?  Alors, pourquoi serrer les dents et faire comme si de rien n’était quand il s’agit de votre corps, si fragile, précieux, irremplaçable ?

Les filles, croyez-moi, écoutez-vous !

Signé : Turquoise »

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Ô toi, lectrice !

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85 commentaires

  • #1 Stéphanie (mais une autre) le 2 décembre 2009 à 8 h 44 min

    Oh Turquoise ! Je suis désolée que tu aies eu à vivre cela, j’espère que tout va bien maintenant.
    Ca me touche beaucoup car ma marraine a failli décéder des suite de son opération pour le même cancer il y a un mois, elle va enfin mieux et on respire. Elle aussi avait eu peur de s’écouter, comme beaucoup d’entre nous.
    Gros bisous et porte toi bien, à toutes, prenez soin de vous !

  • #2 porteverte le 2 décembre 2009 à 9 h 16 min

    Et je rappelle, à toutes celles dont un parent proche a eu un cancer colo-rectal, qu’il FAUT se faire faire des coloscopies régulièrement, en commençant à 35 ans ; dites-vous pour vous donner le courage d’y aller :
    – que les trois jours de régime sans résidus avant l’examen vous feront bien perdre un ou deux kilos ;-)
    – que pendant l’examen, on peut déjà enlever plein de petits polypes et que parfois ça suffit.
    – que s’il y a à opérer, la cicatrice sera d’autant moins grande que la bête n’aura pas encore eu le temps de se développer ;-)

    Je plaisante, mais si comme dit Turquoise, les signaux d’alarme ne sont pas à négliger, dites-vous aussi que si vous êtes « jeunes et en bonne santé » (et pour mon chir, à 45 ans on est encore jeune !), vous pouvez aussi nourrir la bête sans en souffrir, et dans ce cas, seul un suivi régulier est à même de vous rassurer.

    En plus, comme ils disent dans le poste, en colo-rectal, pris à temps, la chirurgie guérit ; que demande le peuple ?

  • #3 Mel le 2 décembre 2009 à 9 h 21 min

    Moi aussi ton billet me touche beaucoup. D’abord parce que c’est une épreuve difficile que tu as du endurer. Ensuite parce que j’ai un petit garçon très malade et que je me reproche souvent de ne pas l’avoir écouté ou fait entendre plus tôt, plus vite…
    Prenez soin de vous les filles…

  • #4 Ingrid le 2 décembre 2009 à 9 h 32 min

    Il y a deux ans, une amie à moi se plaignait d’avoir mal partout. « Je suis malade, Ingrid, je le sais, je le sens, j’ai quelque chose de grave, j’en suis certaine ». Le médecin lui a collé des antidépresseurs, histoire de la faire taire. Puis elle a demandé un examen complet à Erasme (grand hosto sur Bxl). Les résultats sont tombés… Leucémie… Elle se bat depuis, en chimio tous les deux mois.
    Elle ne se serait pas écoutée qu’elle ne serait plus là aujourd’hui.

  • #5 Ysoriane le 2 décembre 2009 à 9 h 38 min

    Bigre ! ce texte fait réfléchir ! c’est vrai que j’ai été élevée aussi dans l’esprit « secoue-toi », « c’est rien, ça va passer comme le reste »…
    Mais tu as bien raison, le coprs humain est une invention perfectionnée qui sait nous envoyer des signes avant-coureurs quand quelque chose de moche se prépare !
    Tu as du vivre des moments pénibles et angoissants et j’en suis vraiment désolée pour toi.
    J’espère sincèrement que tout va bien pour toi maintenant que l’avenir ne te réservera plus que de bonnes suprises, plein de bonheur et de petites joies quotidiennes.
    Prenez bien soin de vous les filles !

  • #6 Lullaby Septante-Sept le 2 décembre 2009 à 9 h 39 min

    Je suis contente que tout se soit bien passé pour toi, Turquoise!
    Perso je serais du genre à m’affoler un peu vite, alors je me suis fixé la règle d’attendre un peu et de n’en parler au médecin que si ça persiste ou s’aggrave, souvent ça disparaît au bout de quelques jours :-)))
    Mais comme tu dis une grande fatigue chronique ou de la fièvre doivent mettre la puce à l’oreille, de même qu’un comportement inhabituel.

    Aussi, sans vouloir affoler tout le monde, je voudrais préciser que souvent le premier réflexe du médecin est de faire une prise de sang et de se baser là-dessus, mais on n’y voit pas toujours tout et oui, un cancer peut passer inaperçu dans un bilan sanguin. Si vous sentez que quelque chose ne va pas, prenez rdvs pour d’autres examens comme l’a fait Turquoise.

  • #7 Véro la Bisontine le 2 décembre 2009 à 9 h 42 min

    Oh Turquoise!!!
    Joli texte, grande émotion….
    Merci de nous rappeler que notre corps nous envoie des signaux…

    C’était le cas de ma maman à la fin de l’été…depuis, chimio et traitement long et pénible…

    Heureusement qu’elle a écouté ses signaux, alors que rien d’autre ne laissait penser que le crabe était là, car la détection précoce est un bagage précieux pour l’espoir…

    Et de l’espoir, il en faut…

  • #8 nono le 2 décembre 2009 à 9 h 49 min

    Nous avons la chance de vivre dans un pays où la prévention et les depistages sont bien organisés et pris en charge.
    Alors ne négligez rien et pensez à inciter vos bonhommes aux contrôles de prostate.
    Je crois que sur de blog où le lectorat est très jeune en majorité l’expérience des vielles est utile.
    Merci Turquoise et continue à nous régaler de tes conseils de levture. Ils sont délicieux.

  • #9 Cyrielle le 2 décembre 2009 à 9 h 50 min

    Bravo pour ton courage, parce qu’un cancer c’est jamais évident à supporter, même si c’est pris à temps, le moral en prend un coup quand même… Et ça me touche particulièrement parce que la maman de mon chéri est décédée de ce cancer il y a quelques années, je ne l’ai même pas connue, mais bon, ça fait quand même quelque chose. Mon grand père aussi a eu cette sa..perie.
    Pour rebondir sur le commentaire d’Ingrid, je trouve que des fois, les médecins généralistes prennent trop à la légère le fait que l’on ne soit pas bien. Enfin pas tous, hein, mais par exemple mon ancien médecin, qui m’a vue toute petite, n’a pas pris au sérieux le fait que j’avais mal au dos. Du coup, il m’a donné des anti-inflammatoires, et n’a pas détecté ma scoliose et mon tassement des vertèbres… J’avais dans les 14 ans… Mon nouveau médecin, qui me connaît donc moins bien, a pris ça au sérieux et m’a fait passer des radios.
    Comme quoi, des fois on s’écoute, on sait que quelque chose ne va pas, mais les autres ne nous écoutent pas forcément. Et du coup ça nous décourage. Et donc, c’est important d’insister quand on sent que quelque chose ne tourne pas rond. Faut s’écouter soi, et ne pas écouter les autres au final…

  • #10 nono le 2 décembre 2009 à 9 h 54 min

    Attention, je m’inclus dans les vielles hein… (52 ans).
    je me rends compte que ma phrase était maladroite.Scusez-moi

  • #11 Nicole le 2 décembre 2009 à 9 h 55 min

    Coucou Turquoise,
    Je suis profondément désolée que tu aies passé par ce stress et ces peurs… J’espère que ce n’est lus qu’un (mauvais) souvenir.
    Tu as raison… Il faut s’écouter, écouter son corps…. Les signes « bizarres » cachent souvent quelque chose, plus ou moins grave, mais ce n’est pas anodin…

    Je te souhaite bon courage pour la suite!

  • #12 Co le 2 décembre 2009 à 9 h 57 min

    bonjour,

    je ne sais pas trop quoi vous dire… j’ai un cancer du colon, je suis une chimiothérapie et je n’ai que 32 ans :-( voilà, quoi dire de ça… oui il faut avoir le courage de faire une coloscopie, mais ce n’est pas facile d’affronter la maladie. je ne sais pas quoi vous dire d’autre, je ne vais pas vous raconter à quel point c’est dur, à quel point on se sent trahi par son corps, à quel point la maladie est avilissante.
    j’espère qu’Helène va continuer ses videos, elles me font rire et me maquiller est aussi une façon de me réconcilier avec mon corps. pas facile!

  • #13 Loraline le 2 décembre 2009 à 10 h 23 min

    Cyrielle: heureusement que certains généralistes sont consciencieux et nous prennent au sérieux.
    c’est le cas de celui de ma mère! il y a 7 ans maintenant (pfiouuu ce que ca passe vite :-) ) ma mère est tombé malade et le médecin a tout de suite vu que y’avait quelque chose de grave (faut dire qu’elle se tordait de douleurs dans son lit) et il a lui même appelé l’ambulance pour emmener ma mère passer des examens!
    bilan des courses : pancréatite aigüe! 4 mois d’hospitalisation dont 3 en soins intensifs et donc 3 mois sans voir ma maman parce que les enfants de moins de 15 ans n’ont pas le droit d’entrer dans ce service! et aussi 3 mois à assurer à la maison parce que papa allait voir maman à l’hôpital (faire à manger, la lessive, s’occuper de mon petit frère qui avait 10 ans à l’époque) et essayer d’assurer à l’école! Ce que ca a été dur, je ne peux pas y repenser sans un serrement au coeur…d’angoisse à l’idée que ma mère pourrait être décédée parce que son corps a laché quand même 3 fois durant son hospitalisation mais les médecins et son chirurgien surtout (qui comme par un fait exprès avait fait sa thèse précisément sur le cas de pancréatite aigue que ma mère a eu : vous savez le cas sur un milier, le seul et l’unique celui qu’on aura probablement jamais) ont été géniaux!
    désolée pour ce comm un peu long mais curieusement cette histoire je n’en parle jamais et là ben c’est sorti et ca fait du bien!
    merci Turquoise pour ce billet qui me libère de ce « poids »!

  • #14 laurettebis le 2 décembre 2009 à 10 h 54 min

    J’ai été soulagée de lire que çà va mieux aujourd’hui pour toi Turquoise !
    en tout cas, merci pour la « piqûre » de rappel…
    Quand un proche va mal je lui dis « va chez le toubib, fais un bilan » mais quand c’est pour moi, ben j’ai tendance justement à remettre la visite chez le toubib à un autre jour…Il faut que çà change !

    Co: courage dans tes traitements…quoi te dire de plus ? je te souhaite d’aller mieux et de lutter de toute tes forces contre le « crabe »…

  • #15 Hélène le 2 décembre 2009 à 11 h 00 min

    Co: je compatis de tout mon coeur, et je t’envoie plein d’ondes positives pour t’aider dans ce combat.

  • #16 Yaëlle le 2 décembre 2009 à 11 h 12 min

    Excellent message, j’applaudis ta démarche car tout comme toi, je trouve primordial d’écouter les signaux de notre corps. Cela t’a sauvé la Vie.
    Bon rétablissement à toi.

  • #17 Ysoriane le 2 décembre 2009 à 11 h 22 min

    Co: je compatis également de tout coeur et suis bien d’accord avec toi : le maquillage est une façon de se réconcilier avec son corps!
    Je te souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve difficile et de profiter à fond de chaque instant positif pour te ressourcer de t’insufler l’énergie nécessaire pour aller de l’avant.

  • #18 Athéna le 2 décembre 2009 à 11 h 25 min

    porteverte: Turquoise : contente de savoir que vous allez mieux
    Co: Accroche-toi ! on pense à toi ! et reviens par ici si çà peut t’aider

  • #19 Co le 2 décembre 2009 à 11 h 53 min

    merci pour vos messages! allez, histoire de vous faire sourire (en tout cas moi ça me fait sourire): cette maladie est pourrie, on la trainera toujours car cela modifie notre régime alimentaire fortement, mais mais mais je peut manger comme 1,5 personnes sans s’inquiéter ;-) vive la gourmandise!!!

  • #20 Cécile de Brest le 2 décembre 2009 à 11 h 56 min

    Je t’embrasse, Turquoise !

  • #21 Damesce le 2 décembre 2009 à 12 h 08 min

    Co : Je te souhaite enormement de courage. Je suis de tout coeur avec toi !

    Turquoise : Merci pour ce temoignage et pour ce message. Je suis tres admirative devant ta conduite et ton acharnement à te battre et ecouter ton corps.

    A toutes : les filles, ont ait les mieux placer pour savoir quand notre corps va mal ! Il faut pas hesiter à se battre et changer de medecin ( parole d’infirmiere ;-) ) s’il ne nous ecoute pas !

  • #22 Mannick le 2 décembre 2009 à 12 h 50 min

    Turquoise, ton témoignage est formidable. Simple, l’essentiel y est, juste aller à l’essentiel ! C’est une très belle leçon de vie que tu nous donnes là.

    La vie c’est l’essentiel, tu le dis concernant notre corps, il est précieux, irremplaçable, alors au diable les donneurs de leçons du genre « faut pas s’écouter », « douillette », « hypocondriaque », « tu as toujours mal qq part », ceux-là il ne faut surtout pas ou plus les écouter justement.

    Quand on a mal, c’est pour de vrai ! quand on est crevée c’est pas du toc non plus ! Grâce à ta persévérance, tu as pu sauver ce que tu as de plus précieux, ta vie. J’espère que ton témoignage pourra en inciter plus d’un ou d’une, parmi nous, à aller de l’avant ! Le cancer reste l’un, si ce n’est notre pire ennemi, on a tous ou presque tous autour de nous, dans nos proches, quelqu’un qui a été touché, alors il faut continuer à se bagarrer contre lui, moi je te dis chapeau la miss !!!

    Merci à toi de ce vibrant témoignage ! Et j’espère que tout va mieux pour toi, que le vilain crabe n’est plus qu’un lointain cauchemar ! Sois heureuse et profites de la vie, de ton corps, bref, vis, vis, vis !

  • #23 Mannick le 2 décembre 2009 à 12 h 52 min

    Damesce:

    Je plussoie Damesce !!!

  • #24 Mannick le 2 décembre 2009 à 12 h 56 min

    Co:

    Co, je suis de tout coeur avec toi ! Tu es super courageuse, et je te souhaite les plus grands bonheurs, bon courage pour tout et oui, oui, oui, penser toujours aux coloscopies, je sais c’est pénible à faire, mais le jeu en vaut la chandelle !

    Je t’embrasse Co !

  • #25 La Kékounette le 2 décembre 2009 à 12 h 57 min

    Bonjour Hélène, bonjour les filles,

    Merci pour ton témoignage Turquoise, j’espère que cette épreuve est derrière toi désormais. Il est clair que l’on ne s’écoute pas assez… L’image du tableau de bord de la voiture est très pertinente ! J’espère bien que désormais, ce sont uniquement tes élèves qui t’épuisent !

    @ Co : plein de courage pour ce combat. Se maquiller, être féminine est un beau pied de nez à cette saloperie. Un millier d’ondes positives pour toi !

  • #26 SONIA le 2 décembre 2009 à 13 h 02 min

    Mon Dieu… Comme il me parle ce billet…
    Si j’avais été une bonne petite fille en allant faire mon frottis tous les ans, au lieu d’attendre 4 ou 5 ans, moi aussi je n’aurais pas eu de crabe.
    Allez chez le gynéco les filles ! On ne le répètera jamais assez…
    Des baisers au gloss qui colle sur vos faces ;)

  • #27 Diripouf le 2 décembre 2009 à 13 h 27 min

    Turquoise, merci pour ce billet, c’est extremement rare les gens qui savent ecouter leur corps, et pourtant, comme on le voit ici, ca peut sauver la vie…

    Comme il a deja ete dit dans les commentaires – ecoutons notre corps les filles, il nous dit souvent des trucs qu’on a pas envie d’entendre. Allonz avec, pas contre :)

    Des grosses bises a toi Turquoise et a Co.

  • #28 Turquoise le 2 décembre 2009 à 13 h 27 min

    Merci, les filles, pour tous vos gentils messages !

    Je crois que c’est important, avec une maladie comme le cancer, de ne pas avoir peur des mots . Dès que j’ai appris le diagnostic, j’ai employé le terme « cancer », et pas « douloureuse et longue maladie » ou ce genre de périphrase ; déjà, pour m’habituer à l’idée – j’ai beau être l’Agecanonix de ce blog , je me percevais comme « increvable  » et à l’abri de ce genre de pépin – et ensuite pour que mes proches n’aient pas peur d’en parler . Un cancer, ce n’est pas une maladie infamante qu’on n’évoque qu’à mots couverts , en baissant la voix; nous ne sommes plus au Moyen-Age, tout de même ! – un cancer du côlon, c’est même assez rock, par les temps qui courent, n’est-ce pas Johnny ?

    Co: la maladie n’est pas « avilissante », tu sais ! elle est pénible, contraignante, tout ce que tu voudras, mais toi, tu restes la même, et tu ne dois pas te sentir diminuée par cette saleté , c’est très important que tu continues à te faire belle, à tester des maquillages, à te plaire … je t’embrasse !

    Vous parlez souvent de courage … le seul moment où j’en ai eu, c’est à la clinique le jour de l’opération : je me suis laissée emmener en salle d’op sans manifester d’angoisse alors que je n’avais qu’une envie : me cacher dans le placard de ma chambre … ou partir en courant dans ma chemise d’hôpital ! mais pour le reste, ce n’est pas du courage, c’est juste l’envie de vivre, parce que vivre, j’adore ça … et je reprends à mon compte la phrase de Nietszche : « ce qui ne me tue pas me rend plus fort  » . Une expérience comme celle-là m’a appris à relativiser les problèmes , c’est une leçon précieuse …

  • #29 Deilema le 2 décembre 2009 à 13 h 48 min

    Mince alors, Turquoise, je n’aurais jamais pensé qu’alors que nous devisions gaiement les unes avec les autres, tu traversais une telle épreuve !
    Tu sembles toujours si attentive aux autres…
    En tous cas, merci pour ton témoignage, effectivement, on n’a qu’un corps, il est essentiel de le maintenir en bon état de fonctionnement et de consulter quand tous les clignotants sont au rouge.

    Co, je t’envoie plein d’ondes positives pour t’aider à traverser tout ça !

  • #30 Turquoise le 2 décembre 2009 à 14 h 08 min

    Il y a aussi un point sur lequel je voudrais attirer votre attention : le test à faire soi-même et à envoyer à un labo n’est vraiment pas fiable, méfiez-vous ! si je lui avais fait confiance, je ne serais pas ici pour vous en parler . Dites-le autour de vous, c’est important !

    Le seul moyen de dépistage valable est la coloscopie . C’est une exploration du côlon qui se fait en clinique, sous légère anesthésie, et qui dure environ vingt minutes . Pas besoin d’hospitalisation, on reprend le travail sans problème dès le lendemain . Le seul petit inconvénient : le régime « sans résidus  » qu’il faut suivre pendant trois jours avant ; mais comme l’a dit fort justement ma chère Porteverte, ça vous fera perdre un ou deux kilos … et surtout, si on trouve quelques polypes, on les enlèvera aussitôt , avant qu’ils ne dégénèrent . Vraiment, il s’agit d’une technique qui peut vous sauver la vie …

  • #31 singsing le 2 décembre 2009 à 14 h 21 min

    Turquoise,

    Je lis ton message avec émotion et empathie et il me touche énormément. Je me réjouis que tu sois sur la voie de la guérison et j’espère qu’elle sera définitive. Ma mère a succombé d’un cancer colo-rectal qui s’est diffusé vers le foie. Elle menait sa vie, familiale, professionnelle, avec énergie et courage, elle irradiait et imposait toujours l’admiration autour d’elle. Pour l’anecdote, lorsqu’elle parlait de sa maladie, ses interlocuteurs avaient du mal à la croire. Est-ce parce qu’on est diminué que l’on doit cesser d’être coquet et d’avoir belle allure. Doit-on afficher un air complètement déglingué pour qu’on reconnaisse votre maladie, vos symptômes ? La maladie interdit-elle la dignité ?

    Maman a passé une longue période de très grosse fatigue qu’elle qualifiait elle-même d’anormale et persistante. Bien sûr, il y avait contradiction entre son image et son état. On la connaissait dynamique et lutteuse … C’était donc certainement passager ; la ménopause … Et les discours des amis, des collègues : c’est passager, ça va passer, secoue-toi, tu sais moi … ? Est-on en droit par ses propos de banaliser la faiblesse et la maladie d’autrui ?

    C’est bien ce qui me révolte aujourd’hui. La maladie est intime, c’est un peu un combat contre soi lorsqu’elle est déclarée. .Doit-on encore en ajouter et tirer sur l’ambulance ?
    Que la société se montre un peu plus tolérante vis-à-vis des malades, il y des leçons à en tirer.
    Il est vrai, écoutez votre corps et votre cœur, votre corps vous aime et il vous enverra le message quand la machine s’emballe.
    Turquoise, merci à toi de réveiller les consciences. Ton pseudo évoque des ciels, des mers, des images de paradis … Avance dans un océan de plénitude à l’abri des crabes.

    Hélène, merci à toi de nous offrir une page blanche, tes astuces maquillage, et ton humour..

  • #32 Co le 2 décembre 2009 à 14 h 23 min

    @turquoise: hello :-) quand je dis que la maladie est avilissante, je fais référence au fait que je se retrouve comme un bébé après l’opération. un tuyau dans le nez, mal, très mal, puis ça a été comme un petit bébé avec des couches (heureusement juste quelques jours), la kiné respiratoire pour réapprendre à bien respirer, pour réapprendre à marcher et puis pour toujours la nécessité d’aller à la selle de très nombreuses fois par jour, la cicatrice énorme, là à vie. et puis la maladie ça fatigue tellement qu’on en est bête, pas capable de compter jusqu’à 10… bref allez, heureusement une grande partie est derrière moi!
    désolée de m’épandre comme cela, ce n’est pas mon caractère… peut être parce que j’ai quelqu’un qui vit un peu la même chose que moi avec qui échanger.

  • #33 catialine le 2 décembre 2009 à 15 h 12 min

    Turquoise, ce texte te ressemble : simple et plein de… vie ! Merci pour ce message, ô combien utile et important.

    A Co et à toutes celles qui luttent : je vous envoie tout mon courage, je mesure la chance que j’ai aujourd’hui de n’être pas malade.

  • #34 Turquoise le 2 décembre 2009 à 15 h 21 min

    Co: je comprends … en fait, c’est juste une question de vocabulaire :le terme « avilissant  » n’est peut-être pas approprié : il signifie  » qui rend vil, indigne de respect, méprisable  » ( merci petit Robert ! ) . Et pour moi, être malade, avec tout ce que ça comporte de désagréable, voire de carrément pénible, n’a rien de dégradant pour la personne qui le subit . Ne t’inquiète pas pour la cicatrice, elle va s’estomper avec le temps … et, en plus, elle pourrait être plus mal située , non ? si tu la vois comme la preuve tangible que tu es débarrassée du crabe, tu l’accepteras mieux .Statistiquement, le cancer du côlon est un de ceux qui se soignent le mieux, et dès que ta chimio sera terminée, tu verras que les mauvais souvenirs s’estomperont . Comme tu le dis très bien, le pire est derrière toi ! Tiens bon , et sache aussi que si tu passes par une phase de déprime – dépression post traumatique , qui concerne le quart des opérés – c’est transitoire et ça aussi, ça se soigne . et dans quelques mois, c’est toi qui remonteras le moral des autres !

  • #35 mmarie le 2 décembre 2009 à 15 h 41 min

    Turquoise, tout simplement merci pour ce texte. Parce qu’il nous dit que tu vas bien désormais. Et parce qu’il nous enjoint à écouter notre corps, à « aller avec, pas contre » (super formule, Diripouf), c’est tellement important – et j’ai grand besoin qu’on me le rappelle.

    Co: des pensées pleines d’énergie et de couleurs pour toi, ainsi que pour toutes celles qui traversent ou ont traversé ce genre d’épreuve.

  • #36 MH le 2 décembre 2009 à 16 h 15 min

    Tu as eu de la chance Turquoise !

    Mon mari ne s’est pas écouté, il a cru les médecins qui lui ont dit « c’est le stress, monsieur ». Ils ont cru un coloscan (moins fiable qu’une coloscopie) qui ne montrait rien.

    Il y a un an, je l’emmenais aux urgences, il y a un mois je l’enterrais….

  • #37 tippie le 2 décembre 2009 à 16 h 21 min

    Pour sur que tu fais bien de relater ici ton expérience, ton histoire, qui est à la fois une bonne mise en garde et un message d’espoir.

    Tu as raison, il ne faut pas s’alerter trop vite d’un rhume ou d’un ongle incarné, mais il faut rester à l’écoute de son corps, ce que, le plus souvent, on a tendance à minimiser pris dans le tourbillon du travail et des milles choses à faire et à vivre… Sauf qu’on oublie que si l’on ne se ménage pas, on risque de ne pas toutes les faire ces mille choses. « Qui veut aller loin…  » ;-)

    Merci Turquoise.

  • #38 Hélène le 2 décembre 2009 à 16 h 24 min

    Oh mon dieu MH, je suis tellement désolée.
    Je pense à toi très fort.

  • #39 Turquoise le 2 décembre 2009 à 16 h 59 min

    MH: je suis navrée, je t’embrasse très fort …certains médecins ne veulent pas voir la réalité ; c’est si facile de mettre tout et n’importe quoi sur le dos du stress ! et puis, ça fait faire des économies d’examens à la sécu …

  • #40 Co le 2 décembre 2009 à 17 h 08 min

    @turquoise :-) ça fait plaisir d’entendre quelqu’un qui va bien après un cancer. Tu as raison sur le vocabulaire, il est sans doute mal choisi. Pour moi qui ai un travail plutôt intellectuel, c’est un dur rappel à ma condition animale. Vivement la fin de la chimio. J’ai déjà vécu une maladie avant celle-ci et je sais que j’arriverai à surmonter cela mentalement si mon corps ne me lache pas! en attendant, bon dieu que c’est dur!
    moi j’ai envie de vous dire de profiter de la vie, ne pas remettre trop les choses à demain, oser tout ce qui vous fait envie, sans penser à ce que pense les autres! merde je mouille tout avec mes larmes. Moi j’essaie de voir mes amis dès que possible, et puis je fais plein de projet de voyage!!! heureusement mon amoureux, mes amis et ma famille m’entourent très fort.

  • #41 capucine le 2 décembre 2009 à 17 h 13 min

    je rebondis sur cet article qui me parle tellement
    je partage ton point de vue : il faut savoir s’écouter
    si je ne métais pas écoutée, je serais toujours entre les mains d’une « gynéco » qui m’assurait que les douleurs pendant les règles, c’est normal (des douleurs à ne plus pouvoir marcher parfois), qu’il ne faut pas s’inquiéter si le bébé attendu ne vient pas, que tout ça c’est surement psychologique (je cite)
    oui mais moi, je sentais que quelque chose clochait et, bien m’en a pris, j’ai changé de médecin
    verdict : endométriose sévère qui avait colonisé une bonne partie de mon corps (notamment le colon dont on m’a oté un morceau) et stérilisante
    des années de traitements pour calmer la maladie et favoriser la fécondité (FIV) et au bout : deux petits garçons (mes miracles)
    la maladie (chronique) me pourrit toujours la vie mais je sais ce que j’ai et ça c’est rudement important et je sais aussi que maintenant je dois m’écouter et me faire confiance

  • #42 Turquoise le 2 décembre 2009 à 17 h 28 min

    Co: « profiter de la vie « , comme tu as raison ! ne plus se laisser embêter par des broutilles, voler au-dessus des petites mesquineries, savourer chaque moment intensément, se faire plaisir … ta cicatrice,masse-la délicatement avec de l’huile d’argan au lieu de la regarder avec dégoût ……et puis il y a les amis, les proches, ton amoureux , c’est inestimable … sèche vite tes larmes, plonge-toi dans les guides du Routard, fais plein de projets, tout ce qui te fait plaisir fera reculer le crabe !
    En cas de blues, viens ici prendre une leçon de smoky ou parler de bouquins , tu verras, ça ira tout de suite mieux ; et si tu veux mon mail, demande à Hélène , pas de problème !

  • #43 Co le 2 décembre 2009 à 17 h 35 min

    @capucine comme c’est terrible de penser qu’on n’aura jamais d’enfant!! merci pour ton témoignage. Bien sur on m’a rassuré sur le fait que techniquement il n’y avait pas de raison que je ne suis pas avoir d’enfant, mais après avoir vécu une maladie « dans le ventre » c’est tellement dur d’envisager qu’il puisse y avoir un bébé qui s’y sente bien un jour.

  • #44 MH le 2 décembre 2009 à 18 h 32 min

    Co, je viens de lire ton 1er post.

    Je comprends ce que tu veux dire par « avilissante » parce que pendant un an j’ai accompagné mon mari dans toutes les « joyeusetés » que propose la chimio… Et, ce n’est pas moi qui les vivait dans mon corps !

    Mon mari avait le même sentiment que toi : dégradation de son humanité. Jamais je n’ai vu les choses comme ça. Quand il me réveillait au milieu de la nuit parce que sa poche avait explosé dans le lit, lui pleurait de découragement mais moi, pas un instant je n’ai eu de rejet.
    Je ne veux pas par là me jeter des fleurs, je veux dire que les gens qui t’entourent ne te voient pas avilie. Ils te voient traversant une épreuve et cherchent à te la rendre plus légère. Parfois maladroitement peut-être mais avec tout leur coeur.

    Je suis peut-être moi aussi maladroite mais la personne qu’ils aiment en toi n’a pas été changée par le sordide du quotidien sous chimio.

  • #45 Deilema le 2 décembre 2009 à 18 h 48 min

    MH: ton témoignage me met les larmes aux yeux, je suis de tout coeur avec toi. Si je devais perdre mon mari, je crois que je ne m’en remettrais jamais. Bravo pour ta patience, ton soutien, pour avoir été à ses côtés sans faillir, je suis sure que tu l’as beaucoup aidé moralement, malgré tout.
    Je t’envoie toute mon affection.

  • #46 milimelaine le 2 décembre 2009 à 19 h 13 min

    Là où je suis qlq peu révoltée, c’est que le labo mette 2 mois à donner des résultats. Ca semble un peu louche…
    Je suis vraiment contente que tout se soit bien passé pour toi.
    Je suis par ailleurs complètement d’accord sur le fait que le corps envoie des signaux qd qlq chose ne va pas (la fatigue chronique me semble effectivement un signal assez fort, c’était aussi d’une fatigue qu’on a diagnostiqué un cancer du sein à ma maman).
    Bon courage pour la suite, continue à écouter ton corps, c’est effectivement essentiel.

  • #47 Sandrinette le 2 décembre 2009 à 19 h 19 min

    Bonsoir à toutes et tous.

    Co, Turquoise, MH et tous les autres concernés par la maladie, ce qui me frappe le plus c’est qu’au delà de la souffrance (physique et morale), vos témoignages ne sont pas larmoyants.

    Au contraire, vous semblez avoir une certaine distance face aux émotions engendrées par ces souffrances.
    Comme si vous aviez acquis une maturité et une philosophie de vie tout autre.
    Comme si, ayant eu une prise de conscience des faiblesses et limites du corps humain, vous aviez une toute autre conception de la vie (la votre et celles de vos proches) et donc la volonté de développer cette envie de vivre la journée comme si elle pouvait être la dernière, en profitant au maximum de tous les petits moments de bonheur que l’on peut avoir et que l’on ne voit bien souvent plus ou beaucoup moins.

    Vos témoignages à toutes m’ont particulièrement émue, donc excusez moi si je me suis un peu emballée. ;)

    Je souhaite à tous ceux qui souffrent de se rétablir rapidement (surtout en cette période de l’année) et je confirme que non, ça n’arrive malheureusement pas qu’aux autres.

    Ce serait tellement plus rassurant, sauf que l’Autre est souvent bien plus près de soi que l’on ne le pense!

    Merci pour ces témoignages qui amènent beaucoup d’amour et de compassion.
    Amour, plus que nécessaire dans de telles situations. ;)

    Je pense aussi que prendre soin de soi, de son corps et de la perception que l’on en a, que ce soit à travers les massages, MU,manucure, coiffure, … et les moments de détente et bonne humeur que nous apporte MBDF permettent d’avoir cette distance nécessaire pour dédramatiser et faire un break.

    Merci à toutes pour votre bonne humeur et symphatique amitié, même virtuelle. ;)))))

    Je vous souhaite tout le meilleur possible.

    Bisous.

  • #48 Turquoise le 2 décembre 2009 à 19 h 33 min

    Sandrinette: « profiter au maximum de tous les petits moments de bonheur  » , c’est exactement ça ! et du coup, la vie apparaît comme infiniment belle et précieuse, et on n’a pas envie de la gaspiller en récriminations ou en rancoeurs …depuis que je suis rentrée de l’hôpital, tu ne peux pas imaginer à quel point je me sens privilégiée d’être encore là ! en fait, j’ai eu une chance extraordinaire, ce serait totalement indécent de ma part de me plaindre …

  • #49 Sandrinette le 2 décembre 2009 à 19 h 49 min

    Turquoise: tu arrives à relativiser et à faire la part des choses.Et du coup tu ne gaspilles pas ton énergie pour des futilités, comme tu l’as décrit.

    La vie est tellement courte.
    Tu sais quand elle démarre mais jamais quand elle va s’arrêter.
    A nous de combler cet entre-deux de la meilleure des manières sans nuire à qui que ce soit, en nous comblant d’attention(s) et de bonheur(s).

    C’est une philosophie que j’essaye d’appliquer au quotidien, mais je suis souvent rattrapée par les Autres, qui s’en fichent total de ma philosophie, par le patron qui s’en fiche aussi et par les aléas de la vie quotidienne. ;)

    Je veux vivre, pas survivre, et je refuse d’avoir des regrets à la veille de mon dernier souffle!
    Concept que beaucoup qualifient d’égoïsme.

    Tant pis pour eux, moi, je continue à bien dormir le soir. ;))))

  • #50 Jelie le 2 décembre 2009 à 20 h 09 min

    Turquoise, Co, MH, vos témoignages me touchent terriblement à tel point que je retiens mes larmes.
    Je pense fort à vous trois et à toutes celles qui se battent, vous envoie tout le courage qu’il est possible d’envoyer. Même si ça n’est pas grand chose, c’est important pour moi de vous montrer que vous n’êtes pas seules. Ici, il y a toute une communauté qui pense bien fort à vous. Ne. baissez pas les bras!
    Je vous embrasse.

  • #51 calypso le 2 décembre 2009 à 20 h 12 min

    Turquoise, quel âge as-tu?
    j’ai les mêmes symptômes que toi et je dois aller vendredi prochain ( en 8) voir un gastro machin bidule.
    j’ai des problèmes depuis pkusieyrs mois mais là c’est la cata fivère fatigue et mal au ventre. du coup là tu me paniques grave; en plus ce cancer dans ma famille c’est une spécialité.
    bises stressées

  • #52 Hélène le 2 décembre 2009 à 20 h 23 min

    tippie, calypso, soyez les bienvenues !

  • #53 Turquoise le 2 décembre 2009 à 20 h 32 min

    calypso: J’aurai 65 ans à la saint Valentin ( j’aime bien l’idée ! ) . Mais, tu sais, à la clinique, dans la chambre voisine, il y avait un garçon de 23 ans qui venait de se faire opérer de la même chose …
    Surtout s’il y a des cas de ce cancer dans ta famille, il est indispensable de faire une coloscopie . Et il vaut mieux flipper trois jours à la perspective d’une coloscopie que ne rien faire et découvrir le mal quand il est trop tard ! d’autant plus qu’il y a de fortes chances pour que tu aies peur pour rien, tout le monde n’a pas un crabe comme locataire, quand même ;-)

  • #54 Mafald@ le 2 décembre 2009 à 20 h 39 min

    A 6 mois de grossesse, une grosse fatigue, je me traine, j’ai du mal à respirer… Mon médecin me dit que j’ai pris beaucoup de poids (15 kg) , et qu’il fait très chaud (c’est l’été), et puis… que je suis enceinte ! A 8 mois de grossesse, césarienne en urgence et 2 mois en réanimation pour une crise de myasthénie…
    Oui, il faut toujours s’écouter. Et oui, se maquiller (ou tout simplement) se faire belle, permets de prendre soin de soi et d’être à l’écoute de son corps.
    Et puis, après, on relativise pour tout, et on apprend à savourer les bons moments (un bon plat de charcuterie à 22 h !!)

  • #55 Arcimboldo le 2 décembre 2009 à 20 h 44 min

    Ma maman a été diagnostiquée d’un cancer colorectal avec 6 métastases hépatiques il y a 2 ans. Aujourd’hui, après 1 an et demi de rémission on lui découvre une métastase pulmonaire qui sera enlevée avant Noël, plus une hyperthyroïdie très importante.

    Les symptômes depuis des années:
    essentiellement grosse fatigue, myasthénie (les muscles ne la soutiennent pas), faux besoins.

    et: test du cancer colorectal NEGATIF!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Le cancer avait déjà essaimé quand il a été découvert. C’est une maladie cauchemardesque mais on arrive à vivre malgré l’épée de damocles de manière assez optimiste et joyeuse, heureusement (il y a aussi beaucoup de ‘bas’ bien sûr).

    Alors voilà une coloscopie tous les 5-10ans, radio pulmonaire (fumeuses), une mammographie et un frottis annuels, sont des examens simples pour les médecins.
    Certes, la coloscopie c’est barbant, mais le cancer c’est un cauchemars dans la réalité.

    Courage à toutes les personnes passant par ce blog confrontées au cancer, directement ou par ricochet familial.

  • #56 Ladypops le 2 décembre 2009 à 22 h 29 min

    Ton texte me parle énormément… Il y a 9 ans maintenant, j’ai perdu ma maman à cause de cet ç/*() »*) »/ »* de cancer du côlon. Elle aurait pu être sauvée si seulement elle n’avait pas fait l’autruche, si seulement elle n’avait pas eu peur. Il a fallut que je me fâche sérieusement avec elle pour qu’elle ose enfin prendre rendez-vous chez le médecin. Malheureusement, il était trop tard et 6 mois plus tard, elle nous quittait.

    Il faut à tout prix vous écouter, il vaut mieux un examen de trop que de pas assez. Et puis, passé le côté gênant de la coloscopie, c’est un examen qui ne fait pas souffrir. En Suisse, il ne se fait pas sous anesthésie comme en France, je n’ai eu droit qu’à un petit calmant et je n’ai pas souffert.

    Je te souhaite un avenir pleins de jolies choses à toi comme à toutes celles qui ont apportés des témoignages très touchant. Ne laissons pas cette saloperie de cancer gagner.

  • #57 Marmouset le 2 décembre 2009 à 22 h 43 min

    d’abord, à toutes celles qui luttent actuellement, j’envoie tout mon soutien et mes encouragements, et je vous embrasse.

    Et je rejoins Sandrinette : il faut aussi apprendre à être « égoïste » au bon sens du terme. Je pense que c’est plus difficile pour celles d’entre nous qui ont pu recevoir une éducation selon laquelle il fallait d’abord répondre aux besoins et demandes du mari et des enfants, et ne penser à soi qu’ensuite. Heureusement, je crois que les choses changent avec la nouvelle génération !
    Penser vraiment à soi, ça revient finalement aussi, au bout du compte, à être mieux et vraiment disponible avec les autres.

  • #58 asmine le 2 décembre 2009 à 23 h 23 min

    Tout ces témoignages sont poignants.
    Les filles je vous souhaite la gnac, l’envie, la force, le courage de vivre et de vaincre la maladie.
    Qu’un bel arc en ciel de bonnes intentions vous innonde et vous porte guerrison.

  • #59 Hélène le 2 décembre 2009 à 23 h 43 min

    Ladypops: je suis désolée de lire ça, vraiment.
    Ma mère est morte il y a 6 mois d’un cancer du poumon, je compatis d’autant plus…

  • #60 Turquoise le 3 décembre 2009 à 0 h 26 min

    singsing: MH: Arcimboldo: Ladypops: Hélèneet toutes celles qui ont perdu un être cher : je voudrais que vous m’excusiez d’ avoir parlé d’un sujet si douloureux pour vous, et je compatis sincèrement … mais si ce que j’ai vécu incitait ne serait-ce que quelques lectrices à pratiquer un dépistage qui peut leur sauver la vie , mon « été pourri » n’aurait pas été inutile … faites passer ce texte, parlez-en autour de vous, incitez vos amis à se faire examiner .

    Merci pour tous vos témoignages et votre gentillesse, et grosses bises à toutes !

  • #61 Dorothée le 3 décembre 2009 à 7 h 51 min

    Comme tu as raison….je plussoie à 300000000000000%…c’est vrai qu’il faut se battre pour être pris au sérieux (c’est très français)…et souvent ça prend du temps d’avoir le « vrai » diagnostic…
    Ex: ma mère se plaignait d’une crampe de l’écrivain….plein de médecins lui ont trouvé des « tremblements essentiels », en fait c’était Parkinson (à 38 ans).
    Moi: d’hyper énergique et efficace, du jour au lendemain je me suis mise à me traîner, à dormir non-stop, à prendre des dizaines de kilos. Plein de médecins ont voulu soigner une dépression, en fait j’ai une maladie rarissime du sommeil…

    Puis les plus grands spécialistes m’ont dit que ça ne guérissait pas, et grâce à des médecins allemands, un médicament oublié des années 60 et 11 ans d’acharnement (et les « plus belles années de ma vie » entre parenthèses), je suis a priori en train de guérir…en tout cas ça va enfin mieux et je dois désormais réinventer ma vie…

    En Allemagne, les médecins considèrent que le patient, quel que soit son état, est le plus à même de dire si ça va ou si ça ne va pas, et qu’il doit être le seul maître pour décider les traitements qu’il accepte, ou pas. En France, tout va bien, la pénurie de médecins se généralise, et les numérus clausus sont encore baissés en médecine, parce que des énarques ont considéré qu’une pénurie de médecins était le meilleur moyen de faire baisser le coût de la Sécu. Du coup, les médecins qui restent n’ont plus le temps ni les moyens de faire correctement leur boulot, ou de prescrire un test coûteux si le moins coûteux a donné des résultats négatifs.

    Alors oui ç va peut-être faire diminuer le coût de la Sécu, mais le prix, on commence à le payer triplement, sauf que ce n’est pas sur le même budget.

    Toutes mes pensées à celles ou à leurs proches qui souffrent ou qui ont souffert…

  • #62 Hélène le 3 décembre 2009 à 11 h 14 min

    Turquoise: pour ce qui me concerne, tu n’as pas à t’excuser, je trouve super important de parler de tout ça, et tu vis, ça m’a permis de parler de ma mère ici, ce que je n’avais jamais fait.

  • #63 Ladypops le 3 décembre 2009 à 11 h 29 min

    Hélène: Merci, Je suis navrée d’avoir fait remonté à ton souvenir la perte de ta maman.

    Turquoise: Ne sois pas désolée, il est important de faire savoir aux gens que le dépistage n’est pas que pour son voisin. Qu’on peut tous être touché et qu’il vaut mieux savoir que de rester dans le doute. Et il est surtout bon de savoir qu’on s’en sort, même si le chemin est difficile, mais que le diagnostic n’est pas toujours une fin en soit et que si il est prit à temps un cancer peut être soigné. Tu prouves par ce texte que tu es dotée d’altruisme et ce n’est pas donné à tout le monde. Merci.

  • #64 Hélène le 3 décembre 2009 à 11 h 37 min

    Ladypops: ne t’inquiète pas, ça n’a rien fait remonter, j’y pense tout le temps, de toute façon (ça ne fait que 6 mois, c’est très récent).

  • #65 calypso le 3 décembre 2009 à 13 h 13 min

    moi je balise à mort là. j’ai tout ce que vous dites depuis trois semines j’arrête pas de dire à mon médecin que j’ai des douleurs et que mes muscles ne me soutiennent plus et tout ça et elle n’a rien fait. c’est sa remplaçante qui y a pensé.

  • #66 Hélène le 3 décembre 2009 à 15 h 33 min

    calypso: tu as fait des examens ?

  • #67 barnabé le 3 décembre 2009 à 15 h 48 min

    J’ai eu des problèmes intestinaux pendant 6 mois.
    J’ai vu deux médecins qui m’ont tous les deux diagnostiqué du stress alors que rien ne le justifiait.
    On m’a dit de faire du sport, de bien dormir, de ne pas boire de boissons gazeuses, mais je faisais déjà tout ça.
    Finalement, c’est lors d’une prise d’antibiotiques pour autre chose que tout s’est arrêté à mon grand soulagement parce que ce genre de problèmes mine le moral.
    Mais à aucun moment, on ne m’a fait faire de coloscopie parce que j’ai 19 ans.
    Mais qui sait si je n’aurais pas pu avoir un cancer vu les problèmes que j’avais.
    J’ai l’impression que les médecins n’écoutent plus leurs patients. Dire à quelqu’un que c’est du au stress alors que rien n’a changé dans sa vie, c’est un peu trop facile.
    Courage à celles qui endurent la maladie et à leurs proches pour qui ce n’est pas toujours facile.
    Courage aussi à tous ceux qui ont eu des proches qui sont décédés.

  • #68 calypso le 3 décembre 2009 à 17 h 32 min

    j’attends des analuses là demain et la semaine prochaine je fois la gastro enthérologue. mes résultats de prises de sang sont normaux c’est déjà ça; est-ce que ça serait vu dessus? je n’en sais rien!
    de toute façon je vous tiendrai au courant; dire que je venais ici pour me détendre et parler maquillaaaaage . raté. bon mais au moins on partage! Bisous

  • #69 Hélène le 3 décembre 2009 à 18 h 00 min

    calypso: courage, on croise les doigts pour toi.

  • #70 pal le 3 décembre 2009 à 19 h 33 min

    J’ai eu la même chose, deux fois… et super mal placé.
    La 1ère fois, aucun signe avant coureur, ni fatigue, ni rien, je pensais juste avoir des hémorroïdes (désolée de rentrer dans des détails pas très ragoutants), même si j’étais très très inquiète, et si je savais dans un coin de ma t^te que c’était grave.
    Ca l’était effectivement, c’était un cancer.
    On m’a dit, c’est pas grave, il a été diagnostiqué à temps, juste de la radiothérapie, pratiquement jamais de récidive.
    Pourtant je l’ai très très mal vécu (il faut dire que la rédiothérapie m’a rendue stérile et ménopausée à 38 ans alors que j’essayais de tomber enceinte), pendant, et surtout après, même si les médecins se voulaient rassurants.
    Je me suis sentie en sursis, sans aucune raison, alors que je ne suis pas du genre inquiète ou pessimiste, au contraire.
    2 ans après, récidive. Même si le ciel m’est tombé sur la tête, j’ai bizzarement eu le sentiment de l’avoir toujours su, dès le début, que ça devait arriver.
    Là: grosse artillerie, grosse opération, grosse cicatrice, et des conséquences qu’on peut considérer comme assez invalidantes : En gros, je ne peut plus aller simplement faire mes petites affaires quotidiennes au petit coin, je dois me faire un lavement tous les 2 jours, et il peut m’arriver inopinément quelques catastrophes particulièrement génantes en fonction de ce que je mange.
    Mais cette deuxième fois là, j’ai décidé de me battre, à la fois contre la maladie, mais aussi contre le corps médical qui voulait m’imposer des choses que je ne voulais pas.
    La 1ère fois j’avais simplement subi.
    J’ai décidé aussi que cette cochonnerie (restons polie…) ne changerait rien à ma vie, et elle n’a rien changé.
    Et paradoxalement, j’ai beaucoup mieux vécu cette deuxième fois que la première.
    J’ai su dès le début, que cette deuxième fois serait la dernière.
    C’est inexplicable, mais à priori je ne me suis pas trompée, puisqu’à la fin de l’année ça fera 5 ans.
    Et je continue à travailler comme avant, à sortir comme avant, à boire et à manger quasiment comme avant, j’ai quelques aménagements nécessaires certes, quelques mésaventures digestives assez désagréables certes, mais je refuse que cette maladie et surtout ses conséquences me restreignent dans quoi que ce soit, ou me fassent honte.

    Alors oui, il faut faire des dépistages, et oui, il faut s’écouter.

    Et à toutes celles qui ont vécu ça ou sont en train de le vivre, je voudrait transmettre toute ma sympathie, vous dire de n’avoir jamais jamais honte de ce qui vous arrive, et si j’avais un seul conseil à donner, c’est celui d’oser affronter sa maladie en face, et à la face du monde, (je ne l’ai pas fais la 1ère fois et je le regrette) et d’oser aussi parfois s’opposer aux médecins qui veulent vous imposer certaines choses par commodité ou par habitude, (c’est sur internet que j’ai trouvé l’opération que je souhaitais, pratiquée dans un grand hôpital parisien, par un grand médecin que tout le monde connaissait mais dont on s’est bien gardé de me parler) .
    Bien sûr, j’aurais largement préféré ne pas avoir connu ça, mais en même temps, cette maladie m’a révélé ma force, et donné une confiance en moi que je n’avais pas.
    J’ai le sentiment qu’après avoir surmonté ça, je peux tout affronter.
    J’ai aussi découvert un mari extraordinaire, je pense que cette épreuve nous a soudé à jamais, et je crois pouvoir dire que nous nous aimons plus qu’avant, ou en tout cas mieux.
    voilà les filles, désolée d’avoir été aussi longue, battez vous, la vie est belle et vous êtes toutes formidables !

  • #71 Hélène le 3 décembre 2009 à 19 h 46 min

    Merci pal pour ton témoignage que je trouve remarquable et positif !

  • #72 pal le 3 décembre 2009 à 19 h 55 min

    je voudrais juste rajouter quelque chose de super important : il faut aussi oser craquer, pleurer, hurler, dire que c’est trop dur, que c’est injuste (c’est vrai), que c’est insupportable.
    Etre forte tout le temps c’est épuisant.
    On est pas là pour avoir la médaille du courage, mais pour s’en sortir le mieux possible !

  • #73 Turquoise le 3 décembre 2009 à 20 h 43 min

    pal: tout-à-fait d’accord avec toi ! et si cette maladie m’ a appris pas mal de choses, elle m’a notamment fait comprendre qu’il ne faut pas être « trop gentille », mais savoir parfois dire non . Notamment au travail, où je ne me laisse plus imposer des corvées pour faire plaisir aux uns, arranger les autres …Vouloir être forte tout le temps vous bouffe l’énergie, justement, et pour quoi ? une image que les autres se font de vous, rien de plus !

  • #74 nanie le 3 décembre 2009 à 21 h 51 min

    Tout ceci me parle très fort . J’ai connu aussi 2 combats comme Pal j’ai perdu des plumes mais j’ai aussi appris à reconnaitre les vraies valeurs ,celle de mon homme par exemple!
    Je me suis battue j’ai été chercher le médecin qu’il me fallait à 500km de chez moi, c’est du boulot mais ça en vaut la peine ! Merci Pal pour l’expression « cigale triste ».

  • #75 Eva in London le 3 décembre 2009 à 22 h 34 min

    Un grand merci pour ce beau texte qui est en même temps un rappel : nous ne sommes pas tout-puissants… Mon grand-père a un cancer du côlon et je me dis qu’on ne sensibilisera jamais assez les gens à l’importance capitale de se faire dépister. Ca n’arrive pas qu’aux autres !

  • #76 dRine le 4 décembre 2009 à 10 h 24 min

    Merci Turquoise, de partager cela avec nous…
    J’ai tendance à toujours repousser les visites médicales en tous genres, parfois à raison, parfois à tort. Ton texte est vraiment intéressant.
    Par contre, je suis désolée pour toi que tu aies eu à vivre ça, mais qqpart, un peu heureuse que tu aies eu la chance de le détecter à temps !
    En espérant que chacune d’entre vous aille le mieux qu’elle peut, je vous souhaite à toutes et tous (bah oui parfois y a un mec caché dans le tas ;-)) une très bonne fin de semaine.

  • #77 Co le 4 décembre 2009 à 13 h 32 min

    hello les amis, j’ai envie de vous appeler les amis aujourd’hui car tous vos messages m’ont fait du bien. J’avais juste envie de demander aux personnes qui ont vécu ce que je vis si on leur a parlé du côté héréditaire de la maladie (dans certains cas, notamment chez les personnes jeunes) et s’ils avaient du demander à leurs enfants, leurs parents de faire une colo. Moi c’est ce que j’ai du faire et c’est difficile. C’est difficile pour ma mère qui a l’impression de m’avoir refilé la maladie dans ses gênes et c’est difficile de faire peur à mon frère et ma soeur en leur demandant de faire une colo. C’est très difficile de penser qu’un jour, si j’ai un enfant, je risque de lui refiler un gène qui pourrait augmenter les probabilité qu’il ai une telle maladie. Bref si vous avez vécu cela ça m’intéresse. bisou à toutes!

  • #78 Hélène le 4 décembre 2009 à 13 h 46 min

    Co: effectivement, tu fais bien de parler de cet aspect : ma mère avait eu des polypes, et le médecin lui avait dit que nous, ses enfants, devions surveiller ça dès 45 ans (je crois que je vais commencer à 40).

  • #79 pal le 4 décembre 2009 à 15 h 09 min

    Co : pour moi, ça n’est pas génétique, les médecins étaient pratiquement sûrs, vu mon âge, que c’était lié à un papillomavirus, qui ne donne pas que des cancers du col de l’utérus, mais peut essaimer ailleurs…
    Puisqu’on parle beaucoup de vaccination en ce moment, je précise que je ferai vacciner ma fille contre ça le moment venu.
    Je t’envoie moi aussi tout plein d’ondes positives, et si tu veux mon mail, je suis tout à fait d’accord pour qu’Hélène te le transmette.

  • #80 Turquoise le 4 décembre 2009 à 17 h 41 min

    Co: tout-à-fait d’accord sur l’aspect héréditaire ! figure-toi que mon mari, il y a neuf ans, a eu exactement le même cancer du côlon, opéré dans la même clinique par le même médecin que moi – je dois dire que c’est une des raisons qui m’a mis la puce à l’oreille quand j’ai commencé à me sentir vraiment patraque …là, bien sûr, il n’y a pas de facteur héréditaire ; mais son père est décédé de cela à quarante-huit ans ; du coup, son frère fait régulièrement des coloscopies qui ont déjà permis d’enlever des polypes qui auraient pu dégénérer . Et il est bien évident que mon fils va, lui aussi, « partir en colo  » incessamment !
    pal: tu as bien raison pour le vaccin !

  • #81 Véro la Bisontine le 4 décembre 2009 à 18 h 12 min

    Ma grand mère est décédée d’un cancer du colon, il y a déjà quelques années.
    Depuis, ses enfants font des coloscopies régulièrement, sauf le petit dernier, qui était plutôt réfractaire à ce genre d’examens.

    Moralité: il a eu cette maladie, et est décédé quelques mois plus tard.
    J’aimais beaucoup cet oncle, et j’ai encore de la peine pour son départ, il y a pourtant 8 ans.

    Mes autres oncles et ma tante, ma mère, font cet examen régulièrement, et ils ont bien raison, certains d’entre eux se font enlever une colonie de polypes, qui, selon le caractère héréditaire de la chose, pourraient s’avérer hyper dangereux.

    Ma génération atteint l’âge de se faire dépister maintenant.
    J’en ai déjà parlé à mon médecin qui m’a encouragé à le faire : ce sera une résolution pour 2010!

  • #82 Parvati le 8 décembre 2009 à 16 h 07 min

    J’envoie mille encouragements à toutes et plein d’ondes positives, c’est comme les rayons mais sans les effets secondaires !

  • #83 calypso le 2 janvier 2010 à 21 h 57 min

    juste pôur vous dire que je n’avais rien du tout ouf et merci à toutes bisous

  • #84 Hélène le 2 janvier 2010 à 23 h 13 min

    calypso: ça c’est une chouette nouvelle de début d’année, merci de nous avoir tenues au courant !

  • #85 Sandrinette le 3 janvier 2010 à 7 h 04 min

    calypso: bien joué!
    2010 commence super bien et j’en suis très heureuse pour toi. ;)

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