La confiance en soi, un combat de tous les jours !, par Virginie – Québec

10 juin 2009

« Jugez-vous les autres ? Sûrement, souvent même sans vous en rendre compte. Ça fait parti de la grande majorité des gens.

Le jugement des autres peut-être cruel. Vous allez me dire que c’est la vie que tout le monde finit par être jugé un jour ou un autre, par un ami, un parent, un proche ou un inconnu. Ce texte est loin d’être pour me plaindre, peut-être plus pour aider, peut-être juste pour parler.

Je ne suis pas petite, 1,77 m, j’ai assez d’épaule pour impressionner un gars, j’ai des biceps même si je ne fais pas de sport. J’ai la carrure et la musculature d’une athlète, sans ne faire grand-chose, c’est positif et négatif en même temps. J’ai vécu les commentaires, les difficultés, les enfants et les adolescents peuvent tellement être blessants.

Par contre, avec cela venait aucune confiance en moi et dans l’esprit des gens, j’avais une immense confiance en moi, dû ma stature. À l’adolescence, j’ai douté de moi à chaque jour, je bouchais mes oreilles quand quelqu’un posait une question en classe qui aurait pu me gênée, si j’avais eu à la poser, les larmes me montaient aux yeux dès que j’étais confronté à l’autorité. Mon groupe-classe au secondaire était composé de 26 gars et de moi, pour éviter les railleries de mes confrères, je me suis créé une carapace presque incassable. Tout le monde me croyait forte, mais à l’intérieur, j’était toujours en morceaux, presque incapable de surmonter mes journée, de me faire confiance.

J’ai grandie, j’ai quitté l’adolescence, mais j’avais toujours aussi peu confiance en moi. Je trainais cela comme un poids, un fardeau. Ma stature, que je n’assumais pas vraiment faisait qu’extérieurement j’avais l’air d’avoir une confiance en moi inébranlable, ce qui était très loin d’être le cas.

À 16 ans, j’ai eu mon premier vrai boulot, première personne qui me faisait confiance, excluant mes parents, et j’ai commencé à comprendre. Pendant quelques années j’ai construit ma confiance en moi sur ce que pensait les autres, mais a chaque mauvais commentaire, je sombrais. Je suis finalement allée consulter une psychologue qui m’a aidé à comprendre et à guérir.

Maintenant je travaille dans un collège et chaque jour, je vois des jeunes adultes qui manquent de confiance, mais qui le cachent pour ne pas être différent, je voudrais tant leur dire que cette sensibilité n’est pas mal, que la carapace qu’ils se créent n’est pas bonne pour eux. Ils m’écoutent parfois, ils me croient encore une fois la fille forte qui a toujours eu confiance en elle. Le physique peut tellement projeter une image fausse.

Je suis maintenant assez bien dans ma peau, j’assume ma taille, qui n’est pourtant pas si gigantesque et je fonce dans la vie. La non-confiance en moi me rattrape parfois, mais c’est un combat de tous les jours de me dire que je suis capable.

Ne cachez pas votre peur, c’est en se confiant qu’on découvre que l’on est moins seul qu’on le pensait!

Mais je vais quand même finir par la phrase d’un étudiant, un étudiant très impliqué à qui j’avais écrit un mot de remerciement et qui m’a répondu un long courriel de remerciement sur l’influence positive que je pouvais avoir sur les jeunes, mais à la fin de sa réponse, il m’a écrit :
N’essaie pas d’être plus forte que tu l’es!
Il me connaît, mais pas tant et lui venait de percer ma carapace et de me faire chaud au cœur, comme quoi, nous nous sommes, lui et moi totalement marqué cette année en nous faisait confiance.

Signé : Virginie Québec »

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42 commentaires

  • #1 IsaVersailles le 10 juin 2009 à 8 h 25 min

    ma carapace est bien ancrée
    je suis celle qui fait face à toutes les situations , a la bonne idée au bon moment ,a le cerveau qui fonctionne vite , très vite , trop vite
    un texte est en moi depuis quelque temps
    j’y pensais hier soir
    ce matin je découvre celui ci
    « N’essaie pas d’être plus forte que tu l’es! » : je le fais depuis tellement d’année que je ne sais comment faire sans
    il me faut faire réfléchir ce cerveau trop rapide

  • #2 Amazone le 10 juin 2009 à 8 h 43 min

    je comprends tellement ce texte que j’en ai les larmes aux yeux… je suis pas grande, je fais tout juste 1m70, pour moi le mal se situe tellement ailleurs…

    mais les larmes qui viennent, chaque jour la lutte, envie de se terrer dans sa carapace, faire tout pour que la bulle dans laquelle on est n’éclate pas…

    moi j’en suis pas sortie, et je sais pas trop quoi répondre aux gens quand enfin je prends un peu d’assurance, ils me disent d’arrêter de me prendre au sérieux. J’ai tenté le psy, c’est pire, depuis ma thérapie, je suis mal, j’ai eu l’impression de me prendre des murs à 180 km/h…

    tu as tellement de courage Virginie..

  • #3 Molly le 10 juin 2009 à 9 h 01 min

    C’est hélas aussi un de mes problèmes. L’angoisse de ne pas être à la hauteur, de décevoir mes proches.
    J’essaie tant bien que mal d’y résister, parfois j’y arrive en me disant que l’échec n’est pas grave, et le lendemain, j’ai tellement peur que je m’en rends malade.

    Se détacher du jugement des autres ce n’est pas facile. Quand je suis dans les transports en commun, et que je vois un groupe de jeunes rigoler à a coté de moi, j’ai toujours l’impression qu’ils se moquent de moi…

    Enfin, j’espère qu’avec le temps ca se calmera, j’ai déja l’impression que c’est mieux qu’avant ;)

  • #4 patounettechatte le 10 juin 2009 à 9 h 23 min

    J’ai toujours manqué de confiance en moi, c’est comme ça ! Je fait des efforts, je compte mes petites victoires et cela me fait du bien !!! C’est difficile mais j’arrive peu à peu à avoir plus de confiance en moi mais il suffit de pas grand chose pour m’ébranler !!! Je sait d’ou viens mon déficit de confiance et c’est peut-être ce qui m’aide le mieux !

  • #5 Tiphaine le 10 juin 2009 à 9 h 34 min

    je me reconnais parfaitement en toi Virginie.
    Sauf que je n’en suis pas encore sortie de ce mal être.
    Je suis comme toi grande (très grande 1m85) et je n’ai trop su quoi faire de mon corps.
    Je me suis toujours sentie observée et mal à l’aise. Je me suis donc confectionnée une carapace, rien ne dépasse de trop, pour ne pas me faire remarquer….
    Mais maintenant je me sens totalement prisonnière ce cette carapace, je manque de confiance en moi et il m’est impossible d’avancer.
    Le constat est sans appel, j’ai 28 ans, et j’ai le sentiment de passer à côté de ma vie simplement parce que je ne me suis jamais sentie dans la norme.
    Cette confiance je tente de la faire revenir et ton témoignage me donne le courage de continuer ce difficile travail. Courage les filles…..

  • #6 Véro la Bisontine le 10 juin 2009 à 9 h 43 min

    Comme ce texte me parle, Virginie!!
    Du haut de ma grande taille (182 cm), je donne le sentiment, d’être une fille costaude, une tour inébranlable, quelqu’un de sûre d’elle.
    Or, ce n’est qu’une apparence.
    J’ai confiance en moi, ce n’est pas trop là que le problème se pose.
    Je suis un être sensible et quelques fois fragile, ce qui surprend souvent.
    Parce que mon apparence physique tend à faire penser le contraire, et que mon éducation ne m’a pas tellement permis d’exprimer cette sensibilité.
    C’était un peu : sois forte et tais toi!
    J’essaie d’appliquer cette maxime (ne sois pas plus forte que tu l’es), mais ce n’est pas facile d’aller, à l’encontre de tant d’années de formatage…:)

  • #7 jenn le 10 juin 2009 à 9 h 50 min

    Tout comme Molly, j’ai cette peur de decevoir et d’être décue, peur de l’echec qui me terrasse et m’empêche d’avancer…mais jusqu’à quand?
    La confiance en soi est un combat comme le dit Virginie, alors battons-nous!
    nous avons tous nos faiblesses, nos complexes et notre fragilité cela peut venir de l’education, des epreuves de la vie ou simplement du caractère.
    mais nous avons aussi des richesses, des qualités qui font que les autres nous aiment telles que nous sommes et c’est cela qu’il ne faut pas perdre de vu je crois.
    Pensez à vos parents, amis ou petits amis, tous ces « miroirs » qui eux vous voient et vous apprecient à votre juste valeur. C’est de l’auto suggestion que je fais ici mais finalement la coinfiance en soi ne serait-elle pas qu’une question de mental? alors arrêtons de nous dévaloriser,de cogiter et prenons le temps de vivre. courage les filles!

  • #8 teatree le 10 juin 2009 à 9 h 51 min

    Merci pour ton texte, Virginie,

    n’ayant pas vraiment confiance en moi depuis toujours, c’est vraiment un frein pour avancer dans ma vie.
    je reste persuadée que ce manque de confiance est un déficit lié à mes parents qui n’ont pas su me donner cette confiance. C’est mon cas personnel, pas forcément celui de tout le monde mais je trouve primordial que les parents aient un regard positif sur leurs enfants, un enthousiasme pour les aider à grandir en pleine confiance en eux.
    j’ai autour de moi des exemples heureux de parents supers, ben, y’a pas photo! Je me dis que ces enfants ont bien de la chance. Peut- être que ce qui compte aussi et surtout, c’est le regard positif du père sur la fille (enfin, dans mon cas en tout cas, je ne veux pas généraliser).
    mais finalement, qui a vraiment confiance en soi totalement? Sûrement pas grand monde…

  • #9 Ladypops le 10 juin 2009 à 10 h 03 min

    Mes enfants et mes 30 ans on fait le ménage dans mes complexes et dans mon manque de confiance en moi. J’ai encore quelques réflexes de ces années là, mais je ne me laisse plus descendre par les autres.

    Alors oui, j’ai encore peur de dire des bêtises et bien souvent je préfère garder le silence. Je suis trop respectueuse aussi et n’aime pas m’imposer. Je pensais que tout ces petits défauts venaient du manque de confiance en moi et je me suis rendue compte que certaines choses faisaient partie de ma personnalité. Le fait d’être très sensible n’est pas controlable par exemple, mais le fait de l’assumer reste déjà plus difficile.

    Ton texte est particulièrement touchant et il transmet très fort la souffrance que tu as vécue. Merci de ce partage, il n’est pas facile de parler de ses faiblesses et j’admire le fait que tu y sois parvenue.

  • #10 Armalite le 10 juin 2009 à 10 h 13 min

    Tu ne dis pas quel âge tu as Virginie. A tort peut-être, je t’imagine encore assez jeune (moins de 30 ans?).
    Comme beaucoup de gens sans doute, j’étais aussi complexée à mort à l’adolescence: trop petite, trop grosse… Mais c’est quelque chose qui s’est arrangé petit à petit au fil des ans, tandis que je constatais que
    1/ la plupart des gens ne faisaient pas attention à moi et n’étaient pas en train de me juger, pour la bonne raison qu’ils étaient trop occupés à se demander ce que les autres pensaient d’eux.
    2/ nous avons tous des défauts, et aussi des qualités; c’est ce qui fait de nous des individus uniques dignes d’être estimés et appréciés (ou pas, et peu importe) tels quels.

  • #11 Molly le 10 juin 2009 à 10 h 18 min

    teatree: Ca peut être tout l’inverse je crois aussi. Mes parents ont toujours eu un regard bienveillant, ils ont toujours été fiers de moi, ils m’ont toujours encouragée, et pourtant je n’ai pas confiance en moi. Je pense même que c’est du à ça, la peur de les décevoir.

  • #12 Inna le 10 juin 2009 à 10 h 31 min

    Virgine comme ton texte me parle!

    fille ainée d’une famille de 3 enfants, ainée de tous ses cousins et cousine, j’ai été grande tres tot, 1m75 aujourd’hui… carrure assez épaisse… parents qui se disputent violemment… moqueries au college car la seule « etrangere »

    eh bien fallait assumer, ne rien faire paraitre et toujours essayer de plaire en face!
    assumer, se montrer forte, montrer que rien ne nous atteint.. et on fini par se « perdre  » soi-même… On finit par ne vivre que pour que les autres ne soient pas déçus

    Jusqu’a ce que l’on y arrive plus! j’ai fini par somatiser sans savoir pourquoi allergie sur allergie, un urticaire géant pendant 5 mois , des oedemes de quinck sans aucune raison… et une maladie orpheline.
    je suis une thérapie depuis 1 an.. j’apprend plein de choses sur moi.. j’apprend a vivre pour moi et a exprimer ma sensibilité.. tout mes symptomes ont disparus comme par magie (à par la maladie)

    C’est dur, et parfois ma carapace me rattrappe aussi c’est un combat quotidien.

    il y a 1 an j’aurais été incapable de dire ça.. d’ailleurs je parlais pas beaucoup de moi…

    merci de ton partage :) et en effet on se sens moins seul dans notre cas

  • #13 Papillon le 10 juin 2009 à 10 h 43 min

    Virginie, merci pour ton texte.
    Je pose la même question que teatree: qui a vraiment confiance en soi totalement ? En fait, je la pose différemment: qui a confiance en soi dans tous les domaines de la vie?
    Ma réponse dont je suis sûre certaine persuadée, c’est: absolument personne. Après, on donne plus ou moins bien le change mais à mon avis personne n’a totalement confiance en soi en continu. Il y a des jours avec et des jours sans, des domaines où on se sent à l’aise et des domaines où non.
    Ce qui me parle beaucoup, c’est la carapace dont tu parles. Moi j’avais une armure de guerrière. Inattaquable, full options en titane truc qui résisterait à une guerre nucléaire. Avec ça, je peux te dire que personne ne me touchait. Les railleries de mes petits camarades sur ma peau chocolat ou la pitié blessante de leurs parents qui ne voyaient en moi qu’un pauvre petite africaine (comprendre: à moitié sauvage, y’a la jungle quand même en Afrique) qui échouait en Europe, tout me glissait dessus comme l’eau sur le plummage d’un cygne. Le problème, c’est qu’elle ne laissait rien passer cette armure, pas même l’air. Et qu’à l’intérieur, mon être sensible se mourrait tout doucement. J’avais l’impression de ne plus rien ressentir du tout. Ce qui m’a menée chez une psy. J’y ai passé des années et j’y passe encore du temps. Mais j’ai compris depuis un bout de temps maintenant que tout le monde donne le change en réalité.
    A partir du moment où on est vivant, on ne contrôle pas tout de soi et donc on vacille parfois. Maintenant, j’aime la fragilité. Une voix qui se brise sous le coup de l’émotion, des yeux qui se troublent et se mouillent, un sourire timide m’émeuvent profondément. Les gens que je trouve intéressants ne sont plus les guerriers sans failles et ayant réponse à tout, ce ne sont plus ces soldats de plomb que rien ne semble remuer. Non, les gens que je trouve intéressants et respectables, ce sont ceux qui ne cachent pas qu’ils sont aussi fragiles à certains endroits. D’ailleurs, j’ai remarqué que je m’aime plus quand je suis dans l’émotion que quand je suis dans le cérébral froid et distant. J’ai l’impression d’être plus « vraie »

    IsaVersailles, avoir un cerveau speedy gonzales, c’est aussi mon problème: Parfois, mon cerveau réagit et ma réponse sort de ma bouche avant même que l’émotion causée par les mots de l’autre se soit déposée et que je l’aie identifiée. C’était un réflexe de survie autrefois et je crois que ça m’a sauvé la vie d’être une flèche de la comprennette. Maintenant, je m’oblige à prendre un temps avant de réagir. Ca me permet d’entendre mes émotions.

    Armalite: tu mets parfaitement en mots ce que j’ai aussi constaté durant mon cheminement. :)

  • #14 Ôde le 10 juin 2009 à 10 h 44 min

    même si je suis « petite » (1m64), ce problème de donner l’impression d’avoir confiance me touche… Moi c’est, semble-t-il, par mon attitude (cf IsaVersailles : tjs la bonne réaction au bon moment, le conseil pas si mauvais et l’écoute des autres…)
    Le problème qui en ressort, c’est que nous ne pouvons pas aller mal !!! Non, non, ce n’est pas possible, on réussit tout tellement bien (selon les autres), on assume, on a le sourire, on rit même quand on n’a qu’une envie… PLEURER !!
    Alors quand c’est à nous d’avoir besoin d’écoute, bien souvent, ceux qu’on a écouté ne veulent rien entendre !!! Allons bon, comment leur épaule, leur béquille pourrait-elle aller mal ?? Et si elle va mal, qui va les soutenir ?? Qui va encaisser quand ils auront besoin d’évacuer ?? quitte à être un véritable puching-ball !!
    Résultat, quand on n’en peut plus, que la coupe est pleine, bien souvent on se retrouve tout seul pour écoper…
    Alors, je dis BRAVO à vous toutes qui êtes finalement bien plus fortes que vous ne le pensez car vous surmontez tout ça !!!
    Mais, effectivement, ne cherchons pas à être plus forte que nous le pouvons, même si nous sommes entrées dans l’engrenage du « je dois fairee semblant »…

  • #15 Celinedu77 le 10 juin 2009 à 11 h 30 min

    La peur de décevoir… L’image de soi…
    J’aurai pu écrire ce texte, sauf que je suis pas prof :p

    J’ai toujours été la grosse moche de service… et même maintenant, avec 20 kilos de moins et un fiancé qui me répète chaque matin que je suis la plus belle femme du monde, j’ai toujours cette carapace, cette froideur, cette dureté parfois, qui me protège des autres.
    J’assure tout dans la vie quotidienne: travail, intendance, les préparatifs du mariage en grande partie.
    Et c’est à Chéri qu’il incombe de devoir me travailler pendant des heures avant que j’éclate en sanglots et dise ce qui me pèse tant parfois…

    J’ai longtemps cru que j’étais dépressive, sans pour autant aller voir un spécialiste, par peur sans doute. Aujourd’hui, je tente de faire avec ces hauts et ces bas, avec l’idée que je ne suis pas Shiva, et que oui, des fois, je peux être dépassée par les évènements sans pour autant être une incapable.
    C’est souvent difficile, mais qui ne tente rien…

  • #16 teatree le 10 juin 2009 à 11 h 59 min

    merci Molly pour cet éclairage. Le tempérament propre de chacun entre aussi en ligne de compte, donc. En même temps, c’est logique.
    Je rajouterais que je fais une différence entre complexes et manque de confiance en soi.
    Je manque de confiance en moi, je doute de ma réussite, de mes capacités mais bizarement, je ne souffre pas de complexe physique, je me sens plutôt bien dans ma peau, même si rien n’est parfait, évidement.
    Dans le texte et les commentaires, le manque de confiance en soi et le complexe physique se rejoignent très vite.
    Pour ma part, je dissocie vraiment les deux notions.

  • #17 Chérine le 10 juin 2009 à 12 h 21 min

    Les filles, sans se voiler la face, presque personne n’a entière confiance en soi.
    Même les pimbêches! Elles pleurent en arrivant dans leur chambre seule (Si ça leur arrive biensûr).
    C’est vrai qu’il faut se tenir droite quand les gens nous parlent parce-que marcher la tête baissée c’est un signe d’inferiorité.
    Dites-vous que vous faites parti de ce monde et que grâce à vous ce monde est unique. Toutes autant que vous êtes vous faites quelque chose de magique chaque jour..
    Et on est belle… Chacune a sa façon de la percevoir.
    Grosse, mince, maigre, maman, adolescente, jeune femme pensez-y!
    Souriez on est sur MBDF ;-))))

    Virgine – Québec : Merci pour ton texte et ton vécu.. Bonne continuation pour ta prise de confiance..

  • #18 IsaVersailles le 10 juin 2009 à 12 h 36 min

    en fait j’ ai de la confiance en moi , c’est tout ce que j’ ai
    je sais ce que je vaux
    mais justement un peu trop
    cela peut passer pour de la prétention ou de l’orgueil de tout maitriser
    et mes propos trop rapide sont parfois (souvent ) mal interprétés
    j’ ai du mal dans la relation à l’autre et du mal a admettre que l’on puisse m’aimer
    et tout compliment envers moi est systématiquement oublié , effacé de ma mémoire
    je suis tres mal a l’ aise pendant une séance de félicitation alors qu’une enguelade , je la prends comme elle vient si elle est justifiée

  • #19 Virginie – Québec le 10 juin 2009 à 13 h 19 min

    Bonjour à vous, merci pour les bons commentaires. C’est souvent en voyant qu’on ait pas seule qu’on est capable de s’en sortir. Encore aujourd’hui au premier contact, les gens me croit snob, et non loin de là, je suis juste timide. Et je ne suis pas prof, je suis responsable des loisirs dans un Cégep (entre le high school et l’université au Québec) donc je suis toujours là pour eux.

    Amazone: Pour moi, le psy a été très aidant, mais ce fut un premier combat à une époque où je n’étais pas encore 100% prête. J’ai abandonné, ensuite 2 ans après je suis revenue avec une 2e psy et là ça a marché, ca reste dans même difficile de trouver le bon psy.

    teatree: Oui les parents c’est important, mais ce n’est pas tout. J’ai des parents merveilleux et je les inquiètais tellement avec mes larmes, ma non-confiance, mes peurs. C’est eux qui m’ont toujours poussés, mais c’est eux qui m’ont obligés à voir un psy quand je n’étais pas prête, mais je me dis que ça se peut que se soit positif aussi.

    Armalite: Je suis jeune, j’ai 26 ans. et je sais qu’en grandissant on se rends un jour compte que quand on a des défauts ont voit les mêmes sur les autres pour ne pas se trouver trop laid.

    Molly: tu viens de trouver exactement les bons mots en ce qui concerne les parents!

    Ôde: Ma grandeur ainsi que mon attitude reflétait une confiance et c’est vrai que l’attitude change tout. J’ai toujours été la maman du groupe qui avait toujours une réponse à tout et sur qui on pouvait pleurer sur l’épaule. Une grosse tâche quand toi-même tu veux pleurer.

  • #20 Paski le 10 juin 2009 à 13 h 39 min

    J’ai également toujours souffert de confiance en moi.
    Mais je me suis rendu compte que ce qui me fait souffrir, ou m’a fait souffrir par le passé, était davantage ce que je pensais que les autres pensaient de moi… et finalement, quand je savais réellement ce qu’ils pensaient de moi, je m’apercevais qu’ils étaient bien plus ouverts et à l’écoute que je ne l’avais pensé.
    Mon plus grand ennemi c’était moi, avant tout.
    Actuellement, ça va bien mieux… depuis que je me fais confiance justement et que je me suis rendue compte qu’en m’écoutant, les gens étaient agréablement surpris par mes capacités et mon « nouveau » moi… alors qu’il ne s’agit que de mon « vrai » moi, que je laisse enfin parler !

    Mais c’est un combat de tous les jours et il y a beaucoup de rechutes dans ce combat quotidien…

  • #21 funambuline le 10 juin 2009 à 15 h 27 min

    Une amie très proche m’a dit un jour que j’étais « trop peu sûre de moi pour me permettre d’être introvertie ». Cette phrase m’a souvent et longtemps aidé à comprendre le côté extraverti que je peux dégager… et qui s’efface petit à petit plus les gens me connaissent. Cette phrase m’a également aidé à « me supporter », c’est-à-dire à supporter cet aspect-là.

    J’aime la métaphore de la carapace, car elle implique un temps long de construction et de mise en place, et un temps tout aussi long, voire plus long, pour accepter d’être entrouverte.

    Merci pour ton texte Virginie :-)

  • #22 sandrine de la R. le 10 juin 2009 à 15 h 49 min

    la confiance en soi est un combat mais aussi un TRAVAIL de tous les jours: en septembre dernier, j’ai pris ma vie en main et suis partie faire un bilan de compétences, persuadée que j’étais de n’en avoir aucune… ce travail de recul sur soi, sur nos façons de marcher dans la vie professionnelle, m’a beaucoup appris sur moi-même, et aussi sur la manière dont les gens me percevaient : un grande (au figuré..) rigolarde très sûre d’elle même (alors qu’en fait, j’envoyais jusque là mon fils de sept ans chercher le pain car trop peur d’y aller , pff). Bref, ce bilan m’a fait comprendre où se situaient mes faiblesses en communication avec les autres, par exemple. Ma conseillère m’a confirmé que le théâtre pouvait me décoincer…j’ai trouvé autre chose; avec d’autres personnes, nous avons créé une association, avec des manifestations publiques, des interventions sur les médias locaux… A ce jour, je peux aborder n’importe qui dans la rue, je n’ai enfin plus peur! et pour le boulot, j’ai trouvé la force et la confiance pour vendre mon nouveau projet professionnel . Je reprends l’école dès septembre…
    c’est bien de vieillir dans ces conditions…je me sens mieux, plus belle à 35ans qu’à 25ans!!!
    Courage à toutes! Sortez de vos coquilles!

  • #23 Jen le 10 juin 2009 à 16 h 25 min

    Je n’ai jamais eu, je n’ai et n’aurais jamais confiance en moi. A tel point que me mêler à la foule lors d’un mariage ou autre, me rend terriblement nerveuse. Lors des entretiens d’embauches, c’est pire. Je ne sais pas trouver les mots pour me mettre en valeur (si en plus faut être convaincante…).

  • #24 Nathanaelle le 10 juin 2009 à 16 h 41 min

    La confiance en soi est un combat de tous les instants, comme tu l’écris si bien. Et comme beaucoup, je pense que personne n’a totalement confiance en soi, tout le temps. D’ailleurs je ne suis pas sure que je me souhaiterais à moi-meme d’etre toujours sure de bien faire, de bien penser, de bien dire, etc. Le doute aussi fait avancer, d’une autre manière.

    Plus que la confiance en soi, je pense que c’est la bienveillance envers soi-meme qu’il faut entretenir. J’ai lu un jour quelque part un psy dire « on est souvent plus indulgent avec les autres qu’on ne l’est avec soi-meme ». J’ai réfléchi; je trouve très facilement des circonstances atténuantes aux autres mais beaucoup plus rarement à moi-meme. En y réfléchissant, je me suis aperçue que mon dialogue intérieur était horriblement dur et que je me disais des choses que je ne pourrais jamais dire à quelqu’un d’autre par peur de blesser cette personne. C’est quand meme drolement paradoxal, non ?

    Merci pour ton texte, Virginie, et bravo pour tout le chemin parcouru :)

  • #25 Hélène le 10 juin 2009 à 16 h 41 min

    Inna, Paski, soyez les bienvenues ;-)

  • #26 Virginie – Québec le 10 juin 2009 à 16 h 52 min

    Je sais très bien que personne n’a totalement confiance en soi. Mais il est faut un minimun. Travailler avec de jeunes adultes ( 17 à 21 ans) me permet de voir cette ouverture et comme je joue très souvent le rôle de soutien, de support, de grande soeur, de mère, je vois qu’ils ont souvent besoin que les autres leur fasse confiance pour avoir confiance en eux.

    Je pense que plus on a de l’estime de soi, plus on peut avoir confiance.

    Je sors d’une réunion où on faisait le retour sur notre gala du Mérite étudiant et ce qui est ressorti principalement c’est que nos étudiants ne s’inscrivent pas, car ils ne se croient pas méritant. En doutant de nos forces, on perds de la confiance.

  • #27 Kila le 10 juin 2009 à 17 h 01 min

    Et bien juste pour dire que l’avis que les autres peuvent avoir sur nous n’est en aucun cas lié à la stature ou à la carrure. C’est notre histoire qui fait que on a ou pas confiance et qu’on renvoie donc une image plus ou moins positive de nous-même.

    Je suis un petit bout de femme d’1m 48 et je renvoie toujours l’image de celle qui n’a besoin de personne, bien dans ses basket, vie sociale hyper remplie… Je renvoie tellement cette image à tous que le plus souvent je suis seule, les gens ont peur de me déranger dans cette vie qui parait si remplie, si bien, si à l’aise…. Quel leurre je renvoie (yais) aux autres?!

    Même mes meilleurs amis étaient loin de savoir celle que j’étais vraiment dans le dedans, vivant la solitude comme un carcan. Eux qui me croyaient si épanouie. Arf!!!

    Et puis, les deux dernières années et demi ont été un véritable enfer pour moi, j’ai été confronté à des situations qui m’ont ébranlées et la belle image que je donnais s’est cassée, les autres m’ont découverte…. Ils ont été scotchés de me savoir aussi peu confiante. La réaction face à une kila défaite était toujours la même : « non!! pas toi??? Impossible que tu n’aies pas confiance en toi, tu es la personne qu’on connaît qui à l’air la plus sûre d’elle… » Moi aussi je suis tombée de haut, je croyais que tout le monde savait qui j’étais, à me poser 100 000 questions à la minute, à ne pas oser aller vers etc…

    Est si l’image s’est brisée, c’est parce que je l’ai bien voulu, parce que enfin j’ai su montrer celle que j’étais. Avec tout un tas de maladresses bien sûr, mais aujourd’hui après 2 ans et demi de recherche dans les trèfonds de mon inconscient (comprendre une thérapie), je pense avoir résolu une partie du problème. Je sais que j’ai des qualités, j’essaie de m’en servir, de les mettre en avant… et je sais aussi mes défauts, je ne tente plus de les cacher, j’apprends à les retourner en ma faveur, tranquillement.

    Mais le plus gros « truc » que j’ai appris, c’est à demander de l’aide, à inviter, à proposer, à dire ce que je ressens, à solliciter quand je me sens seule et abandonnée…
    Si on garde la face, qu’on fait comme si tout allait bien et en restant dans son coin et attendant qu’on vienne vous chercher , ben c’est pas gagner.

    Quel soulagement tout ça… Mais la route est longue… et fût une période où je disais moi aussi « jamais je ne m’en sortirai ». Puis finalement, si, on s’en sort ;-)

    Molly: moi c’est un peu l’inverse j’ai plutôt été rabaissé et ce que je faisais n’étais jamais assez bien, beau… S’il m’arrivait « un pépin » je m’entendais dire : « mais qu’as-tu encore fait pour qu’il t’arrive ce truc-là?? ». C’était toujours ma faute, selon ma mère ce n’était jamais les autres qui avaient pu faire ou dire une bêtise. Qu’est-ce que j’aurais aimé qu’on me défende, qu’elle me dise « laisse tomber ce type est un con », « tu es jolie ou intelligente »… Mais non, ça jamais :-(

    Quelque soit ce que font les parents ils ne peuvent jamais savoir les répercussions que cela aura sur leur enfant. Ils font, comme ils le sentent, et parfois ben ils se plantent! Ma mère voulait sûrement que je sois forte, que je me surpasse, les tiens voulaient te protéger. Dans les deux cas, ils ont eu faux, mais bien malgré eux ;-)

  • #28 Deilema le 10 juin 2009 à 17 h 56 min

    Houlà, la confiance en soi, vaste sujet…

    Pendant très longtemps, je n’ai eu aucune confiance en moi, j’étais très stressée et angoissée, et mon aspect physique le criait à qui voulait l’entendre.
    Pour moi, c’était un gros inconvénient, mais à te lire, je me rends compte que c’était aussi un avantage.

    Depuis plusieurs années, ça va mieux, j’ai appris à surmonter ma timidité, j’ai arrêté de courir après des types inaccessibles… et j’ai pris 10 kg.
    Mais j’ai toujours peur que les gens ne voient en moi que l’ex petite maigrichonne complexée que j’étais avant.
    Et j’ai toujours de gros souci avec tous ceux qui représentent une sorte d’autorité paternelle, mais ça, c’est une autre histoire :((((

  • #29 Virginie – Québec le 10 juin 2009 à 18 h 03 min

    C’est certain que c’est différent pour tout le monde, Je projetais tellement l’image de la fille forte qu’une fois, une de mes amis me demande de l’aide pour un projet, je n’étais pas à l’aise, mais je dis oui, sachant que lui est toujours à son affaire et que ça va être plaisant. Et bien arriver sur place, on fait notre affaire, ca roule comme un charme. à la fin,. il me remercie de ma présence car sans moi il ne l’aurait pas fait. Et oui, les deux on l’avait fait car on croyait plus en l’autre qu’en soi même. Comme quoi ca peut faire avancer.

  • #30 catialine le 10 juin 2009 à 20 h 22 min

    Comme ce sujet nous parle, évidemment ! Nous avons toutes nos façons d’affronter le manque d’assurance, d’où qu’il vienne ; moi, c’est à la manière de Kila que je m’identifie : rien à voir avec la taille, ni peut être même avec mes autres complexes de poids ou je ne sais quoi, mais vraiment avec la carapace.
    La mienne est faite d’une apparente assurance qui cache une vraie angoisse, un problème avec la figure paternelle et sa reconnaissance, une impression d’être stupide la plupart du temps masquée sous des dehors de fille sociable. Mais la jeune femme timide de mon adolescence est toujours là, tapie, fragile, derrière ces yeux fardés de smoky :-) Je crois pour mon cas que cela a beaucoup à voir avec ma place de 2e dans la famille, et le fort caractère de mon ainée, artiste, brillante et… jolie ! Je me suis coulée dans un moule construit en opposition avec elle, ce n’est peut être pas le moule qui m’était « destiné »… Mais aujourd’hui, c’est la personne que je suis, et celle-là, sa vraie force, c’est son empathie, sa conscience de la fragilité des autres, et ça, Virginie – Québec, tu l’as et c’est riche !

  • #31 Elte le 10 juin 2009 à 21 h 13 min

    J’ai l’impression que c’est très féminin le manque de confiance en soi. En ce qui me concerne, ça me pourrit bien la vie! Toujours vouloir en faire plus pour vouloir être à la hauteur… mais à la hauteur de quoi? De qui? Et pour quoi faire? Ca n’intéresse personne à part moi-même. Il n’y a que moi qui vois les efforts dépensés, pour les autres, la plupart du temps cela passe inaperçu, ils ne sont pas à nous jauger en permanence.

    Le manque de confiance en soi, paradoxalement, c’est empreint chez moi d’un gros nombrilisme: l’impression que les projecteurs du monde entier sont rivés sur moi, à l’affût de mes erreurs, de mes fautes, de mes turpitudes, de mes lacunes, alors que non, je n’intéresse pas le monde entier à ce point ;-))

    Kila: j’ai tendance à faire comme si tout allait bien. Je me plains pas, je dis oui à tout, j’encaisse et je répare, sans moufter. Et quand je te lis, je me dis qu’en fait c’est bien con!

  • #32 Elte le 10 juin 2009 à 21 h 16 min

    Nathanaelle: Rho oui c’est vrai! Je suis vachement dure avec moi-meme!

    Mais comment ça se fait qu’on se fait du mal comme ça??

  • #33 catialine le 10 juin 2009 à 21 h 56 min

    Elte: tout à fait moi cette histoire d’égocentrisme teinté de parano :-)

  • #34 Kila le 10 juin 2009 à 22 h 11 min

    catialine: « une impression d’être stupide la plupart du temps masquée sous des dehors de fille sociable. » Raaah! comme cette phrase me parle :-)
    Egocentrisme teintée de parano, mais oui c’est exactement ça !!!!

    Mais depuis que j’ai dit à mes proches ce que je ressentais, ils m’aident, et me renvoient que non je ne suis pas stupide! Et je crois bien que je commence à les croire ;-)))) Et du coup la roue se met à tourner dans l’autre sens, au lieu de mettre en place une stratégie de l’échec je mets en marche la stratégie de la réussite. J’ose des trucs, et dingue… le ciel ne s’écroule pas sur ma tête. Et quand je fais/dis une connerie, pareil rien de grave n’arrive. Comme si je redécouvrais la vie.

    Je souhaite à toutes la même chose, franchement.

  • #35 Elte le 10 juin 2009 à 23 h 17 min

    Parmi les gens qu’on trouve confiants en eux-même, qui sont ceux qui se prennent en réalité la tête comme nous ici ? ;-))

    J’suis sûre qu’on serait drôlement surprises!

  • #36 Dinette le 11 juin 2009 à 1 h 35 min

    J’ai parcouru les commentaires… il est un peu tard là!

    Mes proches me disent que je devrais être sous perfusion de confiance en soi. J’en manque terriblement même si le fait que je prends la parole en public sans aucun problème engendre chez certains l’impression contraire.

    Je suis à la période fin des (trop) longues études universitaires / début dans la « vie active » et ce manque de confiance en moi me porte préjudice. On me trouve maladroite. Je peux construire dans ma tête un discours construit, raisonné, argumenté et restituer à mon interlocuteur des propos dignes de la vivacité intellectuelle d’une huitre.

    Mais ce que j’ai remarqué, c’est que ce petit « souci » dépend de qui est mon interlocuteur. Face à certains, je suis décontractée, vive, même pertinente et intelligente parfois. Face à d’autres, je suis stressée, j’ai 13 ans et demi, je finis pas mes phrases, je suis complètement à côté de la plaque. Je vous rassure, j’ai déjà saboté des oraux à la fac comme ça. C’est bien simple, ya pas de demi mesures dans ces cas, soit j’ai 18, soit j’ai 10. et cela n’a rien à voir avec comment je me suis investie dans la matière.

    Tout ça pour dire que oui, pour moi, ça a à voir avec ceux qui nous regardent. Mais ça a à voir avec tellement de choses aussi (genre j’y mets la féminité et la fatigue)…

    Et puis j’ai parlé du côté « professionnel » parce que c’est ce qui me préoccupe le plus en ce moment mais évidemment, si c’était que là, ce serait (plus) simple ;-)

    Merci pour ton texte Virginie!

  • #37 Super Marion Bros le 11 juin 2009 à 2 h 10 min

    Deilema: Ah l’autorite paternelle! Je fais sans doute un raccourci psycho de comptoir mais le regard de nos parents (et de notre pere quand on est une fille) determine quand meme pas mal le taux de confiance en soi avec lequel on part dans la vie.

    Personnellement, je n’ai pas de gros problemes de confiance en soi. Sans glousser chaque jour devant ma somptuosite intellectuelle et physique, je suis sure que si je veux, je peux. Et je pense que mon pere tres tres aimant et souvent admiratif devant ses trois filles ainsi qu’une maman plus stricte mais qui nous a toujours dit « ne vous sentez JAMAIS coupables. » et « Faites tout ce que je n’ai pas fait. » sont vraiment a la base de cette force car c’en est une.
    Comme toi, Virgine, j’ai travaille avec des adolescents ces trois dernieres annees et je me bats pour que les filles notamment se rendent compte de leur potentiel et ne se laissent pas arreter par une forme de « modestie » qui n’est rien d’autre qu’un manque de confiance en soi. Tu verrais les desastres -oui, je n’exagere pas- que ca donne au Japon. J’ai des eleves incapables de me regarder dans les yeux, de m’adresser la parole. Quand, au bout de 6 mois, ils reussissent enfin a s’exprimer, c’est une victoire! Mais la, c’est la societe tout entiere qui est en question…

  • #38 Virginie – Québec le 11 juin 2009 à 2 h 20 min

    Dinette: Tellement de rien Dinette. Ce texte était là pour cette raison

    Super Marion Bros: C’est certain qu’au Japon la différence est plus grande. Pour moi, jai une plus grande facilité d’approche avec les gars. J’ai mon groupe de socioculturel, mais aussi tous les sportifs qui viennent me voir juste pour jaser, juste parce quils savent que je vais les écouter et jouer la grande soeur, leur donner des conseils, qu’ils ne veulent pas toujours entendre, mais que je leur rentre dans la tête peu à peu. J’aime ma job pour ce contact avec les jeunes. Pour toute la confiance en moi qu’ils peuvent me donner sans qu’ils le sachent. C’Est beaucoup

  • #39 Inna le 12 juin 2009 à 17 h 02 min

    Hélène:

    coucou helene ;)

    je suis une lectrice de l’ombre mais néanmoins assidue!
    merci de l’accueil

  • #40 Hélène le 12 juin 2009 à 17 h 45 min

    Inna: je t’en prie ;-)

  • #41 Véro la Bisontine le 12 juin 2009 à 18 h 03 min

    Je voudrais ajouter mon petit grain de sel à cette discussion passionnante…

    Dans une période difficile, une « connaissance », qui me voyait patauger, m’a dit : « on produit ce que l’on redoute ».
    J’y ai réfléchi, et j’y repense souvent, depuis.
    Déjà, n’étant ni juge, ni partie, cette personne était parfaitement objective, sans y mettre plus d’affectif que ça.

    Cette phrase ne s’applique évidemment pas en toute circonstance, on est d’accord.

    Par contre, le fait de ne pas se sentir à la hauteur, engendre souvent un mauvais résultat.
    Si l’on se dit, « je fais comme je peux, avec mes qualités et mes défauts, je m’applique, et ça peut marcher », il me semble que l’on appréhende la difficulté autrement.
    Et que si le résultat n’est pas bon, notre conscience n’est pas (trop) mise à mal.

    C’est comme cela, à mon sens, que la confiance en soi peut grandir…

  • #42 Camille Laperle le 6 décembre 2012 à 17 h 32 min

    Je lis ton article, Virginie, quelques années en retard mais il est toujours d’actualité. Il confirme ce que je perçoit dans la réalité quotidienne… du jugement, du déni, de la peur… Ce n’est pas facile (ni rapide) acquérir cette chère confiance en soi mais je crois sincèrement que c’est possible pour chacune d’entre-nous avec des efforts. Merci d’avoir partagé ton histoire !
    Camille

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