Je suis une grande fille, maintenant, par Marine

12 novembre 2008

tanjore_ecolieres.jpg« Ca y est, je l’ai fait.

Le 9 mai, je donnais naissance à mon premier bébé. Capucine. La plus belle chose qui me soit arrivée au monde. Ca sonne un peu creux ? Déjà vu ? Banal ? Tant pis, c’est vrai.

Du jour où j’ai appris la nouvelle de ma grossesse (après un an d’essais !) jusqu’au moment où l’on m’a posé ma fille sur le ventre, j’ai vécu la grossesse comme un voyage, une véritable aventure.

J’étais heureuse, fière, mégalomane !

« Eh oui, pensais-je en croisant les passants dans la rue, vous ne le voyez pas, mais je suis en train de fabriquer un bébé, moi ! Mon corps fait un truc magique, et vous me devez respect et admiration ! »

Les hauts, les bas.

Les « vous avez une chance sur deux que le fœtus tienne » à un mois de grossesse. La peur de perdre ce petit être d’un centimètre, après tout le mal que j’ai eu à le faire venir !

Et puis, ce battement minuscule et pourtant déjà imposant à l’échographie. Il est toujours vivant !

Ma Capucine, heureusement que tu t’es accrochée, tu es tellement belle !

Les nausées, l’extrême fatigue, l’angoisse du premier trimestre.

La première échographie : je vais enfin m’investir, me projeter dans l’avenir. Mon bébé tient.

La sage-femme aigrie : « Vous êtes énorme, vous ne retrouverez jamais votre ligne d’avant, ce sera dur de vous regarder dans la glace » (15 kilos en tout, pourtant, et reperdus en quatre mois !)

La soi-disant très bonne amie, à l’annonce de ma grossesse : « c’est bon, moi aussi je peux faire un enfant, on ne va pas parler ovaires toute la soirée »

Le beau-père sans enfant : « et vous allez régulariser ça quand ? »

La collègue : « vu comme tu as l’air épanouie, ça ne peut être qu’un garçon ! » (sic)

Mais surtout, tous ces amis qui se sont confirmés, voire révélés !

Tous ces commentaires, ces encouragements, ces regards… font partie de ma grossesse !

Et les mouvements, grandissants, qui deviennent au fil des semaines des vagues sur mon ventre. Peut-être que je ne les revivrai plus. Profiter de la chance d’être une femme !

Me voilà, pour un temps devenue animale. Mon corps, mon ventre, mes seins, moi. 9 mois pour me recentrer.

Brocolis, épinard, lentilles, asperges. A midi, au goûter au dîner. Les fraises, très peu pour moi.

Je l’aime déjà si fort, ma fille !

Le ventre qui devient énorme. La fatigue. Les leggins. Le jus de tomate à l’apéro.

Sur mon ventre, enfin. Douleur et bonheur. Les angoisses de la grossesse disparues. Plus de questions, de tourments. Maintenant, on vit, on est deux. Mes seins qui saignent. Je m’accroche.

Le regard de ma fille sur moi. Et le papa.

J’ai pris une confiance en moi que je n’aurai pas imaginée. Je ne m’inquiète plus, je gère le quotidien, je n’éprouve pas de culpabilité. Je sens que je serai la meilleure des mères ! Louve. Animale, toujours.

Je viens de reprendre le travail. Je croyais que je n’y arriverai pas. Comment quitter mon bébé, avec qui j’ai fait corps pendant ces 9 mois, puis pendant tout le temps de mon congé maternité ? Comment accepter qu’une autre femme s’occupe d’elle ? Pourquoi tout ça ? Quelle logique à faire un enfant si c’est pour l’abandonner 10 heures par jour ?

Et finalement, j’y arrive. Comme toutes les femmes qui travaillent. Assumer.

Je viens de faire un bébé, chose à la fois banale et magique. Si vous saviez comme je suis fière !

Signé : Marine »

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Ô toi, lectrice !

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185 commentaires

  • #1 Stéphanie (mais une autre) le 12 novembre 2008 à 8 h 08 min

    C’est adorable :-)
    Félicitations à toi pour ta petite merveille et bonne route à vous tous.

    (Tu n’as pas eu les inconnus qui te touchent le ventre « comme ça » parce que ça porte bonheur ? J’ai toujours trouvé ça d’une goujaterie sans nom)

  • #2 Sophie le 12 novembre 2008 à 8 h 31 min

    Ouah, comme tu me renvoies aux deux plus beaux évênements de ma vie qui ont eu lieu il y a maintenant longtemps…
    C’est magique, c’est beau tout ce que tu as écrit et en même temps tellement vrai !!
    Pleins de belles chose à ta petite famille

  • #3 Laly le 12 novembre 2008 à 8 h 46 min

    C’est drôle comme d’une femme à l’autre on peut vivre les mêmes événements d’une façon tellement oposée !
    Quand je te lis, j’hallucine, limite j’ai du mal à y croire tellement c’est loin de ce que j’ai moi même ressentie ( mais je te crois hein ;-) ) ! D’ailleurs, si je t’avais lu il y a 4 ans, aprés la naissance de mon fils, ça m’aurait vraiment culpabilisé à mort…
    Par contre, on se rejoint sur une chose: la grossesse, c’est merveilleux :-)
    Ca fait un moment que je me dis que je devrais envoyer mon « témoignage » à Hélène, et ce matin je me dis qu’il faut vraiment que je le fasse, pour dire aux femmes qui vivent mal la naissance de leur enfant que ça fera pas d’elle une mauvaise mère pour autant…

    ps : je me rends compte que mon comm peut -être mal interprété, donc j’insiste sur le fait que je trouve le témoignage de Marine vraiment beau ( tu as beaucoup de chance Marine :-) ), mais il faut savoir que ça ne se passe pas tout le temps comme ça :-)

  • #4 ab’glam le 12 novembre 2008 à 8 h 47 min

    Je suis toute retournee par ton temoignage, tes mots transpirent le bonheur d’etre mere. Felicitations!

  • #5 eugénie le 12 novembre 2008 à 9 h 00 min

    Bon ben moi comme je suis enceinte de bientôt 7 mois, je suis un peu sensible et me voilà avec la larme à l’oeil derrière mon écran …! c’est très joli et jusqu’au stade où j’en suis, je me reconnais tout à fait …

  • #6 Tizou le 12 novembre 2008 à 9 h 02 min

    C’est beau…
    Félicitations!!

  • #7 Ségolène le 12 novembre 2008 à 9 h 10 min

    Très beau témoignage.

    Je rejoins le commentaire de Laly (3). Si ma propre mère ne m’avait pas dit quelques jours avant la naissance de mon fils « tu sais, si tu ne te sens pas mère tout de suite, ce n’est pas grave. Cela viendra. », je crois bien que j’aurais sacrément culpabilisé. Autant j’ai adoré être enceinte, autant une fois le bébé né, j’avais du mal à réaliser que c’était le mien, qu’on allait pas me l’enlever…
    Je me suis sentie mère petit à petit, il nous a fallu le temps de nous apprivoiser. Il a désormais 3 ans et nous sommes extremement proches (d’autant plus que je suis maman solo).
    C’est merveilleux quand cela se passe comme pour Marine. Mais ce n’est pas grave si cela prend plus de temps. Apprendre à se connaître, c’est de toute façon une aventure.

  • #8 double plus good le 12 novembre 2008 à 9 h 12 min

    Marine, ton texte est très beau, j’ai ressenti la même chose que toi, la fierté en moins.
    J étais surtout très étonnée de voir à quel point le corps féminin peut bien faire son boulot.
    Et dans les commentaires malveillants, je me souviens de « hin, hin, là tu en prends pour vingt ans… » No comment.

  • #9 Capucine le 12 novembre 2008 à 9 h 37 min

    Marine, ton texte est très beau.

    Oui, que la grossesse se passe bien ou pas, ces 9 mois sont vraiment particuliers dans la vie d’une femme et le bout du tunnel, la naissance, ne se passe pas toujours forçément comme on l’avait imaginé…Et parfois cela peut être très différent d’une grossesse, d’un enfant à l’autre…

    Mais ton bonheur, Marine fait plaisir à voir (lire !!!)

    Bisous à ta poupée.

    Capucine, mon pseudo, c’est ma petite fille de 15 mois, mon petit bonheur ^ _ ^

  • #10 coxynell le 12 novembre 2008 à 9 h 43 min

    Félicitations! Je vous envoie de gros bisous virtuels, à ta puce et à toi!!

    Même si tu ne m’as toujours pas donné envie de faire la même chose, ton bonheur fait plaisir à voir, il est communicatif même! Alors je vous souhaite plein de bonnes choses à toutes les 2 (au papa aussi, hein, je ne suis pas sectaire ;-)

  • #11 StefdeToulouse le 12 novembre 2008 à 9 h 43 min

    Waouh suis toute émue moi.
    Perso je suis à l’âge (26ans) où le désir d’enfant se fait de plus en plus présent, sans savoir vraiment pourquoi… il arrive, on s’attendrit sur les bébés, on se renseigne sur la grossesse, sur les soins aux bébés, sur les maternités etc.
    Mon ami n’est pas encore pret, mais oui j’ai abordé le sujet avec lui. nous avons deux ans d’écart (lui a 24 ans), donc je ne lui force pas le pas.

    mais ton témoignage est sublime et me confirme que malgré mes peurs, devenir mère j’ai hate de vivre ca, de vivre tout, les angoisses, les joies, la fierté, tout ce qui fait qu’on se sent vivant et heureux de donner la vie!

  • #12 Satinette le 12 novembre 2008 à 9 h 47 min

    Merci pour ton très beau texte, Marine. Je te rejoins sur toute la ligne, en fait je termine mon congé maternité aujourd’hui et retourne donc au boulot, avec pleins de doutes et d’interrogations, et puis le sentiment qu’une page se tourne avec la fin de cette période merveilleuse où j’ai eu mon fils avec moi pendant si longtemps (4 mois en Suisse). Vais-je donc y arriver, à être une maman qui travaille? Je suppose que tout le monde passe par là, mais pour l’instant c’est dur et je doute.
    Un peu surprise aussi de la part d’Hélène de lire ce témoignage aujourd’hui? Merci Hélène :)

  • #13 zalapabelle le 12 novembre 2008 à 9 h 47 min

    Alors ça nous arrive à toutes ce petit quelque chose de supérieur que l’on ressent pendant la grossesse ?

    J’avais lu un truc sur les femmes enceintes « Vous croyez qu’elle travaille, qu’elle rit, qu’elle mange. Vous vous trompez, elle est enceinte ! ».

    Je suis d’accord avec ce que tu évoques : la force que donne un bébé. Ils ont un ‘incroyable capacité à nous réconcilier avec nous-mêmes.

  • #14 betty le 12 novembre 2008 à 9 h 51 min

    Un bébé et rien ne sera jamais plus comme avant…Ils sont ce que j’ai réussi de mieux jusqu’à aujourd’hui….

  • #15 lolette le 12 novembre 2008 à 9 h 57 min

    Ton récit me parle aussi. Ma fille a 10 mois pile poil aujourd’hui et quelle grande aventure depuis !
    Ma grossesse, l’accouchement se sont hyper bien passés. Bien sûr, moi aussi, j’ai eu des angoisses, des petits désagréments quotidiens mais quel bonheur de sentir ce petit être grandissant en soi ! Je me suis sentie épanouie pendant toute cette grossesse, je me suis sentie femme, moi qui était auparavant « complexée » par mes attributs féminins.

    Après, c’était moins l’euphorie par contre : fatigue morale, kilos en trop durs à perdre, journée peu productive (à mon goût) avec les « cris-couches-bibs », sentiment de dépendance (je voulais me retrouver seule mais je n’arrivais pas à me séparer de ma fille), visites à la maison qui s’éternisaient… bref pas ce que j’imaginais et que j’avais idéalisé.

    Je me retrouve également dans le terme « louve » que tu as utilisé. Cet instinct animal de protection (surtout avec ma belle-famille avec qui je n’ai pas de superbes relations)… surprenant !! En fait, pas vraiment surprenant avec leurs commentaires à 2 balles « J’espère que ça sera 1 garçon » « oh, la relève est assurée » (mes beaux-parents sont commerçants) ou encore « oh qu’est-ce qu’elle ressemble à son papa », « elle dort beaucoup ? de notre côté, on aussi aime dormir »… RRRRR ! Attention, je rugis !!

    Donc même si au début, ça n’a pas été facile, je suis fière de ces 10 mois écoulés. Je m’affirme beaucoup plus, je me sens plus féminine et j’exprime beaucoup plus mes sentiments envers mes proches (j’ai été élevé dans une famille où les gestes, les mots affectueux n’étaient pas très présents voire bloqués au fond de nous). Maintenant, les « je t’aime de tout mon cœur de maman », je ne les compte plus !!

  • #16 dola le 12 novembre 2008 à 9 h 57 min

    Je trouve ton témoignage très émouvant Marine..

    Je suis moi-même mère des 2 enfants et j’ai aussi éprouvé de l’émerveillement dans la conception de la vie.
    Je n’ai pas ressenti le besoin de partager ça avec mes amis, mes proches, c’est ( et ça reste ) pour moi quelque chose d’extrêmement intime et je garde une sorte de pudeur ,c’est une aventure intérieure bouleversante et profonde mais dont je parle très rarement . Je ne sais pas trop pourquoi.

  • #17 Hélène le 12 novembre 2008 à 10 h 02 min

    Laly surtout n’hésite aps à m’envoyer ton texte, on ne parle pas assez des naissances et des débuts de maternité difficiles, or c’est très embêtant parce que du coup des tas de femmes culpabilisent comme des bêtes (ce qui rend les choses plus difficile encoer, comme si elles avaient besoin de ça, le pauvres).

    Oh eugénie, tu es choute ;-)

    Ségolène merci puor ton commentaire !

    Satinette il ne faut pas être surprise comme ça, cette rubrique vous appartient et vous y parlez de ce qui vous touche, tant que ça ne heurte pas mes convictions profondes (or ma conviction profonde c’est « pas d’enfants pour moi », mais les autres font bien ce qu’elles veulent ;-)
    Tu seras surprise les prochains mercredis aussi, j’ai eu une vgue de textes sur la grossesse et la maternité, tous différents ;-)

  • #18 thiphane le 12 novembre 2008 à 10 h 03 min

    Comme c’est étrange..ce que tu écris me parle énormément… enfin à moi il m’en manque une partie..l’accouchement..je suis a quelques jours voir quelques heures de la fin de ce voyage…parfois difficile parfois émouvant, j’en suis déjà nostalgique…..mais j’ai tellement hâte de vivre notre rencontre, de voir ses yeux à lui (c’est un petit garçon)….de le sentir (là je rejoins ton côté animal)…..merci Marine…

  • #19 Mamzelle M’ … aupin ! le 12 novembre 2008 à 10 h 03 min

    Très joli témoignage …

    Bon, moi perso j’ai détesté être enceinte mais je suis très fière du résultat ;-)

  • #20 Hélène le 12 novembre 2008 à 10 h 05 min

    « j’ai détesté être enceinte mais je suis très fière du résultat » : ;-))))))))))))))))))))

  • #21 mmarie le 12 novembre 2008 à 10 h 05 min

    Merci Marine, c’est très beau et touchant (et ça remue des choses chez pas mal d’entre nous, on dirait ;-)) La grossesse, la naissance et la suite : extraordinairement banal, et miraculeux.
    Merci Hélène d’ouvrir cette rubrique à ce témoignage aussi ;-)

  • #22 StefdeToulouse le 12 novembre 2008 à 10 h 06 min

    oh là là plein de texte sur la maternité, tu m’aides pas là Hélène, déjà que j’ai du mal à patienter que mon ami soit pret, si en plus je lis pleeeein de choses sur la maternité, je vais perdre la boule :)

  • #23 Hélène le 12 novembre 2008 à 10 h 06 min

    Ts ts, je vois que vous vous faites des idées sur moi les filles, je le répète, c’est pas parce que je suis contre tous ces trucs là pour ma vie à moi, que je vais faire blocus pour les autres ;-)))

    C’est une énorme partie de la vie de plein de femmes, c’est normal qu’eles puissent en parler ici, exacetment de la mêm façon que celles qui ne veulent pas d’enfants ont droit à la parole ;-)

    StefdeToulouse quand tu auras lu les deux prochains, tu seras peut-être moins pressée…

  • #24 lolette le 12 novembre 2008 à 10 h 06 min

    J’oubliais : merci Marine pour ce flashback et bonne continuation à vous 3 ! J’ai envie de citer une sagesse indienne :  » un enfant est le plus grand cadeau ».

    Merci aussi Hélène. Tu nous montres une fois de plus ta généreuse en publiant le témoignage de Marine.

    Bonne journée à toutes ! Mes couches m’attendent ;))

  • #25 Nicole le 12 novembre 2008 à 10 h 07 min

    Bonjour les filles, salut Marine!
    Tout d’abord, félicitation pour la naissance de Capucine! Je vous souhaite beaucoup de bonheur!!
    C’est un sujet tellement « personnel » que tu abordes là… Qui me touche beaucoup, déjà (maman de 2 ouistitis), mais aussi qui peut soulever des discussions très vives.
    La grossesse, la maternité… Quoique, ici, on n’est pas en train de juger si le désir d’enfant est ou n’est pas fondé, etc…
    Perso, j’étais prête dans ma tête dès mes 18/20 ans, j’attendais « l’homme » pour le faire.
    Je ne vais pas raconter ma vie, mais dès ma première grossesse, même si dans mon corps tout se passait bien, j’ai rencontré beaucoup de « cons » autour de moi… La situation financière du couple était loin d’être « correcte », mais la situation de couple était parfaite. J’avais marre d’entendre autour de moi « t’es sûre que c’est le bon moment? »… Mais mince, c’est à MOI et mon HOMME de juger!!! Pour nous, le meilleur moment c’est quand les deux sont prêts dans la tête, voilà.
    Oui, on a serré la ceinture, oui on a fat des concessions… d’un autre côté, avoir un enfant n’a jamais été pour moi un « signe extérieur de richesse ». Ma fille n’avait pas besoin de meubles de marque, de fringues de marque, de poussette dernier cri, etc… elle n’a jamais manqué de rien, surtout pas d’amour, et c’est ça le plus important.
    Malgré tout, 2 ans après on a recommencé… petit bonhomme est arrivé en plein forme, a réutilisé tout de sa soeur (sauf les fringues, bien sur..).
    Enfin, je divague…
    J’ai vécu 2 grossesses merveilleuses (avec des hauts et des bas, évidemment, mais tellement plus de haut que de bas!!), des naissances tranquilles, des bébés en forme et un papa heureux. Que demande le peuple??

    Bravo pour ton récit, ça fait chaud au coeur!!!

  • #26 Bidibulle le 12 novembre 2008 à 10 h 15 min

    Enceinte de bientôt sept mois, c’est avec une grande émotion que j’ai lu ton texte , touchant de simplicité et de bonheur dévoilé.Ca fait du bien d’entendre des témoignages de grossesse heureuse, malgre les aléas qui en font hélas partie, aujourd’hui ou il y a une mode du « Avoir un enfant c’est bien mais la grossesse ça craint » (ouais j aurais pu être publicitaire ^^); Parce que la grossesse ça fait partie du tout, on aime ou on aime pas, mais ce n’est jamais ni anodin, ni banal. Alors bravo pour Capucine, bravo pour ce cap réussi, bravo pour ta confiance en toi et bravo pour ce joli texte!

  • #27 Hotnspicy le 12 novembre 2008 à 10 h 18 min

    Salut les filles,

    J’ai 2 nains d’appartement et même si je les aime et les trouve merveilleux, ce n’est pas rose tous les jours. Loin de là.

    J’aime pas le coté guimauve des choses et pourtant je suis de nature optimiste mais la maternité et les enfants c’est pas que du bonheur, ne nous voilons pas la face.

    Non, je ne suis pas aigrie, j’ai d’ailleurs l’intention d’en pondre un troisième mais j’adhère pas au concept du tout merveilleux.

    Cela dit, vous en faites de très jolis récits ;)

  • #28 okatarinabella le 12 novembre 2008 à 10 h 19 min

    super beau texte marine…vi je pense qu’on est toutes plus ou moins des louves….
    moi j’avais droit à « il ne te ressemble pas du tout  » à la maternité….cool tu viens d’en baver pendant des heures et ça c’est terminé par une césarienne…..t’as la tête à l’envers mal partout mais j’ai aimé cette parole réconfortante !!! ;-)

    16 ans après j’y repense encore ….comme quoi ça marque….
    16 ans après ? ben il me ressemble grave comme toujours d’ailleurs….;-)
    16 ans après ? prête à remettre ça….les essais ne sont pas concluants pour le moment mais c’est pas grave….si ce bébé s’annonce il est le bienvenue et sera adoré dans cette grande maison avec son grand frère et sa grande soeur !!!

    bravo et profites profites à fond et ne laisse personne t’emmerder et te dire quoi faire avec ta pitchounette….
    bises
    oka

  • #29 Nicole le 12 novembre 2008 à 10 h 25 min

    @okatarinabella : « il ne te ressemble pas du tout » :-))) Tu verrais les miens… ils n’ont rien (mais rien!!!) de moi!!! Et c’est pas grave, ils sont beaux, et gentils (pas tout le temps, certes), et intelligents :-DDD

  • #30 lytanie le 12 novembre 2008 à 10 h 41 min

    Je voulais juste préciser quelque chose un an pour faire faire un enfant c’est la moyenne!!!
    Alors pour toutes celles qui lisent ce texte et qui espèrent elles aussi devenir mère, PAS DE PANIQUE, le corps n’est pas une machine, ce n’est pas un bébé quand je veux si je veux.

  • #31 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 10 h 42 min

    Marine, c’est un très joli texte qui me met en joie!

    Je fais partie des indécises quand aux enfants. Je meurs pas d’envie d’en faire et je n’arrive pas non plus à dire que je n’en veux définitivement pas. Il y a quelques années un psy m’a dit que je voyais ma propre mère comme tellement idéale (et c’est vrai), que je m’étais convaincue que je ne pouvais pas être à la hauteur, et que c’était parfois plus difficile d’avoir un excellent modèle que pas de modèle du tout. Et je crois bien que c’est une des grandes choses qui me retient: la peur de pas être capable d’assumer, d’être une mère égoïste et donc exécrable.

    Alors un texte comme le tient ça me réjouit! je me dis: voilà une fille qui a eu des craintes mais qui a osé et qui s’en sort, qui est arrivée à retourner bosser et qui assume. C’est chouette :-) Ca ne suffira sans doute pas à me faire prendre une décision mais ça rassure, d’une certaine manière :-)

  • #32 Crist-L le 12 novembre 2008 à 10 h 52 min

    C’est un très beau témoinagne ! Je comprends que cette période peut paraître un peu irréelle. Pour ma part, j’ai vite retrouvée le sens des réalités quand j’ai du me retrouver alitée à l’hôpital pendant plusieurs semaines (j’attendais des jumeaux qui ont eu la bonne idée de venir avec 1 mois et demi d’avance mais pour se faire pardonner, ils sont nés le jour de Noel).

  • #33 lily le 12 novembre 2008 à 10 h 55 min

    Juste un mot : Lullaby77, ton com me touche au plus profond…

  • #34 mmarie le 12 novembre 2008 à 11 h 02 min

    Hello again
    (sur le sujet je pourrais revenir 47 fois, mais je vais me retenir ;-)))))
    à propos de ce qu’on entend quand on est enceinte puis quand on a un enfant (comme quand on affirme qu’on en veut pas, d’ailleurs) :
    En ce moment je me dis qu’avec le temps j’écoute de plus en plus mon instinct – et ça me réussit ;-)
    J’ai enfanté relativement tard, pour plein de raisons sur lesquelles je ne vais pas m’étaler sinon le fait que mon désir d’enfant s’est révélé tardivement. Et je crois que ça s’additionne. Si j’avais eu ma fille à 25 ans, sans doute aurais-je été plus destabilisée, plongée dans le doute, par les innombrables réflexions que j’ai entendues, y compris des professionnels (et encore, Marine, j’ai échappé à la sage-femme aigrie et ai plutôt été entourée de soignants cools). Mais voilà, de ces avis multiples, souvent contradictoires, parfois sensés, parfois stupides, j’ai appris, et j’apprends chaque jour, à relativiser. Et à me fier à mon instinct. Voire plus encore à celui de mon bébé. (Un seul exemple parmi une foule : l’alimentation, qui cristallise tant de choses ; un nouveau-né, un nourrisson, un jeune enfant SAVENT quand ils ont faim, encore faim, plus faim, le tout étant de se mettre à l’écoute des signes et de leur faire confiance).
    * Ouh là, je suis sur la pente donneuse de leçons, non ? *

    Vous dites des choses très touchantes, toutes.
    Ce que j’ai compris, aussi, c’est qu’en devenant mère, et père, parent quoi, on redevient des débutants, pour toujours. C’est un peu angoissant mais vraiment formidable. Qu’est que j’apprends, tous les jours, de cette nouvelle petite personne !
    Et oui, j’ai peur de mal faire. Et oui, je peux me tromper. Et oui, il m’arrive d’être fatiguée, de me sentir impuissante. Mais je fais de mon mieux (qui n’est certainement pas une question de marques et de mode, je rejoins Nicole, vive la récup), avec ce que je suis et je ressens, au jour le jour.

    @Hélène : je ne m’étonnais pas de ce sujet chez toi, je te dis juste ma reconnaissance pour ton ouverture à toutes les paroles ;-)

  • #35 Véro la Bisontine le 12 novembre 2008 à 11 h 12 min

    @ Lullaby77 : je suis un peu comme toi concernant la maternité : je ne dis pas oui, je ne dis pas non….

    Sauf que pour ma part, le compteur des années est déjà très avancé, ce qui me rend très lucide sur le fait que les possibilités s’éloignent..
    Mais au delà de ça, certes je n’ai pas rencontré les bons mecs aux bons moments, je crois qu’il y a une raison beaucoup plus profonde…

    Je n’ai pas été très heureuse enfant (même si je n’ai manqué de rien), ma mère a développé une maladie récurrente suite à ma naissance (même si elle m’a rassuré sur le fait qu’à choisir entre se soigner et prendre le risque de me perdre, ou mal se soigner et me préserver, elle avait fait le bon);

    Alors le « blocage » s’explique peut être aussi par là.
    J’ai senti une responsabilité de sa douleur très tôt sur mes épaules, j’ai multiplié ma gentillesse à son égard, je suis devenue « adulte » très tôt…

    Bref, tout ça pour dire que le texte de Marine est très touchant, certes…je suis sensible aux joies et aux peines des autres, même si je ne me sens pas concernée…

    Et puis, Hélène nous a déjà fait la preuve d’une certaine ouverture d’esprit, alors c’est pas étonnant qu’elle donne la parole aux mères, elle est dictateuse, mais pas sectaire ! :))

  • #36 Nicole le 12 novembre 2008 à 11 h 16 min

    mmarie: merci :-)

  • #37 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 11 h 27 min

    @ Véro: j’ai 31 ans, ça n’est pas encore urgent mais le temps passe… et je suis toujours célibataire! (ce qui n’aide pas à se décider).
    Mais ma mère m’a eue à 36 ans et donc j’ai pas de problème avec l’idée d’être une mère « âgée » surtout que de nos jours c’est vraiment courant d’avoir son premier enfant bien après 30 ans.
    Peut-être qu’inconsciemment j’essaye de reproduire son timing, en fait, c’est une question que je me pose souvent, est-ce que les choses vont devenir claires pour moi quand j’aurai l’âge où ma mère a enfanté la première fois?…

    Ce qui est terrible pour les indécises c’est qu’on n’a pas toute la vie et que si on ne se décide pas au bon moment, on pourrait regarder derrière soi à 45 ans en se disant que c’est trop tard et qu’on regrette vraiment. C’est un truc qui m’angoisse :-(

  • #38 Deilema le 12 novembre 2008 à 11 h 35 min

    Lullaby et Véro : vous voulez bien de moi dans votre club d’indécises?
    Moi non plus je n’en meurs pas d’envie pour le moment… mais plus tard, oui, ça fait partie de mes projets.
    Sauf que pour le moment, je suis assez angoissée à l’idée de « mal faire », de pas avoir le temps pour eux, et puis aussi, un peu, d’abandonner ma liberté (enfin, notre liberté, j’ai déjà le papa sous le coude ;)).
    Je pense que j’ai besoin de murir un peu avant !!!
    Mais pour le moment, le désir viscéral d’enfant, le truc qu’on est censées ressentir au plus profond de nos tripes, bah, euh, comment dire? Ca me passe au dessus…

  • #39 Athéna le 12 novembre 2008 à 11 h 38 min

    Plein de bonheur à vous trois !
    je m’étais fait des réflexions un peu semblables aux tiennes lors de la naissance de mon 3ème enfant : le personnel de la clinique voit çà tous les jours, c’est un phénomène naturel depuis 1 million d’années, mais après tout, la venue au monde de mes enfants, c’est trois jours seulement dans ma vie à moi.
    pour les réflexions, les conseils et les critiques en tout genre : il faut vous y faire les filles, je crois qu’il n’y a pas un sujet qui inspire plus les gens ; même si j’ai toujours été stupéfaite qu’une parfaite inconnue m’explique comment je dois élever mes enfants.

  • #40 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 11 h 40 min

    @ deilema: ouiii moi aussi, je veux dire j’ai connu des filles qui me disaient « si à 32 ans je suis pas casée je me fais inséminer parce que je me fiche de pas avoir de mec mais ile me FAUT un gosse » – ben ça ça me dépasse complètement.(enfin je juge pas, chacun fait comme il veut mais moi je ne suis pas comme ça)
    Pour moi, personnellement, un enfant n’aurait de sens que dans une histoire d’amour avec le père. L’envie qui prend aux tripes devait se trouver sur un chromosome dont j’ai pas hérité.

    (Désolée Marine, j’arrête d’envahir ton billet, promis)

  • #41 leolu le 12 novembre 2008 à 11 h 47 min

    Bonjour les filles,

    bravo pour ce texte, Marine, très bien écrit et tellement émouvant.
    me concernant, je n’ai jamais eu de désir d’enfant, jusqu’à ce que je tombe enceinte par accident (que je déteste ce terme…) à 30 ans et là, mon désir de maternité s’est totalmeent réveillé, à tel point, qu’à peine j’avais accouché, je pensais déjà au prochain.
    Bien que je me sois arrêté à 2, je rêverai d’une grande famille, peut-être celle que je n’ai pas eu, étant fille unique.

  • #42 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 11 h 56 min

    Ahhh, la maternité et les enfants… Vaste sujet…
    J’ai adoré être enceinte, je n’ai pas été malade et j’étais même plus en forme que dans mon état « normal ». Une certaine pêche, beaucoup de vitalité.

    Par contre, les accouchements, on oublie, please. Et après, la pêche et la vitalité se sont envolées assez rapidement ;-)))

    Bien sûr, c’est génial d’avoir des enfants mais je rejoins assez Hotnspicy et j’affirme que ce n’est pas rose tous les jours…
    Et pourtant l’envie d’un troisième vient me chatouiller de tems en temps. Va comprendre !!!

    @ deilema : je te rassure, pas d’envie viscérale chez moi non plus ;-)

  • #43 Deilema le 12 novembre 2008 à 11 h 58 min

    Lullaby : j’en connais aussi des filles comme ça… et des fois je me dis que ces copines-là seraient mieux avec mon mari, qui a vraisemblablement hérité de ce chromosome, que moi.
    D’ailleurs, quelque part, cette envie d’enfant chez mon mari me rassure, il y en aura au moins un de nous deux qui aura la fibre parentale ;)))

    Cécile de Brest, tu me rassures, tu n’as pas l’air d’être une marâtre pour autant ;)

  • #44 Véro la Bisontine le 12 novembre 2008 à 12 h 01 min

    @Lullaby77
    @Deilema : bon, les filles, d’accord pour le club, je veux bien prendre la place de « l’ainée » sur ce coup là, car voyez-vous, j’ai 41 ans, pas de maris, alors les indécisions font de plus en plus de place à une certitude….
    J’ai beau être futile et rigolote, il faut être lucide…..:))

  • #45 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 12 h 02 min

    @ Deilema : hi hi hi, va savoir ;-)))

  • #46 Sylvie8600 le 12 novembre 2008 à 12 h 05 min

    Marine, merci pour ce très beau texte qui permet de discuter de cette expérience à la fois si commune et tellement extraordinaire… Comme le dit Hélène, ça fait du bien de lire les bonnes comme les moins bonnes histoires, on se sent moins seule avec ses doutes :-)

    Pour les indécises, je peux vous dire que même en se classant dans les catégories de celles qui savent qu’elles veulent un enfant, bin y a encore pas mal de doutes! Nous, on en a très envie, on vient de décider de sauter le pas, et les méninges continuent de cogiter: « est-ce que je suis sûre sûre? est-ce que j’ai bien réfléchi? est-ce que je vais pas le regretter parce que j’ai pas bien mesuré ce que ça impliquait? est-ce que je vais pas vouloir le rendre après les 3 mois de période d’essai? comment ça, y a pas de période d’essai??? » :-)))))

    Donc encore merci pour cet espace d’échange :-)

  • #47 Deilema le 12 novembre 2008 à 12 h 11 min

    Oui, merci Hélène pour ces échanges, c’est vraiment génial et unique :)

    A voir toutes mes copines accoucher les unes après les autres ou hurler leur désir d’enfant, je me sentais un peu seule avec mes tripes qui ne crient rien du tout (enfin, si, là tout de suite elles crient famine), et mes doutes et questionnements perpétuels !

  • #48 Nicole le 12 novembre 2008 à 12 h 17 min

    Re-
    Oui, l’indecision (ou le doute) on la confronte tout le temps… même quand on est sûre!!! Je me souviens, le 1er jour à la maternité, de passer des heures à regarder ce bébé, mon bébé, et me demander « qu’est-ce que j’ai fait??? ».
    Par contre, un truc qui me dérrange un peu, c’est quand on me parlait de ma liberté « perdue ». Remarquez, ce genre de remarque me vennait sourtout de gens sans enfants… Evidemment, au début on sort moins, on est crevées, on cocoone… mais dès que mon petit bout a été assez grand pour être gardé le soir, la vie a repris son rythme!
    Je n’étais pas une « grosse sorteuse », mais on a toujours eu une vie sociale assez active. JAMAIS on s’est empeché d’aller diner chez des copains, ou de recevoir à la maison, à causse du/des bébé(s)!! Bébé sous le bras, lit parapluie et zou!
    Pour des sorties entre grands, eh bien, les baby siiters sont là pour ça! :-)
    Aujourd’hui, je reçois des commentaires plutôt positifs quand à notre vie sociale, on sort quand on veut, on s’arrange, on invite… on est parents, certes, mais aussi mari et femme, et surtout, surtout, Nicole et Homme…. (on l’oublie trop souvent, je trouve) :-)

  • #49 Chichou92 le 12 novembre 2008 à 12 h 19 min

    C’est un très joli texte, très émouvant…je te souhaite beaucoup de bonheur !

    Devenir mère ce n’est pas simple comme certaines le disent…c’est terrible à dire mais ma première fille, je n’en voulais pas. Elle est née prématurée, dans des conditions difficiles, elle était marquée, sa tête déformée…j’ai eu peur ! il m’a fallu quelques jours avant que nous fassions connaissance.

  • #50 mmarie le 12 novembre 2008 à 12 h 21 min

    @Deilema (et Véro la Bisontine, et Lullaby) :
    Ah ben oui, le désir d’enfant peut ne pas venir en premier chef de la mère potentielle, j’en suis la preuve ;-)
    En fait, à vous lire, je dirais que vous avez envie d’avoir envie de faire un enfant (c’est peut-être caricatural, si oui pardonnez-moi), et je trouve ça joli, attendrissant, mais aussi symptomatique du doute qu’induit une société où on est sans cesse prié de rentrer dans des cases.
    De célibataire au long cours, nullipare et sans projet de maternité (au point qu’on s’abstenait le plus souvent d’aborder le sujet à mon propos), je suis passée – assez soudainement en fait – à la case en couple puis future mère puis « la maman de … » (appellation régulière, dans un tas de circonstances ;-) mais pas exclusive heureusement)
    Certains s’en sont étonnés, ça en a « rassuré » d’autres. Grand bien leur fasse. Pour ma part, c’est mon parcours, et j’avance.

    Bref. Tout ça pour dire, les filles du club, que je comprends vos interrogations, y compris bien sûr quant au temps qui passe, même si dans mon cas (de fille qui a pourtant tendance à cogiter à outrance et à hésiter sur tout) ces questionnements-là étaient très peu présents : l’évidence de l’envie est arrivée un peu sans préambule.

    Arf, je patauge dans mes explications.

    Nicole, j’aime bien ce que tu dis de la liberté.
    Là aussi, il y a les faits, certes, et il y a des choix.
    Devenir parent n’abolit pas toute vie sociale – ni toute vie d’amoureux -, dieu merci.

    Là-dessus, je vais me faire une banane ouverte ;-))

  • #51 Nicole le 12 novembre 2008 à 12 h 24 min

    @mmarie: oui, je pense aussi que c’est un choix… tout comme continuer ou pas à travailler… De toute façon, avec un mari musicien, il était hors de question que je devienne « bobonne-qui-attend-sagement-à-la-maison » alors que j’avais toujours été « groupie-number-one »!!!! non mais!!!!

  • #52 boubou le 12 novembre 2008 à 12 h 27 min

    Ton article m’as emerveillé ! Quel belle histoire :) je suis très contente pour toi en tout cas c’est une belle leçon de vie que tu nous a enseigné ;) BRAVO !!!

  • #53 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 12 h 31 min

    @ Nicole : oui bien sûr il faut continuer à avoir une vie sociale mais parfois ce n’est pas si simple…
    Parce que si la soirée te revient à 100 euros (baby-sitter+sortie), ben tu vas les espacer, ces soirées…
    Et jusqu’à très récemment, je n’ai pas oser confier mes enfants à de parfaits inconnus.
    Du coup, quand on a quitté notre région d’origine et que les grands-parents n’étaient plus à proximité, ça en a été fini des sorties.

    Pas si simple parfois…

  • #54 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 12 h 31 min

    @ mmarie: « mon cas de fille qui a pourtant tendance à cogiter à outrance et à hésiter sur tout » – tu dois être ma soeur jumelle ;-))

  • #55 Vicky le 12 novembre 2008 à 12 h 32 min

    C’est divinement bien écrit, à tel point qu’avec un texte comme celui-ci tu pourrais donner envie aux hommes de tomber enceinte :)
    Bienvenue à ta petite nouvelle en tout cas.

    Petite question : tu as déjà des projets pour ta fille, (du genre je veux qu’à 10 ans elle tienne son blog, fasse de la danse pop, et joue du piano) ? ou plutôt no stress elle vient juste de pointer le bout de son nez…

    Vicky

  • #56 alex le 12 novembre 2008 à 12 h 32 min

    C’est un très beau texte marine ;-) et je me projète tout à fait dedans… Emma est MA ptite merveille de 5 ans et rien qu’à l’idée d’une 2ème merveille, de recommencer la même aventure (en espérant qu’elle soit aussi belle !) : je suis la plus heureuse.

    Comme je te comprends :-)

  • #57 Nicole le 12 novembre 2008 à 12 h 47 min

    @Cécile de Brest: évidemment que ce n’est pas simple!!! On ne sort pas tous les soirs, loin de là, et bien sûr que si on peut faire des soirées « pas chères », c’est bien! Mais on s’octroye des petits plaisirs toute à fait compatibles avec la vie de famille, en tout cas, on ne fait pas particulièrement plus qu’avant, voire même un peu moins, évidemment, mais on en profite d’autant plus! Ce que je veux dire, c’est que je n’ai nullement l’impression d’abandonner mes enfants quand je vais au ciné avec Homme, par exemple. C’est aussi un peu de ça que je parlais au niveau de la liberté. C’est de ne pas culpabiliser de vivre SA vie aussi!
    Parfois la baby sitter n’est pas dispo et on ne sort pas, ou on sent que la soirée va être coûteuse,… c’est comme ça, mais on ne part pas du principe « j’ai des enfants, je ne sors plus ». Parce que de toutes façons, des soirées à 100 euros, c’est trop pour notre budget ;-)))

  • #58 mmarie le 12 novembre 2008 à 13 h 01 min

    Nicole, je plussoie à nouveau.
    Cécile, d’accord sur le coût soudain démultiplié d’une soirée, sur la difficulté de confier son enfant à la garde de parfaits inconnus, a fortiori quand il n’y a pas de grands-parents à proximité.
    Mais on cherche, on trouve des moyens de s’accommoder de cette nouvelle réalité.
    On peut aussi sortir séparément, père et mère, offrir à l’autre une soirée de liberté ;-)
    Mais je suis bien d’accord, rien de tout ça n’est complètement facile parce que « pas comme avant ». Cependant je crois qu’il y a moyen de trouver de nouveaux modes de fonctionnement sans faire exploser le budget. Par exemple nous sortons certes un peu moins à deux, mais nous recevons (modestement, hein) davantage. On a envie de voir des amis ? hop, on les invite. On a envie d’aller boire un verre ? hop, ça fait un but à la promenade du soir en poussette ;-)) Plus tôt bien sûr qu’on ne l’aurait fait avant, mais c’est possible, juste différent puisque les données ont changé.

    (Opération banane réussie, youpie)

  • #59 Laly le 12 novembre 2008 à 13 h 07 min

    Bon, je suis soulagée par le com de Ségoléne, mais aussi par qqs uns :-)
    Perso, personne ne m’avait dit que la connexion pouvait mettre un peu de temps à se faire, au contraire, tout le monde m’avait affirmé que c’était que du bonheur, et que quand on me poserait mon enfant sur le ventre, j’aurais le plus gros coup de foudre de ma vie…
    Ben, ça ne s’est pas passé comme ça.
    Néanmoins, je rassure tout le monde: il va avoir 4 ans, et je suis quand même d’accord pour admettre que j’avais jamais aimé comme ça avant ;-)
    Hélène, je te prépare mon texte bientôt :-)

  • #60 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 13 h 17 min

    @ Nicole : alors là, je suis d’accord, je ne culpabilise pas quand je sors et que je laisse mes enfants à la maison !
    Nous ne sommes pas QUE des parents, il nous faut aussi autre chose.
    Par contre, sortir l’un sans l’autre, le soir, c’est une chose qui ne nous branche pas du tout Chéri et moi…
    Oui, il m’est arrivé de partir faire une tournée shopping avec des copines et de le laisser à la maison avec les enfants, mais c’était en journée. Et il lui est aussi arrivé d’aller avec des copains voir un match de rugby au Stade de France (chose que j’aurais bien appréciée aussi d’ailleurs…) mais toujours en journée.

    On a notre mode de fonctionnement, faut croire !
    Mais depuis que nous sommes en Guyane, nous sortons beaucoup plus (d’abord dû aux obligations du métier de Chéri) et puis nous avons trouvé une baby-sitter formidable que les enfants adorent, ma fille me réclame même qu’elle vienne les garder.
    Mais c’est tout récent…

  • #61 Miss Lili le 12 novembre 2008 à 13 h 19 min

    Je suis toujours… gênée, en lisant ces textes sur la maternité. Non qu’ils soient inintéressants, ou mal écrit, bien au contraire, mais ils viennent probablement interroger chez moi quelque chose qui me gratte…

  • #62 Evy le 12 novembre 2008 à 13 h 37 min

    C’est marrant ça, Marine, Capucine… ça n’a pas fait tilt tout de suite. Et ensuite mais oui c’est bien toi ! Rigolo de se retrouver là !
    Ton texte est magnifique Marine, et j’ai vécu cette expérience 3 fois. Bon les grossesses même si sans soucis, je les ai trouvées trop longues, mais ça c’est mon coté impatient.
    Bon courage pour le boulot, je sais que c’est dur là bas.
    Bises
    Evelyne

  • #63 Nicole le 12 novembre 2008 à 14 h 20 min

    @Cécile: je comprends, nous aussi, au début, ça nous embetait… Mais assez rapidement (enfin, après la naissance du 2è singe) on a eu besoin chacun de son côté de voir ses potes. Du coup, on s’octroie en moyenne 1 soirée par semaine l’un ou l’autre (ce qui fait 2 soirs / mois chacun) de sortie seul.
    En ce qui nous concerne, ça peut être un pot après une répète (pour lui) ou une bouffe avec mes collègues du boulot pour moi, par exemple…
    Et les babysitters, on n’a jamais pris des complètes inconnues! C’est soit une baby sitter de quelqu’un qu’on connait, soit par ma boulangère/pharmacienne… on s’y retrouve, quand même!
    Courage!!!

  • #64 Athéna le 12 novembre 2008 à 14 h 28 min

    @Nicole et mmarie : tout à fait d’accord, aucune raison de culpabiliser de sortir quand on le peut; j’ai eu ma fille étant étudiante et j’invitais pas mal d’amis ; j’avais cependant la nette impression que mes camardes d’école d’ingé venaient plus pour elle que pour nous, histoire de pouponner par procuration !

  • #65 Nicole le 12 novembre 2008 à 14 h 33 min

    @Athéna: j’ai tellement vécu ça!! Je n’étais plus étudiante, mais j’étais la première de notre bande à avoir un bébé… hehehhe, bons souvenirs!!!

  • #66 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 14 h 52 min

    @ Nicole : oh mais ça va, hein ?? ;-)) Je dirais même que ça va bien mieux depuis que nous ne sommes plus en métropole. C’est dingue, il a fallu faire 8000 km pour y trouver notre compte ;-))

    Bon, j’arrête de raconter ma vie, ça n’a plus rien à voir avec le sujet ;-)

  • #67 Nicole le 12 novembre 2008 à 14 h 55 min

    @Cécile: tant mieux alors!!! cool pour vous!! :-)))

  • #68 Julie le 12 novembre 2008 à 15 h 03 min

    Marine, quel texte magnifique!
    Ca ma beaucoup emue et presque fait reflechir sur mon « non desir » d’enfants!
    Je suis encore jeune, mais je n’ai jamais ressenti cette envie, ce besoin qu’ont la majorite des femmes de faire des bebes!
    Je suis ravie pour toi et ta ptiote, profites bien de son jeune age: le temps passe si vite! (jai eleve mon frere jusqu’a ses 3 ans, il en a 11 maintenant et tout me parait si proche encore!)
    Est ce que quelqu’un peut m’expliquer comment arrive le desir d’enfant? Je m’inquiete parfois un peu sur ma feminite dans le sens ou je n’en ai jamais voulu?

    Encore bravo pour ton texte Marine, je ne pensais vraiment pas m’y interesser et tu m’as transportee!

  • #69 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 15 h 12 min

    @ Julie : la féminité n’a rien à voir avec le désir d’enfant, à mon avis !

  • #70 Sylvie8600 le 12 novembre 2008 à 15 h 15 min

    Julie, je ne pourrai pas te répondre sur le non-désir d’enfant, certaines le feront bien mieux mais une chose est sûre: ça ne remet absolument pas en cause ta féminité ;-) Ne te crois pas obligée d’avoir un enfant pour être une femme, ça va bien au-delà de la maternité :-)

  • #71 double plus good le 12 novembre 2008 à 15 h 16 min

    Julie, je ne sais pas si ça s’explique, le désir d’enfants.
    Ce qui est sur, c’est qu’avoir des enfants de nos jours relève plus d’un choix que si on remonte au temps de nos grand-mères, où la maternité semblait aller de soi, juste après le mariage. Ma mémé ne s’est jamais demandé si elle voulait des enfants ou non, la question ne se posait même pas.
    C’est peut-être pour ça que les filles qui osent dire qu’elles ne veulent pas d’enfants subissent tant de critiques ou d’incompréhension, il faut du temps….

  • #72 Marine le 12 novembre 2008 à 15 h 17 min

    ah je savais qu’il y aurait des commentaires!

    Mon texte parait très positif pour certaines, alors que d’autres y voient aussi les doutes que j’ai ressentis et voulu exprimer… la lecture est donc bien subjective!
    J’aimerais éclaircir donc ce point: oui, je suis Heureuse, comme je ne l’ai jamais été. Mais non, ce n’est pas facile tous les jours, et il y a eu (en encore) beaucoup de moments difficiles, de crises d’angoisse pendant la grossesse, ou de pétage de plomb après la naissance.
    Je n’ai pas été folle de ma fille dès les premiers instants, ça a mis quelques jours pour venir. Quelques heures après sa naissance, je la regardais en me demandant: « et qu’est ce que ça me ferait si elle mourrait maintenant? » « eh bien, pas grand chose, bizarrement, ça me laisserait au moins rattrapper mon sommeil ». et tous les jours, pendant une semaine, je me suis posée cette question en la regardant. Petit à petit, je voyais de plus en plus d’inconvénients à sa disparition éventuelle… pour arriver à un moment où la seule éventualité de sa mort serait le pire drame de ma vie.
    l’attachement ne se fait donc pas tout de suite, parfois on lui en veut à cette petite chose de nous prendre tout notre temps, toute notre énergie, on est irritable à cause du manque de sommeil… On est moche après l’accouchement, on a ventre comme si on était enceinte de 6 mois, et puis il faut retrouver la libido, et tout ça n’a rien d’évident…
    Mais c’est juste qu’en faisant le bilan coût-avantages… et bien la balance penche bien du côté Positif!
    Je crois aussi que les gens ont tendance à raconter les pires horreurs sur ce moment…alors que ce n’est pas non plus si insurmontable. D’où mon envie de l’écrire, et loin de moi l’idée de culpabiliser ou moraliser celles pour qui c’est difficile!

    Quant à être prête ou non…
    j’étais du genre, avant, à être en conflit avec ma mère pour des broutilles, cynique, humour noir et théories féministes, à toujours me poser mille questions, en ayant du mal à trancher et à AGIR. Je suis toujours la même, sauf que j’ai de moins en moins de certitudes, plus trop d’idéologies, je ne gamberge plus autant, j’ai plus confiance en moi. Je suis beaucoup plus dans le pragmatisme, et ce bébé, au lieu de m’angoisser encore plus, il me libère.

  • #73 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 15 h 22 min

    Avoir des enfants a remis en cause beaucoup d’idées auxquelles je croyais dur comme fer…
    j’ai même parfois changé d’avis du tout au tout.
    Je crois qu’avoir des enfants est un tel bouleversement que ça chamboule tout et que l’on est obligé de revoir nos théories…

  • #74 mmarie le 12 novembre 2008 à 15 h 34 min

    Marine, j’aimais déjà beaucoup ton billet, je l’aime encore plus à la lumière de ton commentaire ;-) De tous les commentaires d’ailleurs !

    Oui, c’est fou comme l’arrivée d’un enfant bouleverse, donc aussi relativise tout le reste. Et ça ne veut pas – surtout pas – dire que plus rien d’autre n’a d’importance.
    Comme tu dis, Marine, même si mille questions se posent et qu’on avance en terre inconnue, ça libère. Des problèmes se posent, évidemment. Mais des tas de choses se résolvent d’elles-mêmes.

    @Julie : en te promenant un peu sur MBDF, tu liras des débats passionnants sur la féminité, la maternité, et l’importance de ne pas faire l’amalgame.
    Moi, toute mère que je sois devenue, je me sens bien moins femme que nombre de mes amies et connaissances, dont certaines n’ont pas et n’auront pas d’enfant.
    Quant au désir d’enfant et comment il arrive, je dirais que – s’il arrive, car rien n’y oblige quiconque -, eh bien… il arrive. Pour autant de raisons que de cas, des plus viscérales au plus réfléchies. Ton désir d’enfant viendra s’il doit venir (et si oui je te souhaite qu’il s’exauce), ou pas, tu n’en seras pas moins femme, amie, amante et tout ce que tu désires d’autre.

  • #75 Nocléa le 12 novembre 2008 à 15 h 40 min

    C’est un très beau récit,Marine…et j’aurai sûrement aimé vivre mes grossesses de cette façon, mais moi j’ai détesté à chaque fois être enceinte…
    Je suis très heureuse d’avoir des enfants (j’en ai 3 !!), j’adore les voir grandir, s’épanouir, apprendre…
    J’aurai même aimé avoir plus d’enfants, 4 ou 5… mais les grossesses ont vraiment été des moments très désagréables – pas de problèmes graves – mais à chaque fois, 9 mois à me trainer, à être malade, à mal dormir…
    J’ai vraiment ressenti les accouchements comme des « délivrances », ce qui explique peut-être que j’ai tant apprécié les premiers mois de mes enfants et que j’ai tant aimé allaiter, là au moins j’ai profité de chaque instant !
    J’ai toujours un peu de jalousie quand je vois des copines enceintes qui pètent la forme et qui paraissent vivre les plus beaux moments de leur vie… pour moi, ça n’a pas vraiment été le cas…

  • #76 blabla le 12 novembre 2008 à 15 h 44 min

    @Julie : Mon très fort désir d’enfant n’est pas venu des tripes mais d’un point de vue presqu’un peu masculin : l’envie de laisser une descendance et le besoin de ne pas mourir seule. Tu vois, on est loin de la féminité !

    Bien vu ton texte Marine avec les petites phrases entendues pendant ta grossesse. allez, j’en rajoute une pour faire « rigoler » la gallerie : enetendu en réunion, deux jours avant mon cong’mat’ alors que je débatais avec vigueur d’un sujet boulot « arrête de t’énerver, blabla, tu vas faire du lait caillé » ……

  • #77 Hélène le 12 novembre 2008 à 15 h 44 min

    Lullaby77 (40) et bien moi je juge ce genre de chose, justement : faire un enfant toute seule et se foutre qu’il n’ait pas de père, ça relève d’un égoïsme monstrueux qui me choque profondément.

    Marine j’adore le 2ème paragraphe de ton commentaiere ;-))

  • #78 Miss Lili le 12 novembre 2008 à 15 h 50 min

    Julie > l’idée que la maternité est liée à la féminité est historique et biologique. mais nous sommes des femmes de notre époque et le temps où avoir un utérus=s’en servir pour faire des bébés est révolu. C’est à nous d’inventer notre présent.
    Avoir plein de liberté, c’est avoir plein de responsabilité.
    Dès lors, si pour toi, être femme ne passe jamais par la maternité, et bien grand bien t’en fasse. Et personnellement, je pense comme ça… jusqu’à ce que je change d’avis.

  • #79 Julie le 12 novembre 2008 à 15 h 51 min

    Marine, tu devrais faire de l’ecriture ta profession, tes 2 textes me touchent tellement!
    Je sais qu’il ne faut pas avoir d’enfant pour se sentir femme, je pense juste que la majorite des femmes veulent des enfants et que donc ca fait partie du package de la feminite mais effectivement je me trompe!
    Merci a vous toutes de me l’avoir fait realiser.
    J’adore ce que tu dis sur l’angoisse, parce que souvent l’idee d’un bebe m’angoisse plus qu’autre chose…..comme j’aimerais que ce soit la solution a mes angoisses de femme, de fille (de ma mere) ? Ceci etant dit, je refuse de faire un enfant pour calmer mes angoisses! Faire un enfant et l’elever correctement (correctement = selon ses propres criteres, propres a chacun et chacun fait ce qu’il veut) demande tellement de don de soi qu’on ne peut le faire pour une raison aussi egoiste……
    Encore bravo Marine pour ta lucidite! Bravo de voir que tes angoisses de femme se sont calmees avec l’arrivee de Capucine sans pour autant l’avoir faite pour ca!

  • #80 Hélène le 12 novembre 2008 à 15 h 53 min

    Julie je suis une des femmes les plus profondément féminines que je connaisse, et je ne veux pas d’enfants.
    Par ailleurs, tu fais bien de le rappeler, on ne fait pas un enfant pour calmer ses angoisses…

  • #81 blabla le 12 novembre 2008 à 15 h 56 min

    Je crois que quelles que soient les motivations, c’est toujours peu ou prou, par egoïsme qu’on fait un enfant. C’est pour nous qu’on le fait. Le petit bidule n’a rien demandé quelque part

  • #82 Julie le 12 novembre 2008 à 15 h 56 min

    Je plussoie avec Helene sur le manque de pere, un enfant ca se fait a 2! Fille de « fille mere » sans pere et sans famille, je suis une adulte hantee par mon enfance, un beau pere dont je ne veux pas et la rencontre de mon vrai pere a 19 ans!
    deplus, je pense qu’on a bien besoin des 2 bras de son mari quand ca va pas avec son enfant….ou avec le reste!

  • #83 Julie le 12 novembre 2008 à 15 h 59 min

    Helene, ne culpabilise tu jamais de ne pas avoir eu d’enfant? Je suis un poil plus jeune que toi et je ne peux m’empecher de me demander si je m’en voudrais un jour?
    Bien vu Blabla sur l’egoisme….alors les egoistes c’est ceux qui font des enfants pour eux memes ou ceux qui n’en font pas?
    Ma mere me dit que je suis egoiste car je ne veux pas d’enfants…..

  • #84 Hotnspicy le 12 novembre 2008 à 15 h 59 min

    Quand j’ai eu mon premier enfant, j’étais encore une enfant moi-même, à 22 ans, j’étais une gamine… Ce n’est que maintenant que je réalise que la maternité ne rend ni plus femme, ni plus adulte, ni plus responsable…

  • #85 Miss Lili le 12 novembre 2008 à 16 h 01 min

    Les égoistes sont ceux qui font subir aux autres les conséquences des choix qu’ils ont posé sans réfléchir.
    Alors oui, on fait toujours un enfant pour soi. Mais entre faire un enfant pour soi et faire un enfant en se fichant des conséquences pour lui, c’est autre chose.

  • #86 blabla le 12 novembre 2008 à 16 h 02 min

    @julie : rapport à ce que te dis ta mère : et bien, heu, disons que quoi qu’on fasse on sera toujours l’égoiste de qqun et il faut l’assumer et tant pis !

  • #87 Marine le 12 novembre 2008 à 16 h 03 min

    Merci beaucoup Julie! effectivement, j’adore écrire… et l’arrivée de ma fille ne m’en empêche pas, au contraire! bon, de là à savoir que faire de mes textes… je vais me créer un blog un de ces jours, j’en ai envie!

  • #88 Julie le 12 novembre 2008 à 16 h 04 min

    @Blabla: completement d’accord mais c’est ma seule reference, elle m’a eue a 18 ans, n’a pas vraiment grandi pour moi mais elle l’a fait pour mes freres et soeurs…..Ca me passera sans doute avec l’age!!!! MERCI pour votre soutien les filles, je crois qu’aujourd’hui vous et vos experiences repondez a ma plus grande question de la vie!

  • #89 Deilema le 12 novembre 2008 à 16 h 05 min

    Hélène (ta réponse au commentaire 40 de Lullaby) : dans mes bras ! Je trouve aussi que c’est le comble de l’égoïsme, mais bon, c’est toujours délicat à dire aux personnes concernées, en raison justement du désir viscéral d’enfant qui se trouve face au mur du défaut de père potentiel.
    Je suis donc très rassurée de voir que je ne suis pas la seule à bondir à cette idée.
    (Voui, j’ai hyper besoin d’être rassurée sur pas mal de choses ;)) )

  • #90 Hélène le 12 novembre 2008 à 16 h 06 min

    J’en ai d’autres comme ça si tu veux, Lullaby ;-)

    Julie je ne sais pas quoi te dire, tu n’as manifestement pas tellement lu mon blog et tu ne cernes pas bien ma personnalité, je ne peux que te suggérer de te plonger dans les archives, pltuôt que de poser des questions pareilles ;-))

  • #91 Seccotine le 12 novembre 2008 à 16 h 07 min

    Je crois qu’à partir du moment où un projet d’enfant mûrit dans un environnement aimant, sécurisant et cohérent, que cet environnement soit constitué d’un couple hétéro, d’un couple homo, d’une femme seule ou d’un homme seul, ça n’a pas beaucoup d’importance.

    Et ça me choque beaucoup beaucoup moins qu’un projet d’enfant qui mûrit dans un couple hétéro « conventionnel », soit, mais au beau milieu d’une atmosphère de violence conjugale, de divorce en préparation ou de tic-tac biologique.

    Mais ce n’est que mon avis de babacool trentenaire rigoureusement réfractaire à toute éventualité de maternité personnelle… :o)

  • #92 Hélène le 12 novembre 2008 à 16 h 10 min

    ‘ttttention, pas partir sur l’homoparentalité, ça n’est pas DU TOUT le sujet du jour !!!

  • #93 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 16 h 13 min

    Effectivement, on ne fait pas des enfants pour calmer ses angoisses. Au contraire, ça ne fait que les raviver, pas simple à gérer parfois.
    De la même manière qu’on ne fait pas un enfant pour essayer de sauver son couple. On fonce dans le mur systématiquement. Et c’est d’un égoïsme profond à mon avis, on ne fait pas un enfant pour qu’il « serve » à quelque chose.
    Mais ce n’est que mon avis, bien sûr.

  • #94 Hélène le 12 novembre 2008 à 16 h 14 min

    C’est le seul avis qui vaille, selon moi, Cécile ;-)

  • #95 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 16 h 16 min

    ;-))
    Oui, mais je comprends que certains aient des avis divergents, même si je ne m’y rallierai JAMAIS !

  • #96 Hélène le 12 novembre 2008 à 16 h 17 min

    ;-)))))))))))))))

  • #97 Julie le 12 novembre 2008 à 16 h 18 min

    Helene, je lis ton blog tous les jours depuis 2 ans maintenant, mais effectivement je ne me rappelais pas de ton « culpabilite » a ne pas faire d’enfant! Ceci etant dit ta reponse en dit long et encore MERCI pour tout ce que tu fais pour nous (enfin moi…demain je vais acheter mes premiers fards MAC et j’ai trop hate!)
    Vive les choix de chacun, du moment que ca ne rend pas d’enfant malheureux, ou seul!
    A quand un sujet sur les parents Homos?

  • #98 Hélène le 12 novembre 2008 à 16 h 25 min

    Ben justement Julie, je n’ai aucune culpabilité sur rien, c’est bien ce que je dis… bref, parlons d’autre chose, ça n’est pas le sujet.

  • #99 laurettebis le 12 novembre 2008 à 16 h 40 min

    D’abord félicitations Marine et merci pour ce joli texte !

    L’année prochaine j’espère vivre une grossesse aussi épanouissante que la tienne, on verra…;-))

    gros bisous à toi et à ton petit bout !

  • #100 Marouchka le 12 novembre 2008 à 17 h 46 min

    Ton texte me donne tant de regret de ne pas avoir connu ce même bonheur… Surtout ne me jugez pas… J’ai eu une grossesse de rêve… mais j’ai été à 2 doigts de mourir pendant l’accouchement… Je n’ai pas eu cette chance de mieux m’accepter en devenant maman. J’ai raté la rencontre avec mon enfant… A la naissance de ma fille (désirée) mon monde s’est effondré. J’ai voulu mourir… Je ne voulais plus de cet enfant dont il a fallu pourtant que je m’occuppe tant bien que mal… Un enorme baby blues dont 5 ans après j’ai encore du mal à me remettre… J’aime mon enfant…mais je n’en aurai jamais d’autre. Le papa a beaucoup souffert de mon mal-être après la naissance… Une chose s’est brisée dans notre couple…Je crois que lui comme moi n’avons pas compris ce qui c’est passé dans ma tête à ce moment là… Il m’a fallu des années pour me réconcilier avec le fait d’être une maman… Et quand j’ai enfin pleinement accepté…ma fille m’a été arrachée une semaine sur 2…car le papa est parti… C’est une véritable déchirure de ne pas pouvoir embrasser mon enfant tous les jours…

  • #101 Hélène le 12 novembre 2008 à 17 h 49 min

    Bon sang c’est super dur ce que tu racontes Marouchka, je compatis beaucoup et t’envoie des bonnes ondes de consolation.

  • #102 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 17 h 51 min

    @ Hélène (90): d’autres quoi? (je crois que c’est pas à moi que tu voulais répondre ;-))

  • #103 cami le 12 novembre 2008 à 17 h 58 min

    j’aime beaucoup ce texte, il m’a beaucoup touché les sentiments sont très forts. IL y a quand même quelque chose qui m’effraie dans la grosses, c’est l’accouchement ça me fais horriblement peur ça à l’aire douloureux rien que d’en parler j’ai mal…
    mais bon j’ai encore plein de choses à découvrir avant d’en arriver là :-)

  • #104 Hélène le 12 novembre 2008 à 18 h 02 min

    Pardon Lullaby, je voulais effectivement répondre à Deilema ;-))

  • #105 Véro la Bisontine le 12 novembre 2008 à 18 h 05 min

    Au diable les idées toutes faites!
    Chacune exprime son opinion sur le sujet, on adhère ou pas…mais on ne juge pas!
    Je ne connais pas (et ne connaitrai sans doute jamais), les joies ou les peines de la maternité….c’est comme ça, c’est pas forcément un choix, c’est simplement une évidence…

    Alors, si pour certaines c’est un choix, c’est leurs problèmes.
    Après, que des bouleversements arrivent, (positifs ou négatifs), c’est bien la moindre des choses, étant donné que c’est une vie qui est en jeu…

    Je ne suis pas forcément claire, mais ici, j’ai trouvé des personnes comme moi, qui pensent que la vie, c’est pas forcément noir ou blanc, ça peut être gris aussi….:)

  • #106 Stéphanie (mais une autre) le 12 novembre 2008 à 18 h 05 min

    Marouchka je suis désolée pour toi, on sous-estime souvent la douleur des femmes qui font une dépression post-partum (oui parce qu’à ce niveau là, « baby blues » c’est un truc mignon à coté).
    J’espère que ça ira mieux pour toi, courage.

    J’ai une question à poser aux gens qui sont des aînées ici, ma soeur a pris très à coeur son rôle d’aînée, sans que mes parents le lui demandent (ou le lui imposent par la force des choses en étant pas là par exemple) et maintenant elle ne se sent pas prête à avoir un enfant (elle est mariée et elle en veut mais… pas prête pour x y z raisons qui même à ses yeux ne tiennent pas bien). Vous pensez que le fait d’être une « petite maman » pour ses frères et soeurs peut freiner à l’envie d’en avoir après ?

  • #107 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 18 h 08 min

    @ cami : ne t’inquiète pas, les personnes ressentent toutes la douleur différemment. Ce qui est insupportable pour certaines l’est tout à fait pour d’autres…
    Et ce que je me suis toujours dit « Il y a tellement d’enfants dans le monde et les femmes en ont souvent plusieurs, ça ne doit pas être si terrible, sionon elles ne recommenceraient pas ! »

  • #108 Deilema le 12 novembre 2008 à 18 h 10 min

    Me répondre? ah zut, j’ai raté un truc !

  • #109 Julie le 12 novembre 2008 à 18 h 12 min

    Stephanie, j’ai eleve mon frere pendant trois pour cause de mere et beau pere tres occupes, et je ne veux moi meme pas d’enfant!
    Je pense que le fait d’avoir porte ce poids (meme si ce n’etait pas impose pour ta soeur) et d’avoir pris des responsabilites par rapport a des enfants rend tres tres conscient de ce qu’avoir un enfant veut dire en realite. Je te dis ca, mais personne ne dois porter de culpabilite (et surtout pas toi et tes freres et soeurs) et peut etre explique a ta soeur a quel point elle a ete une bonne petite maman et qu’elle en ferait une bonne pour ses enfants a elle!
    Peut etre si elle « en veut mais ne se sent pas prete » elle devrait attendre jusqu’a ce que l’envie soit plus forte que la peur!
    Marouchka, desolee pour ce qui t’arrive, ton recit est poignant!
    J’espere que ta petite n’en souffre pas trop!

  • #110 Turquoise le 12 novembre 2008 à 18 h 13 min

    Merci, Marine, pour ce beau texte si vivant ! et je crois que ta fille a de la chance de t’avoir comme mère …
    @Lullaby ( comm 40 ) : « un enfant n’aurait de sens que dans une histoire d’amour avec le père  » … comme je suis d’accord avec toi ! il se trouve que j’ai fait mon fils par amour, sans en avoir vraiment envie personnellement – en fait, on m’aurait annoncé que j’étais stérile, ça m’aurait plutôt arrangée à l’époque ! grossesse anxieuse, premières semaines difficiles – la dépression post-natale, ça existe -… et puis la joie, l’attendrissement, l’émerveillement de voir grandir ce petit bonhomme tendre, drôle et pétillant . Maintenant que c’est un homme, je me dis que c’est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie – après le mariage avec son père, évidemment , un homme magnifique qui a joué pleinement son rôle de père – oui, je sais que j’ai beaucoup de chance, mais des hommes comme ça, ça existe …
    Les filles, vous êtes trop jeunes pour vous en rendre compte déjà, mais je vous assure que quand le petit bout de chou qui marche à peine est devenu adulte, c’est formidable, il vous apprend et vous fait découvrir plein de choses , et on a une complicité extraordinaire .
    Mais si vous n’avez personne avec qui faire ce bébé, achetez plutôt un poisson rouge ;-)))

  • #111 Sylvie8600 le 12 novembre 2008 à 18 h 14 min

    cami: comme Cécile de Brest, si c’était tellement horrible y a longtemps que la race humaine se serait éteinte ;-)
    Et puis y a la péridurale (même si je crois que c’est pas toujours possible). C’est aussi un truc sur lequel j’avais entendu des filles s’indigner « comment, envisager la péridurale? mais c’est te couper de toutes les sensations de la naissance! » bin euh… pourquoi pas?

  • #112 Bunny-bee le 12 novembre 2008 à 18 h 24 min

    Juste en passant: je pense que la parentalité est un sujet vaste et compliqué (comme tout ce qui est du domaine de l’intime, des modèles sociaux etc.)
    Pour ma part, je n’ai pas d’idée arrêtée sur la question; je pense qu’il faut manipuler ce sujet avec prudence, dans le sens ou le vécu de chacun peut être très différent du nôtre.
    Je ne suis pas mère, j’aimerais le devenir.
    Pourquoi, je ne sais pas. C’est là un mystère.
    Je comprends néanmoins les femmes qui ne le veulent pas, celles qui flippent, celles qui font un rejet, celles qui dépriment.
    Ce qui m’agace considérablement, c’est le jugement!
    Le corps, pour commencer.
    « Ah celle-là elle ne veut pas avoir de gosses parce qu’elle a peur de grossir, d’être déformée. »
    Et pourquoi pas?
    Le corps s’épanouit ou subit, c’est selon. Avoir une episio, grossir, se taper des hémorroïdes, voir son corps changer, c’est pas facile!
    Le corps et la façon dont on se voit, c’est très important. Je pense qu’une femme a le droit de choisir et que si elle décide de ne pas voir son corps changer, ce n’est pas « futile ». Elle fait ce qu’elle veut.
    L’instinct maternel ensuite.
    C’est une chose construite: les femmes qui « n’en ont pas » culpabilisent et on les culpabilise. Or, il est avéré que pour certaines femmes, la relation avec le bébé doit se mettre en marche peu à peu, avec un soutien psychologique. Mais la société leur renvoie une image négative et faussée. Bien sûr, il y a celles qui ont intégré la notion de maternité par un biais ou un autre et à qui cela ne pose pas de problème!
    La monoparentalité enfin.
    Quand j’y réfléchis, je ne sais dire si c’est égoïste ou pas. Pour cela, il faut mettre en perspective la notion du triangle mère/père/enfant, le rôle viril (qui peut être assumé par la mère ou le père, la virilité n’étant pas l’apanage des hommes n’en déplaise à l’opinion commune), le modèle établi depuis des générations.
    J’aurais tendance à croire que deux parents valent mieux qu’un, mais j’ai conscience que cette opinion est déterminée par un modèle social existant depuis des lustres, par la prédominance d’une société plutôt patriarcale, qui n’a jamais grand intérêt à voir les femmes disposer de leur corps et à se reproduire sans transmettre le nom d’un homme.
    J’ai des potes issus de foyers monoparentaux qui vont très bien et d’autres qui ont eu leurs deux parents et qui sont complètement fuckés.
    Alors?
    C’est intéressant de parler de maternité, on voit toutes sortes de chose émerger, toutes sortes d’angoisses, de modèles, de rôles. C’est significatif, mais je suis sûre qu’un seul modèle ne peut dominer les autres.
    Je vais faire mon bisounours, mais il me semble que seul le respect envers la personne de l’enfant, l’amour et la raison peuvent l’aider à grandir.
    C’est encore très hypothétique, vu que je n’ai pas encore enfanté, beaucoup de femmes disent qu’elles ont changé d’avis sur beaucoup de chose après.)
    Et c’est aussi cool d’en parler avec les hommes! (qui ont leur avis sur la question! et le droit de le donner)
    Voilà, sinon, vous pouvez lire ça en passant, c’est très beau:

    Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
    Parlez-nous des Enfants.

    Et il dit :
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
    Ils viennent à travers vous mais non de vous.
    Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

    Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
    Car ils ont leurs propres pensées.
    Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
    Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
    Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

    Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
    L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
    Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
    Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

    Khalil Gibran, Le prophète

    Des bibis!

  • #113 Turquoise le 12 novembre 2008 à 18 h 49 min

    Ca fait toujours plaisir de lire K.G, merci Bunny-bee !
    Je voudrais juste dire à quel point je trouve scandaleux que des gens se permettent de critiquer la péridurale, ou toute autre technique permettant d’atténuer la douleur . Il y a là de vieux relents de culpabilité judéo-chrétienne pas loin du « ça leur apprendra, à ces salopes !  » des médecins qui pratiquaient le curetage à vif …

  • #114 Cécile de Brest le 12 novembre 2008 à 18 h 52 min

    @ Turquoise : je plussoie bien évidemment pour la péridurale…
    Comment ??? Tu vas faire une péridurale ???? Ben alors, tu ne vas rien sentir ????
    Oui, c’est quoi le problème ? Si je peux ne pas avoir mal, je ne vois pas pourquoi j’aurais mal…

  • #115 Bunny-bee le 12 novembre 2008 à 18 h 54 min

    @Turquoise: je suis tellement d’accord et je ne l’aurais pas mieux dit !!

  • #116 Athéna le 12 novembre 2008 à 18 h 57 min

    @Marouchka : je te souhaite beaucoup de courage, et de profiter au maximum du bonheur que ton enfant t’apporte.
    @cami : les accouchements c’est comme les classes prépa aux grandes écoles, une fois que c’est fini on se rend compte que ce n’est pas si terrible que çà ! je plaisante mais la situation varie avec chaque femme ; mes tantes et ma mère racontaient des choses horribles, en les poussant dans leurs retranchements, je me suis aperçu qu’elles faisaient un concours à celle qui aurait le plus souffert, donc à la plus méritante ; c’était sans doute l’époque qui voulait cela.
    @toutes : je vous trouve un peu compliquées, même si je vous félicite de ne pas prendre un tel engagement à la légère ; je me demande si ce n’est pas l’âge qui veut çà ? je suis plus âgée que la plupart d’entre vous mais la pilule existait déjà depuis longtemps, donc je ne voyais pas l’enfant comme un passage obligé, une absence de choix. Mais je n’ai jamais entendu aucune de mes contemporaines exprimer autant de doutes; en revanche certaines qui n’en voulaient pas ont changé d’avis, mais celles qui en ont eu, eh bien globalement on s’en sort ; on pleure parfois, on s’angoisse souvent, on se dispute avec le géniteur et les rejetons, mais on y arrive en général… on trouve des ressources qu’on n’avaits pas imaginées.
    j’espère que je me fais comprendre et que vous ne voyez pas çà comme la réponse de la mère parfaite que je ne suis pas !

  • #117 Hélène le 12 novembre 2008 à 18 h 59 min

    Turquoise merci pour ton commentaire !!

    Bunny-bee merci pour le tien, et notamment tes réflexions très fines sur la parentalité, que je trouve très intéressantes.
    Et pour moi aussi ce texte de Gibran est toujours un plaisir !

  • #118 Marine le 12 novembre 2008 à 19 h 12 min

    Ah, Sainte Péridurale! c’est quand même un progrès magnifique pour les femmes! Moi aussi j’étais terrorisée, au début de la grossesse, par l’issue de l’aventure… et puis finalement on a 9 mois pour se préparer psychologiquement. Je me disais souvent qu’on a sûrement, les femmes, une sorte de mémoire collective ancestrale: Au fond, on saura sur le moment comment faire et comment gérer l’accouchement, puisque tant de femmes y sont passées avant nous.
    et bien, je trouve que c’est ce qui s’est passé.
    Je suis d’accord avec Athéna, je crois qu’il y a toujours une compétition entre jeunes parents: « ah, oui, moi j’ai vécu la même chose, mais pire! » « moi mieux! », moi plus! »… c’est presque valorisant de dire qu’on a souffert!
    Alors que finalement, sur le moment, j’étais tellement prise par l’adrénaline, le stress (positif) de l’action, (pousser-pousser-pousser!), et le trac de faire enfin connaissance avec mon bébé, que la douleur, bien présente quoique tellement atténuée par la péridurale, n’est pas le plus important sur le moment. On est tellement dedans, que c’est presque abstrait comme moment! (alors que le papa, lui, assiste à tout, bien lucide! ;-). Et puis la douleur est très forte, mais supportable car on sait qu’elle sera circonscrite dans le temps. Evidemment, si on nous disait que ce type de douleur devait durer une semaine d’affilée… je crois qu’aucune de nous ne le supporterait! Mais j’ai eu la chance de ne pas avoir de complications.
    Enfin, ça c’est pour mon cas, et évidemment chaque cas est unique.

  • #119 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 19 h 23 min

    Les filles j’ai besoin de vous dire à quel point je suis heureuse d’avoir lu ce texte et tous vous coms. J’avais tellement l’impression par moment que toutes les femmes autour de moi, y compris les copines, font des bébés le plus naturellement du monde en les aimant à la folie dès la première seconde, que je me disais que mes doutes et des questions telles que « et si j’en fais un et qu’ensuite je regrette? et si je ne l’aime pas comme je devrais? » me semblaient horriblement égoïstes et impossible à exprimer tout haut. Vous n’avez pas idée à quel point je me sens moins seule ce soir en lisant vos témoignages!!

  • #120 Hotnspicy le 12 novembre 2008 à 19 h 28 min

    @ Lullaby : et si ça peut te rassurer davantage, j’ai eu envie, en ce mercredi, de les balancer (virtuellement, hein) du 6e au moins une bonne dizaine de fois… Et ce, sans culpabiliser une miette … :)

  • #121 Lullaby77 le 12 novembre 2008 à 19 h 37 min

    @ hotnspicy: :-)))))

  • #122 Véro la Bisontine le 12 novembre 2008 à 19 h 53 min

    @Lullaby77 : moi je pense que l’on peut être heureuse et nullipare…
    Je me souviens d’une conversation avec des amis de mes parents qui se « lamentaient » de mon sort!
    Parmi eux, une amie a pris ma défense, en avançant le fait qu’avoir des enfants n’est pas forcément une fin en soi.
    Cela ma fait du bien d’entendre ça, de la bouche d’une femme de 65 ans, mère de famille, heureuse d’avoir des enfants, mais qui comprenait bien que rentrer dans le moule du schéma conventionnel, c’était pas obligatoire pour s’épanouir! :))

  • #123 Turquoise le 12 novembre 2008 à 19 h 59 min

    Je crois que la façon d’élever ces chérubins est très importante : si on les laisse vous empoisonner la vie dès le début, comme certains des gremlins hurleurs qu’on croise dans les grandes surfaces, bavant , trépignant et hurlant à s’en décrocher les poumons, c’est mal parti pour les pauvres parents … mais si on leur apprend très jeunes qu’il y a des limites à ne pas dépasser, c’est beaucoup plus facile pour tout le monde – et on limite nettement les risques de défenestration !

  • #124 Nicole le 12 novembre 2008 à 19 h 59 min

    « Le corps s’épanouit ou subit, c’est selon. Avoir une episio, grossir, se taper des hémorroïdes, voir son corps changer, c’est pas facile! » : encore une idée reçue… pas pour tout le monde!! L’épisio n’est pas douloureuse pour tout le monde (j’en ai eu 2, j’ai RIEN senti à chaque fois.. sans décoànner!). On ne prends pas toutes 25kg, je n’ai jamais eu d’hémorroides, ni de grosses nausées… On ne peut pas généraliser!!!
    Le plus important étant de s’informer sur ce qui existe (en échangeant avec d’autres femmes enceintes ou déjà mères) et surtout, comprendre comment se sortir dee telle ou tllee situation et ne pas se dire que c’est une fatalité!
    Pareil pour la douleur… j’avais horriblement peu d’avoir mal à l’accouchement… j’ai demandé la péri pour la première au bout de 3cm, franchement, je n’avais pa « horiblement mal », mais peur d’avoir mal, du coup, je paniquais!!! Je n’ai rien seni du tout, et j’ai un peu regretté… surtout d’avoir paniqué comme ça.
    Pour le 2è, j me suis dite « faut que je me calme, ça ne doit pas être si terrible » Et j’ai tenu sans « souffrir la mort » jusqu’à 6cm… Là, l’anesthésiste allait rentrer chez lui. Je devais faire un choix… Re-peur panique d’avoir hyper mal à la minute où l’anesthésiste arrive chez lui, et devoir attendre des longues minutes en souffrant.
    Aaujourd’hui, je me dis qu’en ayant fait plus de préparation avc ma sophrologue, je pourrais miux connaitre mon corps et gérer la douleur (réelle), mais pour pas qu’elle prenne le dessus sur l’évènement. J’en ai envie… mais je ne sais meme pas si un jour j’aurais un autre bébé.

    En ce qui concerne le baby blues, j’ai aussi fait une dépression post-natale… Ma dépression n’était pas du tout liée à l’acceptation de ma fille qui venait de naitre, mais plutôt au fait que MOI, je ne me sentais pas une mère « entière » car je n’ai pas réussi à l’allaiter comme je le voulais au plus profond de mon être (mais ceci est une autre histoire).

    Tout ça pour dire qu’au départ, on s’imagine, on idéalise la grossesse, l’accouchement et le bébé, et la meilleure façon d’être plus sûre de soi, de suivre ses instincts, je pens,, est de s’informer un maximum, échanger sur les thèmes qui nous inquiètent, sans avoir peur de passer pour une « bêtasse », et ce, même si ce n’est pas le premier enfant!!

    Ma mère m’a toujous dit quelque chose ui est restée gravée dans ma mémoire et que je répète à toutes mes copine qui m’en parlent: « Avec ton enfant, fait ce que TU penses être le meilleur. De toute façon, entre 14 et 16 ans, tu seras la plus mauvaise mère du monde »… Je trouve ça tellement rassurant!! :-)))

  • #125 Scotchette le 12 novembre 2008 à 20 h 20 min

    Cette discussion tombe à point nommé!
    J’ai passé l’aprem à en discuter avec une amie dans le même cas que moi, à savoir jeune-mariée-approchant-de-la-trentaine-sans-instinc-maternel. Jeunes mariées nous subissons régulièrement les reflexions de notre entourage sur le « va falloir y aller maintenant », approchant de la trentaine « ben vous vous faites plus toutes jeunes non plus » (p’tain on a 27 ans!!!!), sans instinc maternel, à savoir ben les enfants ouais c’est choux mais bon on est content quand on rentre chez nous en amoureux, à deux avec chéri.

    Un enfant, pendant très très longtemps c’était exclu pour moi, et puis je ne sais pas pourquoi ça commence à venir, mais c’est TOUT sauf une évidence! Je suis entourée quasi exclusivement d’amis jeunes parents et presque toutes mes amies mamans ont connu des soucis, de santé, de couple, d’épanouissement, de perte d’identité, d’enfant difficile…Certaines m’ont dit que si il n’y avait eu qu’elles, elles n’en auraient pas eu, mais à force de subir toutes sortes de pressions elles ont sauté le pas, pour certaines d’entre elles c’était juste un peu trop tôt, pour d’autres ça n’était juste pas le bon choix et certaines sont hyper épanouies. Mais ça me fout vraiment les boules de me dire que certaines ont « subi » ce choix. Comme quoi le chemin est encore long pour certains d’accepter une femme sans enfant.

    Vu comme ça c’est terrifiant, je me pose déjà énormément de questions, je ne suis pas prête à lâcher prise, ça viendra peut être, ou pas, on verra. Mais quand je vois toutes ces amies, je me dis que la seule chose qu’elles ne peuvent pas me transmettre ou m’apprendre, c’est l’amour qui les lie à leur enfant et qui les fait avancer quoiqu’il arrive, c’est aussi pour ça que la maternité me semble un sujet si difficile, l’amour ça ne s’explique pas.

    Bon je retourne à mes fards à paupières, c’est un sujet que je maîtrise mieux!

  • #126 Virginie le 12 novembre 2008 à 20 h 34 min

    Merci Marine pour ton témoignage!

    Je n’ai jamais eu la chance d’avoir une femme enceinte dans mon entourage proche… Ce fut dont un réel bonheur pour moi d’apprendre il y a un mois que ma meilleure amie, dont j’étais témoin au mariage, et dont le mari est tout simplement un ange, est enceinte!
    Elle en est quasiment à son 3è mois, et vu comme je suis heureuse pour elle alors que ça n’est pas moi qui suis enceinte, je n’imagine même pas comme elle doit rayonner de bonheur!!!

    Tu as bien raison d’être fière! donner la vie semble tellement banal. Eh oui si nous sommes 6milliards sur cette terre, c’est que 6milliards de fois une femme a donné la vie. Et pourtant à chaque fois, d’après les témoignages, cela a l’air tellement magique!

    [Mais je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée pour celles qui meurent en couche ou dont l’enfant est mort né… Car parfois la magie n’opère pas. Quelle tristesse…]

    et Marouchka, merci aussi pour ton témoignage. La dépression post partum est malheureusement trop méconnue, et trop mal jugée (genre: mais comment peut-elle aller mal? elle a un bébé à s’occuper!!)… le terme « baby blues » est bien faible pour désigner un mal qui est une véritable dépression

  • #127 Turquoise le 12 novembre 2008 à 20 h 41 min

    Il ne faut pas oublier que cette fameuse dépression est due au bouleversement hormonal brutal qui suit l’accouchement, ce n’est pas juste un « coup de blues  » , mais plutôt un raz-de-marée qui secoue tout l’organisme ! c’est un peu facile, en effet, de critiquer la jeune maman comme s’il s’agissait d’une espèce de caprice qu’on peut contrôler !

  • #128 Mouniou le 12 novembre 2008 à 21 h 30 min

    Nicole, c’est vrai ce que disais votre mère !
    Et Freud allait plus loin, répondant à une de ses célèbres clientes : « Faites ce qui est le mieux, de toute façon ça ne sera pas mal ». (c’est peut-être pas les mots exacts, mais le sens).

    Autre chose que j’ai souvent pensé :
    De jeunes mères parlent de la naissance de leurs enfants, à de plus jeunes femmes qui veulent des enfants, et n’en ont encore pas : naissance, comme le pire des moments la pire des souffrances, l’HORREUR complète. Il y a là une façon de se faire super-valoir. Comme certains mecs qui racontaient leur guerre en en rajoutant chaque fois.
    ça valorise la souffrance dans une certaine culture!

    Autrement je ne nie pas que( pour certaines) s »est difficile !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! pour beaucoup de choses.

  • #129 Bunny-bee le 12 novembre 2008 à 21 h 39 min

    @Nicole: euhhhh, justement, je disais que pour certaines femmes ce n’était pas le cas (« le corps s’épanouit  » ou les désagréments sont moindres) et dans d’autres cas, l’accumulation (comme chez certaines de mes copines) de petits (ou gros) désagréments physiques entraînent un ras la bol.
    Mon propos était justement de NE PAS généraliser.
    Je me suis mal fait comprendre… Désolée pour les idées reçues.

  • #130 waffo le 12 novembre 2008 à 21 h 47 min

    ça remue des choses ce texte ! (bigrement bien écrit d’ailleurs :D)

    Je lis les commentaires et je vois les doutes des unes et des autres. Si j’essaie de me souvenir, je me suis toujours dis que je voudrais des enfants.Quand j’étais avec mon ex, j’ai compris qu’il n’était pas l’homme de ma vie car je ne me voyais pas avoir des enfants avec lui (et pourtant, je n’avais que 20 ans et pas forcément envie d’en faire un tout de suite hein !).
    Avec mon mari, je savais qu’on en aurait. Il a mis du temps à être prêt mais je ne l’ai pas forcé. Quand on s’est décidé, on a mis 2 ans pour que ça marche (et j’ai du peté les plombs réellement une fois, 15 jours avant de tomber enceinte, comme quoi :D ). Dur dur de ne pas y penser tout le temps, de plus penser qu’à ça, surtout quand on a des commentaires des parents et des beaux-parents tout le temps « ben vous en voulez pas », « vous commencez à vieillir » (il était hors de question que j’annonce à ma famille qu’on essayait d’avoir un enfant, c’est quand même notre intimité non ?!!).

    Enfin, ça a finit par marcher. Et même si je n’ai pas aimé être enceinte, tout s’est bien passé jusqu’au 7ème mois. Et là patatra, problème détecté à l’écho, bébé trop petit… amniosynthèse en urgence, en pleurs au boulot, annonce par mail du problème à la famille et aux amis proches (histoire qu’on ne m’appelle pas avec un grand sourire pour demander des nouvelles). Pendant 1 semaine, énorme stress « va-t-elle vivre ? », et pourtant « elle bouge !!! ». Finalement, verdit, gene de nanisme… OUUUUFFFFFFFFFFFFFF ce n’est que ça ! (je dis pas qu’on n’a pas pleuré quand meme mais entre perdre mon bébé et avoir un enfant plus petit, y’a pas photo !). Et je ne sais pas si c’est à cause de ça, mais mon bébé quand je l’ai vu, je l’ai aimé tout de suite (et bon sang que je suis pourtant terre à terre, cartésienne, très ironique…) et que ça a même fait rire beaucoup de gens autour de moi comme je suis dingue de ma gamine (même si ça n’empêche pas qu’à 15 mois elle se fasse engueuler quand elle fasse un bêtise).

    Et même si j’ai eu des commentaires sur le fait d’avoir choisi de garder mon enfant (car oui, les médecins m’ont donné le choix et oui aussi, j’ai eu des commentaires désobligeants de la part de gens très très proche dans le genre « tu ferais mieux de pas la garder »), je me suis dit qu’avec mon mari, on fera tout pour lui donner les armes pour pouvoir vivre sa vie comme elle le peut et le veut. Car comme m’a toujours dis ma maman (on est 4 frère et soeurs), on élève des enfants pour les voir partir vivre leur vie (et pas pour qu’ils s’occupent de nous quand on sera vieux !!!!).

    Bon avec tout ça, va falloir que j’aille parler de mon chéri de faire un 2ème :p

  • #131 Elte le 12 novembre 2008 à 21 h 57 min

    C’est rassurant comme texte!

    Je suis fascinée par les (bonnes) mères, j’ai toujours l’impression qu’elles ont une longueur d’avance sur le reste de la planète.
    Elever un enfant, ça me fout une trouille terrible parce que je ne me sens pas SuperWoman, même si j’ai réalisé il n’y a pas si longtemps que les mamans, ben c’est des femmes normales, sans pouvoirs extra-terrestres.
    J’ai longtemps fait croire que je ne voulais pas d’enfants, alors qu’en fait j’adorerais ça, parce que ça me semble encore plus difficile que grimper l’Everest à cloche pied.

    Depuis quelques temps, mes amies sont devenues mamans, et… c’est cruche, mais quand je tiens leurs bébés dans les bras, ben ça presse mon éponge lacrymal. J’aurais jamais cru que je passerais par là moi aussi o_O

  • #132 Hélène le 12 novembre 2008 à 22 h 03 min

    waffo, est-ce que je peux te poser une question extrêmement délicate ?

    Je suis embarrassée de le faire, en même temps ce que tu dis sur ta fille me pousse à avoir envie de te demander…

    Quand on apprend qu’on a un enfant avec un problème, et qu’on décide de le garder, est-ce qu’on se demande comment il supportera de vivre avec ce problème ? Est-ce que, d’une certaine façon, on se « met à sa place dans le futur » : par exemple dans le cas de ta fille, dont je ne connais pas l’exactitude du problème (et ça ne me regarde pas), est-ce que vous avez pensé « quand elle sera à l’école, les autres l’emmerderont avec ça » ou ce genre de chose ? Est-ce que ça a compté dans votre décision ?

    Je pose ces questions très intimes avec la plus grande bienveillance et la plus grande humilité, je tiens à le dire parce que par écrit ça ne se sent pas.
    Et si tu me trouves d’une indiscrétion frôlant la grossièreté, il n’y a EVIDEMMENT aucune obligation pour toi à me répondre.

    C’est juste que ça m’interroge beaucoup.

    J’espère que tu en le prendras pas mal, ça n’est vraiment pas le but, et j’espère surtout que ça ne te peinera pas.

    Elte je trouve ton commentaire hyper touchant !

  • #133 Elte le 12 novembre 2008 à 22 h 07 min

    Une connaissance qui venait d’accoucher m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup marquée.

    Juste après l’accouchement elle ne ressentait pas grand chose pour sa fille. Et elle m’a affirmé sans aucune culpabilité (elle est pédiatre par ailleurs) que c’est NORMAL! Ben oui, elle était une parfaite inconnue pour sa fille et vice-versa, il faut du temps pour que le lien se tisse, et il ne faut pas s’inquiéter de cela pendant les premiers temps.

    J’ai trouvé ce discours très vrai et plein de logique! Comme ce que dit Marine!

  • #134 Hélène le 12 novembre 2008 à 22 h 09 min

    Bé oui, il faut faire connaissance, en quelque sorte ;-)

  • #135 Elte le 12 novembre 2008 à 22 h 09 min

    @ Hélène
    :-)

  • #136 waffo le 12 novembre 2008 à 22 h 39 min

    ça ne me pose aucun problème de te répondre, au contraire, car ça me permet aussi de poser sur le papier (enfin sur le web mais on se comprend) mes interrogations.

    Juste pour « dédramatiser » son problème, elle a un nanisme comme mimie mathy (super exemple je sais mais je remercie cette charmante femme pour avoir réussi un parcours qui n’est pas facile pour quelqu’un qui a un physique vraiment différent). Je sais que tu ne m’a pas demandé ce qu’elle avait mais c’est pour préciser que ça reste uniquement un handicap concernant la longueur de ces bras ou de ces jambes mais pas sur le reste et en particulier pas sur le développement mental.

    Lorsque le problème a été détecté, nous avons été très vite entourés et très bien aidés par des gens très compétents et très humains. Après une discussion avec le professeur, il nous a dis « je ne devrais pas vous le dire, et je pense d’après ce que je vous m’avez dit que ce ne sera pas nécessaire, mais certains parents ne souhaitent pas garder leur enfant dans votre cas » et ma réaction immédiate a été « pour un problème de taille ???!!! ». Je ne sais pas si ça traduit vraiment mon état d’esprit à ce moment là mais il était déjà clair pour le médecin suite à notre conversation que nous souhaitions garder notre fille et que nous ferions tout pour que son handicap n’en soit pas vraiment un (toutes nos questions étaient orientées vers le futur avec elle). De plus, quand il a ajouté « à part pour sa taille, votre fille sera comme les autres, elle pourra faire des études comme vous et moi, vivre sa vie et avoir des enfants », nous n’avions vraiment plus aucun doute. (je précise quand même qu’on a bien pleuré tous les deux après parce que ce n’est jamais facile de se dire qu’on aura un enfant un peu différent – et d’ailleurs rien que d’en parler j’ai les larmes aux yeux…)

    Honnêtement si le problème avait été tout autre, je ne peux même pas dire comment j’aurais réagis car cela dépend de beaucoup de paramètres de ta vie et de ton état d’esprit (je sais que ça a interpellé beaucoup d’ami(e)s autour de moi enceinte ou en désir d’enfant mais il n’est pas possible de savoir avant tant qu’on n’est pas soit même dans la situation).

    Maintenant, j’avoue qu’il n’y a pas un jour où je ne passe à son « petit » handicap, aux différents petits et grands problèmes qu’elle rencontrera (comment faire du vélo, avoir une chaise adaptée à l’école, plus tard, conduire une voiture) et je suis beaucoup plus sensibilisée (voire révoltée !) quand je vois un bouton d’ascenseur mis super haut (et que donc une petite personne ou une personne en chaise roulante ne peuvent attendre) et tout ce genre de chose.

    Je ne sais pas si ça répond à ton interrogation et pardon de raconter ma vie sur ton blog et sur le post de marine !

  • #137 Hélène le 12 novembre 2008 à 22 h 47 min

    Merci waffo, pour ta réponse (et ne t’excuse pas, je ne pense pas que Marine s’offusque de ton témoignage très touchant).

    A vrai dire j’ai surtout pensé au regard des autres, au rejet éventuel, à la vie en société, en te posant ces questions.
    Je sais que ça semble horriblement superficiel, mais je ne peux m’empêcher de me dire que ça doit être vachement dur de vivre dans une enveloppe corporelle différente. Parce que c’est le cas, objectivement.
    Après, je ne connait pas de personens naines, et si ça se trouve elles s’en fichent et ça ne leur pose pas plus de problèmes que ça (en dehors des questions matérielles, mais je pense surtout au ressenti psychologique) ; mais c’est justement mon ignorance totale de la question qui me fait demander si c’est vivable, de vivre dans cette enveloppe.

    J’ai un peu de mal à éxprimer tout ça de façon délicate, j’espère ne pas te blesser, sincèrement.

  • #138 waffo le 12 novembre 2008 à 22 h 59 min

    Ne t’inquiètes pas, tout le monde s’est posé la même question que toi autour de nous mais tout le monde n’a pas su l’exprimer de manière délicate donc je suis blindée (et tu t’y prends très bien ;p).

    Nous sommes heureusement suivi par un pédiatre génial, spécialiste des problèmes de croissance (mais également pédiatre pour tous les enfants) qui sait nous écouter et nous parler. Il nous a dit de ne pas hésiter le jour où nous et/ou notre fille nous posons des questions par rapport cette « enveloppe » un peu différente et les réactions à avoir ou ne pas avoir, il nous mettra en contact avec des associations sérieuses qui pourront nous aider (car effectivement c’est quand même plus facile de demander à une personne concernée).

    Pour l’instant elle a 15 mois. Certes, elle fait déjà 7 à 8 cm de moins que ce qu’elle devrait faire, elle a des toutes petites gambettes, mais c’est un bébé qui grandit bien (même si doucement), qui fait des sourires à tout le monde dans le métro et qui ressemble à une poupée tellement elle est mignonne (et c’est même pas de moi, tout le monde me le dit :p oui je suis fière de ma fille, ça se voit peut être un peu ? :D ).
    Chaque chose en son temps et laissons les choses venir ! Mieux vaut être nain et bien le vivre plutôt qu’être canon et mal dans sa peau non ? :-D

    Et juste pour finir, même si ça peut sembler débile, à chaque fois que je vois une personne de petite taille dans la rue, je suis toute contente parce que ça me prouve à chaque fois un peu plus, qu’elle pourra vivre sa vie, peut être pas exactement comme elle le voudra mais qu’elle le pourra.
    Et puis bon, si on faisait tous ce qu’on voudrait, je serais photographe professionnelle, avec un talent d’enfer, plein de sous et plein de temps libre mais bon, je suis informaticienne et ça me va bien quand même :D

  • #139 TiChou le 12 novembre 2008 à 23 h 21 min

    J’aimerais être enceinte moi aussi un jour…assez proche quand même…mais pas trop non plus lol on va dire dans 3 ans ça serait bien. Mais bon il faut trouver l’Homme qu’il faut…

  • #140 Fred de Suède le 12 novembre 2008 à 23 h 47 min

    J’ai été très émue en lisant ton texte. J’ai un petit garcon de 11 mois et attend un bébé pour mars… Aprés la naissance de mon petit bonhomme j’ai été trés reconnaissante à ma belle mère de me donner un livre écrit par des journalistes suédoises (dans cette langue) sur leurs réflections quant à l’avant/pendant/après enfant (des essais infructueux au fausses couches en passant par la césarienne et l’adoption) et ce fut une libération: non ce n’était pas rose pour tout le monde et le manque de sommeil et les doutes divers gachaient la vie d’un certain nombre d’entre elles. Un livre du même genre en France Hélène?

    C’est important le fait de parler des petites difficultés de « l’après ». Ce bébé même si on l’a porté longtemps c’est un/une inconnu/e. Avant on est tellement focalisée sur l’accouchement /ca va faire mal?/trés?/ca va bien se passer?/ca va mettre longtemps?…Je n’arrivais pas à visualiser le bébé avant et après sa naissance il a fallu un peu de temps pour pouvoir allaiter correctement. Voir que c’était arrivé à d’autres et le lire surtout c’était bien et une délivrance (bref je n’étais pas en train de devenir folle).

    Le regard du papa dans ton texte c’était beau aussi. Même si nous n’avons pas autant de temps pour nous en tant que « nous » non partageons aussi beaucoup en regardant notre petit gars grandir… Je ne sais pas si le fait que nous soyions relativement agés pour un premier enfant (35-36) a joué…

    Enfin un truc me sidère c’est que 15 kg durant la grossesse c’est normal! Ma sage femme (et les documents officiels ici en Suède) disent que 13-15 kg (pour une femme de poids normal au départ) c’est normal et on ne passe pas sur la balance à tout bout de champ. Le côté « je te fais culpabiliser » me fait drôlement mal au coeur… on y gagne quoi? Je crois que la plupart des femmes ne veulent pas prendre 30kg en 9 mois…

  • #141 songlin le 13 novembre 2008 à 4 h 30 min

    Tous ces témoignages, ça m’a beaucoup touchée. Remuée. Rassurée aussi (oh que oui). Comme plein de filles ici je suis bourrée d’interrogations, d’angoisses, de doutes. Sur mon envie d’avoir des enfants (un jour c’est oui, un autre c’est non), sur ma capacité à être une bonne mère. Je crois que quelqu’un a écrit ici qu’avant c’était bien différent pour les femmes, elles n’avaient pas vraiment le choix, elles étaient « conditionnées » à faire des enfants et c’est bien vrai. Nous, nous avons le choix, la liberté de travailler, de choisir notre boulot, de choisir d’avoir des enfants ou non. Même s’il y a encore plein de gens qui vous font culpabiliser pour un choix ou un autre (il y a des situations et des réflexions vraiment caricaturales parfois), je crois (je veux le croire ;-) ) que la situation s’est améliorée. Et continuera à s’améliorer. Qu’on arrêtera de culpabiliser les femmes qui choisissent de ne pas avoir d’enfant, celles qui en ont et qui travaillent, celles qui en ont et qui ne travaillent pas…

    Et oui, j’angoisse énormément à l’idée d’être une bonne mère. Parce que j’ai déjà de grosses incapacités à gérer le quotidien sans enfant, alors je me dis qu’avec un enfant je peux pas me le permettre. Je fais des examens médicaux en ce moment pour confirmer (ou infirmer, mais j’en doute) des soupçons que j’ai sur un « truc ». Qui a des facteurs génétiques, mais pas que. Qui expliquerait pas mal de choses aussi, dont cette fameuse incapacité à gérer le quotidien. Que je pourrais potentiellement refiler à un enfant, si j’en ai un (et qu’en plus on pourrait pas détecter tout de suite, genre pas avant 3 ans…). Alors ça aussi ça m’interroge, je me demande si j’ai le « droit » de faire subir à un enfant une mère « différente », le « droit » de lui refiler peut-être ça. Si j’arriverais à « gérer » l’attente, l’angoisse pendant ces trois ou quatre ans où l’on ne sera sûr de rien (et je suis une angoissée de nature).

    J’ai un gros travail à faire sur moi avant de pouvoir penser à avoir un enfant. Mais quelque part, en lisant tout ça aujourd’hui, ça m’a redonné un petit peu d’espoir aussi…

  • #142 Hélène le 13 novembre 2008 à 9 h 00 min

    J’en remets une couche, mais c’est la dernière, waffo, promis : en fait je rebondis sur une de tes phrases : justement, est-ce qu’on peut être nain et bien le vivre ? Est-ce qu’on peut vivre heureux dans ce type d’enveloppe, dans une société comme la nôtre, honnêtement ?
    Parce que c’est pas du tout comme être informaticienne à la place de photographe ;-))
    Je pose cette question avec une innoncence totale (et une ignorance totale du problème, je le répète).

    Fred de Suède le seul bouquin que je connais sur ce type de sujet, mais c’est un roman, c’est « Un heureux évènement », d’Eliette Abecassis, et c’est complètement déprimant ;-)))

  • #143 Hotnspicy le 13 novembre 2008 à 9 h 20 min

    @ Waffo et Hélène et aux autres en fait : Mon fils Antoine, 2 ans et demi est trisomique 21, volontairement je ne dis pas est atteint de trisomie 21, ça m’énerve. Et, après les difficultés de la culpabilité de n’avoir pas pu réussir mon enfant correctement, j’ai tout suite pensé et lui comment le vivra-t-il ? Il ressentira cette différence, ce chromosome en plus, cette marque sur le visage, il l’aura toute sa vie. J’ai d’ailleurs la certitude qu’à 2 ans, il le sent déjà. Les regards pesants dans le métro, le bus ou la rue, lui ne les détourne pas. Il sourit, tend la main aux gens qui le regardent en coin ou avec de la pitié dans le regard. C’est très léger, certaines personnes ne remarquent rien mais parfois le regard se fait plus soutenu. Je ne pouvais pas le supporter jusqu’à ce que je remarque que mon petit Antoine était le meilleur ambassadeur pour lui-même. D’un sourire, il désamorce tout.

    Mon rôle de mère, comme pour un autre enfant d’ailleurs, sera de l’accompagner dans la vie et de l’aider à trouver sa place dans la société. Il ne vivra pas toujours bien sa différence, des crises sont à prévoir. On y est sensibilisés lors des consultations spécifiques.

    En me relisant, je vois que le champs lexical du regard est très présent, avec de nombreuses répétitions et c’est bien logique : c’est au travers du regard des autres que l’on voit qu’on est différent.

  • #144 Hélène le 13 novembre 2008 à 9 h 27 min

    Je comprends Hotnspicy…
    Mais décide-t-on de gaité de coeur, et sans culpabilité, de donner la vie à qqn qui en souffrira sans doute ? C’est ça, en fait, le fond de ma question.

    Bon allez, j’ose le dire, ne me jetez pas de pierres, je le fais sans méchanceté aucune, une fois encore, mais cette question m’interroge profondément : est-ce que ce n’est pas de l’égoïsme de la part de parents, de décider de garder un enfant qui sera peut-être très malheureux à cause de son handicap ?

  • #145 Lullaby77 le 13 novembre 2008 à 9 h 32 min

    @ Hélène: je peux te dire, sans rentrer dans les détails mais pour l’avoir vécu de près, qu’il y a effectivement des parents qui se disent que s’ils avaient su que leur enfant souffrirait autant, ils se seraient abstenu de le mettre au monde. (Et je ne parle pas ici d’un handicap détectable à l’avance mais plutôt d’une grave maladie qui se déclare après, mais j’imagine que la réflexion est assez similaire). Mais j’imagine que ça dépend des personnes, et que ça dépend aussi du type de maladie ou de handicap dont est affecté l’enfant, certains étant « moins difficiles » à vivre au quotidien que d’autres. (même si ça n’est jamais évident n’allez pas croire que je dénigre certains problèmes par rapport à d’autres!!)

  • #146 Hotnspicy le 13 novembre 2008 à 9 h 33 min

    Hélène, je n’ai jamais eu honte de dire que si j’avais appris la présence de la trisomie pour Antoine durant la grossesse, je ne l’aurais pas gardé.

  • #147 Hélène le 13 novembre 2008 à 9 h 37 min

    Merci Hotnspicy, ce que tu dis et ta sincérité me touchent énormément.

    Merci à toi aussi Lullaby, pour cet éclairage.

  • #148 Hotnspicy le 13 novembre 2008 à 9 h 43 min

    @ Lullaby : faire des comparaisons c’est moche, mais je le fais et je me répète voire me ressasse tous les jours que la trisomie n’est rien comparé à certains handicaps. On se raccroche toujours au pire.

    @ Hélène : ne me remercie pas. S’il te plaît. ;)

  • #149 Nicole le 13 novembre 2008 à 9 h 51 min

    Je voudrais juste mettre un petit point sur les « différences »…
    Une de mes meilleures amies au collège avait les yeux « verrons » (un oeil vert d’eau et l’autre marron foncé). Elle m’a toujours parlé de lentilles de contact, pour cacher l »un des yeux… parce qu’elle en a souffert petite, des railleries, des moqueries etc… « Les enfants sont méchants ». Aujourd’hui, c’est son charme, sa différence… :-)

    Autre chose, dans l’école de ma fille (elle est au CP), il y a une classe d’enfants sourds (appareillés et non-appareillés). Certains parents, à la réunio de début d’année, ont eu l’air horrorisés (et je pèse mes mots) que leurs enfants « normaux » soient dans une école d’handicapés, comment ils allaient pouvoir apprendre etc etc et j’en passe. J’étais tellement en colère!!!! J’ai grandi avec une copine sourde, c’était une des chances de ma vie!!! Je pousse ma puce au maximum a aller jouer avec ces enfants « différents ». Elle en a déjà cotoyé, pendant sa maternelle, elle avait une fille handicapée mentale dans la classe, et elle a très bien intégré la différence.
    Pendant les cours, la classe des enfants sourds est séparée, mais à la recrée, cantine et le mercredi, ils sont tous mélangés. Hier elle a passé la journée dans le groupe de l’animatrice sourde (qui parle, mais signe beaucoup exprès), et le soir, quand je suis allée la chercher, elle m’a dit bonjour en signant! J’ai trouvé super, elle a intégré ça comme si elle parlait d’un enfant étranger dont ELLE essayait d’apprendre la langue.
    Je pense que tous les enfants sont capables d’intégrer la « différence », et c’est beaucoup les parents qui créent la « crainte »… je ne sais pas comment expliquer, mais parfois on (les parents) est capable de sortir des remarques devant les enfants, et on oublie qu’ils entendant (et répètent!) tout!

    Tout ça pour dire, Waffo, que je te trouve très courageuse et je suis sûre que ta fille sera heureuse!!!!

  • #150 Nicole le 13 novembre 2008 à 9 h 53 min

    @Hélène: est-ce que les enfants/ados/adultes sans handicap sont forcément heureux? ;-))

  • #151 Sylvie8600 le 13 novembre 2008 à 9 h 58 min

    songlin, je me retrouve dans tes angoisses sur le coup du truc génétique qu’on risque de refiler… On a un gêne (maladie orpheline) dans la famille et ma mère attend de savoir si elle est porteuse. Si elle l’est, il faudra que je fasse le test à mon tour, ainsi que mon copain, car « notre » gêne a besoin de « faire la paire » avec un autre gêne qui lui est beaucoup plus courant (mais moins grave). Un grand ponte généticien s’est permis de balancer à ma mère qu’il ne comprenait pas qu’on fasse ces tests, vu que j’avais statistiquement plus de chances d’avoir un enfant atteint de trisomie ou de mucovicidose… Bin oui mais j’ai vu mon cousin souffrir et mourir de cette maladie donc il est hors de question que je prenne le risque le plus minime qu’il soit de faire vivre ça à mon enfant! Il y a pour moi une différence entre apprendre pendant la grossesse que son enfant a un problème et le garder et le concevoir en sachant à l’avance qu’on a 25% de chance de lui transmettre une maladie incurable… J’ai été choquée par le discours de ce médecin et je sais que ce n’est pas à lui que je m’adresserais si je dois me faire tester…

  • #152 Marine le 13 novembre 2008 à 10 h 00 min

    à Hélène:
    Je savais pendant la grossesse que mon bébé n’aurait pas de soucis de santé à la naissance.
    Mais cela ne m’a pas empêché de me poser plein de questions sur les futures souffrances qu’elle vivrait. Mine de rien, on donne la vie, et toutes les emmerdes qui vont avec! mon bébé aura surement des problèmes avec des petits copains à l’école; aura des inquiétudes, des difficultés, des doutes, peut etre aura du mal à l’école, ou des problèmes pour trouver un travail, ou ne sera pas heureuse en couple, ou développera un cancer du sein à 30 ans, ou aura un grave accident de la route et restera handicapée à vie…. absolument TOUT peut arriver, donc le pire peut arriver à chaque seconde de sa vie.
    Tout ça, finalement, par ma « faute ». Je pense à ça tous les jours, et je crois comme beaucoup de parents.
    Donner la vie, c’est donner la mort en même temps, et cela, on y pense, même quand notre bébé est le plus parfait du monde sur les courbes de poids et les analyses de sang.
    Cela peut donc aussi freiner l’envie de faire un enfant…. ou bien au contraire on peut se dire: bon d’accord, mon enfant souffrira un jour de toutes façons… mais ça montre qu’elle a eu la chance d’exister!
    C’est ça finalement que ça m’a appris de devenir maman: que rien n’est parfait et que la menace de la souffrance à venir de son enfant va avec la joie de lui donner la vie!

  • #153 Hélène le 13 novembre 2008 à 10 h 04 min

    Nicole ton commentaire 150 est facile et attendu (et n’ayant pas toi-même d’enfant différent au point de la fille de waffo, ou du fils de Hotnspicy, je ne suis pas sûre que tu sois en mesure de répondre à ma question, j’aimerais mieux qu’on laisse répondre celles qui sont concernées, et par ailleurs il n’y a pas que l’enfance, à vivre avec cette différence, mais toute la vie adulte ensuite)…

    Sylvie8600 merci beaucoup pour ton commentaire.

    Marine j’entends bien tout ça, mais pour moi ça n’a pas grand chose à voir avec le fait de savoir que son enfant est handicapé (et donc en souffrira, forcément) et de décider de le mettre au monde malgré tout. Or le coeur de ma question, c’est ça ;-)

  • #154 isa la sorcière le 13 novembre 2008 à 10 h 12 min

    On peut penser à de l’égoïsme de la part de parents qui décident de garder un enfant qui effectivement pourra souffrir de son handicap, mais, on peut aussi penser que ne pas le garder c’est refuser le droit à la différence. Moi, je suis bien incapable de savoir quoi en penser et ce que je ferais si j’étais confrontée à pareil choix, simplement j’imagine que garder ou pas cet enfant amène de la culpabilité, quoi qu’on décide.

    Par contre, je crois qu’en changeant notre regard sur la différence, chacun(e) à notre niveau nous pouvons faire en sorte que ces enfants souffrent un peu moins :-)

  • #155 Sylvie8600 le 13 novembre 2008 à 10 h 16 min

    J’avais été terriblement choquée en lisant un article sur un couple d’Anglais, les 2 étaient sourds et ils souhaitaient sélectionner un embryon atteint de surdité… On a beau dire que l’on peut superbement surmonter un handicap, IMPOSER délibérement cela à son enfant me semble le comble de l’égoisme…

  • #156 Nicole le 13 novembre 2008 à 10 h 23 min

    @Hélène: évidemment que je peux pas juger du comment, pourquoi, quand… Je dis juste que nous-autres, parents d’enfants « sans handicap », pouvons participer aussi à ce que la vie des enfants handicapés soit moins difficile! En tout cas, c’est ce que j’essaie d’inculquer à mes enfants…

  • #157 Iriss91 le 13 novembre 2008 à 10 h 51 min

    Un message qui m’a vraiment touché : sincère, simple, frais et personnel. Bravo pour ce sens de la répartie et de ne pas te remettre en cause pour rien comme tous ces magazines qui nous dicte la façon d’être une mère parfaite.
    Chaque relation mère-enfant est unique et ça on peut pas nous l’enlever!

  • #158 Anne Cé le 13 novembre 2008 à 11 h 39 min

    Etant également maman depuis peu (3 mois et demi), j’ai été très touchée par le texte de Marine, dans lequel je me retrouve beaucoup, et la discussion qui en a suivi.

    Les commentaires de waffo ou Hotnspicy sont extrêmement touchants. La question du handicap est très délicate, douloureuse, et très personnelle aussi. Par rapport à la question soulevée par Hélène, j’aime beaucoup ce que dit Isa la sorcière.

  • #159 dola le 13 novembre 2008 à 12 h 09 min

    Pardon si je m »immisce dans la conversation, concernant les enfants différents. Ce n’est pas mon ressenti de mère qui s’exprime ici mais plutôt d’autres expériences :
    J’ai une cousine trisomique , elle a désormais 50 ans, ses 2 parents sont décédés quasiment coup sur coup. Ce sont ses 2 frères qui s’occupent d’elle et pour avoir parlé avec eux je sais qu’ils espèrent qu’elle ne restera pas la dernière..Et ils espèrent qu’il seront en bonne santé longtemps…
    On dit souvent que quand on est parents on se fait toujours des soucis pour nos enfants quelque soit leur âge, je crois que c’est d’autant plus vrai dans ces cas là.

  • #160 Hotnspicy le 13 novembre 2008 à 12 h 44 min

    @ Dola : à la naissance d’Antoine, l’une des premières questions qu’on s’est posées son père et moi fut  » Et quand on ne sera plus là ?  » …

  • #161 cami le 13 novembre 2008 à 12 h 50 min

    @ toutes celles qui ont réagis à mon commentaire: je dis oui oui oui et re oui à la péridurale :-) pour moi c’est une évidence mais je peux comprendre (difficilement mais comprendre quand même) celles qui décident de faire sans. Quand à la course à la plus souffrante/vaillante pendant l’accouchement je veux bien perdre cette course.
    Merci pour les explications, descriptions en se qui concerne l’accouchement sa me permet de « le voir » d’un autre oeil.

  • #162 Hélène le 13 novembre 2008 à 14 h 16 min

    Merci les filles, pour vos commentaires ;-)

  • #163 waffo le 13 novembre 2008 à 19 h 29 min

    Pour reprendre Hontspicy, le nanisme n’est rien comparé à d’autres handicaps et j’espère que tu m’excuseras hontspicy de dire que la nanisme n’est rien comparé à la trisomie aussi. Car, même quand je ne serais plus là ma fille sera indépendante.
    Elle pourra vivre sa vie comme elle l’entend, elle pourra avoir son appart, ses amis, son copain (ou copine je ne suis pas sectaire), son travail (même si elle aura sans doute un peu plus de mal à en trouver qu’une personne de taille normale), ses loisirs…
    Je ne me trouve pas courageuse car je sais qu’elle aura sa vie d’adulte indépendante. Et c’est là dessus que notre choix a été facile, le médecin nous assuré que son gène ne provoquerait pas de problème mental et ni de problème physique par exemple cardiaque ou pulmonaire (juste un peu plus de mal de dos que la normale).
    J’ai « la chance » (je met entre guillemet car j’aurais préféré que ce ne soit pas le cas pour eux) d’avoir une amie dont le fils n’a pas de main droite. Et ça nous permet d’échanger toutes les deux sur les petits trucs du quotidien à mettre en place (pour elle lui apprendre à tout faire avec une seule main). Et ça aide beaucoup de ne pas être seule dans ce cas. Et de voir que ça reste toujours merveilleux d’avoir un enfant qu’on va pouvoir aimer et élever pour qu’il vive au mieux sa vie d’adulte.
    Et quand à l’acceptation de la différence, je pense qu’effectivement, une fois que ça sera plus rentré dans les mœurs (par exemple par l’intégration d’enfants avec un handicap mental ou physiques un peur lourd dans les écoles), ça sera plus facile ! Et j’ai bien l’impression que de génération en génération, ça se passe de mieux en mieux et ça me rassure :)

  • #164 Hélène le 13 novembre 2008 à 19 h 36 min

    waffo je te remecie pour ton commentaire, qui m’éclaire sur certains points.
    Mais pas sur tous : car tu dis que « ça reste merveilleux d’avoir un enfant à aimer » ; mais est-ce qu’est merveilleux d’être adulte et nain ?
    Parce que vous parlez de l’enfance, mais l’âge adulte ? Avoir 30 ans et être naine, comment on vit ça ? Et comment on peut l’envisager pour son enfant, en tant que parent ?
    Ca ne déchire pas le coeur ?

    Je suis désolée de donner l’impression de m' »acharner » comme ça ; ça n’est bien sûr pas de l’acharnement, mais on touche là à un sujet qui, pour une raison qui m’échappe totalement, résonne très fort en moi.

    Et ayant « sous la main » des femmes qui vivent ça au quotidien, je ne peux m’empêcher de vous interroger encore et encore, pour essayer de comprendre les mécanismes de toutça.

    Je le redis (et ne le redirai jamais assez, tant ce sujet est délicat, douloureux, et surtout tellement loin de mon expérience et de mes connnaissances) : je suis d’une sincérité absolue, et totalement bienveillante dans mes questions. Mais ça n’empêche pas la maladresse, que j’espère que vous voudrez bien me pardonner.

  • #165 Hotnspicy le 13 novembre 2008 à 20 h 27 min

    @ Hélène : Antoine ne conduira pas de voiture, ne me donnera de petits enfants, ne se mariera pas etc. A peine né, son destin est très limité déjà. Alors, oui, ça fait mal. Quelque chose se déchire en nous, c’est certain. Mais il est de notre devoir et de notre ressort d’ailleurs d’emmener notre fils au maximum de ses capacités et de repousser les murs des possibilités.

    Il y a des points douloureux comme celui-là, Hélène, que tous les parents d’enfants porteurs de handicap occultent souvent.

  • #166 waffo le 13 novembre 2008 à 21 h 39 min

    Pour ce qui est d’être adulte et nain, je n’en ai aucune idée, n’étant pas dans le cas !
    Par contre, si ça peut t’éclairer un peu et comme je sais que tu comprends bien l’anglais, lis cette interview d’une jeune anglaise naine de 17 ans, venant d’une famille en partie naine (père, grand père et frère).
    http://www.chroniclelive.co.uk/tm_objectid=15818536&method=full&siteid=50081&headline=it-s-a-tall-world-for-people-like-me-name_page.html
    J’avais trouvé à l’époque (2 mois après la naissance de ma fille) que c’était très rassurant pour l’avenir de ma fille, que ça me prouvait (et aussi aux autres) que l’on pouvait le vivre le mieux qu’on pouvait.

    Et également, sur le fait de déchirer le coeur, quand j’ai appris que ma fille était atteint de nanisme, j’en étais à 7 mois de grossesse. A ce stade de développement, l’enfant peut vivre en dehors de sa mère (même si ce n’est pas l’idéal) donc j’aurais eu vraiment l’impression de « tuer » mon enfant simplement parce que je pensais qu’il allait mal vivre le fait d’être petit !
    Peut être aurais-je eu une réaction totalement différente si on m’avait dit qu’il ne vivrait que 5 ans ou qu’il serait dépendant toute sa vie. Mais là je me suis vraiment dit qu’elle allait pouvoir vivre normalement. Et non, ça ne me déchire pas le coeur parce que pour moi j’estime qu’elle est normale, et même quand elle ne fera 1,20 m à l’age adulte, elle sera toujours normale. Sa condition est pour moi essentiellement un problème de regard et je compte bien (et mon mari avec) faire tout ce qu’on peut pour lui donner les armes pour montrer aux gens qu’elle est normale et qu’il est inutile de la regarder avec pitié ou se moquer d’elle.
    Et puis j’ai un problème avec le mot handicap car il revêt beaucoup de signification. Souvent quand une personne fait mal quelque chose, certains disent « t’es handicapé ou quoi ? ». Et pourtant, ce n’est pas parce que tu es en dans un fauteuil que tu es moins intelligent, ce n’es parce que tu es petit que tu moins travailleur et ce n’est pas parce que tu as un retard mental que tu n’as pas envie de vivre.
    Ouh là je vois que j’en ai encore écris des tartines !!! Mais çe ne me dérange pas d’en parler en général, les gens n’osent pas mais c’est vrai que le problème de ma fille étant un petit problème (dans tous les sens du terme, humour, humour), c’est peut être plus facile d’en parler pour moi.

  • #167 Virginie le 13 novembre 2008 à 22 h 28 min

    merci Hélène pour tes questions, car tu exprimes ce que je me demande aussi, mais aurais eu plus de mal que toi à formuler. décidément cette conversation est vraiment très intéressante et je pense qu’elle parle à nous toutes, que l’on ait ou non des enfants, que l’on en veuille a priori ou pas…

  • #168 Stéphanie (mais une autre) le 13 novembre 2008 à 22 h 48 min

    Je me permets de partager ce petit texte sur la découverte du handicap de son enfant, que m’a transmis une maman d’un petit garçon autiste :

    « Quand vous attendez un enfant, c’est comme si vous prépariez des vacances en Italie. Vous êtes tout excités. Vous achetez un tas de guides touristiques, vous apprenez quelques phrase en italien afin de pouvoir vous débrouiller, et quand le moment arrive, vous faites vos bagages et vous vous rendez a l’aéroport – pour l’Italie. Seulement, quand vous atterrissez, l’hôtesse vous dit: « Bienvenue en Hollande. »
    Vous vous regardez, incrédules et scandalisés en disant: « En Hollande ? De quoi parlez-vous ? J’ai réservé pour l’Italie ! »
    On vous explique qu’il y a eu des changements, et que vous avez atterri en Hollande, que vous devez y rester. « Mais je ne sais rien de la Hollande! Je ne veux pas y rester » dites-vous.
    Mais vous y restez. Vous sortez et achetez quelques nouveaux guides, vous apprenez de nouvelles phrases et vous rencontrez des gens dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. La chose la plus importante est que vous n’êtes pas dans un quartier sale, où règnent la peste et la famine. Vous êtes simplement dans un endroit différent de celui que vous aviez imaginé. Le rythme y est plus lent et moins tapageur qu’en Italie, mais quand vous y êtes depuis un petit moment, et que vous avez l’occasion de reprendre votre souffle, vous commencez à découvrir que la Hollande a des moulins à vent. La Hollande a des tulipes. La Hollande a même des Rembrandt.
    Mais tous ceux que vous connaissez vont en Italie et en reviennent. Ils se vantent tous du bon temps qu’ils ont eu là-bas et pendant le reste de votre vie, vous direz : « Oui, c’est là que j’allais. C’est ce que j’avais prévu ».

    Le chagrin que vous en ressentez ne s’effacera jamais. Vous devez accepter cette peine, parce que la perte de ce rêve, la perte de ce projet est très importante. Mais si vous passez le reste de votre vie à pleurer sur le fait que vous n’avez pas été en Italie, vous ne serez jamais libres de profiter des choses très spéciales et très jolies que l’on trouve en Hollande ».
    Carol TURKINGTON.

  • #169 double plus good le 13 novembre 2008 à 23 h 03 min

    Quand je lis les commentaires de Waffo, deux images me reviennent.
    La première, il y a trois ans, je discute équitation avec une petite fille d’environ 8 ans, dans la même école primaire que mon fils. Cette gamine est naine, fait du cheval, du vélo (un petit vélo adapté à sa taille), a des amies à l école, et me semble pleinement épanouie.
    Et puis l’année dernière, je passe devant la mairie de ma ville au moment ou un couple de mariés en sort, Lui mesure environ 1m80, elle environ 1m20. Et ils sont radieux tous les deux, c’est probablement un des plus beaux jours de leur vie.
    Donc Waffo, je pense comme toi que ta fille a toutes les chances d’avoir une vie aussi normale que quelqu’un d’autre.

  • #170 Hélène le 14 novembre 2008 à 10 h 10 min

    waffo je te ermercie de ta réponse, et je crois que je comprends d’où vient mon incompréhension, justement : pour moi avoir un handicap physique, c’est l’épouvante absolue. Je me suis toujours dit que si je me retrouvais en chaise roulante, par exemple, je me foutrais par la fenêtre (si j’y arrive…).
    C’est pour ça que je souffre pour ces enfants qui deviendront des adultes avec un handicap physique : je me mets à leur place mais avec mon schéma mental de la différence physique, et ma terreur de cette différence.
    Voilà pourquoi j’imagine que vivre dans une enveloppe corporelle différente doit être atroce, alors que si ça se trouve pas du tout (je file lire le texte angalis ;-).

    Quant au mot handicap, c’est très dommage qu’il ait été détourné de façon mérpisante et péjorative, néanmoins je refuse de tomber dans le politiqumeent correct gnan gnan à l’américaine et dire, docn pour moi un handicap doit être appelé par son nom, et je ne dirai pas plus « personne vivant différemment sa verticalité » que « personne de couleur » pour un noir ;-)

    Stéphanie (mais une autre) ce texte est extraordinaire !!
    Mais il se place encore une fois, comme presque tuos les commentaiers précédents, du point de vue du parent. Or moi c’est à l’enfant, et au futur adulte, que je pense : non seulement il n’a pas demandé à naître, mais en plus on lui a imposé de vivre avec un handicap…

    La vie à tout prix, je ne suis pas certaine que ça soit défendable dans tous les cas…

    double plus good OK, au vu de ton commentaire, je retire tout ce que j’ai dit avant, c’est moi qui me goure sur toute la ligne !! (bon sang, j’en reviens pas de savoir qu’on peut être heureux comme ça, franchement ça nefaisait pas partie de mon schéma de pensée).

  • #171 Deilema le 14 novembre 2008 à 10 h 44 min

    Pour revenir sur la question de l’adulte qui vit avec un handicap physique…
    J’ai une collègue qui est en fauteuil roulant depuis des années (ou depuis toujours, en fait j’en sais trop rien).
    Bref, donc, elle est en fauteuil roulant, ce qui ne l’a pas empêchée de faire des études à bac+7 (et quand on voit les progrès qu’il y a à faire en termes d’accessibilité dans les facs… on mesure le combat que cela a du être).
    Aujourd’hui, elle exerce sans problème un métier à responsabilités, comportant de très nombreux déplacements.
    Elle conduit un véhicule spécialement aménagé.
    Elle est en couple depuis 10 ans.
    Elle soigne son apparence, se maquille.
    En fait, elle vit exactement comme vous et moi, sous réserve de quelques aménagements au quotidien et d’un peu plus d’aide de la part des autres.
    Sa vie n’a pas DU TOUT l’air atroce…

  • #172 Hélène le 14 novembre 2008 à 10 h 45 min

    OK OK OK, je retire tout ce que j’ai dit, c’est mon ignorance qui me fait imaginer de l’atrocité là où il n’y en a pas ;-)

  • #173 Deilema le 14 novembre 2008 à 10 h 48 min

    Ben en fait, je rejoins ce qui a été dit plus haut, cotoyer des personnes différentes permet de surmonter les a priori, la compassion forcée et tous les « sentiments-clichés » que l’on peut éprouver face à elles.
    Quand je vois ma collègue, je suis juste admirative, en fait ;)

  • #174 Hélène le 14 novembre 2008 à 10 h 55 min

    Bon, on va arrêter là, je crois que j’ai vraiment du mal à me faire comprendre ;-)

  • #175 Stéphanie de la ligne 12 le 14 novembre 2008 à 11 h 26 min

    En fait je crois Hélène que ce que tu oublies (et ce n’est pas du tout une critique ou péjoratif !) c’est que ces personnes n’ont pas le CHOIX ! Evidemment, si elles l’avaient eu, elles n’auraient pas choisi ce handicap. Mais elles doivent faire avec les cartes qu’elles ont reçues et s’efforcer d’être heureuses avec.
    Certains ont reçu la carte de la beauté, d’autres de l’intelligence, d’autres encore de la sensibilité… Mais aucune de ces cartes ni même le cumul d’entre elles ne garanti d’être heureux ni même bien ! Il n’y a qu’à voir les interviews des stars qui ont tout pour être heureuses et qui en fait sont au fond du gouffre… De la même façon, ce n’est pas parce qu’on manque d’une carte qu’on sera forcément malheureux ! Oui, il y a des passages difficiles, puis après on continue en essayant de faire avec ce qu’on a.

    Maintenant, pour revenir sur le sujet de « a-t-on le droit d’imposer un handicap à un enfant à naître justement en le faisant naître », pour moi la réponse se trouve au dessus. Dans le cas d’un gros handicap mental, la question se pose (pour moi), mais s’il s’agit juste d’une apparence différente ? Est-il plus dur aujourd’hui d’être nain que d’être obèse ou noir ? Donc je ne fais pas d’enfant parce que mon copain étant maghrebin, je sais que ce sera parfois difficile pour lui ?

    Bref, ce n’est que mon ressenti et je le répète, sans jugement aucun…

  • #176 Hélène le 14 novembre 2008 à 11 h 40 min

    Stéphanie je comprends ce que tu veux dire, mais je rappelle que ce que je disais, ce n’était ps que ces gens avaient eu le choix, mais que leurs parents l’avaient eu pour eux.

    Après, où commence la différence discriminante qui va faire de votre vie un enfer, c’est très délicat : pour certains ça sera le métissage, pour moi, dans mon idée, c’est le handicap, là on arrive dans des choses beaucoup plus subjectives.

  • #177 Stéphanie de la ligne 12 le 14 novembre 2008 à 11 h 49 min

    J’avais bien compris… Mais je crois justement que ces parents y pensent quand ils font leur choix…

  • #178 Hélène le 14 novembre 2008 à 11 h 52 min

    Oui c’est clair que j’imagine certainement des atrocités là où il n’y en a pas, encore une fois min ignorance me fait imaginer des choses, sans aucun doute.

  • #179 kro le 14 novembre 2008 à 18 h 07 min

    merci Hélène pour aborder un sujet aussi tabou en france ( et presque partout en fait) je suis comme toi je me pose des questions a savoir comment gerer une grossesse ,qui n’est deja pas en soit quelque chose de facile , comment la gerer quand on sait que son enfant sera regarder différemment? mon com’s sera peut etre mal pris, certaines penseront peut etre que c’est mon esprit étriqué qui me fais réagir de cette façon… j’ai eu une discution samedi soir avec une amie neurologue et c’était justement ce que je lui disais comment dans notre societe on peut vivre avec un handicape? quelle vie ont peut avoir? elle me disait que ces patients voyais ça avec un tout autre angle la plupart sont tres heureux… je pense malheureusement que je passerai la fin de ma vie dans un fauteuil roulant et j’ai deja fait promettre a mon entourage de me laisser partir si je ne me supportais pas comme ça…
    Alors toutes mes excuses pour celles que j’aurai froisées, je suis bien consciente que cela ne change pas l’amour que vous portez à vos enfants… mais je suis quand meme assez perplexe.

  • #180 Hélène le 14 novembre 2008 à 20 h 38 min

    kro je vois que tu es comme moi, sans doute n’as-tu pas d’amis handicapés ? C’est mon cas, du coup je n’ai pas la moindre idée de ce que peut-être la vie avc un handicap (physique, j’entends, mental je connais), et je me fais des idées…

  • #181 waffo le 14 novembre 2008 à 21 h 11 min

    Je comprends un peu mieux tes interrogations Hélène au vu de tes réponses. Je n’ai pourtant pas de personne handicapé physique ou mentale dans mon entourage (enfin avant ma fille et le fils de ma copine) mais je n’ai jamais eu comme pensée par exemple si je devais finir dans un fauteuil roulant autant en finir. Bien sûr que je n’aimerais pas ça, mais si je peux apprendre à vivre avec, je le ferais. Par contre si c’est pour devenir un presque légume et souffrir, je préfère en finir mais ce n’est pas pareil pour moi.

    Un exemple qui me concerne : je suis sourde d’une oreille depuis que j’ai environ 2 ans. C’est un tout petit handicap qui passe inaperçu la plupart du temps (juste qu’en réunion ou au resto, il faut que j’explique au gens que je veux me mettre à une certaine place pour pouvoir entendre tout le monde) mais longtemps, ma grosse angoisse c’était que je perde l’autre oreille aussi et que je devienne complètement sourde. J’avais même tendance à me dire qu’être sourde c’était pire qu’être aveugle. Mais maintenant je me dis que des sourds y’en a plein et ils peuvent vivre sans problème sans même que ça se voit. Pour les aveugles, c’est un peu plus dur (mais ça empeche pas de vivre non plus soit dit en passant) car il y a beaucoup plus d’embûches (au sens propre comme figuré).

    Je pense que c’est vraiment la façon dont on se voit. J’espère que tu ne le prendras pas mal, mais je pense que c’est peut être lié au fait que tu es très attachée à ton apparence (si je me trompe je m’en excuse platement) et que donc tu ne peux pas t’imaginer dans une apparence qui te semble « amoindrie » et peu flatteuse. Car l’image du handicap est pris dans notre culture comme un « amoindrissement » de la personne. On la prend en pitié en se disant qu’on est forcément malheureux dans cette situation. Et souvent on se trompe parce qu’effectivement chacun fait avec les cartes qu’il a dans ses mains et qu’il essaye de vivre au mieux.
    Mais j’avoue que des fois j’ai envie de parler à tous les nains que je rencontre pour leur demander mais ça ne se fait pas :D (peut être oserais-je plus tard quand ma fille sera plus « grande » et que ça se verra vraiment).

    En tout cas, je trouvde ça très intéressant comme conversation, ça me permet de comprendre certains réactions autour de moi.

    Et sinon juste pour préciser quand la copine dont je parlais plus haut m’a annoncé que son bébé n’allait pas avoir de main droite, j’ai eu la même réaction que pour ma fille « c’est pas grave, vous lui apprendrez à se débrouiller autrement et il vivra sa vie). En plus, elle a eu la chance de rencontrer un ado de 16 ans avec exactement le même handicap et qui le vivait très bien, ça aide énormément !

    Tu en penses quoi de l’article anglais Hélène ?

  • #182 Lorelaï le 14 novembre 2008 à 21 h 32 min

    Fichtre quel débat !

    Le handicap n’est pas bien géré en France, quel qu’il soit. Oui il existe des gens et des structures (fort souvent des initiatives privées) qui aident beaucoup, mais beaucoup de familles de personnes/enfants handicapés se sentent seules. Dans mon entourage très proche, je cotoie quelques personnes handicapés : sphère privée, sphère professionnelle (des personnes que j’ai recrutées).
    La vie n’est pas forcément facile tous les jours, mais bon, à force d’efforts d’adapation (pour eux comme pour moi), on s’en sort.

    Le handicap mental me fait plus peur finalement, car même si une personne trisomique ou autiste parait heureuse, le regard des autres pèse beaucoup. Et la question de l’autonomie une fois les parents « partis » m’effraie au plus haut point.

    Je comprends volontiers tes interrogations Hélène !

    J’ai un rapport assez « décontracté » (je ne sais pas si le mot est bien choisi) au handicap quel qu’il soit : je n’en n’ai pas peur, j’éprouve de la compassion, mais point de misérabilisme. Maintenant je trouve toutes les interrogations soulevées légitimes et très bien argumentées. Et face à ce que je connais, ce qui me fait peur (même si je ne veux pas d’enfants), je suis bien perplexe sur ce sujet. Bon ça ne fait pas avancer le débat.

    Merci et bravo pour ces témoignages sincères et spontanés, ça me fait grandir aussi.

    C’est un peu décousu, mille excuses.

  • #183 Hélène le 14 novembre 2008 à 21 h 33 min

    Chère waffo,

    Merci pour ton indulgence et ta compréhension. J’avoue qu’en postant tout ça, j’espérais très fort ne pas te blesser, et que tu ne le prendrais pas mal.

    Tu as entièrement raison et tu as vu juste me concernant : je suis fascinée par la beauté et très préoccupée par l’apparence (au sens ou je me sens plus ou moins une « esthète », bien que le mot puisse sembler prétentieux), d’où ma terreur d’une apparence « amoindrie » dans le sens où notre culture l’entend.

    J’ai été très frappée par l’interview d’Ivy, j’ai découvert qu’on peut vivre de façon à peu près sereine en étant naine (en tout cas pas moins heureux que les « non-nains »), ce qui prouve – et heureusement !! – que j’ai tout faux sur le sujet ;-)

    Tout ça me donne énormément à réfléchir. J’ai tellement à apprendre de la vie, et vous me poussez dans cette direction, ce qui est hyper important.

    Merci ;-)

    Lorelaï on s’en fiche que ça soit décousu, c’est sincère, et ça c’est vachement plus important ;-)

  • #184 waffo le 14 novembre 2008 à 22 h 10 min

    Pour que je prenne mal quelque chose c’est qu’il faut être méchant ou avoir l’esprit fermé. Ce n’est pas ton cas donc pas de problème. On peut avoir une version étriquée d’un sujet et pourtant avoir envie d’en parler (et j’adooooooooooore parler :D ).

    Lorelaï merci pour ton comm, je suis comme toi, c’est vraiment le handicap mental qui me fait le plus peur et surtout par rapport à l’autonomie (j’adore ma gamine, mais j’ai pas l’intention de m’en occuper 24/24 7/7 toute ma vie !). Et j’aime beaucoup le terme « rapport décontracté », ça me va bien ça :)

    J’aurais du mettre l’article sur Ivy plus tôt je l’avais un peu oublié (j’ai un blog pour ma famille et mes copains sur ma petite vie de famille donc à 90% sur ma fille et j’ai du mettre le lien sur cette article, elle avait 2 mois. Personne n’a osé faire de commentaires mais je pense que ça a du « décontracter » pas mal de gens par rapport à l’avenir de ma minie-godzilla :)
    Je suis contente si j’ai pu faire « avancer » quelques personnes dont toi Hélène sur le rapport au handicap. C’est à force de petits pas et de prises de conscience qu’on peut arriver à changer le monde :) (ouh là je m’emporte là :p)

  • #185 Hélène le 14 novembre 2008 à 22 h 54 min

    Non tu ne t’emportes pas, tu as entièrement raison waffo. L’ignorance est la pire des choses, et fait faire (ou dire) beaucoup de conneries. Presque tout passe par l’éducation, et je te remercie de nous avoir permis d’avancer sur ce sujet ;-)

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