La nuit où j’ai perdu ma sœur, par kat

18 novembre 2009

o-toi-lectrice

« Ma soeur et moi avant toujours étés très proches.
J’avais 15 ans et elle 18 quand elle a rencontré Alexandre. Elle était amoureuse et ne se rendait pas compte à quel point il était mauvais. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai du sécher ses larmes.

Ca duré 4 ans, jusqu’à ce qu’il se décide enfin à ouvrir les yeux et à l’aimer. Leur couple semblait tout à fait inébranlable et elle paraissait heureuse, mais j’ai toujours gardé au fond de moi cette rancoeur qu’on a pour quelqu’un qui a fait souffrir un être cher.

Le temps passant, leur relation est devenue sérieuse et il s’est quasiment installé à la maison. Je ne voyais plus ma soeur sans lui.
Il prenait toute la place, que ce soit auprès d’elle ou de mes parents.
Cette situation me dérangeait énormément mais je ne disait rien. Je restai dans la pièce où ils n’étaient pas, et je contenais mon humeur quand parfois il n’y avais plus de lait parce qu’Alexandre était là, ou que j’étais en retard en cours parce qu’il était dans la salle de bain….

Il n’était pas pour moi le bienvenu dans mon foyer, mais j’étais la seule à le ressentir de cette façon, alors je me suis fait discrète, je me suis effacée.
Et ma relation avec Julie est devenue aussi inexistante qu’elle avait été fusionnelle. Des marques bien nettes d’hostilités sont apparues dans la maison. Ils faisaient leur vaisselle en laissant mes couverts de coté, elle mettait mes habits trempés par terre si elle avait besoin de la machine à laver avant que je ne l’ai débarrassée.
Ma vie est devenue vraiment pénible, et un jour, pour une dispute quelconque entre elle et moi, le sujet à dérivé, elle s’est mise à pleurer. J’ai voulu la calmer mais elle m’a rejeté et il y avait sur son visage une expression de fureur. Elle ne voulait pas de mon affection, elle était comme enragée. Elle m’a reproché mon comportement avec son compagnon, les choses sont allées vites, elle a tenté de lever la main sur moi.

Après cette scène je ne lui ai jamais réellement pardonné. J’étais outrée qu’elle ait eut ce geste : après 20 ans où on avait toujours su s’expliquer calmement, elle était prête à me gifler parce que je ne souriais pas à cet homme qui ne s’était pas contenté de m’arracher ma soeur, mais allait jusqu’à me voler mes parents.
Les choses ont empiré, je ne leur adressais plus la parole et la tension était palpable entre nous. Mais je me suis toujours fait discrète, m’arrangeant pour qu’au moins la situation reste stable.

Un dimanche, alors que mes parents étaient en vacances, à minuit je monte me coucher. Nos 2 chambres sont voisines et comme souvent leurs gloussements me gênent et m’agacent. Je leur demande pour la millième fois en un an de bien vouloir respecter mon sommeil, et rien ne se produit. Mes nerfs prennent le dessus et je me met à crier. Je leur demande si je vais devoir réclamer le silence tous les soirs.
Ma surprise n’a eu d’égal que mon indignation quand c’est Alexandre qui m’a répondu « essaye toujours ». Ca n’était pas de la taquinerie. Non il essayait simplement de me faire taire sous mon propre toit.
J’ai craqué. La situation devenait trop pesante. Comment osait-il ?! Et elle, comment pouvait-elle le laisser me parler sur ce ton ?
Tant bien que mal, entre deux sanglots, j’ai commencé à rassembler mes affaires. Je ne pouvais pas dormir ici, je voulais partir. En m’entendant m’affairer, Julie est venue. Sa voix n’est resté douce qu’un instant, elle s’est mise à me hurler dessus avec la même expression de colère que quelques mois auparavant. J’étais accroupie pour ramasser quelque chose quand elle est arrivée, elle ne me laissait pas me relever. Les choses ont dégénéré quand Alexandre m’a hurlé dessus à son tour du fond de la chambre, je lui ai dit de se la fermer, et ma tête a heurté le mur aussitôt. Elle n’a pas toléré que je hausse le ton avec son ami et m’a corrigé à sa façon. J’étais à terre, comme tétanisée, je les entendais tous les 2, j’avais peur… J’ai fini par réussir à partir et j’ai dormi chez une amie. C’est cette nuit la que j’ai réalisé que j’avais totalement et irrémédiablement perdu ma soeur.

Signé : kat »

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58 commentaires

  • #1 asmine le 18 novembre 2009 à 9 h 00 min

    Il y a quelque chose d’honnéte dans ton récit, c’est que tu ne tournes pas la narration des faits à ton avantage, tu admets bien avoir aussi de ton coté manifesté envers le couple du rejet.
    En te lisant j’ai l’impression que tu supportes surtout mal d’avoir perdu l’exclusivité du coeur de ta soeur, le fait que tu ajoutes que ce garçon t’as aussi volé tes parents, que tu ne supportes pas leur glousseries ( alors que pour ta soeur c’est aussi son amour et ses moment de complicité)…finirai par nous dire c’est simplement un peu trop de posséssivité et de jalousie qui peut être jusqu’à un certain stade normal …là c’est un peu too much comme type de réaction entre vous.

    Croire que tu as complétement perdu ta soeur sera pas un mal dans un premier temps, pour que peut-être tu réalises qu’elle et tes parents ont une individualité et qu’un jour on se sépare pour vivre nos vies, même si le temps de la vie commune était sensationnelle…il faut éviter d’être trop fusionelle, pour ne pas vivre les choses avec autant de passion qui déforme la réalité…en cauchemard.

    Bonne chance…

  • #2 Didou le 18 novembre 2009 à 9 h 39 min

    Croire qu’une famille unie va le rester toujours est utopique et pourtant je l’espère de tout mon coeur.
    Nous changeons, la vie nous change mais il ne faut pas perdre espoir : tu as le sentiment d’avoir perdu ta soeur aujourd’hui mais qui sait de quoi sera fait demain?
    J’ai envie de te dire mille choses mais je sais que ce genre de blessure fait mal, imaginer de « perdre » ma soeur serait pour moi très dur.

    Nous avons vécu des moments durs (étant beaucoup plus jeune que moi nous ne sommes pas toujours en phase), j’ai eu peur pour sa vie à l’adolescence, je fais parfois le dos rond car je veux être l’adulte raisonnée et raisonnable mais je suis là, elle est là. C’est tout ce qui compte…

    J’espère que tu pourras pardonner et que toute cette colère disparaitra un jour.

  • #3 Camille le 18 novembre 2009 à 9 h 57 min

    Kat, ton texte m’a énormément touchée… Je comprends la douleur que tu as pu et peux ressentir encore à ce sujet… Dans ma situation, c’est moi la grande soeur et j’ai eu une discussion avec ma soeur de 18 ans (j’en ai 22) il y a peu. Je lui disais que j’espérais que jamais on ne se dispute au point de ne plus se parler ou de ne plus vouloir se voir… Elle m’a dit « non mais c’est pas possible » et je lui ai dit que quand les hommes entraient en jeu malheureusement tout pouvait changer… Et ton texte le prouve… Je trouve ça terriblement triste, vraiment, parce que ce que je ressens pour ma petite soeur, tout l’amour, l’affection que je lui porte, je ne les ressentirais jamais pour personne d’autre.

    Ca s’est produit il y a combien de temps, tout ça ?

  • #4 Vanessa le 18 novembre 2009 à 10 h 19 min

    J’aimerais réagir mais les mots me manquent. Je suis très proche de mes sœurs, ton récit m’a beaucoup touché. Et vos parents, vos amis ? personne n’en dit rien ?

  • #5 handa le 18 novembre 2009 à 10 h 22 min

    eh ben… *reste sans voix*
    moi ce qui me sidère, c’est qu’apparemment (selon ton texte) tes parents n’ont rien fait… ils ont laissé ce type s’installer (déjà, ça moi j’ai du mal à comprendre, mais bon) et ils n’ont rien fait quand ils ont vu que ce type s’incrustait et ne te respectait pas (c’est un détail, mais put*** leur propre fille n’a pas priorié sur la SdB par rapport au mec de leur autre fille ?!)

    je veux dire, c’est quand même allé loin.. même si tu t’es faite discrète, ils ont bien du voir qu’il y avait un problème, non ? ou bien est-ce que tes parents sont totalement tombés sous le charme de ce squatteur ??

  • #6 Hélène le 18 novembre 2009 à 10 h 26 min

    Je dois dire que, comme handa, Vanessa et Camille, je suis très choquée par la vampirisation de ta famille par ce type, et le fait que personne n’ait réagit (et je suis aussi choquée par le fait que tes parents l’ai laissé s’installer chez eux, mais je dois être vieux jeu… ;-)

  • #7 patounettechatte le 18 novembre 2009 à 10 h 30 min

    Sidérant !

  • #8 Emma le 18 novembre 2009 à 10 h 46 min

    Je suis également stupéfaite que ce type ait pu s’installer chez toi comme ça, avec l’approbation de tes parents, alors que visiblement, sa présence ne convenait pas à tous les membres de la famille (et qu’il en avait déjà fait baver à ta soeur pendant 4 ans !). A 22 ans, elle était tout à fait en âge de prendre son indépendance et de s’installer avec son copain si ça lui chantait. C’est ce que tes parents auraient du lui proposer comme alternative. C’est incroyable que ce soit toi qui te soit sentie obligée de partir ! Je comprends ta détresse et ton désespoir. Je suis de tout coeur avec toi.

  • #9 teatree le 18 novembre 2009 à 10 h 52 min

    Kat, je suis sidérée aussi par de tels comportements et j’imagine ta colère, ta tristesse.
    je ne peux cependant pas croire que tu as perdu ta soeur « totalement et irrémédiablement « .
    on ne sait jamais comment se passera l’avenir.
    elle peut changer, évoluer, s’apercevoir que, et même un jour ne plus être avec ce type et avec le recul et la maturité se rendre compte du mal qu’ils t’ont fait subir.
    c’est vrai qu’on aimerait en savoir plus: était-ce il y a longtemps, habites- tu toujours avec eux, que disent tes parents, quel âge avez- vous, etc…
    tous ces éléments peuvent être pris en compte en vue de l’amélioration de la situation.
    mais je crois comme quelqu’un l’a dit plus haut et pour l’avoir vécu avec ma meilleure amie que plus la fusion est forte, plus la cassure devient un cauchemare
    allez, ne désespère pas!

  • #10 Athénaïs le 18 novembre 2009 à 11 h 14 min

    C’est agréable à lire même si se cache derrière une souffrance … qui a sûrement dû ressembler à un soulagement un jour. Il faut apprendre à pardonner (dans la mesure du possible) ou alors oublier.
    Dans tout les cas, bon courage :)

  • #11 camille strass le 18 novembre 2009 à 11 h 15 min

    Comme toutes les autres avant moi, ce qui me sidère le plus, c’est que cet « Alexandre » s’installe chez les parents de sa copine. Bien sûr, il peut y avoir des raisons (situation financière difficile, etc). Mais il n’avait pas à devenir un rival, et cela m’étonne qu’il n’y ait aucune règle qui ait été posée.

    D’autant que si je compte bien, ta soeur et son ami doivent avoir dans les 25 ans passés au moment de cette histoire. C’est l’âge que j’ai. Je dois être archi vieux-jeu mais à cet âge-là, j’estime qu’un couple doit vivre sous son propre toit.

    J’imagine le déchirement que cela a dû être pour toi. Personnellement, j’en aurais aussi voulu à mes parents de n’avoir pas su faire respecter leur « loi », d’avoir laissé s’imposer la loi d’un autre, sous couvert d’accueillir « le copain de notre fille ». L’accueil ne signifie pas le laisser-aller général.

    Mes mots sont peut-être dur mais ton histoire me choque et m’attriste profondément. Courage.

  • #12 Insane le 18 novembre 2009 à 11 h 16 min

    Du courage !
    Je t’envois beaucoup de tendresse, tu en as besoin.

  • #13 Jube le 18 novembre 2009 à 11 h 26 min

    Bonjour kat,
    Je dois dire que ton texte est assez troublant car empreint d’une réalité crue mais c’est ce qui m’y plait :) Comme les filles je suis étonnée par le fait que ta famille ait laissé cet homme s’installer chez vous (mais chacun fait bien comme il veut, je ne juge pas) mais surtout par le fait qu’il ait si vite eu une place quelque peu priviligiée et ce à tes dépends.
    Certaines personnes néfastes sont très fortes pour donner une fause image d’eux et je me dis que c’est ce que cet homme a probablement fait vis à vis de ta soeur au point que la violence physique a fait son entrée (sans apparemment que ça les ait choqués) et que ton départ ce soir là était peut être normal pour eux.
    Je suis d’accord avec teatree sur le fait que je ne pense pas que tu aies perdu ta soeur définitivement.
    J’ai trois soeurs, dont une avec laquelle j’ai eu beaucoup de tensions par le passé lorsque nous vivions encore chez mes parents. Ca a été des années difficiles car les tensions au sein d’une famille sont néfastes pour tout le monde. Nous ne nous sommes pas parlé pendant presque deux ans, je suis partie avant elle de chez mes parents et nous vivions donc comme deux étrangères. Et puis le temps passe, les rancoeurs s’effacent, nous avons grandit toutes les deux, nous nous sommes construit une vie et au fil du temps nous nous sommes rapprochées. Je ne dis pas qu’aujourd’hui le temps perdu est rattrapé car ce serait faux mais c’est ma soeur, je l’aime, je sais qu’elle sera là pour moi et moi pour elle si besoin est. Quelque part nous réapprenons à nous connaître.
    Bien entendu l’histoire est un peu différente puisque nos disputes et notre éloignement n’avait rien à voir avec un garçon mais je pense kat que rien n’est figé, que tu n’as pas totalement perdu ta soeur. Je ne sais pas aujourd’hui où en est cette situation avec elle, si ce fameux soir où tu es partie est le dernier soir où tu l’as vue, comment ta famille a réagit face à tout ça et si ta soeur est toujours avec cet homme, mais dis toi qu’il n’y a pas de fatalité. Je comprends très bien que tout cela te touche profondément et te fait souffrir mais garde espoir, les choses ne sont pas figées. Garde espoir :)

  • #14 SONIA le 18 novembre 2009 à 11 h 38 min

    Ton « beau-frère » a le comportement typique du pervers narcissique et manipulateur.
    Ta soeur va mettre un peu de temps à ouvrir les yeux, mais quand elle le fera tout lui apparaîtra comme plus clair.
    Le pire c’est qu’elle vit actuellement dans un brouillard. Tout ce qui fait de l’ombre à son cher et tendre est néfaste. Donc : toi en premier.
    Ca va s’arranger va.
    Comme un électrochoc.
    C’est tout de même terrible que ce type vive chez tes parents à son âge !

  • #15 Vanessa le 18 novembre 2009 à 11 h 42 min

    Hélène: On doit être nombreuses à être vieux jeu….

  • #16 Jube le 18 novembre 2009 à 11 h 43 min

    SONIA: j’ai pensé aussi à un pervers narcissique mais à force je me demande si j’ai pas tendance à en voir partout dès qu’un mec a des travers de comportement. Ce qui est sûr c’est que l’image qu’il donne de lui est faussée, que sa soeur ne voit rien et l’appartion de la violence physique et verbale n’est pas bon signe.

  • #17 Hélène le 18 novembre 2009 à 11 h 47 min

    Jube: « l’apparition de la violence physique et verbale n’est pas bon signe » : et comment !

  • #18 kila le 18 novembre 2009 à 11 h 49 min

    J’ai exactement pensé la même chose que SONIA: , à la lecture de ton texte. Et lorqu’elle ouvrira les yeux, tu seras là pour elle, peut-être même sans la culpabiliser plus qu’elle ne le sera, et donc sans lui dire le fameux « je te l’avais dit ».

    C’est terrible comme tu en parles, le titre m’a fait pensé qu’elle était peut-être morte.
    Je suis d’accord avec les fille, un couple doit avoir son toit à lui; vivre chez les parents, à moins que ça soit un dépannage de courte durée, n’est pas sain. Et je ne comprends pas la position de tes parents. Ont-ils la même vision que toi? Qu’ont-ils pensé de ton départ? Tu ne donnes pas l’impression qu’ils t’aient soutenue, et ça c’est peut-être ce qu’il y a de plus terrible au final.

    Je te souhaite sincèrement que ça s’arrange et que ta soeur réussisse à sortir du giron de ce type.

  • #19 Fanchette le 18 novembre 2009 à 12 h 11 min

    Ce texte a fait écho en moi, surtout pour la partie « j’ai perdu ma sœur ». Je connais cette tristesse. La fratrie est un drôle de lien… fait d’amour et d’obligation. Il porte aussi les attentes et les espoirs de nos parents qui rêvent — et idéalisent — la famille modèle où tout le monde s’aime. Chimère.
    Pour la partie plus concrète — le mec qui s’installe à demeure — , je me suis sentie dépassée par les événements moi aussi ;-)

  • #20 Deilema le 18 novembre 2009 à 12 h 14 min

    Comme beaucoup d’autres, c’est l’attitude du copain de ta soeur, et celle de tes parents, qui me choque le plus.
    Celle du type, parce qu’il est quand même ultra gonflé d’être ainsi chez toi en terrain conquis.
    Celle de tes parents, pour l’avoir laissé faire, et fermé les yeux sur les tensions que cela générait entre ta soeur et toi.

    Quant à ta soeur, je pense qu’elle est tellement sous la coupe de cet Alexandre, tellement aveuglée, qu’elle ne se rend pas compte de ce qu’elle est a détruit.
    Comme SONIA, je le trouve assez pervers narcissique, et j’espère pour ta soeur qu’un jour elle ne se mordra pas les doigts du choix qu’elle semble avoir fait.
    Mais ce jour-là, peut être ouvrira-t-elle les yeux et reviendra vers toi?

  • #21 camille strass le 18 novembre 2009 à 12 h 30 min

    Pour le coup, sur le côté « pervers narcissique », je ne m’aventurerais pas.

    Je connais des couples qui semblent « hyper agressifs », toujours sur la défensive, toujours en train de revendiquer la « défense de leur couple ». C’est plutôt ça qui me semble transparaître dans ce texte (mais je m’avance peut-être un peu trop).
    Après tout, c’est la soeur qui a frappé, si j’ai bien lu.
    L’ami de la soeur semble surtout profiter de la situation et d’une certaine « lâcheté » des parents, du genre « oh, c’est tellement bien pour notrte fille qu’elle ait un copain, une vie de couple, qu’on peut bien tolérer ceci et cela ».

  • #22 Ecila le 18 novembre 2009 à 12 h 34 min

    Kat, je suis très touchée par ton texte et en même temps choquée.

    Il me semble que
    1°) tes parents n’ont pas joué leur rôle de parents en instaurant des « règles » de cohabitation
    2°) les couple formé par ta soeur et son compagnon n’est pas à sa place, j’ai le sentiment qu’il se comporte en « propriétaire » de la maison parentale (dans laquelle tu es plus chez toi que le compagnon de ta soeur) et impose ses règles de vie
    3°) qu’il y a eu des non dits dès le départ qui ont cristallisé une situation

    Comme nombreuses d’entre vous, je suis moi aussi vieux jeu : en tant que parent, il me semble aberrant d’accepter qu’un de mes enfants vive en couple sous mon propre toit. Soit mon enfant a l’indépendance financière qui lui permet de s’assumer et de vivre en couple chez lui soit ce n’est pas le cas et alors il reste à sa place « d’enfant », certes adulte mais c’est moi, en tant que parent, qui dicte les « règles » de vie à la maison.
    C’est un peu psychorigide mais ça me semble qd même du bon sens.

    Je pense que les parents sont aujourd’hui peut être trop laxiste sur certains points et ont tendance à tolérer certaines situations pour garder leurs enfants + longtemps auprès d’eux. Pour moi, tout est une question de PLACE, chacun doit avoir la sienne dans la famille pour que les relations soient saines et apaisées.

    Et puis, d’un simple point de vu « pratique », je trouve ça ultra malsain que les enfants vivent leur sexualité sous le toit de leurs parents. Moi, je n’aurais jamais pu faire l’amour chez ma mère, dans ma chambre « d’enfant »…mais ça doit être une question d’éducation…

    Et Kat, je trouve ça encore + malsain que vos chambre soient mitoyennes et que puisque tu entendais les « gloussements », tu devais entendre d’autres bruits qui te rendaient témoin malgré toi de moment qui ne te regardaient pas.Pour moi c’est comme une agression, une obligation à être « voyeuse » malgré toi.

  • #23 teatree le 18 novembre 2009 à 13 h 14 min

    Ecila, je suis à 100% d’accord avec ton commentaire et tu dis tout cela très bien.
    comme on dit ici: je plussoie!! ;))

  • #24 Ecila le 18 novembre 2009 à 13 h 20 min

    teatree> :o)))))
    J’ai un passif on va dire « un peu lourd » en termes de relations familiales névrotiques et destructrices…ceci explique peut être cela…:o)

  • #25 kat le 18 novembre 2009 à 14 h 33 min

    Merci à toutes de vos encouragement.
    Je redécouvre mon texte que j’ai envoyé à Hélène il y a maintenant un mois.
    Cette histoire est encore récente, la nuit où j’ai voulu partir c’était en septembre.
    Pour vous répondre à toutes, aujourd’hui ils ont déménagés, ils habitent la ville voisine depuis quelques semaines et c’est un grand soulagement pour moi.
    Quant à mes parents et leur réaction, ils n’ont jamais vraiment rien dit. Le soir ou ma soeur m’a frappé ils étaient en vaccances et j’ai evidement appelé ma mère en larme. Elle a été très peinée d’aprendre que j’avais dû quitter notre maison et que je ne m’y sentais pas chez moi, ils m’ont soutenue, quelques jours…. car ils ont vite oublié et j’ai très rapidement récupéré mon image de capricieuse à leurs yeux.
    Car je pense que c’est ce qui se passe dans leurs têtes, je suis la capricieuse qui boude et qui n’est pas contente alors qu’il essayent de faire ressembler notre vie à la maison du bonheur… Dernièrement ma mère m’a demandé « combien de temps ca va duré? », et puis elle s’est adréssé à mon ami qui était présent, pour lui expliquer qu’elle aussi par le passé avait eu une brouille avec sa soeur, elle a dit ca sur un ton très leger comme pour minimiser ce qui se passait, et puis elle a ajouté « mais ma soeur à moi avait vraiment fait quelque chose de mal ». Voila donc j’imagine aisément qu’elle n’a vraiment pas les yeux ouverts sur ce que j’ai pu ressentir et ce qui se passe vraiment pour moi.

    Mais maintenant je ne les vois plus, je me contente de sortir quand je sais qu’ils viennent dinner, et puis on en parles jamais… J’ai même arrété d’y penser car certains de mes amis m’ont fait très justement remarqué que je devais grandir et « sortir de mon monde de bisounours », que la vie est parfois dure mais qu’on ne peut pas pleurer sur son sort éternellement.

    Je ne trouves pas qu’aucune d’entre vous ne soit vieu jeu dans la facon de penser, et pour celles qui le demandait j’ai 20 ans, ma soeur 23 et son ami 25.

    Merci encore une fois à toutes pour vos réactions, ca réchauffe le coeur :)

  • #26 asmine le 18 novembre 2009 à 15 h 06 min

    j’adore cette sincérité!! ;-))))
    heureusement que tu n’as pas pris l’option apitoiement, tu n’imagines pas à quelle point tu te rend service ;-))

  • #27 asmine le 18 novembre 2009 à 15 h 08 min

    j’adore cette sincérité!! ;-))))
    heureusement que tu n’as pas pris l’option apitoiement, tu n’imagines pas à quel point tu te rends service ;-))
    Et tu as de bons amis.

  • #28 Sandrinette le 18 novembre 2009 à 15 h 14 min

    kat: ton texte m’a pris à la gorge tellement je l’ai trouvé touchant et plein de tristesse et de déception.
    Je suis pourtant fille unique, donc ce lien qui vous unit ne me parle pas beaucoup, en revanche la tonalité de ton témoignage, oui. ;)

    Et je serais tout autant vieux jeu que les autres filles. ;)

    Je ne répéterais pas tout ce qui à déjà été dit et qui reflète bien ma pensée, surtout que je ne le dirais sûrement pas aussi bien! ;)))

    Je me sens totalement désemparée par ton témoignage donc je me contenterais de te soutenir et t’encourager à aller de l’avant en te souhaitant que tout s’arrange rapidement.

    Je te souhaite également tout le meilleur possible.

    Bisous.

  • #29 Nikaia le 18 novembre 2009 à 15 h 16 min

    J’ai trouvé ton histoire très touchante. je suis d’accord avec la majorité des commentaires. Et je rajouterai quelque chose:
    tu dis que tu t’es vite effacée .. une partie du problème peut venir de là : si tu n’as jamais dis pendant de long mois tous les problèmes que tu rencontrais avec ton « beauf » .. la réaction que tu as maintenant peut être vue comme un caprice parce qu’elle est soudaine est inexpliquée.
    Je pense qu’il est important que tu discutes avec tes parents sur tout ce que tu nous as dit … Ils t’ont aidés et soutenus pendant un moment mais sans prendre conscience de la profondeur des problèmes.

    De plus, je ne pense pas qu’il faille que tu dines dehors quand ta soeur et son copain sont là!! c’est une fois encore leur laisser la place libre et te faire passer toi pour la méchante et la capricieuse. Ils ont beau jeu de dire à tes parents « mais nous nous voulons bien la voir, nous n’avons aucun problème, c’est elle qui fait des caprices »… et donc de passer pour des victimes
    Au contraire quand tu auras discuté avec tes parents (vraiment, en profondeur en leur expliquant tes sentiments, ce que tu as ressenti, les « vexations et manques de respect » que tu as subies – typiquement les bruits de ta soeur et de son copain -, et en soulignant que non tu n’as pas été la méchante, tu as fait au contraire ton maximum pour leur laisser de la place mais que eux ont tout fait pour que tu te sentes mal), le fait pour tes parents de voir comment ta soeur et son copain se comportent vraiment avec toi peut leur ouvrir les yeux un peu plus …
    Pas besoin d’être présente à chaque diner mais de temps en temps (au moins une fois sur deux je dirais au début … et ça peut ensuite s’étaler en fonction de tes activités à toi .. le tout et que ça n’aparaisse pas comme délibéré de ta part .. mais comme « je suis grande j’ai une vie, je ne vais pas tout bouleversé cette fois alors que je les ai vu il y a 15 jours) .. Même si c’est une corvée, c’est aussi l’occasion pour toi de t’affirmer et tu apparaitras grandie et plus mure au lieu d’être méchante et capricieuse…

    je me trompe peut etre dans mon analyse car j’ai eu la chance de ne jamais vivre une situation comme ça , mais je ne pense pas …
    bon courage

  • #30 Alizée le 18 novembre 2009 à 15 h 32 min

    Moi ce que je trouve scandaleux c’est que des parents agissent ainsi.
    Laisser s’installer un garçon comme ça chez eux et le laisser parler et agir comme ça c’est scandaleux. Le toit familiale ne devrait pas étre ainsi partagé avec quelqu’un qui agit comme ça.
    De plus lorsque l’on désire s’installer avec son copain, ou sa copine, on ne le fais pas chez ses parents ! On ne doit pas imposer aux menbres d’une famille, un inconnu sous le toit familliale.
    La réaction de ce jeune homme ainsi que de ta soeur est vraiment inadmissible, mais celle des parents également.

  • #31 Mannick le 18 novembre 2009 à 16 h 05 min

    Bonjour Kat et merci de ton témoignage.

    Comme toutes les autres, la question que je me pose est « et vos parents dans tout çà ? », car enfin, oui, il y a qq chose de troublant dans ton récit, tu ne parles pratiquement pas d’eux.
    J’en déduis qu’ils ont adopté l’attitude de ta soeur et que le compagnon en question a absolument mis tout le monde dans « sa poche », excuses-moi du terme.
    N’y-a-t-il donc personne dans ton entourage à qui tu pourrais parler de tout çà ? Une véritable amie, un proche, voire même un psy, ben oui quoi, c’est quand même énorme ce que tu as traversé.
    Je conçois qu’il puisse y avoir des « orages » entre fratries, frères, soeurs, j’ai moi même deux soeurs et deux frères (que j’adore !) mais jamais ce genre de situation ne s’est produit. Peut-être parce que mon propre père n’aurait pas accepté l’installation du dit compagnon 24/24h sous son toit.

    Mais comme dit Hélène, je suis peut-être vieux jeu moi aussi ? NON Hélène, nous ne sommes pas vieux jeu là !

    Toujours est-il que tu as beaucoup souffert de cette situation, que tu en souffres encore visiblement, et que je vais être franche avec toi, le copain de ta soeur, vu comment tu l’as décrit, brrr, il m’est archi antipathique, désolée vraiment :-(

    Dans les familles, tous les membres ont des personnalités bien avérées, mais le cercle familial, le cocon familial, le nid, comme on dit, doit rester un refuge et pas un endroit dont on a envie de partir à tout prix ! Je sais que c’est utopique et un peu démago ce que j’écris là, et qu’on a pas toutes la chance d’avoir ce genre de famille Ricoré ! Mais quand même, je crois que tu as le droit d’être mal, je ne sais pas moi, cette histoire me fait un peu trembler, comme si il y avait une violence sous-jacente de la part de ce type.

    La question que je me pose aussi c’est de savoir ce qui te brise le plus le coeur et le moral, probablement d’avoir perdu l’estime de ta soeur (car je ne crois pas ou je me refuse à croire que tu aies perdu son amour), mais je crois aussi que tu as souffert du fait que le nid familial justement n’était plus comme avant, que tu ne t’y sentais plus en sécurité, ou en harmonie comme autrefois.

    Tout çà fait beaucoup de choses pour une seule jeune personne. Et c’est formidable que le blog d’Hélène t’ait permis d’exorciser tout çà. J’espère que les choses vont vite s’arranger. Et surtout, parles, parles et parles, ne gardes pas tout çà pour toi toute seule. Et je le répète, essaies de voir avec tes parents, quand même tu es leur fille…

    Excuses-moi si j’ai été longue, mais je te souhaite tous les bonheurs du monde.

  • #32 Béné le 18 novembre 2009 à 16 h 58 min

    Bonjour Kat,

    Ton histoire m’a particulièrement touchée, peut-être parce que moi aussi j’ai eu de gros problèmes relationnels avec mon frère aîné. Sauf que dans mon cas, rien à voir avec une éventuelle « pièce rapportée ». Je dirais même que tout s’est réglé avec l’arrivée bénéfique de ma belle-soeur:-)

    Par rapport à mon expérience, je ne peux qu’abonder dans le sens de Nikaia (n°29). Des années après la période difficile que nous avons vécu mon frère et moi, j’en ai parlé avec ma mère. Et elle a été horrifiée d’apprendre combien j’avais pu souffrir et à quel point cette histoire avait influé sur tous les aspects de ma vie à cette époque-là. Pour mes parents, il y avait un problème, mais jamais il n’aurait imaginé ma douleur, tout simplement parce que je n’avais jamais osé leur en parler. A force de faire comme si tout allait bien, on masque ses véritables sentiments et on empêche les gens de nous venir en aide.

    C’est très difficile de mettre des mots sur une telle souffrance, mais finalement, tu viens de le faire ici. Pourquoi ne pas simplement faire lire ce texte à tes parents? Il traduit bien tout ce que tu ressens, comment tu aurais aimé que les choses se passent et ce que tu aurais aimé qu’ils fassent.

    Si ça peut te rassurer, après 17 ans de violences verbales et de pleurs, j’ai pardonné à mon frère, parce qu’il a exprimé de réels regrets et j’ai compris qu’il avait souffert autant que moi. Aujourd’hui, nous sommes très proches et la seule petite pointe de rancoeur que je ressens parfois va plutôt vers mes parents qui (exactement comme les tiens), tentent maintenant de minimiser en disant qu’il y a pire, que ça arrive dans toutes les familles, etc.

    Tiens bon et parle-leur!

  • #33 tlv le 18 novembre 2009 à 16 h 58 min

    Bonsoir, je suis comme vous autre, je ne comprends pas les parents qui accepte le compagnon de leur enfant sous leur toit de maniere permanente ( J’ai ce type de parents, ceux qui se sont dit, de tte facon notre fille fera des conneries, autant en cautionner un maximum pour qu’elle ne se sente pas rejetée, autant que les choses se passent sous notre toit puisqu’elles doivent arriver … bull shit ! , pardon helene :$ )

    Par contre, suis je la seule a etre un tout petit peu perplexe?
    A me dire que cela est extremement subjectif?
    Que pt etre une jalousie debordante de petite soeur exclusive n’a pas pu detoriorer la situation entre les deux soeurs?

    Je suis la plus petite des deux, mais nous avons tant d’eccart que la fusion etait a sens unique, j’avais clairement besoin de ma grande soeur, figure maternelle, qui elle avait juste besoin de vivre sa vie de femme, creer sa propre famille, ta soeur a peut etre tres mal vecu que tu rejette ainsi son ami( car si j’ai bien compris il ne s’agit pas d’une passade, mais d’un homme avec lequel elle est , et depuis longtemps, dans un projet de construction de vie)

    Sincerement, je pense que la fratrie , pas plus que les parents ne doivent etre un frein au couple, que pour l’homme que l’on choisi, il est sain de se positionner s’il est rejeter par un membre de la famille dont on est issu, pour pouvoir fonder la sienne propre.

    Ma meilleure amie s’est recemment fachée avec sa mere, ce n’est pas rien, car cette derniere est odieuse avec l’homme qui partage sa vie et dont elle attend le 3e enfant.

    Mon pere m’evince regulierement qd les conflits entre ma mere et moi sont trop importants.

    De part ses deux situations j’ai ete amenée a me poser la question du positionnement, et a admettre, que oui, l’etre que l’on choisi merite qu’on se place de son cote si la situation impose ce choix, c’est douloureux, mais c’est important dans un couple de savoir renouveller son choix .

    Enfin, voila ce n’est qu’un questionnement de plus pour moi , j’espere ne pas te froisser kat, seulemùent, peut etre vas tu devoir un jour te poser la question de ton propre comportement envers eux, car si tes tords n’excusent pas le comportement de ta soeur, peut etre l’expliquent ils, et peut etre elle aussi c’est elle sentie blessée et desavouée par toi .

    M’est avis qu’elle a du souffrir aussi de ton eloignement, et ne le comprend pas, ou mal ….

    Courage en tout cas, et sache qu’en aucun cas je ne remets en question la veracite de ta souffrance, ni de ta sincerite, mais souvent nos emotions nous aveuglent sur nos erreurs de jugements…

    Pleins de baiserts

  • #34 handa le 18 novembre 2009 à 17 h 04 min

    kat, puisque tu as intitulé ton post « comment j’ai perdu ma soeur », j’imagine que c’est ce qui te pèse le plus, d’avoir perdu ce lien qui vous unissait avant que l’intru ne vienne tout gâcher…

    pourtant moi, ce qui me laisse un goût amer, ce n’est pas la « trahison » de ta soeur… mais bien celle de tes parents, encore une fois.

    après tout, ta soeur, elle a des circonstances atténuantes : elle est jeune (même si plus âgée que toi), elle est amoureuse… (pour autant ça n’excuse pas tout hein !)

    mais si c’est toi qui passe pour la capricieuse, c’est que ce mec a vraiment bien réussi à manipuler tout le monde, à commencer par tes parents…
    ou bien craignaient-ils de se mettre à dos leur fille aînée si jamais ils mettaient des limites à l’envahissement ? parce qu’on dirait que tes parents essayent de ne pas faire de vagues, d’arrondir les angles… apprécient-ils réellement ce type, ou font-ils seulement bonne figure vis à vis de ta soeur ?

    pour finir, comme les autres, j’espère que tu n’as pas totalement « perdu ta soeur »…

  • #35 Tin Hinan le 18 novembre 2009 à 17 h 52 min

    Et une vieux jeu de plus, une! :D

    Sinon, kat, je dois dire que j’ai été très touchée par ton texte, et comme beaucoup j’espère sincèrement que tu n’as pas réellement perdu ta soeur et que vous vous retrouverez.

    Ma famille traverse en ce moment un passage très difficile et , sans minimiser le rôle de mes amis, je ne sais pas comment je pourrais y arriver sans l’énergie qui circule dans ma fratrie: quand l’un flanche, les autres sont là pour le soutenir. Nous sommes forts grâce aux autres et pour les autres.

    Un frère, une soeur, ça n’a pas de prix.

  • #36 Marie-Andrée le 18 novembre 2009 à 17 h 55 min

    Bonjour Kat,

    J’ai un sanglot dans la gorge pour vivre quelque chose de similaire avec mon frère. Mes parents n’ont jamais rien fait pour aider la situation. Ils l’ont regardé s’envenimer pendant des années. J’admire ta façon de réagir, très mature comparativement à ta soeur, son copain et tes parents.

    Courage :)

  • #37 Anonyme le 18 novembre 2009 à 19 h 41 min

    Kat, je n’ai pas lu les commentaires précédent mais il semblerait , comme ca, vu de loin et avec mes maigres connaissances, que ta soeur soit victime (et vous tous (famille)par la même occasion) d’un manipulateur( à quel degré???).
    je ne sai spas si cette histoire date , mais quant bien même, il n’est jamais trop tard: tu peux encore l’aider. Essaye avec ca: http://electre.sur-le-web.fr/
    Bon courage.
    Je ne signe pas. Désolée.

  • #38 Lis’ouille le 18 novembre 2009 à 20 h 38 min

    Bonjour kat,

    ton texte m’a beaucoup touché car je vis la même situation, à la différence que ce n’est pas ma soeur, mais ma mère. Et moi aussi j’ai fini par craquer, et par faire mon sac sauf que pour moi, c’était pour ne plus jamais revenir.
    Ma mère est tombé sur un « pervers manipulateur », dont certains parlent dans leur commentaire. Je me suis même demandée s’il ne faisait pas partie d’une secte. Je me pose encore la question aujourd’hui. Comme dans ton histoire, elle ne comprend pas ce que j’ai pu ressentir quand il me disait que « je n’étais pas chez moi », et qu’elle confirmait derrière. Sauf que moi, j’ai eu la chance d’être soutenue par mes sœurs. Je pense que ça doit être très dure pour toi de ne pas avoir le soutien de tes parents. Peut être serait-il plus facile pour toi d’en parler avec eux? Même si je comprend tout à fait que ce n’est pas forcément facile, selon la relation que tu as avec eux. Je sais que pour ma mère, comme dans ton cas, je fais des caprices et n’accepte pas ce nouvel homme. Mais je pense que dans nos deux histoires, elles ne comprennent pas qu’on aurait été heureuse qu’elles trouvent quelqu’un de bien. Pour moi en tout cas, je n’attendais qu’une chose, c’est qu’elle se retrouve quelqu’un.
    Dans tous les cas, je compatis. Et je pense que tu as une bonne réaction en disant que tu dois vivre ta vie, pour toi. Mais si ce problème te pèse vraiment, tu as toujours la possibilité de voir un psychologue et d’en parler avec lui. Tu pourrais vraiment tout lui dire, ce que tu as ressenti vraiment. Cette discussion te permettrait d’y voir plus clair, tout en sachant qu’il ne te jugera pas « capricieuse, « possessive » ou même « non compréhensive ».
    Mais déjà, essaye d’en parler avec tes parents. Je pense que c’est important pour toi d’être soutenue dans cette histoire. De leur mettre des mots sur ce que tu ressens. Car les parents parfois ne comprennent pas ce qu’il y a sous les actes.

    Et puis peut être qu’avec le temps, tu reprendras contact avec elle, et essayera de reconstruire quelque chose.

    Bon courage, et merci de nous avoir fait partager ce que tu as ressenti.

  • #39 isabastille le 19 novembre 2009 à 0 h 19 min

    Je trouve ton histoire terrible ! Un vrai cauchemar…
    Bon courage à toi, je pense que le jour où tu auras ton appartement à toi, tu apprécieras vraiment…

  • #40 Gozok le 19 novembre 2009 à 7 h 38 min

    Bonjour Kat et bonjour à toutes,

    Je suis moi aussi extrêmement attristée, et choquée par ton récit.

    tlv: il me semble évident que ce texte est subjectif, comment ne pourrait-il pas l’être ne serait-ce qu’un peu?

    Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, quand tu dis « Sincerement, je pense que la fratrie , pas plus que les parents ne doivent etre un frein au couple, que pour l’homme que l’on choisi, il est sain de se positionner s’il est rejeter par un membre de la famille dont on est issu, pour pouvoir fonder la sienne propre. ». Enfin si, sur le principe, tout à fait d’accord.

    Cela dit, dans cette situation, le vrai problème est que ce couple n’est pas à sa place… le seul couple qui a sa place dans un foyer; à mon sens, est celui formé par les parents (ou variante selon les aléas de la vie…) mais sûrement pas par un des enfants et leur copain/copine.

    Justement, ils n’essayent pas d’avoir leur vie propre, mais imposent leur couple aux autres membres de la famille… et dans ce cas, les parents de Kat ont laissé faire, et comme bien d’autres, c’est ça qui me choque.

    Quelle est la place du copain de la soeur de Kat dans cette maison? Il n’est pas l’enfant, ni le frère… C’est pour moi, comme le dit kila: , une situation qui n’est pas saine.

    Suis je vieux jeu moi aussi, mais je pense que le foyer familial doit être composé de la famille au sens strict du terme, dans laquelle chacun a sa place, son rôle… Du coup je comprends tout à fait que Kat ait très mal vécu cette situation, très injuste il me semble…

    Je pense vraiment qu’on ne fonde pas un nouveau foyer en restant chez ses parents, si on veut prendre son envol et vivre sa vie, ce qui est bien normal et même souhaitable, on quitte la maison dans laquelle on a grandi et on prend la responsabilité de vivre sa propre vie justement, de devenir adulte en gérant tout ce que cela implique, pas d’être un « bébé couple » vivant dans le foyer qu’un autre couple a fondé…

    Désolée pour les redites, et Kat, je te souhaite bon courage, et qu’un jour, que ta soeur reste avec ce garçon ou pas, elle se rende compte que cette situation ne pouvait pas être acceptable…

  • #41 Charlotte le 19 novembre 2009 à 9 h 28 min

    Dire la vérité, être la seule à la voir dans une famille et se faire traiter de « capricieuse », parce qu’on n’accepte pas l’inacceptable: c’est toi qui vois clair Kat;
    Pour le moment, tu souffres mais tiens bon; l’avenir est pour toi.

    Reste présente, discrètement, pour ta sœur, elle aura peut-être besoin de toi un jour.

    Je suis contente de voir comme il y a beaucoup de filles « vieux jeu? » ici ou simplement adultes; merci pour tous ces commentaires, qui, d’une certaine manière ( par identification à Kat sans aucun doute)m’ont fait du bien.
    Bises.

  • #42 Romanne le 19 novembre 2009 à 9 h 46 min

    Comme toutes, j’ai été très choqué à la lecture de ton récit. Ce qu’à fait ce type est inadmissible et le fait que ta sœur tombe dans le panneau l’est encore plus. Le fait qu’elle devienne violente avec toi alors qu’elle ne l’avait jamais été, prouve bien à qu’elle point ce type la changé. A ta place, j’aurais porté plainte, ça aurait fait réagir tout le monde (tes parents entre autres) sur la gravité des faits. C’est vrai que quand on est jeune, on a pas toujours le culot d’agir mais des fois c’est nécessaire. J’ai comme toi vécu la violence de ma sœur et je suis pas prête de lui pardonner. Dis toi que tu n’as aucune obligation, même si ta mère te demande « combien de temps ça va durer » , elle ne comprends pas, elle est aveuglée.
    Bon courage à toi ;-)))

  • #43 Lylou le 19 novembre 2009 à 13 h 00 min

    J’apprécie le commentaire de Romane (comm 43) car je pensais est-ce c’est moi qui suis trop rancunière ? Mais je suis soulagée de voir qu’il y en a une qui pense comme moi ;-) dans ce cas, j’en voudrais beaucoup à mes parents car en banalisant la situation, ils jouent la politique de l’autruche afin de préserver l’harmonie de la famille mais à quel prix ? Au prix de ma propre souffrance. C’est me manquer de respect. Je les aurais obligée à ouvrir les yeux sur ce que j’ai dû subir en allant porter plainte. Quant à ma soeur, sachant que j’ai été violentée physiquement, que ma tête a été heurter un mur, je ne lui aurais pas pardonné. Lors de leurs visites, si je n’ai pas envie de partir, je ne partirai là, je dirais bonjour pour être poli, je me présenterais à table pour manger parce que j’ai faim et j’ai le droit de manger chez moi, chez mes parents, je ne ferais pas la conversation parce que j’en aurais aucune envie, je me contenterais de répondre aux questions pour être polie et c’est tout. Je suis désolée mais dans ces cas là le pardon je ne connais pas.Si elle veut que je lui pardonne, il lui suffit qu’elle vienne vers moi et qu’elle reconnaisse ses torts. Je sais, je suis très dure mais c’est comme ça.il est hors de questions que la paix soit préservée au prix de mes ruminations. C’est comme ça qu’on se retrouve à trainer des années après une souffrance qui provient de je ne sais où.
    Je te souhaite beaucoup de courage Kat pour digérer ce qu’on t’a fait subir. Je considère qu’il est tout à faire normal que tu veuilles dormir sans entrer dans la vie sexuelle de ta soeur. Ton comportement n’est pas du tout capricieux. A ta place, je ferai lire ces commentaires à tes parents ;-) Enfin, je comprends tout à fait ton titre « j’ai perdu ma soeur » car l’agressivité c’est vraiment une chose que je ne supporte pas.

  • #44 Lyly le 19 novembre 2009 à 14 h 26 min

    Kat, as-tu déjà pensé à raconter tout cela à tes parents, pourquoi pas dans une lettre un peu comme tu l’as fait en écrivant ici. Je pense à la lettre car c’est le seul moyen de ne pas être interrompue par tes parents pendant ton récit alors qu’à l’oral – sauf si tu t’en sens capable – ce n’est pas évident de raconter quelquechose qui nous touche quand les personnes en face risquent de nous interrompre à tout moment.

    Je te souhaite beaucoup de courage et j’espère que les choses vont s’arranger pour toi.

  • #45 Juju le 19 novembre 2009 à 16 h 35 min

    Bonjour Kat,

    On va peut être me dire que je fais de la psychologie de comptoir mais tant pis je me lance.

    Ca risque d’être un peu long, désolée d’avance.

    Comme tu l’as dit, tu as 20 ans, ta soeur 23.
    Je pense que comme beaucoup d’aîné , ta naissance a dû être dure pour elle.
    Partager ses parents, sa vie, sa maison, ses jouets, ses habitudes, perdre forcément de l’attention, la partager, l’enfant le ressent souvent comme une grande injustice et un abandon de la part de ses parents, « pourquoi mes parents donnent-ils de l’amour à cet inconnu? »
    On le minimise souvent parce qu’ils finissent par faire avec, on a même du mal à l’imaginer, nous, les cadets (j’en suis) mais nos frères ou soeurs ont eu une vie sans nous.
    Il y a plusieurs livre qui en parlent et je pense qu’en lire t’aiderait à mieux comprendre ta soeur et vos relations (cela vaut pour tout ceux qui ont des frères et soeur…) parce que j’aurais bien du mal à te résumer ici tout ce que ça implique.

    Aussi, tu nous expliques que tu as plus ou moins un caractère capricieux, chose que ta soeur a pu également mal vivre, se sentant, enfant, d’autant plus lésée par cette petite soeur qui demandait beaucoup et du coup, la « privait » elle.
    (Attention, cela ne te met pas en tort, c’était ton droit d’attendre beaucoup de tes parents, j’essaye juste de te montrer comment ta soeur a pu le vivre).

    Quand son copain est arrivé elle a dû retrouvé ce sentiment d’exclusivité qu’elle avait perdu auprès de tes parents… Voilà quelqu’un qui l’aimait et qu’elle n’aurait pas à partager. (Je vais y revenir)

    Tu nous dis que leur relation a été chaotique durant 4 ans, je me dis que pour qu’au bout de 4 années ils aient réussi à redresser la barre il doit surement y avoir un amour sincère qui les anime.

    Par ailleurs j’ai remarqué que vous étiez assez critique quand au fait que les parents aient laissé le copain de leur fille s’installer chez eux.
    Personnellement, je les applaudis.
    Après une relation chaotique de plusieurs années il aurait été dingue de les laisser s’installer ensemble directement. Cela leur aura permis de découvrir la vie à 2 et de pouvoir faire machine arrière avec une pression moindre s’ils ne se sentaient finalement pas près.

    Voilà, je pense avoir posé les bases.

    Tu n’as pas aimé cet homme dès le début, ce qui est compréhensible puisse qu’il te « volait » ta soeur, que tu ne te rendait pas forcément compte qu’elle avait besoin de cette relation et qu’en plus, il n’était pas parfait (« Alors pourquoi elle le préfère à moi??? ») mais ça, aucun être humain ne l’est.

    De plus, il s’installe chez toi, utilise ta salle de bain, te prend de l’attention auprès de tes parents qui vont jusqu’à lui laisser boire ton lait… alors que… ce n’est qu’un inconnu à tes yeux.

    Exactement ce que ta soeur a dû ressentir lorsque tu es née. Mais elle, t’a accepté. Peut-être qu’inconsciemment attendait-elle d’autant plus de toi que tu laisses de la place à son copain, comme elle t’en avait laissé.

    Mais ça, tu ne pouvais pas le savoir, et ta réaction est normale… Mais celle de ta soeur également.

    Tu sais, les mots sont souvent trompeurs, mais une crise de larme rarement, ça exprime souvent quelque chose de profond, ta soeur te disait bien plus que « je pleure parce que tu n’aimes pas mon copain ».
    Elle t’a montré son mal être, qu’elle même ne doit pas comprendre à mon avis.

    Est ce que tout ça n’est pas pour elle une façon de reprendre ça place? Une « revanche » inconsciente? Est ce que le fait que tu rejettes son copain ne lui a pas donner l’impression que tu voulais la priver une nouvelle fois de la personne qui lui donnait une exclusivité?
    Est ce qu’elle n’a pas (toujours inconsciemment) installer ce conflit entre vous pour être sûre que tu ne lui volerais pas cette personne? Que cette personne ne la délaisserait pas pour toi?

    Je pense qu’elle est déchirée entre cette peur complètement inconsciente qui remonte à ta naissance et l’amour qu’elle a pour toi.

    Son copain, lui, il voit que tu ne l’aimes pas, que ça se passe mal entre toi et sa copine, forcément, il ne va pas te faire de cadeau.
    Dans un monde parfait il saurait voir la blessure qu’il y a entre vous 2 et essayerait d’apaiser la situation, mais je te le répète, personne n’est parfait…

    Le problème de sa douche le matin qui te mettait en retard c’est un passage obligé quand on accueille quelqu’un chez soi, et ça se règle facilement, mais seulement sur la base d’une bonne entente, parce que sans ça, chaque remarque s’apparente à un « va t’en d’ici » pour celui qui la reçoit, donc impossible de s’organiser.

    Je pense que tes parents, comme tous les parents, eux, ont dû voir que ta soeur s’était sentie mise de côté enfant, par des petites marques de jalousie, ce genre de choses. Mais n’ont peut être pas su trouver les mots qu’ils fallaient ou osé.
    Alors, voir leur fille heureuse, épanouï, avec quelqu’un pour elle, les a peut être déculpabilisé et juste rendu heureux… Chose que tu n’as peut être pas vu, trop inquiétée de perdre ta soeur…

    Tu ne dois pas croire que ce que je te dis veut dire que ta soeur ne t’aime pas, ou regrette que tu sois née.
    Aujourd’hui, je suis sûre que comme tous les aînés elle ne verrait pas son enfance sans toi, et même, (malgré que vous soyez actuellement brouillées), sa vie sans toi, sa soeur…
    Mais pour un enfant de 3 ans c’est toujours dur à gérer, il ne comprend pas toujours, et se construit là dessus tout en l’enfouissant bien profond…
    Je pense que ta soeur n’a aucune conscience de tout ça, et qu’il faut que vous arriviez à en parler, sans attaquer, sans culpabiliser l’autre, en s’oubliant un peu le temps de comprendre l’autre, ses blessures, pour tout ça, pour commencer, une lettre serait sans doute bien.

    Pour ce qui parle de pervers manipulateur, ne vous laissez pas prendre dans ce piège… Kat, est choquée et elle ne comprend pas pourquoi tout ça se passe, elle en met forcément une grande partie sur le dos du petit ami alors que cela est surtout un problème de soeur dans lequel il ne fait que prendre le parti de sa copine, ce qui est… normal.
    Relisez le texte! Dedans elle dit ne que ça:
    .Le copain de sa soeur ne l’aimait pas bien pendant 4ans (elle ne parle ni de violence verbale, ni de violence physique)
    .Il buvait tout le lait
    .Prenait sa douche le matin la faisant arriver en retard…

    Le soucis c’est que de la façon dont est présenté le texte, le titre, l’écriture, etc, on dirait qu’elle va finir par conclure que le copain a battu sa soeur… Tellement que malgré que cela n’arrive pas, on reste avec cette impression…
    C’est le danger de faire partager de tel récit… On est bien en peine de juger sans prendre un parti pri, or les commentaires sont là pour ça… Et on fait souvent bien plus de mal que de bien en acquiessant ce que dit l’auteur parce qu’il nous est présenté dans une configuration sympathique…

    Je pense que Kat aime énormément sa soeur, et n’avait jamais penséee que celle-ci avait commencé à se contruire sans elle, et que pour elle c’était insupportable de penser qu’elle puisse avoir un problème toute les 2, et que du coup, elle a quasimment tout reporté sur le petit copain.

    Voilà, en espérant avoir pu aider un peu.

    Bisous à toutes.

  • #46 asmine le 20 novembre 2009 à 8 h 41 min

    Pinaise quel kiffe ce post « mr » ou mme  » Juju !!
    Je suis bien en accord avec votre angle de vu.

  • #47 Diripouf le 20 novembre 2009 à 10 h 10 min

    Juju – ton post est exactement ce que je pense, mais je n’avais pas le temps (et le courage !) de l’ecrire… Rien n’est tout blanc et tout noir, et il me semble qu’on ne peut pas juger de la situation sur un seul texte.

    Quand a la decision des parents par contre, je la trouve pas tres bonne – on peut accepter (a mon sens) que le copain/la copine de son enfant vienne passer quelques nuits a la maison, de la a ce qu’il/elle s’installe a demeure, euuuuuuh. Bof.

  • #48 Karine d’Angleterre le 20 novembre 2009 à 11 h 43 min

    Kat, ton texte m’a beaucoup touchée, sans doute parce que j’ai moi même une sœur de trois ans plus jeune que moi (et qui a tendance a être capricieuse !) et que j’ai également été dans une relation de couple ou les débuts étaient difficiles (et avec pas mal de larmes).

    Le problème, c’est que ta sœur aime son copain et qu’elle sait que tu ne l’aimes pas depuis le début. A partir de la, votre relation allait forcement en pâtir. J’ai comme le sentiment que la violence de ta sœur a ton égard est le résultat d’une double souffrance (ça ne l’excuse absolument pas, mais si ça peut t’aider a comprendre…) : la souffrance de ces 4 années ou son copain lui faisait du mal et ou tout l’amour qu’elle lui donnait (et je suppose qu’il avait pour elle) ne suffisait pas a la rendre heureuse ; et la souffrance de ne pas avoir le soutien de sa sœur dans son choix de compagnon (et de son point de vue, que tu aies de bonnes raisons ne change rien a l’affaire, elle l’aime et elle voudrait que toi aussi). La souffrance morale ressort souvent sous forme d’agressivité, même chez des personnes normalement calmes.

    Tu décris bien la souffrance de ton cote, donc je ne reviens pas là-dessus. Quant au copain de ta sœur, il connaît probablement ton hostilité.

    Je pense que la cohabitation n’a fait que cristalliser les problèmes et les tensions et a abouti a cette conclusion dramatique. Parce que dans d’autres circonstances (par exemple si tu vivais en colloc avec ta sœur et son copain que tu apprécies), ce que tu décris n’a rien de dramatique et aurait juste été perçu comme énervant. Et la, je suis d’accord avec la majorité des commentaires qui pensent que tes parents ont mal réagi, aurait du comprendre ton malaise et n’aurait pas du laisser la situation arriver a ce point (et n’auraient en effet pas du laisser ta sœur s’installer chez vous avec son copain pour plus qu’un dépannage de courte durée).

    Personnellement, je ne pense pas que c’est une bonne solution de les éviter quand ils viennent dîner chez vous. Et je pense qu’il faudrait que tu aies une discussion calme avec ta sœur d’une part et avec tes parents d’autre part. Peut-être qu’en effet, dire les choses par écrit te permettra d’être plus calme et mieux exprimer tes sentiments sans que ça ait l’air d’être un caprice ou de la rancœur ? Tu as sans doute aussi besoin de temps pour panser tes blessures.

  • #49 celia le 20 novembre 2009 à 17 h 56 min

    Je ne dois pas etre vieux jeu, mais peut etre est ce par ce que je n’ai pas d’enfants…mais je me rappelle une amie de ma mere dire une phrase que j’avais trouvee tres juste: « je prefere que mes enfants fassent l’amour dans leur chambre, que n’importe ou dehors …au moins la ils sont en securite… »

    On verra ce que je ferai quand je serai confrontee a tout cela…

    pour revenir au sujet principal, je me disais qu’il faudrait que tu leur (a tes parents) montre ce texte qui tu as si bien ecrit, laisse le sur la table en disant a la fin voila ce que j’ai ecrit un jour ou ca n’allait plus du tout, j’aimerai vraiment en parler avec vous car je me sens pas bien, delaissee et je souffre, je vous aime… laisse leut le temps de le lire, je suis sure qu’ils viendront a toi naturellement!

    Courage

  • #50 kat le 21 novembre 2009 à 0 h 23 min

    Juju:
    Eh bien je me rend compte que mon texte est probablement bien trop creux pour resumer une vie quand je vois les conclusions qu’il en découle.
    Je ne cherche abcolument pas à me défendre mais je pense qu’il est bon de remettre les choses dans leur contexte quand je vois les jugements hatifs de ma vie et de l’éventuel psychologie de ma famille…
    Pour commencer je ne pense pas que ma soeur ai gardé une quelquonque rancoeur vis-à-vis de ma naissance… je n’en mettrais pas ma main à couper mais je pense que ca serait un peu tirer par les cheveux comme explication. D’autant qu’à l’age de 3 ans tous les souvenirs d’un enfant s’éface, mais bon après ca n’est que mon point de vue.
    Ensuite je n’ai jamais été « l’enfant capricieuse qui prend un peu trop de place ». Le caractère fort de la maison, et ce malgrè les aparences que laissait transparaitre mon culot et ma spontanéité face à la réserve de julie, c’est bien elle. Car si on veut partir dans ce genre de réflexion j’en ai un petit paquet en reserve. C’est une femme brillante, bachelière à 17 ans, diplomée d’une grande école d’ingénieur à 23, tres sportive et saine… Alors que moi à coté j’ai enchainé les bêtises d’ado. Mes parents ont a plusieurs reprises fait de grosses différences entre nous (mais ca ne m’a pas dérangé et je ne l’ai pas revendiqué, si j’en parle ici c’est juste pour vous détromper car il me semble que votre idée est quelque peu éronée), je dirais pour exemple qu’elle a eu un voyage tout frais payé de 6 mois en australie, qu’à l’été de mes 12 ans quand j’ai été envoyé une semaine en normandie elle a été envoyé un mois au Brésil, que j’ai payé la moitié de mon permis alors que mes parents lui ont offert le sien, qu’à nos 18 ans respectifs julie a eu une voiture neuve et moi une voiture de la meme gamme mais achetez d’occaz et ayant déjà 10 ans….
    Les choses se sont faites ainsi et je suis heureuse je n’ai pas à me plaindre mais la gatée qui prend de la place et réclame toute l’attention vraiment, non, ca n’est pas moi.
    Ensuite « je n’aime pas son copain » n’est pas tout à fait juste. En fait je n’aime pas qu’il ait passé 4 ans à vivre 2 relations de 2 ans avec d’autres filles alors qu’il dormait chez moi une fois de temps en temps juste par plaisir, dans la chambre collée à la mienne, et qu’en attendant je n’avais qu’à caliner julie qui mourrai d’amour pour lui alors qu’il ne la voyait même pas.
    « Aplaudire mes parents » Oui dit comme tu le fait effectivement c’est un bel acte de leur part. Seulement ca ne s’est pas passé comme ca. Mes parents ne connaissaient absolument rien de leur passé houleux et totalement inexistant à leurs yeux. Alexandre ne s’est jamais « officielement » installé chez moi, il était juste là 6 jours sur 7.

    Et c’est bien pour tout ca que je les ai toujours évité, et que je ne cherchais plus à profiter malgrè tout de mes parents en leur présence.
    Quand ils sont là, Julie n’a jamais fini de raconter ses journées et étaler ses points de vue, on a jamais assez parler de la petite soeur d’Alexandre qui prépare les JO de natation.
    Quand ils sont là si je voulais qu’on m’entende je devrais crier…

    Alors non juju excuse moi mais je pense que tu n’est pas du tout dans le mile.
    Quand on rentre dans le shéma de la soeur qui prend toute la place et la seconde qui en patit, je pense que tu as inversé les rôles…

  • #51 Hélène le 21 novembre 2009 à 11 h 15 min

    kat: je suis désolée que tu te sentes obligée de te justifier et je trouve certains commentaires extrêmement maladroits…

  • #52 kat le 21 novembre 2009 à 11 h 32 min

    pas de problème hélene mon texte l’est aussi en fin de comptes ;)

  • #53 Lylou le 21 novembre 2009 à 16 h 46 min

    Moi le commentaire de Juju me laisse sceptique. Je dis que si la grande sœur veut vivre son histoire d’amour avec son jules, qu’elle le fasse ailleurs que sous MON TOIT. Je ne suis pas obligée de l’écouter s’extasier la nuit.Et le respect des autres, elle connait pas. Je dis aussi que les parents n’ont pas intérêt d’excuser le comportement de ma sœur ad vitae eternam car une certaine rancune vis à vis d’eux peut s’installer avec le temps. Je dis que rien ne peut excuser la violence de ma sœur à mon égard.Et enfin, je dis que j’aurais imprimé mon texte et tous les commentaires et que je les aurais déposés sur le lit de mes parents.
    Je me demande si ta soeur n’a pas un sentiment de supériorité vis à vis de toi « C’est une femme brillante, bachelière à 17 ans, diplômée d’une grande école d’ingénieur à 23 Alors que moi à coté j’ai enchainé les bêtises d’ado.  » qui fait qu’elle croit pouvoir tout ce permettre avec toi sachant que ses parents seront toujours de son côté. A toi de lui montrer,de leur (à tes parents et ta sœur) montrer qu’on ne peut pas faire n’importe quoi avec toi. Bonne chance.

  • #54 Stéphanie de la ligne 12 le 22 novembre 2009 à 17 h 20 min

    Salut Kat,
    Je te comprends, oh combien ! J’ai vécu mot pour mot la même chose que toi, sauf que moi j’étais la grande sœur, 17 ans, et elle la petite, 14 ans. Le pauvre copain de ma sœur, son père était méchant, c’était vraiment une pauvre victime, alors pour éviter que ma sœur ne fasse encore plus de conneries qu’elle n’en avait déjà fait, ils l’ont laissé s’installer chez nous. Oui, elle avait 14 ans !
    A partir de là, mes radars se sont immédiatement mis en route, je le haïssais. C’est vrai, un peu par possession, je m’en rends compte maintenant, mais surtout je ne l’ai pas vu tout de suite, parce qu’il a manipulé toute la famille. Moi, il venait me chercher à la sortie du lycée et me draguait très ouvertement, en niant évidemment dès que je tentais de le remettre à sa place. Ma mère, en surfant sur la vague « ma mère m’a abandonné », ce qui est aussi arrivé à la mienne, ce qui lui faisait pardonner toutes ses frasques. Mon père, qui à chaque fois qu’il tentait de s’élever contre lui, s’entendait répliquer « vous me traiter comme ça parce que je suis noir » (euh non, parce que tu es un pauvre cinglé) !
    Bref, la machinerie était bien rodée, et moi je devais subir à longueur d’année les gémissements sexuels de ma sœur, les « mais tu es ringarde » parce que je menaçais de les dénoncer parce qu’ils passaient la journée allongés à fumer du cannabis sur le canapé, les agressions parce que j’avais bu SON jus d’orange…
    Tout est encore monté d’un cran lorsqu’une semaine, je devais avoir 23 ans, cette comédie durait déjà depuis 6 ans, il a passé son temps à m’appeler en me disant qu’il était fou amoureux de moi, qu’il allait quitter ma sœur pour moi… Putain, je ne comprenais pas, je n’avais pas été assez claire toutes ces années ? Je te hais ! Je n’ai pas voulu en parler à ma sœur, je savais déjà qui elle croirait entre nous deux… Et heureusement, j’ai appris plus tard qu’il lui racontait depuis des années que je le draguais (et ma mère aussi, pensez, il était tellement irrésistible), que je me baladais à moitié nue devant lui…

    Cette histoire s’est terminée très très mal… Il a fait de telles choses que j’ai longtemps essayer de convaincre mes parents qu’il fallait porter plainte contre lui. Mais pour ne pas perdre ma sœur, qui avait aussi clairement dit qu’elle serait de son côté, ils n’en ont rien fait.

    Aujourd’hui, j’ai 32 ans, et après 12 ans de relations, il y a 4 ans, ma sœur a rompu avec lui. Sans rien reconnaître de son manège, en m’accusant de tout. Malgré tout, elle et moi nous reparlons depuis disons… 2 ans. Alors non, je ne l’ai pas perdue, mais il ne faut pas se leurrer, quelque chose est irrémédiablement cassé. Mais je ne lui en veux pas, elle a été tellement manipulée… Son seul moyen de s’en sortir est de nier tout ce qu’il lui a fait subir…
    Alors Kat, oui, la victime c’est toi, on ne doit pas avoir à subir un inconnu qu’on ne choisit pas sous son toit ! Et tu verras, en vieillissant, tu seras de plus en plus persuadée que c’est toi qui était dans le vrai, qu’est-ce que ça fait du bien ! Bon courage et n’hésite pas à demander mon mail à Hélène…

  • #55 Juju le 23 novembre 2009 à 15 h 12 min

    Eh bien je me rend compte que mon texte est probablement bien trop creux pour resumer une vie quand je vois les conclusions qu’il en découle.

    >Kat je tire pas de conclusion, j’essaie juste de faire avancer la situation en mettant en avant le fait qu’il y a une explication au comportement de ta soeur, qui a aussi une vie, son histoire, ses problèmes, ses cassures… Et qu’elle n’agit pas comme ça parce qu’elle ne t’aime pas ou qu’elle n’a pas de coeur.
    Mais il ne faut surtout pas que tu crois que pour autant ça remet en cause ta propre souffrance ou que ça veut dire que quoi que se soit est de ta faute parce que ce n’est pas le cas.
    Il y a juste une énorme incompréhension entre vous 2.

    Je ne cherche absolument pas à me défendre mais je pense qu’il est bon de remettre les choses dans leur contexte quand je vois les jugements hatifs de ma vie et de l’éventuel psychologie de ma famille…

    >Evidemment que tu essaies de te défendre, heureusement d’ailleurs si tu te sens attaquée, mais le problème c’est que je ne t’attaque pas… A aucun moment… D’ailleurs je parle principalement de ta soeur…
    Mais le fait que tout ça te fasse réagir, benh c’est bon signe… T’es pas obligé d’aller dans mon sens, mais si ça te fait réfléchir, explorer d’autre voie se sera toujours que du bon…
    Et puis, surtout, par mon commentaire j’ai essayé de comprendre, encore une fois pour faire avancer les choses, et comprendre c’est ne pas juger… Alors un « jugement hatif », vraiment pas.
    Pour moi un « jugement hatif » s’apparente plus à un « anh c’est dégueulasse ce qu’ils font, ma pauvre, t’as trop raison, te remet pas en question! » (ce qui même si tu souffres, ne te fera jamais avancer… ou te réconcilier avec ta soeur.)

    Pour commencer je ne pense pas que ma soeur ai gardé une quelquonque rancoeur vis-à-vis de ma naissance…

    > Il ne s’agit absolument pas de rancoeur, mais d’une peur d’être délaissé. Et il est quasi sûr que oui elle ne doit pas se souvenir de ta naissance.

    je n’en mettrais pas ma main à couper mais je pense que ca serait un peu tirer par les cheveux comme explication. D’autant qu’à l’age de 3 ans tous les souvenirs d’un enfant s’éface, mais bon après ca n’est que mon point de vue.

    >Le fait que tu penses que se soit tiré par les cheveux confirme bien ce que je te disais plus haut, « pour nous les cadets, c’est inimaginable ». Le fait que l’on ne conserve pas de souvenir de ses 3ans n’empêche pas que c’est une période très très active intellectuellement.
    Je ne sais pas comment te l’imager mais par exemple, un enfant de 3ans qui serait abusé, oubliera surement, il omettra, grandira, mais pourtant tu es d’accord que cela influencera sa personnalité future…? Se sera d’autant plus dur qu’il sera incapable de comprendre d’où ce mal être lui viendra, à moins de faire une grande « introspection ».
    Et bien c’est le même principe…
    Je t’assure va à la fnac rayon psychologie, et cherche les livres causant des relation frères soeur, tu pourras lire moultes témoignages, qui t’apprendront beaucoup, et puis en plus c’est passionnant (enfin, de mon point de lecture…).
    Si je peux te donner un exemple, je parlais beaucoup avec un petit garçon de 3ans, fils unique. Quand je lui demandais s’il voudrait avoir des frères et soeurs, il me répondait « oh oui » puis je lui disais « mais tu sais il faudrait partager tes jouets! », réponse: « mais non, il aurait ses jouets à lui! », « il faudrait partager tes parents aussi, qui devront s’occuper de lui, même s’il t’aimeront toujours autant », réponse: « mais non, il aurait ses parents à lui!!! » …

    Ensuite je n’ai jamais été « l’enfant capricieuse qui prend un peu trop de place ». Le caractère fort de la maison, et ce malgrè les aparences que laissait transparaitre mon culot et ma spontanéité face à la réserve de julie, c’est bien elle. Car si on veut partir dans ce genre de réflexion j’en ai un petit paquet en reserve.
    C’est une femme brillante, bachelière à 17 ans, diplomée d’une grande école d’ingénieur à 23, tres sportive et saine… Alors que moi à coté j’ai enchainé les bêtises d’ado. Mes parents ont a plusieurs reprises fait de grosses différences entre nous (mais ca ne m’a pas dérangé et je ne l’ai pas revendiqué, si j’en parle ici c’est juste pour vous détromper car il me semble que votre idée est quelque peu éronée), je dirais pour exemple qu’elle a eu un voyage tout frais payé de 6 mois en australie, qu’à l’été de mes 12 ans quand j’ai été envoyé une semaine en normandie elle a été envoyé un mois au Brésil, que j’ai payé la moitié de mon permis alors que mes parents lui ont offert le sien, qu’à nos 18 ans respectifs julie a eu une voiture neuve et moi une voiture de la meme gamme mais achetez d’occaz et ayant déjà 10 ans….
    Les choses se sont faites ainsi et je suis heureuse je n’ai pas à me plaindre mais la gatée qui prend de la place et réclame toute l’attention vraiment, non, ca n’est pas moi.

    >Je suis désolée Kat, parce que ca va surement t’emmerder ce que je vais te dire, et franchement c’est tout sauf ce que je veux mais pour moi tout ça confirme ce que je t’ai dit.
    Ta soeur s’est sentie délaissé et a eu le besoin de se mettre en avant, d’être la meilleure, pour être sure que l’on ne la délaisserait pas. Toi de ton côté forcément tu t’es sentie amoindrie par cette grande soeur toute puissante, semblant forte et parfaite, mais si tu savais les peurs que ça cache…
    Ca confirme également la « culpabilité » que je soupçonnais chez tes parents… L’impression qui en ressort c’est un besoin de se faire pardonner… (non pas de ta naissance, mais du fait qu’elle en est souffert et qu’il n’est pas su gérer ça). De la privilégié pour lui dire « mais non regarde, on t’aime toujours autant ». Je pense que beaucoup de choses dans nos comportements découlent de trucs non pas réfléchi consciemment, mais de ressentiments, d’impressions…
    Après tu sais, peut être qu’à l’époque tes parents étaient dans une situation financière favorable pour le permis et beaucoup moins lorsque ce fut ton tour… On ne sait pas.
    Et puis pour le voyage, tu étais encore beaucoup trop jeune pour partir au Brésil seule…
    Mais bon c’est que des suppositions, il faudrait leur demander.

    Ensuite « je n’aime pas son copain » n’est pas tout à fait juste. En fait je n’aime pas qu’il ait passé 4 ans à vivre 2 relations de 2 ans avec d’autres filles alors qu’il dormait chez moi une fois de temps en temps juste par plaisir, dans la chambre collée à la mienne, et qu’en attendant je n’avais qu’à caliner julie qui mourrai d’amour pour lui alors qu’il ne la voyait même pas.

    >Mais Kat, tu ne peux pas juger son copain, on ne connait pas son histoire, on ne sait pas d’où elle venait c’est 2 filles, qui elles étaient, ce qui a fait qu’il se mette avec elle. On ne sait pas comment ça c’est passé exactement entre ta soeur et lui parce que ça n’appartient qu’à eux, est ce qu’elle ne s’est pas emballé alors qu’il n’était pas près à lui donner ce qu’elle attendait? Après il est tout aussi possible qu’il est eu un mauvais comportement qu’il en est eu un légitime. On en sait rien, on est pas dans sa tête.
    Je sais que c’est dur de voir sa soeur pleurer, mais si elle lui a pardonné, tant qu’il n’y a eu ni violence physique, ni violence morale, tu n’as pas à lui en vouloir à sa place…
    L’important aujourd’hui c’est que ta soeur est heureuse, qu’il a fait un choix: ta soeur et qu’il s’y tient visiblement…
    Je ne dis pas que c’est le beau frère idéal ou qu’il ne la refera pas souffrir (auquel cas je t’invite à sortir le char d’assaut et la matraque et à n’avoir aucune pitié envers lui), mais juste, laisse lui une chance…

    « Aplaudire mes parents » Oui dit comme tu le fait effectivement c’est un bel acte de leur part. Seulement ca ne s’est pas passé comme ca. Mes parents ne connaissaient absolument rien de leur passé houleux et totalement inexistant à leurs yeux. Alexandre ne s’est jamais « officielement » installé chez moi, il était juste là 6 jours sur 7.

    >Bah, malgré tout je n’arrive pas à trouver ça mal de leur part, c’est leur demeure… Biensur ils auraient dû te demander si ça te dérangeait, si tu acceptais d’accueillir quelqu’un chez vous une bonne partie de la semaine, mais est ce que ta réponse n’aurait pas été influencé par ta colère après lui? Est ce que si ce garçon tu l’avais adoré, ça t’aurait autant dérangé qu’il boive tout le lait? que tes parents l’intègre? qu’il vive chez toi, en bref…
    Et malheureusement ce n’est pas parce que toi tu ne l’aimes pas, que ta famille ne doit pas l’aimer non plus :\, oui c’est dur… :\

    Et c’est bien pour tout ca que je les ai toujours évité, et que je ne cherchais plus à profiter malgrè tout de mes parents en leur présence.
    Quand ils sont là, Julie n’a jamais fini de raconter ses journées et étaler ses points de vue, on a jamais assez parler de la petite soeur d’Alexandre qui prépare les JO de natation.
    Quand ils sont là si je voulais qu’on m’entende je devrais crier…

    >Oui c’est dur… Mais ta soeur elle est heureuse, elle rencontre la famille de son copain, elle l’aime! Et elle a envie que tes parents aime son copain, qu’ils aiment sa famille, qu’il se dise, « oh c’est un garçon bien » « il a une famille géniale » etc… Mais forcément c’est dur pour toi, puisse que tu te sens délaissée, tu l’es, et tu entends ta soeur causer de sa belle soeur qui est géniale.
    C’est une grande maladresse de ta soeur, qui ne se rend pas compte de ta souffrance, de ce que ca peut te faire ressentir, malheureusement on est pas en moyen de lui dire, là je ne peux parler qu’à toi, et je ne pense pas que te dire « elle est méchante, c’est dégueulace, elle ne pense pas à toi » t’aidera à avancer, à dialoguer avec elle… et c’est ça que tu aimerais, non?…
    Mais, oui, ça doit être horrible à endurer pour toi. Mais ça tu arriveras à lui faire comprendre, mais avant il faut vous désarmer toute les 2, et pour ça faut que tu la comprennes aussi.

    Alors non juju excuse moi mais je pense que tu n’est pas du tout dans le mile.

    >Effectivement, je peux être complêtement à côté de la plaque. Mais alors, à ce moment là quoi? Ta soeur avec qui tu étais fusionnelle depuis 20ans, alors que vous avez grandi toute les deux, que vous faites parti l’une de l’autre, d’une relation qui va plus loin que toutes celles que vous n’arriverez jamais à construire, vous en seriez arrivé là, à gâcher tout ça, juste à cause de son petit copain?

    Quand on rentre dans le shéma de la soeur qui prend toute la place et la seconde qui en patit, je pense que tu as inversé les rôles…

    >Tu n’as pas pris toute la place.
    Je m’explique mal, je vais essayer de te schématiser la chose:
    L’attention de tes parents envers leur enfant est de 10points on va dire.
    Avant que tu naisses: point pour Julie: 10, forcément.
    Après que tu naisses: 5 pour Julie, et 5 pour toi.
    Comme tu le vois, l’une n’en a pas plus que l’autre, Mais Julie a dû Partager, d’où le sentiment d’être délaissée. Toi tu n’as jamais eu plus d’attention qu’elle, mais tu n’as pas connu les « 10 points » donc pas de frustration, ou de sentiment d’abandon, si ce n’est l’incompréhension que tes parents est plus donné, pour le voyage, le permis à ta soeur…

    Franchement Kat je comprends que mon commentaire t’ai refroidi, même si j’ai tout fait pour te faire comprendre que ce n’était pas TA faute. J’ai juste voulu que tu comprennes que ta soeur, souffrait aussi, qu’elle était aussi en détresse, même si elle se montre heureuse avec vos parents, son copain… Je t’assure pas que son mal être vient bien de ce que je te dis, effectivement je suis peut être complètement à côté, mais ce qui est sûr c’est qu’il est là…
    Une soeur c’est trop important pour passer à côté.
    J’aimerais critiquer son copain dans tout les sens dire que ta soeur est injuste qu’ils sont vraiment méchant, mais je sais trop que ça ne te ferait pas avancer pour le faire.
    C’est long d’écrire tout ça tu sais, quand je ferme la page, je ne zappe pas après, si ton récit était maladroit ce qu’il en ressort c’est un grand malheur. Si tu ne l’as pas compris, si j’ai pris le temps de t’écrire ce premier commentaire c’est parce que ça m’a brisé le coeur.
    Je voudrais que tu puisses trouver un truc qui te fasse dire « elle aussi elle est malheureuse » pour que tu fasses le premier pas vers elle, parce que elle je ne peux pas essayer de la convaincre de le faire…
    Voilà, j’espère vraiment que vous arriverez à vous réconcilier, vous retrouver, être heureuse toutes les 2.
    Je te laisse mon mail si tu veux parler: coqueliquetta(at)gmail.com

  • #56 Hélène le 23 novembre 2009 à 15 h 33 min

    Juju: excuse-moi mais je suis choquée que tu fasses ainsi de la psycho de comptoir avec kat qui n’a rien demandé de tel.
    Non mais franchement, de quoi tu te mêles ?? Est-ce qu’elle a demandé une psychanalyse (sauvage) en ligne ?
    Si tu as besoin de t’entraîner ou dieu sait quoi de ce genre, merci de le faire ailleurs qu’ici, je trouve ça aussi invasif que malvenu.

    La façon dont tu dis les choses me choque beaucoup : tu n’émets aucun doute sur tes interprétations, tu es sûre de détenir la vérité (sur une histoire que tu ne connais pas en vrai), je trouve ton manque d’humilité et de délicatesse assez étonnants.

  • #57 La Fée Néante le 23 novembre 2009 à 17 h 49 min

    Bonjour Kat,
    Je ne veux pas jeter la pierre sur JuJu mais je suis interloquée par son commentaire….
    JuJu tu ne peux te mettre à la place de la soeur de Kat et appliqué tes théories du rayon « fnac » sur n’importe qui et à tout va… Je vais s’en doute me ridiculiser mais je vais sité les paroles d’une chanson un peu mieleuse « Ce n’est jamais qu’une histoire comme celle de miliers de gens, mais voilà c’est mon histoire et biensur c’est différent »
    Un psychologue comprend qu’il faut dépasser les schémas,nous sommes face à un être humain et non face à un théorème, face à la douleur nous sommes tout seul, et notre façon de la géré ne doit suciter aucun jugement.
    Ton jugement est bancal, il manque un élément…Je ne comprend pas que tu te sois lancé dans tout ça sans imaginer les dégats que tu pouvais faire.
    Kat c’est de toi ma belle qu’il sagit, tu l’as vu dans ces commentaires certaines dont moi avons vécue plus ou moins la même souffrance, (en pas pareil). Et tu m’as touché en tout cas tu as réveillé en moi des choses.
    Ce qui m’a fait de la peine c’est que tu te justifie, et je pense que tu n’as pas à te sentir coupable, tu as le droit de l’avoir mal vécu, de le vivre mal et de le dire, tu es humaine.
    Je te souhaite de tout coeur, que les choses s’arrangent avec ta soeur.

  • #58 kat le 23 novembre 2009 à 20 h 22 min

    Bien je crois que c’est mon dernier commentaire sur cet article.
    Merci beaucoup, à toutes, sans exception, de vos réactions.
    Merci Hélène d’avoir ouvert cette rubrique. Je pense que c’est un bon soutien pour beaucoup d’entre nous ;)
    Salut à toutes! Bises

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