Entretien (d’embauche) avec un vampire, par Marine

27 mai 2009

« Tout à l’heure, j’ai passé un entretien d’embauche.

A la question « Vous êtes mariée? vous avez des enfants? », j’ai cru bon répondre la vérité. « Votre bébé a dix mois! Mais c’est tôt, pour travailler, non ? Je n’ai rien contre les femmes qui font des enfants, au contraire, il n’y a rien de plus beau, ma femme m’en a fait trois. Mais elle a arrêté de travailler. Ici, il n’y a pas d’horaires, et je ne veux pas avoir à gérer de problèmes de nounous ou d’enfants malades. Toutes les femmes qui sont tombées enceintes ici ont choisi de s’arrêter jusqu’à ce qu’ils rentrent à l’école. Et puis celle qui a choisi de revenir après son congé maternité, elle est en train de se faire licencier pour non-atteinte de ses résultats. Vous serez entourée d’hommes de votre âge, mais sans enfants, qui eux ne verront aucun inconvénient à être en réunion à 21h. Vous devrez bosser deux fois plus si vous voulez y arriver. Et si je vous embauche, pas question de faire un 2ème enfant dans la foulée, c’est un investissement que je fais! Toujours intéressée ? »

Sur les 40 minutes d’entretien, cet homme en a consacré dix à me dire que mon profil était intéressant, et trente à me demander comment je ferai pour être efficace au travail en étant jeune maman. Car LA question, l’éternelle petite musique qui revient, c’est « Et qui va garder les enfants? » Le pire, c’est qu’il était sympa ce type, juste « lucide », comme il disait.

Je suis un peu perdue. Je ne sais plus trop comment voir les choses. Est-ce que j’ai fait l’erreur, pendant mes 26 premières années de vie, de considérer que les femmes et les hommes sont sensiblement à égalité ?
Est-ce que ma condition de femelle doit éternellement revenir sur le tapis ?
Est-ce que je dois accepter qu’un recruteur me voie avant tout comme un inquiétant utérus sur pattes, plutôt que comme une candidate à un job ?
Est-ce que je dois admettre que les femmes ne peuvent pas exercer n’importe quel boulot, simplement parce qu’elles sont femmes ?
Ou bien est-ce que je dois continuer à me battre, et à prouver deux fois plus, tout le temps? Est-ce que les femmes qui tiennent bon, qui triment et qui justifient sans cesse qu’elles méritent leur place, tout en gagnant 30% de moins que les hommes, sont, au fond, heureuses et épanouies ?
Qu’est-ce que je veux, moi ?
Je vois que la France est très mal placée, au niveau mondial, en terme d’égalité salariale. Au lendemain de la « Journée Internationale des Droits de la Femme », je suis carrément mélancolique.

Note de l’auteur: J’ai écrit ce texte il y a quelques semaines. Depuis, j’ai rapidement passé l’éponge sur cet entretien et relativisé. J’ai même décidé d’assumer totalement mon statut de mère, et de ne surtout pas le nier en entretien (car une mère peut aussi avoir des qualités, et j’estime ne pas avoir à me justifier). Il n’en reste pas moins beaucoup de questionset un sentiment de découvrir ce qu’est la « vraie vie », avec ses désillusions.
Et vous, avez vous été confrontées à des situations de ce genre ? Quelle attitude avez-vous adoptée ? Certaines d’entre vous ont-elle fait le « choix », plus ou moins subi, de sacrifier un peu leur vie professionnelle ? Le regrettent-elles, ou en tirent-elles aussi de grandes joies, différentes ? Quel est votre opinion sur cette inégalité salariale hommes-femmes ? (je ne parle pas de parité, mais de salaire).
Et la question bonus de philo: Est-ce que le bonheur est lié à tout ça ?
(à lire: le Gender Gap Report de 2008 du World Economic Forum »)

Signé : Marine »

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168 commentaires

  • #1 Hélène le 27 mai 2009 à 15 h 20 min

    Marine je suis désolée de publier ton billet si tard, je viens seulement de pouvoir me connecter :-((

  • #2 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 15 h 47 min

    Voilà un sujet qui éveille en moi de douloureux échos. Deux ans ont passé et la pilule ne passe toujours pas, je constate que je ne parviens même pas à en parler (je compense avec une procédure aux prud’hommes, mais quand même, je hais cette part de « honte »).

    Merci de le faire, il y a encore de gens qui ne se rendent pas compte de ce qui se passe, et si on se tait en culpabilisant, on fait le jeu d’une société qui marche sur les hommes, dans tout ce qui les fait hommes (y compris leur corps, et donc leur reproductibilité, comme ici, ou leur fragilité, comme avec la récente proposition de faire télé travailler les malades) pour ne laisser survivre que la machine à produire et à consommer.

  • #3 vero le 27 mai 2009 à 15 h 48 min

    Coucou Helene c’est bon tu as ta connection???? plus besoin de descendre chez le Cyber Indien???? trop cool ou alors tu y es
    j’espere vraiment que tu es sortie d’affaire avec ce FAI de $ù$ù$ù%%%

    en ce qui concerne ton billet Marine je comprends tres bien ce que tu as enduré car j’ai vecu la meme chose il y a quelques années (9 pour etre precise)

    un cretin macho a passé 1h30 a me demonter, a me dire que mon CV etait genial mais que je n’aurai jamais le temps ni la possibilite de bosser correctement « a cause » de mes deux filles qui allaient m’accaparer etc etc

    enfin depuis j’ai qd meme ete embauchée et j’y suis toujours comme quoi il l’a eu ds la baba le gros cretin macho
    les enfants ne sont pas des handicaps si on les laisse a leur place si on sait les gerer et les rendre autonomes le plus tot possible
    YESSSSSS
    vive les femmes

  • #4 happyvero le 27 mai 2009 à 15 h 53 min

    Coucou encore moi

    desolee pour le changement de pseudo mais je vois qu’il y a d’autres Vero (ce qui est logique en fait ;-)
    si ça ne derange personne et surtout toi Helene je posterai maintenant sous ce pseudo

    si soucis dis le moi je ferai …….. au mieux

  • #5 funambuline le 27 mai 2009 à 16 h 00 min

    Ton texte me fait penser à ma soeur.
    2 enfants en bas âge (4 ans et 2 ans) et enceinte du 3ème.
    Elle travaille à 60% (en Suisse on compte en pourcentage, la semaine de travail moyenne étant de 42,5h/semaine) et son mari à 80%. Elle va s’arrêter 6 mois pour le troisième, puis reprendre.
    Quand ils travaillent les deux, ils jonglent avec leur demi-journée de congé pour s’occuper des enfants, le reste du temps les enfants sont à la crèche. Lors des (nombreuses) maladies infantiles, c’est l’un ou l’autre qui prend congé, selon les impératifs des deux.

    Bon, ok, ils sont de la chance, elle est enseignante, ce qui veut dire qu’elle ne finit jamais après 18h (sauf très rares exceptions). Il peut plus ou moins jongler avec ses horaires et donc travailler plus tard un jour et plus tôt le lendemain. Mais là où ils ont le plus de chance, je trouve, c’est que les deux ont décidés de travailler à temps partiel, certes pour mieux jongler, mais également pour avoir l’occasion d’être là, présent, pour leurs petits.

    J’espère que tu trouveras la bonne solution pour toi et un employeur qui ne voit pas un enfant en bas âge comme une tare professionnelle.

  • #6 Seccotine le 27 mai 2009 à 16 h 05 min

    Marine,

    Là, comme ça, à chaud, j’ai envie de te dire que je partage complètement l’avis de ce type.
    Pourquoi ?
    Parce que je suis entourée de mères qui travaillent et que j’en ai marre de devoir composer avec leurs retards/absences successifs qui m’obligent à gérer deux fois plus de trucs en deux fois moins de temps parce que titine a la rougeole et la crèche n’en veut pas, ou que totor a loupé son bus, avec les coups de fil de la nounou paniquée pendant les réunions de travail qui massacrent un élan qu’on a mis une heure à prendre, avec les départs impératifs à 17h ce soir parce que le conjoint n’est pas dispo pour aller rechercher bibiche à l’école (faudra rappeler les 8 personnes de la réunion de 18h30 et trouver un nouveau créneau, genre pas dans deux mois), etc.

    Parce que je me rends compte tous les jours que les mères qui s’épanouissent au travail sont celles qui font des horaires « raisonnables » ou modulables, et non, tous les métiers ne permettent pas de faire des horaires « raisonnables ». Y’en a plein qui le permettent, quand même, c’est une bonne nouvelle.

    Parce que je crois sincèrement que la grande majorité des femmes qui ont des enfants (et j’y inclus celles qui affirment que ça n’influence pas leur quotidien, parce qu’elles ont blindé le truc avec nounou, baby sitters et conjoint hyperdispo) sont moins efficaces et moins concentrées sur des boulots prenants et demandeurs que les hommes ou les femmes qui n’ont pas d’enfants. Pour nuancer le sexisme de cette opinion, j’ajouterai que les pères qui travaillent, je les place au milieu : plus dispo que les mères, parce que c’est en général pas vers eux que la nounou va lancer le premier SOS, mais quand même soumis à pas mal d’impératifs récurrents.

    Alors ouais, si j’ai le choix dans mon recrutement, je privilégierai à compétences égales l’homme ou la femme sans enfants, puis l’homme avec enfants, et bonne dernière la femme avec enfants.
    C’est comme ça. Je suis pas sympa, la vie est une jungle, je suis un vampire.

    J’irai même plus loin, quitte à me faire jeter des pierres : tu nous apportes une réflexion sur le fait que ta condition de femme est un frein à ta carrière. Je ne crois pas qu’elle devrait l’être. Mais je crois que ta condition de mère l’est forcément. A moins que tu ne te soucies pas le moins du monde de tes enfants, et là j’ai encore plus de mal à comprendre.
    Le vrai problème, pour moi, c’est que la société actuelle n’a toujours pas compris qu’on puisse être femme sans vouloir être mère.

    Je crois que ma réaction à ton article est un peu violente, et je m’en excuse, mais je pense qu’elle est le reflet de la fatigue profonde que je ressens à devoir sans cesse justifier de la fiabilité et de la disponibilité dans le temps de ma compétence parce que tant d’autres femmes ont revu leurs priorités le jour où elles sont devenues mères. Ce revirement, je le comprends. L’obstination à nier l’évidence et à considérer que l’on est aussi compétitive qu’avant, je ne la comprends pas.

  • #7 Marine le 27 mai 2009 à 16 h 07 min

    Hélène, merci de me publier, compte tenu du cataclysme internetien que tu vis, j’apprécie l’effort :-).

  • #8 Mélanie le 27 mai 2009 à 16 h 09 min

    Je travaillais comme contractuelle pour la mairie de ma ville ; j’avais remplacé d’abord une nana pour un congé longue maladie qui s’est avéré durer 15 mois, ensuite on m’a proposé dans un premier temps un poste qui ne me convenait pas que j’ai refusé puis, six mois plus tard, le poste que je convoitais.

    Je suis « tombée » enceinte (de mon deuxième) au cours de la première année. J’ai été méga-réglo, je l’ai annoncé très vite, à 3 mois de grossesse. Et à 6, mon intention de prendre un congé parental de 6 mois. Une petite pause qui me permettait de ne pas laisser mon fils trop vite, et surtout, soyons pragmatique, d’aller jusqu’à août puisque les rentrées en crèche ne se font qu’en septembre.

    À la fin de mon congé maternité, mes missions ont été redistribuées – notamment à mon ennemi intime au sein de la mairie, ravi que je sois écartée de son chemin – ; mon poste n’existe plus. Sympa. On n’aurait pas pu me trouver un remplaçant pour 10 mois ?

    Soit, j’avale la couleuvre, je fais bonne figure, peut-être un autre poste pourrait m’être proposé ? Ah ben non, c’est la crise ma bonne dame, restriction drastique, on n’embauche dans la mesure du possible plus personne pour les deux années à venir.

    Et pourtant, ce poste, là, qui se libère, et qui est partiellement subventionné ? Ah non, on va le fournir en interne.

    Je garde mon calme car j’espère toujours avoir au moins une place en crèche (donc par la même mairie), ça me paraît un minimum, ok j’ai plus de boulot mais au moins j’aurais un mode de garde fiable et pratique pour en chercher un autre… Ils me devaient bien ça non ?

    Ben j’ai reçu la réponse aujourd’hui justement, et c’est non.

    Alors là évidemment j’ai les très grosses boules, et l’impression d’avoir fait les mauvais choix, un bébé trop tôt (comme s’il y pouvait quelque chose, lui…), un congé parental (que j’estimais pourtant court…

    Et d’autres choix aussi qui m’énervent a posteriori : j’ai refusé deux fois de me faire arrêter, assumé un événement intense physiquement à 7 mois de grossesse, bossé comme une perdue jusqu’à la fin pour rendre un truc nickel… (genre le budget de mon service bouclé sur mon temps personnel avec 6 semaines d’avance) et accessoirement, accouché à 8 mois tout pile. Est-ce que ça a un rapport ? Mon bébé va bien, mais ça en valait-il la peine, finalement ? Quand je vois l’estime que ça m’a apporté… :-(

    Je ne sais pas quels sont les bons choix. Là, j’ai grave envie de rebosser, j’en peux plus d’être à la maison toute la journée avec un bébé mignon mais bon, qui dort en plus ! Normalement je ne peux pas casser mon congé parental sauf cas grave, mais de toute façon à 2 mois près dont un mois d’été, ça n’en vaut pas vraiment la peine.

    Mais j’entrevois déjà la galère de la recherche d’emploi, avec un bébé à fourguer à son père (s’il le peut !), à emporter sinon ? Et une nounou à rechercher en urgence quand il n’y en aura plus une correcte sur le marché parce que c’est maintenant (voire, ça fait des mois) qu’on les débauche… parce que je ne me vois pas payer une nourrice à plein temps en pointant au chômage, et pourtant dans l’absolu on recherche bien mieux un travail en le faisant à temps plein.

    Et l’impression que quand on est une femme on n’a que des choix à la con comme ça…

    Je ne peux pas te dire de façon tranchée que je regrette ce choix-là. Je le regrette, mais je n’aurais pas pu faire autrement, ma conception du maternage c’est pas de confier mon enfant à deux mois et demi. Le pire, c’est que j’admire celles qui le font, mais je n’en suis tout simplement pas capable.

    Il y a 4 ans, j’avais repris le travail aux 7 mois de ma fille aînée, grâce à une convention collective favorable. Quand je suis revenue les choses avaient évolué pour tout mon service sauf moi. Là encore je n’avais pas regretté d’avoir fait un enfant, juste que mon employeur soit… ce qu’il était, quoi.
    Et aujourd’hui je regrette que le maire ait fait un choix d’organisation qui me mette sur la touche, mais je sens confusément que je suis « punie » d’avoir choisi un cpe, même s’il s’en défend sur la forme. Mais ça ne m’empêche pas de me prendre la tête sur ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire :(

    Pour les inégalités salariales, je passe mon tour, j’ai déjà trop tapé, mais je ne le vis pas mieux que le reste, bien sûr.

  • #9 Alix le 27 mai 2009 à 16 h 09 min

    Salut Marine,
    Ce type est idiot car en plus d’être dans l’illégalité, il est persuadé de sa bonne foi. C’est pas parce que sa femme a décidé de rester à la maison pour s’occuper des enfants que les autres ne peuvent pas s’organiser autrement ! Comment peut-il juger de l’organisation des autres quand apparemment c’est sa femme qui gère l’agenda familial !
    Et puis, franchement, rester jusqu’à 21h ne veut pas dire que tu bosses plus ou mieux, au contraire. Dans beaucoup d’autres pays, si t’es encore au boulot après 18h, c’est que tu ne sais pas t’organiser… Et qui est la personne la mieux placée pour parler d’organisation/efficacité, la mère d’1/2/3 enfants ou le bedonnant avec épouse/secrétaire ???
    Désolée pour le vif agacement mais franchement, c’est le genre de sujet qui me met en boule…

    Bref, lors d’une situation comme celle-là, je rgponds en général (trèèès calmement) que je ne comprends pas le rapport entre la question et le poste. J’ai été chargée de recrutement pendant un bon moment et je ne me suis jamais permise de déborder sur la vie personnelle des candidats…

  • #10 laurence le 27 mai 2009 à 16 h 15 min

    juste une chose, le temps partiel est un droit pour toutes les méres d’enfantts de moins de trois ans .
    autre question : ou est il ecrit que l’on se doit corps et âmes a la société qui nous emploie? le travail ce n’est pas 7/7 jour et 24/24 h, on a parfaitement le droit d’avoir une vie en dehors… on a le droit de faire du sport , de voir ses amis d’aller au restau…
    et de penser a autre chose ( même si M. Lefevre pense qu’on peut être (tres) malade et continuer a travailler de chez soi quand même…)
    et tres honnêtement quand on commence a parler de reunion a 21.00… c’est du foutage de gueule .
    la journée de travail, commence a 9.00 et se termine a 18.00/19.00… ca laisse une grosse marge quand même.
    sinon autre chose , même si les enfants sont scolarisés, ca pose des pb aussi… l’ecole s’arrete a 16.30 et le centre a 19.00.. et il y a aussi les vacances… et puis les devoirs quand ils grandissent…
    ce sont d’autre pbs qui s’ajoutent…
    personellement j’ai choisi de travailler a temps partiel pour m’occuper de mes deux enfants…
    j’arrive a 9.30, je pars entre 17.30 et 18.00. je n’ai pas un gros salaire, ni de grosse responsabiltés mais au moins je vois mes enfants grandir…
    si d’aventure un employeur potentiel me tenait ce type de discours, je prendrais mes affaires et je mettrais fin a l’entretien..
    j’ai d’ailleurs refusé un poste ou l’on m’a expliqué que le temps partiel n’etait pas un pb a condition que j’en fasse autant que l’agent precedent qui etait temps plein…
    on est en train de se japonniser , dans certaines societés il est mal vu de prendre ses rtt, de partir a 18.00 et d’avoir une vie a l’exterieur… il fuat resister a ce type de discours…
    le travail ce n’est pas la vie…
    laurence

  • #11 lorine le 27 mai 2009 à 16 h 17 min

    C’est tellement vrai ce que tu dit Marine.
    C’est fou parce que c’est une problématique qui ne sera jamais posé à un homme qui a un enfant de 10mois. Alors quoi, il n’a pas les mêmes problèmes de garde, de maladie de bébé, d’horaire… ???
    C’est clairement des préjugés… et ce n’est pas acceptable dans le cadre d’un entretien d’embauche.

  • #12 Marine le 27 mai 2009 à 16 h 17 min

    @ Seccotine: chacun son opinion, bien entendu, et c’est instructif de voir que certaines peuvent penser comme cet homme. En un sens, c’est intéressant de te lire pour comprendre un peu mieux les ressorts du machisme ambiant.
    Le problème, c’est que tu transformes le débat en lutte « femmes sans enfants » contre « femmes avec enfants », ce n’était pas mon but. Jusqu’à preuve du contraire, la plupart des gens, à partir d’un certain age, ont des enfants, femmes ou hommes. J’entends aussi des employeurs qui disent apprécier les mères ou pères, car ils sont organisés et « savent » pourquoi ils travaillent. Quant au boulot en plus que tu te tapes « à cause » des mères qui partent plus tôt… je dirais que tu trouves un bouc émissaire facile, et que tu pourrais aussi, de ton côté, t’adapter, t’organiser, et poser des limites à ton patron.
    En tous cas, j’ai toujours constaté, et je le constate aujourd’hui aussi, que les personnes les plus virulentes contre les femmes, sont souvent les femmes elles-même.

  • #13 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 16 h 21 min

    Seccotine, tu devrais aller au bout de ton raisonnement. Pourquoi les pères « au milieu »? hormis le congé maternité, lié au fait que seule la femme est apte à porter l’enfant (et qui, rapporté au nombre d’enfants sur les annuités de tte une vie, excède à peine un arrêt maladie pour AVC et un autre pour une jambe cassée au ski), il ne devrait y avoir AUCUNE différence entre un père et une mère.

    Et puis, pour te dire le fond de ma pensée, si ton travail ne peut pas être fait par quelqu’un qui a une vie quotidienne (enfants ou pas, juste du temps libre de qualité tous les jours, et pas juste 15 jours à serre che et 15 jours au club med pour compenser une année d’esclavage) cela ne veut pas dire qu’il doit être fait par une célibataire sans enfant, mais par deux personnes.

    Je crois que tout le monde a le droit d’avoir une vie, et que le temps qu’un parent donne à ses enfants, il est dangereux de penser qu’il le vole à son employeur ou à ses collègues, parce que ce temps, il est à lui. C’est ce qu’on appelle « la vie ».

  • #14 Deilema le 27 mai 2009 à 16 h 21 min

    Je vais respirer par le ventre et aller faire un tour avant de laisser un commentaire.

    Pour le moment, j’ai juste envie de coller des baffes à ton recruteur, et de lui dire que, même si j’envisage de ne pas m’arrêter du tout (ou presque pas) lorsque j’aurai un enfant (non, non, pas de congé mat’ possible pour moi), je ne pense pas être une mère indigne…

  • #15 Irène le 27 mai 2009 à 16 h 22 min

    A Seccotine (loin de te jeter des pierres)
    En tant que jeune mère, faisant face à ce type de raisonnement, j’aurais très envie de me faire embaucher, faire un enfant dans la foulée, prendre un congé parental si la convention collective le permet, en faire un deuxième (ça fait bien deux -quatre ans dans une boite, payée, cotisée,… non?) Et chercher un autre boulot bien consciente de s’être grillée dans cette société :)

    La vie est une jungle (sic).

    Plus sérieusement, je crois que la vie est ce qu’elle est et on doit composer avec. Je pense que c’est en apprenant à gérer les absences/maladies/maternités/paternités/imprévus… qu’on y arrivera. Pas en créant des facteurs de sélection qui auront leurs propres travers à un moment ou un autre.

  • #16 Elte le 27 mai 2009 à 16 h 23 min

    Marine, je ne peux pas répondre à ta question parce que je n’ai pas (encore) été confrontée à cela.

    Ce à quoi je suis confrontée, c’est que ma collègue (que j’adore), travaille à 80% et a des horaires de maman (des horaires normaux dans la journée donc). De mon côté, je travaille à 150%. Et oui, dans un certain sens, j’ai l’impression de me faire avoir, parce que c’est toujours à moi, qui suis le plus dispo, qu’on confie le boulot! Et plus j’en fais, plus j’en ai. Mais je pense que c’est elle qui a raison, savoir profiter de la vie, bien gérer sa famille, c’est quand même la chose la plus importante au monde selon moi.

    Donc non seulement je ne lui ferai jamais de reproche, mais je compte bien arriver à gérer mes journées comme elle!

    Sinon, je trouve courageux de la part de Seccotine d’avoir exprimé son opinion pas du tout politiquement correcte :-)

  • #17 Delph le 27 mai 2009 à 16 h 23 min

    Marine: J’entends aussi des employeurs qui disent apprécier les mères ou pères, car ils sont organisés et “savent” pourquoi ils travaillent.

    C’est extremement reducteur !
    Je n’ai pas d’enfant, je n’en souhaite pas mais je sais pourquoi je travailles. Je travailles pour moi, pour mon couple, pour nous offrir une vie agréable….

    Et travailler pour « elever des enfants » me parait bien triste….

  • #18 Mélanie le 27 mai 2009 à 16 h 26 min

    Seccotine, je suis scotchée (humour, dédramatisation, tout ça).

    Je n’ai qu’une petite expérience de maman depuis 4 ans d’un enfant rarement malade mais tout de même, je suis intimement persuadée que je suis plus efficace, avec mon enfant à aller chercher impérativement à telle heure que, en vrac, ma collègue nounouille, le désorganisé qui fume 15 clopes dans la journée et arrive une heure après moi, la fonctionnaire stricte qui a décidé qu’elle ne ferait que ce qui est sur sa fiche de paie, celle qui passe deux heures en temps cumulé à la machine à café ou dans les bureaux des uns des autres…

    Le travail, ce n’est pas toute ma vie. Ma vie c’est une infinité de vies, personnelle, professionnelle, familiale, amicale, mes loisirs… même si je n’avais pas d’enfants je refuserais que mon travail prenne toute la place !

    Je fais la part des choses, je vais aux réunions le soir parce que mes interlocuteurs bossent par ailleurs et ne sont libres que le soir, nous avons un agenda partagé avec le père de mes enfants et si je mets une indispo il s’arrange pour être là…

    Mais je ne m’estime pas corvéable à merci et ce que je trouve dommage dans vos histoires c’est que c’est ce qu’on attend des hommes ! Et que certains savent ne pas pouvoir exiger des femmes, d’où le problème.

    Et puis, entre nous, être compétitive, disponible etc. ça ne m’a pas été d’un grand secours face à l’arrivisme d’un de mes collègues (qui en plus, je rigole, était tout le temps absent pour cause d’enfants malades, jamais vu un mec en prendre autant…) et est-ce que ça te sera utile le jour où ton entreprise décidera de dégraisser parce que c’est la crise ma bonne dame, ou pire, fera faillite ? Crois-tu qu’avoir fait le choix (tout à fait respectable à mon avis) de ne pas faire d’enfants te sera compté ce jour-là ?

    Tu trouves anormal d’avoir à te justifier d’être une femme sans enfants et donc disponible. Je trouve anormal qu’au 21ème siècle, on ait à se justifier tout court.

    Je suis plus compétitive qu’avant, j’ai appris à travailler mieux en moins de temps (tu vois je t’épargne le couplet sur les enfants t’apprennent à être polyvalente etc. on s’en fout), parce que tout simplement j’ai gagné en expérience.

    Je suis productive, je suis efficace, avec 0, 1, 2 enfants. Je fais pas de généralités. Je parle de mon cas. Ne mets pas toutes les mères dans le même panier ;-)

  • #19 funambuline le 27 mai 2009 à 16 h 29 min

    Je trouve également très courageux de la part de Seccotine d’annoncer son avis non politiquement correct. ça fait avancer le schmilblik (je trouve).

  • #20 Marine le 27 mai 2009 à 16 h 29 min

    @ Delph:
    c’est bien pour ça que je l’ai mis entre guillemets! ;-) (moi aussi je trouve l’argument bizarre)

  • #21 Sabrina le 27 mai 2009 à 16 h 30 min

    Une seule solution dans ce genre de situation : NE PAS REPONDRE !! ces questions sont interdites dans le cadre d’un recrutement !!! Je t’invite à envoyer cet article avec les coordonnées de la société en question auprès de la Halde et ce cher Monsieur contre les femmes aura une bien belle amende !!!

  • #22 Mh le 27 mai 2009 à 16 h 37 min

    Tu es tombée sur un c…..ard, typiquement français dans l’illégalité. Mieux vaut les fuir qu’essayer de les changer, malheureusement…

    Je suis dans une équipe essentiellement féminine avec enfants, qui bosse à l’international (conf call avec San Francisco parfois ou déplacements à Bombay ou Moscou). Avons-nous des maris ou des enfants exceptionnels (ou les 2) ? Sommes-nous nous-mêmes des femmes exceptionnelles ?

    On arrête les clichés à 2 balles des femmes qui se crèpent le chignon au boulot et qui ont un absentéisme d’enfer. Il y a aussi des hommes qui palntent des coup de couteau dans le dos ou qui font des dépressions…

    Allez, ce soir je sors avec mes copines/collègues !

  • #23 Mushi le 27 mai 2009 à 16 h 54 min

    Et bien moi je dis qu’il faudrait envoyer tout cela à la Halde.
    Y’a même pas à discuter, c’est de la discrimination.

  • #24 Lalie le 27 mai 2009 à 16 h 56 min

    Je n’ai pas encore d’enfants mais cette question me taraude sérieusement. Je sais aujourd’hui que je m’épanouis en ayant un travail qui m’accapare plus de cinquante heures par semaine.

    Est-il possible, avec un tel emploi du temps, d’être une mère épanouie ? Sommes-nous dans une impasse qui nous obligerait impérativement à faire un choix entre travail et maternité ? Je suis profondément révoltée par le fait que les hommes n’aient même pas à se poser cette question.

    Les exemples que je puise dans mon schéma familial ne m’aident pas puisque toutes les femmes de ma famille ont fait clairement le choix de s’occuper prioritairement de l’éducation de leurs enfants. Parler de « choix » est sans doute excessif ici. Disons qu’en raison de leur culture et éducation, elles ne se sont pas vraiment posées la question et que cela leur a paru naturel (j’ai d’ailleurs le sentiment d’avoir une revanche à prendre sur les hommes, comme si je devais venger ma mère, ma grand-mère, etc…).

    J’ai hâte de pouvoir bénéficier des avis et expériences de chacune sur le sujet.

  • #25 Aesa le 27 mai 2009 à 16 h 58 min

    Bonjour les filles ! Post très intéressant et qui déchaine les passions. J’ai envie de dire tout plein de choses :

    1/ Cette question de savoir si tu es mariée, avec ou sans enfant(s) et voulant en faire d’autre est totallement illégale. J’ai beau etre célibataire sans enfant, je considère que nous (femmes) n’avons pas à repondre à ce type de questions. On ne demande pas aux hommes s’ils comptent faire des enfants et quel métier font leur femmes nom d’un biniou !!

    2/ Je pense que notre système de travail à la française n’est pas le bon. Regardez le système anglo-saxon ou finir après 18h est mal vu – la personne est alors considérée comme incapable de s’organiser efficacement. Cependant, en France il est bon de faire des horaires de barbares. Pourquoi ? J’ai vu des gens qui restaient juste pour montrer qu’ils étaient là, meme après voir fini ce qu’ils avaient à faire….logique.

    3/ Je ne comprends absolument pas les inégalités salariales et les discriminations aux porteuses d’utérus. Dans la plupart des entreprises les congés sont accordés en priorité aux personnes ayant des enfants. Quid des personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir d’enfant??? C’est à mon sens totalement injuste. Je passe sur le sujet du « oui mais ceux qui n’en veulent pas c est pas pareil que ceux qui ne peuvent pas ». Oui, ce n’est pas pareil, mais dans ce contexte ça revient au même. Si on a envie de partir en vacances avec des amis qui ont des enfants: on fait comment? on fait pas…

    4/ Combien de femmes insatisfaite sont parties pour créer leur boite? Combien pendant leur congé mat se sont dit « hors de question de retourner là bas faire ces horaires »? Je comprends largement ces femmes qui n’ont pas envie de se laisser bouffer par leur patron qui pense que madame doit etre au foyer. Or le travail comme la vie familiale sont épanouissants. De manière différente certes mais pourquoi devoir faire un choix?? Surtout qu’à notre époque, la société « impose » de plus en plus aux femmes de travailler. Soyons honnetes, le salaire de monsieur suffirait il à assurer la bonne marche du foyer? Et puis nous faisons des études, c’est pas forcement pour rester à la maison …

    5/ Consacrer sa vie à son boulot n’a à mon sens pas d’interet. Il y a d’autres choses dans la vie. Peut etre que la GenY pourra faire changer ça…on voit de plus en plus d’hommes vouloir et demander des congés à la naissance de choubidou, partir tôt parce qu’il faut aller le chercher etc. La parité est loin d’être acquise, mais c’est peut etre un début. Après faire changer les recruteurs et les mentalités…je crois que ce n’est pas pour tout de suite.

    Je pourrais en parler pendant des heures de ce sujet là ….

  • #26 Qifen le 27 mai 2009 à 16 h 59 min

    Je crois que le débat homme-femmes au travail n’est pas le coeur du débat, il a toujours existé, les femmes ont toujours fait des enfants.
    Là où je pense, il faut se concentrer, c’est davantage le rapport femme mère/femmes non mères.
    Il y a des femmes qui par choix – ou pas – n’ont pas ou ne peuvent avoir d’enfant et n’en auront jamais, de toute leur carrière professionnelle.
    Et il est évident que celles-là sont + enclines à la « réussir » qu’une maman.
    Pour moi, ce n’est pas une question d’équité sexuelle au travail, mais de disponibilité, tout simplement.
    Il est évident qu’être maman demande du temps, une femme n’ayant pas d’enfant aura mathématiquement plus d’heures à consacrer à son boulot, tout comme un homme.

  • #27 Aesa le 27 mai 2009 à 17 h 04 min

    @Qifen: C’est là ou je ne te rejoins pas completement. Oui les personnes sans enfant ont plus de « temps libre » oui mais c’est pas pour autant qu’elles doivent le passer au bureau … à moins d’être carrieriste ou de n’avoir que ça…

  • #28 dola le 27 mai 2009 à 17 h 06 min

    Hello Marine,

    J’ai 2 enfants, 6 ans et 3 ans. Je les ai eu tous les 2 en étant dans la même boîte et j’ai annoncé ma première grossesse 8 mois après mon premier jour dans l’entreprise.
    J’ai été augmentée régulièrement y compris à mes retours de congé maternité, jamais de réunion qui commence après 15h et la plupart des réunions ont lieu le matin.
    Je suis bien payée et le seul collègue masculin que j’ai l’est bien moins que moi car il débute. Ma profession est très féminisée, je gagne autant si ce n’est plus que les hommes ma promo qui font le même job.
    On me demande souvent pourquoi je n’ai pas envie de changer de boîte au bout de 7 ans…la réponse est le premier paragraphe, plus de 80% des chefs de services sont des femmes avec plusieurs enfants.
    Ici on considère que l’épanouissement personnel ne peut que faire du bien au salarié et que le stress ou la pression à propos des enfants sont contre-productifs.
    Sur notre site de 40 personnes, il y a parfois jusqu’à 4 femmes enceintes en même temps. On retrouve toutes notre poste au retour et on a des horaires souples, s’il faut partir pour un bb malade et bien on part et on est assez grandes pour savoir comment s’organiser les jours suivants.
    Or donc ça existe et c’est en France , mais il faut bien chercher ( j’ai quitté ma boîte précédente car ç’était vraiment craignos) et en entretien il faut ne pas avoir honte de son état de jeune mariée, jeune mère , mère de famille nombreuse etc.

    D’après mes discussions avec mes copines/voisines/amies etc je suis plutôt l’exception que la règle et c’est bien dommage.
    Je précise aussi que quand les enfants sont malades mon mari ou moi c’est à tour de rôle en fonction des projets en cour , des réunions prévues etc.
    On a souvent reproché à mon mari de rester à la maison, en lui demandant pourquoi je ne restais pas avec les enfants, donc d’une certaine façon les hommes subissent une pression sociale qui maintient les rôles…

    Maintenant pour répondre à Seccotine j’ai plein de copains qui n’ont pas d’enfants , ni chérie et des postes à responsabilité et qui n’ont aucune envie de dormir tous les soirs au boulot. Il font au choix du bridge, du vélo, sont fan de ciné ou ont des entraînements de karaté 3 fois par semaine et n’entendent pas sacrifier une vie personnelle sur l’autel de (la soi-disante ) l’efficacité et rentabilité . Il y a une justice tu me diras, ce n’est pas eux qui ont les meilleurs augmentations, sont favorisés ceux qui dorment avec leur PC sous l’oreiller pendant leur vacances même s’ils ont femmes et enfants.
    Je crois que le dysfonctionnement est de penser que le travail/l’entreprise mérite qu’on se sacrifie pour lui/elle , et si ce n’est pas la vie de famille, c’est la santé , l’énergie etc, les plus belles années.
    Vivre ce n’est pas bosser comme un marteau 60 h par semaine pour partir 15 jours par an aux seychelles et 3 semaines ailleurs et être no life le 47 semaines qui restent. Dommage qu’on ne puisse pas embaucher des robots hein
    C’est pervers de penser que certains postes méritent forcément 60h de travail hebdomadaire ,c’est le système qui est pourri de l’intérieur et la façon de penser qui est biaisée. Le jeune cadre se sent obligé de coller à ce modèle sous peine de passer pour un fainéant pendant que les plus ambitieux sont prêt à tout pour évincer les autres y compris progammer des réunions à 18 h ( hop déjà 50% de collègues féminins sur le carreau…toujours ça de moins sur le chemin qui mène au N+2) ) je suis peut être cynique mais c’est ma façon de voir.
    L’entreprise où je bosse a un taux pas d’absentéisme très bas, un très petit turn over et un très bonne rentabilité.
    Il y a donc d’autres modèles que des gens corvéables à merci..encore faut-il vouloir prendre la peine d’y penser.
    Un dernier point, j’ai un ami qui bosse beaucoup (pas d’enfants, des responsabilités, des déplacements etc…), il m’a confié qu’il pensait que certaines mère de famille étaient plus organisées et plus efficaces du fait des contraintes personnelles. Mieux organisées, elles vont plus à l’essentiel …

  • #29 Lariska le 27 mai 2009 à 17 h 08 min

    Bonjour,

    ton texte est très intéressant Marine, et je suis bien contente que tu aies passé l’éponge là-dessus. Je ne sais pas si tu as trouvé un poste entre temps, en tous cas je te le souhaite de tout coeur. Je vais essayer d’apporter un autre éclairage, issu de mon expérience personnelle en tant que « cadre ».
    J’espère que personne ne se sentira blessé par ce que je vais écrire, ce n’est absolument pas le but.
    Un recrutement est toujours un pari et un risque; si on ouvre un poste c’est qu’on a besoin de quelqu’un pour travailler. C’est super dur de choisir un collaborateur (et encore plus dans les petites entreprises ou les petites équipes); on a toujours peur de tomber sur un incompétent ou un tire au flanc, d’autant plus que si la personne ne fait pas l’affaire, il est extrêmement difficile de licencier.
    Et malheureusement, dans mon boulot, je constate qu’il y a un certain nombre de femmes qui se servent du fait qu’elles ont des enfants (voire même qu’elles sont enceintes) comme des prétextes pour ne plus rien faire. Bien sûr pas toutes, mais d’après ce que j’ai observé, on va dire une bonne minorité (20 à 30 %), et sur tous les types de postes (y compris haut placés). Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ça que j’observe. Et comme elles sont super protégées, on ne peut rien leur dire. Ce sont d’autres personnes (sans enfants ou avec enfants mais qui bossent) qui font leur boulot à leur place.

    Alors forcément, effet pervers du système, les recruteurs minimisent les risques. Je les comprends.
    Je suis la première à plaindre une fille super compétente et motivée et impliquée qui se voit refuser un poste parce qu’elle a des enfants ou risque d’en avoir plus tard. Mais quelque part, elle paye pour les autres. C’est terrible et injuste, mais quelque part assez cohérent.
    De la même façon, si les femmes à compétences égales sont payées 1/3 de moins que les hommes, ça ne m’étonne pas tant que ça. Là aussi, nous payons (car j’en fais partie) pour celles qui ne font pas ce pour quoi elles sont payées.

    Après il y a évidemment comme partout des gens misogynes idéologues qui ne conçoivent pas qu’une femme puisse faire autre chose de sa vie que de rester à la maison élever les enfants. Mais je ne pense pas que ce soit l’unique problème; et uniquement crier à l’injustice et à la discrimination des méchants-recruteurs-qui-n’aiment-pas-les-femmes ne résoudra rien.

    Cela dit je n’ai pas de solution hélas…

    Je précise qu’il y a évidemment des hommes aussi qui se servent de leurs gamins comme prétextes pour tirer au flanc (là aussi j’en vois à mon boulot), mais statistiquement cela arrive moins. Et du coup cela a moins d’influence sur les politiques de recrutement…

    J’espère n’avoir blessé personne, je voulais juste essayer d’apporter un témoignage pour montrer que les choses peuvent être plus complexes que ce qu’on peut croire. J’imagine volontiers que ce que je raconte n’est pas valable pour toutes les situations professionnelles, mais c’est ce que je vois dans la mienne et celle de mon entourage.

  • #30 Cécile de Brest le 27 mai 2009 à 17 h 09 min

    Je trouve aussi le comm de Seccotine courageux, elle savait bien en l’écrivant qu’elle n’allait pas faire d’émules !
    Mais je ne lui jette pas la pierre, je respecte sa pensée et je la comprends aussi

    Je pense que le gros problème en france,c’est le mode de garde. Pas de places en crèche, pas assez de nounous. Un vrai calvaire.
    Imaginez une situation tout à fait classique : une femme cherche du travail alors qu’elle a un enfant qui n’est pas encore scolarisé (et encore, avec l’école, tous les problèmes ne sont pas résolus, loins de là, mais il y a déjà un mieux).
    Elle cherche une place en crèche ou chez une nounou pour être plus libre dans ses démarches.
    Que lui répond(on ? Pas possible, Madame, puisque vous ne travaillez pas, vous n’avez pas priorité.
    Ben oui, mais puisque je cherche actuellement du travail…
    Oui, mais non, puisque vous n’en avez pas, on doit accepter d’abord les enfants dont les deux parents travaillent.

    Appelez ça comme vous voulez, dialogue de sourds, cercle vicieux.
    C’est une situation très classique et quasiment inextricable.

    En tout cas, cet employeur-là, Marine, n’était qu’une andouille. Mais le problème c’est qu’il y en a des tas comme lui.
    Pour répondre à ta question, j’ai « sacrifié » ma vie professionnelle et ce n’est pas facile tous les jours.
    L’idéal pour moi, serait de trouver un job que je puisse faire de chez moi.
    Et toi, où en es-tu ?

  • #31 la_pomme le 27 mai 2009 à 17 h 12 min

    J’aime beaucoup ce texte et ça sucite chez moi plein de réactions.
    D’abord comment peut on recruter quelqu’un en fonction du fait qu’il est ou pas des enfants ça me dépasse ça.
    Qu’est ce qu’il en sait le recruteur de comment tu vas gérer ta vie, tant ton mari prendra un jour dans la semaine, chacun s’organise comme il veut, c’est cliché maman = obsédée par ses enfants = ne sait plus travailler.
    Ensuite est ce qu’être maman et employée donne plus de droits qu’une femme sans enfant et employée aussi ?
    J’espère que non parce que je suis désolée mais moi le coup de ‘Je dois aller chercher mon enfant parce que bla bla  » ben c’est bien gentil mais normalement avoir des enfants ça donne pas des droits supplémentaires au taf, il me semble.
    Ensuite Seccotine parle d’efficacité, là aussi je suis pas d’accord parce que pour moi être encore au boulot à 21h00 c’est pas de l’efficacité c’est de la connerie (selon son job, biensûr que l’infirmière ou le toubib c’est pas pareil, par ex), j’avais lu que de toute façon on est concentré que 4h à 6h par jour maximum (selon le job et encore moins dans certains cas) alors y être encore à 21h00 je sais pas si on est très efficace, pour moi ça relève pas du fait d’être maman ou pas.
    Etre efficace pour moi c’est faire son taf dans les temps demandés, d’ailleurs c »est bien un truc franco français de rester tard au boulot pour faire style ‘oué je suis à bloc de taf, j’ai une vie de ouf’.
    Moi j’ai pas d’enfant et j’ai pas l’impression qu’il faut que j’en ai pour avoir une vie qui n’est pas organisée autour du travail et ça m’emmerde bien de devoir rester tard de temps en temps si c’est pas pour une bonne raison.
    Bon mon texte est décousu mais apres la lecture de l’article c’est ce qui m’est venu à l’esprit en premier !

  • #32 Deilema le 27 mai 2009 à 17 h 17 min

    Lalie: Bienvenue au club !

    Je suis dans une situation tout à fait comparable : travail prenant, horaires imprévisibles, déplacements réguliers…
    On m’a déjà mis la pression sur la question des enfants, dans mon boulot…
    « Et vous comptez avoir une vie de famille? » (un peu, mon n’veu, et pas une aussi pourrie que la tienne)
    « Vous êtes une femme, vous aurez des enfants, enfin je vous le souhaite » (hooo, quel mine convaincue…)
    Je me suis déjà fait une raison concernant un éventuel arrêt pour cause de bébé : c’est quasiment impossible, il faudra que je bosse de chez moi, et que je fasse régulièrement des sauts au boulot, que j’assure des audiences, des réunions, des choses et d’autres…

    Mais….
    1. Il est absolument hors de question que j’arrête de bosser parce que j’ai des enfants (et être financièrement dépendante d’un homme? JAMAIS !)
    2. Je n’ai pas l’intention, parce que j’ai un boulot qui me prend du temps (et qui me plait beaucoup par ailleurs) de renoncer à avoir des enfants.
    J’en ai envie, et décider de ne pas avoir d’enfants signifierait probablement la fin de mon couple. (Ne hurlez pas, hein, mais lui en meurt d’envie, et si on n’est pas sur la même longueur d’onde question projets à 30 ans, est-ce la peine de rester ensemble ?).

    Alors, moi aussi, je me pose la question : Suis-je condamnée à être la mauvaise mère que l’on culpabilise ?
    (Pour en rajouter une couche et être presque sure de me faire jeter des cailloux par tous ceux qui aiment culpabiliser les mères qui travaillent : compte tenu de toutes ces contraintes, je sais déjà que je ne pourrai pas allaiter… oui, je sais, c’est mââââl)

  • #33 rumeur le 27 mai 2009 à 17 h 19 min

    Passer l’éponge c’est ce qu’il y a de mieux à faire car ce type était un con! Cela dit, en entretien d’embauche, lorsque cette question arrive, il faut tout de suite savoir que ce ne sera jamais un bon boss et donc lui demander aussi sec s’il pose cette même question aux pères qu’il reçoit dans son bureau. Bon, après évitez tout de même de lui mettre une baigne ou de lui montrer vos fesses en claquant la porte!

  • #34 sagattine le 27 mai 2009 à 17 h 20 min

    Je trouve l’opinion de Seccotine intéressante parce que compréhensible du point de vue de quelqu’un qui doit gérer une équipe et donc composer avec la vie de tout le monde. Mais je trouve cependant plus grave qu’une femme avec un enfant se trouve face à ce genre de discours…. et donc que son droit à travailler soit remis en question.
    De toute manière, faut pas se leurrer, les gens qui se dévouent corps et âme à leur entreprise seront déjà récompensés par un meilleur salaire, des primes et intéressements, des promotions (enfin j’espère pour eux sinon ils auront vraiment bossés pour rien!)…. Donc c’est pas la peine d’en rajouter en discriminant à l’embauche, non?
    Il y a des solution qui peuvent être développées, comme les crèches en entreprise ou la modulation des horaires de travail. Je sais que ce n’est pas faisable partout, mais si déjà des dispositions pouvaient être prises là où c’est possible, ça pourrait faire avancer les choses. Et puis rappeler à ton recruteur que s’il n’y a pas d’horaires légaux il y a tout de même une durée légale du travail et que malgré le discours politique, non les heures supplémentaires ne sont pas une obligation. On a le droit de choisir de garder son temps pour soi…pour s’occuper des enfants ou pour faire autre chose!
    Bon après je voue avoue que moi j’ai pas d’enfants et qu’en plus je bosse pas (hem… si sagattine tu devrais être en train de réviser tes exams là…. oublie pas!)…. donc peut-être que je me rends pas bien compte de la situation!
    Ha et sinon je lui aurai bien foutu une droite à ton recruteur!

  • #35 Seccotine le 27 mai 2009 à 17 h 22 min

    Loin de moi l’idée de faire de la propagande pour le travail avant tout, ou d’opposer les femmes sans enfants aux femmes avec enfants, les femmes aux hommes, les femmes avec hommes aux femmes sans hommes…
    Bref. Je ne généralise pas, je dégage une tendance constatée dans mon entourage immédiat et particulièrement soûlante au moment où j’écris. C’est une réaction épidermique et elle vaut ce qu’elle vaut.

    Je n’ai jamais dit qu’une femme qui a des enfants était incapable d’exercer efficacement une activité professionnelle. j’ai juste envie d’un peu plus de réalisme quand à l’activité professionnelle en question. Parce que non, on ne travaille pas tous de 9h à 18h, et c’est pas pour ça qu’on est systématiquement exploité(e)s par un patronnat diabolique.

    Je n’ai pas particulièrement l’impression d’être exploitée sur mon lieu de travail. Je ne reste pas la tête dans le guidon 24h sur 24 à longueur d’année. Pour tout dire, cette année, j’ai même repris des études. Comme ça, pour le plaisir. Et ça m’arrive même de partir en vacances (et pas au club med, j’ai horreur de ça… c’est plein de gosses ;o))

    Et non, il n’y a pas besoin de deux personnes pour faire mon travail.
    La particularité de mon activité est d’être dépendante du nombre de clients qui viennent frapper à la porte. La charge de travail est donc extrêmement variable, et oui, même avec la meilleure organisation du monde, il y a des (gros) coups de bourre. Parce que le client respecte à la lettre la loi de Murphy : il se pointe toujours par troupeau de 15, et une fois qu’il a passé un mois à hurler pour être servi avant les 14 autres, et à menacer d’aller voir alilleurs, il disparaît, du jour au lendemain, et derrière c’est le désert. On entend les mouches voler et les mégaspores rouler par terre façon western.

    Et une bonne partie de la faculté de mon patron à ne pas dégraisser du jour au lendemain parce que c’est la crise dépend justement de ma capacité, et de celle de mes collègues, à rester sur le pont pendant les coups de bourre. Et à rendre les trucs dans les délais imposés.

    Donc pour résumer oui, je vais pas raconter ma life, mais ça me soûle quand quelqu’un n’est pas là pour faire sa part du boulot, simplement parce que son bébé a déjà tout compris à la loi de Murphy et a chopé la varicelle et que la nounou ne veut pas qu’il la refile aux autres.

    Ca me soûle parce que même si c’est bien la quinzième fois qu’elle nous fait le coup, je sais bien qu’elle n’y peut rien si son bébé est malade, et je sais bien qu’elle n’a pas d’autre solution que de rester à la maison, parce qu’il n’y a personne d’autre pour le faire toute la semaine. Et qu’elle a pas besoin qu’en plus de ça on lui mette sur le dos la non-tenue des délais. Alors on fait le boulot à sa place. Et on dort pas beaucoup. Et on se dit que merde, ça serait plus facile de ne bosser qu’avec des gens qui sont toujours dispos. Ou pas toujours mais presque.

    Comme je le disais tout à l’heure, je crois qu’il y a beaucoup de métiers où une flexibilité est possible. Mais il y en a d’autres ou ce n’est pas le cas.

    Pour terminer, j’ai pas d’enfants, mais je « sais » quand même pourquoi je travaille. En grande partie pour pouvoir avoir des loisirs. Mais des vrais loisirs, pas des impératifs :o)

  • #36 Stéphanie de la ligne 12 le 27 mai 2009 à 17 h 22 min

    Pour ma part, je pense qu’il est TRES difficile de concilier une vie de cadre dynamique avec une vie de jeune maman. Parce qu’on a beau crier que c’est injuste, qu’on peut être productif et réduire son temps de travail…. il faut être objectif, quand on a un boulot à reponsabilité, on attend de nous beaucoup de temps et peu de contrainte extérieures… Difficilement compatible avec un bébé (pour moi, toujours).

    Autour de moi, donc, les femmes ont choisi soit de diminuer un max leur boulot, avec les conséquences qu’on sait sur leur carrière, soit de continuer à bosser à fond et d’avoir une carrière. M’enfin au final, je suis dure avec ces dernières, mon avis est politiquement incorrect, mais pourquoi avoir des enfants ? Jongler entre nounous, baby-sitters, jeunes filles au pair… Rentrer alors que bébé est couché depuis 2H ? Je sais, je suis dure, je me fous comme de mon premier trait de khol sour l’oeil de ma carrière. Moi, la seule carrière qui m’intéresse, c’est ma vie !

    Le fameux vampire, il fait donc ce choix à ta place, tu devrais pouvoir passer 12H par jour au boulot en ayant un bébé sans que ça pose problème à personne. Mais est-ce vraiment souhaitable ? Et peut on réellement faire autrement que passer 12H par jour au boulot quand on a des responsabilités ?

  • #37 lilo2 le 27 mai 2009 à 17 h 23 min

    Je ne trouve pas que le problème soit le manque de crèche, ni d’égalité homme-femme.
    Avant toute autre chose, le gros problème est ce besoin de performance, de compétition, de rentabilité qui s’est développé depuis plusieurs années. Ce qui amène aujourd’hui à avoir des débats qui opposent les gens (ceux qui ont des enfants/ceux qui n’en n’ont pas, les hommes/les femmes, celles qui prennent un congé parental/celles qui n’en prennent pas etc…). Le résultat d’une société qui se déshumanise à tel point qu’on est presque à trouver normal qu’une personne se fasse recaler, rejeter parce qu’elle a un enfant.
    Désolée mais je ne suis plus… La vie est une jungle si on choisit qu’elle le soit. Que veut-on comme monde pour demain ? Voilà la question à se poser…(Enfin, à mon humble avis).

  • #38 Cécile de Brest le 27 mai 2009 à 17 h 31 min

    lilo2: d’accord avec le problème de performance, mais si l’on nous facilitait la chose avec plus de places en crèche ou des crèche d’entreprise, ce ne serait pas plus mal (même si le coup de la crèche d’entreprise est à double tranchant).

    « La vie est un jungle si on choisit qu’elle le soit » me semble réducteur. On n’a pas toujours le choix, justement. Parce qu’il faut bien manger et vivre décemment.
    Moi j’dis, le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver… !!;-))

  • #39 sagattine le 27 mai 2009 à 17 h 31 min

    dola: J’aime beaucoup ton commentaire, il est très juste et tu exprimes une bonne partie de ce que je ressens vis-à-vis du travail. Merci!
    Deilema: Ton commentaire m’a fait mourir de rire!!!
    « “Et vous comptez avoir une vie de famille?” (un peu, mon n’veu, et pas une aussi pourrie que la tienne)
    “Vous êtes une femme, vous aurez des enfants, enfin je vous le souhaite” (hooo, quel mine convaincue…) » je vais pas m’en remettre!!

  • #40 vero le 27 mai 2009 à 17 h 34 min

    re

    bon j’ai essaye de poste apres avoir changé mon pseudo en « happyvero » puisqu’il y a plusieurs Vero mais ça ne passe pas donc j’attends les consignes dHelene pour changer de pseudo

    j’ai encore un petit commentaire a faire
    je termine mon boulot à 18h15 tous les soirs

    on a change de responsable d’agence il y a quelques mois et etrangement depuis que c’est lui tout le monde part a l’heure, enfant ou pas enfant , homme ou femme, celibataire ou en couple enfin voilà
    le boulot est fait malgre tout et nos resultats crevent le plafond

    sous l’ancien regime donc ancien chef partir a l’heure etait une abération (mais pas pour moi desolée, il y a une vie pres le boulot!!!!!!)

    donc performance, faillotage etc etc sont aussi des pretextes pour trainer le soir et se faire bien voir
    a contrario j’arrive 45 mn en avance le matin mais je n’ai pas le choix mais le matin c’est pas le soir!!!!!!! ça se voit moins

    il n’empeche qu’en cas de necessite il nous arrive a tous de partir plus tard mais ce n’est que ponctuel et ds ces ca là idem tout le monde est de la partie

    voili voilou

  • #41 Deilema le 27 mai 2009 à 17 h 35 min

    sagattine: tu sais qu’en plus, c’est véridique !!!
    Tant les réflexions du boss que ce que j’ai pensé très fort à ce moment-là.
    Parce que non, vraiment, pour me parler de vie familiale, il est trèèèèèèèèèèès mal placé.
    Et que, oui, il est très très très riche, mais que, non, je ne l’envie pas du tout du tout ;))))

  • #42 happyvero le 27 mai 2009 à 17 h 36 min

    rhoooooooo bah en fait ça passe avec mon nouveau pseudo

    desolée Helene j’ai un peu l’impression de mettre le binzzzzzzz
    so sorry

  • #43 MArie le 27 mai 2009 à 17 h 39 min

    J’interviens peu…mais là Deilema m’a fait sourire…..je me revoie y’à quelques années….j’ai maintenant 4 enfants et même si j’ai un boulot interessant (à mi-temps…quoiqu comme je le dis toujours : payé à mi-temps, pour le reste) je suis toujours à jongler entre TOUT…..bref pour ce boulot je n’ai pas dit que j’avais trois enfants, le 4éme est arrivé quand j’avais fait mes preuves…mais bon…le congé parental n’était pas envisageable et je vous jure que je rame pour concilier tout..mais comme tout le monde me dit « avec le diplome que tu as ..ce serait bête d’arrêter…. »Donc je ne pense pas que nous soyons a égalité avec les hommes et oui je crois qu’en l’état actuel des choses (moyen de garde, mentalité, organisation du travail) il faille malheureusement faire des choix.
    Je pense aussi que les enfants ont besoin que leur parents soient présents un minimum et non il ne s’éléve pas tout seul…..

    Même si au boulot ou je n’ai JAMAIS manqué (j’ai un super circuit de baby sitter , gardienne en tout genre) et si je ne fais pas le boulot personne ne le fera à ma place, j’ai l’impression de passer ma vie à m’excuser à avoir des momes : arrivée plus précoce, passage le samedi matin…..

    Bref pour moi la vie de maman et de femme au boulot est difficilement conciliable.

  • #44 Clémy le 27 mai 2009 à 17 h 41 min

    Marine je suis tout à fait d’accord avec toi, l’égalité homme femme a bien subit quelques progrès mais n’est toujours pas parfaite!

    Hélène, je retrouve tes article et ton blog avec joie, cela fait 2 mois que je n’avais plus le net, et je dois dire que mon passage quotidien sur MBDF me manquait atrocement!!! Je revis!

  • #45 lilo2 le 27 mai 2009 à 17 h 44 min

    Cécile de Brest : je me doutais que j’aurais ce type de retour. En fait, quand j’évoquais le choix, je pensais aux choix dans les urnes par exemple (on vote le 7/06, pour mémoire), et à l’engagement, qu’il soit politique, associatif…mais aussi auprès de son entourage, auprès des gens qu’on côtoie au quotidien . Je m’échappe un peu du débat initial parce qu’il me semble que le problème de Marine est complexe et qu’il nécessiterait de multiples réponses.

    Et puis, pour répondre à la question finale de Marine, le bonheur ne me semble passer uniquement dans la vie professionnelle en tous cas !
    Bises à toi Marine, je te souhaite plein de bonnes choses avec d’autres enfants ou pas !

  • #46 Séraphine le 27 mai 2009 à 17 h 46 min

    Pour info statistique, je suis totalement du côté de Seccotine sur ce coup-là. (Et je rappelle en douce que non, on ne veut pas toutes des enfants.)

  • #47 Cécile de Brest le 27 mai 2009 à 17 h 51 min

    lilo2: alors là, c’est moi qui ne suis plus parce que je ne vois pas le rapport avec la politique (parce que bon, faut pas se leurrer, c’est tous les mêmes mais ceci n’a rien à voir avec nos poneys).

    Il est clair que le bonheur ne passe pas uniquement par la vie professionnelle, mais je pense qu’il y fait un petit tour quand même.

  • #48 Delph le 27 mai 2009 à 17 h 58 min

    Seccotine:

    Je comprend ta réaction et j’ai eu la meme en lisant le post.
    Je suis dans une boite où il semblerait qu’ avoir un enfant soit un passe droit et que les « autres » (ceux commes moi qu’y n’en ont pas et/ou n’en veulent pas) soit considéré par les salariés avec enfants comme des salariés de seconde zone dans l’organisation de l’entreprise.

    J’ai fait le choix de ne pas avoir d’enfant ce qui ne m’empeche pas d’avoir envie de partir à Noel meme si Mlle X est fachée parceque il lui faut sa semaine car « noel c’est merveilleux pour les enfants ». (le raisonnement marche aussi avec les vacances d’été, les mercredi, les soirées…).

  • #49 alice45 le 27 mai 2009 à 17 h 59 min

    Malheureusement, ton expérience n’est pas unique et c’est bien d’en parler pour essayer de faire évoluer un peu les choses.
    Pour ma part je ne veux pas d’enfant biologique. Mais j’envisage d’adopter un jour et mon compagnon a déjà dit qu’il prendrait un congé parental.
    Et ben ça aussi ça pose problème: on me dit que comme je n’ai pas encore d’enfant je vais forcément en vouloir un bientôt même si je dis que non (je suis donc un peu coconne sur les bords puisque je ne sais même pas que je veux dire oui). Et l’adoption ben, c’est pas encore partout accepté. Bref, c’est bizarre.
    Je compte contourner le problème en quittant la France. Tout simplement. De toute façon, gosse ou pas, hors de question de gagner 25% de moins juste parce que j’ai un vagin.
    Est-ce que quelqu’une a vu « Bienvenue dans la vraie vie des femmes » qui est passée sur Canal+ il y a 15 jours?

  • #50 June le 27 mai 2009 à 18 h 27 min

    Concilier enfants, famille, amis et vie professionnelle, c’est effectivement sinon la jungle, du moins une course permanente ! Mais le bonheur c’est de savoir ce qu’on veut, travailler ou pas, avoir des enfants ou pas, se consacrer à une passion en dehors du couple et du travail, et assumer ses choix ! Mais c’est fatigant… j’ai connu des patrons mysogines qui m’ont assuré un retour galère de congé maternité, celui qui vous fait culpabiliser, des collègues malveillants, mais aussi des patrons supers, des collègues solidaires, un mari parfait, un enfant génial… Bref, du bon, du moins bon, ça dépend des moments ! Oui ça c’est sûr, il faut se battre tout le temps, mais c’est la vie non ? Alors Marine, je te souhaite plein de courage pour pouvoir gérer tout ça; que ta vie soit harmonieuse et équilibrée !

  • #51 camille strass le 27 mai 2009 à 18 h 28 min

    Si je puis me permettre, si une femme est moins efficace à son boulot, ce n’est pas parce qu’elle a des enfants, c’est parce qu’elle est prise de flemmingite aiguë.

    Celles dont la « rentabilité (Dieu que ce mot est laid) baisse après bébé, c’est plutôt qu’elles n’attendaient qu’une occasion pour n’en foutre pas une… Enfin, c’est ce que j’ai observé : les glandeurs et les glandeuses n’ont pas besoin de bébé pour l’être…

  • #52 Clémentine le 27 mai 2009 à 18 h 29 min

    Pouah ! Même pas mal !
    Depuis six mois que je suis au chômage, j’en ai connu des vertes et des pas mûres…

    Le pire ?
    Entretien N°1 avec directeur Marketing : le courant passe super bien et il m’envoie donc en entretien N°2 avec Big Boss :
    « Je ne sais pas pourquoi je vous reçois ! Je VEUX : un homme ; qui a fait une école de commerce.
    Vous n’êtes pas un homme et vous n’avez pas fait une école de commerce ? ».
    Et le big boss d’ajouter, devant ma mine déconfite « Ah mais vous savez, pour un poste d’assistante je vous aurai embauchée tout de suite ! ».
    Ouaip. Sauf que je suis pas assistante…

    Bon, c’est pas bien de faire sa pub (désolée Hélène, efface si tu veux…) mais toute l’aventure est racontée sur mon blog, même qu’à la base il m’arrivait tellement de trucs bizarres en entretien que j’ai décidé d’en faire un de blog…

    Comme cette boite qui m’a fait une après-midi de tests divers en français, anglais, rédaction, écrire une lettre, test psycho, il faudra aussi partir tard le soir et des week-ends à l’étranger pour les salons… pis c’est une boite autrichienne donc 39h sans RTT pour… Tadaaaaa : 1 200 euros net.
    Pas de mutuelle, pas de chèque déj, pas de cantine : queue-dalle !
    « Chez nous, on paye pas beaucoup mais on s’éclate ! C’est une entreprise super fun ! » (euuuh, la drogue est-donc distribuée gracieusement ? Parce que j’ai vraiment beaucoup de mal à vous comprendre…).

    Bref, la crise ne fait qu’augmenter encore les critères d’embauche et diminuer encore les salaires.

    Les premières visées sont les femmes avec enfants… vous verrez que bientôt ce seront les moches, les grosses, les vieilles !

    Quand il y a tant de chômeurs qui ne demandent qu’à bosser, pourquoi se faire chier avec des gens qui peuvent pas être corvéables à merci ?

    @Secottine : Ok avec toi.
    Je bosse dans la com, j’ai envie de faire carrière et j’ai pas envie d’avoir des enfants.
    Et c’est bien souvent que j’ai dû partir en vacances obligatoirement en septembre parce que Juillet et Août sont réservés à ceux qui ont des enfants (m’en fous, les prix sont plus intéressants en septembre).
    Noël et Nouvel an j’ai fini par péter un boulon : bah ouai, sur un site industriel à risque faut toujours qu’il y ait quelqu’un de la com au cas où… »Ben tiens, Clém, toi t’as pas d’enfants, tu viens le 24 et entre Noël et Nouvel An ». Ben tiens…

  • #53 iorhael le 27 mai 2009 à 18 h 38 min

    Un sujet très intéressant !
    Comme d’autres, je trouve Seccotine courageuse d’avoir expliqué son point de vue, et je le comprends en partie. Je comprends le principe, par contre ce que je ne comprends pas c’est en quel honneur une femme qui a des enfants n’aurait pas un mari fonctionnaire qui termine tous les jours à 16h30 et qui s’occupe des enfants, ou même pourquoi pas homme au foyer ? Pourquoi cette possibilité n’a pas traversé l’esprit de cet employeur, alors qu’on vit quand même à une époque où beaucoup de femmes sont des « working girls » ? C’est là qu’est l’inégalité à mes yeux.
    Après, lorsque j’étais employée je ne terminais presque JAMAIS en retard, au maximum une demi-heure, mais pour moi sortir systématiquement en retard c’est
    – soit ne pas savoir gérer son travail (on connaît tous des gens toujours débordés, qu’ils aient des tonnes de boulot ou presque rien, car ils ne travaillent que dans l’urgence et ne s’organisent pas : pour moi ce ne sont PAS de bons employés). J’ai été chef de service et je voyais d’un sale œil la fille qui quittait le soir à 4h du matin avec deux fois moins de projets que celui qui partait à 18h pile (il avait une petite fille souvent malade mais n’était au final pas aussi absent que la nana qui s’évanouissait de fatigue toutes les semaines).
    – soit un manque de personnel, puisque si vraiment le travail ne peut pas être fait en 35h, désolée, mais c’est qu’il manque quelqu’un. Dans ce cas le problème d’organisation vient de l’entreprise.
    Il est normal, enfants ou pas enfants, d’avoir une vie en-dehors du travail et ce à n’importe quel poste ! On ne tient pas éternellement en faisant 70h par semaine.
    Désormais je suis travailleuse indépendante, depuis la maison. Je travaille plus, oui, mais je gère mon temps, je décide parfois en connaissance de cause de me faire une semaine de 75h ou de bosser 4 week-ends de suite quand j’ai besoin d’argent, ou quand il fait froid, ou quand je n’ai rien à faire. Mais je peux aussi décider de me faire des petites journées ou de refuser des contrats si je veux lever le pied ou si ça ne m’intéresse pas. Et ça, c’est cool ! :)

  • #54 Breizh’ le 27 mai 2009 à 18 h 44 min

    Aesa: « Amen »!!!!! Combien de fois j’ai eu à batailler pour ne pas me retrouver de permanence plus que les autres car sans « enfants donc pas besoin de prendre ses vacances pendant les congés scolaires »…!!!!!
    D’abord j’ai un poisson rouge depuis plusieurs mois et mes plantes vertes à arroser…ah! et accessoirement mes études à mener, du sport à faire, les amis à voir et profiter de la vie…(Tu en sais quelque chose non?? ;-) )
    Je ne vais pas épiloguer parce que cela n’est pas le propos mais une chose est sûre : être maman n’est pas une compétence professionnelle et répondre à ce genre de question en entretien d’embauche ne devrait même pas être envisagé…c’est illégal en plus de poser cette question là!

  • #55 Lariska le 27 mai 2009 à 18 h 59 min

    Je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule et que Seccotine, Delph, la_pomme, camille strass ont exprimé différemment une opinion proche de la mienne.

    Je suis d’accord avec camille strass que les nanas qui ne fichent plus rien au boulot parce qu’elles ont des enfants, c’est qu’en général elles avaient une tendance à la flemme avant ;))

    Moi ce que je trouve terrible c’est le mercredi ; il n’y a plus personne dans les bureaux, tout le monde est en RTT, on ne peut jamais mettre de réunion, mieux vaut ne pas avoir de problème à régler en urgence, c’est une journée morte où tu es obligé de te débrouiller tout seul…

  • #56 Lorelaï le 27 mai 2009 à 19 h 04 min

    Bon, je rejoins en partie le point de vue de Seccotine.
    Pas de méprise, je ne dis pas qu’il faut se tuer à la tâche pour considérer être un bon collaborateur ! Mais en effet, quand vous avez un collaborateur sur deux qui part 2 heures avant l’heure « normale » (c’est à dire vers 15h30-16h, pas 19h) pour cause d’épidémie de gastro, oui, ça met un peu l’équipe à l’envers ! Je préfère qqun à 80% qui est à fond sur ses 80% que quelqu’un qui est à 100% et qui a bouffé tous ses congés au bout de 3 mois, et qui stresse à fond les ballons après quitte à perdre 50% de son efficacité.

    Malgré mon point de vue, j’ai recruté autant de jeunes mamans que de personnes sans enfants. Etre maman ne doit pas être un frein, mais les mamans doivent aussi comprendre que certaines contraintes opérationnelles ne sont pas toujours compatibles avec une assiduité relative.
    Ceci dit, j’ai quelques « mamans » dont l’assiduité pourrait faire pâlir de jalousie n’importe quel acharné……..;)

    Comme Delph, je considère que ce n’est pas parce que je n’ai pas d’enfant que je dois prendre mes congés d’été en novembre ou fêter Noel en mars.

    Maintenant, cet entretien de recrutement est un peu surréaliste malgré tout ! Le mec, si il ne prend pas la peine d’expliquer le « rythme de travail » aux candidats non parents, il risque d’avoir des surprises au final. Sans enfants, ce n’est pas un rythme que j’accepterai. La réunion à 21h comme mode de fonctionnement classique, no way.

  • #57 Lily le 27 mai 2009 à 19 h 22 min

    Merci Seccotine d’avoir trouvé les mots, tout à fait d’accord avec toi.

    Quand au réactions type « la journée doit finir à 19h, 21h c’est du foutage de gueule » je ne les comprend pas. Quand on souhaite intégrer une entreprise on s’y adapte, on attend pas qu’elle s’adapte à ses horaires.
    Quand un travail impose qu’on finisse parfois à 21h et bien on le sait d’avance et on fait en conséquence, on postule ou pas. Se faire embaucher puis embêter tout le monde parce qu’on est pas dispo c’est ça qui génère ce genre de comportement chez les recruteurs.

  • #58 Aesa le 27 mai 2009 à 19 h 29 min

    Breizh’: Comment tu as un poisson rouge et tu ne réclames pas tes droits aux congés pendant les vacances scolaires !! ;) ;)
    Quand c’est une femme qui me pose la question en entretien, je me retiens de répondre en disant « et vous ? « …
    Moi ça m’a choqué quand j’ai entendu pour la première fois « je suis maman, je suis prioritaire, je prends tout le mois d’aout » … ahem

  • #59 dola le 27 mai 2009 à 19 h 38 min

    Je suis d’accord avec Camille Strass et le problème c’est qu’on pénalise à l’embauche toutes les femmes un pourcentage de tire-au-flan.

    Concernant la priorité des congés c’est un texte de loi donc c’est bien un droit. Je ne dis pas que forcément c’est bien mais c’est un fait.
    http://www.juritravail.com/question-avocat/parent-enfant-beneficier-priorite-octroi-conges-payes-vacances-scolaires.html

    Après je crois fermement qu’il est possible de s’arranger intelligemment mais une fois plus si certain(e)s abusent , c’est con parce que ça pénalise tout le monde.
    A mon avis humble c’est la responsabilité du chef d’équipe de faire en sorte que personne ne se sente lésé quelque soit sa situation familiale.
    Alors c’est sûr c’est moins acrobatique à gérer quand on a que des célibataires sans enfants dans l’équipe…

    Concernant le surplus de travail etc. il y l’autre pendant du système qui fait qu’on culpabilise de ne pas être aussi dispo/performant/présent que les autres alors on met les bouchées doubles, on ramène du boulot à la maison sans s’en vanter pour se maintenir à flot.
    j’ai été confrontée une fois ou 2 à des surcharges de travail et un loulou malade. J’étais bien embêtée mais mon activité professionnelle fait que je ne peux presque pas ramener du boulot chez moi ( il me faut un labo …) et c’est la même chose pour mon mari (pour une raison différente).
    Les grand-parents sont loin , les copines bossent …A la limite j’aimerais bien être tire-au -flan, je serais peinarde..parce qu’au final on culpabilise quand même de laisser les autres se débrouiller.
    Et si on laisse le gamin à l’école sachant qu’il est patraque ben on est pas fière non plus…

  • #60 blabla le 27 mai 2009 à 20 h 43 min

    Hou la la comme tout ce débat me parle. et me fait un peu mal aussi. Pendant mes études, puisque la république m’en a donné accès, je pensais que l’égalité existait. Tu parles, Charles. Je ne vais pas en rajouter une couche, tout a été dit. Mais oui, cette culpabilité permanente (au boulot, avec le gamin) parce qu’on a une conscience professionnelle, parce qu’on a une conscience maternelle, est difficile à vivre. Et cette fameuse surenchère française à travailler 7/7. Et cette très grosse tentation d’aller s’occuper de ses laitues à la campagne par ce que ça suffit. Les filles, faut qu’on s’aide. C’est comme ça qu’on s’en sortira.

  • #61 Galune le 27 mai 2009 à 20 h 49 min

    Je travaille dans le spectacle.
    J’administre, je gère, je comptabilise, je produis, je stratégise, je développe.
    Faut que ce soit carré, réactif, engagé.
    J’ai des comptes à rendre en permanence, une veille juridique importante, beaucoup de pression et peu de droit à l’erreur.
    Je ne suis ni commerciale, ni trader, mais en matière de responsabilités, mon job se pose là.

    Autant dire que ce boulot est tyrannique et passionnel, tant au niveau des compétences que des horaires.
    Travail de nuit, tournées, tout y passe.

    Mon chéri est régisseur. Travail de nuit de rigueur.

    Aucun de nous deux n’est intermittent.
    Nous avons 2 enfants.

    Je me suis arrêtée 2 ans. Il fallait qqn qui reste à la maison le soir, la nuit.
    C’est moi qui ai les tétons, c’est moi qui suis restée.

    Hé bien j’en ressors avec des acquis de compétences.
    J’ai un recul que je n’avais pas avant, qui me donne une vision plus juste et efficiente de mon travail. J’ai acquis en hiérarchisation des priorités, en réactivité à une situation imprévue.
    Tout le monde le reconnait, y compris mes employeurs.

    Sinon, effectivement, je ne finis plus à 22h sans que ce soit prévu, ni ne traverse la France le soir même sur une décision prise à 13h.
    Mais le gain sur le stress que cela m’a donné me permet d’être plus rentable.
    Et l’organisation qui en a découler de manière (au départ) forcée pour la structure nous a tous fait avancer.

    Je mord la première qui m’accuse de démagogie.

    Je pense que la discrimination par la parentalité est une monumentale erreur sociale actuelle.
    Je pense que nier la différence qu’entraine l’avant/après parentalité est une vaste fumisterie qui se base sur les même inepties que de nier les différences homme/femme.

    Mais le management des équipes par le formatage est un concept qui date du siècle dernier.
    Entre temps on s’est aussi rendu compte que la diversifications des équipe était une source d’efficacité et que la gestion d’équipe par le stress était absurde …

    En Suede et Norvege, on évite de séparer les enfants des parents avant l’école MAIS on maintient les parents en poste. Les chiffres leur donne plutôt raison. Les crêches/écoles en entreprises, c’est plutôt pas bête, nan ?

    Y’a quand même un petit truc qui me gène dans le post de Secottine (6) :

    Pour moi que tu veuilles des enfants ou pas ne te rend pas plus efficace dans ton job.
    Ca c’est ton intimité, vouloir ou ne pas vouloir procréer. Moi j’ai trop rien à en dire tant que tu es bien avec tes idées.
    Mai ça ne te rend ni mieux ni moins bien que quelqu’un qui aurait fait un choix différent. (Non, vraiment, on ne devient pas un grosse épaisse incompétente parce qu’on veut/a des mômes)

    Par contre, savoir s’adapter à une situation nouvelle et accepter d’en apprendre des choses pour évoluer et avancer, autant pour un employé que pour un employeur, me semble une preuve d’intelligence. Dans ce sens là, avoir des parents ET non parents dans ton équipe me semble plutôt un enrichissement de matière qu’un frein.

  • #62 Marine le 27 mai 2009 à 20 h 59 min

    Galune, j’adore ton commentaire!

  • #63 marie-marie le 27 mai 2009 à 21 h 15 min

    Bonsoir les filles !
    désolée, je n’ai pas le temps de lire les coms…

    Marine, ce qu’a fait ce recruteur est tout à fait ILLEGAL, il est interdit de poser ce genre de questions et de dire ce genre de choses en entretien d’embauche.C’est de la discrimination et tu peux porter plainte, si tu veux. Quant à ce sale type, il n’a absolument pas à te dire comment tu dois gérer ta vie.Il ne te connaît pas !

    bon courage !

  • #64 Deilema le 27 mai 2009 à 21 h 31 min

    ben oui, c’est illégal… mais comment on le prouve qu’on s’est vu poser de telles questions?
    c’est pour ça que des recruteurs peu scrupuleux font un peu ce qu’ils veulent… sauf à ce que le candidat ait un magnéto dans sa poche ou une caméra cachée, personne ne peut jamais rien prouver.

  • #65 Seccotine le 27 mai 2009 à 21 h 43 min

    Galune: effectivement, vouloir des enfants ou pas est du strict domaine de l’intimité. Ca ne rend ni plus, ni moins efficace. Tes compétences professionnelles ne vont pas s’envoler le jour où tu vas décider de procréer, je n’ai jamais écrit ça.

    En revanche, ta disponibilité et ta concentration ont de grandes chances d’en pâtir à un moment donné. Là encore, loin de moi l’idée de généraliser. Il y a sûrement des mères qui parviennent à se concentrer à 100% sur leur travail en ayant laissé à la maison un môme avec 39 de fièvre entre les pattes de leur belle-mère.
    Il y en a sûrement aussi qui trouveront toujours quelqu’un pour garder leur enfant, même malade, même en dernière minute.

    Seulement, moi, celles que je connais, qui sont les seules dont je peux témoigner, elles appellent toutes les trois minutes pour savoir si le bébé dort et si la mamie/la nounou/le papa lui a repris sa température/donné du sirop/changé la couche-et-de-quelle-couleur-il-était-le-caca.

    Ou elles restent à la maison parce qu’y a qu’elles pour le faire. Ou elles laissent le gosse tout seul à la maison, l’appellent toutes les trois minutes que même pas il a le temps de démarrer une partie de jeu vidéo, et sur le coup de 10 heures elles se tirent parce qu’il a entendu une voiture s’arrêter devant la maison et comment ont-elles pu imaginer une minute pouvoir laisser un gamin de 10 ans tout seul comme ça.

    Elles ne sont pas moins compétentes, elles sont juste moins concentrées. Moins disponibles. C’est pas gênant si quelqu’un peut faire leur boulot à leur place, ou si elles peuvent le faire en rentrant. Ca l’est plus si elles sont les seules à connaître le dossier à fond et que le client se pointe dans une heure. Ou si elles sont les seules à pouvoir signer un contrat/un chèque/ma demande de congés. ;o)

  • #66 Martine le 27 mai 2009 à 22 h 07 min

    Juste un mot pour dire que quand la volonté de faire changer les choses est là, tout est possible : dans certains endroits, on réfléchit sérieusement à la difficile conciliation des temps de vie et aux conséquences inégalitaires et on agit. Par exemple : les réunions peuvent être interdites après 18 h. Et figurez-vous que ça marche : la productivité ne baisse pas, on s’organise différemment, c’est tout.
    Je crois qu’une réflexion est engagée dans ce sens à la mairie de Rennes.

  • #67 marieannick le 27 mai 2009 à 22 h 13 min

    Eh bien cela s’appelle le plafond de verre, et 40 ans de féminisme actif me mènent à constater que ni nous, ni les noirs ni les beurs, ni les handicapés, n’avons réussi à le faire éclater.
    De là à être défaitiste, il n’y aurait qu’un pas.
    D’autant plus que je trouve qu’au lieu de s’améliorer la situation s’est pas mal dégradée. Dans les années 70, les gens qui avaient fait des études supérieures (c’est mon cas), étaient rares et cadres tout de suite.Et les femmes, encore plus rares, étaient considérées avec une indulgence teintée d’admiration-machiste certes, mais il fallait manoeuvrer- qu’on ne retrouve plus du tout. On est juste des concurrentes avec un handicap. Et la crise n’est pas pour arranger les choses.
    Tenez bon, car nous avons beaucoup oeuvré en notre temps.

  • #68 Kila le 27 mai 2009 à 22 h 17 min

    J’ai travaillé depuis maintenant plus de 10 ans avec un grand nombre de mère et franchement cette description-là :
    « Ou elles restent à la maison parce qu’y a qu’elles pour le faire. Ou elles laissent le gosse tout seul à la maison, l’appellent toutes les trois minutes que même pas il a le temps de démarrer une partie de jeu vidéo, et sur le coup de 10 heures elles se tirent parce qu’il a entendu une voiture s’arrêter devant la maison et comment ont-elles pu imaginer une minute pouvoir laisser un gamin de 10 ans tout seul comme ça. »
    je ne l’ai jamais vue dans mon entourage.

    Aujourd’hui je suis scolarisée de nouveau (sur le tard) et les 2 mères de familles de la promos sont bien les plus studieuses, sérieuses et… présentes! Bien plus que les minettes de 20 ans qui n’arrivent pas à se lever le matin.

    Bien au contraire, les mères que j’ai connues sur mes lieux de travail, étaient d’autant plus efficaces et concentrée sur leur travail qu’elles avaient envie de rentrer chez elle pas trop tard et l’esprit tranquille, car un travail qui était bien fait et donc plus à faire.

    Seccotine: je pense simplement que tu n’as pas de bol avec les « tiennes » ;-)

    Et moi, qui n’ait ni enfant ni mari, j’ai une vraie vie sociale, et mes différents employeurs ont très vite compris qu’au délà de mon temps de travail je n’étais plus là qu’exceptionnellement (genre 3 fois/an). Ca n’a empêché aucune promotion, ni augmentation ou reconnaissance quelconque.
    Des chefs de services j’en ai connu, ils arrivent à 9h (les mères sont là à 8h30), font le tour des bureaux pendant 1h, papotent, boivent le café, racontent trois conneries et se mettent à bosser au mieux à 10h30.
    Le midi, les mères prennent juste 30min à 1h de pause maxi et n’ont pas bu 3 verres de vin pendant le repas (je caricature, mais vraiment si peu)
    Et le soir, quand les mères (et pas qu’elles, il y a aussi tout un tas de personnes très sérieuses à leur boulot, qui bossent de manière effective pendant leur temps de présence) rentrent chez elles, après avoir bien bossé, les chefs de services se targuent d’être « encore » sorti à 21 h… mouais, j’appelle ça faire un tantinet du zèle.

    Et comme le disais je sais plus qui : on ne voit que ceux qui sortent tard, ceux qui bossent le temps de midi et arrivent tôt le matin, c’est juste « normal ». Mon boss regardait sa montre quand je quittait à 17h mais jamais il ne m’a dit que c’était bien quand je prenais à peine 30 minutes de pauses le midi. A méditer!!

    C’était une attitude qui m’exaspérait du temps que je travaillais en entreprise. Et qui m’agace toujours autant!

    Maintenant dans mon nouveau futur boulot; les chefs sont, dans 99% des cas, des femmes et elles arrivent très bien à gérer et une vie de famille et une carrière pros, elles sont organisée, efficaces, elles délèguent, ont des adjointes et leurs font confiance. Elle ramène aussi parfois du boulot à la maison et pour la plupart ont des maris qui partagent à 50% les tâches ménagéres et l’éducation des enfants, et c’est pas extraordinaire …mais juste normal.

    Voilà ;-)

  • #69 Marine le 27 mai 2009 à 22 h 19 min

    @ Seccottine,

    je ne comprends pas ton acharnement contre les mères au travail. On dirait que tu en as bavé à cause d’elles, et tu les mets, toi aussi, toutes dans le même sac.
    Je ne vois pas en quoi ton constat est productif, et surtout, je trouve ton opinion discriminatoire (être politiquement incorrecte ne doit pas être une posture en soi).
    Tu pointes du doigt les « faiblesses » des mères qui travaillent, et au final si on te lit bien, nous finissons par être caractérisées uniquement par notre faiblesse, notre uterus. Tu crées une sorte de hierarchie de l’efficactié, en séparant bien les « bonnes » salariées (celles qui, comme toi, ne feront jamais d’enfants), et les autres.
    Tu voudrais renvoyer les mères à la maison que tu ne t’y prendrais pas autrement.

  • #70 Ladypops le 27 mai 2009 à 22 h 30 min

    Oserais-je te demander dans quel secteur tu cherches un emploi ??? Je suis vraiment restée perplexe en lisant ton texte. J’ai fais ma formation dans un domaine qui n’est quasiment destiné qu’aux femmes, je n’ai donc pas eu à faire face à ce genre de comportement, de plus, je n’aurai probablement pas répondu à cette question si on me l’avait posée à un entretien. Heureusement depuis, je suis mon propre patron.

    Malgré tout, je peux comprendre un partie de l’attitude du monsieur si son but était de savoir pourquoi tu voulais recommencer à travailler. Ce n’est pas parce qu’une femme à des enfants qu’elle rêve de rester à la maison et pouponner. Il y a celles qui veulent retrouver du boulot et celle qui sont obligée financièrement de le faire. Du coup, leur motivation au travail est probablement différente. Et même si ce monsieur a eu un comportement franchement discutable il faut bien avouer que ta disponibilité va être différente maintenant que tu as un enfant.

    Si je me place du côté de l’employeur, il semble évident qu’il risque de perdre de l’argent en engageant une femme qui a un enfant en bas âge.

    Mon commentaire est affreux et froid, mais c’est malheureusement ainsi que ça se passe. Tant que notre société ne fera pas d’effort concernant les modes de garde et d’aide de ce côté là, les mentalités seront ainsi.

    Ce poste, n’était pas fait pour toi, tu pourra probablement t’épanouir ailleurs.

    Ceci n’empêche pas, que ce type est un sinistre c*n.

  • #71 blabla le 27 mai 2009 à 22 h 36 min

    « ….qu’il risque de perdre de l’argent en engageant une femme qui a un enfant en bas âge » !!!?????
    au secours !

    Bon, et je ne vais pas faire le couplet de « qui va payer nos retraites ? » mais faudrait voire à ne pas l’oublier non plus. Je vais m’arrêter là, je n’ai pas envie de m’agacer plus que ça.

  • #72 lilo2 le 27 mai 2009 à 22 h 37 min

    @ Seccottine : t’as raison, faudrait aussi éviter que les gens qui ont une vie privée empêchent les autres de bosser, merde alors ! C’est vrai quoi, les gens amoureux qui s’appellent sur le lieu de travail, ceux qui ont des parents à l’hosto et qui s’en inquiètent. Et ceux qui ont des problèmes conjugaux… j’en parle pas ! Y sont pas concentrés tous ces gens !

    Chères amies, dévouons-nous corps et âmes à notre tâche professionnelle, à l’Entreprise qui nous donne notre pain quotidien, avant qu’on se fasse virer comme des vielles chaussettes, victimes de la crise ou d’une salariée ultramotivée et sans enfant, elle, et qui aura pris notre place !

  • #73 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 22 h 37 min

    Je serais moins tranchée que toi, Marine, au sujet de ce que dit Seccotine, mais je trouve aussi que c’est un discours qui manque de recul.

    Seccotine, ce que tu reproches aux mères de famille au travail, c’est en somme d’être « obsédées » par autre chose que par leur boulot, tout comme on peut être obsédé par le jeu, les mecs (ou les nanas), son apparence, sa carrière, etc. Il appartient à chacun de juger pour lui même si certaines de ces obsessions valent moins ou mieux que d’autres, ce n’est pas la question.

    La façon dont tu t’appuies sur des collègues pendues au téléphone (et décrites d’une façon on ne peut plus ridicule, tu en conviendras) pour justifier ton opinion est tendancieuse. Tu dis certes que tu ne t’appuies que sur « celles que tu connais », mais tu donnes aussi, un peu plus haut, la hiérarchisation de tes choix pour un recrutement, fondée sur cette même opinion.

    Je n’ose imaginer une fille venant dire ici qu’elle n’embaucherait pas un arabe dans sa boutique parce que les arabes sont des voleurs, enfin, ceux qu’elle connaît, en tous cas.

    Je me doute que ce n’est pas du tout dans cet esprit que tu t’exprimais, je ne fais ce parallèle que pour te montrer ce que « moi », je lis, dans tes propos, et parce que je trouve dommage que, parce qu’on parle de femmes (et non d’arabes ou de handicapés), cela ne saute pas davantage aux yeux (les tiens, et ceux qui te lisent).

  • #74 Argile le 27 mai 2009 à 22 h 40 min

    Seccotine: dans mes bras !

    Et précisons le parce que ce n’est pas toujours clair pour les « gens » : les personnes sans enfants ont, elles aussi, une vie en dehors du boulot !

    Avoir des enfants et travailler est un droit quasi sacré, mais ne pas vouloir assumer les effets de bord des choix de vie des autres c’est aussi un droit.

  • #75 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 22 h 48 min

    Argile, tu apportes au débat une dimension qui est là depuis le début, en filigrane: faut il niveler par le haut ou par le bas.

    Bien sûr, les gens sans enfant ont une vie. Faut-il, au motif qu’ils acceptent plus facilement de la sacrifier, demander à ceux qui ont des enfants de faire de même? ou faut il plutôt considérer que quand on arrive au boulot à 8h30, on ne programme pas de réunion qui débute à 19h, même si on a pas de gosses?

  • #76 blabla le 27 mai 2009 à 22 h 50 min

    Arabe et femme avec enfant, je vous dis pas !

    … Comme aurait pu dire Coluche !

  • #77 Ladypops le 27 mai 2009 à 22 h 54 min

    blabla: C’est malheureusement ce que la plus part des employeurs pensent… De plus, le système d’assurance en Suisse n’est pas forcément très sympa avec les employeurs de ce côté là, donc les congés maternité et autres ne sont pas pris en charge à 100%, un employeur peut perdre beaucoup d’argents ainsi et c’est financièrement assez lourd a assumer. Maintenant, j’ai tout à fait conscience qu’une mère n’est pas plus absente qu’un autre… ;)

  • #78 Seccotine le 27 mai 2009 à 22 h 58 min

    lilo2: je te rassure, si tu étais inquiète, j’ai aussi une vie privée. La différence, c’est que je la vis en dehors du bureau.

    Et je ne trouve pas anormal de se consacrer à 100% à ce que l’on est en train de faire au moment où on est en train de le faire. Je ne trouve pas non plus scandaleux d’aimer son boulot et d’avoir envie de le faire dans de bonnes conditions.

    Et je ne vois sincèrement pas où est le problème quand ce type annonce la couleur et informe Marine du rythme de travail qui l’attend. Des réunions jusqu’à 21 heures ? Autant le savoir avant plutôt que d’avoir la surprise une fois le contrat signé, non ?
    Quand à l’idée d’une « interdiction » des réunions passé 18 heures… euuuuh… et ensuite ? Le couvre-feu à 21 heures ?

    Pour ce qui est des conversations téléphoniques, elles sont effectivement ridicules. Elles sont aussi retranscrites de mémoire. Ben oui, j’ai sûrement pas de chance avec les mères qui travaillent avec moi. Ce qui ne les empêche pas d’être très sympas et très compétentes quand elles ont la tête à ce qu’elles font.

    MahYu, je trouve ton commentaire très intéressant, notamment quant au parallèle que tu fais avec les arabes et les handicapés. La discrimination gratuite me révulse, évidemment. Ceci dit, tu conviendras sûrement que si une personne sourde se présente pour un poste de démarcheur téléphonique, à un moment, c’est pas forcément elle que tu vas choisir pour le poste. :)

  • #79 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 23 h 01 min

    C’est vrai seccotine, mais l’incapacité d’un sourd non appareillé à être démarcheur téléphonique est un fait. L’incapacité d’une mère de famille à se consacrer à 100% à son travail durant les heures ouvrées est une supposition (fondée dans ton cas sur l’observation d’un échantillon réduit et dont rien n’indique qu’il soit représentatif).

  • #80 Virginie – Québec le 27 mai 2009 à 23 h 06 min

    J’arrive très tard, mais je dois dire que je suis consternée. Je vais encore faire une différence France-Québec, mais ici, il est interdit de demander en entrevue, à quelqu’un si elle est mariée ou a des enfants. Le gouvernement oblige aux entreprises la concilliation travail-famille, de plus en plus de milieu de travail en milieu urbain offre des garderie. par contre, interdiction d’aller le voir aux 5 minutes ou même de sortir ton cellulaire en réunion pour appeler à la maison.

    J’ai moi aussi 26 ans, nouvellement un poste, je pense à avoir des enfants et je suis pertinemment que mon boss serait heureux si je lui annonçais, même si il serait triste de me voir partir. sur plusieurs aspects je vois une énorme différence. Ici l’équité salariale est presque réglé.

    c’est un autre monde.

    Bon courage à vous!

  • #81 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 23 h 06 min

    Mon commentaire précédent était peut-être un peu sec. pardon. Le sujet m’affecte, sans doute parce que je me suis fait virer d’un job que j’aimais et pour lequel je ne comptais pas les heures, à cause du choix que j’ai fait d’être, aussi, une mère.

    Je comprends ton propos, je ne cherche qu’à approfondir la question.

  • #82 Seccotine le 27 mai 2009 à 23 h 24 min

    Mah-Yu: pas de problème, c’est ce qui fait la richesse de la discussion et qui m’amène aussi à me remettre en question.

    Je crois qu’au fond ce qui fait que j’ai tendance à assimiler le comportement de mes collègues mamans à l’ensemble des mères qui travaillent, c’est que je le considère somme toute comme normal.
    Ben oui, elles sont inquiètes, elles ressentent le besoin d’être là pour leur enfant, et elles font passer ça devant leur boulot. Si j’avais (l’intention d’avoir) des enfants, je réagirais probablement de la même manière.

    Et c’est pour ça que j’ai parfois du mal à comprendre leur acharnement à choisir ce type de métier (où il n’y a pas vraiment d’horaires – si, la base est à 38 heures/semaine. Ca nous arrive d’en faire plus du double, mais après il y a des congés pour compenser. Faut arrêter de penser que c’est le bagne, mais ce qui est sûr c’est que c’est pas régulier – et où les équipes sont tellement restreintes que si quelqu’un manque c’est difficile de faire face) plutôt qu’un métier plus tranquille et régulier, avec des horaires « normaux ». Je pense que ça existe, quand même, vous me faites peur, on dirait que vous avez toutes des patrons qui veulent que vous restiez là jusqu’à 21 heures toute l’année.

    Et c’est pour ça aussi que si une mère de famille postulait pour un emploi chez nous, surtout avec un bébé aussi jeune que celui de Marine, j’aurais aussi tendance à essayer de la dissuader.

  • #83 Sam le 27 mai 2009 à 23 h 33 min

    A mon tour de commenter tout çà, je suis sensiblement du même avis que seccotine (pour les premiers commentaires au moins).

    Je suis moi même une jeune maman d’un petit bonhomme de 14 mois.
    D’abord j’ai vécu la même chose pendant mon congé mat durant lequel je cherchai un nouveau boulot et j’ai eu droit au même type de recruteur que toi Marine.
    C’était un vrai C…

    J’ai finalement trés vite trouvé dans une boite où le chef m’a donné ma chance, a misé sur moi et je le remercie vraiment de la confiance qu’il a pu m’accorder alors que mon bébé n’avait que 3 mois.
    Je ne crois pas qu’il le regrette aujourd’hui.

    Cependant, j’ai quand même pu constater que ma capacité de travail, si elle reste plus que correcte et me permet d’assumer mon poste, est nettement diminuée par les impératifs que représentent la gestion du quotidien.
    j’adore mon fils mais suis souvent coincée entre les horaires de la nounou et les réunions à organiser parce que des fois quand on a des clients, eux ne sont dispos qu’après leur taf, ce qui est la logique lorsqu’on est au service de certains types de clients. Et je dis çà après 3 jours de déplacements durant lesquels mon petit gars n’a semble-t-il cesser de me réclamer.
    Je suis souvent tiraillée entre tout çà et ai clairement l’impression de ne pas donner tout ce que je peux à mon boulot.
    Très sincèrement je me rend compte aujourd’hui que l’on ne peut pas être des wonder women sans à un moment donné être moins performante dans un domaine.

    Je comprends que les fonctions avec responsabilités puissent être parfois difficiles à assumer même lorsque l’on a un conjoint qui s’investit dans la vie de famille. Et qu’un recruteur puisse s’interroger.

    Ceci dit, je pense que mon chef ne regrette pas de m’avoir donner ma chance malgré tout sans même se poser de question sur ma situation de jeune mère.
    Après, mon gout pour mon boulot me permet de me maintenir au mieux mais toujours sans réussir à donner autant que je voudrai.
    Tout dépend de l’implication que la personne souhaite mettre et c’est justement cette implication qu’il faut réussir à montrer lors de l’entretien.

    ceci dit, effectivement, lorsqu’on a des gosses, on apprend à prioriser et organiser ses tâches ce qui est un atout non négligeable.

    Bonne soirée,

  • #84 lilo2 le 27 mai 2009 à 23 h 34 min

    Seccotine :
    tu écris : »Ceci dit, tu conviendras sûrement que si une personne sourde se présente pour un poste de démarcheur téléphonique, à un moment, c’est pas forcément elle que tu vas choisir pour le poste ».
    Comparer une mère de famille à un handicapé, ça commence à devenir inquiétant et suspect, cette attitude.
    La condition féminine est vraiment loin d’avancer si on en est à ce type de jugement les unes sur les autres !
    Je vais arrêter là cet échange avant de devenir vraiment désagréable. Et j’ai pas du tout envie d’être bannie par Hélène car j’aime bien ce blog et je voudrais bien continuer à y venir !

  • #85 waffo le 27 mai 2009 à 23 h 43 min

    Sujet fort intéressant et jolie polémique dans les commentaires !! mais c’est super intéressant d’avoir ces avis différents et que chacun ose les exprimer !

    Seccotine: je ne sais pas quel boulot tu fais mais tu as effectivement l’air de n’avoir pas eu de chance avec tes collègues « maman ». Mais je trouve aussi que faire des réunions à 21h, c’est abusif à moins de n’avoir vraiment pas le choix (genre travail avec l’étranger ou travail de nuit forcément). Même avant d’avoir ma fille, j’aurais déjà refusé ça !

    Et sinon, il est possible d’avoir un enfant, de faire ses horaires, de faire quelques extras quand nécessaire et de ne pas être systématiquement absente quand le gamin est malade. Mais pour cela, il faut pouvoir partager dans son couple les efforts de garde (dans les faits, c’est mon mari qui la garde le plus souvent malgré son boulot de cadre tout simplement parce qu’il a plus de congés !).
    Mais j’ai des exemples de copines qui se sacrifient beaucoup (volontairement en général car elles veulent être plus longtemps avec leurs enfants) et dont le mari/copain en profite pour la laisser tout faire (et ça me met hors de moi !!! genre à dire « heureusement que je suis là pour ramener les sous », ce à quoi je réponds « t’es bien content qu’elle garde tes mouflets alors la ramène pas…. »).

    Je trouve quand même que les mentalités évoluent et que les couples s’améliorent question partage (mais ça n’a pas atteint encore tout le monde, hélas !)

  • #86 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 23 h 45 min

    Seccotine, je sais bien que ton opinion repose sur la réalité de ton métier (qui n’est pas du tout celle de mon ancien job, j’ai été uniquement victime de préjugés d’un autre âge) mais si tu questionnes cette réalité, ne trouves tu pas que ce qui est anormal, c’est que vous soyez « irremplaçables »? je ne suis pas de ceux qui croient que le fonctionnement à flux tendus est une fatalité. Une entreprise qui fait croire aux employés qu’ils sont irremplaçables le fait pour pouvoir maintenir ses effectifs au minimum. ça marche dans tous les domaines.

    Je comprends ton point de vue, mais pour moi ce n’est pas être réaliste, c’est être résigné.

  • #87 blabla le 27 mai 2009 à 23 h 50 min

    Mah-Yu: Autour de moi : de plus en plus de chômeurs et de plus en plus de burn-outés à force de bosser 24/24. Cherchons l’erreur ! Bon, on sort un peu du débat là (et Hélène n’est pas là pour nous recadrer à bon escient) mais il se pose aussi. En dehors de la problématique des mouflets

  • #88 Mah-Yu le 27 mai 2009 à 23 h 57 min

    Je suis bien d’accord, on sort carrément des mouflets. Mais justement, les mouflets ne devraient pas être un problème, c’est bien là le propos. Comme souvent, il s’agit de ne pas se tromper d’ennemi.

    Tout le monde a droit à une vie, qu’elle soit pleine d’enfants, de foot, de sesque, de séries télé, de petits chiens ou d’un mélange de tout ça. Mais embaucher deux personnes coûtera toujours plus cher que de faire travailler une seule personne deux fois trop. Tant que les employeurs auront le droit de le faire, il sera illusoire de croire qu’ils le feront par bonté d’âme.

  • #89 Seccotine le 27 mai 2009 à 23 h 58 min

    blabla: c’est vrai que pendant ce temps là, les burn-outés de chez Numéricable ont toujours pas résolu le problème de connexion d’Hélène… :oP

    Mah-Yu : je ne sais pas, je crois que si toutes les activités étaient « doublonnées », outre la question de la surcharge salariale, ça poserait surtout la question du conflit d’opinions. Si machin OU machin ont la même autorité pour piloter un projet ou signer des décisions, que se passe-t-il quand machin et machin n’arrivent pas à se mettre d’accord ?

  • #90 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 0 h 01 min

    certes, je ne parlais pas de doublonner tout le monde, mais d’avoir des effectifs suffisants pour composer avec le fait que les gens ne sont pas des machines.
    pas besoin d’avoir des enfants pour faire défaut un jour, la vie est pleine d’aléas, la varicelle et la gastro sont largement noyés dans la masse.

  • #91 blabla le 28 mai 2009 à 0 h 02 min

    Mah-Yu: C’est « horrible » comme je suis tout d’accord avec toi. Je ne fais pas avancer le schmilblik mais ça fait du bien de le dire ! Ne nous trompons pas d’ennemi ! J’ai eu mon mouflet sur le tard et ai donc une longue expérience de travailleuse célibataire sans enfant. J’ai eu des chefs hommes des chefs femmes, des collaborateurs hommes, des collaborateurs femmes et vraiment tout ce débat ne devrait plus avoir lieu d’être.

  • #92 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 0 h 08 min

    blabla, frottons nos poignets, ma soeur!

    ;-)

  • #93 Ariane le 28 mai 2009 à 0 h 18 min

    Marine, tu soulèves là une de mes plus grandes contradictions internes.

    Je m’efforce chaque jour de comprendre les contraintes de mes collègues qui appellent l’école/la nourrice, partent plus tôt, gardent leurs enfants malades, ne peuvent pas participer à des réunions de 17 à 19 heures, etc. Je m’efforce chaque jour de leur dire que ce n’est pas si grave et que ce qui importe, c’est qu’elles fassent leur travail correctement et que ça n’implique pas une disponibilité H24.

    Mais pourquoi est-ce que je m’impose à moi une disponibilité plus grande ?
    Tout simplement parce qu’il est largement admis qu’on quitte le bureau plus tôt (et parfois simplement « à l’heure » mais plus tôt que moi) pour aller s’occuper de ses enfants et largement moins légitime de quitter le bureau pour aller courrir/nager/danser/au ciné/au karaté, etc.

    Je me fais des idées ? Alors pourquoi mon chef ne me demande-t-il jamais mon accord avant de fixer une réunion de 17h à 19h alors qu’il le demande systématiquement à ma collègue, mère de 2 enfants ?

    Finalement, la discrimination, ça marche dans les deux sens :(.

  • #94 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 0 h 26 min

    Ariane, ça revient toujours au même: est il légitime qu’un employeur (quelqu’un qui nous paye pour qu’on fournisse un travail) prenne des décisions à notre place en ce qui concerne notre vie privée?

    est il supposé décider si je dois pouvoir m’occuper correctement de mon enfants, de mes amants, de ma culture ou de mon corps de rêve? a-t-il des droits sur les heures pendant lesquelles il ne me paie pas?

    pourquoi tout le monde trouve-t-il logique que des personnes embauchées (et payées) pour un nombre donné d’heures en fassent davantage, pour pas un rond?

    Nous sommes toutes victimes de ce système: celles qui ont des enfants, parce qu’on leur barre la route, celles qui n’en ont pas, parce que dire qu’un poste ne peut pas être occupé par une mère de famille, c’est dire ouvertement qu’on s’estime autorisé à exploiter la personne qui l’occupera.

  • #95 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 0 h 40 min

    « ah mais je vois que vous avez un superbe smokey avec le Contrast de Mac, et que vous n’avez pas oublié la culotte d’oeil… de plus, votre pochette « diamants et saucisson » ne laisse aucune place au doute, vous êtes une lectrice de MBDF! Vous savez je pense que ce n’est pas vraiment une bonne idée que vous rejoigniez nos effectifs, le rythme est très soutenu, je ne suis pas sûr que vous pourrez concilier une cadence de travail élevée et votre fréquentation de MBDF et de tous les sites de compulsion cosmétique vers lesquels elle vous pousse parfois. »

    huhuu

  • #96 I.D. le 28 mai 2009 à 4 h 43 min

    Oh mon Dieu, c’est inacceptable. Je ne sais pas comment fonctionnent les lois en France, mais ici au Canada, ce type de discrimination est illégal. Ce monsieur semble tout droit sorti des années 50, c’est pas croyable.
    Mais malgré les lois, on voit souvent des histoires comme celle-là.
    Mon ancienne patronne s’est fait « virer » parce qu’elle était enceinte. En fait, comme bien sûr la compagnie n’a pas le droit de faire ça, elle a prétexté une coupure de poste. On n’a plus besoin d’une chef de groupe qu’ils ont dit, on a besoin d’une directrice… Mais en regardant la liste des tâches et l’expérience demandée sur l’offre d’emploi quelques mois plus tard, le poste était exactement le même, mais ne portait seulement qu’un autre nom. Qu’est-ce qu’on en ferait pas pour sauver un an de congé maternité. C’est injuste…
    Il faut se battre et faire quelque chose pour que ça change.
    Des suggestions?

  • #97 marieannick le 28 mai 2009 à 7 h 05 min

    Ya qu’à faut qu’on???? Oui, il « faut » se battre, et comme je vous le signalais dans mon précédent post, nous l’avons fait mes copines et moi dans les années 70. Nous avons quand même réussi à faire passer l’IVG avec nos banderoles mauves et notre lobbying.
    Alors allez y, faites comme les Canadiens, exigez des réformes de la part des politiques, faites à votre tour des groupes de pression, et pas seulement pour ce qui concerne le droit de la famille. Les voeux pieux exprimés sur des blogs, mes pauvres chéries, ce n’est pas suffisant pour « faire » quelque chose.En plus, et contrairement à ce que vous avez l’air de penser, les entreprises étaient bien plus favorables aux femmes, surtout les cadres il est vrai, bien plus favorables que les partis politiques, surtout de gauche, où on n’était là que pour le café. C’est pour ça que nous avons été des activistes du féminisme.
    Mères ou pas, au moins on était solidaires, et ce n’est pas ce que je constate en vous lisant. Vos conflits, c’est pain béni pour les ennemis de la diversité comme on dit désormais, et j’y inclus beurs, noirs, handicapés.
    Vous devez penser que mamie radote puisque je n’ai vu personne reprendre cette notion de plafond de verre. Des fois, se pencher sur les concepts, même si ça doit faire marcher les méninges,ça peut servir à éviter de réinventer l’eau tiède.

  • #98 blabla le 28 mai 2009 à 7 h 45 min

    je ne l’ai pas reprise marieannick mais je l’avait noté et je suis tout à fait d’accord avec toi, avec ce plafond de verre, avec le fait que c’est pire maintenant qu’avant, et que comme je le dis plus haut, arrêtons déjà de nous opposer comme ça (avec ou sans enfant, dispo ou pas dispo) entre nous. Ne soyons pas si dures. Si exigeantes avec nous même.

    Bref, on est bien d’accord.

    Mais là je vais … bosser !
    Bonne journée à tous et toutes

  • #99 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 8 h 21 min

    Mariannick, en ce qui me concerne j’avais l’impression de dire la même chose que toi, en insistant sur l’importance de ne pas se tromper d’ennemi. La solidarité me semble être un préalable à tout combat, seul on n’arrive jamais à grand chose. Sauf qu’aujourd’hui, de nombreuses femmes sont convaincues qu’adhérer à pareil combat constitue un aveu de faiblesse, et que plus largement, de nombreux citoyens se sont laissés convaincre que refuser la logique du « travailler plus pour travailler plus », c’est rejoindre volontairement les rangs des perdants.

    A titre personnel, je me serais volontiers engagée politiquement, mais je n’ai pas l’âme d’un leader, et je n’en ai pas (pas encore?) trouvé de convaincant. Alors en attendant, je fais de la politique du quotidien, en élevant mes enfants, justement.

  • #100 Argile le 28 mai 2009 à 9 h 13 min

    Ariane: on en revient à mon combat de chaque instant : les femmes sans enfants ont elles aussi une vie à l’extérieur du boulot.

    Et les remarques de Secotine, que je comprends et expérimentent régulièrement mettent en évidence pour moi autre chose que l’opposition with child VS childless ou corvéable à merci VS vive le burn out.

    Pour moi, on est dans la distinction entre la sphère du privé et la sphère du public.

    Le privé, c’est la vie en dehors du taff, celle que j’appelle la vraie vie (les amours, les enfants, les amis, le sport, le make up, la religion, les opinions politiques) et le public, ben c’est le reste (l’image que l’on donne, le boulot, etc, etc….)

    A mes yeux, ces 2 sphères doivent être étanches pour que nous puissions vivre en harmonie. Et quand je dis étanche, c’est étanche entre elles, mais également étanche vers les autres.

    Et mon souci, c’est que quand il y a des fuites du « privé » vers le « public », certaines sont admises et d’autres pas.

    Pourquoi j’accepterai que l’on ne dise rien à quelqu’un qui va partir plus tôt parce que Minot N°1 fait caca mou ? Est ce que je parts plus tôt si j’ai envie de changer de cours de yoga ?
    Pourquoi devrais je accepter de faire l’intérim partiel de Chef qui part en mission humanitaire durant 6 mois ? Est ce que l’on fait mon back up pendant les vacances ? Pourquoi j’accepterai que bidule décale ses horaires pour une fête religieuse ? Est ce que change mes horaires pour aller chez de dentiste ?

    De quel droit estime-t-on que ma sphère personnelle a moins de valeur qu’une autre ?

    Les choix de vie (sphère privée) sont les choix les plus personnels que l’on puisse faire, il est donc juste anormal que ces choix impactent sur autres chose ou autres gens (sphère publlique) que ceux qui les ont faits.

  • #101 Linde le 28 mai 2009 à 10 h 13 min

    Passionnant débat! J’ai lu tous les comms, et il y a des choses à piocher dans tous.

    Personnellement, j’ai été victime de ce type de comportements lors de ma dernière recherche d’emploi, ce sont des souvenirs très désagréables (le pire étant dû à deux recruteuses : elles m’ont carrément dit qu’il était interdit de faire des gamins si on me donnait le poste!!)

    Pour ne pas répéter ce que d’autres ont dit sur les rythmes de travail, mon cas perso, (30 ans, sans enfant), emploi de bureau classique, je le précise parce que je ne parlerai que de ceux-là : j’arrive tôt, n’aime pas les pauses qui me déconcentrent, je travaille comme une tarée pendant 5h en abattant 2 fois plus de boulot que mes collègues… alors je pars à 17h, et déjà je trouve que je fais de la présence inutile!
    De toute façon à partir de 16h, je suis plus bonne à rien (pas pour du travail de fond en tout cas), sans compter qu’il est hors de question que je sacrifie une seconde d’une vie perso très très chargée (hors cas exceptionnel, évidemment!) On vit dans un monde hyper rapide, où tout doit se faire tout de suite, maintenant (de ce point de vue, internet et les emails ont été une malédiction). Je répète régulièrement à mes collègues que personne ne va crever si on fait la réunion demain plutôt que le soir à 19h… non, le monde de ne va pas prendre feu, la boîte ne va pas couler. Et les cimetières sont plein de gens indispensables, comme disait ma mère. Bref, l’entreprise aime confondre « important » et « urgent », et je refuse de rentrer dans ce petit jeu. Parfois il y a de vraies urgences, et là, oui, je m’y attaque. Mais quand l’urgence, c’est juste dans la tête des workaholics de service qui flippent s’ils sont pas en stress, là non.
    Donc tous ces gens qui sont siiiiii occupés qu’ils partent à 21h, ils me font franchement rigoler (hors événementiel, métier avec astreinte ou truc du genre, bien sûr, mais là rien à voir. Je connais aussi quelques personnes qui ont effectivement une capacité de travail exceptionnelle qui les met « hors catégorie », mais ce sont des oiseaux rares) Ceux qui disent bosser comme des fous 14h par jour, j’y crois moyennement aussi (14h de présence, certainement, mais l’efficacité? Pareil, là je parle d’emploi de bureau classique, pas de postes soumis à des afflux de clients et/ou d’activité)… Mon copain fait de très très longues journées, mais lui, il fait 2h de sport tous les midi, il arrive au boulot genre vers 10h, prend le temps de déjeuner… et il reconnaît qu’il ne travaille pas plus que moi. Sauf que si on compare nos emploi du temps, l’employé modèle, c’est lui.
    Perso, je partage totalement la conception scandinave (j’ai bossé dans une boite suédoise), qui veut que si tu quittes le boulot après 17h c’est que tu ne sais pas t’organiser

    Tout ça pour dire que les femmes avec enfants sont désavantagées dans l’entreprise parce que ça arrange qu’elles le soient : moins de concurrence! Le plafond de verre, qui arrange bien des gens! C’est notre modèle d’entreprise qui favorise le temps de présence qui veut ça. Le travail peut très bien s’organiser d’une manière différente, mais ça, il faut le vouloir, et accepter de la concurrence en plus (maintenant, une feignasse est une feignasse, et certaines mères au foyer le sont! Mais ça c’est leur caractère, pas la maternité…)
    (ceci dit, je hurle aussi quand les mères de famille cherchent des passe-droits basés uniquement sur ce statut. Ma vie privé vaut la leur. Par contre, je ne refuse jamais d’arranger une ou un collègue dans la panade ^__^ J’ai de chouettes collègues qui savent renvoyer l’ascenseur, faut dire, et ça change tout).

    Houlà, encore un pavé ^^;;;

  • #102 Stéphanie de la ligne 12 le 28 mai 2009 à 10 h 31 min

    Un truc m’a sauté aux méninges hier soir en repensant à tout ça : une boîte doit prévoir dans ses effectifs 10% d’absentéisme. Ben oui, c’est comme ça, la gastro, la grippe et même oui oui oui, le congé mater, ça arrive !

    Alors si cette même société conduit les 90% restant à faire les 100% du boulot, et ben mesdames, c’est pour faire plus de profit ! Et c’est bien plus facile de dire que c’est à cause des absents, de bien nous monter les uns contre les autres, plutôt que de dire : ok, vous galérez pour que je puisse rémunérer les actionnaires à la fin de l’année sans me faire virer (ou m’acheter ma 3ème Ferrari ou…) !

  • #103 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 10 h 57 min

    Bonjour les filles….
    Comme beaucoup d’entre vous je suis particulièrement touchée par ce billet… je suis actuellement en congé parental suite à une deuxième naissance… je dois reprendre le travail en aout et je flippe…. :(
    .
    Je suis interdite devant le type de propos de cet homme Marine… Ma directrice m’a tenu les mêmes propos il n’y a pas si longtemps quand je suis venue pour une réunion d’agence… mais à cela prêt que c’était plus ou moins dissimulé sous de la plaisanterie complètement déplacée. Alors je te comprend parfaitement… mais ne te reproche pas le choix que tu as fais. Tu l’as fais car il te paraissait le bon à ce moment la…. j’ai du mal à appliquer cela à moi même et pourtant ça a tout son sens :)))))))

    Personnellement, avec tout le chomage qu’il y a, je ne comprend pas pourquoi on ne pourrait pas avoir plus de temps partiel… Tellement de personnes rêvent de conjuguer vie professionnelle et vie personnelle de cette manière…. moi la première… 2 mi-temps choisi au lieu d’un temps complèt imposé ça vous paraît pas plus serein pour tout le monde?????

    Une personne qui est stable et sereine avec elle même est quoiqu’il arrive bien plus productive que quelqu’un à temps plein qui fais des horaires de dingue mais n’a aucune vie à côté et fini par une dépression…. la vie est un équilibre et cet équilibre moi je ne le conçois pas du tout exclusivement professionnel… cela dit chacun choisi sa vie…. je partage totalement l’avis de Mélanie ( je crois) qui parle de vie personnelle qui ne se résume pas à avoir des enfants…. Une mère de famille qui fait ses heures et eventuellement est en retard ou a des jours pour enfants malades n’est pas moins efficace dans son travail qu’un homme célibataire, qu’on aura embauché « de péréfrence », et qui sera une loque tous les matin jusqu’à 11h car beurré ou chouté tout les soirs en sortant du boulot à 21h…. de même je ne me souviens plus qui parlait de personnes qui passaient au moins 2h en pause cigarettes dans la journée…. Est ce que le critère de fumeur est retenu dans un entretien d’embauche???? je ne pense pas!!!!!

    Cet homme, Marine, a bien de la chance d’avoir la paye qui va bien pour permettre à sa femme de rester à la maison de gérer le côté famille…. à moins que ce ne soit son choix à lui et non celui de sa femme… mais là ça devient pervers…. mais tout le monde ne peut pas se permettre de rester chez soi financièrement parlant!!!! ne l’oublions pas….

    Bref… Moi je voudrais un temps partiel pour pouvoir justement profiter de mes enfants quand je suis avec eux et me sentir en accord avec moi même quand je vais travailler de manière à pouvoir être à mon taf à 100%. Seccotine le problème ne vient pas des femmes qui te posent problème avec leur vie de famille, à mon sens, mais bien du patron qui te demande de compenser….. je sais ce que c’est qu’une conscience professionnelle je sais ce que veut dire se mettre la pression pour « compenser »… je l’ai fait jusqu’a ma 2ème grossesse…. Après mon fils je travaillais à 80% (donc pas le mercredi) j’étais payé 80% de mon salaire évidemment… mais je m’arrangeais avec mes horaires, arrivait tôt le matin, ne prenais qu’1/2h pour le repas express, partait vraiment en tout dernière limite pour aller chez la nounou et résultat au compte de mes heures je travaillais quasi un temps plein….

    A croire que se faire avoir est une seconde nature chez la mère car elle considère comme tout le monde, homme et femme, que pour réussir il faut qu’elle fasse plus…. et en plus pendant longtemps je leur était reconnaissante de me garder car je leur imposais mes contraintes…. Ce que je veux dire par là c’est que des comportements comme cet homme ou même des femmes, ancrent au plus profond de nous que l’on doit qq chose à cette société qui à eu la grande mensuetude de nous garder nous femmes indignes de travailler car ayant enfanté!!!! :)))) c’est un comble….

    Pas de méprise non plus sur le débat…. on ne revient pas au bon vieux duel femmes avec ou sans enfant!!!! cela n’a rien a voir avec ce billet pour moi….

    Juste une phrase sur les sphères étanches d’Argile… je suis intimement convaincus que l’on ne peut pas du tout empêcher l’une ou l’autre de ses sphères d’impacter l’autre…. dans un sens ou dans l’autre… par expérience personnelle (moi et mon charmant époux) je m’en aperçoit… evidemment j’ai eu des fois a partir plus tôt pour mon fils… mais des fois j’ai aussi appelé la nounou parce que la prod était plantée et qu’il fallait régler cela dans la foulé heure de partir ou pas!!!! mon charmant époux lui travaille des fois justqu’à 2h du matin parce qu’une clinique est plantée hors il n’est pas payé pour avoir des astreintes de ce type!!!! cela ne l’empêche pas d’être au taf le lendemain à 8h et de s’entendre dire bonne après midi par ses collègues quand il part à 17h30 parce que crevé…. tu ne peux pas séparés les 2 activités comme cela…

    Bon désolée d’avoir été bavarde… bises à toutes et bon courage Marine…

  • #104 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 10 h 59 min

    oups j’ai oublié les smiley….
    Heu ne prenez pas mon commentaire genre enervé… hein!!! :)))))))
    Je suis zen (enfin presque!!! ;) )

  • #105 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 11 h 04 min

    Linde: Je te rejoins parfaitement dans ton commentaire….. partir tôt mais avoir bosser durant ton temps de présence équivaut à partir tard mais avoir pris 50 000 pauses dans la journée en terme d’efficacité (et encore comme tu dis ca deconcentre!!! :)))))) mais par contre en terme d’image on prefère celui qui part à 19h!!!!
    Dommage….

  • #106 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 11 h 09 min

    Mah-Yu: hahahaha mdr sur la fréquentation de MBDF comme critère de refus d’embauche!!!!

  • #107 Sol in Paris le 28 mai 2009 à 11 h 14 min

    Marine,

    Ce genre de situation me parle vraiment. Je n’ai pas eu ce problème au moment de l’entretien d’embauche mais après. Mon job, me plaisait, pas le plus passionnant de ceux que j’ai exercé mais agréable. J’étais consciencieuse, jamais en retard, appréciée, mais le jour où j’ai annoncé que j’étais enceinte, j’ai compris que la mentalité des gens pour qui je travaillais n’avait pas évoluée depuis au moins le 19e siècle.

    J’ai eu le droit à un entretien véritablement humiliant où j’ai quasiment du me justifier pour ma grossesse, où mon employeur (une femme, la bêtise n’est pas l’apanage des hommes) m’a demandé si je savais que la pilule existait ! J’ai eu l’impression d’être la bonne de « la vie est un long fleuve tranquille »…

    Cette année là, comme par hasard, je n‘ai pas eu de prime (alors qu’elle avait été plus qu’évoquée avant l’annonce de ma grossesse).
    Mon bébé a eu un grave problème de santé (très bien résolu par la suite) peu après sa naissance. Et là, j’ai envisagé ce que serait mon job et les remarques acerbes si elle était malade. J’ai donc quitté mon job, sans congé parental, définitivement.

    J’ai fait ce choix, soutenu par mon mari de cesser de travailler un temps. C’est vrai que certains jours entre les couches et les devoirs j’aimerai prendre le métro le matin pour aller travailler et changer d’air. C’est vrai aussi que mon salaire me manque un peu. C’est vrai que certains jours je me dis que mon diplôme chèrement acquis est un peu en friche.
    Alors je n’ai pas tout lâché non plus, j’ai bossé à domicile, et maintenant je crée mon auto entreprise. Ce genre d’expérience m’a permis d’affiner une donnée vitale : je ne veux plus bosser pour quelqu’un d’autre ;-)

    Stéphanie de la ligne 12:
    Je crois que tu as raison, au bout d’un moment il faut savoir ce que l’on veut aussi, même siça n’est pas simple.

    MArie:
    Cet argument du diplôme est u truc qu’on me ressort souvent aussi…

    Galune: ton commentaire est tellemnt bien vu !

  • #108 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 11 h 14 min

    Mah-Yu: outre la gastro et la varicelle, on ne demande pas a un futur embauché s’il a ou pas des grands parents agés ou des parents souffrant de maladie qui porte à croire à un décès rapide (qui implique des jours d’absences bien sur)… bon c’est morbide ce que je dis, c’est volontairement extrème, mais voila comme tu dis… la vie comporte des aléas et personnes ne peut prétendre à être efficacité 150% 7j/7j 24/24h….

  • #109 Jollyjuly le 28 mai 2009 à 11 h 21 min

    Encore un débat passionnant.

    Je comprends les positions de Seccotine et de celles/ceux qui les partagent, cette impression d’être floué(e) par les mères de famille.

    Je suis prof, donc fonctionnaire, donc boulot rêvé pour les parents. Je risque pas de perdre mon job si je m’absente pour cause de gastro. Je risque pas de blâme si j’appelle à tous les intercours ou à toutes les récréations pour savoir si ma louloute va bien. La question des vacances et des mercredis ne se pose pas.
    Mais je vois d’ici les levées de bouclier des parents d’élèves ou de mon administration si je me déconcentre, après tout, il s’agit de l’instruction des gosses, ça a son importance. (pour moi, en tout cas)

    Donc il y a bien des boulots qui permettent de concilier vies privée et professionnelles. Mais tout le monde ne veut pas devenir prof (ou ne peut pas, le premier qui me dit que « franchement, obtenir un concours c’est plus facile que convaincre pendant un entretien », je le mords après m’être assurée d’avoir chopé la rage) ou fonctionnaire.

    Devenir mère n’implique pas de devenir incompétente tout comme choisir de se consacrer à son travail n’implique pas qu’on sera meilleure que sa voisine. Il s’agit finalement de choix et de liberté, quand on en a les moyens (financiers, culturels, intellectuels…), dans le domaine pro comme privé, en gardant à l’esprit qu’un choix, ça s’assume.

    Tu décides de faire/d’adopter des enfants ? Tu t’organises en fonction, et tu as l’honnêteté de reconnaître que tu auras certainement moins de flexibilité, tout en faisant valoir que tu gagneras certaines compétences, comme par exemple plus de réactivité face à l’imprévu (yen a des imprévus avec des gosses).
    Tu décides le contraire ? Tu admets que tu as plus de disponibilité (physique, pas mentale), tout en faisant respecter ton droit à une vie en dehors de ton boulot. C’est pas parce que tu n’as pas d’enfants que tu dois tout accepter, ou alors tu le fais sans râler.

    Je pars du principe que quand on fait quelque chose, c’est qu’on le peut ; il faut connaître ses limites. (HS : les gens qui refusent de l’aide pour se plaindre après qu’ils ont pas pu s’en sortir seuls me hérissent le poil)

  • #110 Jane Proust le 28 mai 2009 à 11 h 22 min

    Bonjour à toutes et merci pour cette discussion !

    Pour retrouver d’autres témoignages et des pistes de réflexions complémentaires, je vous recommande vivement ce blog : http://www.toutpourelles.fr/ dont le sujet est justement la relation entre les femmes (celles qui ont des enfants, celles qui n’en ont pas, les diplômées, les temps partiels, etc.) et le travail !
    J’aime beaucoup ce blog et sa lecture est toujours intéressante.

  • #111 dola le 28 mai 2009 à 11 h 49 min

    Linde et Belette j’aime beaucoup vos commentaires.
    Je pense que le débat ici va plus loin que le fait d’être mère ou non, il s’agit de la place du travail dans la vie , une question d’idéologie aussi un peu politique.

    Je trouve que c’est très dangereux , de ne pas recruter un mère de famille sous prétexte qu’elle peut ne pas être disponible.
    Mode provoc On : je propose pour aller plus loin qu’on ne recrute pas les gros de plus de 40 ans qui c’est bien connu ont plus de problème de santé et donc risque d’arrêt maladie accru., même punition pour les fumeurs, avec leur bronchites chroniques et le temps précieux gaspillé en pause clope et les hypertendus, les cardiaques , les diabétiques etc
    On n’a qu’à prendre des orphelins au moins ils n’auront pas leurs parents à l’hôpital ou en fin de vie…
    Mode Provoc Off.
    La vie a ses aléas aussi, certes les enfants c’est un choix mais il est impossible de savoir s’ils seront malades, en bonne santé . les miens l’ont été très peu et en plus j’avais toute confiance en ma nounou et je ne suis pas stressé pour 2 sous au moindre rhume. J’ai envie de dire que je suis chanceuse.

    Argile, oui je comprends ce que tu veux dire mais perso oui j’avoue quand ma mère était à l’hôpital, j’étais super inquiète et je l’appelais tous les jours en espérant qu’on trouve enfin le problème et qu’on la soigne. Mon efficacité (et surtout ma concentration ) s’en est ressentie, désolée je ne suis pas un robot.
    Et dans ma boîte si quelqu’un part à 16h30 pour un rdv chez le dentiste personne ne l’accuse de prendre son après-midi. Il arrive un peu plus tôt ou part plus tard dans la semaine et basta.

    Et j’ai des collègues qui partent toujours tôt le mardi because séance de sport. Le boulot est fait quand même. De toute façon après 17h30 chez nous on ne cherche même pas à joindre quelqu’un au tél 80% des gens sont partis et les 20% restants sont bien contents que le tél ne sonne pas il peuvent bosser peinards, alors on ne risque pas de faire une réunion.
    Pour le standard le client appelle avant 18h ou le lendemain, de toute façon il n’y a pas mort d’homme.
    Mon mari bosse dans la santé alors oui il se passe vraiment des choses dans une clinique entre 18h et le lendemain 9h (travail des équipes de nuits, état des patients etc…) dans la plupart des autres entreprises j’estime qu’on a une notion de l’urgence et de l’importance biaisée.

    Quand je vois que mon mari se tapait dans son ancien de job des semaines de 60 h ainsi que sa collègue, eh bien je suis désolée il fallait être trois en non deux, mais non les actionnaires attendent un max de rentabilité. La résultat : jamais le temps de se soigner d’aller chez le médecin, le dentiste.
    Pour moi, qui suis peut-être utopiste , un job quelqu’il soit doit laisser la possibilité à chaque salarié de prendre soin de sa santé/ses parents/ ses enfants sans lui faire porter une culpabilité.

    Belette mother’s,une amie qui fait un 80% était exactement dans la même situation !! A tel point qu’elle réclamé une augmentation , qu’elle a eu appuyée par sa chef de service mais quand même ,elle fait le boulot de 5 jours en 4. ..

  • #112 YellowL le 28 mai 2009 à 11 h 56 min

    Débat fort intéressant, je me retrouve bcp dans le commentaire de Linde : j’ai toujours pris le parti de faire mon boulot en temps et en heure, quitte à arriver (bcp) plus tôt le matin pour compenser les jours où l’on est « charrette » pour ne pas rester jusqu’à 21h justement.

    Après, pour les réunions jusqu’à pas d’heure, j’ai connu aussi parce que quand le designer (ou chef de projet ou autre) arrive à 11h, émerge pas avant 14h, commence à bosser à 16h et te colle une réunion à 18h, bah t’es un peu pris en otage… et tu passes pour la rabat joie de service parce que tu veux (en même temps t’as pas le choix !) partir à l’heure pour chopper ton train de banlieue et récupérer ta marmaille. Et peu importe que toi tu bosses depuis 8h30 mais, encore une fois, çà ne se voit pas.

    Le fait est qu’en tant que cadre, le plus souvent, t’es payée au forfait et que les horaires ne sont là qu’à titre « indicatif » (dixit mon ancien Boss). En gros, tu pars quand le boulot est fait, ce qui fait que par excès de zèle, personne ne part à 18h qu’il y ait ou non du boulot ! Alors faire 30 mins de rab pour te faire bien voire alors que t’as rien à foutre de toute l’aprèm hormis rafraichir ta page mail, merci bien !

    Je comprends Seccotine : en cas de coup de bourre, assurer pour les autres qui ne font pas leur taf bah c’est pas normal (qu’ils s’agissent de mère ou non). On peut comprendre et dépanner des collègues mais celà doit rester occasionnel : Avoir des enfants n’est pas un prétexte pour faire moins que le minimum syndical.

    Concillier carrière et bébé reste un casse tête car il y a toujours un côté qui primera au détriment de l’autre.
    Avant je pouvais rester plus longtemps au taf pour « dépanner » sur certains dossiers. Maintenant, en tant que jeune maman, je sais que je ne pourrai plus, que je devrais aller chercher ma fille chez la nounou.

    Mais je me suis posée des questions : retourner bosser ? Rester à la maison pour voire grandir ma fille ? Perso, j’ai choisi de retourner bosser dans le milieu des études et conserver mon indépendance financière. Mais je ne me voile pas la face, c’est un milieu contraignant et même si je vais toujours bosser comme une tarée, je sais très bien que je serai moins dispo qu’avant bébé.
    Mais j’aime la « vie active », j’ai fait 5 ans d’études, 2 ans de stage et 8 mois de recherche d’emploi et je refuse d’être mise au placard parce que je suis devenue mère.

  • #113 AlX le 28 mai 2009 à 12 h 11 min

    Bonjour à toutes,
    Hélène, j’adore ton blog et espère ne pas être bannie avec mes commentaires suivants .
    Je suis sciée et très en colère.
    L’entreprise dans la quelle je travaillais depuis 8 ans avant d’avoir ma fille m’a licenciée, il y a quelques années, en retour de congés mat avec l’argument fallacieux du « c’est un boite de mec avec des horaires de dingue, vous ne pourrez plus suivre avec votre nouvelle vie ».
    OUI , avoir une enfant c’est changer de vie, néanmoins on a pas à payer ce choix en anhillant tout ce qu’on a été avant et le fait qu’être mère ne tue pas la partie du cerveau professionnel !
    En ce sens là, Séccotine, tes commentaires me scient.
    Depuis j’ai retrouvé du travail, après moultes entretiens avec des hommes et souvent des femmes qui me tenaient le même discours surréaliste.
    J’ai une job de responsabilité et de management, je travaille dans l’audiovisuel, donc les coups de bourre, savoir quand démarre une journée mais pas quand elle se finit c’est mon quotidien. En plus je suis séparée.
    Et je ne suis pas la seule à être dans ce cas.
    Dans la vie tout est une question d’organisation, je ne rechigne à rien.
    Par contre c’est clair si mon enfant est malade et que je dois l’emmener en urgence chez le pédiatre je l’emmène. C’est tout. Et tout le monde le comprend très bien. Après tout, les PDA (iphone/blackberry) c’est pas fait pour les chiens ! les portables non plus !
    Alors quand je lis : « Et c’est pour ça que j’ai parfois du mal à comprendre leur acharnement à choisir ce type de métier (…) plutôt qu’un métier plus tranquille et régulier, avec des horaires “normaux”.
    Ben… parce que j’ai le droit ! et que c’est parce que j’ai enfant que je vais arrêter de vivre de mes passions ! on dirait un discours macho des années 60 !
    Et aussi oui, je suis prioritaire pour les vacances d’été ! j’ai été célibataire sans enfant pendant des années et cela ne m’a jamais choquée que mes collègues mères de famille soient prioritaires ! Enfin c’est juste logique… je ne comprend pas qu’en 2009 on puisse tenir ce genre de discours. Que vous ne vouliez pas d’enfant c’est votre choix, mais ne soyez pas en colère ou discriminantes sur le peu d’aménagements de vie que l’on accorde à celles qui n’ont pas fait les vôtres.

  • #114 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 12 h 33 min

    blabla: moi je veux bien t’aider à faire pousser des laitues j’adore ca!!!! :D

  • #115 Belette’s Mother le 28 mai 2009 à 13 h 06 min

    dola: hehehe moi aussi j’ai demandé une augmentation (enfin je servais d’exemple pour pas augmenter les autres de ma boite : « non mais y en a des plus mal payer que toi tu sais… regarde Belette’smother!!!!! » donc je crois que je la meritait bien mon augment ;) …. bon j’ai eu une miette et demi avec promesse de ré-évaluation dans 6 mois…. mais je cherche : je suis tombée enceinte 3 mois après… alors la ré-évaluation tu parles!!! :)))))
    Mais je m’en fou j’ai eu une merveilleuse petite princesse que dès qu’elle aura l’âge elle lira MBDF et ira dépenser des fortunes avec sa mère chez MAC!!!!!! :)))))))

  • #116 Marine le 28 mai 2009 à 13 h 21 min

    J’ai relu tous les commentaires.
    Hélène, je suis ravie de voir que ce sujet fait débat (je m’en doutais en te l’envoyant)
    J’ai beau aimer la polémique et écouter les avis différents, mais je suis étonnée de voir à quel point les commentaires sont modérés, et ne se révoltent pas assez contre les propos DISCRIMINATOIRES contre les femmes-mères.
    les commentaires de Seccotine notamment, me mettent très mal à l’aise. J’ai même un sentiment de dégout, et ne comprend pas pourquoi cela ne crée pas plus de commentaires choqués.
    Il n’y a aucune solidarité entre femmes, c’est même tout le contraire, puisque s’opposent les mères et les non-mères. Les femmes sont trop exigeantes, trop virulentes envers elles-mêmes, mais finalement encore plus envers les autres. Trop de jugement… et donc aucune possibilité de faire progresser la cause des FEMMES avec des discours comme ceux ci.

    Seccotine, je ne sais pas si tu es féministe, et si tu l’es, eh bien je constate qu’il y a plusieurs manières de l’être puisque je le suis de manière inverse. Tu tends à écraser les autres pour t’affirmer en tant que femme compétente (car sans enfants), et donc au passage tu écrases aussi les femmes-mères, comme si elles étaient tes concurrentes.
    L’effet de ton discours est l’inverse d’un discours féministe (carrément machiste des années 50, mais pour ça, les femmes sont souvent très fortes aussi) puisque tu déclares qu’une femmes-mère sera toujours moins bonne au travail qu’une femme non-mère, car moins concentrée. Je te souhaite en tous cas de continuer à être PERFORMANTE, et surtout, surtout, qu’il ne t’arrive pas dans la vie d’évènements qui puissent troubler cette PERFECTION au travail dont tu es si certaine.

  • #117 Qifen le 28 mai 2009 à 13 h 28 min

    @ Aesa : Je n’ai jamais dit non plus que les femmes n’ayant pas d’enfants et ayant choisi de ne pas en avoir devais consacrer leur temps libre (supplémentaire par rapport aux mamans) au boulot. :) Chacune fait comme bon lui semble.

    Et à la question : est-ce par le boulot que l’on trouve son bonheur?
    Je dirais que c’est relatif et spécifique à chacun(e). ^^

    Si la nana qui ne veut pas d’enfant se consacre à fond dans son boulot et ne vit que pour ça et par ça, et qu’elle en est heureuse, où est le problème?
    Tout comme la maman qui décide de s’arrêter de travailler pour se consacrer à ses enfants.

    C’est une question de choix, mais surtout, d’assumer ses choix, quels qu’ils soient.

  • #118 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 13 h 35 min

    Marine, je crois qu’en rebondissant de façon trop spécifique sur ce que dit Seccotine, on commet la même erreur qu’elle, on se trompe « d’ennemi ». Le vécu d’injustice et la fatigue que l’on ressent dans ses propos sont réels, et il ne nous appartient pas de juger si elle en souffre moins que toi tu as souffert de cet entretien surréaliste.

    La véritable gangrène à éradiquer, ce ne sont pas les femmes sans enfants qui se plaignent du manque de compétitivité ou des impératifs agaçants de celles qui en ont, mais la société qui rend ce type de raisonnement possible, et qui, pardon de me répéter, s’ingénie à nous convaincre que nous sommes des machines à produire et à consommer, avant d’être des hommes.

    La différence entre une vie privée remplie par un ou des enfants et une vie remplie par autre chose, c’est que l’autre chose ne dira rien si on le délaisse, si on l’oublie, si on le sacrifie. Est ce une raison pour l’accepter?

    Tout est une question de priorités, l’attachement des parents à leur vie privée est plus voyant parce qu’ils n’ont pas le choix, mais la violence faite aux travailleurs sans enfants est aussi grave, même si elle ne touche qu’eux. Ce n’est pas parce qu’ils ont le choix (i.e: qu’aucun enfant ne va mourir de faim ou rester seul sur le trottoir devant l’école si ils acceptent une réunion à 18h30) que leur employeur a le droit de le leur imposer.

    C’est cette culture de la résignation, l’ennemi, pas la mère de famille, pas la « célibattante », même pas le recruteur « réaliste ».

  • #119 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 13 h 42 min

    J’ai validé trop vite. Je voulais illustrer mes propos avec un fait divers récent: une jeune mère de famille qui avait laissé son enfant de 3 ans seule à la maison avec la télé, un sandwich et un jus d’orange, parce que la personne qui devait la garder s’était désistée, et qu’elle devait aller bosser. Une enquête a eu lieu et a déterminé que la jeune femme s’occupait bien de ses enfants (elle avait aussi un bébé qui était chez la grand mère), la garde ne lui a pas été retirée. Bien entendu, c’était préférable, mais cela me choque quand même, car la loi valide par là même le fait qu’il est compréhensible et « pas si grave » qu’une personne faillisse à son devoir parental par crainte de perdre son emploi.

    N’est ce pas là le signe d’une société qui marche sur la tête?

  • #120 Marine le 28 mai 2009 à 13 h 54 min

    @ Mah Yu

    je comprends tout à fait ce que tu veux dire, mais je continue de constater que les attaques faites aux femmes (ici, par exemple, plus précisément aux mères, mais ça peut aussi être l’inverse, selon les circonstances) passent plus inaperçues que les attaques fondées sur la religion, la couleur de peau ou le handicap. Comme si elles étaient moins choquantes…
    C’est la preuve que nous avons intégré que nous ne méritons pas totalement notre place (au travail, ici) et que nous sommes des victimes par nature, puisque même nos réactions contre le machisme devraient être tolérantes et modérées. (c’est triste!)

  • #121 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 14 h 00 min

    Tu as raison, mais je précise que j’ai la même opinion au sujet des autres discriminations. Je préfère toujours savoir pourquoi quelqu’un se laisse embarquer, et c’est rarement juste parce qu’il est un salopard.

    Ceci posé, à l’échelle de la société, c’est vrai que les discriminations sexuelles sont encore bien trop facilement acceptées par tous.

  • #122 dola le 28 mai 2009 à 14 h 21 min

    @ Marine, je retape sans cesse mes commentaires parce que je ne veux pas être agressive alors que je suis franchement exapérée..et aussi je crois que le débat est stérile puisque de toute façon, l’idée c’est de généraliser et pénaliser une catégorie de population à partir d’une expérience personnelle… aucun de nos arguments n’a de poids, je n’ai pas envie de crier dans le vide, ni même plus trop de faire de l’humour.

    Et puis je crois comme Mah-yu que de toutes façons l’ennemi est surtout le culte de la rentabilité et toutes les dérives qui s’en suivent.
    Un pourcentage non négligable de salariée (ici mais aussi ailleurs) ont tellement bien intégré ce culte que j’ai l’impression de les entendre prêcher la bonne parole, d’être une mécreante parce que non, bosser dans une boîte avec 15h de boulot en plus par semaine pour 20% de fric en plus je préfère passer mon chemin.

    j’approuve ce passage à 200%: « Tout est une question de priorités, l’attachement des parents à leur vie privée est plus voyant parce qu’ils n’ont pas le choix, mais la violence faite aux travailleurs sans enfants est aussi grave, même si elle ne touche qu’eux. Ce n’est pas parce qu’ils ont le choix (i.e: qu’aucun enfant ne va mourir de faim ou rester seul sur le trottoir devant l’école si ils acceptent une réunion à 18h30) que leur employeur a le droit de le leur imposer. »

  • #123 Claire de Bruxelles le 28 mai 2009 à 14 h 24 min

    Je ne comprends pas cet acharnement contre Seccotine ! Je suis maman de 3 enfants en bas âge. Je suis scientifique, j’ai fait de longues études et des diplômes j’en ai à revendre. J’ai travaillé dans la recherche pour finalement choisir de rester à la maison pour m’occuper de mes 3 enfants. Parce-que oui Seccotine a raison : je ne me trouvais pas assez concentrée au travail. J’avais la frustration de ne pas être à fond : ni dans mon boulot, ni avec mes enfants. Les exemples que donne Seccotine sur ses collègues de travail sont multiples. J’ai des tonnes de copines, relations, mamans de l’école qui vont dans le même sens. Il est difficile dans notre société d’avoir un boulot avec des responsabilités et gérer des petits enfants. Et puis il y a les mères qui sont maternelles et celles qui arrivent à faire totalement abstraction des enfants quand elles sont au boulot…

  • #124 Marine le 28 mai 2009 à 14 h 33 min

    @ Claire de Bruxelles:
    c’est bien ça… il y a des mères « pas maternelles » (comme tu le dis) qui arrivent à faire abstraction des enfants au boulot (au passage, peut-etre parcequ’ elles ont un conjoint présent, qu’elles sont aidées, ou juste à fond sur un dossier, que sais-je d’autre). En quoi ces femmes-là devraient elles autant être discriminées à l’embauche, alors?

  • #125 Marine le 28 mai 2009 à 14 h 35 min

    J’ajoute que les lectrices Québécoises, dans leurs commentaires sur MBDF, sont outrées par ces discriminations en France. Ca prouve bien qu’il est normal d’être révoltée, et qu’on a le droit de ne pas supporter de devoir s’écraser parcequ’on est une mère, non?
    Apparemment en France on a bien intégré, nous les femmes, que ces injustices sont normales…

  • #126 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 14 h 35 min

    Claire de Bruxelles, je crois que personne ne dit que Seccotine ment sur ses collègues, en ce qui me concerne, je m’insurge uniquement contre la conclusion qu’elle tire de leur comportement au travail, conclusion qui concerne TOUTES les mères de famille et même les pères, en seconde instance, et qui l’amènerait, au moment de recruter un collaborateur, à choisir celui qui n’a pas d’enfants.

    Tu le dis toi même à la fin de ton comm, il y a des femmes qui arrivent à concilier la maternité et le boulot, et d’autres moins. Tout comme il y a des gens qui n’ont pas d’enfants et qui parviennent très bien, quand même, à manquer de concentration au boulot, parce qu’ils pensent à autre chose. Dans aucun des deux cas la suspicion de « manque de concentration » ne devrait peser sur le recrutement.

    Soyons sérieuses deux minutes: pourquoi MOI je devrais être victime du fait que TOI claire, tu es moins concentrée depuis que tu es mère? ce n’est pas mon cas pourtant. Je reprends mes arabes de tout à l’heure, tout le monde serait choqué si quelqu’un disait ouvertement refuser de recruter des arabes parce que ce sont des voleurs (« enfin, ceux de mon quartier »)

  • #127 dola le 28 mai 2009 à 14 h 55 min

    Le problème c’est d’appliquer une mesure discriminatoire à l’embauche par crainte d’une baisse de la performance pour les mères de famille.Ce n’est pas fondé.
    Donnez- moi des chiffres qui prouvent objectivement une baisse de l’efficacité/rentabilité hein !
    Combien de femmes n’arrivent vraiment pas à gérer boulot + enfants ?
    il y a une différence entre avoir de moins bons résultats chiffrables/ mesurables et/ou des enfants malheureux parce que le mère travaille trop et la sensation de ne pas arriver à tout gérer ce qui à mon sens n’a rien à voir.
    Plus l’entreprise laisse à ses salariés du temps pour la sphère privée et plus on a un mari présent plus la seconde sensation diminue..

    D’autre part tout le monde ne peut pas se permettre financièrement de rester à la maison, ça dépend aussi du salaire du mari et même parfois du fait ne pas être une mère divorcée. Et tout le monde n’est pas fait pour être mère au foyer, certaines ont besoin de s’épanouir ailleurs, de s »éclater dans leur boulot, d’avoir des responsabilités (rayer les mentions inutiles) et pas envie d’un emploi tranquille . Chacune d’entre nous est unique..ce n’est pas parce que moi je n’ai pas pris un temps partiel que personne ne doit le faire par exemple.

  • #128 Stéphanie de la ligne 12 le 28 mai 2009 à 14 h 59 min

    Toute mon admiration Mah-Yu, tes commentaires sont vraiment pertinents et font vraiment avancer le débat, je trouve. Et attention, ce n’est pas de l’ironie (je précise parce que je ne sais pas comment ça passera par écrit).

  • #129 dola le 28 mai 2009 à 15 h 00 min

    Mah-Yu: tu dis tellement bien ce que je ressens en étant toujours claire et posée !!

  • #130 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 15 h 01 min

    Merci Stéphanie de la Ligne 12, ça fait plaisir, car j’ai souvent peur de me laisser emporter dans mon élan et d’être ensuite mal comprise.

  • #131 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 15 h 02 min

    lol, dola, claire et posée….merci mais…hem hem…. c’est le miracle de l’internet qui permet que tu me voies comme ça!

  • #132 Pomme de reinette le 28 mai 2009 à 15 h 02 min

    J’aime beaucoup le commentaire 61 (Galune).

    Avant d’être une maman à la maison (et avec plein d’activités) et épanouie, j’ai été une célib’ la tête toujours dans le guidon. J’aimais beaucoup les querelles de mes collègues pour savoir qui prendrait juillet, qui prendrait août. J’attendais que mon chef me questionne et je lui demandais janvier lol !!! Ce que certaines disent sur les mères-de-famille-soit-disant-tire-au-flanc, moi je l’ai vécu avec mon collègue homme. Père de famille avant tout, entre autre d’un enfant lourdement handicapé qui était toute sa lumière, il pouvait quitter subitement le travail pour se rendre à son chevet. Ça ne m’a jamais choquée, ça ne m’aurait jamais traversé l’esprit de le critiquer, ce qu’il vivait était si terrible ! Au contraire, je prenais en charge son travail sans qu’il ait à me le demander, je savais qu’il me le rendrait dès qu’il le pourrait. Et j’étais heureuse de pouvoir faire quelque chose pour lui, à mon niveau. Je le couvrais, et ça ne m’a pas empêchée de prendre du galon, je suis devenue sa responsable, moi qui était là depuis deux ans et lui depuis plus de dix. Voilà où s’est situé la différence quand le service s’est restructuré, c’est moi qui suis montée en grade, pas lui, pas les autres qui regardaient. Pour le reste, j’ai continué à le couvrir. Comme quoi on peut être célibataire sans enfant, avoir envie de prendre du galon et en rayer le parquet, sans se comporter comme une garce.
    Ça m’énerve tout ces lieux communs. Bien sûr que ça peut exister. Mais on ne fait pas des stat nationale à l’échelle d’une entreprise, voire d’un service.

    Allez les filles je vais vous confier un secret : le plus beau métier du monde, le plus enrichissant, le plus gratifiant, le plus merveilleux, le plus épanouissant, c’est celui de MAMAN ! Tous les autres jobs, c’est du pipi de chat, pas de quoi en faire un plat ;p !!!!!

  • #133 dola le 28 mai 2009 à 15 h 04 min

    Mah-Yu: Mais non je t’ai aussi vu en vrai avec un super smoky bleu et une conversation sur l’allaitement :-)))tu sais exposer tes arguments et élargir le débat sans agresser l’autre même si tu es passionnée par la discussion je trouve que c’est génial , vraiment.

  • #134 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 15 h 06 min

    @pomme de reinette: heureusement qu’il n’y a pas qu’un seul plus beau métier du monde, sinon il y aurait beaucoup de laissés pour compte, et en ce qui me concerne, j’adore mes enfants, certes, mais j’aurais préféré pouvoir garder AUSSI mon plus beau métier du monde à moi.
    Mes enfants ne sont pas mon métier, je pourrais mourir pour eux s’il le fallait, mais je ne souhaite pas leur consacrer la totalité de mon quotidien, ni faire de leur éducation ma seule mission.

  • #135 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 15 h 08 min

    @dola: anéfé, la magie de l’internet…et du smoky bleu! je ris juste parce que je me vois plus comme quelqu’un de brouillon et échevelé, « claire et posée » ça fait vachement sérieux. Il est vrai cependant que je ne m’emporte pas aisément ;-)

  • #136 Claire de Bruxelles le 28 mai 2009 à 15 h 09 min

    Je comprends vos réactions mais il ne faut pas être agressives ! Tout ce que je dis c’est que Seccotine parle de son vécu, moi du mien et de celui de plein de copines. Je ne généralise pas et effectivement il y a certainement plein de femmes qui arrivent très bien à gérer boulot et enfants, parce qu’elles sont sans doute très bien entourées. Je ne connais cependant pas beaucoup (voire pas du tout) de femmes qui, bien qu’elles bossent et arrivent à tout concilier, étant soumises aux contraintes horaires de leur travail, soient épanouies et contentes de leur situation. Les réunions à 21h sont des réalités. Les semaines de déplacement aussi. Les coups de bourre en fin de mois… J’avais un boulot dans la recherche plutôt cool mais je n’ai jamais pu échapper à tout ça. On fait quand même des enfants pour s’en occuper soi-même et pas les caser à droite et à gauche.

  • #137 Marine le 28 mai 2009 à 15 h 12 min

    @ Mah Yu

    j’suis carrément pareille que toi, Mah-Yu, sur ce point là (même si je m’exprime de manière plus virulente et moins constructive que toi ;-). Je suis passionnée par la maternité, folle de ma fille (d’ailleurs j’avais déjà fait paraitre sur ce blog un texte sur la maternité, « Je suis une grande fille maintenant »), mais il n’empêche que je ne suis pas faite pour etre 24h/24 avec elle, que j’ai besoin de me réaliser, de réussir, de gagner de l’argent et de m’interesser à autre chose qu’au monde de la petite enfance.
    C’est bien pour ça que je suis passionnée par ce thème et que j’ai lancé le débat: c’est viscéral, pour moi, tout ça.

  • #138 Mah-Yu le 28 mai 2009 à 15 h 17 min

    Claire de bruxelles, ton vécu, comme celui de Seccotine, sont réels et respectables, mais ne crois tu pas qu’ils seraient compatibles avec la révolte légitime que suscite en certaines d’entre nous la résignation dont vous faites preuve?

    On peut très bien faire partie du système et le dénoncer quand même.

    Ce n’est pas parce que je dis qu’il ne devrait pas y avoir de réunions à 21h que je porte un jugement négatif sur celles et ceux qui y assistent, mais je le maintiens, il n’y a pas si longtemps, c’était le muguet dans les rues, le 1er mai, qui commémore notamment une date bien réelle, le jour où des gens sont morts (décédés, au sens propre) pour que nous ayons le droit d’avoir une vie en dehors du boulot.

    Je trouve que ce n’est pas trop demander que de chercher à préserver cet acquis.

  • #139 Micheline le 28 mai 2009 à 15 h 30 min

    Oh, vaste sujet qui revient souvent dans nos conversations d’expatrié(e) ! En effet, ce n’est pas en France que c’est le pire !

    Ce qui me choque, c’est qu’on puisse faire ce genre de remarque à une femme mais pas à un homme qui aurait un bébé de 10 mois, parce que lui, il sera compétent au boulot, évidemment puisque c’est bobonne qui s’occupe des enfants et des tâches ménagères.

    A part si l’on est mère/père célibataire, je ne vois pas pourquoi ce sont aux femmes d’avoir tous les inconvénients par rapport aux enfants. Pourquoi partir du principe que ce sont elles qui resteront à la maison si le bébé est malade, la nounou en panne ? En même temps, je connais la réponse à la question : si les femmes étaient aussi bien payées que les hommes à travail égal, on ne considérerait pas forcément que c’est à elle de rester à la maison.

    A chacun de voir comment il s’organise mais j’ai souvent constaté que ce ne sont pas les hommes qui savent changer les couches et où est rangé l’aspirateur (et comment il fonctionne !) qui tiennent pas ce genre de discours.

    « On fait quand même des enfants pour s’en occuper soi-même et pas les caser à droite et à gauche » – peut-être, mais ça n’a l’air de choquer personne si c’est le papa qui est en réunion jusqu’à 21 h et qui ne voit jamais les gosses. Je ne vois pas pourquoi un comportement serait normal et accepté socialement (voire bien vu, il bosse dur pour nourrir sa famille) pour les hommes et condamné (oh la mauvaise mère) pour les femmes.

  • #140 sandrine de la R. le 28 mai 2009 à 15 h 30 min

    lilo2: compétitivité, rentabilité….ça me fait vraiment gerber toutes ces notions qui sont tellement loin de l’humain!

    pour ma part, selon mon expérience professionnelle, il y a ds les entreprises des femmes et des hommes fondamentalement travailleurs et les autres , hommes ou femmes qui sont de gros fénéants. avec ou sans enfant. ça se vérifie tous les jours! ;))

  • #141 dola le 28 mai 2009 à 15 h 32 min

    @ claire, oui les réunions à 21h sont une réalité dans certaines entreprises mais de là à penser que c’est une fatalité, il n’ y a qu’un pas que je ne veux pas franchir, tout dépend non pas du job (sauf si on bosse dans le spectacle, la restauration etc.) mais de l’entreprise et de sa mentalité et donc de celle qu’elle inculque aux chefs d’équipe (les commentaires des québécoises et sur les pays anglo-saxons sont à ce titre édifiants) . Et ce n’est pas parce que ça concerne la majorité des entreprises ( j’entends les réunions à 21h..), que la majorité est dans le vrai et qu’il n’ y a pas d’évolution à souhaiter.

    et pour être bien entourée il faut aussi que la société accepte l’idée que le père soit aussi capable d’aller chez le pédiatre /aux réunions parents d’élèves/ passer chez la nounou que la mère et que oui il peut lui aussi quitter son travail…

    Les coups de bourre sont d’autant plus difficiles à absorber que tout le monde est à 100% et sur le pont en permanence, si l’entreprise accepte que pour 1 ou 2 périodes de l’année il y ait un léger sur-effectif les reste du temps est plus gérable..

  • #142 Galune le 28 mai 2009 à 15 h 49 min

    (Je geek depuis un endroit où je devrais pas houhou !!! pas bien)
    Question maternage, je m’pose là…
    J’ai un peu toute la panoplie, le tout version longue (AAD, allaitement, HNI, j’en passe et des meilleures).
    Mais je ne suis pas QUE maman.
    Une personne a plusieurs facettes d’elle même, plusieurs point de vue.
    Je veux faire vivre toutes les miennes.
    Materner mes enfants, avoir un job qui me passionne, une relation amoureuse avec mon homme, la culture, la curiosité, la féminité, la frivolité,…

    Pas question de vivre ma vie au rabais.
    Oui, ça se paye cher en chemin tracé dans des terrains non défriché, en bataille pour faire reconnaitre ses droits, ses valeurs ET reconnaitre ceux des autres.

    Il ne me viendrait pas à l’idée de critiquer
    une femme qui ne veux pas d’enfant alors que j’en ai voulu
    une autre qui choisit ouvrir son lit a des amants alors que je suis fidèle comme un toutou,
    ou une qui partage sa vie avec une autre femme alors que je vis avec un homme.

    Je n’ai aucune intention qu’on me soupçonne de mièvrerie mono-neuronnale (incompétence, bécasserie, cordon incouppable, …) parce que j’ai choisit d’être AUSSI mère.

    @ Secottine :
    Ce qui me touche, c’est que je te sens (suppose) avec une colère intérieure que je suppose en relation avec tout autre chose que tes collègues. Tes choix sont les meilleurs que tu puisse faire pour TA vie, mais ne sont pas applicables à la vie de quelqu’un d’autre.
    Dans mes yeux, ton jugement sur les femmes qui sont mères est tout à fait similaire avec celui dont tu te sens victime quand tu ne veux PAS devenir mère.

  • #143 Pomme de reinette le 28 mai 2009 à 19 h 53 min

    Mah-Yu, je ne suis pas que mère au foyer. Après presque vingt ans à bosser dur (et avec plaisir), la maternité a été pour moi un véritable choc, et je ne me voyais ni retourner au charbon avec des horaires de dingue, mais c’était aussi innenvisageable de me retrouver sans aucune vie sociale. Je suis active dans des associations locales et je fais un peu de secrétariat pour la boite de mon mari. Ça me suffit amplement, je m’organise comme je le souhaite et je suis toujours présente pour ma fille, à la sortie de l’école et le mercredi.
    Simplement, j’ai toujours fait les choses à fond dans mon boulot. Je ne comptais pas mes heures parce que j’aimais mon taf, que bosser dur et être sur le pont quand il fallait m’apportait des compensations telles que partir en voyage l’hiver (oui le boulot n’était été le centre de ma vie mais un moyen d’accéder à ma passion le voyage). A la naissance de ma fille, je suis devenue mère avec la même passion et le même investissement, et j’ai moi aussi toute la panoplie du maternage version longue, comme Galune ;)
    Je suis consciente d’être une privilégiée en ayant renoncé à une activité professionnelle (à propos je précise qu’être mère au foyer ne signifie pas glandouiller, même que des fois je me dis que ça serait plus cool d’aller bosser sous la houlette d’un patron lol, mais c’est HS ).

  • #144 Stéphanie (mais une autre) le 28 mai 2009 à 21 h 04 min

    Ma mère bosse comme une dingue et elle a eu 3 enfants, quand elle était à mi-temps elle faisait plus d’un 3/4 temps horaire, mais c’est normal faut compenser le fait d’être une pondeuse ?!
    Maintenant qu’elle est boss de plusieurs choses elle le voit bien, les gens fainéants se trouvent partout, et ceux qui l’étaient avant d’avoir des mômes utilisent juste ça en plus comme excuse pour moins en faire, sauf que maman sait que ça n’empêche rien, elle est passée par là aussi (en ayant eu un gentil bébé qui n’a pas dormi la nuit durant 4 ans et qui a fait 2 maladies potentiellement mortelles, oui j’ai de la chance d’être en vie).
    Et quand je vois qu’elle s’est dépensée comme une dingue pour tout gérer, et au final aujourd’hui à 56 ans elle a peut-être, on saura la semaine prochaine, un cancer. Ben franchement je me dis que si elle s’était moins traumatisée pour son boulot on en serait peut-être pas là. Mais peut-être que si, on ne saura jamais.
    Ca n’a peut-être pas beaucoup de sens tout ça mais il fallait que ça sorte même un peu décousu.

  • #145 Nikaia le 28 mai 2009 à 21 h 40 min

    Je pense qu’une grande partie du comportement des recruteurs comme ça peut s’expliquer par la peur : la peur de se retrouver avec quelqu’un qui ne fera pas le travail alors que ce poste est là pour décharger les autres ou pour répondre à un vrai besoin.
    Pourquoi la peur? parce qu’en France si une personne ne convient pas il n’est pas facile de s’en débarrasser. Donc grosso modo si vous embauchez un(e) incapable/tire au flan/malade chronique/parent de malade chronique, vous êtes « scotché » avec lui/elle jusqu’à ce qu’il/elle fasse une faute grave (et comme il/elle ne fait pas grand chose il/elle a pas de chance de faire quelque chose de vraiment grave) ou jusqu’au prochain plan de licenciement (et encore s’il/elle n’est pas représentant(e) d’un syndicat)
    Donc l’embaucheur essaye de limiter les risques (car un tire au flanc est un risque pour l’entreprise), au besoin en prenant quelqu’un qui n’est pas parfait mais pour lequel il a quelque chose qui le rassure (recommandation de quelqu’un, pas d’enfants…) . Et à profil égal, il prendra quelqu’un qui est a priori plus rassurant … Et pour peu qu’il ait eu une mauvaise expérience avec des parents (cf seccotine) il va éviter les mères ou futures mère comme la peste.

    Cette situation est très vraie dans la recherche universitaire en France .. les postes sont ouverts sur concours national (et même international), mais les universités recrutent majoritairement (je pense à plus de 75% si ce n’est 90%) quelqu’un qui a fait un post doc chez eux ou dans le laboratoire d’à coté, même si d’autres candidats ont a priori des CV plus importants. C’est tellement connu que avant de se présenter beaucoup de post-doc appellent pour savoir si il y a un candidat « local ». Dans ce cas là, c’est parce que les unités ont un poste ouvert tous les 5 à 10 ans … et que la personne recrutée est ensuite en poste à vie dans l’université … il vaut donc mieux quelqu’un de peut être pas parfait mais dont on sait qu’on peut bosser avec lui que quelqu’un d’ingérable (il y en a un certains nombre parmi les chercheurs!), ou qui a menti sur son CV en disant qu’il maitrisait tel et tel chose ou qui …
    c’est humain et beaucoup lié à la façon de le travail est géré en France.
    Dans les pays anglo-saxons, les embauches et débauches sont beaucoup plus facile, il est donc beaucoup plus facile de laisser sa chance à quelqu’un.
    Ceci ne veux pas dire qu’il faut changer la réglementation .. juste qu’elle est à double tranchant ..

    Cependant il ne faut pas dramatiser sur la situation française : à mon avis il y a pire ailleurs .. je me souviens d’un article une dizaine d’année après la chute du mur de berlin qui disait que les ex-Allemandes de l’Est se faisaient stériliser (certificat médical à l’appui) pour augmenter leur chance d’être embauchées ..
    il faut dire qu’en Allemagne tout comme en Grande Bretagne, les crèches sont quasi inexistantes … et il est normal de s’arrêter jusqu’à l’entrée en maternelle.

    Mon dernier point sur les réunion à 21h .. je pense que les métiers où ce type de réunion est requis sont extrêmement rares .. il s’agit dans la majorité des cas d’un vrai problème de management de l’entreprise. Selon moi il ne devrait pas y avoir (sauf exception exceptionnelle) de réunion commençant avant 9h30 ou après 17h .. mais la France est atteinte de réunionite aigüe avec des réunions en permanence et qui se prolongent longtemps pour une efficacité quasi nulle.
    C’est surtout ça qu’il faut changer … et le reste ira pas mal avec …

    Personnellement j’aime rester tard (19h30-20h) au bureau pas à cause du chef (qui en a rien à faire de mes horaires du moment que je fais mon boulot) mais parce que je n’aime pas arriver tôt (et qu’il faut bien faire le boulot) et que c’est un moment où je peux me concentrer parce qu’il y a moins de monde, pas de coup de fil, pas de réunion multiples et variées (tout comme tôt le matin) .. et comme ça je sors directement avec mes copin(e)s sans repasser chez moi …

  • #146 lysandre le 28 mai 2009 à 23 h 08 min

    Je viens seulement de lire cette discussion sur un sujet qui m’est cher et ça me rappelle une expérience faite il y a tout juste deux semaines :
    Via le CNISF (conseil national des ingénieurs et scientifiques de France) on peut réaliser une simulation de salaire. Pour cela un long questionnaire dont la première question est la situation conjugale : homme en couple, homme célibataire, femme célibataire, femme avec enfants. J’ai donc fait un petit test à partir de ma situation de cadre et TOUTES CHOSES ETANT EGALES PAR AILLEURS, j’ai fait varier la situation conjugale… Résultat : non seulement il vaut mieux être un homme plutôt qu’une femme, mais en plus un homme en couple gagne plus qu’un homme célibataire alors qu’une femme avec enfants gagne moins qu’une femme célibataire. Ca veut bien dire ce que ça veut dire : les hommes au travail et les femmes à la maison. Vous noterez aussi le subtil distinguo, il suffit à un homme d’être en couple (et non d’avoir une charge parentale) pour avoir un salaire supérieur.
    J’ai eu sur le coup comme un moment de flottement (surtout respirer par le ventre, rester combative et ne pas tout casser) et me suis posé sensiblement les mêmes questions que Marine…

  • #147 Hélène le 28 mai 2009 à 23 h 12 min

    lysandre: sois la bienvenue !

  • #148 lysandre le 29 mai 2009 à 0 h 05 min

    Merci Hélène ! Je viens toujours ici avec grand plaisir et apprends plein de choses sur une multitude de facettes de la féminité.

  • #149 Kagura le 29 mai 2009 à 22 h 30 min

    lysandre: ouep, je connais ce simulateur et il m’a fichu un coup au moral quand je l’ai essayé il y a 2 ans.
    Il faut savoir qu’il est alimenté et mis à jour chaque année par les questionnaires (quelle école, quelle expérience, quelles responsabilités, quel niveau hiérarchique, quelle zone géographique, quel salaire, quels avantages, etc.) que nous envoie le CNISF chaque année (via les assocs des anciens de nos écoles). Autant dire qu’il colle énormement à la (dure) réalité du terrain.

    Mais je serais tentée de dire que cette discrimination trouve ses racines déjà au collège/lycée (si c’est pas avant)… Au lycée, j’ai eu un grand choc quand mon prof de physique de 2nde (un gentil trentenaire pourtant) a cantonné les filles à la « vaisselle » du matos de labo et au nettoyage des paillasses alors qu’il a envoyé les gars en récré, avec un magnifique « les filles à la vaisselle, c’est votre job ».
    Je crois avoir été l’une des rares filles choquées par cette remarque, ce qui est peut-être le plus triste dans l’histoire…
    Et encore, c’est soft par rapport à ce que j’ai pu me prendre comme réflexion durant mes stages, du style « les femmes ça à pas à être ingénieur, elles leur job c’est de rester à tenir la maison » (en 2004 quand même, hein) (coup de bol, dans les boites où j’ai été/je suis salariée, no problem de ce côté là :) je suis tombée sur des gens plus « évolués » ).
    Comme dit ma mère « la lutte continue les filles ! ».

    Pour en revenir à l’histoire de Marine, ce genre de questions ne doit pas être posée, bien sûr !
    Que le recruteur se la pose dans sa tête, ça me semble logique surtout s’il s’agit d’un poste avec moultes responsabilités, pilotage de projet et beaucoup de nomadisme (je ne reviens pas sur les raisons qu’ont pu exposer Nikaia, Deilema, Seccotine et les autres que j’oublie (veuillez m’excuser ;) ).
    Qu’il « passe à l’acte », non, là c’est anormal.

    Par contre, il faut qu’il détaille la réalité du boulot (genre : boulot nomade, des déplacements plusieurs fois par mois à 500km de son chez soi mais jamais à une date récurrente, un travail en collaboration avec les US (i.e. conf calls à partir de 18h/19h à cause du décalage horaire), ça c’est normal et même indispensable (il ne faut pas hésiter à poser beaucoup de questions).
    Car c’est le seul moyen que le/la candidat/e puisse se rendre compte de la compatibilité du poste avec sa vie perso (en couple avec un/e homme/femme qui partage les tâches ou pas, seule, avec/sans enfants, avec/sans poisson rouge ;)), avec/sans club de macramé ou que sais-je).
    Le tout est de rester lucide et de reconnaître ses limites, limites qui changent d’un individu à l’autre bien entendu :)

    (En espérant avoir été relativement lisible et compréhensible, ça fait un gros pavé quand même !)

  • #150 Mushiii le 30 mai 2009 à 0 h 43 min

    Que dire ? Que je suis a la fois choquée , a la fois conforté dans mes opinions (et non je ne suis pas pessimiste!) pourrai résumer.$

    Je m’explique , je suis jeuuuune (très jeune ) pas encore bachelière pour situer .
    Quand a mon avis , il vaut ce qu’il vaut , autant l’admettre tout de suite du monde du travail , je ne connais rien , si ce n’est des témoignages lus ou entendus . Pas grand chose donc .
    Critiquez moi , ça fera avancer mes raisonnements J

    Je suis intimement persuadé que le lycée n’est pas si différent d’une entreprise c’est pourquoi je me permet de parler. J’explique : je ne pense pas que beaucoup de gens changent radicalement sous prétexte qu’il ont fait quelques années d’étude de plus.

    Or , je crois que lycéenne ou ancienne on a toute connue , la copine sympa c’est pas le problème , mais qui , du moment qu’elle est en couple ne pense qu’a l’heureux élus . A chaque fois très heureuse pour elle j’étais, bien sur , beaucoup moins heureuse quand je me couchait a 2h du matin pour boucler notre exposé parce qu’elle a écrit de la crotte (quand elle a écrit ^^ »), mais au bout de deux ou trois , j’ai changée de partenaire, et j’ai préféré les célibataires voir bourreau de travail .
    C’est dégoûtant certes pour les autres amoureuses-sérieuses mais mes nuits blanches m’auront donné une leçon , on ne m’y reprendra plus . (mais le problème est , je l’accorde , le même pour l’amie fumeuse de shit qui ne comprend rien avant 11h du matin et qui , finit ou pas , s’en va des que la sonnerie se fait entendre .) Suis je pour autant raciste , ou fais je preuve de discrimination ? Suis je prudente ? Résignée ? Trop sérieuse , rien a près tout , ne m’empêchait de rendre un travail bâclé et d’aller voir moi aussi , la personne que j’aime .

    C’est facile de dire je trouve, qu’on a qu’a refuser le travail parce qu’on a pas a nous en demander autant .On choisis un travail en connaissance de cause , du moins je crois . Et un détail pas assez souligné : ben c’est mieux quand on l’aime .Et zut , c’est une question d’opinion de sois .Quand je fais un truc , je le fais bien et entier . Je sais pas pour vous , mais pour moi un projet c’est pas ‘quand j’ai le temps’ , je dois le faire , je le fait .

    Allez petit racontage de vie :
    Je suis une filière littéraire , l’histoire des arts est mon option lourde et je combine avec du théâtre en option facultative ,a concilier avec une certaine vie sociale et familiale.
    Et bien personnellement j’ai vraiment manqué m’énerver lorsque j’entend mes amis plus vieux d’un ans , râler sur leurs dossiers d’histoire des arts pour le bac (en effet c’est un boulot énorme et long c’est certain) mais quand il on choisis la matière , ils savaient pour les dossiers , le voyage a l’étranger de découverte , les nombreuses recherchent a faire après les cours ..

    C’est comme celle qui savent que les réunions sont tard mais qui râlent une fois dans la boite . Quand tu fait un choix tu l’assume , en tout cas je fonctionne comme ça . Mince , personne n’oblige personne .
    Les enfants c’est un choix , si on choisis d’être mère un jour, on se doute que le travail va être un peu difficile ou du moins l‘organisation sera a changer.
    J’ai lus que sphère privée et public devait être séparée , dans ce cas pourquoi le travail devrait il s’adapter a un choix personnel ?
    Si c’est possible bien sur que c’est mieux, mais quand ça ne l’est pas ? Comme le soulève Seccotine (de la bonne manière ou pas , en tout cas la question doit être posée) , comment se positionner par rapport a ceux qui ont moins d’impératif et s’arrangeront autrement ?
    Parce que un bébé c’est quand même des impératifs , sinon c’est qu’on ne s’occupe pas de lui si on accepte tout sans tenir compte de lui non ?

    Je soulignerai juste qu’une autre blogeuse commentait qu’être mère c’était le plus beau métier du monde . Je ne crois pas que ce soit un hasard que ce soit le terme ‘métier’ qui soit venus .Pas loisir , pas relation .. Non métier .
    Mis au même plan que le travail . Cumuler deux emplois c’est possible , enrichissant , mais bougrement difficile et parfois impossible non ?
    Le savoir , est ce se résigner ou être réaliste ? Ne vaut il mieux pas en avoir conscience pour réfléchir et trouver une solution ?

    Ne me voyez pas comme une femme qui condamne les femmes qui travaillent et qui ont des enfants , ce n’est pas ma problématique . J’ai la ferme intention d’avoir le métier que je vise (enseignement et recherche) et je sais que ça ne sera pas évident , surtout au début .Mais j’y ai vraiment réfléchis. C’est vraiment ce que je veut faire ,donc je ne ferai pas d’enfant avant un certain age parce que mon travail sera (je l’espère) passionnant, prenant et exigent. En quoi est ce mal de vouloir donner le meilleur de sois même pour un sujet qui me passionne?
    Une fois bien posée dans mon job , alors pourquoi pas des enfants , j’ai juste conscience qu’au début d’une carrière ce serai difficile.

    Personnellement ça me scandalise quand je discute avec des amies (de toute origines , milieux sociaux, fréquentations, but professionnel …)qui déclare vouloir avoir des enfants a 22 ans , point barre. L’enfant projet de carrière , bah tient…(entre parenthèse jamais entendus ça d’un garçon , étrange …)

    Pourquoi la femme ‘doit’ elle être mère ? Pourquoi quand elle est ‘enfin’ mère elle est pénalisée?
    Est ce moi qui ne comprend pas , ou le monde qui marche sur la tête ? (c’était mes questions sans réponses , ou mon mini coup de geule du jours).

    Voila , vous m’excuserez pour ce post decousus , long, pas forcement tres interessant , avec des fautes d’orthographes qui doivent trainer …
    Mais je voulait donner mon avis et mettre ma petite pierre dans ce debat tres instructif que j’ai beaucoup aimé lire .

  • #151 Armalite le 30 mai 2009 à 9 h 32 min

    A vous lire les filles, je mesure plus que jamais ma chance de bosser en indépendant! Je trouve certaines réflexions et situations évoquées dans les coms de ce billet proprement ahurissantes, et je crois que si je devais chercher du taf ou bosser face à des gens comme ceux auxquels vous avez eu affaire, je pèterais très vite un plomb. Ce com n’est pas très constructif, désolée; je voulais juste vous dire mon admiration et vous souhaiter bon courage pour la suite.

  • #152 dola le 30 mai 2009 à 9 h 49 min

    Armalite: Tu sais le pire c’est qu’on peut aussi être soumis à de la discrimination même en étant indépendante.
    Dans ta profession ce n’est apparemment pas le cas ( j’ai le sentiment qu’il y a pas mal de femmes traductrices) mais j’ai une copine qui bosse dans la serrurerie, portes blindées etc, elle est chef d’entreprise et ben comme c’est un milieu masculin et à la fois physique et technique elle rigole pas tous les jours…Comme si elle devait prouver sa crédibilité et sa compétence 2X plus…

  • #153 Hélène le 30 mai 2009 à 11 h 38 min

    Mushiii: sois la bienvenue !

  • #154 Cethu le 30 mai 2009 à 16 h 51 min

    J’arrive après la bataille mais le temps de lire tous les commentaires, c’est un peu long…

    Je suis très surprise par le fait que personne ne semble relever le véritable problème: le fait qu’il semble établi que ce soit aux femmes et non aux 2 parents de s’occuper d’un enfant.
    Si les pères prenaient vraiment leurs responsabilités (tant vis-à-vis des enfants que des tâches ménagères d’ailleurs) et s’occupaient de leur progéniture, on n’en serait pas là. Où est-il écrit qu’un porteur de testicules ne peut physiquement pas se rendre à la sortie de l’école ou amener bébé à la crèche? La testostérone empêche-t-elle de faire les courses? d’emmener bibou chez le pédiatre quand il a 39°? Les hommes sont-ils si incapables de ça? Avons-nous tant intégré les clichés patriarchaux que nous sommes incapables d’exiger de nos hommes qu’ils participent activement à l’éducation de leurs enfants?

    C’est à nous de faire entendre nos voix: tant que nous partirons du principe que les hommes n’ont pas le temps parce qu’ils travaillent (nous on enfile des perles, c’est bien connu), qu’ils aiment pas (nous on adore changer la couche d’un môme qu’a eu une gastro), qu’ils ont besoin de se détendre après une dure journée de boulot (nous repasser, ça nous détend), … tant que NOUS resterons dans ces schémas là et que nous continuerons à stigmatiser la nullipare arriviste et mysogine ou la multipare feignasse et fumiste, on aura droit à des entretiens d’embauche aussi surréalistes.
    Mais quand les hommes assumeront autant que leurs femmes la vie de famille, alors là, les questions de disponibilité pour le boulot, de gestion de l’emploi du temps pro et perso n’auront plus lieu d’être car tout le monde, hommes et femmes, seront à la même enseigne!
    Pourquoi voulez-vous que les choses changent? Si vous aviez la possibilité que quelqu’un gère toutes les merdes du quotidien pendant que vous vous épanouissez sans vous soucier de vos enfants au boulot, auriez-vous envie de changer les choses? Si on ne demande rien aux hommes, c’est sûr que ça ne viendra pas d’eux (excepté les quelques perles rares qui ont déjà compris que chromosomes XX ne riment pas forcément avec femme au foyer).
    Bref, au lieu de s’affronter les unes les autres en se renvoyant nos choix de vie à la figure, pourquoi ne pas ouvrir les yeux sur le fait que c’est notre société, notre façon de penser les rôles masculins et féminins qui nous maintiennent dans ces contradictions.

  • #155 lysandre le 30 mai 2009 à 17 h 33 min

    Kagura : je sais bien que ce simulateur est basé sur des résultats d’enquêtes sérieuses (je les reçois aussi) et très proche de la réalité, c’est ça le pire !
    La discrimination se fait sûrement tout au long de la scolarité mais je dirais que tant que l’on a de bons résultats on n’a pas vraiment de soucis (en tout cas je n’en ai pas eu). Par contre c’est dramatique pour celles qui ont plus de difficultés dès le collège et qui sont automatiquement orientées vers un BEP coiffure ou secrétariat.
    Celles qui ont réussi à se hisser à des niveaux bac+5 ou +8 le payent à retardement. L’autre jour justement en entretien d’embauche pour un gros poste dans l’aéronautique, je me suis entendu dire « même comme femme vous devez savoir ce qu’est un train d’atterrissage, n’est-ce pas ? » Sentant mon agacement le responsable de recrutement a fait passer ça pour de l’humour, on y croit toutes… Lors d’un stage, mon directeur (qui se croit pourtant défenseur de la cause féminine) a pris l’exemple d’une machine à laver pour illustrer le problème de fatigue mécanique ! Autant dire que je lui ai rapidement fait changer d’exemple… Je ne compte plus non plus le nombre de fois où on m’a appelée Monsieur le Président. Etc, etc.

    Après concernant le recrutement proprement dit je suis tout à fait d’accord avec toi, il faut que les choses soient clairement dites pour que le candidat sache à quoi s’en tenir et voit s’il veut/peut répondre de façon satisfaisante.
    Mais je reste convaincue qu’il serait plus profitable à la société (l’ensemble des hommes) et aux sociétés (entreprises) de rester dans un cadre de vie raisonnable qui permette à chacun de trouver sa place, sans burn outés d’un côté et chômeurs de l’autre. Et non d’exclure, de fait, une partie de la population (les mères de famille ici) par simples préjugés et en exigeant des conditions de travail pas toujours justifiées, même souvent contournables.

  • #156 lysandre le 30 mai 2009 à 17 h 42 min

    Et j’ajoute que je suis entièrement d’accord avec Cethu !

  • #157 Marine le 30 mai 2009 à 19 h 25 min

    ah, Cethu, ravie de te retrouver ici :-)

  • #158 dola le 31 mai 2009 à 9 h 45 min

    Mushiii:
    « J’ai lus que sphère privée et public devait être séparée , dans ce cas pourquoi le travail devrait il s’adapter a un choix personnel ? »
    C’est là à mon avis le coeur de ce débat…Pour ma part j’ai beau adorer mon job, m’éclater avoir des responsabilités etc. ma priorité reste ma famille parce que si ça trouve dans 5/10 ou 2 ans on peut être racheté par un grand groupe qui fera des coupes franches dans le personnel et n’aura pas besoin d’un centre de R & D qui fera doublon ( les coût toujours) et que même si j’avais tout donné et bien ça ne changerait rien ( des amis de ma profession sont en train de le vivre..)
    le temps que je consacre à mes enfants , à mes amis, l’ association des anciens, je construis vraiment quelque chose de durable. Si je rate quelque chose maintenant , je ne pourrais pas le rattraper.
    Pour moi le travail arrive après la famille/amis et la santé. Pas question de ma gâcher la santé ( j’en connais qui sont stressés en permanence et se retrouve aux urgences avec 20 de tension ou qui font un ulcère, ou un arrêt cardiaque, ou un malaise ou n’ont même pas le temps de se nourrir correctement……), un corps en état de marche j’en ai qu’un hein !

    Je partage du quotidien avec enfants ( le coucher, les histoires, la journée d’école, les jeux), parce que j’ai envie d’être famille ( c’est lié à mon enfance et n’a rien à voir avec le monde du travail mais ce n’est pas le propos).

    Bref le travail n’est pas forcément en haut de la liste des priorité, une question d’échelle de priorité ou de valeur. pour certains le boulot est n°1, pourquoi imposer à d’autres leur choix, au nom de quoi ?

    je plussoie bien sûr lysandre: et Cethu:
    Mon mari qui part garder notre fille malade ? sa chef lui dit « qu’il n a pas pris l’ampleur de sa mission cadre et qu’il ne donne pas le bon exemple à ses équipes, votre femme peut pas rester à la maison ? » Parce que mon job à moi hein forcément il pas important..!
    Hum, bon il a changé de boîte depuis…

    Et ça c’est à 100% mon avis :
    « Mais je reste convaincue qu’il serait plus profitable à la société (l’ensemble des hommes) et aux sociétés (entreprises) de rester dans un cadre de vie raisonnable qui permette à chacun de trouver sa place, sans burn outés d’un côté et chômeurs de l’autre. Et non d’exclure, de fait, une partie de la population (les mères de famille ici) par simples préjugés et en exigeant des conditions de travail pas toujours justifiées, même souvent contournables. »

  • #159 Mushii le 31 mai 2009 à 11 h 26 min

    Helene Merci ^^)
    dola : Évidemment mais ton choix est clair , ce que je ne comprend pas c’est ceux qui tergiversent et qui n’arrive pas a déterminer leur priorité , faisant pâtir famille et travail du même coup .

    Cethu : *applaudis* C’est clair et net , mais je m’aperçois que pas mal de femme trouvent ça tellement normal (et quand je dis femme ici j’entend entre 16 et 20ans) que ça a me fait peur . Bien plus que de voir des hommes qui sont encore persuader qu’avoir une paire de couille en fait les représentants sur terre de dieu le père . — »
    Comme tu le dis , pourquoi se détromperaient ils si ont les laissent faire ?
    Personnellement je rentre chez moi , on ne me demande de participer a rien , et bien je met les pieds sous la table .
    Mais quand c’est celle qui trime ses deux journées en une (boulot et famille) sans aucune aide , qui trouve ça normal , là vraiment , j’ai peur .
    Pour situer , j’ai une amie proche (17 ans au conteur) qui part cet été en vacance avec son copain et un autre couple . Il a été décidé que les filles s’occuperaient de la cuisine et du ménage et notamment . Et voici que la demoiselle veut apprendre a cuisiner pour ne pas décevoir (impressionner plutôt ) le petit copain .
    Sa lui parait banal , moi j’ai peur pour elle dans quelques années , parce que cuisine et ménage ont été répartis a l‘unanimité , comme si c‘était parfaitement logique.

    L’avenir passe par les femmes =D J’en suis complètement convaincus .

  • #160 Kagura le 31 mai 2009 à 18 h 55 min

    Mushiii: les idées que tu fais passer dans ton premier message sont pile poil celles que je voulais développer mais que je n’arrivais pas à exprimer de peur d’être trop passionnée ! Merci !

    lysandre:
    Pour le questionnaire, je précisais juste parce qu’en dehors des ingés, personne ne sait ce que c’est et sur quoi il repose ;))))

    En ce qui concerne les secteurs méca/aéro, c’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours, ces milieux n’étant pas spécialement féminisés. C’est justement dans l’aéronautique que j’ai eu le plus de soucis. Bon courage à toi, c’est loin d’être agréable de devoir avaler des couleuvres et se prendre des peaux de bananes tous les jours (parce que s’ils nous prennent pour des pauvres petites choses, ça ne les rend pas tendres avec nous bien au contraire !).

    J’ai eu le bol d’être dans une école où il y avait 40% à 50% de filles par promos (cette école fait figure d’exception dans le paysage français), et où on avait 8 spécialisations (de la pharma à la méca en passant par l’informatique).
    J’ose espérer que mes anciens camarades masculins, qui sont donc présents dans tous les secteurs industriels, ayant été habitués à notre présence « massive » durant la scolarité, ne reproduiront pas les schémas sexistes qu’on trouve encore aujourd’hui et trouveront normal de travailler avec des femmes dans des milieux jusqu’alors propriété privée des hommes.

  • #161 dola le 31 mai 2009 à 21 h 07 min

    Mushii: le problème c’est que cela ne vient pas seulement du job qu’on choisit ( à part contraintes spécifiques i.e mon mari qui a besoin de voir les équipes de nuit de la clinique) mais aussi et surtout de l’entreprise dans lequel on l’exerce.
    Si le premier est un choix ( dans mon cas ou le tien plus tard), le deuxième ne l’est pas toujours ( contraintes géographiques, conjugales, crise économique, secteur sinistré pour une raison X ou Y, rayer les mentions inutiles…)
    Dans l’entreprise où j’étais avant, cela ne leur posait pas de problème de demander à des personnes de la R & D (des ingénieurs qui sont sur des projets de développement) de donner un coup de main en prod le samedi matin, tout ça sans complément de salaire au lieu de payer des intérims… et vas-y que les réunions durent jusqu’à 20 h etc. ( Et puis aussi on tutoie les employés étrangers/ black et on vouvoie les autres , tout pour plaire donc ! mais ce n’est pas le propos ).

    Et ce n’est pas une question de secteur ni de profession très spécialisée dans mon cas, ce sont exactement les mêmes, c’est juste une question de mentalité, de politique de management etc..
    Dans ce secteur très pointu où je travaille, toutes les palettes d’horaires existent et d’une boite et d’un pays à l’autre tous c’est très variable. Ceux que je connais qui sont passés par la Suisse ou l’Allemagne commencent très tôt 7h30 ou 8 h max, en revanche ils quittent tôt, les parisiens arrivent parfois après 9h30 etc.,
    Quand tu sors des tes études tu sais pas où tu vas atterrir et avant tout tu veux un job !

    On ne peut donc pas forcément savoir à l’avance sur quoi on va tomber dans notre carrière.

    Bien sûr j’ai des amis qui bossent dans des secteurs comme la restauration ou l’évènementiel en danse contemporaine, là tu sais dans quoi tu vas et souvent dans ces branches ils font des enfants plus tard ou quittent le milieu au bout de 10/15 ans pour se poser.

    Sinon effectivement le coup de la répartition des tâches c’est à hurler..comme dit si bien Hélène on n’est pas sorties du bois !!

  • #162 Miss Pétoncule le 1 juin 2009 à 6 h 39 min

    En fait, j’ai envie de réagir en disant que tout cela est un débat vieux comme le monde.
    Il renvoie (en gros hein) aux 2 conceptions politiques de la société :
    -Une conception libérale, de droite, qui donne la primauté à la notion de performance. (l’individu a de la valeur pour ce qu’il produit)
    -Une conception de gauche, qui elle donne la primauté à la valeur profonde de l’individu. (l’individu a de la valeur pour ce qu’il est, profondément ou ontologiquement,
    pour sa différence aussi, pas pour ce qu’il produit, la richesse est différente…)
    (Galune com 61 illustre très joliment cette 2ème conception.)
    Ces 2 conceptions de la société, et de la place de l’individu au sein de la société continueront encore longtemps à s’opposer, les différents et nombreux commentaires en sont la preuve…
    Personnellement, ma position est vite choisie en tous cas !
    Bon lundi à vous !

  • #163 Cappuccinette le 1 juin 2009 à 9 h 58 min

    Je lis tout depuis un moment sans rien dire… Pour ma part, j’ai fait le choix de changer de boulot, carrément et d’être considérée comme une extra-terrestre par les gens qui savent mon parcours. Tout ça parce que je job que j’avais « avant » ne me permettait pas de voir suffisamment mon fils, avec lequel j’étais seule, divorce oblige.
    Bref, j’aurais pu faire une belle carrière, je ne l’ai pas faite. Quand j’annonce mon boulot, j’ai souvent droit à une petite moue. Ensuite j’annonce mon parcours et là, brutalement, on me dit « oh tu as eu le cran de faire ça » etc. J’ai toujours dit eux autres que j’avais beaucoup plus d’ambition qu’eus, parce que je voulais réussir ma vie de femme et ma vie professionnelle.
    Maintenant je suis grand-mère bon c’est récent, hélène pourra témoigner que je ne suis pa. J’ai toujours l’impression

  • #164 Cappuccinette le 1 juin 2009 à 10 h 03 min

    Zut fausse manip, mamie n’est pas douée. Je disais donc
    Maintenant je suis grand-mère : bon, c’est récent, Hélène pourra témoigner que je ne suis pas encore grabataire. J’ai toujours l’impression que j’ai bien fait de choisir de privilégier ma famille plutôt que mon job, même si j’y ai beaucoup perdu en terme d’argent et de reconnaissance sociale… mais ça ne m’empêche pas d’avoir de temps en temps envie de faire autre chose, de créer ma boîte, ou autre, pour montrer ce dont je suis capable. C’est un peu tard maintenant. Dommage.
    Bon courage les filles.

  • #165 Cappuccinette le 1 juin 2009 à 10 h 04 min

    Pardon pour les fautes eux, aux et autres, je ne me relis jamais.

  • #166 Karo le 7 juin 2009 à 9 h 32 min

    Salut tout le monde !
    Je peux comprendre quelques patrons qui s’inquiètent pour le boulot de la future (ou pas) maman. Mais je pense que c’est surtout du cas par cas, et justement, pas forcement parce que l’on est parent. Moi jsuis malade (bon c’est pas bien grave, mais je l’indique toujours dans mes entretiens et quand je bosse) et même là on a affaire à des tas de questions dans le post de Marine. Moi on me dit svt « sauriez vous assumez toutes les responsabilités dues à votre état de santé? »  » Ben oui, sinon je viendrais pas postuler ». Une mère peut être trés bien organisée (mais l’inverse aussi est probable, et même si on n’a pas d’enfant) et cela ne changera en rien son travail (enfin je ne sais pas, c’est ptet aussi ce que j’ai vu et vécu qui me font écrire cela), forcement la fatigue en plus, mais pas besoin d’être parent, il arrive toujours à un moment ou à un autre de notre vie ou on est pas bien à cause de moultes choses. Et ceci qu’on ai des enfants ou non. Alors, je peux comprendre les commentaires qui disent oui mais je comprends quand même un peu le patron et tout. Mais de ce que j’ai lu, c’était plus un interrogatoire qu’autre chose. Je crois que Marine avait déjà gérée tout ça, c’est pas la 1ère femme enceinte qui travaille quand même. Je l’ai trouvé un peu dur quand même, surtout que le profil était « intéressant ». On m’avait même dit à propos d’un entretien d’embauche, si on te demande si tu souhaite avoir un enfant, réponds non. Honnètement, sur le coup j’aurais dis non car c’est la vérité. Mais je trouve que c’est quand même abuser d’aller fouiller « un peu » la vie personnelle des gens, plutôt qu’approfondir les qualités requises pour le job en question. Parce que si ils s’intéresserait à la vie de tout le monde (homme et femme) y’aura toujours des petits incidents de parcours, mais c’est pas pour ça qu’on est à classer dans les mauvais, ou alors c’est bien, mais dommage que vous ayez un boulet (attention j’appelle pas les enfants des boulets, c’est juste pour indiquer ce qui pourrait freiner aux yeux des patrons et des gens qui pensent la même chose) . Je ne pensais pas que ça allait si loin de nos jours. Courage Marine, j’espère que tu n’auras plus d’entretien de ce genre.

  • #167 SOlène le 2 juillet 2009 à 17 h 04 min

    GOD
    quelle enflure ce type!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J’en reviens pas de voir que des gens ont encore cette mentalité sexiste à souhait

  • #168 SOlène le 2 juillet 2009 à 17 h 07 min

    j’oubliais BRAVO CETHU j’suis tout à fait d’accord avec toi

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