Etre belle-mère avant d’être mère, par Maristochat

7 octobre 2014

Tanjore - écolières

« Lorsque j’ai connu mon aujourd’hui mari j’avais 23 ans (il en a 5 de plus), bien sûr, ce n’était pas écrit sur son visage que dans sa valise, il avait deux enfants… Je suis tombée amoureuse et dans ce cas, l’expression prend tout son sens.

Je ne me suis jamais sentie investie d’une mission, je ne me suis pas sentie belle-mère. Ils étaient là, mais j’étais là aussi… Des erreurs, j’en ai fait. J’ai souvent été dure, injuste et égoïste.

Difficile pour moi de comprendre ce lien qui unit un père et ses enfants, difficile de trouver sa place et ce surtout au début d’une histoire d’amour.
Heureusement il a su être très patient, conciliant et à l’écoute (je ne suis pas sûre que beaucoup auraient réussi à tenir le cap).
Au fil du temps, ma place s’est dessinée et nous nous sommes tous apprivoisés.

Un jour, je suis devenue à mon tour maman.
Une année plus tard et avec le recul, je peux dire qu’être belle-mère avant d’être mère, ce n’est pas évident.

Parce qu’on a beau essayer de comprendre, il y a toujours des petites choses qui nous échappent… Parce que cet enfant qui pique une crise, il faut bien le dire, ce n’est pas le nôtre alors forcément, on est beaucoup moins patient.

Aujourd’hui, même si je tâtonne parfois, si je rate souvent, je sais ce qu’est être parent et je pense que cela nous rend beaucoup plus conciliant.

Parler de cette « beau-parentalité » me fait chaque jour avancer alors je remercie Hélène de sa confiance et de sa générosité et surtout de cet espace d’expression qu’elle m’a laissé.

Signé : Maristochat »

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61 commentaires

  • #1 missdior le 7 octobre 2014 à 9 h 20 min

    Pour moi, le « métier » de parents est le plus dur mais aussi le plus merveilleux. La patience n’est pas toujours facile en tant que mère alors belle-mère….J’ai eu 4enfants qui sont maintenant adultes (35-32-29-27) et même à ces âges ils restent mes petits et les considérer comme indépendants n’est pas toujours faciles. Il faut savoir se taire !!!!

  • #2 pâte à crêpe le 7 octobre 2014 à 9 h 33 min

    Merci Hélène et Maristochat d’amener le sujet ici!
    Je suis moi même belle mère de trois enfants et maintenant maman de deux. La vie de belle mère est très très difficile, et ne facilite pas sa confiance à devenir maman je trouve.
    J’ai des millions de choses à dire sur le sujet et si tu me permets Hélène, je mets ici le lien d’un billet que j’ai écrit il y a quelques temps sur le temps sur un blog que j’aime beaucoup :
    http://www.poule-pondeuse.fr/2009/11/04/devenir-beau-parent/
    Parler, se remettre en question, ne pas négliger nos alarmes personnelles aident à démêler tous les sentiments paradoxaux qui vont avec cette situation. Bon courage!

  • #3 Lisou le 7 octobre 2014 à 9 h 38 min

    Ce sujet me parle énormément!
    J’ai rencontré mon compagnon à 27 ans, il avait alors un fils de 2 ans.
    Il m’a fallu beaucoup d’ amour pour lui pour faire face à cette situation.
    Être belle-mère c’est avoir les inconvénients de la maternité sans ces côtés positifs. On a beaucoup de difficultés à trouver sa place au milieu de ce duo père fils et surtout auprès de cet enfant qui nous rejette malgré nos efforts.
    Au début j’ai essayé de m’ investir totalement auprès de lui. Et puis quand à la fin de la journée il refuse de nous dire bonne nuit, ça fait mal.
    Alors j’ai pris quelques distances, il est là, je suis là, je l’ accepte et l’ éduque auprès de son père mais en gardant mes distances vis à vis de lui.
    Et puis que dire de cette autre femme qui est toujours là dans les parages et avec qui notre homme gardera toujours un lien…qui intervient dans notre quotidien et qu’il faut accepter…
    A 30 ans je voudrais moi aussi maintenant un enfant avec lui, que l’on fonde une vraie famille…mais lui n’ est pas pressé car il est déjà père et pour le moment ça lui suffit. Ce n’ est pas tous les jours facile…

  • #4 BYFanny le 7 octobre 2014 à 10 h 47 min

    Très joli témoignage Maristochat !

  • #5 Cha le 7 octobre 2014 à 10 h 49 min

    Très joli texte.

  • #6 40 and so what le 7 octobre 2014 à 11 h 00 min

    Quel beau témoignage ! J’ai connu ma mère aussi comme belle-mère de mes deux demi- soeurs (elle s’est remariée avec un homme qui avait 2 filles). Pas facile non plus de « partager » sa maman avec d’autres. La place de chacun est difficile, la belle maman, les enfants biologiques et les enfants du conjoint. Aujourd’hui je suis maman moi aussi, je ne sais pas comment j’aurai réagi si mon homme avait eu d’autres enfants, mais je sais que de toutes façons ça aurait été compliqué pour moi !

  • #7 Lisou le 7 octobre 2014 à 11 h 05 min

    pâte à crêpe: je suis tout à fait d’accord sur le fait que cette situation ne donne pas confiance pour soi même devenir mère. Quand je pense à la maternité ma principale crainte est que je puisse penser que mon enfant m encombre lorsque j’ en aurais un. Et je crois que cela n’ est pas sans lien avec mon statut de belle-mère.
    Et puis en lisant ton texte je me suis rappelée toutes les réflexions et regards désobligeants que je suis obligée de subir car avec un enfant si jeune moi la belle-mère je ne peux qu’être la maîtresse, celle qui a détruit un couple… Et c’est souvent lourd à porter!

  • #8 Hélène le 7 octobre 2014 à 11 h 07 min

    pâte à crêpe: merci pour ce lien !

  • #9 Anne Claire le 7 octobre 2014 à 11 h 13 min

    Ca me parle bcp… Je ne suis pas encore maman et j’espère pouvoir l’être un jour mais c’est pas encore le moment pour nous.
    Mais je suis une belle maman d’une adorable fillette de 8 ans et demie que j’aime infiniment même si ca n’est jamais simple ce type de situation… j’attends avec une certaine appréhension l’âge de l’adolescence qui risque d’être un moment riche d’expérience :).
    Mais je sais une chose c’est que l’amour nous aide à comprendre et à traverser les moments difficiles :)

  • #10 ptitecaro31 le 7 octobre 2014 à 11 h 14 min

    Merci pour ton joli témoignage Maristochat :)
    Je connais ce sentiment pour l’avoir vécu. Mon expérience est légèrement plus « atypique » au regard de beaucoup ceci dit ;)
    Je me suis mise en couple avec mon chéri il y a 11ans. J’en avais 18…. et lui 34. Et dans ses bagages il y avait une ex-femme (enfin presque, ils étaient en séparation) et un enfant de 9ans.
    J’avais donc moins d’écart avec mon beau-fils qu’avec son père.
    Si la différence d’âge peut choquer, physiquement, elle ne se voyait pas énormément. On nous donnait tout au plus 10ans d’écart, ce qui est « plus concevable » dans l’esprit du tout un chacun. Mais on m’attendait au tournant concernant mes attitudes avec mon beau-fils.
    Par chance (et en prenant du recul je pense que c’est en partie pour ça que je n’ai pas pris mes jambes à mon coup), je suis l’aînée d’une fratrie de 6enfants. J’étais donc mature, dégourdie et « bonne à mariée » à cet âge. Famille stricte aidant, je travaillais tout en faisant mes études, j’avais donc la tête sur les épaules… et je savais m’occuper d’enfants.
    Sauf que celui-ci, il avait l’âge d’être mon frère, mais ne l’était pas. Mon angoisse première a été de me faire accepter…
    Alors j’ai marché sur des oeufs pendant quelques années. Le temps de la « fréquentation poussée » où je n’étais pas encore sous le même toit (c’est à dire pendant un peu moins de 2ans), j’ai passé chaque instant à 3 en lui laissant le plus d’espace possible avec son père… quitte à me laisser bouffer mon espace vital.
    Puis, j’ai pris mes marques, j’ai instauré une dynamique propre à nous deux. Je suis sa belle-mère mais n’en ai pas forcément l’âge. Il doit me respecter comme telle, mais avec ce petit soupçon de complicité et de partage qu’on aurait si nous étions frère/soeur. On s’est apprivoisé de la sorte et c’est très facilement qu’il a accepté avec amour et sentiment fraternel exacerbé ses 2 petits frères (pourtant arrivés dans sa vie à ses 13 et 15ans).
    Aujourd’hui, j’ai 29ans, il en a 20. Nous sommes une jolie famille recomposée très unie, et il nous arrive même de faire des repas avec son autre côté de famille recomposée et donc sa maman et son beau père.
    Je prends toute la mesure du travail accompli durant ces 11années, de la chance que l’on a que ça se passe si bien… Mais je sais aussi que ça n’a pas toujours été facile pour moi, qu’être la « pièce rapportée » n’est pas une place idéale émotionnellement, et que quand ce n’est pas sa chair et qu’on est pas encore soit-même parent, on a ce sentiment un peu égoïste de vouloir éclipser un peu cet enfant qui n’est pas le sien et qui nous rappelle sans cesse que notre cher et tendre a eu une vie avant nous.
    Je ne sais pas si c’est d’avoir mes propres enfants qui a facilité ma vision des choses… Je ne pense pas car j’adorais déjà mon beau-fils avant d’avoir les miens, et il faisait partie à part entière de ma vie. Mais j’ai compris surtout combien il était impossible de défaire le lien précieux entre son enfant et soit, et que cela va au delà du couple qui est à l’origine de cet enfant. Quand mon chéri regarde son fils, je sais qu’il n’est pas le reflet de sa vie passée. Il est juste son fils, une partie de lui.
    Une fois que j’ai compris ça, je n’ai plus eu ce sentiment de malaise quand ils se remémoraient des évènements du passé sans moi. C’est leur histoire à eux deux et c’est précieux.
    Désolée pour ce pavé ;), merci pour ce partage et merci Hélène de nous donner laisser ce bel espace d’expression!

  • #11 Maristochat le 7 octobre 2014 à 11 h 19 min

    Je veux encore remercier Hélène qui m’a permis de venir m’exprimer ici. Merci également pour vos retours.

    @missdior: Le rôle de beaux-parents n’est pas très éloigné de celui de parents, il est juste un peu plus ingrat. Je pense qu’il est également très différents selon le rôle et la place que t’accorde ton compagnon et la mère de ses enfants!

    @pateàcrêpe: Merci pour ton article qui est très intéressant et dans lequel je me suis beaucoup retrouvée. Je te rejoins complétement sur l’idée d’être celle qui a « détruit une famille », ce n’est pas évident….

    @lisou: Tout à fait d’accord, beaucoup d’inconvénients et peu d’avantages. Heureusement, avec le temps, cela s’améliore et on finit par trouver sa place.

    @40andsowhat : Ce n’est facile pour personne en effet. J’ai eu une belle-mère et maintenant que je le suis, je comprends mieux certains de ses ressentis… Pour les enfants, ce n’est pas facile non plus!

  • #12 Pâquerette le 7 octobre 2014 à 11 h 56 min

    Je suis émue par tous ces témoignages. Je ne suis pas belle-mère mais j’en connais dans mon entourage et elles me racontent que ça n’est pas facile.
    Je pense à une notamment qui s’occupe très bien de ces deux belles-filles adolescentes. Elle a toujours dit qu’elle ne voulait pas d’enfant et c’était clair ainsi avec son conjoint. Mais à force de jouer à la maman, avec les enfants d’une autre, elle a maintenant envie de son enfant à elle. Elle a pris goût à son rôle de maman auprès de ses belles-filles. Sauf que son conjoint n’en souhaite pas d’autre. Elle espère maintenant que son désir de mère va s’évanouir.
    Mon autre amie, elle, connaît une situation inverse. Elle a deux fils et son mari vient de la quitter pour une autre femme. Mon amie, au delà de la séparation avec son conjoint, a beaucoup de mal à gérer le fait qu’une semaine sur deux ses fils soient élevés par une autre femme qu’elle, la « maîtresse ». Même si cette belle-mère est plutôt aimante (elle n’a pas d’enfant encore elle-même) avec eux. Elle refuse même que ses fils lui parlent de leur belle-mère.

  • #13 missdior le 7 octobre 2014 à 12 h 16 min

    pâte à crêpe: Tu as un coeur immense et es attentive aux autres, c’est le principal. Tout parent peut faire des erreurs. Bon courage !

  • #14 pâte à crêpe le 7 octobre 2014 à 12 h 27 min

    Maristochat: je remarque pour moi comme pour d’autres amies belle mères, mais peut être est ce une généralité, aussi que cet a priori « belle-mère=maîtresse qui a détruit le couple » (alors que je suis arrivée bien après la séparation mais bon….) ne s’applique pas aux beaux-pères qui sont plus facilement perçus comme l’élément masculin qui rééquilibre, qui est nécessaire…
    Marâtre n’a pas d’équivalent masculin….
    Pâquerette: c’est une des grosses difficultés pour tous, le sujet le plus délicat: il faut que le parent dépasse ses douleurs et rancœurs envers le beau parent (quel que soit le contexte, rancoeurs justifiées ou non) et qu’il permette aux enfants de se sentir bien avec, qu’il se sente autorisé à l’apprécier voire à l’aimer car sinon il sera pris dans un terrible conflit de loyauté entre son parent et le beau-parent, conflit qui va le bouffer. Je sais que c’est terrible à dire dans certaines situations, mais il ne faut pas perdre à l’esprit qu’a priori on veut le bien être de son enfant partout, que si il y a un jugement et que l’enfant doit passer du temps chez l’ex, il faut qu’il puisse y être heureux et confortable, se créer des nouvelles relations sainement, même avec le beau parent que cet ex a choisi, et que nos haines ne concernent que les adultes. Il faut permettre à son enfant d’être bien dans cet environnement déjà chaotique pour lui, et de la haine bien perceptible par l’enfant envers l’autre lui compliquera la tâche….
    Je déborde un peu du sujet, excuse moi Hélène, mais c’est tellement important…

  • #15 Laurence11 le 7 octobre 2014 à 12 h 29 min

    Jolie témoignage ….

    Je suis une ex-belle maman et une belle maman en devenir … je ne serai jamais maman …. difficile de trouver sa place , d’être suffisante et de ne pas etre trop ….

  • #16 Joëlle Mahe le 7 octobre 2014 à 12 h 55 min

    pâte à crêpe: Je viens de lire ton ancien témoignage et sincèrement ,je tire mon chapeau à la belle mère consciencieuse et intelligente que tu es .Tes beaux enfants ont eu beaucoup de chance et surtout le papa ,car tu es restée malgres les difficultés .Ma propre fille aînée a eu l’expérience à 20 ans d’être belle mère d’une petite de 4 ans et j’avoue qu’elle est séparée de son mari depuis un an car elle finissait par ne plus supporter sa vie .Elle a 26 ans aujourd’hui et finalement restée mariée à son époux du week end ,elle envisage un com back mais j’ai très peur pour sa future vie de maman car elle aura toujours l’autre petite qui grandie et l’adolescence n’est pas loin.Je félicite aussi mon mari qui a été un beau père parfait pour cette fille là justement .C’est drôle la vie non?

  • #17 Joëlle Mahe le 7 octobre 2014 à 13 h 01 min

    Hélène: Rien à voir Hélène , mais comment vas tu ce matin ?J’ai allumé une énorme bougie rouge ce matin au salon en évoquant tous les anges que je côtoie pour toi .bizzzz Joëlle

  • #18 gaelle R le 7 octobre 2014 à 13 h 45 min

    merci pour ce témoignage très intéressant. Je ne suis pas encore maman, ni belle maman, mais étant donné que je suis célibataire, et que j’ai 41 ans , je pense que j’ai beaucoup de chance de tomber sur un « namoureux » ayant au moins 1 enfant.Et de connaître votre vécue,votre ressentie, me parait très interessant et me sera surement utile .

  • #19 ptitecaro31 le 7 octobre 2014 à 14 h 14 min

    pâte à crêpe:
    Oui, la société est faite de belles idées préconçues de la sorte… Nous sommes les vilaines sans qui la famille n’aurait pas explosée…
    J’ai lu ton billet sur le sujet que j’ai littéralement dévoré. Je crois qu’on est beaucoup moins « spontanée » en temps que belle-maman. Moins instinctive, mais uniquement parce que se sentir « attendue au tournant » nous bride, et puis parce qu’on veut ménager la chèvre et le chou…
    On a peur, on ne sait pas, on se demande si on fait bien ou doit faire tout court… C’est certainement beaucoup plus fatigant qu’être maman … et au final quand on le devient, on se approprie l’ensemble et on se sent plus légitime.
    Merci à toutes pour vos témoignages <3

  • #20 vanverde le 7 octobre 2014 à 14 h 49 min

    Voilà pourquoi j’apprécie tant ce blog, en raison de la qualité et de l’humanité des lectrices/commentatrices. Comme je te l’ai déjà dit, merci Hélène d’avoir créer cet espace, cet univers.

    Parce que l’article de Maristochat me rappelle que mon quotidien professionnel me montre le pire de l’humanité et qu’il y a également autre chose, des situations, certes imparfaites, mais plus, sinon heureuses, du moins harmonieuses.

    Si vous lisez dans un magazine que la famille recomposée c’est génial, brûlez-le. Si une copine vous dit qu’il n’y a rien de mieux qu’une famille recomposée, tapez-la.

    Il n’y a rien de plus difficile à vivre, à construire qu’une famille avec les enfants d’un autre/d’une autre. Les bureaux des juges aux affaires familiales et des juges des enfants débordent de situations familiales ingérables, de cas épouvantables, avec des enfants massacrés par le comportement des parents et des beaux-parents.

    Cela touche ce qu’il y a de plus intime, entraînant du coup les comportements les plus excessifs, les plus irrationnels, des guerres conjugales, familiales qui durent des années, dignes d’une guerre de tranchées.

    Etre belle-mère, et notamment belle-mère avant d’être mère, pour l’avoir vu dans mon entourage familial, amical et professionnel, est le rôle le plus difficile qui soit.

    Alors, je salue l’intelligence, l’humanité, et surtout la lucidité et la douceur de Maristochat et de Pâte à crêpes qui (me) redonnent un peu d’espoir dans l’autre, et qui (me) montrent que parfois, les choses marchent, avec des hauts et des bas mais que oui, la vie, parfois, peut être belle.

    Pardon pour ce commentaire si sérieux.

  • #21 Maristochat le 7 octobre 2014 à 15 h 05 min

    ptitecaro31: Ton histoire est très touchante. C’est fou, lorsque cela m’est arrivé, je me suis sentie très seule. Aucune de mes amies ne vivait ce genre de choses… En en parlant, on se rend compte que ce n’est pas le cas!

  • #22 Maristochat le 7 octobre 2014 à 15 h 06 min

    pâte à crêpe: J’avais écrit un billet de blog sur ce sujet précisément, parce que dans l’esprit des gens, on est souvent très rapidement cataloguée… Au début, c’était difficile à accepter , le temps aidant j’ai beaucoup moins de mail.

  • #23 Maristochat le 7 octobre 2014 à 15 h 07 min

    Laurence11: C’est un équilibre très fragile à trouver en effet et qui est sans cesse remis en question.

  • #24 vivi le 7 octobre 2014 à 15 h 41 min

    merci pour ce joli témoignage qui me montre que oui des belles meres attentives et qui se remettent en question ca existe….ce qui existe aussi ce sont des belles meres qui se comportent comme si leur nouvel amoureux n avait pas eu d enfant avant et qui maltraitent l enfant en question…oh pas de la maltraitance physique mais des petites choses pernicieuses qui destabilisent les enfants les font culpabiliser …j en sais quelquechose, mon fils est victime de l une d elles depuis 6 ans maintenant…lorsqu il est la elle fuit ou bien il est consigné dans sa chambre,il n a pas eu le droit de toucher sa demi soeur lorsqu elle est nee pendant un an au pretexte qu elle faisait une allergie au lait de vache …( je ne savais pas que mon fils etait un veau…), elle lui colle des dizaines et des dizaines de lignes en guise de punition parce qu il n a pas tire la chasse d eau, parce qu il ne lui a pas doit merci etc etc etc…. jamais je n ai pu lui parler afin d adoucir la situation pour le bien de mon fils…je deteste cette femme pour tout ce qu elle lui fait subir, je suis parfaitement impuissante face à cette situation qui va malheureusement continuer longtemps…alors lire un temoignage comme le votre me donne de l espoir…meme si la maternite n aura pas transformé cette maratre en belle mere aimante …

  • #25 Valérie le 7 octobre 2014 à 15 h 46 min

    Merci, merci, merci. Belle mère depuis 5 ans de 3 enfants qui me détestent parce que leur mère les a montés contre moi, pas mère parce que la nature me met des bâtons dans les roues, je me sens si seule d’ordinaire mais pas aujourd’hui ! Alors merci 1000 fois. En espérant que cette situation qui me tue ne finisse pas par tuer mon couple d’abord…

  • #26 Hélène le 7 octobre 2014 à 15 h 59 min

    pâte à crêpe: tu ne débordes pas du tout, tout ça est en effet aussi important que difficile et délicat.

    Joëlle Mahe: merci ;-)

    gaelle R: je crains bien que ça ne me pende au nez aussi ;-) Moi qui n’ai jamais voulu d’enfants, il y a fort à parier que je me retrouve un jour avec un mec qui en aura, quelle angoisse !

    vanverde: le sujet EST sérieux, tu n’as pas à t’excuser pour ton commentaire ;-)

    Merci à toutes pour ces partages si intimes et si riches, vraiment.

  • #27 pâte à crêpe le 7 octobre 2014 à 16 h 02 min

    missdior: Joëlle Mahe: Merci ça me touche beaucoup, malheureusement mes milliards de réflexions sur le sujet ne l’ont pas rendu confortable avec le temps.
    Valérie: Bon courage, protège toi surtout.

  • #28 Maristochat le 7 octobre 2014 à 16 h 38 min

    vanverde: Ton commentaire n’est pas sérieux, il est très intéressant au contraire. J’iimagine que voir au quotidien « l’envers du décor » ne doit pas aider à positiver…
    Valérie: J’espère que cela va très vite s’arranger!
    Moi aussi, je me sens tellement comprise aujourd’hui! Merci à vous et à Hélène pour cet espace plein de chaleur et de bienveillance!!

  • #29 Lisou le 7 octobre 2014 à 16 h 39 min

    Les enfants savent aussi parfois tirer profit de la situation et manipuler leur petit monde. Tout jeune certains ont une certaine finesse qui leur fait très vite comprendre certaines choses et s en servir.
    Il y a quelques semaines mon beau fils de bientôt 5 ans m a dit « moi je ne t aime pas mais toi de toutes manières tu es obligée de m’ aimer ».
    En effet, on se sent souvent seule dans ce statut même si j’ai la chance de pouvoir en discuter de temps en temps avec une collègue qui vit cela depuis plus de 10 ans. Malheureusement, pour elle, la situation ne s est jamais apaisée même si la maternité lui a permis de trouver un certain équilibre et enfin une juste place.

  • #30 Hélène le 7 octobre 2014 à 16 h 41 min

    Lisou: il est incroyable cet enfant ! Je crois que je lui aurais répondu aussi sec « ah non justement, moi non plus je ne suis pas obligée, puisque tu n’es pas mon enfant. Mon seul devoir est de te respecter et de bien te traiter ».
    (tout comme je répondrais sans doute à l’inévitable « t’es pas ma mère » ! : « ah mais dieu m’en préserve ;-) ». Mais je reconnais que ma vision des choses est particulière puisque je n’ai jamais voulu d’enfants et que je suis tellement contente de ne pas en avoir).

  • #31 ptitecaro31 le 7 octobre 2014 à 16 h 48 min

    vivi:
    Là c’est vraiment nul. Tout n’a pas toujours été rose mais on a su y mettre du nôtre et créer notre bulle à 5 et avec l’ex de mon mari, ça a été difficile (voire très difficile) pendant quelques années, mais je connaissais la situation d’emblée. Je veux dire par là, on ne m’a forcé en rien, j’ai aimé l’homme et je savais que construire qql chose, c’était prendre le « paquet entier » avec son fils.
    J’espère que la situation changera, de tout mon coeur.

    Valérie: wouah, ça c’est dur dur… :( l’intelligence des adultes pffffff… J’espère que tu trouveras la force nécessaire dans ton couple pour surmonter cette méchanceté et que les rancoeurs s’apaiseront. Courage.

    Maristochat: Merci. C’est très juste ce que tu dis, quand on commence à vivre cette situation, on se sent seul et en décalage… Même si les familles recomposées sont plus nombreuses maintenant, généralement les deux ont des enfants… alors être belle-maman avant d’être maman, c’est quand même un peu plus atypique. Merci en tout cas pour ton beau témoignage et de nous permettre d ‘en parler si facilement ici.

    vanverde: on peut en faire tellement de mal dans ces situations :( je mesure d’autant plus la chance que l’on a d’avoir su gérer au mieux et sans trop de bobos au coeur.

    Hélène: Merci du fond du coeur de nous permettre d’aborder un sujet si intime et délicat avec sincérité et respect.

  • #32 kiwilie le 7 octobre 2014 à 16 h 53 min

    Ce sujet me touche particulièrement. J’ai rencontré un homme extraordinaire il y a quelques mois. Il est l’heureux papa d’une adorable petite fille. Nous avons vécu tous les deux une relation intense et sincère. Avec sa puce, il s’est créé un lien indescriptible. Sans ne jamais avoir été mère, et tout en respectant sa maman, j’ai ressenti un amour, une responsabilité envers elle que je n’aurai jamais imaginé. Seulement, on s’est tellement investi dans cette relation  »familiale », submergée par ce rôle de belle.mère et le bien.être de son enfant dans cette nouvelle dynamique, on a négligé notre couple… Nos sentiments… Aujourd’hui, c’est fini. J’ai perdu un homme, un enfant. Ça fait si mal… C’est une douleur doublement intense.

  • #33 ptitecaro31 le 7 octobre 2014 à 16 h 55 min

    Lisou:
    Pas facile… je pense d’ailleurs qu’il est sans doute plus dur d’arriver dans la vie d’un petit enfant, qu’un plus grand, voire ado (ou pas selon les caractères et le climat avec l’ex femme… mais c’est une autre histoire ça).
    Je m’explique: un enfant de 5ans réagit encore basiquement et égoïstement en fonction de ses envies: « je veux mon papa et ma maman ensemble et basta ». Du coup, pour peu qu’il ait un fort caractère et qu’il vive mal la situation, ça donne des raisonnements comme ça.
    Pour en avoir parlé avec mon beau fils, je suis rentrée dans sa vie lorsqu’il avait 9ans… et cela faisait un bout de temps qu’il avait conscience du malaise entre ses parents: disputes à répétition, aucun moment à 3, dîners séparés… Même si ça a été dur pour lui, il avait d’une certaine façon conscience que ses parents seraient mieux et plus heureux séparés et il sentait que ça arriverait.
    C’est plus dur à comprendre à 5ans. J’imagine mon petit qui a cet âge, et je pense qu’il ne le prendrait pas super bien. Mon plus grand de 7ans comprendrait peut être mieux les choses…
    Bref, c’est compliqué tout ça, et preuve est qu’il n’y a pas de recette magique, chaque situation est différente. Bon courage.

  • #34 Lisou le 7 octobre 2014 à 17 h 19 min

    Hélène: je pense que ce genre de réponse peut recadrer les choses et permettre que l’ enfant ne se sente pas investi d’une toute puissance. Au « tu n’ es pas ma mère! » ma soeur a eu le même type de réponse que toi à l’ égard de son beau fils. A ma connaissance il n’a plus jamais retenté.
    Je pense au contraire qu une vision extérieure comme la tienne est au contraire intéressante car quand on a le nez dans le guidon, les bras nous en tombent tellement qu’on ne sait pas quoi répondre. Je lui ai juste signifié que pour être aimé il fallait se montrer aimable.

    ptitecaro31: je pense que tu as tout à fait raison l’ âge joue sûrement beaucoup. Il avait un an lors de la séparation de ses parents et pendant quelques temps, avant de me connaitre, les choses n’ ont pas toujours été très claires entre mon compagnon et son ex. Il voulait garder son rôle de père investi coûte que coûte et elle qui n’ avait pas digéré la situation en profiter: on prend un repas de temps en temps à 3, elle l’ invitait à passer la soirée ensemble pour mettre coucher à 2 leur fils etc. Ça reste confusionnant pour un enfant et c’est mon arrivé qui a mis fin à tout cela.
    Ajouté à cela, en effet, un fort caractère du côté de l’ enfant et une position de « petit roi » auprès des adultes qui l entourent. Mes beaux parents m ont d ailleurs jugée à ma capacité à m occuper de leur petit fils à qui ils permettent tout.
    Merci pour cet échange en tout cas. Cela fait plaisir de lire le cas de familles recomposées qui ont réussi à trouver un équilibre.

  • #35 vanverde le 7 octobre 2014 à 18 h 38 min

    Lisou: La seule victime des séparations/reconstitutions de familles est l’enfant. Un enfant est une éponge, il absorbe tout, les cris, la méchanceté, la colère, la jalousie, le chagrin (surtout le chagrin) etc sans filtre ni recul, puisque c’est un enfant. Il faut donc imaginer les conséquences physiques et psychologiques. J’ai vu des enfants de 5/6/7 ans faire pipi et caca sur eux au retour d’un WE chez papa et belle-maman, ou des énormes poussées d’eczéma, alors qu’en apparence, tout s’était bien passé. En effet, l’enfant a semblé content pendant deux jours ou n’a rien dit. Mais la traduction est physique. On pense que l’enfant manipule. C’est vrai mais souvent, elle est la traduction d’une souffrance.
    Surtout, on peut être la meilleure des belles-mères, et ne pas pouvoir éviter cette souffrance, parce que les autres personnes qui constituent cette famille élargie interagit, casse les efforts, parce qu’une séparation est, tout simplement, un échec et donc une souffrance pour tout le monde et que l’enfant, toujours, la ressent, l’absorbe, et la traduit ou la fait ressortir à sa manière.
    Bref, ce sont des situations extrêmement délicates, à tous les âges (les enfants balancent les mêmes choses à 5 ou à 17 ans, et même une fois adultes, avec boulot et enfants. Mais là, c’est une autre étape de mon travail, c’est au moment des successions…)

  • #36 Steph le 7 octobre 2014 à 21 h 39 min

    Pour ma part, je me retrouve également dans certains témoignages.
    Suite à une séparation très difficile, j’ai rencontré mon homme qui a 17 ans de plus que moi (j’ai 27 ans et lui 44). Il a deux enfants avec son ancienne compagne de 11 et 16 ans, deux garçons.
    La difficulté a résidé dans le fait que lors de notre rencontre il y a 2 ans, son ex compagne vivait encore sous son toît bien qu’ils étaient séparés depuis déjà plusieurs années… Il avait pris ce parti d’accepter depuis tout ce temps de la laisser vivre chez lui afin de préserver le bien être de ses enfants et ne pas les perturber, ou plutôt de ne plus vivre réellement pour préserver ses enfants…
    Je ne cherchais pas l’amour, et sa situation familiale ne m’intéressait pas du tout, je ne voulais pas entendre parler de ses enfants car je ne voulais pas faire partie de sa vie ni le laisser faire partie de la mienne. Les sentiments en ont décidé autrement et nous sommes vite tombés amoureux.
    Ce « coup de foudre » lui a fait prendre conscience que non, sa vie de n’est pas arrêtée le jour où il a décidé de mettre fin à sa relation, et que oui, une nouvelle vie est envisageable.
    J’ai lutté pour lui faire accepter ça, dans son intérêt et dans celui de ces pauvres gosses qui n’ont rien demandé à personne et qui étaient privés de voir leur Papa heureux.
    Quelques semaines après, ils ont annoncé leur separation aux enfants.
    De mon côté, j’ai une aversion pour les enfants des autres. Ça ne m’intéresse pas et je n’ai pas envie d’avoir à subir leurs cris et leurs crises. Je n’ai pas honte de le dire, je n’aime pas les enfants.
    Mais malgré tout, je ne me suis jamais posé aucune question. J’ai pris mon homme en connaissance de cause et je n’allais pas rejeter une partie de lui, qui fait tout ce qu’il est. C’est un homme merveilleux et un père exemplaire dans cette situation compliquée.
    Je ne les ai rencontrés qu’il y a 5 mois. Il avait souhaité les préserver au maximum toujours et vivant toujours avec leur mère, il ne voulait pas lui manquer de respect. Je l’ai accepté tant bienque mal, me sentant exclue de la partie la plus importante de sa vie et culpabilisant de le privant d’être avec ses enfants lorsqu’il était avec moi. Cela le rendait malheureux de devoir leur mentir et ne pas partager avec eux de bons moments.
    Une solution a été trouvée pour qu’elle puisse partir dans de bonnes conditions (c’est d’ailleurs imminent), et il a décidé de m’intégrer dans leur vie.
    Les débuts ont été froids, mais pas désagréables. Juste normaux. Aucun jugement d’un côté comme de l’autre, même par rapport à mon âge ou par rapport à leur mère, qui n’est d’ailleurs jamais exclue de nos discussions.
    Nous sommes partis en vacances 3 semaines cet été tous les 4. Avant le départ, ils m’ont dit être contents que je parte avec eux parce que « quand il est avec toi Papa il est cool ». Un bonheur absolu et des moments inoubliables.
    Lors de ces vacances, le plus grand a fait des rencontres. L’une d’elle lui a demandé « mais quel âge elle a ta belle-mère ? ».
    Il a été choqué de cette question, non pas parce qu’elle portait sur mon âge, mais parce qu’elle m’a appelé « belle-mère ». Il m’a dit que pour lui, je ne suis pas sa belle-mère, je suis juste moi et voilà…cela m’a énormément touchée car je faisait partie de leur vie mais non pas comme une pièce rapportée, comme quelqu’un à part entière.
    Ils sont respecteux et gentils avec moi. Reconnaissent mon autorité et sont heureux à chaque fois que l’on se retrouve. Chaque moment passé ensemble est un moment de bonheur et j’arrive à rendre leur père un peu moins sévère…
    Nous ne vivons pas ensemble, mais je sais que cela va être une étape.
    Nous avons hâte bien entendu pour nous deux, mais il n’est pas question que je m’impose dans leur quotidien, chez eux, là où ils ont vécu en famille avec leur mère…ça prendra le temps que ça prendra, même si on en souffre.
    Je sais par contre qu´ils ont pris pour habitude naturelle de parler à leur mère de moi, de moment passés avec leur père et moi de façon naturelle et innocente…elle n’apprécie pas et je le conçois même si ça énerve mon homme.
    Je lui ai demandé à la rencontrer, par respect pour elle car j’ai de plus en plus de mal à me dire que j’ai de l’influence et de l’autorité sur ses enfants qu’elle a passé toute une vie à aimer et à élever. Elle a le droit de ne pas m’aimer, je veux juste la rassurer.
    Je ne suis pas encore mère, mais l’envie se fait sentir de plus en plus fort. J’appréhende leur réaction, mais espère fortement qu’ils seront heureux et qu’on sera une belle famille recomposée et composée.
    Je me suis bizarrement découvert un instinct maternel avec eux et je pense que si mon histoire n’était pas celle-ci, je n’aurais jamais ressenti aussi fortement l’envie d’être mère.
    Je n’aime pas les enfants, mais je les aime eux. Je vois en eux une partie de la vie de l’homme que j’aime plus que tout, une partie de lui. C’est finalement cette partie de lui que je préfère, car elle le rend admirative quand je vois tout ce qu’il est calable de faire pour eux et je me rend compte ce que c’est d’être parent.
    Je suis consciente de la chance que j’ai que cela se passe aussi bien, mais je le raconte avec mon regard de femme amoureuse et forte, peut-être déformé par l’amour que je porte à mon homme et à cet avenir inespéré qui s’est offert à moi après les épreuves.
    Désolée pour ce roman, mais je me suis tellement reconnue dans ce sujet…ca fait du bien de ne pas se sentir seule…

  • #37 aemi le 7 octobre 2014 à 22 h 16 min

    Avant d’être maman, je ne supportais pas les enfants, je ne savais pas ce que c’était que ces choses qui braillaient, juste pour ME casser les oreilles (pas parce qu’ils avaient mal ou faim, non…), hé hé! Un enfant, le tiens, celui qui a été relié à toi par un cordon, tu ressens la douleur lorsqu’il a mal, tu pleures quand il est triste. Je crois que c’est normal de ne pas comprendre ce que ça veut dire quand on a jamais porté un enfant. Tu as été super courageuse toi aussi!

  • #38 Hélène le 8 octobre 2014 à 10 h 16 min

    Steph: merci pour ton commentaire, il est magnifique.

  • #39 Feodossia le 8 octobre 2014 à 11 h 52 min

    Bonjour à toutes!
    Je voulais simplement vous dire un grand merci pour cet échange qui, même sans avoir eu à y faire face du côté de l’enfant ou du beau-parent, reste tellement enrichissant!
    Vos parcours m’ont fait découvrir une situation à laquelle je n’avais jamais pensé alors qu’il serait important d’y être ne serait-ce qu’un peu préparée par des échanges comme celui-ci.
    Merci Hélène de créer des partages comme ça.
    Bonne journée tout le monde :-)

  • #40 Pépita le 8 octobre 2014 à 12 h 39 min

    Bonjour à toutes,

    Merci encore Hélène de partager ton espace comme ça ! Et merci Maristochat pour ce témoignage qui, je dois l’avouer, me touche mais, pas en tant que Belle Mere mais en tant que Belle Fille justement ! Et je trouve ça génial d’avoir ton point de vue de Belle maman avant d’être Maman et d’autant plus si jeune !
    Je te trouve très courageuse de reconnaitre tes erreurs quand tu dis : « Je ne me suis jamais sentie investie d’une mission, je ne me suis pas sentie belle-mère. Ils étaient là, mais j’étais là aussi… Des erreurs, j’en ai fait. J’ai souvent été dure, injuste et égoïste » et quand tu ajoutes : »Parce qu’on a beau essayer de comprendre, il y a toujours des petites choses qui nous échappent… Parce que cet enfant qui pique une crise, il faut bien le dire, ce n’est pas le nôtre alors forcément, on est beaucoup moins patient ». Tout réside là dedans : parce que ce n’est pas les votres !

    Et, ce n’est pas parce que je suis Belle Fille que je ne le comprends pas, au contraire ! C’est parce que je le suis que je le comprends d’autant plus, et des 2 côtés avec Beau Papa et Belle Mère.
    Par exemple, mon Beau Papa (l’ami de ma mère) je le connais depuis près de 20 ans ! Il est comme mon père, parfois même plus que le mien… Mais, toute petite, je ne cache pas avoir eu du mal parfois car, comme pour les Beaux Parents pour qui ce ne sont pas vos enfants, dans ce cas de figure là, ce ne sont pas nos parents donc on peut parfois mal réagir et, avec l’âge et le recul, il faut le reconnaitre !

    En définitive, je trouve que, même si personne n’est parfait, je suis gagnante car, pour mon Beau Papa par exemple, j’y ai gagné quelque de bien, avec ses défauts mais, qui n’en a pas ??? Et quelqu’un sur qui je peux compter et pour qui je m’inquiète… C’est beau non ?
    J’espère que toi aussi tu es gagnante et, qu’au fil des années, vous serez une belle et grande famille !

    Bises à toutes !

  • #41 Pépita le 8 octobre 2014 à 12 h 48 min

    Steph: Ouaou, Steph, quelle belle « histoire » ! Quel courage et quelle « maturité » dans ta vision et ta façon d’être avec ses enfant, ton désir de rencontrer leur maman pour lui expliquer que tu l »as comprend et ne veut pas prendre sa place ! Merci de partager tout ça avec nous.

  • #42 Maristochat le 8 octobre 2014 à 13 h 26 min

    kiwilie: En effet, tu as perdu plus qu’un compagnon. Bon courage!
    Steph: Ton témoignage me touche beaucoup! Merci pour tes jolis mots!
    Pépita: Merci à toi! J’ai également été belle fille et en devant belle-mère, j’ai compris beaucoup de choses. Tout ca n’est jamais simple, quelle que soit la position dans laquelle on se trouve! On trouve ses repères au fil du temps et un réel équilibre, heureusement!

  • #43 Lisou le 8 octobre 2014 à 14 h 00 min

    Je suis admirative des visions positives et optimistes de chacune même si on sent bien que ce n’ est jamais facile.
    J’ avoue ne pas être dans cet état d’esprit et je me demande comment faire pour rester si optimiste et si protectrice envers son bel enfant quand :
    les allers et retours très réguliers pour les conduites chez la mère nous amputent de nombreuses soirées
    il faut sans cesse changer ses projets et renoncer à ce que nous avions envie car « pas possible, il est avec nous ce jour là »
    après avoir passé du temps en cuisine à faire un bon petit plat qui lui fera plaisir l’ enfant nous rétorque « de toutes manières c’est toi qui l’ a fait donc c’est pas bon »
    après avoir laver soigneusement ses vêtements qu’il ne suffit pas de mettre en machine car un enfant se tache, donc lavage à la main avec détachant etc beau fils nous gratifie d’un  » ton linge il pue toujours »
    alors qu on a passé ses vacances à le garder car papa travaille et que l’ on a fait plein d’ activités avec lui dont lui apprendre l’ alphabet de manière amusante, il clame à qui veut l’ entendre que les vacances c était à 2 avec papa et que c’est maman qui lui a appris l’ alphabet.
    Etc.
    J’ avoue que moi cela m’ épuise et que si j’ accepte cet enfant car j’ aime son père, je n’ arrive pas à tisser de liens avec lui.
    Vraiment vos témoignages me laissent pleine d admiration et je vous remercie pour cet échange.

  • #44 katyH le 8 octobre 2014 à 14 h 07 min

    Bonjour, merci pour cet échange on a trop rarement ce genre de témoignage.
    Pour ma part, j’ai vécu cette expérience mais de l’autre côté. Mes parents se sont séparés lorsque j’avais 8 ans et mon père s’est mis avec une personne qui à l’époque avait 26 ans. Je pense que ma belle mère était non seulement jeune et pas du tout prête à assumer un quelconque rôle auprès de moi mais aussi très amoureuse. Elle avait envie de vivre son histoire d’amour mais aussi de créer sa propre famille sans avoir à subir la vie antérieur qu’avait eu mon père.
    Au début d’une histoire d’amour justement on a besoin de connaître la personne et de vivre des choses seuls à seuls. Elle a décidé d’agir comme si ma soeur et moi n’existions pas, elle ne nous faisait pas à manger ne faisait pas d’activité avec nous et sortait en tête à tête avec mon père pour faire des activités. Elle a fait comprendre à mon père qu’elle avait besoin de passer en priorité et qu’elle n’avait pas à subir des enfants qu’elle n’avait pas voulu.
    Aujourd’hui j’ai 26 ans moi-même et je comprends totalement son point de vue, je comprends également qu’il est très délicat de trouver sa place dans une famille préexistante et que tout cela ne devait pas être évident pour elle à l’époque. Cependant de mon côté, lorsque j’étais enfant j’étais encore moins capable qu’elle de comprendre tout ca, il était aussi très difficile pour moi de trouver ma place dans cette nouvelle famille, et je cherchait sans cesse son affection et j’ai beaucoup souffert de sentir que ma présence et même mon existence la génait.
    En disant cela je ne souhaite absolument pas blâmer qui que ce soit mais je voulais simplement dire que être l’enfant dans cette histoire et très difficile et que des comportements mal adaptés peuvent parfois laisser des séquelles…

  • #45 vanverde le 8 octobre 2014 à 17 h 47 min

    Steph: Pépita: Merci de vos témoignages, cela me fait voir le côté positif de ces situations, et puis, vous avez des mots tellement justes! Merci, vraiment.

  • #46 LN le 8 octobre 2014 à 19 h 43 min

    Sou-la-gée! C’est le terme qui me décrit en ce moment, de découvrir ce billet sur le blog d’Hélène et à cette période même où je me pose beaucoup de questions sur mon couple et son avenir.. J’ai 26 ans, le père 33 et je suis belle-mère d’une petite de 5 ans, adorable bien que je n’arrive pas à m’y attacher. Et pour cause, je vois dans ses traits ceux de sa mère. Je n’arrive pas encore à voir en elle la fille de l’homme que j’aime, mais son passé, qui vient déranger notre présent, le temps qui devrait être celui de l’insouciance d’un jeune couple… J’ai conscience d’être terriblement égoïste et je ne le fais jamais subir à la fille, je me comporte comme une vraie grande soeur avec elle (je ne me vois pas être maman un jour) chaque fois que je la vois. Mais ces week-ends ne cessent de me faire souffrir, et remettent en question le choix que j’ai fait d’être avec cet homme et d’accepter tout le package qui va avec…
    Non ce n’est pas simple, mais j’aime cet homme et ai bien conscience que celle qui souffre le plus dans cette histoire, c’est sa fille. Et même si ses manipulations me dérangent parfois (elle est très intelligente), je lui pardonne car je sais que ce n’est pas facile pour elle de faire le deuil du couple de ses parents.
    Mais je me languis sincèrement de me retrouver dans votre situation, celle où la famille recomposée arrive à trouver son équilibre, ou devient « famille » tout simplement. J’espère juste que c’est possible autrement qu’en faisant un enfant (qui est souvent présenté comme la solution miracle à ce genre de problèmes) car je ne suis pas sûre d’en vouloir un jour, et chaque jour passé avec la puce est d’ailleurs comme une piqûre de rappel…!

  • #47 Vé. le 8 octobre 2014 à 20 h 18 min

    Je trouve ton article très beau, et très intéressant, pour moi qui ne suis concernée ni d’un côté ni de l’autre. Ce qui me touche, c’est ce côté très humain, ce « j’essaie, je rate, je recommence, je progresse ». Je trouve que c’est une des plus belles choses qui nous est offerte : avoir la possibilité de recommencer, de progresser, quel que soit le domaine.
    Je te souhaite le meilleur pour cette vie qui se précise de plus en plus, avec ses hauts et ses bas, certes, mais que tu arrives toujours à y voir le positif, comme dans cet article, et à prendre le recul nécessaire pour toujours progresser et profiter au maximum de chaque instant.

  • #48 Hélène le 9 octobre 2014 à 9 h 55 min

    Merci à toutes, vraiment, pour vos commentaires. Je trouve ça extrêmement touchant, et j’espère que ça pourra aider un peu celles qui sont dans cette situation.

  • #49 Maristochat le 9 octobre 2014 à 11 h 19 min

    LN: Je ne pense pas qu’avoir un enfant soit forcément LA solution. A chacun de trouver celle qui lui convient et son équilibre. Même si ce n’est jamais évident. J’ai mis du temps à accepter le nouveau rythme de vie que cela imposait, les week-ends… J’y arrive un peu mieux aujourd’hui mais il y a toujours des moments ou l’équilibre est remis en cause.
    Bon courage à toi…
    Vé.: Merci beaucoup!!

  • #50 Maristochat le 9 octobre 2014 à 11 h 30 min

    Et je voulais également toute vous remercier pour vos témoignages si enrichissants et réconfortants. J’ai beaucoup aimé vous lire. La beau-parentalité a peu de place dans notre société et on entend malheureusement très peu parler. J’ai rassemblé certains témoignages sur mon blog, si certaines ont envie d’y participer ou des les découvrir (et si tu le permets Hélène).
    Merci beaucoup à vous toutes!

  • #51 Hélène le 9 octobre 2014 à 11 h 35 min

    Maristochat: et comment que je le permets ! C’est toi qui dois être remerciée pour avoir amené ce sujet ici, il est si complexe, et je pense que c’est très important et enrichissant pour tout le monde d’en parler plus !

    Donc : allez voir le blog de Maristochat ;-) Il est en lien sur son pseudo.

  • #52 Pépita le 9 octobre 2014 à 12 h 50 min

    vanverde: Je trouve tes mots et ton témoignage trés justes et non, pas « trop sérieux » bien au contraire !
    Oui, les familles recomposées/décomposées peuvent apporter beaucoup de bonheur mais, oui cela crée aussi tellement de tristesse, d’incompréhension, des réactions parfois exagérées ! Comme tu le dis, les articles faciles qui crient à la quasi perfection de ces familles sont « dangereux », on ne peut pas vendre du rêve comme ça.
    En tant qu’être humain, on a nos failles et, je pense qu’on ne peut pas éternellement en vouloir à certains de ne pas savoir réagir, gérer, appréhender des personnes qui ne sont pas de leur propre sang… C’est déjà tellemnt difficile avec sa propre famille de sang.

    Le plus important, à mes yeux, c’est de vouloir essayer. Essayer c’est déjà énorme. Maristochat le dit, c’est difficile mais elle donne du sien, s’investit.. Je pense que la clé est là… Essayer et prendre en considération la difficulté pour chaque côté, beaux parents et beaux enfants… c’est tellement facile de se braquer quand on a été déçue par ses beaux quelques choses justement…

  • #53 Anne le 10 octobre 2014 à 21 h 59 min

    Je suis belle mère de 4 grands enfants de 19 à 30 et mère de 2 de 21 et 11 .belle mère depuis 6 ans
    Je crois qu’on ne recompose pas une famille on juxtapose juste 2 familles ,2 éducations ,et les modes de vie qui vont avec .
    À mon petit niveau je sers de confidente ,de tampon avec leur père si conflit il y a ,mais jamais de mère ,je ne veux aucun rôle éducatif .j ai assez de mes enfants .pourtant il y a bien des fois où j’ai envie de les corriger parce qu il y a de quoi mais j ai assez des 2 miennes .
    Bref çe rôle n est pas facile ,ni celui de beau père d ailleurs .

  • #54 Hélène le 11 octobre 2014 à 8 h 57 min

    Anne: « on ne recompose pas une famille on juxtapose juste 2 familles » : ça me semble très juste.

  • #55 stefsursonp’tinuage le 13 octobre 2014 à 22 h 35 min

    J’ai connu cette situation, je compatis… J’ai longtemps lutté pour trouver ma place, et puis, un jour, j’ai arrêté de me battre et j’ai laisser les choses se faire et là…miracle, tout est devenu moins « prise de tête » pour moi. Courage! Plein d’ondes positives à tous!

  • #56 Maman Chêne le 20 novembre 2014 à 16 h 28 min

    Je trouve à peine ce témoignage de Maristochat et je voudrais la remercier de l’avoir écrit!
    Quand j’ai rencontré mon mari j’avais 24 ans lui en avait une bonne dizaine de plus que moi et une petite fille de 5 ans. Les parents s’étaient déchirés au moment de leur séparation, elle était assez perturbée et faisait parfois des crises incroyables (et insupportables) pour la moindre chose. La mère-guerrière (ayant pourtant refait sa vie depuis un moment) avait plaisir à mettre de l’huile sur le feu. Difficile de construire sa place de belle-mère, la petite en plus de ça savait manipuler son petit monde et le monter pour partie contre moi.
    Alors il nous est arrivé d’être souvent en conflits répétés, le père au milieu. Entre temps des enfants sont nés, j’ai eu un baby-blues assez sérieux pour le premier et le fossé s’est encore élargi. Elle a grandi en restant assez difficile. Avec le temps et en devenant mère on se rend compte que non, tout n’est pas de notre faute, tout n’est pas complètement de la sienne. Pour être honnête il y a du 50/50.
    Nous ne nous parlons pratiquement plus, c’est peut-être mieux ainsi.
    Mais mon mari et moi nous nous aimons très fort, et ça c’est que du bonheur avec nos deux jeunes enfants.

  • #57 Déb le 8 juin 2015 à 15 h 41 min

    Bonjour à toutes.
    Je vais certainement faire remonter un post un peu « vieux » mais je voulais vous remercier pour tous vos commentaires. Cela m’a donne chaud au cœur. je suis moi-même une belle maman depuis quelques mois. Les choses ont été difficiles au début puisque le petit (4ans 1/2) ne m’a pas beaucoup vu avant que je ne m’installe avec le papa (j’habitais à 300km du papa, et lui était retourné chez sa mère après la séparation, donc quand il a eu son logement, j’ai tout quitté pour les rejoindre). Maintenant, cela fait + de 6 mois que nous vivons ensemble. Les choses se sont apaisées, j’ai appris et j’apprend à le connaître, lui aussi. J’ai droit à des calins, à des secrets. Oui ce n’est pas rose tous les jours, mais ca se passe si bien dans la globalité que mon conjoint a demandé la garde alternée pour qu’on puisse l’avoir + souvent. Nous sommes déjà partis une semaine au ski, c’était un régal. j’ai hate d’être à cet été. Mais j’ai aussi une grande part de frustation. Monsieur n’est pas réfractaire à devenir papa une seconde fois (je n’ai pas d’enfant) mais il n’est pas pressé car il en a déjà un … je ne supporte pas les appels et sms de son ex conjointe car j’ai du mal à supporter sa vie d’avant. Je trouve parfois injuste qu’on m’ait imposé une ville, un changement de travail, et un enfant alors que moi je suis juste venue avec ma machine à laver. alors que c’est faux puisque je suis partie en parfaite connaissance des choses. Je me dis que ma colère et surtout ma jalousie envers cette ex conjointe se dissipera avec les années, et s’arretera avec l’arrivée de NOTRE enfant si un jour cela se produit. Ce qui est difficile également, c’est lorsque le petit revient de chez sa maman qui est TRES laxiste, et que son père et moi devons haussé le ton une soirée pour que les principes de bases reviennent en place. j’ai la chance que mon compagnon m’ait toujours donné carte blanche avec son fils. Et que nous soyons dans le même axe pour l’éducation. Mais il admet difficilement que mon investissement personnel envers ce ptit bonhomme d’1m02 ne me donne pas un « je t’aime » que j’attend avec impatience. Mais il paraît que c’est ca le role de belle-maman. S’investir comme si c’était notre enfant, tout en ne piétinant pas sur le territoir de la maman, et sans « grande » reconnaissance. Mais malgré tout, malgré tous les pleurs que cela a pu me donner, malgré tous le stress que les 1ers bobos ont pu me provoquer, je ne changerai en rien ma vie actuelle. J’aime ma vie de conjointe, et ma vie de belle-maman, et j’espère sincèrement pouvoir un jour annoncer à ce ptit bonhomme qu’il va devenir grand frère et qu’il aura une jolie complicité avec son demi frere ou demie sœur.

  • #58 kiwilie le 26 juin 2015 à 19 h 06 min

    Des mois plus tard, je tenais à revenir sur mon témoignage. Depuis nous sommes de nouveau ensemble. Chaque jour, c’est une nouvelle aventure dans ce « rôle » de belle – mère ( je déteste cette nomination ). Mon amour pour cette enfant ne cesse de s’intensifier et c’est non sans appréhension que j’évolue avec elle dans cette étrange configuration familiale. J’ai aussi appris à prendre mes distances et à vivre également en parallèle, ma vie de couple de façon plus sereine.
    Je tenais à vous remercier pour ce billet, mon blog de fille et tous les témoignages quels qu’ils soient. C’est un partage unique sur ce site. Merci Hélène et bonne continuation

  • #59 liz le 24 mars 2016 à 9 h 16 min

    Lisou:
    Non seulement nous portons le même prénom mais votre commentaire fait écho à ce que je vis. Chaque mot aurait pu être le mien… il y a des moments où je le sens perdu et lire cela me fait voir que je ne suis pas seule. J’ai du mal avec cette sensation de 5eme roue du carrosse…

  • #60 Céline le 1 février 2017 à 11 h 34 min

    Merci pour vos témoignages. Je me retrouve dans la situation d’etre la maîtresse et prochainement la belle maman. Je n’ai pas le mode d’emploi et reste encore gauche parce que je ne réalise pas le rôle que je vais avoir. Mon compagnon me demande déjà d’assimilier mon rôle, avoir la philosophie familiale, maternelle alors que je n’ai pas encore rencontré ma belle fille et que nous ne vivons pas ensemble. Ce n’est pas inné et je n’ai pas le tendance de préparation de 9mois. Je veux prendre le package (lui et sa fille) mais comment passer de seule à une vie de 3 sans faire des erreurs et avoir la philosophie famille. Même auprès de mon entourage je dois prendre en commun en passant de mon statut célibataire et statut famille recomposée. Merci de votre écoute. J’ai 34 ans je veux être une bonne belle mère et devenir mère mais j’ai peur que l’on ne me laisse pas le temps aussi bien mon compagnon, ma belle fille, mon entourage, la societe

  • #61 Celine le 7 octobre 2017 à 12 h 56 min

    Bonjour à toutes.
    Je viens déterrer ce sujet car il me parle énormément.
    Je suis avec mon homme depuis 4 ans, papa de deux filles qui avaient 9 et 11 ans quand on s’est rencontrées. On s’est installé ensemble 6 mois après nos débuts. Mon homme a tout fait pour que je trouve ma place rapidement. Les filles me considéraient alors comme une belle-mère, pas une copine mais comme une confidente, une aide aux devoirs, une personne toujours là pour jouer avec elles, sur qui elles pouvaient compter.
    Tout allait bien la première année, enfin si on peut dire… La petite était jalouse de moi, faisait des crises dès que je m’asseyais à côté de leur père, elles dormaient dans notre chambre tous les week-ends mais je faisais avec, je leur laissais le maximum de place, quitte à me prendre les foudres de mon homme qui me trouvait trop effacée pour ne pas offenser ses filles. À part ces quelques détails, nos relations étaient bonnes. Puis elles ont passé un week-end chez leur mère, avec leur grand-mère et elles sont revenues transformées, elles ne voulaient plus me dire bonjour, ne me regardait plus, racontaient des conneries sur moi à leur père. Leur père leur a parlé et là le choc, j’etais devenue la maîtresse qui avait cassé leur couple alors qu’ils étaient séparés avant mon arrivée, la méchante qui leur parlait mal, qui jetait leurs affaires à la poubelle et j’en passe!
    Et depuis j’ai tout tenté, être plus proche, leur parler plus, leur proposer plus d’activités, mais soit elles ne me répondaient pas, soit elles m’envoyaient paître, soit elles levaient les yeux au ciel.
    Alors, après en avoir parlé au père, j’ai décidé de m’éloigner d’elles, je continue de leur dire bonjour le matin même si, elles, ne me disent pas bonjour, la politesse et le respect sont deux choses indispensables à mes yeux.
    Aujourd’hui, quand l’une me dit bonjour le matin, je sais qu’elle va me demander quelque chose, et quand la question tombe, je réponds « quand tu commenceras par me dire bonjour tous les jours et pas seulement les jours où tu as besoin de moi, on verra, en attendant la réponse est non ».
    Je reste toujours courtoise, je sais que c’est froid comme réponse mais je ne sais vraiment plus comment réagir face à elles pour qu’elles comprennent que je ne suis pas qu’un taxi pour les amener en ville, pas qu’un porte-monnaie pour leur acheter des chaussures etc.
    Certaines d’entre vous disent que la maternité a arrangé la situation, pour ma part, je n’espère plus rien, j’ai arrêté la pilule le mois dernier pour former notre famille avec mon homme, mais j’ai tellement aucun lien avec ses filles, que dans ma tête ce sera une famille à trois et deux pièces rapportées, ce seront ses filles les pièces rapportées, pas moi.
    Je trouve ça triste au vu de nos liens passés qui ont été détériorés par des personnes extérieures sur des propos totalement dépassés, mais cela fait trois ans que l’on vit comme ça, je pensais que les filles arriveraient à se faire leurs propres opinions puisque les réalités ont été rétablies, mais non. Elles vont grandir, elles sont aujourd’hui en pleine adolescence, peut être après…
    Désolée pour ce roman, mais je suis tellement contente de lire vos témoignages qui me parlent tant! Tellement contente que d’autres personnes aient réussi ce que je n’ai pas su réussir, je suis admirative, bravo à vous!

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