Contre la péridurale ?! Pourquoi ?, par Eve Lune

8 avril 2009

« Comment peut-on être contre la péridurale ??! Moi ça me dépasse complètement : Je suis à 150% pour !

Mais par curiosité, j’aimerais savoir pourquoi on peut s’y opposer.

En fait je pense surtout à des mecs qui sont contre. Comme si on leur demandait leur avis !

Je pense à un « cher » collègue, qui me disait être contre alors que j’étais enceinte, cela avec une lueur sado-provocatrice dans le regard ! Pour certains « mecs contre », le sadisme peut  en effet être l’explication : plaisir sournois à voir souffrir quelqu’un…éventuellement leur propre femme !

Mais il y a une autre raison pour être contre, très fondamentale je pense, et partagée aussi par des femmes : la peur du changement ! Un accouchement, depuis la nuit des temps, ça fait mal, et c’est une épreuve qu’une femme doit traverser pour devenir mère (pour mériter son bébé en quelque sorte !). Cette « image d’Epinal » de la naissance, certains et certaines y tiennent ; il ne faut pas y toucher sous peine de les déstabiliser, de bousculer leur repères. Pour eux, s’il n’y a pas douleur, ce n’est pas un accouchement, un vrai.

Comme si lors d’un mariage, on s’échangeait des bracelets à la place des alliances ! Il y en aurait pour dire (surtout des mémés !) : « ce n’est pas comme ça un vrai mariage, de mon temps…blablabla… »

Mais que voulez-vous le monde change, l’évolution c’est la vie ! Qu’est-ce qu’on s’ennuierait dans un monde où tout serait toujours pareil ! (D’ailleurs c’est sûrement pour ça qu’on vieillit : pour ne pas avoir à regarder exactement la même tête dans la glace tous les matins ! Mais ceci est un autre sujet).

Pour revenir à la péri, j’ai aussi entendu : « la péri sert à enlever la douleur insupportable ». Cela, énoncé par une sage-femme très gentille, mais un peu trop bio, écolo…à mon goût. Cela sous-entend : la douleur à peu près supportable doit être vécue. Pourquoi ??!

Quand on vous arrache une dent aujourd’hui, est-ce qu’on vous dit : « c’est supportable, je ne vous fait pas d’anesthésie !? » Moi je casse la gueule du dentiste ! Maintenant, même pour soigner une carie, on vous fait une piquouse !

Il y en aura aussi pour dire : la douleur de l’accouchement est une douleur naturelle, ce n’est pas un signal du corps qui souffre d’une pathologie, donc c’est à vivre ! Il y a seulement un siècle, on devait penser qu’il était bien triste, mais finalement assez « naturel » de mourir en couche : c’était tellement fréquent ! Regrette-t-on aujourd’hui d’avoir dépassé cela, et que la médecine ait osé intervenir sur la nature ?

De même il est naturel de vieillir et de mourir. Pourtant, ne fait-on pas tout pour vivre le plus longtemps possible et en bonne santé ?

Bref la péri c’est un grand progrès, mais on peut sûrement aller plus loin : Pourquoi pas dans le futur imaginer un accouchement sans aucune douleur…depuis les premières contractions ? Cela ne signifie pas ne rien sentir ! Celles qui ont eu des péri bien dosées le savent. Bien sûr que c’est important de sentir son enfant naître !

Finalement je pense qu’avant la péri, on a cherché à donner du sens à une douleur alors inévitable : celui d’une épreuve initiatique qui ferait grandir. Nous avons moins besoin de ce sens, aujourd’hui où on peut éviter (en partie) cette douleur.

L’accouchement pourrait peut-être « juste » être une belle et rare expérience, et arrêter d’être une épreuve !

PS : Désolée pour certaines « lectrices contre », je suis un peu virulente, mais j’attends avec intérêt leurs arguments : il y a sans doute des raisons pour être contre auxquelles je n’ai pas pensé ou que j’ai mal comprises.

Signé : Eve Lune »

Eve Lune, ton billet a été relayé par le Elle sur son site internet, pas mal non ?

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266 commentaires

  • #1 yesss le 8 avril 2009 à 9 h 06 min

    bonjour,
    La péridurale, ça existe, ça a été crée pour enrayer les douleurs alors tant que c’est possible bah on en profite !
    je suis enceinte, j’aurai un VRAI accouchement, avec un VRAI bébé qui va sortir, avec une VRAIE péridurale !!!!!
    merci pour ce texte Eve Lune !

  • #2 Anne de bretagne le 8 avril 2009 à 9 h 10 min

    La douleur n’est pas une valeur (dixit une sage femme lors de séances de préparation à l’accouchement) merci à elle et à toi Eve Lune.

  • #3 Coralie Marie le 8 avril 2009 à 9 h 13 min

    La comparaison avec l’arrachage de dent me semble plutôt bien vu, pourquoi souffrir si on peut l’éviter ? D’autant que la grossesse me semble déjà assez traumatisante pour le corps des femmes. Je ne suis pas très pro médecine et médicaments mais pas pro douleur non plus :-)

  • #4 Hécube le 8 avril 2009 à 9 h 14 min

    La douleur n’a aucune vertu thérapeutique, donc servons-nous des moyens que la science nous a donné pour l’éviter au maximum.

    Beaucoup de médecins français ont encore du mal avec ça, particulièrement certains pédiatres lors des opérations de nouveaux-nés, mais on avance grâce à d’autres médecins qui eux, ont compris, qu’un malade qui ne souffre pas se traite mieux.

    Bravo pour ton texte!

  • #5 teatree le 8 avril 2009 à 9 h 15 min

    J’ai entendu dire que parfois, on ne sentait pas assez son corps et que du coup, on n’avait plus assez de force pour pousser avec la péri.
    enfin, je dis ça, je n’y connait pas grand chose, hein.
    mais il y a sûrement des avantages ET des inconvénients à la péri, comme souvent…

  • #6 Molly le 8 avril 2009 à 9 h 19 min

    @ Teatree, Tout est une question de dosage dixit les maternelles. (oui je peux pas vraiment témoigner) Apparement si c’est bien dosé tu sens les choses sans souffrir.

  • #7 emma le 8 avril 2009 à 9 h 22 min

    Eve Lune,
    Je pense que « pour ou contre » n’est pas une bonne manière de poser un problème, car celà donne un débat ou les gens s’affrontent, restent campés sur leurs positions, deviennent agressifs, ce n’est pas un échange, un chemin l’un vers l’autre, une ouverture d’esprit. Pourquoi tant de virulence ? puisque nous avons le choix, autant chez le dentiste que face au gynéco, ou à l’anesthésiste.
    Personnellement j’ai accouché deux fois sans péridurale, je l’ai choisi comme j’ai imposé ma volonté de rester debout le plus longtemps possible pour que la tête du bébé appuie sur le col et le dilate naturellement, comme j’ai demandé à la sage-femme d’être sur le côté pour l’expulsion. Pas facile, çà va contre les habtiudes du monde médical, çà dérange. Je n’irai dire à aucune femme de faire comme moi, c’est personnel tout çà, c’est intime, comme Caroline l’a déjà écrit.
    En quoi çà te dérange que j’ai voulu accoucher comme ma mère, ma grand-mère ? N’ai-je pas le droit d’avoir peur des aiguile, des produits anesthésiants, de l’intervention du médical dans un processus naturel ?
    Idem pour l’allaitement, sujet dont les débats tournent mal, en général.
    Pas d’uniformisation de la maternité, voilà mon point de vue. A chacune de décider. C’est un progrès la péridurale, pas une obligation.

  • #8 blabla le 8 avril 2009 à 9 h 22 min

    Of course archi d’accord Eve-Lune ! Je ne comprends même pas cette résurgence de débats d’ailleurs. Comme tu le soulignes avec l’histoire du dentiste, il y a des dizaines d’années, quelques siècles, on amputait « à sec » des membres sans anesthésie quand il y avait un soucis. Bref, moi je deviens carrément hystérique quand on me parle de « vrai accouchement » « sentir pleinement son accouchement » sans la péridurale. Au secours !

  • #9 double plus good le 8 avril 2009 à 9 h 24 min

    Désolée Eve Lune, mais je te trouve un peu trop virulente justement, tu risques de prendre certaines lectrices à rebrousse-poil.

    Pour moi je ne suis ni pour, ni contre, à chacun(e) de savoir. Mais pour avoir accouché deux fois je peux te garantir que mettre un enfant au monde ça ne peut pas se comparer à une séance chez le dentiste. Rien à voir.

    J’ai fait à chaque fois une préparation par le yoga, et pour moi la douleur la plus forte c’est quand le gynéco a constaté par toucher où en était ma dilatation du col. Le reste était très fort, mais largement supportable, et j’avais vraiment le sentiment de faire ça moi-même, pas de déléguer la naissance de mes enfants à une équipe médicale.

    Et pour info, le nombre d’accouchements qui se finissent par des forceps ou une épisiotomie est plus important quand la péridurale est là, parceque ça n’enlève pas seulement la douleur, on ne sent plus non plus les contractions nécéssaires à la sortie de l’enfant.

    Moi ce qui me choque, ce sont les positions extrêmes comme ici aux Pays-Bas où c’est carrément refusé aux femmes qui ont peur d’avoir mal, ou en France dans certains hopitaux où c’est systématiquement avec péridurale.
    En gros j’estime que c’est à la future maman de savoir, et à elle seule. L’avis du père ou de la sage-femme passe ensuite, pas à la place.

  • #10 Spike le 8 avril 2009 à 9 h 25 min

    Inconvénients à la péri? A part des maux de dos durant quelques mois… ça va.
    le fameux « tu accoucheras dans la douleur » n’a plus lieu d’être de nos jours si on peut avoir le choix. Sans douleur on ressent son corps et on accouche de la même façon.
    La médecine de maintenant fait tout pour lutter contre la douleur physique qui peut être soulagée dans beaucoup de cas. Pourquoi s’infliger des souffrances inutiles? Je ne vois pas…

  • #11 petit papillon le 8 avril 2009 à 9 h 26 min

    Hello

    Alors je vais vous donner mon avis perso et vous relater mon histoire (je ne serai pas longue!!)

    J’ai 31 ans et j’ai eu mon premier bébé l’année dernière. Je fais partie de cette catégorie de fille qui ne veulent pas souffrir. (Je suis d’ailleurs assez douillette).

    A mes cours de prépa à l’accouchement (qui ne m ont servi simplement qu’à papoter avec d’autres maman baleines comme moi!), on nous disait que la péri était super, paf on vous la pose en arrivant…bref que du bonheur.
    Dans ce groupe, quand la sage femme a demandé qui souhaitait la péri, j’étais la seule à la réclamer directement sur la parking de la mater (bah oui pourquoi souffrir???). Les autres nanas disait ne la vouloir qu’au dernier moment, voire même s’en passer afin de « sentir le bébé »…je respecte mais ce n’est pas du tt mon point de vue, bref!

    Tout cela pour dire que lorsque je suis arrivée à la mater pour accoucher, la sage femme m’a dit direct « l’anesthésiste arrive dans quelques minutes vous poser la péri »..eh bien à ce jour je l’attends toujours….
    Pas de péridurale pour moi, il y avait trop d’activité à ce moment là dans le service, je suis passée à l’as.

    Pour vous dire la vérité, j’ai cru que j’allais crever! c’est une douleur physique terrible, j’ai enormément souffert. Les nanas qui disent, après tu oublieras la douleur une fois que bb sera là etc…NON NON NON je n’ai pas oublié! et suis vaccinée pour le 2ieme tellement ca m a traumatisé!. J’aurai certainement mieux vécu tt cela si je n’avais pas souffert..

    Voilà mon expérience….alrs OUI OUI OUI à la péri…çà me fait bien rire toutes les prépas à l’accouchement « annexes » qu’ils font, comme le yoga, le chant prénatal, l’haptonomie!!!! franchement c est pour se faire du fric tt çà et arrondir les fins de mois des sages femmes!! car sur place tu pleures pour qu’on te pose la péri!!

    allez j’ai été un peu longue
    Bonne journée à toute
    PS: j’adoooooore mon ptit lutin d’amour malgré tt cela!

  • #12 petit papillon le 8 avril 2009 à 9 h 29 min

    a j’ai juste oublié une précision,

    Certaines de mes copines m’envient de ne pas avoir eu la péri car elles pensent que sentir son bébé passer est la plus chose au monde.
    Eh bien NON çà ne m’a pas du tt épanouie de souffrir autant…

    Mais je respecte ttes ces nanas qui ne la souhaite pas, chapeau bas mesdames!

  • #13 Armalite le 8 avril 2009 à 9 h 36 min

    Si j’avais le malheur de me retrouver enceinte à l’insu de mon plein gré, je réclamerais qu’on me drogue à partir du deuxième mois, je crois, tellement je suis mauviette.
    Mais l’idéal, une fois de plus, ne serait-il pas que chacune puisse choisir ce qu’elle estime mieux pour elle sans se sentir jugée ni en proie à la réprobation ou à l’incompréhension des autres?

  • #14 Eleonore le 8 avril 2009 à 9 h 37 min

    De manière générale, lorsque qu’on commence par « comment peut- on être contre », ça n’invite pas forcément au débat parce que les arguments contre ne vont pas oser se manifester.
    Cette question est personnelle et chacun(e) a le droit de l’appréhender à sa manière

    Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la question (parce que pas d’enfants) mais j’ai toujours pensé que je voulais essayer sans. D’abord parce que j’ai peur de la piqure, ensuite parce qu’en général je n’aime pas les médicaments quand je peux les éviter, enfin parce que j’ai le choix.

  • #15 Stéphanie le 8 avril 2009 à 9 h 42 min

    Chacun fait ce qu’il veut mais il faut quand même avouer qu’on est pas toutes égales face à la douleur. Tant mieux pour celles qui la supportent et qui arrivent à la gérer. Moi pour ma part je pense que c’est bien d’avoir le choix et que la péri est une grande invention. Et franchement pour mon 1er j’ai eu un péri très bien dosée et j’ai donc bien senti mon bébé naitre, pour le second je n’ai eu d’autre choix qu’une rachi (alors que j’étais déjà dilatée à 8, certaines diront tu aurais pu faire sans …), je n’ai absolument rien senti et pourtant j’ai poussé tout comme il faut et je me sens autant mère que pour le premier ! Alors tout ça c’est archi personnel mais souffrir ne rend pas plus forte je crois.

  • #16 oriane le 8 avril 2009 à 9 h 44 min

    C’est tellement vrai ce que tu dis ! Il y a des préjugés qui ont la vie dure comme celui que tu énonces : « Un accouchement, depuis la nuit des temps, ça fait mal, et c’est une épreuve qu’une femme doit traverser pour devenir mère ».
    Si on accepte ( et heureusement) l’évolution de la médecine, il est normal que ça concerne tous les secteurs.
    Avant les anesthésies, les calmants et les médicaments les gens souffraient pour un rien et mourraient. Et on a jamais dit que c’était légitime !

  • #17 glop le 8 avril 2009 à 9 h 44 min

    Petit Papillon, je ne connais pas le yoga et le chant prénatal, mais j’ai fait 8 séances d’hapton pré naissance et 4 après…. Et « pour se faire du fric » est difficile à entendre, tant ça a été génial. Ce n’est pas une préparation à l’accouchement, c’est un échange à 3 (le père, la mère et le bb) aidé par l’haptonome. Par ailleurs c’est une technique physique qui soutient le corps pdt la grossesse (mon haptonome a sauvé mon dos…). Pour l’accouchement, ça aide à ne pas paniquer, à laisser le corps s’ouvrir par plusieurs méthodes que je ne détaillerai pas ici. Après la naissance, il s’agit d’un accompagnement essentiel pour un premier enfant, qui aide à évacuer les conflits, à comprendre son enfant et à poser des bases éducatives. Enfin, ce n’est pas une sage-femme qui faisait ces séances mais une généraliste formée à la pédopsychothérapie et à l’haptonomie. Puis à l’accouchement c’est un obstétricien haptonome qui a pris le relais. Les séances d’une heure, en tête à tête avec l’hapto (et le papa évidemment) me coûtaient 40 euros, pour les 3/4 remboursés par sécu + mutuelle. Donc je ne ais pas où l’héptonome se « faisait du fric », mais certainement pas avec mon portefeuille!
    Pour la péri, je suis aussi pour que les femmes puissent choisir. Certaines ont bcp plus peur d’une aiguille plantée dans la colonne vertébrale que des douleurs de l’accouchement. L’idéal est de pouvoir attendre jusqu’au dernier moment : pour ma part, je l’ai eue cinq minutes après l’avoir demandée et ça a été parfait – l’anesthésiste est resté à côté pour les réinjections puis des injections locales : je n’ai plus eu mal une seconde. Certaines péri, mal dosées, peuvent être inefficaces ou gêner les sensations, ce ne fut pas mon cas, mais j’ai eu de la chance. je comprends que certaines femmes préfèrent mettre de côté cette pratique avec ses approximations et gérer seules leur douleur – la sensibilité à la douleur est aussi très variable d’une personne à l’autre.
    C’est un peu HS, mais on pourrait aussi se pencher sur l’épisiotomie, pratiquée à plus de 80% à l’hôpital alors que seules 25% sont indiquées (qu’est-ce qui pousse une société à banaliser un coup de ciseau dans le vagin des femmes à chaque fois qu’elles accouchent?…). Là aussi c’est l’haptonomie qui m’a permis d’éviter ça, grâce à un praticien qui a inlassablement procédé à des massages et assouplissements le jour J pour éviter le charcutage…

  • #18 Mh le 8 avril 2009 à 9 h 45 min

    Un bébé avec péri, et un bébé sans (pas eu le temps de la faire).

    Franchement, j’ai préféré la naissance sans péri ! J’ai pu me lever tout de suite pour m’occuper de mon enfant, …

    Mais mes enfants naissent très vite (une heure en tout et pour tout), alors, la douleur, je l’ai oubliée dès que j’ai eu le bébé dans les bras !

    Ce qu’il y a de bien c’est de pouvoir choisir. Le « tout péri » pratiqué dans certaines maternités ne vaut pas mieux que la rédemption dans la douleur !

  • #19 Sourisdansroquefort le 8 avril 2009 à 9 h 45 min

    Je préviens, je n’ai jamais accouché, donc j’ai une opinion théorique sur la question. Je ne nie pas que ca doit faire très mal, un accouchement, j’ai eu un tout petit mini apercu de la douleur ressentie lorsque quelqu’un touche au col, lors de la pose de mon stérilet.
    Cependant… le recours ou pas à la péridurale est très lié à la culture du pays ou on accouche, et des autres habitudes du corps médical. En France, on accouche la plupart du temps couchée sur le dos, parce que c’est plus pratique pour l’équipe médicale. La douleur ressentie est en partie due à cette position, qui n’est pas du tout logique et empêche la gravité d’aider. DONC on propose une péridurale, pour enlever une douleur qui n’existerait en partie pas si on nous laissait accoucher comme on le désire.
    En Allemagne, on a le choix, et ce pas seulement dans des cliniques spéciales privées. On peut très bien accoucher accroupie, ou sur le coté, ou allongée, ou comme on veut. On peut bouger pour trouver une position qui diminue la douleur. D’ou la moindre utilisation de la péridurale, qui est cependant proposée, on n’est pas inhumains quand même.
    Alors voilà, traiter la douleur c’est très bien, mais ce qui est encore mieux c’est de ne pas la provoquer en premier lieu…

  • #20 blabla le 8 avril 2009 à 9 h 46 min

    Justement petit papillon. Moi aussi, je respecte le CHOIX (si si vraiment) mais je ne vois pas en quoi le fait de souffrir est respectable.

  • #21 Seccotine le 8 avril 2009 à 9 h 49 min

    Bof, parmi les gens avec qui je travaille, plusieurs femmes ont refusé la péridurale quand elles ont accouché. Je pense que c’est probablement dû au fait qu’une de nos collègues s’est retrouvée paraplégique à cause d’une péridurale qui a (très) mal tourné.

    Après, je suis d’accord, c’est pas parce qu’un avion se crashe de temps en temps qu’il ne faut plus prendre l’avion.

    Personnellement, je suis ni pour ni contre, j’ai pas l’intention d’accoucher :op
    (mais c’est vrai que ça m’aurait peut être refroidie aussi)

  • #22 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 9 h 50 min

    Coucou !
    Je suis enceinte et envisage très sérieusement un accouchement sans péridurale. Pour autant, je trouve stupide d’être farouchement contre ou pour, ça existe, pour certaines femmes c’est super, pour d’autres ça ne l’est pas, c’est un choix, on le fait en connaissance de cause, je n’en veux pas pour moi, si on lit des récits d’accouchement, on trouve des expériences merveilleuses et désastreuses avec et sans, c’est merveilleux quand on choisit, désastreux quand on subit, des femmes vivent des césariennes merveilleuses, d’autres mettent des années à la digérer. Tout comme je ne vois aucun souci à prendre le nom de son mari quand on l’épouse mais moi je ne veux prendre son nom, ni l’épouser tout court d’ailleurs.
    Pourquoi accoucher sans péridurale ? Parce que je ne veux pas accoucher en structure médicale, je ne veux pas de bips et de blouses blanches, j’ai la chance de vivre une grossesse tout à fait normale qui ne nécessite aucune intervention sur le plan médical, ça se passera donc dans la douceur de notre maison avec une sage-femme. Si il devait y avoir le moindre souci d’ici l’accouchement ou pendant le travail un transfert sera organisé, et peut-être bien que c’est moi qui vais réclamer la maternité et la péridurale après 24h de travail douloureux !
    Pourtant je n’aime pas souffrir, je souffre de migraines très douloureuses et suis la reine de l’antalgique, mais j’ai appris à ne pas mélanger douleur et souffrance, la migraine combine douleur et souffrance, et c’est insupportable.
    Et peut-être que je vais avoir mal que 45 minutes comme une copine qui a accouché de son premier bébé dans les bras de son chéri comme une fleur, sans douleurs pendant les contractions, ni péridurale.
    Ni pour ni contre, bien au contraire ? Il y a un peu de ça…

  • #23 sagattine le 8 avril 2009 à 9 h 50 min

    Je ne pensais même pas qu’il pouvait y avoir un débat « pour ou contre la péridurale »!
    Bien sûr que chacune fait comme elle le souhaite : on fait ce qu’on veut de son corps et de la douleur qu’on peut lui infliger.
    Ce qui m’étonne c’est qu’on veuille imposer la péridurale ou au contraire l’interdire. Si la médecine progresse, c’est bien pour qu’on s’en serve, non? Si nos grands-mères avaient eu la péridurale je suis sûre que beaucoup auraient contentes! Et si elles avaient pu accoucher à l’hôpital avec une équipe autour d’elle au lieu de faire ça dans le lit familial avec des baquets d’eau chaude et des serviettes propres, je pense que beaucoup auraient pas dit non!

    Effectivement, j’ai déjà entendu que la péridurale diminuait les sensations, et que la femme pouvait pousser moins bien, mais peut-être n’est-ce qu’une question de dosage?

    Bon en fait ce qui m’énerve surtout c’est cette glorification de la douleur : tu es une femme quand tu auras connu l’enfantement (bon, déjà ça suppose que tu es une femme quand tu as un bébé, ce qui m’énerve aussi!).
    En dehors d’un raisonnement machiste et empreint de judéo-christianisme, je ne comprend pas la raison qui pousse à valider un accouchement par la douleur que la femme a enduré… (et attention, hein, je ne dis pas que les femmes qui n’ont pas choisi la péridurale sont soumise, pas du tout!!)

    Mais bon, les temps finiront bien par changer, il n’y a pas si longtemps il était honteux que les femmes crient lors de l’accouchement, ben oui ça pouvait déranger le mari dans sa sieste!!
    (ou les choses mettront peut-être du temps à changer : après que notre ministre de la justice a repris le travail, il y a eu des sondages sur ce que pensait les gens du fait qu’elle « abandonne » sa gamine…. archaïsme quand tu nous tient!)

    Désolée j’ai un peu débordé de la péridurale, mais je pense que ce débat englobe des questions plus larges sur la maternité (manière d’accoucher, allaitement, travail, …). Je te remercie Eve Lune de l’avoir porté à l’ordre du jour!

  • #24 StefdeToulouse le 8 avril 2009 à 9 h 51 min

    Personnellement, je pense que toutes les femmes ne ressentent pas de la même façon la douleur. Je n’ai pas d’enfants, donc je n’ai aucune de comment je réagirai « dans le vif du sujet », et je pense que je choisirai quelque chose pendant la grossesse et peut etre qu’au moment fatidique, je changerai complètement d’avis!
    Là tout de suite, comme je n’aime pas souffrir, même pour la bonne cause si j’ose dire, je prendrai la piqûre, mais la piqûre bien dosée.
    Le choix doit être là, c’est trop personnel pour être aussi tranché.

  • #25 Linde le 8 avril 2009 à 9 h 52 min

    Un vaste sujet, qui brasse beaucoup de choses : le rapport de la femme (et de « son » homme!) à son propre corps, le rapport parfois mystique à la douleur, le mythe de la maternité, un bon vieux fond moralise et/ou judéo-chrétien… le tout soit dit sans acrimonie, je constate, c’est tout. C’est un thème qui va bien au-delà de son sujet immédiat, si je peux m’exprimer ainsi.

    A titre personnel, je suis totalement pour la péridurale. La douleur n’a aucune signification en elle-même, comme l’a dit une commentatrice plus haut. Elle ne purifie pas, n’élève pas, n’a aucune valeur intrinsèque. La souffrance, c’est la souffrance, et si, par exemple pour les grands mystiques, elle peut avoir une valeur, c’est surtout à cause des hormones libérées (genre endorphines) qui provoquent des visions ou des sensations de bien-être… Je ne critique pas cette approche de la douleur physique (même si personnellement c’est très très loin de moi). Simplement, il faut garder les choses en perspective et se souvenir qu’accoucher, c’est un acte très basique et physique, pas du tout mystique (je regrette! je ne souscris pas du tout à la conception « épiphanique » de la maternité, genre ômondieumonmondeachangé. Je suis tout à fait consciente que le monde change pour les femmes et les hommes qui deviennent parents, mais il change car un nouvel être est entré dans leur vie, pas à cause de l’accouchement physique – pour moi ce n’est pas l’accouchement qui fait la mère, une mère qui adopte a sa vie tout aussi transformée). Je regrette d’avoir à le dire, accoucher, c’est un processus naturel de base, c’est à peu près aussi mystique que de digérer… je choque? Ce n’est jamais qu’une forme d’excrétion (et là je sais que je choque, mais je vous assure, je ne dis pas ça avec méchanceté, je ne parle que du processus physique : pousser quelque chose à l’extérieur). Ce qui doit être magique, enfin je l’imagine, dans la maternité, c’est l’enfant, pas le fait de « pousser »…
    Maintenant que j’ai bien fait mon intégriste, je peux aussi rajouter que je peux concevoir qu’on ne veuille pas de la péridurale. Je ne le comprends pas bien, mais après tout, chacun sa vie… (surtout, moi y a quand même un truc que je trouve flippant dans la péridurale, ce sont ces histoires de mauvais dosages qui vous privent de vos jambes, là je dois dire que ça, ça pourrait me faire renoncer…)

    Ce qui, par contre, réveille ma colère, ce sont ces hommes qui prétendent savoir ce qui est bon pour l’enfant/la femme/ »la douleur te liera à ton enfant ma chérie », et ce genre de conneries. Bien sûr que l’homme peut et doit avoir un avis, c’est même fondamental, mais in fine, c’est la corps de sa femme/compagne qui va subir l’accouchement, alors même si débat il peut y avoir, c’est à elle et à elle seule de décider. De ce point de vue là, on rejoint un peu certains débats sur l’avortement, où certains hommes prétendent savoir ce qui se passe dans la tête de femmes violées et enceintes, et que si si, eux savent de façon sûre qu’elles doivent garder le bébé… ça les rendra heureuse! (peut-être, peut-être pas, à elles de décider) A mon avis, c’est une résurgence archaïque d’un temps où les hommes seuls décidaient du devenir du corps des femmes. Vieux réflexe, pas forcément méchant, mais révélateur d’une volonté de prise de contrôle, peut-être inconsciente, sur un moment que beaucoup d’hommes redoutent et jalousent…
    Bref… sujet passionnant! Je crois que beaucoup de gens, hommes ET femmes, pensent sincèrement qui souffrir a une valeur, que cela signifie quelque chose, et que rien de bon ne s’obtient sans en ch**** un maximum. Bon vieux fond judéo-chrétien… A vrai dire, si nous vivions dans un monde vraiment tolérant, ce genre de sujet ne devrait pas faire débat. Tu veux souffrir? Souffre. Tu ne veux pas souffrir? Ne souffre pas. On stigmatise celles qui prennent la péridurale parce que « elles ne sentiront pas l’enfant naître, ces mauvaises mères », on stigmatise celles qui n’en veulent pas parce qu’elles sont « arriérées ». A chacune sa propre conception de ce moment, et que les hommes respectent les décisions de leurs compagnes.

    Bises à toutes <3

  • #26 oups le 8 avril 2009 à 9 h 58 min

    Moi j’ai hurlé tellement fort en croyant que j’allais devenir folle pendant l’expulsion de ma petite merveille, que je dis merci la péridurale. Je crois que sans péri, mon cerveau aurait vraiment débloqué pour de bon… Et j’avais tellement mal que je n’ai pas réalisé qu’elle était sortie !

    Ceci dit, je pense comme d’autres ici que tout le monde ne ressent pas de la même façon la douleur, et n’y réagit pas pareil. C’est bien d’avoir le choix.

  • #27 Hotnspicy le 8 avril 2009 à 9 h 59 min

    Pour moi, la péri c’est  » Ni pour, ni contre bien au contraire »…

    Tu enfanteras dans la douleur… mouais pas pour moi, non plus ça…

    Faites nous confiance, madame, nous les obstétriciens savons mettre les enfants au monde … mouais et moi, femme des cavernes ‘j’y connais rien, non mais oh…

    Ce qui me chagrine c’est l’extrémisme des 2 points de vue… Les vrais questions à se poser à mon sens, sont « Pourquoi ne nous prepare-t-on pas réellement à l’accouchement ?  » Ne pourrait-on pas être plus à l’écoute de nous-même ? ». « On sait qu’on peut doser soi-même l’anesthésiant hors la technique reste très peu proposée, pourquoi ? ». « Est-ce réellement obligatoire d’être pratiquement attachée à la table ? » Etc.

    La sur-médicalisation, à mon avis, nous a fait régresser dans la connaissance et la confiance de mettre nos enfants au monde. (c’est pas bien français tout ça, désolée).

  • #28 blabla le 8 avril 2009 à 10 h 03 min

    Il y a la réception à la douleur, le contexte de la famille, tout ça .. et puis bon, il y a aussi dame nature qui fait que parfois ça dure 1 heure et parfois 2 jours (si si aussi). Et que le « traitement » approprié n’est donc pas forcément le même.

    Et tout à fait d’accord avec Linde qui explique les choses beaucoup mieux que moi (disons que je suis censée faire autre chose là quand même).

  • #29 Julie le 8 avril 2009 à 10 h 04 min

    Moi je suis pour que les futures mamans soient libres de ce choix … (ça n’est plus le cas dans tous les hopitaux pour des raisons protocolaires).
    Pour ma part, la peur de l’aiguille était bien plus forte que la peur de la douleur, c’est ce qui m’a décidé à accoucher sans péridurale. J’ai apprécié être libre de mes mouvements jusqu’au dernier moment, j’ai apprécié pouvoir accoucher dans la position dans laquelle je me sentais bien et j’ai encore plus apprécié pouvoir me lever pour suivre mon bébé pour les premiers soins. Je m’étais préparé psychologiquement et physiquement à cette douleur qui curieusement a un sens ce jour là (je suis très douillette en temps normal).
    Dans certaines cultures, on considère que la douleur est un message envoyé à la maman par le bébé pour qu’elle change de position et qu’elle facilite son passage … c’est un peu ce que j’ai ressenti à vrai dire.
    Dans tous les cas, futures mamans sous péridurale, vous n’avez pas mal mais votre bébé lui n’est pas anesthésié alors par pitié ne sortez pas les magazines et les sudokus (je vous promet que ça existe !!!) : restez concentrées et actives ! :o)

  • #30 iibelle le 8 avril 2009 à 10 h 04 min

    j’ai vécu la même chose que petit papillon et en plus j’ai été assez conne pour croire les obstétriciens trois fois.

    acte 1 J’ai choisi l’hôpital pour avoir une péridurale mais j’ai accouché un dimanche ce qui était une faute grave et m’a privée de la précieuse piqure

    acte 2 je suis revenue à l’hôpital car on m’a dit que c’était là que j’avais la plus grande probabilité d’avoir une péri, j’ai accepté un déclenchement d’opportunité car le week end du 15 aout approchait. Mais la sage femme a décidé que « quand on accouche comme vous on n’en a pas besoin »

    acte 3 je vois le chef de service qui me promet monts et merveilles, j’y retourne. Je le vois le samedi, monsieur partait en vacances et m’a garanti que j’attendrai son retour. J’ai accouché le lundi matin, toujours sans péridurale, je suis trop rapide à ce qu’il parait.

    Je précise que je me suis tapée 3 épisios de confort de l’équipe obstétricale, dont 1 faite et 2 recousues « a vif », et que même si mon dernier a 18 ans, j’ai les mains moites sur le clavier rien que d’en parler. Accessoirement le 4 °, que j’aurai volontiers porté et élevé, est resté dans mes rêves car je n’étais pas prête à accoucher une 4° fois.

    Je passe sur tous les commentaires pré-naissance me dressant un tableau apocalyptique de la péridurale.

    Je suis pour le CHOIX, à condition que ce soit effectivement un choix de la mère et que ce choix elle puisse le faire le jour J.

    Je voudrai juste aussi qu’on arrête de culpabiliser les mères, un vrai accouchement c’est quand à l’arrivée on a un bébé dans les bras de sa mère ( une mère sans bébé ou un bébé sans mère c’est une catastrophe) et ce n’est pas parcequ’une femme a peu souffert ou qu’elle a eu une césarienne qu’elle est moins mère pour ça.

    Et c’est pareil pour l’allaitement, l’important c’est qu’un enfant soit nourri, c’est mieux avec le sourire, mais que ce soit le lait de sa mère ou le lait de la boite, cela me paraît sans importance. C’est un choix qui me semble devoir être fait exclusivement par la mère (nb j’ai allaité 2 ans et 1/2 au total) .

    je m’arrête là je suis déjà trop longue

    bises à toutes

  • #31 Lullaby Septante Sept le 8 avril 2009 à 10 h 06 min

    Je trouve que c’est hyper personnel et que chacun fait ce qu’il veut, mois je suis du genre douillette et je n’imagine même pas comment ma mère a pu mettre 2 enfants au monde sans péridurale. Mais si certaines femmes veulent tout ressentir et n’en éprouve pas le besoin, j’ai pas de souci, elles font comme elles veulent.

    Ce qui me dérange fortement par contre, et c’est arrivé à une amie proche, ce sont les hommes qui sont contre et qui demandent à leur compagne d’essayer de faire sans. Et puis quoi encore, c’est facile de demander aux autres d’avoir mal, qu’est ce que ça va enlever à leur enfant que leur mère ait moins souffert? Ca c’est une attitude qui me dépasse.

  • #32 beecoz le 8 avril 2009 à 10 h 09 min

    ahhh, j’ai toujours aimé les hommes qui ont n’accoucheront jamais mais qui ont quand même leur petite opinion sur la chose. A ceux (et celles) qui me demandaient « tu accoucheras naturellement ? » (une façon crétine de demander s’il y aura anesthésie ou pas) je répondais « oui, oui, je vais mettre bas dans une étable, allongée sur de la paille, entre un bœuf et un âne gris ».
    On peut se demander aussi pourquoi le fait d’avoir une anesthésie est totalement rentré dans les mœurs quand il s’agit d’une fracture par exemple, mais reste questionnable quand il s’agit d’un accouchement ? Parce que les croc-magnonnes n’en avaient pas ? Certes, mais leurs compagnons non plus quand ils se cassaient le bras en chassant du mammouth…
    Mais je m’égare.
    Pour en revenir à la péridurale. J’en voulais une. Je ne l’ai pas eue. Mais, thanks god, j’ai suivi les conseils de la prépa à l’accouchement et je m’en suis sortie pas trop mal. C’est tout ce qu’il faut savoir je pense : qu’une péridurale, on peut ne pas l’avoir pour plein de raisons et qu’il vaut mieux avoir d’autres munitions en réserve. Perso, j’ai apprécié le gaz.

  • #33 Nicole le 8 avril 2009 à 10 h 13 min

    Quel vaste sujet!!!
    Tout d’abord, je voudrais dire qu’à mon avis, la péri est une « invention » merveilleuse, et rassurante. Cependant, elle est loin d’être « obligatoire » et le seuil de douleur est différent pour chacune d’entre nous (perso, je me considère douillette, et pourtant la seule carie qui a poussé sur une dent a été enlevée sans anesthésie…je n’avais pas mal… enfin bref).
    Ayant 2 accouchements à mon actif, ce que j’ai ressenti c’est surtout que la douleur est très liée à la « nouveauté », à l’inconnu, au « stress » de l’accouchement… Quand on a peur, on se contracte, on a encore plus mal…
    Mon premier accouchement, niveau douleur, a été atroce… pour moi!!! Au bout de quelques contractions apparement « petites », je stressais et j’angoissais tellement que j’ai hurlé pour la péri, alors que j’étais à même pas 3cm… la « honte »… ;-) Oui, une fois posée, je me suis détendue, j’ai même dormi… resultat: le gynéco m’a réveillée parce qu’il fallait pousser… je n’ai rien pu faire… au bout de 5 min, ila commencé à appuyer sur mon ventre parce que je ne sentais RIEN! J’ai eu tellement peur que j’ai demandé une péri à 100%.
    Le deuxième, a été nettement plus agréable! Après une préparation avec une sophrologue (connaissance et écoute de son corps et du bébé, détente etc), je n’ai pas ressenti de douleur jusqu’à un moment bien avancé… je ne sais même pas à combien j’étais, j’étais bien, je sentais mon fils bouger, détendue, la respiration calme et les muscles détendus… Très agréable! J’ai demandé une péri à 7cm, mais je ne souffrais pas trop (l’anesthésiste allait partir… :-S), j’ai demandé une « légère », je pouvais toujours bouger mes jambes, j’ai tout senti sans souffrir, le pied total!!!

    Ma conclusion, c’est que la douleur est vachement subjective, et qu’il ne faut pas avoir « peur » de dire qu’on a mal. Même si on avait « prévu » de pas avoir de péri. Et surtout, que le psychique y joue énormément!!!

    Bon courage à toutes, et merci Hélène de nous laisser débattre sur ce sujet! ;-)

  • #34 double plus good le 8 avril 2009 à 10 h 14 min

    @beecoz: le gaz?????

  • #35 Dorothée le 8 avril 2009 à 10 h 15 min

    Moui, je suis d’accord avec les autres (enfin une partie), la façon dont tu le rédiges n’incite pas vraiment au débat, avec quelqu’un qui me tient un tel discours en face, dans la vraie vie, je deviens systématiquement contre même si en théorie je suis « pour »….

    Assez d’accord avec beaucoup qui disent en gros qu’il n’y a pas à être pour ou contre, juste à faire son choix pour soi-même, en fonction de qui on est, ce qu’on veut, comment on envisage les choses, on n’est (heureusement) pas obligées d’en subir et on a (heureusement toujours) la chance de pouvoir le faire, félicitons-nous d’être dans un pays qui nous laisse cette liberté au lieu de parler de machisme ambiant. Perso, les hommes que je vois autour de moi préfèreraient nettement encaisser enx-mêmes la douleur de l’accouchement plutôt que de laisser leur bien-aimée la subir, donc pour le machisme on repassera. Et puis quoiqu’il arrive, si quelqu’un nous refuse une péridurale (ou veut nous y forcer), soit on ne l’écoute pas (ben oui on n’est pas obligés d’écouter les cons qui veulent imposer leur vision des choses quand ça ne regarde que nous), soit si c’est l’équipe médicale on reste ou on part en fonction de la confiance qu’on a en eux.

    Quant à ce que je ferai si j’ai des bébés un jour, je n’en sais rien, la douleur ne me fait absolument pas peur du moment que j’en connais la cause, et les anesthésiants me font bien plus peur même si c’est complètement irrationnel. Enfin peur au point que quand j’ai dû me faire enlever un abcès de la taille d’une pomme au niveau du coccyx, j’ai négocié 20mn avec le chir pour ne pas être anesthésiée, il m’a prise pour une grande malade mais il m’a opérée à condition que je ne beugle pas, et j’ai tenu promesse….alors je me dis que si j’ai survécu à ça je survivrai à un accouchement sans péridurale. Encore une fois c’est très personnel mais la douleur la plus aiguë ne me pose pas de problème tant que je sais pourquoi j’ai mal et que ça va prendre fin, of course :-) Ce qui m’emmerde le plus c’est de savoir comment un bébé peut passer par là, c’est un grand mystère, comme si je devais accoucher par une oreille ou une narine…

    Donc si ce droit était remis en question, je m’insurgerais, mais là en l’occurence…..

  • #36 beecoz le 8 avril 2009 à 10 h 16 min

    Je vois que certaines pensent que le papa a son mot à dire sur l’accouchement de sa moitié.
    Je pense que non.
    Soyons honnêtes, tant qu’un mâle ne se farcira pas neuf mois de grossesse avec tout le bonheur que ça implique et ne se retrouvera pas en salle d’accouchement les pieds dans les étriers, incapable de bouger faute à la perf, au monitoring et aux liens (vi, vi) et subissant sans broncher les contractions depuis pfff des heures, leur opinion, ben ils peuvent se la carrer dans leur prostate. Excusez l’image.

  • #37 beecoz le 8 avril 2009 à 10 h 18 min

    @ Double plus good
    Oui, le gaz hilarant qu’on te propose pour te détendre. ça a pas une odeur très sympa, mais ça fait son petit effet.

  • #38 blabla le 8 avril 2009 à 10 h 23 min

    « se la carrer dans leur prostate » ! je la retiens celle-là ! très drôle !

  • #39 Anouchka91 le 8 avril 2009 à 10 h 23 min

    J’ajoute un autre témoignage. La péridurale m’a permis d’accoucher plus vite et d’épargner des souffrances à mon bébé qui commençait à être en détresse. Cela dit, comme vous êtes nombreuses à l’avoir dit, le seuil de tolérance à la douleur est très variable selon les femmes. Nous connaissons toutes des copines qui nous ont dit avoir accouché sans péridurale et sans souffrir. Avant tout, cela reste un choix très personnel fait par la femme concernée. Ce qui est gênant c’est de vouloir à tout prix convaincre les autres que son choix est le bon.

  • #40 Nicole le 8 avril 2009 à 10 h 24 min

    @beecoz: je crois (je me trompe peut etre) que c’est de l’oxygène pur…. ;-) Ca détend bien, hein!! :-)

  • #41 Anne Cé le 8 avril 2009 à 10 h 24 min

    je n’ai pas lu les commentaires faute de temps, mais je souhaite réagir, et pour cause !

    lors de mon accouchement, je n’ai pas souhaité de péridurale. je ne m’en suis pas caché pendant ma grossesse et à plusieurs reprises je me suis vue traiter de masochiste et on m’a affirmé « ouh la, ma pauvre, on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles ! tu changeras d’avis quand tu y seras ».

    ces remarques là m’ont rendue furieuse. d’autant plus qu’elles ne sont jamais venues du corps médical (qui, homme ou femme, a toujours été respectueux de mes souhaits).
    non, les plus virulentes sur ce sujet ont été d’autres femmes, notamment parmi mes amies.
    un comble je trouve !!

    si je n’ai pas souhaité de péridurale (et si c’était à refaire ce serait tout pareil), c’est mon choix. je suis très heureuse d’avoir pu être accompagnée dans ce choix par mon mari et le corps médical. mais surtout je trouve qu’il est très important d’avoir pu faire ce choix et que la péridurale soit accessible à toutes celles qui la désirent !

  • #42 Elisa le 8 avril 2009 à 10 h 25 min

    Il faut quand même savoir que quand on n’a pas de péridurale on libère des endorphines qui shoote un peu la mère pour l’aider à supporter la douleur mais du coup le bébé lui aussi profite de ses endorphines car lui aussi il les sent les contractions!

    Quand on est sous péri il y a toute la médicalisation qui va avec: piqure d’ocytocyne, perfu….etc c’est pas forcement ce dont on a envie

    D’autres part , je trouve que l’effet pervers de la péri c’est que comme certaines pensent qu’elles l’auront et que donc pas de douleurs du coup elles ne se préparent pas à gérer ces douleurs et s’il y a une impossibilité d’avoir la péri ou qu’elle ne marche pas (c’est arrivé à 2 de mes copines) et bien là elles vivent un enfer.

    Moi j’ai accouché sans péri, ça s’est super bien passé, j’étais bien préparé et entouré par une équipe qui soutenait ce choix (indispensable!!) et bien j’ai un merveilleux souvenir de mes 2 accouchements contrairement à mes 2 copines qui n’avait pas prévu cela et qui du coup ne l’ont pas bien vécu.

    Je pense qu’on ne peut pas être sûr d’avoir la péri car des fois pour des raisons médicales ou autres ce n’est pas possible donc il vaut mieux s’y préparer car de toute façon le début du travail se fait sans et peut être lui aussi douloureux.

    Ceci dit je ne suis pas du tout contre la péri, je trouve ça super que ça existe et je l’aurais demandé si besoin.

    Malheureusement on s’en sert aussi pour palier le manque de sage femme. L’accompagnement n’est pas le même avec ou sans!

  • #43 double plus good le 8 avril 2009 à 10 h 26 min

    @beecoz: merci pour l’info, je connaissais pas.
    Moi on m’a proposé une douche, sur le coup j’étais perplexe, mais au final j’ai adoré, je suis restée 1/2 heure dessous, et le top c’est que j’étais dans les bras de mon chéri (recommandé par la préparation par le yoga) et c »etait que du bonheur…
    Donc pour ça j’ai aimé les hopitaux néerlandais. Ils m’ont même demandé, une fois en salle de travail, si je voulais accoucher assise sur un tabouret spécial, avec un miroir pour pouvoir voir le bébé sortir. J’ai préferé rester allongée, mais à tout moment je pouvais changer d’avis, et ça j’ai énormément apprécié…

  • #44 blabla le 8 avril 2009 à 10 h 29 min

    Je ne veux pas faire du hors sujet mais perso je trouve ça très bien la médicalisation de l’accouchement. Je ne vais pas raconter ma life, ce n’est pas le sujet du jour, mais mon petit bonhomme de 2 ans aujourd’hui serait mort-né sans le « terrible processus de médicalisation des maternités ».

  • #45 dola le 8 avril 2009 à 10 h 33 min

    La péridurale a eu des balbutiements qui faisaient que tu étais complètement déconnectée des sensations y compris pour la poussée et donc on sort le petit aux forceps, ou la sage-femme s’assoie sur ton ventre…Ce qui fait quand même peur.
    Il faut savoir que la péridurale ralentit le travail d’autant plus qu’elle impose d’être enchaînée à une sorte perf (donc une possibilité de mouvement quasi nulle) et que physiologiquement comme disait Emma le travail se fait beaucoup plus vite debout.

    Perso j’ai eu 2 péridurales légères qui ont atténué la douleur mais j’avais toutes mes sensations, donc l’idéal (pour moi) et j’ai la chance d’accoucher rapidement mais j’avoue qu’être couchée sur lit pendant 15 H je ne trouve pas cette perspective très réjouissante.

    Autant l’intégrisme des Pays-bas m’agace, autant le côté sur-médicalisé de la grossesse peut être étouffant ou infantilisant et j’aimerais qu’on puisse simplement avoir le choix d’accoucher sous péri ou chez soi sans jugement.
    C’est après tout une expérience qu’on ne vivra pas des centaines de fois et chaque femme fait en fonction de son ressenti.

    J’avoue que je te trouve un peu virulente, oui la péridurale est un progrès qu’on a le choix d’user ou non .
    Ce qui ne veut pas dire que refuser la péridurale est signe d’arrièrisme ou de conditionnement, la liberté c’est aussi de refuser une grossesse et un accouchement de confort pour l’équipe médicale, patiente immobilisée ( ça demande moins d’accompagnement que rester debout ), accouchement programmé, position d’expulsion non physiologique etc. Accoucher sans péridurale est à mon avis une façon de se réapproprier son corps et ne pas « déléguer »

  • #46 Nadège le 8 avril 2009 à 10 h 33 min

    Oh que tu as raison ! Chacun doit pouvoir choisir comment vivre son accouchement. Vu comme tous les mois je suis pliée en 2 par le mal de bide (avec sueurs froides nausées etc…), crois moi que si j’avais du accoucher par « voie basse » comme on dit à la naissance de mon fils, j’aurais demandé la péri (parce que j’imagine que la douleur lors de l’accouchement doit être 10 fois pire que celle des règles, qui est déjà insupportable chez moi).
    Tu sais, je prends d’horibles reflexions quand je dis que j’ai adoré mon accouchement : une césarienne programmée (le bébé ne pouvait pas passer dans mon bassin car il était en travers) : 10 mn, consciente (péri et non anesthésire générale), toute fraiche pour recevoir mon petit amour dans mes bras. Et comme je n’étais pas fatiguée, j’ai pu en profiter pour le caliner longtemps longtemps. Les gens me disent souvent « mais tu n’as rien vécu !!!!! »…. ben si ! l’émotion était bien là ! Même si je n’ai pas participé « activement ». Les larmes dans les yeux du jeune biologiste stagiaire, les regards complices de mon gygy, l’anesthésiste qui me caressait la main…. un incroyable échange, et tout ça sereinement, dans le calme. Rien de brutal. Je pense qu’il est moins stressant pour le bébé d’arriver alores que la maman ne souffre pas, Sans cris et sans douleur. Non ?

  • #47 double plus good le 8 avril 2009 à 10 h 35 min

    @ blabla: moi aussi sans hopital, ma soeur ne serait pas là à l’heure actuelle.
    Mais est-ce bien nécéssaire de coller des médicaments d’office à quelqu’un qui présente tous les signes d’un accouchement sans problème. On oublie un peu que ce n’est pas une maladie d’être enceinte, donc quand tout va bien oublions les médecins, qui ne devraient intervenir que dans des cas bien précis comme le tien à première vue.

  • #48 Eve-lune le 8 avril 2009 à 10 h 36 min

    Hello, merci pour vos réponses!

    @teatree, en effet comme dit Molly, c’est une question de dosage. Le but de la péri n’est pas d’enlever les sensations, mais la douleur. Maintenant d’ailleurs dans de nombreuses maternité, la femme dose elle-même son anesthésie avec une petite pompe, le but étant qu’elle ressente suffisamment pour être la plus active possible dans son accouchement.
    Dans certaines maternités de pointe, commencent à exister les péri en ambulatoire : ceux sont des péri plus légères et permettant à la femme de marcher presque jusqu’au bout, ce qui « active » l’accouchement.

    @Emma et Double plus good, précision importante : si j’ai du mal à comprendre qu’on refuse la péri (et donc qu’on accepte de souffrir), c’est un choix que je respecte. Désolée si je n’ai pas donné cette impression. Comme vous deux, je pense que le plus important dans une naissance est que la mère puisse la vivre comme elle le souhaite. Il serait absurde d’obliger des femmes à subir une péri, comme il est absurde de ne pas en faire à celles qui la réclament. Malheureusement cela arrive encore fréquemment dans les hôpitaux où les anesthésistes sont parfois débordés; la femme n’obtient pas sa péri et le personnel s’excuse vaguement tout en lui présentant ça comme un moindre mal. Pourtant j’ai lu dans une étude que si 50% des femmes trouvent les douleurs de l’accouchement supportables, les 50% restant les trouvent insupportables. L’idée de moindre mal est donc très relative. Je crois que c’est très variable d’une femme à l’autre, et que ce n’est pas une question de courage, mais de différence au niveau due la sensibilité du système nerveux.
    Et puis ce serait dommage que les femmes qui ont eu une péri se sentent moins valeureuses que les autres et pensent qu’elles ont délégué leur accouchement.Comme dit Anne de Bretagne, la douleur n’est pas une valeur.

  • #49 Nicole le 8 avril 2009 à 10 h 37 min

    @Elisa: toute à fait d’accord… Un amie a été dans ce cas là pour son 1er accouchement: la péri « n’a pas marché »… Elle a beaucoup souffert parce qu’elle s’était préparée à ne pas avoir mal, du coup, aux premières douleurs, tout son corps s’est contracté et la douleur n’a été que plus forte. Pour son 2è, elle a fait une préparation yoga, baignoire tiède etc… elle était tellement détendue que le bébé est né dans l’eau à la mater!! :-)))

  • #50 Eulalie39 le 8 avril 2009 à 10 h 39 min

    J’envisage de faire un bébé dans pas tard et je pense que je demanderai une péridurale… le fait d’être enceinte me fait déjà peur alors imaginez pour l’accouchement !
    Seulement, une de mes amies a encore des séquelles de sa péridurale après 4 ans ! Cela lui a provoqué une paralysie faciale et on voit encore aujourd’hui que son visage n’est plus comme avant… ils l’ont massacrée pendant son accouchement et malgré la péridurale, elle a terriblement souffert (évidemment, je pense qu’ils l’avaient sûrement ratée!)… Bref, après tout ça, ça fait réfléchir quand même…
    Pour ou contre la péridurale ? Je pense qu’on le saura le moment venu !

  • #51 Nadège le 8 avril 2009 à 10 h 40 min

    J’ajoute, (car en remlisant mon com, je dois passer pour une pro accouchement médicalisé) qu’il n’y a pas d’accouchement idéal. Chaque femme doit sentir ce qui est « bon » pour elle, ce qui correspond à ses convictions, à ses envies. Il n’y a rien à « prôner ». Ce moment est tellement perso et tellement magique, que c’est à chacune d’écrire son histoire. Dans l’idéal pour moi, ce serait d’accoucher chez moi, dans l’eau, avec de la musique douce, des bougies parfumées et une Doula. Maintenant, ma résistance à la douleur a des limites. Et je sais que je ne pourrais pas tenir physiquement. Mais j’envie les femmes qui peuvent le faire. Bref, à chaque femme son « aventure ». Et comme le disait becooz, un mari n’a pas à imposer son choix.

  • #52 Marine le 8 avril 2009 à 10 h 41 min

    ah… la péridurale. On peut avoir l’avis qu’on veut là-dessus, lorsque cet avis reste personnel et que le but ne soit pas d’évangéliser la foule alentour. Une femme qui souhaite vivre son accouchement naturellement, le fera, c’est très bien pour elle si c’est son CHOIX. Les hommes, en revanche, devraient se garder d’édicter des règles de vie aux femmes autour d’elles.
    Vous l’aurez compris, je trouve que la péridurale est une avancée merveilleuse, et qu’elle ne dénature en rien l’accouchement.
    Il y a toujours cette idée machiste qu’une femme doit rester « naturelle », on n’a jamais été tendre avec tout ce qui pouvait lui FACILITER la vie: la pilule, la maitrise de son propre corps, l’égalité… la liberté, quoi. La femme ne doit pas avoir de plaisir, c’est bien connu; il veut mieux la faire CULPABILISER!
    Certains hommes ont sûrement peur que les femmes qui souffrent moins, qui se libèrent, échappent de leur emprise, et ils paniquent en adoptant des postures figées.

    Quant à mon expérience personnelle, j’ajouterais que même lorsqu’on est une femme, et qu’on a plein d’idées arrêtées sur tout ça, on se retrouve bien souvent rattrapée par la réalité de l’accouchement, et il faut bien s’adapter. Pourquoi camper sur des positions rigides, être contre par principe? Pour prouver aux autres qu’on est géniale? Pour se donner une profondeur? pour être plus méritante, pour être plus valorisée, pour pouvoir faire la fière en racontant toute sa vie à quel point on a été une héroïne, qui, elle, n’a pas cédé aux sirènes de la facilité, contrairement aux autres? Pour avoir une médaille?
    Franchement je trouve ça stupide. Vous avez remarqué comme on est valorisé dans la société, quand on a souffert?

    Même dans l’instant, on peut changer de point de vue, et c’est bien! Il faut écouter son propre corps, sa douleur, avant d’obéir à des principes hors d’âges qui, au fond, ne nous rendront pas heureuse:
    Avant mon accouchement, pendant le travail, tant que je n’avais pas perdu les eaux, je trouvais les contractions tout à fait supportables. Je savais que je voudrais la péridurale, mais je me laissais le temps. C’est les sage-femmes qui m’ont conseillé de ne pas trop tarder, car elles allaient me percer la poche des eaux, et qu’ensuite la douleur serait plus forte.
    J’ai été bien inspirée de suivre leurs conseils. Pendant une heure, avant que la péridurale fasse son effet, j’ai senti la VRAIE douleur de l’accouchement. La sensation de devoir expulser une masse de 4 kg, la peur de se faire littéralement déchirer et d’y rester, la douleur immense dans le bas du dos, au niveau du coccyx, provoquée par ce bébé, énorme, qui allait devoir sortir, que je le veuille ou non.
    La péridurale, parfaitement dosée, m’a permis d’économiser mon énergie, de ne pas tomber dans les pommes de douleur, de rester dans l’action tout en sentant les contractions et de vivre parfaitement la naissance de ma fille. J’étais là, à 100%; pour elle, et mon corps suivait. C’est une des plus belles choses qui puissent être données aux femmes aujourd’hui, et les femmes devraient pouvoir vivre leur accouchement pour elles seules, intimement, en suivant leur propres sensations, plutôt que d’obéir à des règles extérieures ou de jouer à une sorte de comparaison avec les autres.

  • #53 bizou le 8 avril 2009 à 10 h 47 min

    Je suis tout à fait d’accord avec toi Eve, je suis à fond pour la péridurale, je souhaite dans un futur (j’espère proche) y avoir recours et ne pas me sentir dédaignée ou prise pour une petite nature. Il y a tellement d’autres sources de douleur, physiques ou morales dans la vie que l’on pourrait aisément se passer de celle-ci. Pour avoir vécu d’autres douleurs, morales et physiques, je soutiens cette idée.

  • #54 Jube le 8 avril 2009 à 10 h 48 min

    Je n’ai aucune opinion arrêtée sur le sujet, et je ne pense pas que ce soit un sujet pour lequel une seule vérité existe.
    C’est un sujet très personnel et le choix appartient à chacune d’entre nous de vouloir ou de refuser une péridurale au moment venu. Personne ne doit influencer ce choix ni le juger.
    La résistance ou la sensibilité à la douleur sont également très personnelles et très différentes d’une personne à l’autre et je pense que le fait de refuser une péridurale n’a rien à voir avec une envie délibérée de souffrir ou une peur du changement vis à vis des « pratiques ancestrales ». C’est juste un choix encore une fois très personnel et intime qui ne regarde que la personne concernée.
    Et n’oublions pas que même en choisissant l’option péridurale nous ne sommes pas à l’abri d’un événement X ou Y qui empêcherait ladite péridurale, peut être alors faudrait-il se préparer aux deux possibilités ?

  • #55 camille strass le 8 avril 2009 à 10 h 49 min

    Bonjour,

    mouais, pas trop d’accord avec les interprétations sur le « find judéo chrétien », la morale, le coup de « c’est plus naturel »… c’est surtout une question de risque.

    Ma môman a accouché deux fois sans en une fois avec (pour la p’tite dernière de la famille), ma soeur deux fois avec péri, et on les a plutôt mises en garde contre les risques de la péri. Oui parce qu’une anesthésie, c’est TOUJOURS risqué, quoi qu’il arrive.

    Après, moi, pour ou contre…

  • #56 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 10 h 55 min

    @beecoz « en salle d’accouchement les pieds dans les étriers, incapable de bouger faute à la perf, au monitoring et aux liens (vi, vi) et subissant sans broncher les contractions depuis pfff des heures »
    Voilà exactement la raison qui m’a fait choisir une sage-femme pour le suivi et non pas un gynéco obstétricien et fait choisir l’accouchement à domicile.
    Malgré les remarques un peu comme dans l’article, sur le côté régression, risques (ah oui, le progrès c’est les pieds dans les étriers, incapable de bouger,…).
    J’ai lu plus haut 25% d’épisios « utiles », c’est moins, l’OMS recommande moins de 10%, et ma sage-femme libérale installée depuis 12 ans qui fait environ 60 naissances par an (donc +700 accouchements à son actif) n’a jamais fait d’épisio… Ca ne réduit pas le risque de déchirures (graves ou pas), et ça sert à gagner entre 10 et 20 minutes. Pas plus. Gagner 1/4h en échange d’un coup de ciseau dans le vagin quasi systématique surtout pour les primipares…
    Mais non, à l’hôpital c’est moins risqué…

  • #57 Erika le 8 avril 2009 à 11 h 03 min

    Bonjour,

    Je fais partie de la catégorie des « super douillette » et c’est tout naturellement que j’ai opté pour la péri. On me la posée alors que mon col était dilaté à 6. et c’est moi qui gérais le dosage en fonction de la douleur. Et franchement c’était le bonheur, j’ai pu profiter pleinement de mon accouchement qui à quand même durée 5H.
    Je pense que c’est un choix très personnel et que tout cela n’est qu’une question de « ressentie ».
    Je suis impréssionnée et admirative des femmes qui peuvent s’en passer.

  • #58 Nikaia le 8 avril 2009 à 11 h 11 min

    je ne vais surprendre personne en disant que je suis pour le choix de la femme au moment de l’accouchement) .. et je n’accepte ni les personnes (corps médical) qui impose la péridurale ni ceux (corps médical, hommes, femmes) qui s’y opposent.
    une petite histoire pour détendre le débat. Une de mes anciennes collègues avait deux enfants « d’avant la péridurale » (elle nous racconté que pour la première elle souffrait tellement qu’à un moment elle a dit « j’arrête tout je reviendrais une autre fois …). Un jour avec son mari, ils regardent une émission de télé sur l’accouchement et la péridurale … et le mari trouve que vraiment les femmes sont chochottes, elles n’ont pas besoin de péridurales franchement, c’est naturel .. sa femme était furieuse mais laisse courir.
    Quelques semaines plus tard, le mari a une crise de colite néphretique, douleur qui en intensité est parait il assez proche de celle de l’accouchement. Il attendait l’ambulance pour être évacué en souffrant … et sa femme en a profité pour avoir sa petite vengeance :  » Alors la péridurale tu ne dirais pas non maintenant, n’est ce pas? »

  • #59 loli le 8 avril 2009 à 11 h 12 min

    pourquoi devoir se justifier d’être contre ????

    moi je dis chacun gère à sa manière et fait ce qui lui plait.
    l’idée d’une pensée unique me semble pathétique.

    cet article me laisse perplexe car CHACUN FAIT CE QU’IL VEUT et jusqu’à preuve du contraire on est encore en démocratie même si parfois on en doute …

  • #60 la Fille du rock le 8 avril 2009 à 11 h 15 min

    Alors moi je ne suis pas vraiment CONTRE la péridurale, mais je ferai tout pour y échapper.
    Je sais que beaucoup vont trouver ça très bête, mais les accidents arrivent encore beaucoup plus qu’on ne le croit (puisqu’on n’en parle pas), et bizarrement je tiens à conserver l’usage de mes jambes.

    Bon, peut-être que je me force à me mettre ça dans la tête parce que j’ai un tatouage dans le bas du dos et qu’on ne pique pas au travers d’un tatouage pour faire une péridurale (mais ça bien sûr, le tatoueur avait omis de me le préciser). Alors je cherche des bons prétextes pour me dire que « à l’ancienne c’est pas si mal, et qu’avec un bonne préparation ça devrait être jouable ».

    Ma mère a mis au monde 4 enfants sans péridurale et elle assure que la douleur a été tout à fait supportable pour les 2 du milieu, pour lesquels elle était bien préparée (trop stressée pour le 1er et césarienne pour le dernier, pas de bol).
    alors j’ai envie d’y croire un peu, moi, que ça peut être cool d’accoucher sans tricherie, d’autant que c’est un test pour moi. Je suis peut-être maso, mais j’aime bien voir jusqu’où je peux aller. Je me suis par exemple fait percer la langue pour voir si ça faisait si mal que ça (en fait non). Bon OK je suis trop bizarre… Je sors !

  • #61 Deilema le 8 avril 2009 à 11 h 15 min

    Je n’ai pas encore d’enfants, mais me sens interpellée par le sujet du jour, car cela fait partie de mes projets à court terme…
    En lisant le texte d’Eva Lune, je me suis tout de suite dit « ben oui, enfin, la péridurale, what else? ».
    Mais en fait, à la réflexion, c’est surtout « la liberté de choisir, what else? ».
    Notamment, le fait de refuser l’épisiotomie (qui n’est pas seulement faite pour gagner 10 minutes, mais aussi pour que la sécu indemnise plus l’hopital ou la clinique, parce que c’est un geste chirurgical… et oui…),
    le fait de pouvoir refuser d’être coincée dans les étriers ou attachée au lit (même pas en rêve en ce qui me concerne, j’ai suffisamment été bouleversée de voir ma grand mère ainsi emprisonnée, à la fin de sa vie)…
    J’ai une amie qui, pour avoir voulu imposer son choix à son obstétricien, s’est vue mettre à la porte de la clinique, avec son dossier sous le bras, 8 jours avant la date présumée de son accouchement… tout ça parce qu’elle avait refusé que son accouchement soit « déclenché » !
    A mon sens, le plus important est donc d’avoir une équipe médicale compréhensive et à l’écoute, dont les choix ne sont pas dictés par leur confort ou la rentabilité de la clinique, mais par la volonté de la future maman.
    Mais ça a l’air tellement, rare, je sens que je vais me mettre en quête tout de suite, pour le jour où … ;))))

  • #62 Linde le 8 avril 2009 à 11 h 20 min

    @Marine : j’applaudis des deux mains à ton commentaire!

    @Erika : je respecte les femmes qui s’en passent, mais je ne suis pas admirative… être endurant(e) à la douleur (ou la ressentir moins que d’autres, c’est selon) n’est pas « admirable ». La douleur n’est pas une épreuve que l’on passerait pour mériter un prix ou des lauriers. C’est justement cette idée (= « c’est admirable de refuser le confort facile de la péridurale »), qui, détournée, tend à sur-valoriser les accouchements dits naturels donc plus « méritants » et dévalorise les femmes qui choisissent autre chose… compte tenu de ton post, je suis sûre que tu n’as pas voulu dire ça, bien sûr ^__^, mais ta dernière phrase m’a juste donné envie de réagir…

    @LaFille duRock : comme je le disais dans mon commentaire, la peur des accidents de la péridurale pourraient, aussi (je suis une grande flippée de la vie), me faire éventuellement choisir autre chose. Quoique des fois, je me demande si ce n’est pas un moyen de pression pour faire choisir l’accouchement naturel (genre « vous avez voulu ne pas souffrir, vous allez le payer maintenant »)… hm, je suis sans doute parano ^__~

  • #63 Romane le 8 avril 2009 à 11 h 21 min

    Bonjour à toutes,

    Même si je n’ai pas d’enfant, c’est le genre de propos qui me faire grimper au plafond (genre rouge de colère et tout, et tout…). Ton collègue mériterai je crois un bon coup de boule, voir un arrachage de dent à vif, voir une coloscopie sans anesthésie aussi. Je suis complètement scandalisé que des gens pensent encore comme ça aujourd’hui, et que ce soit encore des hommes la plupart du temps. J’ai envie dire, qu’est ce qu’ils en savent de la douleur ?! C’est sûr que la vie d’une femme est jonchée de douleurs et de souffrances en tout genre, mais pourquoi n’utiliserions nous pas les moyens modernes mis à disposition pour éviter ce genre de douleur… Je suis pas du genre à prendre un médicament dès que « j’ai un pet de travers » comme on dit chez nous, mais merde l’accouchement c’est loin d’être une partie de plaisir. J’avais lu un article une fois qui disait que des scientifiques avaient déterminé que si un homme pouvait accoucher, il ne survivrait pas à la douleur… donc ton « cher » collègue peut allé se rhabiller.

  • #64 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 11 h 23 min

    Je suis plutôt dans l’optique de Marine, dans ce domaine. Je suis enceinte, je sais que je voudrais une péridurale (connaissant mon endurance à la douleur, d’autant qu’avec une élongation à l’aine gauche je jongle déjà pas mal), mais je compte me laisser le temps et surtout ne pas trop compter dessus.

    D’abord au cas où ça ne marche pas, ensuite parce que la plupart des gens que je connais m’ont convaincue que cette douleur est aussi liée au stress ; or donc, vaut mieux être le plus détendue possible. Ce qui pour moi, implique d’avoir tout envisagé ou presque.

    En revanche, ce que j’ai du mal à comprendre même si je considère que chacune sa vie, c’est les femmes qui refusent toujours la péridurale après avoir cru mourir. Mais c’est la douillette qui parle.

    Et ce que je n’admets pas, c’est que l’homme puisse culpabiliser sa femme en disant que la douleur est naturelle. Ouais, c’est ça, et quand il s’agit de leur observer le machin, yen a pas mal qui se rétrécissent d’un coup ! :)

    En revanche, j’estime qu’il est utile d’en avoir discuté avant. Que l’homme soit au courant des volontés et des désirs de sa compagne, pour pouvoir les respecter. Tout comme, mais c’est un autre sujet, pour sa présence ou non lors de l’accouchement : il peut ne pas supporter de voir sa femme souffrir, ou bien sa femme peut, par pudeur, refuser qu’il l’a voit « dans cet état ».

    Donc choix très intime, chacune sa vie ; ma position à moi c’est effectivement que la douleur n’est pas une valeur.

  • #65 Delph-ô-bô-ongles le 8 avril 2009 à 11 h 26 min

    Pour moi chacune (et pas chacun) fait ce qu’elle a envie. Et a le droit de changer d’avis en cours de route (euh … d’accouchement). Et n’a pas à être orientée (informée oui, orientée non) par qui que ce soit, y compris le conjoint (on verra le jour où les hommes accoucheront aussi).
    Perso, j’ai eu le droit à un accouchement « par les reins ». Me demandez pas ce que c’est qu’une contraction dans le ventre, j’en sais rien. J’ai tout vécu dans le dos, comme un super mal de dos mais puissance mille.
    Bénie soit la péri pour moi. Je l’ai eu à 3cm, et pfffff plus rien. Il parait que j’ai ronflé pendant 6 heures. La dernière heure, ils avaient arrêté la péri (sans me demander mon avis d’ailleurs, et sans me prévenir non plus), ça a été la pire douleur de ma vie. Je me souviens juste de mon mari qui essayait de me masser le dos pour calmer la douleur et d’avoir pensé à ma grand mère qui avait vécu aussi un accouchement par les reins, sur sa table de cuisine, assistée par sa belle-mère et sans péri. Ah aussi dans un élan de lucidité d’avoir crié à mon mari de profiter de ce bébé car je lui en ferais pas d’autre (j’ai tenu ma promesse).
    Résultat, je souffrais tellement qu’ils m’ont collé du gaz (mais lequel?) qui m’a shooté complètement. Je réagissait plus à rien ou de façon complètement automatique. Quand ma fille est sortie, on me l’a mis sur le ventre 30 sec. Et bien on m’aurait mis une buche que ça m’aurait fait la même chose, tellement j’étais ailleurs. C’est super choquant quand on y repense. De ne pas avoir CE souvenir, cette découverte de mon bébé.
    Le problème, pour moi, vient surtout de l’équipe médicale qui impose ses choix, qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous, et qui « calcule » en fait pour que ce soit plus pratique et plus rapide pour eux.
    Quand j’ai accouché internet n’était pas encore généralisé comme maintenant, les seules infos étaient le bouche à oreille, le gynéco et les copines. Pas de possibilité (ou peu) de savoir qu’il existe plusieurs possibilités et plusieurs choix. Quand on ne sait pas, ben c’est bête à dire, on ose pas demander, ni imposer.
    Oups je crois que j’ai un peu débordé ….

  • #66 beecoz le 8 avril 2009 à 11 h 31 min

    @Lili-Roxane
    Un accouchement at home, pourquoi pas si rien ne s’y oppose. Mais il faut avoir conscience qu’on ne sait jamais si tout se passera sans problème. Moi, tout allait bien (comprendre, j’avais mes petites contractions peinard, ça dilatait gentiment) quand soudain Junior a décidé qu’il en avait marre et qu’il sortait MAINTENANT. Bref, j’ai été contente d’avoir une équipe de maternité type III dans mon camp !

  • #67 Marine le 8 avril 2009 à 11 h 32 min

    On critique beaucoup l’hopital…
    mais la sécurité lors des accouchements est tout de même une des meilleures du monde dans nos pays!

    alors oui, il y a toujours un risque de complication, un accouchement n’est jamais anodin, mais j’ai du mal avec l’argument: « c’est risqué de faire une péridurale ». TOUT l’accouchement est risqué (possibilité d’hémorragie, besoin en urgence de sang comptaible, intervention des forceps, césarienne d’urgence…), et j’ai tendance à croire que la péridurale minimise ces risques, et que tout est fait pour que la sécurité des patientes soit maximale. D’où ce côté parfois trop « médicalisé » qu’on lui reproche. (perfs, étriers, position allongée…)
    Mais enfin, accoucher à domicile, avec une doula… c’est extrêmement risqué, et de plus en plus courant…
    Les gynécologues s’alarment : http://afar.naissance.asso.fr/fun/aad-danger.htm

    Attention, en fantasmant sur le « retour à la nature », à ne pas revenir à une forme d’obscurantisme…

  • #68 Hélène le 8 avril 2009 à 11 h 33 min

    petit papillon (11) merci pour ton commentaire, c’est si rare les femmes qui disent la vérité sur leur accouchement…

    Sourisdansroquefort (19) cton commentaire est super intéressant !

    Lili-Roxane (22) ça m’interpelle, ce que tu dis sur douleur et souffrance. Pour moi c’est la même chose, mais visiblement je me trompe, tu voudrais bien nous en dire un peu plus ? Je trouve ça très intéressant.

    Linde (25) j’adore ton commentaire ! Quelle intelligence et quelle finesse !

    iibelle (30) j’adore aussi ton commentaire, merci !

    beecoz (36) merci ! ;-))

    Nadège (46) ton commentaire est très émouvant (et pourtant dieu sait que je suis pas la bionne cliente pour ce genre d’émotion, moi qui n’aurai – dieu merci ! – jamais d’enfants) ;-)

    Marine (52) ton premier paragraphe est très intéressant !

    Romane (63) sois la bienvenue ;-)

  • #69 Delphine de Brest le 8 avril 2009 à 11 h 36 min

    Une chose est sûre, lors de mon accouchement, je veux une péridurale ! Aujourd’hui, on peut accoucher avec moins de douleur alors autant en profiter !!!!
    Chacun fait comme il a envie, avec ou sans péridurale .C’est comme quand on vous demande si vous allez allaiter et lorsque vous répondez non, on vous regarde avec de grands yeux !
    Enfin, je souhaite une péridurale hein mais on verra comment ça se passera quand Zozo décidera de pointer le bout de son nez !!! Je vous le dirai d’ici quelques mois comment j’ai trouvé (si on a le temps de m’en faire une on ne sait jamais s’il est pressé !!!)

  • #70 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 11 h 36 min

    Il y a autre chose aussi qui ressort des commentaires ; c’est la confiance dans l’équipe médicale.

    On a l’impression, à la lecture de certains commentaires (pas tous, hein), que les médecins sont des grands méchants qui ne pensent qu’à leur tranquillité et à leur pognon, d’où épisiotomies et péridurales à tout-va, femmes ligotées pour pas protester, désinformation volontaire…
    Bin dites donc, fais pas bon être suivie médicalement, à lire tout ça !

    Heureusement, je connais beaucoup-beaucoup de médecins, dans diverses spécialités, et j’ai pleinement confiance. Sinon, effectivement, je préférerais de loin accoucher chez moi, pas chez les vilains bouchers qui ne cherchent que leur profit !

    Je considère qu’eux ont fait suffisamment d’études pour savoir mieux que moi, et que je n’ai pas à leur donner de leçons, tout comme ils n’ont pas à me donner de leçons sur le métier de prof d’anglais.
    Après, il est évident qu’eux doivent respecter mes choix dans la limite où ces derniers ne me mettent pas en danger, et mon bébé non plus.

    Mais pour ça, il faut avoir confiance.

  • #71 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 11 h 37 min

    (Marine, apparemment, on est d’accord ! :) )

  • #72 LilydeStrasbourg le 8 avril 2009 à 11 h 37 min

    Complétement d’accord avec toi Eve Lune !!! Tout cela à cause de notre éducation judéo-chrétienne…. »Tu enfanteras dans la douleur »……..Foutaise !!!!!

  • #73 Marine le 8 avril 2009 à 11 h 40 min

    @ Jollyjuly:
    je suis totalement d’accord, moi aussi, avec tes commentaires!

    Nos médecins en France sont exceptionnels, et une sage-femme qui vous fait une perf ou vous met les pieds dans les étriers ne le fait pas pour vous faire du mal!
    Heureusement qu’ils sont là, tous ces toubibs, et soyons un peu reconnaissants

    (parfois en lisant certains commentaires je trouve que c’est le monde à l’envers)

  • #74 la_pomme le 8 avril 2009 à 11 h 43 min

    j’ai rien contre la personne qui a rédigé l’article mais pour moi y’a pas de débat à avoir sur ce sujet, chacune est libre de ses choix, chacune sa propre sensibilité à la douleur et chacune ses propres croyances.
    La médecine nous laisse le choix c’est déjà pas mal de l’avoir, non ?
    C’est un peu comme si j’écrivai un article sur pourquoi j’aime les bananes et qu’il y avait des gens qui n’aiment pas la banane et qui viennent me le dire.
    T’ain c’est profond …..

  • #75 Deilema le 8 avril 2009 à 11 h 44 min

    Jollyjuly : Je me sens un peu visée par ton commentaire…
    Je vais préciser ma pensée : en ce qui me concerne, il est hors de question que j’accouche ailleurs que dans une maternité (d’abord, y’a même pas de table dans ma cuisine… ;) ), donc je vais nécessairement avoir recours à une équipe médicale.
    Ca ne me fait pas peur en soi, je connais plein de médecins très bien… mais en ce qui me concerne LE critère est en effet qu’ils soient à l’écoute, qu’une relation de confiance s’instaure.
    Je ne prétends pas leur apprendre leur métier (et je déteste également quand mes clients s’imaginent m’apprendre le mien), mais il me semble quand même que la liberté de choix du patient est un droit, et il est hors de question qu’on m’impose des choses.
    Je ne suis pas butée, je veux bien changer d’avis, mais à condition qu’on m’informe et qu’on m’explique, et pas avec des « mais nous on sait ce qu’on fait, c’est pour votre bien vous savez… ».

  • #76 glop le 8 avril 2009 à 11 h 44 min

    @Lili-Roxane, à la naissance mon fils ne respirait pas : le cordon s’est enroulé autour de son cou dans les dernnières minutes, au moment de l’expulsion. Il a du être réanimé. s’il avait fallu le transférer, il aurait pu mourir (rectification, il serait certainement mort). Tu as du entendre cet argument des tas de fois… Mais bon, même si je suis mi-même totalement pour un accouchement bien pensé en amont et respectueux de tous, c’est la raison pour laquelle je n’accoucherai jamais chez moi et ne prônerai jamais une telle prise de risque (ma grossesse a été parfaite, RAS, bb bien positionné etc – mais qui peut prédire un cordon enroulé?…). Il y a une vaste palette entre accoucher chez soi et accoucher les pieds dans les étriers avec une épisio! J’ai accouché dans une clinique avec un obsté haptonome et une sage-femme contre l’épisio (je n’en ai pas eu) et pour essayer sans péri (j’en ai eu une, thanks god, je suis quand même allée jusqu’à l’évanouissement). Dans la salle de naissance, il y avait une lumière douce, une baignoire, une belle mosaïque et une banquette confortable pour le papa, ainsi qu’une chaine hi-fi où on passait ce qu’on voulait (mon fils est né sur les Nocturnes de Chopin). Je pouvais marcher, me baigner, accouchher sur le côté où les pieds au mur si ça me chantait. Le protocole de naissance était établi selon notre choix. Ceci dans la sécurité totale d’une mater « médicalisée » (heureusement, donc!). Voilà, on peut aussi échapper au protocole hospitalier tout en profitant de cette sécurité (et mon accouchement ayant duré 48h, l’obsté n’était pas de trop pour relayer la sage-femme!…. La même que celle qui m’a suivie pendant la prépa, bien entendu (je n’imaginais pas accoucher avec qqun que j’aurais découvert le jour même). Si j’avais été chez moi, il y aurait eu un transfert risqué, en catastrophe… à l’hôpital, avec son cortège de joies (ahum), et je n’aurais plus rien maîtrisé du tout…

  • #77 glop le 8 avril 2009 à 11 h 45 min

    Quant aux hommes qui refusent la péri pour les femmes, ben il ne faut pas les fréquenter, c’est tout… Et plaindre leurs épouses!

  • #78 le 8 avril 2009 à 11 h 51 min

    Si ma mère n’avait pas accouché à l’hôpital il y a 31 ans, je ne serai pas ici pour témoigner :-)

    Pour ou contre la péridurale, j’aurai du mal à dire, tellement je fais rire tout le monde en disant que le jour où je devrais accoucher, je préférerais « ne pas être là »

    Perso, si c’est à choisir, je préférerai encore accoucher par césarienne, tellement le moment de l’accouchement me semble traumatisant. Et je préfère largement qu’on m’ouvre le ventre plutôt que d’avoir une épisio !
    Mais c’est un autre débat :-)

  • #79 beecoz le 8 avril 2009 à 11 h 51 min

    @Jollyjuly
    Avoir confiance à l’équipe médicale, oui.
    Se laisser chosifier, non.
    Exprimer ses choix, ses opinions, oui.
    Se laisser infantiliser, non.

    Soyons réalistes, la masse d’information est telle à présent qu’une femme enceinte n’est plus la brebis ignorante de jadis. On ne peut pas nous encourager d’un côté à avoir une part active dans notre accouchement et de l’autre nous dire « tais-toi et pousse ». On ne peut plus nous dire « c’est mieux comme ça » alors que des études scientifiques prouvent le contraire.
    Pas étonnant qu’il y a un revival « tout naturel » (auquel je n’adhère pas) quand on voit à quel point certains médecins (sage-femmes, etc) peuvent être cons avec leurs patientes.

  • #80 princessevarda le 8 avril 2009 à 11 h 54 min

    Je n’ai pas encore lu les commentaires, alors pardon si je dis des choses qui ont déjà été dites.
    Je ne suis ni pour ni contre la péridurale.
    A priori, je ne la souhaitais pour aucun des mes deux accouchements, la vie, hélas, en a voulu autrement, mais la vie est cruelle, cette salope.
    Bref, j’ai bénéficié de ce soulagement de peine et sur le coup, vraiment, j’étais bien contente de pouvoir le faire.
    Je crois que c’est important qu’on puisse avoir le choix.
    Mais j’aurais préféré que mes accouchements ne le nécessitent pas. Non pas pour la douleur qu »on « devrait » ou non ressentir, mais pour l’acte médical que ça représente.
    J’aurais voulu que mes accouchements soient le moins « médicalisés » possible, tout simplement, parce qu’entre la péridurale dans le dos, la perfusion dans le poignet, et le masque à oxygène sur le visage, je ne me sentais pas tellement libre, quand même, faut bien le dire.
    J’aurais voulu que tout ça soit un peu plus naturel, tout simplement.

  • #81 Nicole le 8 avril 2009 à 11 h 58 min

    Je plussoie celle(s) qui dit qu’il y a un éventail entre accoucher à la maison et accoucher immobile sur un lit de maternité.
    De plus en plus de maternités adhèrent à une sorte de charte « accouchement agréable friendly », avec des baignoires, des ballons géants, des tringles pour s’étirer le dos, des chaises et tabourets… et j’en passe. Tout pour que l’accouchement soit médicalement suivi, certes, mais dans un environnement « naturel » et, pourquoi pas, si la mère le souhaite, sans péridurale.
    La mienne (de maternité) n’était pas du tout dans ce cas là, mais mon gynéco était tellement bien, tellement pro, qu’il m’a suivie tout le long de l’accouchement, me demandant ce que JE souhaitais. Un amour!!!!

  • #82 Fafanny le 8 avril 2009 à 11 h 59 min

    Je trouve ce texte très binaire : pour ou contre. On peut ne pas désirer de péri sans pour cela être contre. Heureusement que les choses sont un peu plus nuancées dans la vraie vie. J’ai accouché 4 fois (les 3 premières avec péri et la dernière fois j’ai voulu essayer sans et j’ai pu tenir, mais bon je savais que je pouvais toujours la demander si c’était trop dur).

  • #83 vale le 8 avril 2009 à 12 h 00 min

    salut eve lune alors tu voulais des reactions a ton article, en voila une:
    premierement et je suis completement d accord, on n a pas a souffrir pour meriter son bebe, en revanche je ne comprends pas pourquoi l on devrait traiter de sado ou maso ceux et celles qui pensent que la peridurale n est pas indispensable ( bien que la encore les hommes n ai pas franchement leur mots a dire sur la question) ma mere a accouche de jumeaux sans peridurale et avec episio, et elle m a toujours dit regarder avec amusement les scenes d accouchement dans des telefilms ou autres, car souvent c est bien loin de la realite, as tu deja accouche? si non, peut etre as tu une image faussee de cet accouchement depeint comme si terrible, mais que finalement des milliards de femmes ont vecu ( et grace a la science parviennent a y survive pour certaines). Je ne remets pas en cause les avancees de la science et j en espere d ailleurs plus, mais je suis contre une societe aspetisee ou l on se precipite sur un medicament ou cachet au moindre pet de travers, je pense qu il faut relativiser un peu la douleur. Je dirais donc pour finir que je ne jette pas la pierre a celles qui choisissent la peridurale ( et dont je ferai peut etre partie, qui sait?) alors j’attends la meme attitude a mon encontre, oui si possible et si je m en sens le courage j aimerais accoucher a l ancienne ressentir la douleur, les sensations…. et non je ne suis pas maso.

  • #84 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 12 h 03 min

    @Beecoz : je n’ai pas eu l’impression d’avoir été infantilisée à aucun moment, de ma grossesse ou d’autres actes médicaux ou chirurgicaux. Peut-être que j’ai eu de la chance et que je ne suis tombée que sur la petite portion de bons médecins ? Mouais.
    Je préfère penser que j’ai eu affaire à l’écrasante majorité de médecins consciencieux, c’est moins angoissant.

    Et franchement, la masse d’information est telle, comme tu dis, qu’elle peut vite se transformer en désinformation.
    J’en discute souvent avec ma meilleure amie, pédiatre, et d’autres de mes amis médecins ou infirmiers ou sage-femmes, ou autres, et ils sont parfois atterrés par les croyances de certaines personnes.

    Rien à voir, hein, mais par exemple, on a beau dire que l’information est accessible par tous, apparemment ce n’est pas le cas : même en France, certaines filles croient encore que la pilule protège du sida… Exemple parmi tant d’autres.

  • #85 lilouann le 8 avril 2009 à 12 h 06 min

    N’ayant encore jamais du passer par la case accouchement, je n’exposerai pas ici ma propre expérience. Mais ayant cependant le désir d’avoir des enfants, j’ai souvent écouté avec attention des débats sur ce sujet et notamment la péridurale. Je suis sensible à la douleur, mais encore plus à l’hospitalisation, j’ai donc toujours pensé ne pas avoir recours à la péridurale le jour J. Après, je ne sais pas comment je réagirai le moment venu, je pèserai consciensement le pour et le contre. Mais il est sûr que ça ne sera pas un automatisme. Car m’injecter de la drogue (car oui, il ne s’agit ni plus ni moins que de ça en réalité) dans le corps, je ne suis pas vraiment pour.
    Pour éclaircir certains points, je vous mets un lien vers une étude d’un médecin australien débattant du sujet, qui pourrait intéresser celles qui sont « pour » sans restriction. ^La péridurale étant devenue un tel automatisme dans bcp de cas, on ne s’interroge plus autant qu’il le faudrait sur ses dangers, car non, une péridurale n’est pas une simple piquouse anodine, lisez plutôt:
    http://www.mamancherie.ca/fr/info/documents/risquesperidurale-Buckley.pdf

  • #86 Hélène le 8 avril 2009 à 12 h 10 min

    gé (78) pas mieux ;-)) Je n’accoucherai jamais, grâce au ciel, mais si ça devait arriver, je réclamerais à toute force une césarienne (programmée, en plus) ;-)
    L’accouchement, je suis contre ;-)

    beecoz (79) je plussoie à fond.

    princessevarda (80) j’aime beaucoup ton commentaire, d’une grande simplicité, qui dit avec douceur pourquoi tu préfères sans ;-)

    Fafanny (82) bienvenue à toi.

  • #87 Erika le 8 avril 2009 à 12 h 19 min

    @ linde: tu as raison, « admirative » n’est pas le pas le mot adéquate pour décrire ce que je voulais dire.
    Les femmes qui accouchent sans péri ne sont pas plus « méritante » que celles qui ont choisie la péri. Un accouchement, quel qu’il soit, reste un accouchement et le résutat est le même.
    C’est juste que leur capacité à endurer la douleur m’impressionne vachement.

  • #88 beecoz le 8 avril 2009 à 12 h 20 min

    @Jollyjuly
    Je pense que tu as effectivement eu beaucoup de chance !

    Je connais peu de médecin/infirmière/SF dans ma sphère privée. En revanche, j’ai fait une découverte frappante lors de mon 1er « cours » de prépa à l’accouchement : toutes les femmes présentes attendaient ce cours avec impatience parce que :
    – le suivi de leur grossesse était impersonnel et ultra-rapide
    – l’information donnée par le corps médical était au mieux lapidaire, au pire inexistante
    – elles avaient l’impression de passer pour des bécasses quand elles posaient des questions.

    Alors, soit il ne faut pas être suivie dans de grosses structures (Robert Debré pour ma pomme), soit mon groupe et moi on fait partie de celles qui gagneront jamais au loto…

  • #89 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 12 h 21 min

    Accoucher à domicile peut être dangereux dans quelques cas bien précis de grossesse non physiologique (jumeaux, antécédents de césariennes, bébé en siège, diabète, hypertension,…), la mortalité et morbidité maternelle et infantile est équivalente à un accouchement en structure médicale pour les grossesses physiologiques.
    Je ne mets pas ma vie ou celle de mon enfant en danger.
    @glop : bien sûr que j’entends ce genre d’arguments, mais heureusement que je les entends et que je pousse les recherches, je veux pas faire l’autruche ou la méthode coué « non je n’entends rien il ne peut rien m’arriver » la sage-femme ne vient pas les mains vides, elle a un monitoring, du matériel de réanimation, d’intubation, des perfusions, de l’ocytocine de synthèse, des anesthésiants locaux (pour recoudre une déchirure par exemple), elle est formée pour les urgences (et s’est servi 4 ou 5 fois en 12 ans du matériel d’intubation)…
    Pour ton accouchement, tu as eu de la chance, en Île de France, deux maternités permettent ce type d’accouchement, maternités auxquelles je ne peux être inscrite car trop loin de mon domicile (et si il y a un souci, je dois être transférée à celle qui est à 5km, pas 40), quand j’ai voulu évoquer la possibilité de ne pas être monitorée en permanence, de ne pas avoir la perf obligatoire, de pouvoir prendre une douche ou me déplacer à ma guise pendant le travail, bref de pouvoir m’écarter un peu du protocole de base etc., le gyn-obs de la maternité « de référence » pour moi m’a envoyée paître en m’expliquant en gros que eux ils savent comment une femme doit accoucher et que moi je ne sais pas alors je fais comme ils disent ou je vais voir ailleurs si ils y sont. D’où l’AAD. La maternité ça sera en dernier recours si il y a un problème.
    Si on regarde les études sérieuses (pas les délires des uns ou des autres intégristes de la naissance à la maison ou à la clinique), on arrive à 4% de transferts vers la maternité, sans risques supplémentaires induits par le transfert ou par l’AAD.
    Je me suis renseignées énormément pour ce choix qui n’était pas facile, après ce rdv à la maternité qui m’a horrifiée, j’ai lu des tonnes d’études trouvées souvent sur des sites hollandais (30% d’AAD chez eux) et n’ai retenu que celles qui comparaient vraiment des groupes comparables de plusieurs centaines de femmes à degré de risque équivalent, j’ai lu les articles présentant les points de vue opposés sur le sujet, les études française sur les 9% de périnées intacts pour un premier bébé à la maternité contre 38% à la maison, je me suis farci le rapport de l’OMS sur le sujet et celui du chef de service de la gynéco-obstétrique de l’hôpital de Villeneuve St Georges (94), bref ce n’est pas un délire anti-médical, c’est un choix réfléchi.
    Tous les chiffres que j’avance sont trouvables facilement sur internet, j’ai pas le courage de refaire toutes mes recherches sur le sujet.
    @Marine, c’est un peu gênant ton article, car il est à charge et précise « Ne lire qu’en cas d’absolue nécessité » les articles parlant au contraire des apsect positifs de l’accouchement à domicile… Alors que c’est en confrontant les « pro » et les « anti » qu’on arrive à un juste milieu, pas en disant « je dis la vérité, si ça vous chante, allez donc lire ce que racontent les autres, mais bon, évitez si vous pouvez ».
    Enfin bon, c’est comme pour la péri, chacun fait ce qu’il veut en connaissance de cause, en parlant de cas extrêmes, une copine est en procès avec la maternité où elle a accouché car elle a perdu son utérus à cause d’un déclenchement de confort pour l’équipe (elle risquait d’accoucher pendant un pont, ça arrangeait pas l’équipe), hormones de synthèse à mort, mais ça a eu du mal à démarrer (le fruit ne tombe de l’arbre que quand il est mûr), du coup doses maximales, du coup après l’accouchement l’utérus saturé d’hormones n’a pas pu contracter correctement spontanément pour évacuer le placenta et se remettre en place, hémorragie, l’équipe était sur trop d’accouchement en même temps (ils ont déclenché tout le monde avant le pont), du coup personne n’a pu se rendre compte à temps de la gravité de son état hystérectomie, transfusion (moins 2,5 litres de sang environ quand même).
    Oui, c’est extrême, oui, c’est rare.
    Mais ça existe aussi.
    Donc il faut être conscient de tout ça et faire son choix, une copine enceinte en même temps que moi n’envisage pas du tout l’AAD, je ne cherche pas à la convaincre, elle a la chance d’avoir à 10 minutes une petite maternité de campagne comme il en existe peu qui est un peu dans l’esprit de celle où gloups a accouché, si j’avais eu la même près de chez moi j’aurais sans doute accouché là-bas.
    Encore une fois, ni pour ni contre, bien au contraire, mais pas de conte vérités sur le sujet, pas de « c’est extrêmement dangereux » et autres.

  • #90 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 12 h 25 min

    J’ai accouché deux fois. Deux fois avec péridurale. Mais qui n’a pas fonctionné.
    Ce n’est pas moi qui le dit, c’est mon gynéco. Apparemment, ça arrive. Donc j’ai eu mal.
    Et pas un peu (et pour mon deuxième accouchement, le produit m’a même fait tourner de l’oeil, j’étais sous oxygène, la joie, quoi !!!).

    L’accouchement a été, pour moi, une immense douleur physique. Je ne veux faire peur à personne, je dis juste comment j’ai ressenti les choses. A tel point que l’idée d’avoir un troisième enfant, si elle me fait envie, me terrorise aussi par ce côté-là.
    Alors si on peut ne pas souffrir, je dis OK !

    Et chaque femme doit être libre de ses choix. Comme pour tout.
    Je précise également, que je considère que l’homme n’a rien à voir dans cette histoire de péridurale. C’est celle qui accouche qui choisit, nom de D…! Au nom de quoi peut-il demander à sa femme d’avoir mal ????

  • #91 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 12 h 27 min

    Et je précise que, même si elle n’a pas fonctionnée, cette maudite péri, j’en ressent encore les effets des années parès : des fourmillements dans le dos, à l’endroit où elle a été posée.

    Mais je suis pour quand même ! (enfin, en ce qui me concerne ;-) )

  • #92 Coline le 8 avril 2009 à 12 h 29 min

    Effectivement, c’est un choix personnel, chacune est libre de faire ce qu’elle veut, péridurale ou pas péridurale, mais ce n’est en aucun cas au mari/conjoint à donner son avis là-dessus. Et puis, le seuil de tolérance à la douleur, c’est très subjectif: moi qui me croyais super douillette et bien je ne le suis apparemment pas tant que ça. Ma mère a accouché 3 foix sans péri et d’après elle c’est une douleur très supportable avec une bonne préparation et confiance en l’équipe médicale.
    Bon dans mon cas, j’ai accouché il y a 15j (!) et j’avais interdiction de le faire sans péri pour divers problèmes de santé…. Bref je n’ai rien senti tellement on m’a bien drogué, genre je n’ai pas su bouger mes jambes pendant plusieurs heures après! Le pompon a été quand on a dû me faire une césarienne en urgence…. Et bien là on dit merci à la médicalisation de ma grossesse qui n’aurait pas eu une fin heureuse sans tout cela! Et comme dit mon chéri: la douleur ne glorifie pas la personne.

  • #93 iorhael le 8 avril 2009 à 12 h 32 min

    Je n’ai encore jamais eu d’enfants, mais je souhaite accoucher sans péridurale. Je vais essayer de bien choisir mes mots pour ne pas faire un tollé. :)

    Déjà, comme ça a été dit, ça reste un geste médical qui n’est pas anodin et que je trouve gênant dans un contexte de naissance, parce que quoi qu’on en dise, l’accouchement reste une des seules choses vraiment naturelles, qu’on ne peut pas zapper complètement. Et puis j’aurais peur de passer à côté de quelque chose : je me suis documentée, et il semble qu’on ne peut pas pousser aussi bien avec la péridurale, on est moins connectée à ce qui se passe, et ça rallonge le travail. Mais surtout, c’est la douleur de la mère qui déclenche des hormones qui vont en quelque sorte anesthésier le bébé, qui, lui, souffre donc moins sans péridurale. Je n’ai également aucune envie de passer mon accouchement allongée, câblée, branchée de partout, je souhaite être mobile, rester debout un maximum voire ne pas me coucher du tout si c’est possible.

    Après je suis bien sûr pour le choix, a priori je supporte bien la douleur (même si celle-ci n’est sans doute pas comparable), mais je n’aurai pas honte de réclamer une péridurale si le jour J je ne me sens pas capable d’endurer. Je serai juste un peu déçue…

  • #94 PrincesseTorchon le 8 avril 2009 à 12 h 33 min

    @ double plus good : je ne suis pas pour la médicalisation à outrance mais parfois dans une urgence grave quelques secondes de gagnées sauvent une vie. Pour mon premier enfant, j’ai eu une césirienne pour une urgence grave. Ma fille risquait de mourir ou d’avoir des séquelles neuro. La rapidité, le fait que j’avais un catether déjà posé (…) a permis à ma fille de naitre en bonne santé. Avoir une opinion bien tranchée je comprends, de même que je comprends celles qui accouchent à domicile, ou sans péridurale mais on ne peut pas faire de choix lucide sans être informer de TOUS les aspects. Car à toute décision il y a des risques ET des avantages.
    S’Informer pour décider en fait…

  • #95 Celine Du 77 le 8 avril 2009 à 12 h 37 min

    l’année de ma terminale, mon prof de philo nous avait lâché la sentence suivante: un accouchement étant une chose naturelle, il ne pouvait concevoir que ça puisse se dérouler dans la douleur. D’ailleurs, lui-même avait une expérience personnelle d’un accouchement qui s’était déroulé proche de l’extase. je cite :)
    dans la foulée, sûr de son fait, il avait organisé une conférence avec un gynécologue obstétricien sur l’accouchement sans douleur. évidemment, le praticien nous avait soutenu mordicus que l’accouchement sans douleur était un idéal inatteignable pour le moment, et que la seule solution existante était la péridurale.
    dans ma classe à majorité féminine (et pourant on était une classe de terminale S spé mathématiques), ça avait fait son petit effet :)

    en tous cas, j’agrée totalement sur ta position, Eve Lune :)

  • #96 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 12 h 37 min

    Hélène, je viens de lire ta remarque.
    Pour la nuance que j’apporte entre douleur et souffrance, je vais essayer de m’expliquer.
    Quand j’ai des migraines, je souffre vraiment parce que la douleur est terrible, intense, n’a pas de sens, ne sert à rien,… Bref, je consomme pas mal d’antalgiques pour mes migraines, j’ai vu des neurologues, même des psychiatres sur le sujet, c’est une réelle souffrance que d’avoir une migraine.
    Pour ce qui est des douleurs de règles par exemple, elle sont assez douloureuses chez moi, mais je ne prends généralement aucun médicament, d’une part parce que j’estime que j’en prends assez pour mes migraines, et aussi parce que je connais cette douleur et son sens, je la comprends et je l’accepte, je sais que mon corps fonctionne et je lutte pas, j’accompagne, quand j’ai arrêté de me battre contre la douleur de mes règles, ça s’est mieux passé, ça me faisait moins mal.
    La douleur injuste me paraît être source de souffrance (quoi de plus injuste qu’une migraine parce qu’il a fait juste un peu trop de soleil qui te cloue 2 jours au lit avec une bassine ?), si je chahute avec mon copain et qu’il me fait mal involontairement, ça passe tout de suite, on faisait les cons, ça arrive, c’est pas grave, je crois que si il m’envoyait un coup de coude dans les côtes volontairement pour me faire mal ça serait extrêmement douloureux.
    C’est dur à expliquer avec des mots puisque c’est un ressenti, mais la douleur c’est une information physique, la souffrance c’est un ressenti moral pour moi. Du coup, j’ai pu supporter une douleur rénale équivalente en gros à une colique néphrétique parce que y’avait rien à faire pour soulager à ce moment là (SOS médecin arrivait avec la morphine !), et en accompagnant la douleur en respirant, en me concentrant dessus, ça allait, j’avais hyper mal mais c’était supportable, j’avais l’impression de gérer, j’aurais pas tenu 2 jours, mais les 2h le temps que le doc arrive ça allait.
    Je me trouve presque un peu ridicule en racontant ça, ça fait très mystique, les pratiquants d’arts martiaux comprendront sûrement mieux (j’ai un tonton chéri prof de divers arts martiaux depuis +20 ans, c’est lui qui m’a enseigné la gestion de la douleur).
    Bref, voilà, je sais pas si j’ai été claire ;-) !

  • #97 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 12 h 45 min

    @ Lili-Roxane : j’aime beaucoup ton explication. Je la trouve tout à fait compréhensible.
    Mais je n’y adhère pas.

    Je ne vois pas pourquoi il y aurait de « bonnes »raisons de souffrir et d’autres « moins bonnes »…
    Quand j’ai mal, peu importe la circonstance, je fais tout pour que ça cesse. Mais je parle de douleur physique. Parce que pour moi, si ton copain te file un coup dans les côtes volontairement, ce sera plutôt une douleur morale… Mais c’est un autre sujet.

    ps : je compatis pour les migraines, j’en ai aussi .

  • #98 Malone le 8 avril 2009 à 12 h 53 min

    J’ai accouché il y a 3 mois sans péridurale, et pour la deuxième fois. Effectivement, tout ça est très très très personnel. Dans mon cas, le premier accouchement a été trop rapide pour que la question de la péridurale se pose (rapide mais très douloureux… Mais rapide…); toujours est-il que c’est ce qui m’a permis d’envisager d’accoucher à nouveau sans péridurale pour le 2e. Surtout parce que je pétais la forme juste après et que la péridurale me faisait peur. Mais aussi: mes deux bébés sont arrivés 5 semaines avant terme (en pleine santé et sans raison apparente), ils faisaient 2kg5 et 2kgs8 et les deux accouchements ont été rapides (je dirais une heure de douleur dont 1/4 d’heure de douleur très très intense, je pensais tomber dans les pommes à la fin), je n’ai pas eu d’épisiotomie, pas de déchirure ni éraillure et les grossesses avaient été très très faciles.
    Et comme je l’avais rêvé, j’avais la super forme aussi juste après mon 2e accouchement.
    A côté de ça, je comprends parfaitement le discours « péridurale dès l’ombre de la première douleur et même avant si possible » et il me semble aussi naturel que mon choix à moi. En tant que femme, il est important pour moi que nous ayons un regard bienveillant sur les choix des autres femmes en matière d’accouchement, d’éducation des enfants et aussi du choix d’avoir ou pas des enfants… (j’ai accouché sans péridurale mais je remettrais très durement à sa place un homme qui voudrait donner son avis sur la question de la douleur de l’accouchement. Ca me parait insupportable à entendre…)

  • #99 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 12 h 55 min

    Je sais pas comment expliquer les choses, il n’y a pas de bonnes raisons de souffrir à mon avis, mais quand j’ai mes règles et les douleurs qui vont avec, je ne souffre pas. Oui, un coup volontaire est une douleur morale, mais voilà, en fait c’est ça, pour moi la souffrance est la douleur morale, totalement séparée de la douleur physique, quand j’ai la migraine je souffre parce que j’en peux plus d’avoir toujours mal, j’en peux plus de ne pourvoir rien faire sans le payer (me coucher trop tard, boire un verre de trop, ne pas boire assez d’eau, avoir trop chaud, conduire sans lunettes de soleil un jour de ciel lumineux…) la douleur même minime au début est terrible parce que je sais qu’elle est annonciatrice de malaise, nausées,… C’est la douleur morale qui prend le dessus et je n’arrive pas à surmonter ça.
    La douleur physique me paraît généralement surmontable parce que pour caricaturer, bon, c’est pas en hurlant et en me roulant par terre que ça changera les choses, autant essayer de faire avec.
    Je cloisonne douleur physique et morale, en fait tu m’as donné la clé de l’explication claire, Cécile de Brest ;-) !

  • #100 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 13 h 03 min

    Mon dernier commentaire sur le sujet pour faire la synthèse : je me suis rendu compte que le gros de la douleur, c’est sa non acceptation, donc on lutte contre et on s’épuise deux fois plus, la douleur + la lutte contre, si on ne lutte pas, qu’on l’accepte, j’ai envie de dire comme une huitre avec un grain de sable, elle l’enrobe de nacre pour le rendre doux et qu’il arrête de la faire souffrir, c’est un peu bizarre comme image mais si on accepte la douleur et qu’on l’accompagne, ça se passe déjà mieux.
    Allez, j’arrête de troller ;-) !

  • #101 Seccotine le 8 avril 2009 à 13 h 06 min

    Je vous trouve quand même pour la plupart bien dures avec les hommes qui expriment une opinion sur le recours à la péridurale de leur compagne.

    Bien sûr, je ne parle pas des abrutis lamentables qui ne voient pas plus loin que « t’es obligée de souffrir sinon c’est pas un -vrai- accouchement », voire les « bien fait pour toi, tu l’as voulu ce gosse, hé ben assume » (je trouve entre parenthèse que leur rebalancer cet argument le jour où ils sont dans la souffrance à leur tour est du même niveau ras-de-terre). Je parle de ceux qui se soucient de la nécessité réelle et des conséquences possibles de ce geste, qui est moins anodin qu’on nous le martèle.

    Bref, je pense que le plus important dans tout ça c’est d’avoir le choix, un choix documenté, et un choix de couple si couple il y a (il me semble que la plupart des femmes aujourd’hui réclament la présence de leur homme dans la salle d’accouchement. J’ai du mal à saisir la logique : il doit être là mais il a juste le droit de la fermer sur ce qui se passe ???)

    Et je suis un peu sidérée aussi par le côté « les médecins sont formidables, ils ne veulent que votre bien » prôné entre autres par Marine : tu as beaucoup de chance de vivre dans un environnement où tous les médecins sont bienveillants et disponibles.
    J’en connais beaucoup qui sont souvent épuisés, mal informés, débordés, puants de supériorité, omniscients (du moins à leurs yeux), et soucieux de leur quota de chirurgie annuel (un cas récent ? « mais nooooon, on va pas faire une césarienne, ça paaaaaasse. Siiii, regardez, on va juste tiiiiiirer un peuuuu ». Résultat ? Plexus brachial déchiré, bébé infirme pour la vie. Ah ben fallait pas accoucher en décembre, non plus.). Désolée Hélène, je m’écarte du sujet.

  • #102 sagattine le 8 avril 2009 à 13 h 07 min

    @La Fille du rock (60) : « alors j’ai envie d’y croire un peu, moi, que ça peut être cool d’accoucher sans tricherie »
    La péridurale n’est pas une tricherie. C’est avec ce genre de phrases (parfois dites sans s’en rendre compte, hein je ne te connais pas et je ne peux pas savoir ce que tu penses, d’ailleurs tu as précisé que tu n’étais pas contre, donc ce n’est pas une attaque mais une remarque!) qu’on cultive le « souffrir pour un accouchement c’est naturel »…

  • #103 dola le 8 avril 2009 à 13 h 10 min

    Lili-Roxane,
    Je trouve ton commentaire très passionnant, pour moi effectivement les douleurs non-vaines sont plus supportables .
    Je me suis explosé le pouce dans une portière de voiture (ongle tombé etc..), la douleur m’a paru terrible alors que je me suis fait tatouer le bas du dos réputé très sensible et je recommencerai sans hésiter, ni sourciller.
    Dans le deuxième cas, j’étais préparée et il y avait un bénéfice. Je dirais même plus elle est constitutive de l’acte et je l’ai géré sans pb… mais je suis carrément HS. Dans le premier cas, eh bien, j’étais juste super maladroite et pressée …

    Je crois que ce qu’il y a de difficile dans un accouchement c’est qu’on ne sait pas combien temps ça va durer et la perspective d’endurer ces méga-contractions ( L’utérus est le muscle le plus puissant du corps humain, enfin chez la femme hein:-))) durant un temps indéfini peut être méga-stressante et c’est pour ça que l’accueil doit être suffisamment adapté pour pouvoir changer d’avis.
    C’est pas la peur du passage qui me fait prendre la péridurale, mais les contractions. Mais bien sûr ce n’est que mon expérience personnelle.

    Ceci étant dit je trouve que d’une façon générale, on n’explique pas assez le mécanisme de l’accouchement ( hormones etc..) .
    Du coup si on voit l’aspect risque médical de la péri , on ne saisit pas toutes les implications sur le déroulement de l’accouchement d’un point de vue physiologique
    je trouve que c’est dommage.

    De même, d’une façon générale un accouchement déclenché est souvent plus long et se termine plus par une césarienne.
    Mon gyneco me l’a confirmé, le travail se fait mieux quand c’est le moment.
    Je trouve aussi dommage que quand on propose un déclenchement à une femme on ne lui présente que les bénéfices et que les inconvénients soit passés sous silence ou donnés que sur demande.

    Hélène, j’adore « l’accouchement je suis contre » :-)))

  • #104 Hélène le 8 avril 2009 à 13 h 10 min

    Celine Du 77 sois la bienvenue ;-)

    Lili-Roxane (96) merci pour ton explication.
    Je n’adhère pas, car je suis contre toute forme de douleur, qui pour moi ne se dinstingue jamais de la suffrance (il n’y a pas de douleur juste ou utile, pour moi ça n’existe pas), mais je comprends ce que tu veux dire et je te remercie ;-) (ps : je suis moi aussi une grande migraineuse ;-)
    Et pour moi la douelur n’a pas à être acceptée, puisqu’il existe des médicaments pour lutter conte elle, tout simplement ;-)

    Ben voilà, Cécile dit comme moi ;-)

  • #105 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 13 h 26 min

    C’est drôle comme le rapport au monde médical peut différer d’une personne à l’autre… et c’est dommage que de mauvaises expériences façonnent la vision future des médecins, même si je le comprends et que ça m’aurait probablement fait le même effet.

    On ne vit pas dans un monde de bisounours, il y a des charlatans et des incompétents partout, mais il me semble que si on ne fait confiance à personne, on a forcément plus de mal à s’en sortir… sans être pour autant obligée de porter des oeillères.

    Tout corps de métier a ses salauds, et l’inverse est vrai aussi. Les patrons sont pas tous malhonnêtes, les banquiers sont pas tous des requins, les avocats sont pas tous marrons, les policiers sont pas tous pourris, les docteurs sont pas tous puants, les profs sont pas tous corporatistes et glandus, la liste est longue.

    Quant aux infos multiples qu’on trouve sur internet, il me semble justement qu’il y en a tellement que finalement il n’y a plus qu’à choisir celle qui nous convient.

    Et si les médecins auxquels on a affaire ne nous conviennent pas, on peut toujours (ou presque) en changer, ce qui m’est arrivé notamment pour mon ophtalmo ou… ma gynéco, tiens.

    Je vais accoucher dans une grosse structure, et même si les administratifs sont effectivement très peu aimables et souvent quasi incompréhensibles, les médecins (donc les plus importants à mes yeux) et sage-femmes ont été très à l’écoute et ne m’ont jamais donné l’impression d’être une cruchonne quand je posais des questions. Ce que je n’aurais pas plus supporté dans ce cas que dans le cadre de mon métier où je suis bien plus infantilisée que dans ma grossesse.

    Les informations que j’ai reçues sur la péridurale ont été pour moi nécessaires et suffisantes, rassurantes sans donner l’impression que la péridurale est la panacée (ce que je n’aurais pas cru), j’ai donc eu beaucoup de chance.

    En même temps, peut-être que si on partait avec un « préjugé positif », les choses se passeraient mieux ?

  • #106 Marylène sud le 8 avril 2009 à 13 h 31 min

    à la lecture de vos commentaires et au vécu de mes accouchements, je ne peux que mettre en avant qu’il faut respecter la femme qui accouche, prendre en compte son avis, ses désirs, ses peurs et son histoire. Et…. ce qui peut paraître naturel ne l’est pas autant que l’on croit.
    La prise en charge de mes accouchements a été crescendo dans le fiasco et l’intolérance. J’ai encore une colère profonde contre le dernier gynéco et la sage femme qui « officiait ». La prise en charge d’une autre sage femme (« sainte » femme) le lendemain ainsi que le professionnalisme humain du médecin du SAMU temporisent mon jugement, mais je me demande encore où j’ai pu prendre la force de ne pas craquer à cette époque.

    L’important est d’arriver à exiger que l’on respecte votre décision et que l’on vous accompagne dans la lutte contre la douleur.

  • #107 laurettebis le 8 avril 2009 à 13 h 36 min

    Autant avant de lire le texte d’Eve-Lune et les comm’ j’était plutôt « à fond pour une péri » et n’envisageai pas d’autre solution pour le jour où je devrais accoucher de mon premier enfant, autant là maintenant je ne suis plus sûre de rien…

    D’une manière générale, je suis d’accord avec la plupart des comm’, c’est un sujet très perso je trouve et chacune est libre de faire son choix…Mais apparement « techniquement » parlant çà n’a pas l’air toujours très facile « d’imposer son choix » et de le faire « respecter » par l’équipe médicale et/ou les proches…

    Bon je ne connais absolument rien au sujet et il sera bien temps de m’en inquiéter le jour où j’apprendrai une grossesse mais je lis attentivement les comm’, c’est un sujet intéressant, au delà du débat « pour ou contre la péri » à mon sens…

  • #108 Stéphanie de la ligne 12 le 8 avril 2009 à 13 h 36 min

    Je dois certainement être bizarre, mais pour avoir été très largement confronté au monde médical, je dirais que pour moi le plus important chez un médecin n’est pas son humanité !
    J’ai entre autre souvent consulté un grand professeur con comme ses pieds (c’est hélas souvent le cas), qui m’a même fait pleurer, mais je n’en ai pas changé parce que… ben il était bon, et c’est tout ce que je lui demandais !!!

    Alors du coup, pour moi, la question accouchement à la maison me parait tout à fait hors de propos : ce que je veux c’est le moins de risque pour moi et mon bébé, point à la ligne. Les questions de « oui mais tu es traité comme un objet », m’en fous, j’ai pas à aimer les médecins, tout ce que je souhaite c’est qu’il fasse leur boulot !

    Quant à la péri, pour avoir vécu des épisodes gynéco très douloureux, j’essaierais probablement sans, pas pour frimer auprès des copines ;-), mais parce que si c’est comparable, à moi ça ne me fait pas si mal que ça. Le principe c’est OK, ça fait mal, mais ça va passer alors en attendant on respire et on attend.
    Bon, par contre si on pouvait me faire une anestésie générale pour les prises des sang, ben je signe hein ;-) (comme quoi c’est dans la tête) !

  • #109 Sandrine de La R. le 8 avril 2009 à 13 h 43 min

    bonjour à toutes,

    juste un petit commentaire (ne tenant pas forcément compte de ceux qui précèdent, il y a tant à dire!);
    après deux grossesses et autant d’accouchement, où la péri n’a pas forcément fait son effet (pour l’un aïe, c’est sûr!) je peux dire:
    1/on n’est plus dans « La petite maison dans la prairie »…si on peut être soulagée , il ne faut pas hésiter.
    2/ Qui affirme qu’on devient une femme en enfantant (dans la douleur ou pas, d’ailleurs)? On est femme même sans être mère, ce n’est pas toi qui va me contredire, Hélène ;)
    3/Tout sujet autour de la maternité reste personnel et surtout tabou: je n’ai pas allaité mes deux enfants, bonjour les commentaires….!La péri et l’accouchement, c’est du même accabit: pas touche, pas sortir du moule.;notons qu’en 5 ans entre mon premier et mon second enfant, j’ai remarqué un début de changement dans la maternité où j’ai accouché les deux fois: on commence à se tourner vers « le projet d’accouchement » des mamans.

  • #110 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 13 h 45 min

    Je suis entièrement d’accord avec Stéphanie de la ligne 12.

    On n’a pas à aimer les médecins ; et pour faire un dernier parallèle avec les profs (déformation professionnelle, décidément), c’est la réponse que je fais aux parents qui me disent « mon fils dit que vous l’aimez pas » : bin ouais. Je l’aime pas. Spa mon rôle, c’est le vôtre.

    Donc très bon chirurgien détestable, ok ; charlatan adorable, pas pour moi, merci ! :)

  • #111 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 13 h 46 min

    @ Stéphanie de la ligne 12 : je ne partage pas ton avis en ce qui concerne les médecins et leur humanité.
    Oui, bien sût, le médecin et l’équipe médicale doivent être compétents. Mais s’ils sont humains, ce ne sera que du bénéfice. Pour moi, un médecin qui te fait pleurer (ausi bon soit-il au niveau technique) n’est pas un bon médecin. Il perd tout un côté très important de son métier : le rapport au patient qui est assez fondamental, à mon avis.

    Je regrette amèrement le gynéco qui m’a suivi pendant ma première grossesse (il est parti en retraite) et que me demandait toujours si j’allais bien, qui s’excusait lors d’examens pas drôles ou qui pouvait être douloureux, qui pensait à mon confort. Et il était aussi compétent, ce qui n’a rien gâché !

    En fait, face à lui, je restais moi, je n’étais pas un numéro ou un bout de viande comme un autre.
    Pour vous dire, le jour de mon deuxième accouchement, il était déjà en retraite mais depuis peu et était passé à la clinique chercher son courrier. Sachant que j’étais en salle de travail, il est passé me dire bonjour… J’ai trouvé ça très sympa et c’est le genre de truc que l’on n’oublie pas !

  • #112 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 13 h 49 min

    @ Jollyjuly : je crois qu’il y a un fossé énorme entre le bon toubib détestable et le charlatan adorable.

    Personne n’a envie de se faire soigner par un charlatan. Si le médecin est bon, évidemment, c’est mieux. Mais si en plus il est sympa et humain, on en sort gagnant, non ??
    Je serais incapable d’aller chez un toubib compétent mais complètement con. Parce que je n’aurais pas confiance, tout simplement.

  • #113 Stéphanie de la ligne 12 le 8 avril 2009 à 13 h 50 min

    @ Cécile de Brest : « s’ils sont humains, ce ne sera que du bénéfice » : c’est exactement ce que je pense : c’est du bénéfice, mais pas le plus important !

    C’est pour ça que j’ai du mal à comprendre (mais je respecte hein) les femmes qui pour moi font passer le côté humain de leu accouchement avant le côté technique, sécurité en accouchant à la maison !

  • #114 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 13 h 53 min

    @ Stéphanie : en fait, je ne me suis pas très bien exprimée. Pour moi, un médecin ne peut pas être vraiment bon, s’il n’est pas humain. J’ai peut-être tort, mais c’est comme ça que je vois la pratique de la médecine. Il soigne des gens, des vrais, avec leur passé, leurs soucis, leur être profond.

    Quant à l’accouchement à la maison, j’y suis opposée parce qu’on n’est jamais à l’abri d’un incident, d’un truc pas prévu.

  • #115 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 13 h 56 min

    Je me suis vraiment mal exprimée, effectivement (ça m’apprendra à pas me relire !) ; bien sûr, à tout prendre, je préfère le gentil médecin compétent, hein ! :) Quand même.

    Mais je ne sais pas si je ferais plus confiance à un médecin tout simplement parce qu’il est gentil… Je répéterais bien ce que dit Stéphanie de la ligne 12, m’enfin ça servirait à rien, donc, bon, n’est ce pas, je m’abstiens.

    Par contre, je peux ptet dire que pour moi, la compétence prime sur l’humanité, sans pour autant que ces deux notions soient exclusives ? Bof, non, finalement ce serait vraiment de la paraphrase inutile. :)

  • #116 iorhael le 8 avril 2009 à 14 h 05 min

    @ Lili-Roxane : Je comprends ton explication sur la douleur, jamais je n’aurai pris quoi que ce soit pour enlever la douleur de mon tatouage ou de mes piercings. Ça aurait moins fait partie de moi, je l’aurais moins intégré sans ça, et je pense que je ne me souviendrais même pas du moment. Parfois oui, je trouve que la douleur est normale, d’autant que la plupart du temps elle sert à quelque chose, elle signale un problème qu’on occulte en prenant juste un cachet sans savoir pourquoi on a mal.

  • #117 Anne Cé le 8 avril 2009 à 14 h 06 min

    @Stéphanie de la ligne 12 : je ne suis pas dans ce cas, mais les femmes qui choisissent d’accoucher à domicile le font après beaucoup d’informations, et en présence d’un médecin ou d’une sage-femme. leur sécurité n’est pas en cause. après, bien évidemment le risque zéro n’existe pas… mais à l’hôpital non plus, il faut aussi le rappeler !

  • #118 Stéphanie de la ligne 12 le 8 avril 2009 à 14 h 07 min

    @ Cécile : En fait je suis d’accord avec toi : certains médecins se doivent d’être humains : généralistes, psys… Pour d’autre c’est, pour moi plus « optionnel » ;-) : chirurgiens…

    Mais je crois comme dirait JollyJuly que je me paraphrase moi même alors, stop the trolling !!!

  • #119 alice le 8 avril 2009 à 14 h 07 min

    En ce qui me concerne, la péridurale j’étais 100% pour avant d’accoucher de ma fille.

    Aujourd’hui, si je devais de nouveau accoucher, je ne sais pas si oui ou non je choisirai une péridurale. Du moins, j’essayerai de m’en passer le plus longtemps possible, tant que j’arrive à supporter la douleur. Je dis cela parce que lors de mon accouchement, l’anesthésiste m’a « ratée »…

    Explications : Sur le moment aucun problème : en 10 min je n’avais plus mal et sentais quand même mes contraction venir, je sentais tout sans avoir (trop) mal.
    Le soir (j’ai accouché à 14h) les infirmières m’ont demandé de me lever et de faire quelques pas, pour voir s’il n’y avait pas de soucis : RAS, tout allait bien.
    Le lendemain matin, au réveil, impossible de me lever. Le moindre centimètre de tête levé, de très violents maux de tête, je n’avais jamais eu aussi mal !

    Après prise de sang, il s’est avéré que c’était « une brêche » lié à la péridurale. J’avais été piqué trop loin et mon liquide céphalorachidien ne s’écoulait plus correctement, seule une position 100% allongée (liquide réparti uniformément dans la colonne) me permettait de ne pas avoir mal.

    Au final : 3 jours allongée (interdiction totale de me lever ni pour pipi ni pour la toilette !!!), 2 litres de Cola/jour pendant 2 jours (paraît-il que parfois la caféine aide à refermer la brêche… pas pour moi !! ) et pour finir : je repasse au bloc pour un « blood-patch » seul réponse possible à mes migraines atroces.

    J’ai eu de la chance, pour moi le blood-patch (même manip que la péri mais au lieu d’injecter l’anesthésiant c’est mon propre sang pour que ca coagule et que ca bouche la brêche) à fonctionné, sinon c’était 6 semaines allongée !!

    Je suis désolée d’avoir été si longue, mais je voulais vous expliquer ma situation. Ne pas souffrir est effectivement super agréable, mais j’ai « raté » les 1ers jours de vie de ma fille car je ne pouvait absolument rien faire et ça, ça fait vraiment mal.

  • #120 Marine le 8 avril 2009 à 14 h 08 min

    J’ajouterais qu’à propos des médecins… ils sont souvent speedés et pas à l’écoute… simplement parce qu’il y a pénurie catastrophique en France et qu’ils n’ont pas les moyens matériels pour recevoir les patientes! D’ailleurs, il parait que les femmes françaises devraient accoucher dans les 5 ans pour être encore en sécurité… parce qu’après il y aura encore moins de gynécos obstétriciens. Bref.

    @ Lili Roxanne:
    Je comprends très bien ce que tu veux dire en distinguant Douleur et Souffrance, et je trouve ton approche intéressante. les gens qui pratiquent les arts martiaux ont pas mal de techniques super intéressantes pour gérer la douleur. Après, tout cela reste théorique et concerne une poignée de personnes, dont la zénitude n’est plus à prouver.

    Personnellement, j’irais un peu dans ton sens en disant que l’aspect psychologique joue énormément. Si je n’avais pas eu la péridurale, effectivement, mon bébé serait né de toutes façons, et tout irait surement bien à l’heure actuelle. Mais j’ai apprécié l’avoir, car, avant qu’elle fasse son effet, je me suis sentie tellement envahie par la douleur, que j’avais peur qu’elle me paralyse, qu’elle me bouffe littéralement, qu’elle me tue et qu’elle me rende folle!
    Mais je crois que si les femmes accouchent partout dans le monde, et font d’autres enfants après malgré tout, c’est que (outre qu’elles n’ont pas souvent le choix) cette douleur est psychologiquement supportable, parce qu’on sait qu’elle sera circonscrite dans le temps.
    Si on devait vivre cette douleur des jours et des jours, sans jamais savoir quand elle s’arrêterait, effectivement on serait peu à y survivre!

  • #121 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 14 h 09 min

    @ Anne Cé : le risque zéro n’existe nulle part, mais je pense qu’il sera mieux pris en charge à l’hôpital, non ?
    Ceci dit, je respecte le choix de chacun(e), à partir du moment où moi aussi, on me laisse faire ce que je veux ;-))
    Mais je ne démordrais jamais du fait que pour moi, accoucher à la maison, est potentiellement plus risqué qu’accoucher dans une structure médicale.

  • #122 Seccotine le 8 avril 2009 à 14 h 10 min

    Pour moi, la compétence du médecin va de paire avec son humanité.
    Je ne suis même pas d’accord avec l’idée qui dit que le chirurgien sera meilleur s’il regarde le patient froidement, de façon dépassionnée, comme un vulgaire bout de barbaque à découper.

    Parce qu’après l’opération (et de préférence pas trois jours après, j’en ai vu), il devra venir expliquer ce qu’il a fait à un patient (ou à une famille) au degré de stress plus ou moins élevé, et ça serait mieux qu’il le fasse avec un minimum de psychologie.

    Alors non, ça tuera pas le patient s’il balance la sauce sans y mettre les formes. Ca rendra juste l’expérience un peu moins désagréable s’il ne s’y prend pas comme un sauvage.

    Et je pense que dans le cadre de la préparation d’un accouchement, c’est primordial.

  • #123 Eve-lune le 8 avril 2009 à 14 h 10 min

    Hello, Merci pour vos commentaires; je n’ai pas encore eu le temps de tous les lire; je m’occupe en même temps de mon bébé de 8 mois qui fait ses dents!

    Je voulais repréciser un peu le but de mon texte (un peu trop virulent et provoc!): exprimer mon point de vue, et aussi COMPRENDRE REELLEMENT celui de celles qui ont refusé la péri : au nom de quelles valeurs, par envie de quoi, par peur de quoi…Cela M’INTERESSE! Bien sûr que c’est un choix personnel.
    Le but de mon texte n’est certainement pas de « faire la gueguerre » avec celles qui ne sont pas de mon avis ou de vouloir imposer mon point de vu, mais d’échanger des idées! Et ça c’est toujours plus intéressant quand les gens ne pensent pas pareil, sinon on n’aurait moins de choses à se dire!

    @Linde, tes commentaires m’ont beaucoup intéressée!

  • #124 Anne Cé le 8 avril 2009 à 14 h 14 min

    @ Lili-Roxane : j’aime beaucoup la manière dont tu as parlé de la douleur. cela rejoint bien la façon dont j’ai vécu mon accouchement. j’ai trouvé qu’il y a une grande différence entre la douleur et la souffrance !

  • #125 Hélène le 8 avril 2009 à 14 h 15 min

    Je crois qu’Eve-lune essaie de nous dire quelque chose, si on l’écoutait ;-)

  • #126 Anne Cé le 8 avril 2009 à 14 h 17 min

    j’avais lu une fois sur un forum, toujours dans un de ces f(a)(u)meux débats sur la péridurale cette petite métaphore…
    « imaginons que la naissance de ton enfant, ce soit un rendez-vous au sommet d’une très haute montagne, pour admirer le lever du soleil. pour t’y rendre, il est possible de prendre l’hélicoptère et de te faire hélitreuiller pour arriver sur place. et puis il est aussi possible de prendre le sentier et de monter à pied.
    l’ascension est certainement fatigante, le sentier que tu choisiras sera peut-être escarpé par moments. ou peut-être que tu as le vertige en hélicoptère ou que la perspective de l’hélitreuillage t’inquiète…
    mais dans tous les cas, la vue qui s’offrira à tes yeux en arrivant sera belle. »

    c’est un peu gnan-gnan mais c’est finalement assez juste je trouve.

  • #127 Mah-Yu la Pétasse Parisienne le 8 avril 2009 à 14 h 19 min

    ma connexion internet de secours est trop instable pour que je me risque à développer tout ce que m’inspire cette intéressante discussion (pas envie de m’enflammer toute seule en onze paragraphes et de tout paumer en cliquant sur « poster », ou de rester frustrée parce que je ne peux pas suivre les échanges ensuite).

    alors je me contente d’apporter mon témoignage à l’édifice: je connais (personnellement) deux femmes qui ont accouché sans douleur aucune, avec le sourire, et ce à plusieurs reprises, et sans analgésie. J’en connais aussi une qui a cru mourir (et s’est carrément évanouie de douleur à un moment), et s’est détournée de son bébé les premiers jours tellement elle se sentait traumatisée (et si cet enfant reste unique, c’est sans doute en grande partie à cause de ce choc). Entre ces deux extrêmes, il y a l’infinité de nuances qu’on devine dans tous les commentaires des femmes ayant accouché.

    comment ne pas juger la question de la péridurale à travers le prisme de son expérience ou de ses fantasmes?

    Pour mes trois grossesses, j’ai pris la décision de ne rien décider, de m’autoriser le choix jusqu’au bout, ce qui a abouti à un 1er accouchement avec péri (ambulatoire) et les deux suivants sans. J’ai largement préféré sans, pas tellement pour les sensations, mais pour le sentiment de maîtrise des événements, et pour la forme olympique dès la remontée en chambre.

    Aujourd’hui encore, je dois me faire violence pour ne pas trop faire la pub de l’accouchement « physiologique » (je n’avais rien décidé pour la péri, mais pour le reste non plus, du coup je me suis écoutée à fond et j’ai fini par accoucher quasi toute seule, debout, en une poussée). C’est pas que ça me gêne de passer pour une hippie rétrograde, mais je sais que toutes les femmes sont uniques en la matière, et ce que j’ai vécu comme un moment très fort, très beau, avec une douleur maîtrisée et une joie sereine, aurait pu être un calvaire absolu pour quelqu’un d’autre.

    ah oui, sinon, le gaz hilarant (protoxyde d’azote) j’en ai eu pour mon 2ème accouchement, et ça m’a rien fait du tout, j’étais déçue, du coup, j’en ai même pas réclamé pour le 3ème.

    bref, là où je rejoins totalement Eve Lune, c’est dans l’irritation ressentie qd des tiers contestent un choix si personnel, plus forte encore qd ce sont des hommes, par définition incapable de se mettre à notre place sur ce sujet.

    Et je renvoie pour ma part dos à dos ceux qui te disent d’un air condescendant que les femmes ont accouché pdt des siècles dans la douleur, et ceux qui, à l’évocation d’accouchements sans péri, prennent un air horrifié et semblent se retenir de demander si tu comptes te masser le col de l’utérus avec des horties fraîches, avant, histoire que ça fasse encore plus mal.

    Pour finir, car je constate que je me suis malgré tout bien étalée, je voudrais souligner que la surmédicalisation AUTANT QUE la sous médicalisation peuvent être rendues responsables de toutes sortes de complications. Les statistiques disponibles ds les pays ou l’AAD est monnaie courante prouvent qu’il n’y a pas de différence en terme de mortalité périnatale (mère comme enfant). A l’hôpital comme à la maison, on peut mourir d’avoir voulu naître ou donner naissance. Pas pour les mêmes raisons, mais pas moins dans un cas que dans l’autre.

    Une fois de plus, on constate que l’important, ce n’est pas seulement d’avoir le choix, mais d’être informé.

    Sans information, la liberté est une coquille vide.

    Je clique sur poster, j’espère que ça va pas tout effacer…

  • #128 Diripouf le 8 avril 2009 à 14 h 19 min

    C’est interessant comme debat tout ca, parce que au final ca renvoie au rapport qu’on a a la douleur…

    Ca me rappelle des debats dans les forums de tatouage (ben oui hein, on ne se refait pas ;)), ou certains se felicitent d’avoir tenu des sessions de 10h de suite alors que generalement, on fait des sessions de 3h max (parce que le corps cree des endorphines apres environ 30min, et qui restent environ 2h dans le corps – donc apres 3h y’a un gros pic de douleur, et on finit la seance – a part si on vit a 8h d’avion de son tatoueur. Bref.)

    Et ils en sont fiers… Ils arborent cette douleur comme un signe de virilite (ou alors, quand il s’agit de filles, comme un signe que ce sont pas des mauviettes, hein). Pareil pour les piercings, certains regardent de haut les gens qui appliquent des patchs anesthesiants avant de se faire piercer. Comme si ca enlevait du panache a l’evenement. Le fameux « No pain no gain »… ce a quoi je reponds – Bullshit. Chachun fait ce qu’il veut !

    Mais par contre pour certaines personnes (moi entre autres, donc), la douleur (dans certains cas, quand elle est choisie et pas imposee, notamment) est importante car elle revet une signification – pas forcement en elle-meme, mais dans la gestion que l’on en fait. Etre a l’ecoute de son corps, « aller avec » plutot que contre, etc etc. Je pense franchement que l’experience la plus importante de ma vie jusqu’a maintenant a ete la maniere dont j’ai apprivoise la douleur de l’aiguille lors de ma premiere seance de tatouage.

    Reste qu’un accouchement n’est pas un tatouage (et c’est 10 000 fois plus douloureux, apparemment), et que si j’arrive a me faire prendre en charge par un anesthesiste intelligent qui n’a pas peur de piquer dans les recoins de la vague d’Hokusai, je prendrai l’option peridurale !

    Bref, cette longue bafouille a la limite du HS pour dire que je comprends et respecte aussi bien les femmes qui veulent une peridurale que celles decident de la refuser – a partir du moment ou elles font le choix librement, et qu’elles le font pour « les bonnes raisons » (i.e. pas pour faire plaisir a leurs meres ou leurs maris), c’est respectable aussi.

  • #129 Ode le 8 avril 2009 à 14 h 28 min

    Perso, j’ai eu une péri pour les 2… J’ai trouvé ça formidable !!! Mais chacun son choix !!
    Pour ma fille, cette péri, je l’ai bénie car mon bébé était en train de s’empoisonner (cette chipette avait fait ses « besoins » dans mon ventre et s’en nourrissait depuis qques heures déjà) et il y avait urgence !!! La péri a accéléré le processus, ainsi que d’autres produits d’ailleurs…
    Ca s’est joué à à peine qques heures près… Si on n’avait rien fait, elle ne serait pas là aujourd’hui…
    Mais tout cela reste un choix PERSONNEL et personne ne peut décider pour la maman (mon mari n’a jamais émis la moindre opinion là-dessus : « C’est ton corps, c’est toi qui décides » m’a-t-il dit. Même chose pour l’allaitement…).
    Douleur ou pas, peur (voire terreur) ou pas, chacun son choix et comme ça a été dit plus haut, u final, ce qui compte, c’est une maman ET un enfant en bonne santé et épanouis !!!

  • #130 tif le 8 avril 2009 à 14 h 31 min

    je me permets de participer au débat tout en m’excusant d’avance<. je suis au bureau, je n’ai donc pas pu lire la totalité des commentaires. Ma réponse et ce qu’elle peut susciter a peut être déjà été abordé, je m’en excuse d’avance. Je lirai avec grand intérêt ce qui précède ma prise de position une fois rentrée à la maison.
    J’apporte donc mon grain de sable:
    j’ai eu un enfant, avec péridurale. La grossesse et l’accouchement se sont très très bien passés. C’est par la suite et très vite que cela s’est cassé la gueule: un dépression post partum, je ne le conseille même pas à ma pire ennemie. Un enfer une horreur et une erreur sur ce qui devait être mais qui n’a pas été.
    Je me suis renseignée auprès de professionnels, hommes, femmes et domaines diverses et variés. J’ai appris un tas de choses:
    quand on a peur, on sécrète de l’adrénaline, ce qui permet ou nous amène  » à nous sauver »; quand on a mal on sécrète d’autres hormones…quand on a très mal puisque le jambes écartés on souffre le martyre, on sécrète d’autres hormones, qui n’ont pas uniquement pour but de passer inaperçues mais aussi de déclencher d’autres phénomènes, d’autres hormones sécrétés, qui font que voilà un phénomène émotionnel et chimique débute, celui qui nous permet de ressentir petit à petit ne serai-ce que de manière physiologique un sentiment de lien qui se crée vis-à-vis de nous et notre enfant, et pour aller plus loin, « prendre  » notre place de mère dans notre « inconscient »…
    je ne dis pas que ce que j’ai vécu vient du fait de la péridurale qui m’a évité de souffrir, mais semble-t-il que tout ça a un sens…depuis lors je me permets d’être plus nuancée lorsqu’il est question de péridurale ou pas. J’espère que mes propos ne vont pas être mal interprétés.

  • #131 Turquoise le 8 avril 2009 à 14 h 36 min

    Je suis tout-à-fait d’accord avec Cécile sur l’importance du facteur humain dans la relation médecin-patient ; nous ne sommes pas des robots , et savoir mettre ses patients en confiance me paraît une qualité essentielle chez un bon médecin …

    J’ai eu mon fils il y a trente-cinq ans ; on ne parlait pas encore de péridurale à cette époque . Mais si ç’avait été le cas, j’aurais dit oui tout de suite ! j’ai suivi une préparation à l’accouchement assez rudimentaire , basée sur des exercices de décontraction , mais si ça aide à avoir moins peur, ça ne supprime absolument pas la douleur ; huit heures de contractions, ce n’est pas exactement une partie de plaisir et on a l’impression de ne pas en voir le bout … Le seul bénéfice qu’on pourrait tirer de la douleur, c’est de faire ch… son môme plus tard en lui disant  » après toutes les souffrances que j’ai subies pour te mettre au monde … !  » Il y a des types de relations plus sympa, non ?

    En tout cas, heureusement que j’étais à l’hôpital, car si j’avais accouché à la maison, étant donné que j’ai eu quelques complications , le bébé aurait pu être endommagé irréversiblement . Cette tendance à vouloir accoucher à l’ancienne, chez soi , me paraît tout de même assez dangereuse car on ne sait pas comment les choses peuvent tourner et souvent quelques minutes font toute la différence … alors tant pis si la clinique est moins écolo , le folklore passe après la sécurité de la mère et du bébé ! je ne mentionne pas le père, car, comme vous l’avez si bien dit, il ne devrait pas son mot à dire dans le choix du type d’accouchement .

    Une grosse bise à Linde dont j’adore les commentaires …

  • #132 Hélène le 8 avril 2009 à 14 h 37 min

    On adore toutes Linde ;-)

    tif j’ai pas tout compris à l’histoire d’hormones de douleur qui fait que la mère prend sa place de mère ? Tu voudrais bien développer un peu ?, je trouve le concept intrigant, notamment du fait de son possible rapport avec la dépression post partum. Merci !

  • #133 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 14 h 41 min

    Eve-Lune, tu as sûrement eu pas mal de réponses, je crois bien qu’il y a tous les points de vue dans les commentaires !!!
    Cécile de Brest : je trouve que tu as mis le doigt sur un truc intéressant (deux fois que je te le dis, dis donc !) quand tu dis « pour moi, accoucher à la maison, est potentiellement plus risqué qu’accoucher dans une structure médicale ».
    En fait, c’est là la clé de l’histoire ce « pour moi », pour moi c’est l’inverse (je reste dans le cadre d’une grossesse physiologique où tout se passe bien, hein, si on m’avait annoncé des jumeaux pas une seconde j’aurais pensé à les faire naître à la maison !!!).
    Et c’est en fonction de la confiance qu’on aura en fonction de notre environnement qu’on a le plus de chances que ça se passe bien, le chef de service de gynéco-obstétrique de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges dont j’ai lu un rapport expliquait que la garantie du bon (ou du mauvais) déroulement d’un accouchement, c’est à 75% l’état d’esprit de la mère, les 25% qui restent, c’est la physiologie, une femme qui souhaite une péridurale et qui apprend que pour une raison x ou y elle ne l’aura pas, comment veut-on qu’elle supporte bien la douleur…

  • #134 Anne de Lille le 8 avril 2009 à 14 h 46 min

    Je ne sais pas si certaines d’entre vous ont préparé leur accouchement avec des cours, moi j’ai choisi la sophrologie, en groupe de 10 femmes, avec une sage-femme. Si j’ai choisi de me préparer à l’accouchement (ce qui a quand même fait rigoler mon père, médecin, hééé oui..), c’est surtout parce que chez moi, mère et grand-mères ont tu tout ce qui avait un rapport avec l’enfantement : de l’apparition de mes règles à l’allaitement, c’est un sujet duquel on ne parle pas. Ça se fait et c’est tout.
    J’en avais ras-le bol pourtant d’écouter les copines, de lire les forums hypers alarmants sur tout, je voulais avoir ma propre opinion sur ma façon de vivre les choses.

    Lorsque j’ai démarré ces cours, je me suis rendue compte que toutes les femmes présentes avaient un « projet de naissance » précis (avec ou sans péri, clinique ou hôpital, musique, yoga, papa présent ou dans le couloir, etc..). Moi, non, je m’étais refusée à y réfléchir sans avoir les infos brutes, objectives. Ce que je savais c’est que j’étais absolument pour la péridurale, parce que je n’accorde absolument aucune valeur à la douleur. Lorsque nous avons toutes pris la parole, les unes après les autres, celles qui voulaient éviter la péri se sont expliquées, aussi, et bien sûr c’était super intéressant. On ne veut pas de péri parce qu’on veut vivre ce que des milliards de femmes ont vécu avant nous, parce qu’on veut un accouchement le plus naturel possible, parce que j’ai peur d’être paralysée, parce que je déteste les piqûres, parce que je veux savoir jusqu’où je peux aller…

    Ce que j’ai appris, plus que toutes les réponses que j’ai pu avoir sur mon accouchement, c’est qu’il y a autant d’accouchements qu’il y a de grossesses. Le traitement des médecins, de l’équipe, la péridurale, la césarienne, l’allaitement, la gestion de la douleur, le moment, la présence du père… on peut avoir autant de principes qu’on veut, se faire autant de plans, de projections… ben la naissance, je pense que ça nous dépasse.
    D’abord, parce qu’on est deux dans cette aventure (vraiment désolée de ne pas inclure le père sur ce coup-là, mais je pense au côté « chair issue de ma chair », tout bêtement), et que je pense que peut-être on ne pense pas assez que c’est un vrai boulot d’équipe, ce bébé qui veut sortir et cette maman qui veut qu’il sorte.
    Ensuite, parce que même dans les accouchements les plus programmés qui soient, il y a encore des surprises.. parfois heureuses et parfois pas.

    La voilà ma conviction profonde : on reste des humains, et l’accouchement reste la chose la plus naturelle du monde. Qu’on l’inscrive dans un projet, ça me semble naturel aussi, qu’on se prépare à ne pas le respecter tout à fait, c’est se respecter soi-même et son enfant.

    Et voilà bien pourquoi on NE PEUT PAS être pour ou contre quoi que ce soit dans une grossesse. Pour avoir un avis, il faudrait être dans les pompes de la maman à cet instant précis…ni il y a 2 ans, ni il y a une demi-heure.

    Voilà, respectons-nous, finalement, c’est le seul message que je voulais apporter. Pas de « peace and love » gnangnan, mais juste un coup de gueule au contraire.. C’est déjà tellement énorme comme aventure, inutile d’en rajouter une couche entre femmes.

    Et je l’ai déjà dit mais merci à Hélène de nous apporter cet échange de qualité tous les mercredi ! Quelle richesse !

    Je précise que je suis au terme de ma grossesse, je vais donc partir à la maternité d’une heure à l’autre, littéralement… peut-être que ça joue aussi sur ma réflexion !

  • #135 Hélène le 8 avril 2009 à 14 h 49 min

    Lili-Roxane je ne suis pas sûre qu’Eve-Lune ait eu la réponse à sa question : pourquoi être contre la péridurale pour soi-même ? ;-) Beaucoup d’entre vous on dit « moi j’ai choisi ceci ou cela », mais sans dire forcément pourquoi.

    Anne de Lille ouhhh, on vit presque ça en direct dis donc ! Si tu ne reviens pas avant l’arrivée du petit, je te souhaite un très bon accouchement !

  • #136 Athéna le 8 avril 2009 à 14 h 51 min

    L’un de mes enfants ne respirait pas bien juste après la naissance, il a été mis dans une couveuse et hop direction la rénimation néo-natale. c’est probablement ma formation scientifique qui m’influence mais je ne comprends pas qu’on veuille se passer des progrès de la médecine et accoucher chez soi.
    la douleur de l’accouchement varie avec les femmes, ce n’est pas qu’une question de seuil : le fils évoqué plus haut est né en deux heures, j’ai eu de la chance à ce niveau-là. Demandez une péridurale si vous le voulez et faites comme moi (enfin pas aujourd’hui) : en racontez pas vos accouchements, personne ne s’en apercevra, il y en aura toujours une pour le faire ! ;)

  • #137 Athéna le 8 avril 2009 à 15 h 03 min

    ne racontez pas, voulais-je dire

  • #138 Anne Cé le 8 avril 2009 à 15 h 06 min

    @ Hélène et Eve-Lune : ben la question n’était pas vraiment posée en ces termes au départ, et vu le ton du message (et des premiers commentaires qui allaient dans le même sens), il n’était pas évident d’oser exprimer un témoignage inverse, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti. ;o))

    d’autant plus que (et ça a été dit très justement à plusieurs reprises) c’est tout de même un choix très personnel et qu’il n’est pas facile à exposer sur le net !
    déjà dans la « vraie vie » je me suis fait agresser verbalement pendant ma grossesse quand je disais que je ne voulais pas de péri. et puis un accouchement ça relève tellement de l’intime je trouve…

    mais bon, quand même pour répondre à Eve-Lune, dans la mesure où ma grossesse se passait bien, j’ai souhaité vivre l’accouchement de la même manière, le plus naturellement possible. j’ai d’ailleurs choisi de me rendre dans une maternité où les équipes médicales sont réputées pour leur respect des attentes des mamans (dans un sens comme dans l’autre). je n’étais pas farouchement opposée à la péridurale, je pense qu’il y a des situations où elle est utile, nécessaire, indispensable… mais j’espérais ne pas m’y retrouver et pouvoir faire sans. je connaissais des filles qui avaient accouché avec péri, sans péri, pour qui ça s’était bien ou mal passé. j’avais suivi des séances de préparation à l’accouchement où tout le déroulement physiologique nous avait été expliqué, j’ai aussi lu des textes super intéressants sur la douleur de l’accouchement et la peur de la douleur… tout ceci m’a beaucoup aidée.

  • #139 Cécile de Brest le 8 avril 2009 à 15 h 09 min

    Voilà, c’est exactement ce que tu racontres, Athéna, qui fait que je ne comprends pas celles qui veulent accoucher à la maison.
    Pour moi elles font courir un risque à leur enfant et à elle-même.
    Mais je ne juge pas, je ne veux pas paraître condamner qui que ce soit.

    Pour en revenir à la péridurale, je ne sais plus si je l’ai précisé plus haut, mais j’ai choisi d’accoucher avec pour ne pas avoir mal. Bon, au final ça n’a pas marché mais l’intention y était ;-)))

  • #140 tif le 8 avril 2009 à 15 h 10 min

    les hormones sécrétés lorsqu’on a peur par exemple permettent que très vite notre corps, notre « tête » perçoivent un message de danger et que l’on adopte un comportement en réaction à ce danger; de manière très peu élaborée je donne un exemple: je suis une jeune femme quirentre chez elle tard le soir, sans en prendre conscience je sens en marchant dans la rue, tout d’un coup un danger, un homme s’approche de moi et sans pouvoir me l’expliquer, j’ai un sentiment de peur, je m’écoute tout mes sens sont à fleur de peau, et je pars en courant, très vite, comme jamais depuis des années m’est arrivé. Cette capacité à courir vite, ce sentiment de danger imminent que rien ne justifie, est peut être ce qui m’a servi à échapper à un danger très concret.
    Je mets par mégarde ma main sur une plaque très chaude, mon réflexe, si je suis en bonne santé incontrôlable fait que très vite je retire la main et j’évite ainsi de la carboniser.
    Lorsque lors de l’accouchement la douleur augmente et augmente, il se déclenche dans mon coprs toute une série de phénomènes; par exemple celui qui en parallèle à la douleur fait que mon corps sécrète par exemple les hormones « de la tendresse »,, ou « du lien » :l’ ocytocine ou la dopamine des molécules « bénéfiques » qui permettent que inconsciemment par le biais de phénomènes chimiques les choses suivent leur cours.
    Je ne sais pas ce qui m’est arrivé mais visiblement des phénomènes neuronales, hormonales ont fait défaut chez moi: le résultât a été catastrophique; on m’a dit que il était question d’un terrain fertile, et que peut être les phénomènes « naturels » déclenchés par la douleur auraient pu ‘éviter l’année de dépression post partum, puisque mon corps et mon psychisme auraient étés peut être amenés à faire face à la douleur et déclencher un processus vécu autrement et bien plus tard, celui qui fait qu’on prends conscience de ce que l’on a vécu…un accouchement.
    J’écris vite, je ne peux pas trop le faire au bureau mais je trouve ce débat très passionnant. merci les filles!!

  • #141 Anne de Lille le 8 avril 2009 à 15 h 10 min

    Merci Hélène ! Je compte mes contractions en même temps que je rafraichis la page :)).

    Pour les « raisons » de refuser la péri, voici ce que j’ai eu l’occasion d’entendre autour de moi :

    – Je ne suis pas une mauviette : je suis très forte, je pense qu’accoucher sans anesthésie peut forcer le respect autour de moi et que moi-même, j’en serai fière.
    – Je veux le « sentir passer » : je ne veux pas être paralysée des jambes et ne pas sentir sortir cet enfant de moi, je veux connaître cette sensation physique.
    – Je veux me sentir devenir mère : je veux sentir que l’enfant sort de moi, que la relation que l’on a eue ensemble pendant 9 mois est finie physiquement. Je veux le réaliser.
    – Je veux que ça soit le plus naturel possible. Je n’ai aucune confiance en la médecine. J’ai confiance uniquement en l’être humain et la mort fait partie du processus de vie, je l’assume pleinement (dans le cas d’une réflexion complète : pas de péri, mais pas de médicalisation non plus, ici).
    – Je veux partager ce que des milliards de femmes ont vécu avant moi : je veux pouvoir en parler avec ma grand-mère, avec les mêmes mots. je veux faire partie du même clan.
    – Je veux faire comme les indiennes et les africaines (véridique… euh, là, j’avoue que j’ai pas posé plus de questions :) ).

    Liste non exhaustive, oeuf corse !

  • #142 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 15 h 19 min

    Peut-être que j’ai l’impression qu’il y a eu des réponses parce que dans les commentaires des femmes qui ne la souhaitent pas je me suis reconnue et que ça m’a paru clair, en effet ça n’est pas évident parce que je crois bien que personne n’est contre (sauf le courageux papa évoqué plus haut qui estime qu’un accouchement sans douleur n’en est pas un), certaines la souhaitent, d’autre non, mais ça ne veut pas dire être contre, non ?
    Enfin, je vois pas comment on peut défendre l’idée d’être contre, c’est un souhait ou non, comme l’allaitement, c’est un souhait ou non, mais on peut difficilement être contre, on peut ne pas avoir envie.
    Après, pourquoi ne pas le souhaiter… Dans mon cas personnel, déjà, la curiosité, je veux savoir à quoi ressemble cette douleur (si je la ressens ! J’ai entendu quelques témoignages de femmes qui n’ont eu mal que pour l’expulsion !) envie de voir si je suis capable de gérer cette douleur, de l’accompagner, de la supporter, non pas pour me vanter d’en avoir été capable, mais pour moi, je suis très curieuse de mon corps, de son fonctionnement, de ses réactions, c’est une machine qui me fascine. Envie également de maîtriser ce qui se passera, j’ai peur de l’enchaînement péridurale-ralentissement du travail-ocytocine de synthèse-ce qui est arrivé à ma copine dont je parle plus haut, la balance bénéfice-risque me paraît peser du côté du risque (l’absence de péridurale ne cause aucun risque médical, sa présence, si, et je crois sincèrement que je serai capable de supporter l’accouchement). C’est tellement personnel, c’est tellement un ressenti que je ne sais pas comment trouver les mots exacts pour l’exprimer.
    Mais je suis loin d’être contre, c’est une porte qui est ouverte, on verra bien le jour J ce que j’en pense !
    Eve-Lune, je ne pense pas que tu croises beaucoup de femmes contre la péridurale (mais quelques hommes, visiblement ;-) ?), les raisons qui poussent à l’accepter sont évidentes, c’est vrai que si on n’est pas soi-même concernées, les raisons qui poussent à la refuser sont peut-être plus mystérieuses…

  • #143 Ode le 8 avril 2009 à 15 h 31 min

    Là, je n’ai pas pu tout lire, mais j’ai saisi au passage un terme « accouchement naturel »… L’accouchement n’est-il pas naturel dès lors qu’il n’est ni provoqué ni par césarienne ??
    Il me semblait que « naturel » signifiait par « voies basses » et ce, quelles que soient les méthodes anti-douleurs utilisées…
    Parce que si « accouchement naturel » signifie sans péridurale, on est nombreuses à ne pas avoir eu « d’accouchement naturel »… Et là, ça me dérange un peu car moi, même avec les péri, j’ai eu le sentiment d’avoir un accouchement naturel…
    Quelqu’un peut-il m’ (nous) éclairer sur ce sujet ???

  • #144 Esme le 8 avril 2009 à 15 h 32 min

    Tif, il ne faut pas confondre les evenements reflexes: la main sur une plaque brulante, et les hormones delivrées lors d’un accouchement.

    Dans le premier cas, les reflexes sont exprimés via les synapses du système nerveux
    dans le second, les hormones sont délivrées via le neocortex, et les hormones delivrées le sont au fur et à mesure du travail tout d’abord puis de l’accouchement ensuite, jusqu’à la lactation, elles ne sont pas les mêmes au cours de tout ce cycle non plus.
    AHHH les hormones, que c’est complexe! :)))

  • #145 Ode le 8 avril 2009 à 15 h 35 min

    Je précise : par voies basses et non provoqué avant terme pour question de confort…
    Bien que là non plus, je ne juge pas, chacun fait ce qu’il veut…
    Au passage, merci Hélène pour ces débats riches en échanges dans le respect de chacun…

  • #146 dola le 8 avril 2009 à 15 h 35 min

    En fait Eva Lune, ce qui me gênait dans ton texte (et dans d’autres commentaires), c’est l’idée qu’on est passéiste quand on refuse la péridurale. Ou que l’on fait les choses à l’ancienne..

    Non cent fois non, dans l’ancien temps on ne connaissait rien ces mécanismes ( endorphine, hormones de l’accouchement), à l’ancienne, on ne savait pas à l’avance si le bassin était assez large, si le bb avait le cordon autour du cou, on avait pas d’échographies ni prise de sang qui donne des indices sur le déroulement de la grossesses ( mon arrière grand-mère a mis au monde un bb mort-né, tout bleu », intoxication à l’albumine..).
    A l’ancienne, il n’y avait pas d’anesthésie, pas matériel propre pour recoudre les déchirures. Pas de Samu ni de matériel de réanimation.
    Je pourrais continuer la liste longtemps..
    Pour moi les accouchements faits à la maison en 2009 ou un accouchement en milieu hospitalier sous péridurale non rien à voir ( ni l’un , ni l’autre à mon sens) avec ce qu’on pu connaître nos grand-mères, en tout premier parce que ces dernières n’avaient aucun choix. Que tout était subit , y compris le choix d’être mère ( mais c’est autre débat .)

    Ce qui ne m’empêche pas de mon côté d’être plus rassurée avec une bonne équipe médicale et de mieux gérer la naissance avec une péri

  • #147 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 15 h 37 min

    alors pour compléter ma réponse:

    j’avais envie d’accoucher sans péridurale car au fil de mes lectures et de mes rencontres j’avais acquis la conviction qu’un accouchement qui se déroule naturellement est moins traumatisant pour le bébé et pour le corps de la mère, qu’il est souvent plus rapide, et qu’on s’en remet plus vite. Ma démarche n’était donc pas axée sur le souhait de ressentir la douleur, mais sur la volonté d’intervenir le moins possible dans le processus physiologique.

    Néanmoins, je n’avais pas du tout l’intention de faire comme si les adjuvants offerts par la médecine moderne n’existaient pas, et je ne m’interdisais pas du tout d’y recourir, selon mon envie et mes priorités, le moment venu.

    Et en effet, le jour de mon premier accouchement, ayant passé une nuit blanche à contracter, après plusieurs semaines d’insomnies, ayant également conscience qu’un premier accouchement est souvent long, j’ai choisi de demander la péri, car j’avais mal, et j’ai eu peur d’avoir mal longtemps et d’être trop fatiguée.

    Pour le suivant, je ne savais pas trop, et un quart d’heure avant que mon bébé pousse son premier cri, j’hésitais à la demander, car je commençais à avoir mal tout en sentant que c’était presque fini (sachant que dans de nombreux cas la péridurale ralentit le travail engagé)

    Pour le troisième, je ne m’interdisais toujours pas la péri, mais ayant vécu les deux expériences (avec et sans), j’espérais vraiment pouvoir revivre un accouchement sans. J’ai été exaucée, et cette fois ci, je ne l’ai envisagée à aucun moment, même si à mon arrivée, quand la sage-femme m’a demandé ce que je voulais, j’ai répondu que je ne savais pas encore.

    en fait, je crois que pour moi la question n’était pas « pourquoi ne pas vouloir de la péri », mais « pourquoi la demander ». On ne peut pas savoir à l’avance si on va avoir mal, et à quel point, alors j’ai fait comme pour tous les médicaments, j’ai attendu d’en avoir besoin.

    je réalise d’ailleurs en écrivant cela que je trouve ça un peu bizarre d’être certaine de vouloir ma péri avant même d’avoir commencé à accoucher. Pour filer la métaphore du dentiste, ça serait comme si quelqu’un demandait à se faire anesthésier avant même de savoir quels soins il va avoir.

    Y’a quand même plein de trucs qui se font sans anesthésie chez le dentiste, et on ne vient pas s’en glorifier pour autant.

    Je ne suis pas spécialement fière d’avoir accouché de façon naturelle, mais sur le moment, ça m’a bien plu, et 9 mois après, j’en ai toujours un super souvenir.

    Voilà toutes les raisons qui font que je suis « contre », j’espère que ça répond, cette fois, à la question.

  • #148 Athéna le 8 avril 2009 à 15 h 37 min

    anne de Lille je pense bien à toi !

  • #149 Anne de Lille le 8 avril 2009 à 15 h 38 min

    ah, là là, je squatte un peu, mais je viens de me souvenir d’une anecdote qui m’a fait sourire :
    La sage-femme qui nous faisait les cours de prépa à l’accouchement nous racontait qu’elle avait promis à une collègue sage-femme elle aussi de l’accoucher chez elle. Le raisonnement était : « après tout, je suis sage-femme, je passe mon temps à expliquer comment gérer la douleur, je connais bien mon corps, je suis quand même la mieux placée pour accoucher chez moi, non? ».
    Elle a appellé son amie SF au milieu de la nuit en lui disant « ça y est, je pense que c’est bon, il va arriver, la douleur est tellement insupportable que ça doit être pour très vite, viens tout de suite !! ». Elle était dilatée à 2 (le tout début du travail, en quelque sorte).
    Elle a fini à la maternité, entourée de toutes ses collègues, avec une péridurale :). Parce que quand sa copine lui a dit à combien elle était, elle a rigolé et a dit : bon, ok, alors on y va :).

    Pour moi, c’est ça la sagesse :).

  • #150 Mah-Yu la Pétasse Parisienne le 8 avril 2009 à 15 h 42 min

    @Ode: pour ma part, quand j’écris « accoucher de façon naturelle », je veux dire sans intervention extérieure, ni chimique (peri, ocytocine, etc.) ni mécanique (forceps, spatule, appuis sur le ventre, etc.). Rien à voir dans mon esprit avec la distinction entre voie basse et césarienne.

  • #151 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 15 h 44 min

    @Ode
    L’expression « accouchement naturel », on y fourre un peut tout et n’importe quoi, c’est selon le ressenti de chacune, j’avais lu sur un forum une femme qui expliquait à une autre que son accouchement n’était pas naturel car elle avait eu recours à une péridurale et en gros « désolée, cocotte, mais t’es pas de notre clan », j’avais trouvé ça ridicule…
    Il n’y a aucune définition de l’accouchement naturel, ça me fait penser aux produits qui surfent sur la mode écolo-bio en se prétendant « naturels » alors que ça ne veut rien dire, si tu as le sentiment que ton accouchement était naturel, c’est sans doute qu’il l’était selon tes critères à toi qui sont sans nul doute les seuls valables pour en juger !

  • #152 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 15 h 47 min

    Hélène pardon…j’arrête pas de corriger mon pseudo et le fantôme de mon ordi me remet à chaque fois le « pétasse parisienne » du jour des 24h du macaron, je suis désolée.

    @Ode, en lisant le commentaire de Lili-Roxane, j’ai envie de préciser que ma réponse ne concernait bien entendu que mon utilisation de cette expression, et en aucun cas un jugement de valeur, évidemment.

  • #153 Relle le 8 avril 2009 à 15 h 49 min

    En bonne nullipare , je reve d’un accouchement sans douleur, sans episiotomie, sans incontinence ni depression pots partum et d’un beau bébé ! Après je ne vis pas aux pays des bisounours, j’aurais sans doute droit à pas mal des mentions citées alors , pour alleger l’addition j’exige (oui oui) la peridurale ! Et je compte sur la medecine pour faire encore plus de progrès d’ici la !

  • #154 Ladypops le 8 avril 2009 à 15 h 51 min

    Comme l’ont dit certaines, c’est un faux débat que de dire pour ou contre. Chaque personne ressent les douleurs à sa façon. Nous commençons seulement maintenant à vraiment faire attention à la douleur et à la prendre en compte, autant profiter des solutions qui nous sont offerte.

    Malgré tout, il ne faut pas oublier qu’à chaque acte médical il y a des risques, paralysie, accouchement prolongé, sortie par forceps, infection (les femmes tatouées dans le bas du dos n’ont d’ailleurs pas le droit à la péridurale pour cette raison) etc… etc… Le tout est d’ensuite savoir si on est prêt à prendre ces risques ou non.

    Maintenant, je dois avouer qu’à part la prolongation de l’accouchement, j’ai rarement vu de complications suite a des péridurales.

  • #155 Ladypops le 8 avril 2009 à 15 h 59 min

    Ô est juste pour l’anecdote et le fait de penser que ce sont les mauviettes qui accouchent avec une péridurale, je me suis retrouvée l’année passée aux urgences à cause de très fortes douleurs. La première question de l’infirmière a été . « vous avez des enfants ? », j’ai répondu, sans comprendre le sens, ensuite, elle a demandé « vous avez accouché avec péridurale ? » et lorsque j’ai répondu « non » elle m’a dit « Ô alors vous devez avoir vraiment très mal ! »… C’était quoi cette réaction débile ? Lorsque je lui ai demandé si elle m’aurait traité d’une autre manière si j’avais répondu oui, elle a éludé la question.

  • #156 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 16 h 00 min

    Cela fait plusieurs fois que je lis qu’on ne peut pas faire de péri à une femme qui a un tatouage dans le dos. Je n’ai pas de tatouage et je suis pas fan de la péri, mais quand même, je tiens à le dire: ce n’est pas vrai.

    Certains anesthésiste refusent de le faire, un peu comme certains gynéco refusent de poser un stérilet à une nullipare, mais ce n’est ni interdit ni dangereux.

  • #157 beecoz le 8 avril 2009 à 16 h 00 min

    Pour faire avancer le smilblick, je voulais une péridurale pour rendre l’accouchement le plus paisible possible. Il était important pour moi que le bébé ne subisse pas ma tension, ma douleur, bref que cette expérience soit pour lui la plus douce possible. Parce qu’on l’oublie souvent mais l’épreuve est partagé par le bébé aussi ! Lui aussi subit les contractions et la violence d’être soudain expulsé de son petit antre chaud et douillet.
    Manque de pot, la péridurale, elle m’est passée sous le nez. Et mon fils a connu le bonheur des forceps.
    Je me rappelle le conseil de la SF de prépa à l’accouchement : tenez votre enfant contre vous, parlez lui doucement, accueillez-le, souhaitez-lui la bienvenue, abritez-le de la lumière des néons.
    Bref, montrez-lui que ce monde extérieur est doux pour lui aussi.

  • #158 Diripouf le 8 avril 2009 à 16 h 01 min

    Stooooooooooooooooooooooooooooooooooooooop

    Aucun lien prouve scientifiquement entre tatouage dabs le bas du dos et souci de peridurale.

    1 – Le risque est theorique (l’aiguille va prelever de l’encre au passage et la mettre en contact avec le liquide encephalo-rachidien), en pratique tous les medecins savent bien que quand on pique avec une aiguille, on ne « preleve » que dalle sur le chemin parce qu’en s’enfoncant, l’aiguille se debarasse des trucs avec lesquels elle a ete en contact (c’est pour ca que les accidents d’aiguille sont tres rarement infectieux pour les medecins)

    2 – Normalement, un AR se doit de piquer une peridurale a une femme tatouee. Bien evidemment, c’est mieux d’en parler avec lui au prealable. afin de prevoir ou, comment, quand etc. Si il refuse, il vaut mieux aller en trouver un autre qui lui, sera plus intelligent. Si il n’y en a qu’un, on peut lui amener un petit guide imprime avec les recommandations officielles de l’AFS.

    3 – Il y a 3 « sites » inter-vertebres possibles pour la peridurale, et c’est rare que l’encre recouvre tout.

    4 – Si c’est le cas, et que l’AR a la trouille (ce qui est humain) il est toujours possible de faire une incision en V, decoller les premieres couches de l’epiderne dans lesquelles se trouve l’encre, et piquer ensuite.

    Voila :)

  • #159 dola le 8 avril 2009 à 16 h 01 min

    @ Mah-Yu, j’ai un tatouage le dos et eu une péridurale, à mon avis c’est une légende comme les anti-inflammatoires et le stérilet.

  • #160 Diripouf le 8 avril 2009 à 16 h 02 min

    Hihi Mah-Yu, les grands esprits se rencontrent :)

  • #161 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 16 h 04 min

    @Mah-Yu : en effet, j’avais entendu que c’était dangereux de la bouche d’une jeune femme tatouée qui avait du y renoncer, n’ayant pas de tatouages je n’ai jamais creusé la question et l’avais pris pour argent comptant, mais c’est impressionnant quand même que certains anesthésistes ne soient pas au courant ! Et dommage pour les femmes tatouées passés par là !

  • #162 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 16 h 04 min

    héhé, merci diripouf, avec ma connexion de daube, j’ai pas eu le courage d’aller rechercher les infos à la source, c’est bien plus clair comme ça!

    dola, oui, une légende mais sur une base réelle: comme l’a noté Diripouf, il y a un risque théorique.

  • #163 Diripouf le 8 avril 2009 à 16 h 07 min

    Nan dola, ce n’est malheureusement pas une legende, beaucoup d’AR refusent de piquer si ils n’ont pas ete prevenus / ne connaissent pas la patiente tatouee… et dans ces cas-la, il est tres delicat de leur forcer la main, d’abord parce que quand t’es en train d’accoucher j’imagine que tu as pas forcement la concentration necessaire pour argumenter, et ensuite parce que un medecin qui fait un acte a contre-coeur, c’est jamais super rassurant.

    Cf http://tattoorama.net/viewtopic.php?f=20&t=19687

    Mais ce qui est rigolo c’est l’hypocrisie de temps en temps, parce que comme explique dans ce lien, en cas de grosse urgence (style on doit vous amputer madame) ils n’hesitent absolument pas a piquer, tatouage ou pas – donc la peridurale est consideree comme un truc de confort, limite « Oh, vous allez pas nous saouler, c’est une peridurale, hein, c’est pas vital ! »

  • #164 Ode le 8 avril 2009 à 16 h 11 min

    @ Mah-Yu : ta conception de l’accouchement naturel me semble très réductrice…
    Cela dit, comme tu le précises, c’est ton approche du terme « accouchement naturel »… A chacun la sienne (d’approche).
    Pfff !! Vaste débat sur lequel on pourrait disserter pendant des heures…
    Cela dit, pour toutes les futures mamans qui n’ont encore jamais vécu cet événement, pas de panique, chacune le vivra à sa manière et tous les témoignages reçus ne ressembleront de toute façon jamais totalement à votre propre expérience !!!
    Alors courage et bonne humeur !!!

  • #165 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 16 h 13 min

    Ce qui est intéressant, c’est de noter que lors de la réunion d’informations sur la péridurale organisée dans ma maternité (à Lyon, celle de la Croix-Rousse, je précise pas pour la pub mais par reconnaissance), on nous a bien précisé que les tatouages n’étaient pas une contre-indication à la péridurale…

    Je n’avais pas relevé les allégations allant dans ce sens dans les commentaires, sinon j’aurais réagi plus tôt.

  • #166 Linde le 8 avril 2009 à 16 h 13 min

    @Turquoise (131), Blabla (28), Eve-lune (123), Hélène (132) : vous êtes trop gentilles #^_^# *toute gênée* Comme beaucoup de filles sur ce blog, ce genre de sujet me touche beaucoup, et comme on parle souvent de thèmes très sensibles, je tourne 7 fois mon clavier dans mes doigts avant d’écrire, résultat j’ai toujours l’impression de produire un jet d’eau tiède qui ne fait guère avancer le shmilblick… alors vos gentils commentaires me font particulièrement plaisir!

    @Erika (87) : je me doutais bien que je rebondissais sur quelque chose qui, en l’occurrence, ne correspondait pas ce que tu voulais dire, c’est gentil d’avoir pris la peine de préciser! ^__^

    Je suis super intéressée par la discussion sur les tatouages, je n’en ai pas mais je trouve ça très joli – on m’a toujours dit aussi que tatouage dans le bas du dos = péri impossible. Un mythe s’effondre! O.o

  • #167 Jollyjuly le 8 avril 2009 à 16 h 15 min

    Oups, pas pu finir : donc, je disais que c’était intéressant parce que ça montre qu’il y a quand même de grandes différences d’informations.

    Pourtant, s’il y en a tant que ça à disposition (des infos, je veux dire), il me semble que celle-ci aurait pu (et dû) être repérée ?

    Et c’est intéressant aussi parce que ça montre qu’il y a des équipes médicales qui informent vraiment, ce qui me conforte dans ma confiance, ouf !

  • #168 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 16 h 19 min

    @ode: en effet, plus que réductrice, radicale, je parle d’accouchement naturel pour mon 3ème parce que j’ai vraiment accouché comme dans la nature (aucun acte médical, j’ai sorti moi même le bb, etc) mais c’est juste un terme descriptif, pas un idéal à atteindre ou une hiérarchisation avec les autres façons d’accoucher, et je ne considère absolument pas mes autres accouchements (ou ceux des autres femmes) comme des accouchements « artificiels » pour autant. c’est pour cela que j’ai cru bon d’apporter la précision suite au comm de lili roxane. Il n’y a AUCUNE dimension laudative ou péjorative dans les termes que j’ai utilisé, j’ai juste utilisé cette expression pour parler d’une façon d’accoucher. Tu l’admettras, les aiguilles pour la péri, ça pousse pas dans la nature (j’ai pas dit que c’était une raison pour s’en passer).

  • #169 dola le 8 avril 2009 à 16 h 20 min

    @ Diripouf, merci pour les infos. Les anesthésistes rencontrés n’ont fait aucune difficulté ( 2 accouchements )peut-être parce que mieux informés ?)

    Néanmoins, choix de la péridurale ou pas tu es quand même censée rencontrer un anesthésiste avant le terme ( environ 2 mois, en tout cas en France)( en cas de césarienne ou autres complications) donc en théorie le jour de l’accouchement il n’y pas un anesthésite qui te découvre tatouée .

  • #170 tif le 8 avril 2009 à 16 h 22 min

    oups, je dois absolument lire les comms…on parle de tatouage, j’en suis restée à l’accouchement. Suis pas tatouée donc je ne sais pas mais si ça fait si mal je refuse d’avoir un bébé tatouage

  • #171 Ode le 8 avril 2009 à 16 h 40 min

    @ Mah-Yu : effectivement, à part les aiguilles de pins qui n’ont rien à voir… Je ne vois pas. Il est vrai que dans ce sens, le terme naturel n’a pas tout à fait sa place.
    Bref, « chacun fait fait fait, c’qui lui plaît plaît plaît » en espérant aucun problème par rapport aux droits d’auteurs… ;-)

    @ dola : les anti-inflammatoires et le stérilet c’est vraiment contre-indiqués mais pour certains stérilets seulement : ceux qui ont une action contraceptive inflammatoire justement (ancienne génération parait-il) !! Par contre, il y a le stérilet mirena qui a 2 actions : inflammatoire et délivrance d’hormones (pour celui-là, problèmes moindres mais présents quand même).
    Je ne compte plus les copines avec bébés sur stérilet car le médein n’en avait pas tenu compte !!!

  • #172 Ladypops le 8 avril 2009 à 16 h 42 min

    La cause du tatouage sert aux anti-péridural, cela semble clair… Malgré tout ce n’est pas un mythe, j’ai vu plusieurs patientes se faire refuser une péridurale pour cette raison. Comment accéder à la péridurale lorsque l’anesthésiste dit non et que vous n’avez pas d’autres choix que d’accoucher dans cet établissement ?

  • #173 Seccotine le 8 avril 2009 à 16 h 46 min

    @Ode : les stérilets n’ont pas d’action inflammatoire. ni les vieux, ni les récents. C’est le cuivre qui a une action contraceptive dans les DIU au cuivre, et les hormones dans le DIU Mirena.

    L’interaction stérilet – anti-inflammatoires : légende urbaine franco-française.

  • #174 elmaya le 8 avril 2009 à 16 h 46 min

    (J’avoue, je n’ai pas eu le temps de lire les 70 comms qui précèdent, mais j’ai bien l’intention d’y revenir à tête reposée… J’en ai quand même lu une bonne partie. ;-) )

    Ce « pour ou contre la péridurale » me choque un peu lorsque les avis sont ceux de personnes (femmes ou hommes, puisque ces messieurs osent émettre un avis sur la question ! ;-) ) n’yant jamais accouché… Il me semble qu’on ne peut se prononcer qu’en connaissant sa propre résistance aux douleurs de l’enfantement. car nosu en sommes aps toutes égales là-dessus. D’ailleurs, la douleur dépendra aussi du corps de la mère, de la tailel et la position de l’enfant, de la durée de l’accouchement, d ebiend es circonstances. comment peut-on décider à l’avance que jamais, au grand jamais, on ne voudra de péridurale ?
    Je connais des mères qui ont eu (au moins une fois), un accouchement de rêve. Avec ou sans péridurale. D’autres qui ont souffert l’enfer. Et si je veux bien admettre que la douleur de l’enfantement, jusqu’à un certain point peut favoriser certaines sécrétions aidant à l’attachement mère-enfant, on ne me fera pas croire qu’une mère ayant souffert le martyre s’attachera plus facilement au sien.

    Quant à moi…
    J’avais suivi une préparation par sophrologie (pas du tout destinée à remplir les poches de la SF, soit dit en apssant. Même si elle ne m’a guère servi el jour J, et pour cause, elle m’a beaucoupa idée avant et après.) J’envisageais un accouchement sans péridurale, si j’en étais capable le moment venu. Pouraquoi ? Probablement à cause de cet instinct venu du fond des âges, et aussi parce que j’ai une sainte horreur des aiguilles. ;-))
    Cependant, j’ai rencontré l’anesthésiste, et accepté sereinement l’éventualité d’une péridurale, si pour une raison X ou Y je ne supportais pas la douleur.

    Finalement, j’ai eu une césarienne en urgence, avec rachianesthésie.
    Je n’ai pas eu mon fils dans les bras avant deux bonne sheures. Je n’ai pas pu m’en occuper avant un bout de temps. Je n’ai quasiment aucun souvenir des premeirs jours, à part la peur juste avant la césa, et la douleur après.
    Celle de la cicatrice, des tranchées, mais surtout celle de gaz, dont on ne parle pas assez.
    Sans compter un mal de dos épouvantable.

    alors la prochaine fois, je peux vous dire que péridurale ou pas, je m’en fiche. Complètement.
    Un accouchement par voie basse, ce serait un grand bonheur.

    Et un accouchement sans peur, une bénédiction.

    Bon, je vais commencer par le fabriquer, avant d’en reparler ! ;-)

  • #175 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 16 h 47 min

    @Ode : les bébés sur stérilet, c’est en fait lié à l’ancien modèle NT200 (200mm² de cuivre) ce qui n’est pas suffisant pour un action contraceptive correcte, les nouveaux ont 380mm² de cuivre ce qui est suffisant, les NT200 ont 1% d’échec en un an et… 6% sur 5 ans !
    Il aurait du être retiré du marché mais pour des histoires de gros sous et de labos il est toujours en place, et certains médecins et gynécos continuent de le prescrire en toute bonne foi (n’étant pas forcément au courant de son retrait), c’est mon gynéco qui me l’a expliqué quand il m’a posé le mien, avec les nouveaux modèles, les grossesses sont exceptionnelles puisque l’action n’est pas inflammatoire mais chimique et mécanique, les ions cuivres délivrés tuent les spermatozoïdes, et la présence du stérilet empêche l’oeuf de nidifier au cas où un spermatozoïde costaud aurait réussi à échapper à son triste sort !
    Je m’en était inquiétée sachant que je soulage certaines de mes migraines à l’aide d’anti-inflammatoires…
    C’est encore une légende, tenace, comme les péri impossibles en cas de tatouages…
    Martin Winckler en parle assez bien sur son site…

  • #176 Seccotine le 8 avril 2009 à 16 h 49 min

    (et j’ajouterais que l’incompatibilité tatouage / péridurale fleure bon le « celle-là, si elle a su se faire tatouer, elle saura bien pondre son môme sans moufter ». Ca n’est pas un avis éclairé, je suis pas médecin, mais l’aiguille qui traverse je sais pas combien de cm de tissu en embarquant l’encre du tatouage jusqu’au LCR, ça me paraît quand même un poil tiré par les cheveux…)

  • #177 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 16 h 49 min

    Seccotine, tu as été plus rapide que moi ;-) !

  • #178 Marine le 8 avril 2009 à 16 h 51 min

    pour ajouter mon grain de sel concernant les tatouages, la péridurale, tout ça…
    moi on m’avait donné un papier à la maternité (là où on signe en bas de la page qui dit qu’il y a un risque sur 10 000 d’avoir une hémorragie à l’accouchement, un risque sur 100 000 de chopper le sida en bénéficiant d’une transfusion, etc… un super contrat!), nous prévenant qu’un tatouage empêchait souvent la péridurale.
    Mais dans les faits, j’ai trouvé que la piqure de la péridurale se faisait assez haut finalement, pas au niveau des reins mais plus haut que le nombril (côté dos, hein, pour les lectrices vraiment à la rue ;-). Les tatouages « sexy » du bas des reins sont souvent plus bas que ça… donc je pense qu’en général y a pas de pb.

    L’acné dans le dos est aussi signe qu’on aura pas de péridurale (risque de piquer dans un bouton infecté…)
    Et moi qui n’avais jamais eu un bouton dans le dos j’ai développé une belle acné à cet endroit à la fin de ma grossesse! Les sage-femmes m’ont quand-même piquée, ouf, c’était limite!

    Quant aux raisons de faire appel à la péridurale, j’ajouterais à mes commentaires précédents que je voulais passer un moment calme, le plus doux possible, apaisé, aussi pour pouvoir le vivre pleinement avec le père de ma fille. Je ne voulais pas suer comme un boeuf et hurler à la mort à côté de lui, je voulais qu’on se retrouve tous les 2, puis tous les 3, dans unes espèce d’ambiance ouatée.
    C’est exactement ce qui s’est passé, je n’ai pas poussé un cri, j’ai poussé comme une folle, j’ai bien senti ce qui se passait en moi, sans en souffrir. La pièce était sombre, lumières tamisées, et la sage-femme, seule avec nous, super douce. En plus, la péridurale m’a légèrement shootée…; et après 9 mois d’abstinence de drogues en tous genres, ben il me manquait plus qu’un album des Pink Floyd en fond sonore et je peux dire que j’ai fait un super trip! :-))

  • #179 Seccotine le 8 avril 2009 à 16 h 54 min

    @Lili-Roxane : c’est parce que j’étais pas allée chercher le lien… :o)
    Le voici :
    http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=590

  • #180 Anne de Lille le 8 avril 2009 à 16 h 57 min

    Seccotine, je n’osais pas le dire… je vois trop bien le vieil anesthésiste proche de la retraite penser ça !
    Certainement parce qu’une amie à moi l’a vécu, exactement dans ces circonstances !

  • #181 Diripouf le 8 avril 2009 à 17 h 05 min

    Ladypops, c’est un souci, en effet, puisque au final, etant donne qu’il ne met pas ta vie en danger si il te la refuse, tu ne peux pas l’exiger (enfin, pas legalement quoi). Tu peux bien evidemment essayer de le convaincre, mais c’est un peu delicat de faire entendre « raison » a quelqu’un qui a fait 15 ans d’etudes… et il risque de la realiser a contre-coeur, ce qui n’est pas non plus un point de depart ideal.

    Le mieux c’est de lui suggerer de decoller les couches superieurs de la peau. Ca laisse quasiment pas de traces (enfin, je dis ca, moi je prefererais encore me passer de peridurale que de laisser une trace sur mon tatouage !) et c’est « theoriquement / scientifiquement / medicalement » sans aucun risque.

  • #182 mmarie le 8 avril 2009 à 17 h 09 min

    @Mah-Yu, je suis bien aise que le bouzou n’ait bouffé ni ton premier commentaire ni les suivants, que je trouve une fois de plus à la fois radicaux et mesurés (mais comment réussis-tu ce prodige ? ;-))), sensibles et sensés.

    Je suis très touchée par le débat en général (bien qu’il m’ait a priori paru posé de façon trop binaire, mais tes explications, Eve-Lune, sont arrivées, merci), par plusieurs commentaires et en particulier par celui d’Elisa.
    Par celui d’Alice aussi : cet effet secondaire rarissime sans doute mais réel, de la péridurale, m’avait confortée dans mon souhait d' »essayer sans » (sans me l’interdire si le moment venu j’en éprouvais le besoin). Migraineuse déjà, j’ai été tétanisée par ce risque, en plus des autres, et de ma crainte de l’anesthésie bien que j’ingère pas mal d’antidouleurs.
    Bref.
    Lili-Roxane, je trouve très intéressant ton propos sur la douleur et la souffrance.
    La douleur de l’accouchement (du travail en particulier) a pour particularité qu’on sait qu’elle prendra fin, mais qu’on ignore quand, et donc combien de temps elle va durer. Je ne crois pas qu’elle soit en soi « nécessaire » (c’est pourquoi je ne suis absolument pas contre la péridurale) et ne lui accorde pas de valeur intrinsèque, ni à moi de mérite particulier pour avoir accouché sans péridurale (finalement je l’ai demandée, mais un truc dans mon sang ne me l’autorisait pas). En revanche les contractions, elles, sont utiles, chacune compte (pour le « démoulage » littéralement de l’enfant), et le savoir permet éventuellement d’accompagner la douleur.

    Je voulais m’attarder un instant sur un thème joint quoique périphérique : quelques unes ont évoqué le déclenchement « de confort » pour l’équipe médicale, et là je suis outrée. Vraiment. Que sans raison médicale objective on injecte de l’ocytocine de synthèse afin de déclencher artificiellement le travail me fout hors de moi. Parce que j’ai moi-même subi (pour des motifs parfaitement légitimes dans mon cas, mon bébé et moi courions un risque à attendre le terme) un accouchement déclenché donc avec – alors que l’ouverture stagnait – des contractions arrivées brutalement et sans quasiment aucun répit entre elles. C’est extrêmement violent, et si ça se justifie lorsqu’il s’agit de protéger la mère et l’enfant, je trouve cette pratique injustifiable juste pour permettre à un toubib de partir en week-end. Voilà c’est dit.
    Pour terminer : oui j’ai eu abominablement mal (mais pratiquement pas à l’expulsion, en fait), non on n’est jamais assez informée (ou trop, peut-être, et désinformée), oui on doit avoir le choix (de la péri ou pas, de l’AAD ou à l’hôpital, du maximum – glop j’ai été très émue par ta belle expérience), et oui la naissance de ma fille reste un souvenir merveilleux.

    Désolée pour ces longueurs décousues ;-)

  • #183 Ode le 8 avril 2009 à 17 h 13 min

    Ah bein voilà !!! J’aurai appris un nouveau truc sur les stérilets alors !!! Comme quoi on n’est jamais trop vieux pour apprendre…
    Merci les filles !!!

  • #184 Lili-Roxane le 8 avril 2009 à 17 h 27 min

    @mmarie : je ne peux que t’approuver pour ce qui est du déclenchement de confort, quand je vois ce qui est arrivé à mon amie à cause de ça (voir plus haut), malheureusement souvent proposé pour les naissance en août ou en mai…
    Ma grande soeur est née début mai, une dizaine de jours avant terme, dés la mi-avril le gyn-obs de la maternité voulait déclencher ma mère voire lui faire une césarienne comme ça, sans raison, sinon de pas être emmerdé par une femme qui accouche pendant ses longs week-ends, ma soeur a eu le bon sens de se pointer le lendemain du retour du pont et de ne pas faire haïr ma mère par le gyn-obs en question (cette année là, le 1er mai était un mardi, elle est née… le mercredi !), pour ses autres enfants elle a accouché ailleurs !
    Quant au côté nécessaire de la douleur, je ne crois pas non plus qu’une seule douleur soit nécessaire, celle de l’accouchement me semble logique et compréhensible, et c’est pour ça que je l’accepterai, mais pas indispensable, et je ne crois pas qu’il y ait plus de gloire à avoir accouché sans péridurale ou en ayant subi une césarienne, on a mis son bébé au monde et tant que tout le monde va bien…

  • #185 Delphine de Brest le 8 avril 2009 à 17 h 46 min

    Je m’excuse, je n’ai pas lu tous les commentaires ….Et les césariennes …….pour celles qui en ont eu, c’était comment????

  • #186 Kyra le 8 avril 2009 à 17 h 51 min

    Bonjour je suis assez intriguée par « le pour ou contre » la peridurale… je suis pour la peridurale… et pourtant trois fois j’ai accouché sans !!! la première fois parce que naivement à 24 ans je voulais essayer d’accoucher « en vrai », la deuxième fois parce que je suis arrivée trop tard, et la troisième fois parce que je n’avais pas mal !!! en revanche ma soeur qui vivait en région parisienne a été prévenue dans la clinique de son quartier qu’elle aurait une péridurale, et qu’elle n’avait pas le choix si elle voulait accoucher là ! vive la péridurale pour celle qui la veut…

  • #187 rose-bonbon le 8 avril 2009 à 18 h 06 min

    Bonjour Eve
    Je suis auxiliaire de puericulture,et pour être dans le milieu,je peux dire que je suis contre,je m’explique:
    1er: la péridurale n’est pas sans risque,oh que non !!!!
    Risque de paralysie,pas la force de pousser,risque de rester au lit + jour,et j’en passe !!!!
    Et 2eme,pour les tatouages,c’est un gros probleme.
    Car c’est pas qu’un probleme d’encre.C’est aussi que l’anesthésiste ne peut pas voir où il pique (d’ou le risque de paralysie)…

  • #188 elmaya le 8 avril 2009 à 18 h 22 min

    @ Delphien de brest : j’ia brièvement évoquémon vécu de la césarienne (enfin, de ses suites) comm 74…
    Et même si je sais qu’une césa (surtout programmée) peut être fort bien vécue, je ne comprends absolument pas que certaines puissent « choisir » une césarienne, soi-disant « de confort »…
    C’est tout de même une véritable intervention chirurgicale, consistant à ouvrir le ventre puis l’utérus, avec les suites de toute opération chirurgicale et ses douleurs diverses et variées, ses précautions post-op indispensables… aggravées par le fait qu’on aimerait bien pouvoir s’occuper de son bébé !

    Mais bon, on s’en remet, je te rassure ! ;-)

  • #189 Seccotine le 8 avril 2009 à 18 h 41 min

    @ rose-bonbon : ça m’intrigue, cette histoire d’anesthésiste qui ne voit pas où il pique simplement parce que la peau est pigmentée…
    Est-ce qu’il n’est pas plutôt censé palper pour savoir où il va piquer ?
    Est-ce que si ta peau est naturellement pigmentée, il ne voit pas non plus où il pique ?
    Est-ce que si on se fait tatouer une cible qui pointe, disons, pile entre la 4ème et la 5ème lombaire, ça aide ?

  • #190 Nocléa le 8 avril 2009 à 18 h 47 min

    Coucou,
    Que de coms… j’ai un peu survolé sur la fin, désolée…
    Alors moi j’ai 3 enfants et je peux dire précisément pourquoi j’ai demandé la péridurale pour chacun de mes 3 accouchements
    Quand j’étais petite, mon enfance a été bercé de récits horrifiques des femmes de ma famille (les accouchements cauchemardesques à la maison de ma grand-mère maternelle entre autres), je suis l’aînée de 4 enfants et je me souviens très bien de l’état de ma mère après les naissances, elle était petite et menue et a eu de gros bébés à chaque fois
    Alors quand on a commencé à parler de la péridurale, ma mère qui en avait terminé avec les accouchements (le dernier est né en 1978) disait toujours à quel point ça devait être merveilleux d’accoucher en souffrant moins. Alors pour moi, c’était une évidence de demander la péridurale… je ne le regrette pas, nous ne faisons visiblement pas parti des femmes qui accouchent facilement (tous mes accouchements ont été difficiles et je ne crois pas que que ce soit à cause de la péridurale !).
    Je crois qu’il y a quelque chose de très fort dans l’inconscient collectif féminin, les accouchements d’autrefois étaient souvent des épreuves horribles qui se terminaient souvent par la mort de la mère, ou bien qui lui laissaient des séquelles à vie, c’est sûrement pour cela que nous avons souvent eu tendance à accepter sans réfléchir tous les progrès de la médecine
    J’ai aussi l’impression que ce sont les femmes plus jeunes maintenant qui peuvent remettre en cause ces excès, elles ont plus de recul que les femmes de ma génération (j’ai 40 ans), qui étaient encore imprégnées des souvenirs des générations précédentes
    Voilà, c’était long et sûrement un peu confus, mais ce sujet m’intéresse particulièrement, je pourrais en discuter des heures…

  • #191 Turquoise le 8 avril 2009 à 18 h 59 min

    C’est encore moi … tout ce que vous avez dit m’a rappelé une discussion avec une jeune femme très croyante ( catholique, je dirais limite intégriste ) qui était contre la péri parce que la Bible préconise que la femme doit enfanter dans la douleur en expiation du péché d’Eve .
    Ne partageant absolument pas cette vision des choses, je me garderai de polémiquer sur des questions théologiques, je donne juste un motif au refus de la péridurale . Et je serais surprise que le pape actuel l’approuve …

  • #192 Orcy le 8 avril 2009 à 19 h 01 min

    Je voulais juste rajouter que la péridurale ne marche pas à tous les coups. Pour mon accouchement, me sachant assez douillette je l’ai demandé tout de suite ! Je ne voyais pas l’intérêt de souffrir alors qu’on pouvait me soulager. L’anésthésiste a tellement tardé qu’il l’a faite trop tard et du coup cela n’a pas marché ! Ca m’a tellement stressée que finalement l’accouchement a été très douloureux ! Je n’ai éprouvé aucune satisfaction d’accoucher sans péridurale mais je sais que c’est possible même si c’est dur. Au départ, je me suis dit que je n’aurais plus jamais d’autres enfant tellement j’ai souffert. 4 ans après, j’ai changé d’avis et j’envisage plus sereinement un éventuel second accouchement. Je pense en effet que c’est un sujet très personnel. Certaines vont se sentir capables de le faire sans d’autres non et ce n’est pas ça qui détermine si on est une bonne mère ou non ! Le seuil de résistance à la douleur est différent pour chacune et surtout la maîtrise de soi car quand on est zen la douleur est plus supportable. Mais parfois on a pas le choix car il y a de nombreuses contre-indications à la péridurale.

  • #193 Hélène le 8 avril 2009 à 19 h 04 min

    tif (140) merci pour ta réponse.
    Je suis cependant très mal à l’aise avec le fait qu’en substance, on t’a dit que si tu avais souffert physiquement, tu n’aurais pas souffert moralement.
    Quelque part c’était ta punition…
    Et ceci ressemble bien à une abominable pensée dans la pire lignée judéo-chrétienne et janséniste, que j’abhorre.
    Maintenant, peut-être que chimiquement, ça tient debout, mais je trouve que quelque part, ça tombe trop bien, comme explication, ça fait trop le jeu de cette morale épouvantable.

    Ode (145) je t’en prie, tout ça m’intéresse beaucoup, curieusement ;-) (je dis curieusement parce que je ne suis pas du tout concernée ;-)

    Mah-Yu (147) je ne suis pas complètement d’accord avec toi quand tu reprends la métaphore du dentiste, car on sait qu’un accouchement ça fait mal. Même si c’est plus ou moins douloureux selon les gens, on sait qu’on va morfler, c’est inévitable. Donc demander une anesthésie dans ce cas, avant même de commencer à morfler, ne semble pas irrationnel.

    Anne de Lille (149) j’aime beaucoup cette histoire, et je trouve comme toi que la sagesse, c’est ça ;-)
    Et tu es encore là ? ;-)

    Relle (153) sois la bienvenue ;-)

    beecoz (157) c’est important de dire ce que tu précises au sujet du ressenti du bébé.

    Diripouf (163) voilà, tu as mis le doigt dessus, la péri est considérée comme un truc de confort. Perso je trouve ça inacceptable.

    Linde (166) un jet d’eau tiède ?? Mais tu rigoles, tes commentaires sont toujours géniaux, fins, intelligents, réfléchis… et j’en passe !

    « Et si je veux bien admettre que la douleur de l’enfantement, jusqu’à un certain point peut favoriser certaines sécrétions aidant à l’attachement mère-enfant, on ne me fera pas croire qu’une mère ayant souffert le martyre s’attachera plus facilement au sien. » (174) : elmaya, merci.

  • #194 Deilema le 8 avril 2009 à 19 h 09 min

    Turquoise : Merci de nous rappeler à quel point on revient de loin dans la conception de la douleur !!!!!!!!
    Expier le péché d’Eve, et puis quoi encore ? ils expient quoi les hommes ?!
    (j’arrête le HS, mais ce genre de trucs me met littéralement hors de moi)

  • #195 Hélène le 8 avril 2009 à 19 h 10 min

    Ben ils expient rien tiens, ils ont pas besoin, c’est la femme qui est Satan, pas eux ;-)))

  • #196 Deilema le 8 avril 2009 à 19 h 11 min

    Hélène : je vois que tu as décidé que je mourrai de rage ce soir ;)))))
    J’en ai les poils qui se hérissent !!!!

  • #197 Hélène le 8 avril 2009 à 19 h 11 min

    Hin hin, Benoît 16, sors de ce corps ;-)))))

    (OK, je sors, je viole moi-même toutes mes règles ;-)))

  • #198 Aline le 8 avril 2009 à 19 h 12 min

    Bon, je recommence mon ordi a planté!
    Pas encore d’enfant donc on verra le moment venu! A la base je suis ni pour ni contre, tout dépend de la situation! J’ai une peur folle des piqures mais si vraiment c’est trop douloureux je resterais pas bornée! L’accouchement, un grand sujet, et ce qu’on entend partout ne rassure pas quant à la douleur!

  • #199 Claire de Bruxelles le 8 avril 2009 à 19 h 43 min

    Je suis maman de 3 enfants en bas âge. 2 accouchements sans péri, 1 accouchement avec. Perso, je vous pas comment on peut donner son point de vue sans savoir ce qu’est l’accouchement, et sans avoir testé avec et sans… Quoi qu’on pense, la nature est bien faite et une douleur d’accouchement est intense mais n’a rien à voir avec un mal de dents ou autre douleur pathologique. La grossesse n’est pas une maladie ! Je suis aussi étonnée qu’on ne parle que des mamans et pas des bébés pour qui venir au monde n’est pas du tout une partie de plaisir !! Ne pas demander la péri est avant tout (pour moi en tout cas) la volonté d’accompagner son enfant totalement et de vivre à deux cet évènement, la douleur aussi. Le bébé a une péri lui ? Passer le col et en avoir la tête déformée, parfois les yeux injectés de sang par la pression, et j’en passe… c’est cool pour lui ?? Tout ce que je peux dire c’est qu’en ayant discuté avec des dizaines de mamans, la grande majorité des mamans qui gardent un merveilleux souvenir de leur accouchement sont des mamans ayant accouché sans péri. Pour avoir vécu avec et sans (même si évidemment la découverte de son bébé est magnifique dans les 2 cas et l’amour est le même), les émotions sont décuplés sans la péri. Mais c’est certain que ça dépend de son seuil de résistance à la douleur, de la durée de l’accouchement, de son niveau de fatigue. Bon, je vis peut être trop la naissance comme un acte solennel, mais je connais des mamans avec péri surdosée qui ont dormi pendant leurs contractions et je trouve vraiment ça dommage. Ma gynéco m’a dit pour mon 1er accouchement (qui a duré 16 heures…) si j’avais eu une péri j’aurais probablement eu une césarienne. Beaucoup de complications pendant l’accouchement sont dues au fait que les mamans ne ressentent plus rien et n’arrivent pas à se mettre dans des positions qui facilitent le passage de bébé.

  • #200 Lorelaï le 8 avril 2009 à 19 h 46 min

    Comme Hélène, je suis contre l’accouchement (héhé !)

    Je ne m’étais jamais posé la question de la péridurale, ne me sentant pas concernée !
    Mais, je me suis retrouvée à tenir la main (ou plutôt à me faire broyer la main) d’une de mes proches pendant son accouchement (ne me demandez pas comment j’ai accepté, sans doute dans un moment d’égarement aviné).
    La malheureuse avait été (assez cruellement) quittée par son charmant mari pendant sa grossesse et était terrorisée à l’idée de traverser ce moment seule (premier enfant).
    Je me suis donc retrouvée à côté d’elle quand elle avait ses contractions, tout au long du travail et de l’accouchement proprement dit. Elle a fait le choix de la péridurale. Tant mieux pour elle (tout s’est bien passé) et pour moi aussi, je crois que je serai devenue dingue de continuer à la voir souffrir ainsi.

    Je pense que vivre un accouchement est une chose, en être spectateur/accompagnateur en est une autre. Mais les douleurs qu’elle ressentaient me paraissaient assez dingues.
    Du coup, ça a été du confort pour elle, mais aussi pour moi. Tout comme je n’aime pas souffrir, avoir mal, voir quelqu’un souffrir physiquement (moralement aussi, mais y’a pas forcément de médocs) m’est intolérable.
    Je me demande ce qu’en pensent les maris/compagnons qui restent avec leur moitié pendant l’accouchement.

    Bref, une fois la péri posée, ça a été assez rapide, et pour elle tout s’est bien passé…

    Bon mon comm vous semblera sans doute bizarre, mais ça m’a vachement impressionnée.

  • #201 Hélène le 8 avril 2009 à 20 h 02 min

    Lorelaï ben je comprends que ça t’aie impressionnée, tu penses !!

  • #202 Turquoise le 8 avril 2009 à 20 h 04 min

    , effectivement, accoucher toute seule doit être vraiment encore plus dur … Mais je voudrais dire que la joie, pour moi, a été l’arrivée du bébé, mais que si une cigogne avait pu me l’apporter, genre paquet-cadeau tout prêt, l’épisode « accouchement  » ne m’aurait pas du tout manqué , et que je me serais sentie tout aussi mère si j’avais pu zapper les douleurs , l’épisio , les nuits sans dormir …

    Et je pense que les liens mère-enfant ne se créent pas forcément dès la naissance, ils peuvent mettre plusieurs jours, voire plusieurs semaines , et n’en sont pas moins forts ! mais c’est un tel lieu commun de valoriser la souffrance que beaucoup de gens l’estiment indispensable . Quel bourrage de crâne !

  • #203 Lorelaï le 8 avril 2009 à 20 h 08 min

    Bah j’imaginais déjà pas vivre ça moi même, comment expliquer comme la position « spectateur/coach/main écrabouillée » à quel point c’était pour moi de la science fiction !

  • #204 Hélène le 8 avril 2009 à 20 h 09 min

    Turquoise, merci de remettre les pendule à l’heure, c’est pas du luxe.

  • #205 Chantal le 8 avril 2009 à 20 h 20 min

    J’arrive tard et je n’ai pas eu le temps de lire tous les commentaires! mais, aïe, en ce qui me concerne, c’est un sujet qui, vingt ans après, est encore très sensible…Pour faire court, dans l’hôpital où j’ai accouché, il y avait les deux possibilités, et toutes sortes de préparations à l’accouchement sans douleur: yoga, sophro, etc…on nous répétait: si vous êtes détendues, tout ira bien, ne vous inquiétez pas, c’est naturel…moi, naïve et pas stressée, avec une grossesse sans problème et heureuse d’avoir un bébé, je les ai bêtement crus! …oui, ben, le jour J, je suis rentrée à 12h et j’ai accouché à 23h, après avoir épuisé deux sages-femmes…quant à moi, vous imaginez mon état, j’ai eu droit à des piqûres pour élargir le col, puis j’ai eu un problème, donc repiqûre,… à18 h, toujours rien et je souffrais tellement qu’entre deux couplets de « Manon », j’ai demandé une anesthésie générale, un coup sur la tête, n’importe quoi, mais que ça s’arrête (il faut dire que je n’avais pas mal au ventre mais à chaque contraction j’avais l’impression d’ recevoir un coup de poignard dans le dos, ce qu’on appelle un accouchement par les reins…) un enfer! et quand ma puce est arrivée, elle avait souffert elle aussi, et elle était marquée (ça a duré une semaine!) Moi j »ai été HS pendant un mois, impossible de l’allaiter car avec la fatigue, ma montée de lait a tourné court et elle avait tellement faim qu’elle braillait tout le temps (pendant la préparation, on nous avait dit que tout le monde pouvait allaiter, il suffisait de le vouloir…et moi, pauvre cruche, j’y avais cru…) Bref, l’atterrissage a été dur! Aussi, 2 ans après, pour le 2ème, j’ai exigé une péridurale que j’ai eue, certainement bien dosée car aucune conséquence ensuite, sauf d’avoir un bébé en bon état car il n’avait pas souffert lors de l’expulsion, et comme moi non plus, je courais comme un lapin dès le lendemain et j’ai été en forme immédiatement après (ce n’est pas pour ça que j’ai pu l’allaiter, je ne l’ai fait que 15 jours ensuite je n’avais plus assez de lait… Comme quoi, c’est toujours plus compliqué que ce qu’on veut nous faire croire). Morale de l’histoire: bien sûr, à chacune de choisir mais personnellement, si j’avais pu imaginer que je risquais de souffrir autant ( et donc inutilement et mon bébé aussi), j’aurais demandé sans hésitation une péridurale, et si j’en avais eu un 3ème, je l’aurais demandée également!
    Voilà, c’est un peu long mais c’est du vécu!!!-;)

  • #206 rose-bonbon le 8 avril 2009 à 20 h 23 min

    @seccotine:
    Oui l’anesthésiste palpe aussi,mais c’est pas sans risque.
    Si non,si ta peau est naturellement pigmentée,il n’y a pas de probleme.

  • #207 picpicmama le 8 avril 2009 à 20 h 34 min

    Je suis d’accord avec toi Claire de Bruxelles, un accouchement sans péri n’a rien à voir avec une rage de dent. J’ai vécu les deux, je garde un merveilleux souvenir de la naissance de ma fille malgré le fait que ce soit en effet extrêmement douloureux. En revanche j’ai un souvenir cauchemardesque de ma rage de dent, cette nuit-là j’ai vraiment compris le sens de l’expression « avoir envie de se taper la tête contre les murs », j’ai cru que j’allais devenir folle!
    Dans le 1er cas, il y avait un sens à ma douleur, je savais ce qui se passait dans mon corps et (je pense que ça joue beaucoup) j’étais heureuse et impatiente de vivre ce moment, donc pas de stress, bien au contraire, j’étais parfaitement détendue. Je comprends et j’adhère à ce que dit Lili-Roxanne. A mon avis le psycho a un rôle déterminant dans la gestion de la douleur.
    j’avais décidé d’avoir une péri depuis le début de ma grossesse, faire autrement ne m’avais pas traversé l’esprit ne serait-ce qu’une demi seconde mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévue. Ma fille a décidé de ne pas faire durer les choses alors que l’anesthésiste, lui, n’était pas pressé. Résultat, il m’a fait la piquouse que 2 min avant l’arrivée de ma puce. Le produit a fait effet alors que ma fille était dans mes bras.
    Aujourd’hui j’ai un très bon souvenir de cette naissance, le seul bémol: la sensation de l’aiguille qui traverse la colonne vertébrale, je suis mal rien qu’en y repensant (limite au bord du malaise). Eh oui, on m’avait prévenu que l’accouchement était douloureux, j’étais préparée psychologiquement par contre on m’avait dit que l’on ne sentait rien au moment de la pose de la péridurale, c’est pas vrai, on le sent passer, je ne m’y attendais pas et je pense que c’est pour ça que je l’ai moins supportée. Je précise qu’habituellement je ne suis absolument pas une flippée de l’aiguille. J’ai eu également les jambes paralysées pendant des heures après, j’ai trouvé ça très angoissant et pénible car je ne pouvais pas prendre ma puce qui était dans son berceau. Du coup pour moi, c’est clair si je dois avoir un autre enfant j’espère très sincèrement ne pas avoir de péridurale, ça me fait trop flipper, je préfère encore souffrir pendant des heures. Pour en rajouter, je ne suis pas super fan des médocs.
    Vous êtes plusieurs a l’avoir dit mais je le répète malgré tout, c’est très personnel et j’ajoute que l’on ne peut vraiment décider (avec ou sans) qu’au moment venu.

  • #208 Claire de Bruxelles le 8 avril 2009 à 20 h 36 min

    @Chantal : je ne suis pas du tout médecin mais si tu avais eu une péri à ton 1er enfant, crois-tu que ton accouchement aurait duré moins longtemps et ton bébé moins souffert ? Mais je suis tout à fait d’accord, quand on souffre à ce point, 100% pour la péri !

  • #209 Une chicette à Paris le 8 avril 2009 à 20 h 40 min

    I don’t know anyone who wouldn’t be supportive of a woman’s right to choose how she would like her own delivery. It’s totally a personal choice and we need to respect each woman’s decision!

  • #210 porteverte le 8 avril 2009 à 21 h 39 min

    @ Delphine de Brest : il est peut-être un peu tard pour que tu aies ma réponse à propos des césariennes, mais je me lance quand même ; par contre je vais faire un peu distancié parce que les histoires d’accouchement, c’est pas mon truc, mais si ça peut t’aider, voilà :
    – d’abord, bien s’assurer que la césarienne est prévue parce qu’on ne peut pas faire autrement; je m’explique : quand tu as accouché une première fois par césarienne, certains obstétriciens envisagent automatiquement les accouchements suivants de la même manière, et ensuite, après la troisième, ils te déconseillent d’être à nouveau enceinte – alors tu vas me dire, 3 enfants c’est déjà bien, et j’ai pensé comme toi à 30 ans ; aujourd’hui je dis juste « on ne sait pas de quoi demain sera fait, gardons un maximum de chances dans notre musette »
    – ensuite, n’oublie pas que le contexte de la césar n’est absolument pas celui d’un accouchement par voie basse : on est au bloc, sans son mec en général, et à moins d’aimer particulièrement cette ambiance-là ou d’y être habituée, c’est un peu stressant ; le personnel soignant va t’inciter à demander une rachi-anesthésie parce que « comme ça madame vous verrez votre bébé » ; moi je dis, se taper en grelottant le récit du match de tennis de l’obstétricien en train de vous fendre la paillasse, une fois m’a suffi, rien de tel qu’une bonne anesthésie générale (ton bébé, tu as 20 ans pour le voir et le supporter, on est pas à 5 minutes ;-)
    – Bon, pour te rassurer, les suites, lorsque la césar n’est pas faite en urgence, et qu’il n’y a pas de complications, ne sont pas pires que pour les filles obligées de s’asseoir sur une bouée à cause de l’épisio – je poussais mon caddy avec ses deux tailles de couches dedans à J7
    – Et comme disait je ne sais plus qui, on est mère à mon avis, par l’éducation et le quotidien partagé, et non par la façon d’expulser le paquet.

    Ca va bien se passer ;-)))))))))) Bises

  • #211 Hélène le 8 avril 2009 à 21 h 42 min

    porteverte j’adore ton commentaire et ta façon d’écrire les choses !

  • #212 Laly le 8 avril 2009 à 21 h 44 min

    Hélène, merci pour ces discutions vraiment intéressantes, il n’y a qu’ici que je lis les commentaires avec autant d’intérêts et c’est toujours avec plaisir que je découvre des points de vue, parfois très différents des miens mais toujours très pertinents.
    J’apporte ma pierre à l’édifice avec mon expérience: 1er ( et unique ) enfant, j’étais tétanisée de peur à l’idée d’accoucher. Je le vivais comme une agression et heureusement j’ai eu affaire à une sage femme exceptionnelle qui a perçu mon malaise et à qui j’ai pu me confier sans hontes. Résultat: j’ai eu une péridurale dés le début du travail ( déclenché ) et une seule contraction douloureuse.
    Pour le 2ème, par encore conçu mais en essai, j’aimerai vraiment le tenter sans la péri.
    Je n’ai pas eu de mauvaise expérience la première fois, au contraire, je pense que cela a été salutaire mais j’avoue que les effets secondaires m’ont vraiment déplus ( malaise vagal, tremblements pendant une quinzaine d’heure en claquant des dents, nausées ) et aussi j’ai envie de me tester, juste pour me prouver que je peux le faire, accoucher sans cette peur…
    Bref, pas facile à expliquer tout ça, mais bon je précise quand même que je me laisserai le choix, si vraiment c’est dur, ce sera avec bonheur que je la demanderai.
    En fin de compte, je pense qu’on ne peux pas parler de  » pour ou contre », c’est juste un choix personnel et cela a été très bien dit dans les comms précédents !

  • #213 Mah-Yu le 8 avril 2009 à 21 h 47 min

    @Hélène: je te JURE que je connais des gens qui ont accouché sans douleur, pour de vrai. Donc ma métaphore est honnête. Il y a également toute une littérature scientifique sur le sujet, je n’invente rien. D’ailleurs moi même j’ai bien vu la différence entre les sentations quand on accouche de façon « traditionnelle » (sur le dos, avec moult examens et monitos, plus les adjuvants habituels) et de façon « naturelle » (dans la position que te dicte le confort, en choisissant comment on respire et à qui on parle, etc.). Pour mon dernier accouchement, ayant remarqué que j’avais atrocement mal quand je m’allongeais pour les examens, j’ai ensuite refusé d’être auscultée (de ttes façons, il allait sortir, le bébé, peu m’importait de savoir si j’étais à 4, 6, 8 ou 10) et je dois dire qu’assise sur mon gros ballon et en contrôlant mon souffle, j’étais loin de souffrir le martyre.

    A vrai dire, si un jour je fais un 4ème enfant, je n’exclus pas totalement de parvenir à accoucher sans douleur, c’est un truc qui me ferait vraiment plaisir.

  • #214 Antinea le 8 avril 2009 à 22 h 05 min

    Oula!!!! Ça c’est un débat sans fin! Il y a 100 000 milles raisons d’être pour la péridurale et au moins autant d’être contre! Il en est de même au sujet de l’allaitement! (Pour ma part que ce soit au bibi ou au sein, ça reste de l’allaitement et le lien avec bébé est tout aussi fort à partir du moment où on est convaincu que c’est le meilleur choix pour notre bébé!)
    Pour en revenir à la péridurale , (en me référant à mon histoire perso) pour ma part au début de ma grossesse c’était sûr et certain que j’y aurais recours! (Déjà que quelques années auparavant il était hors de question pour moi d’accoucher!!! Les enfants c’étaient bien mais chez les autres uniquement!)
    Et puis sont arrivés les cours de préparation à la naissance avec une sage femme un peu « aware ,peace and love ,fumette et compagnie » (si si c’est vrai) qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Jane birkin (je sais ça n’a aucun intérêt mais ça m’a marqué! lol) et qui était pro-allaitement au sein et pas trop pour la péridurale, elle ne l’a jamais dit clairement mais avait l’art de nous amener à aller dans son sens! Au fil des séances, elle arrivait à nous donner confiance en nous, en nos capacités et à nous persuader de la supériorité de l’esprit sur le corps! Et puis je me suis alors dit que finalement un accouchement « naturel » était envisageable.
    Mais bon le jour J, on ne m’a laissé que très peu de temps pour me décider! Ayant attendu un maximum à la maison ( sur le conseil de ma sage femme et après avoir fait au moins 100 fois le tour de la table de salon durant toute la nuit!! lol) lorsque je suis arrivée à la maternité , on m’a installée directement en salle d’accouchement et on m’a dit que pour la péridurale c’était maintenant ou jamais car toutes les femmes enceintes de la ville avaient décidé d’accoucher au même moment que moi et que l’anesthésiste était débordé! Épuisée par une nuit blanche j’ai penché pour la péridurale , sans aucun regret ni remord. J’ai tout de suite assumer mon choix. J’ai alors eu droit à deux heures de répit pendant lesquelles j’ai pu me reposer, le tout suivi d’un accouchement génial!!!! Aucune douleur (ce qui implique dans mon cas aucune sensation non plus! Peut-être que la péridurale a été un peu fortement dosée), pas d’épisio, pas de forceps…. Quand après l’accouchement on me demandait comment j’allais, je répondais que je pouvais recommencer tout de suite sans problème!
    Par contre, trois mois plus tard, j’ai consulté un ostéopathe pour le petit bout, car depuis la naissance il pleurait jour et nuit, ne dormait quasiment pas et le pédiatre ne savait plus quoi faire! Une des premières questions qu’il m’a posé est de savoir si j’avais eu recours à la péridurale, apparemment les nourrissons dont les mamans ont eu recours à la péridurale peuvent rencontrer des troubles du sommeil , du stress et d’autres petit soucis liés à la péridurale. De plus il m’a affirmé que cela était aussi surement la cause de mon allaitement raté car une étude a démontré que la péridurale pouvait perturber l’allaitement. ( En majorité des bébés qui ont du mal à téter.)
    Mais bon, qu’est ce qui me prouve que si j’avais accouché sans péridurale bébé aurait été plus calme, ou que l’allaitement aurait été une réussite?
    En tous cas, je ne regrette rien du tout! J’ai eu un accouchement de rêve!
    Bon ce qui a suivi n’a pas été de tout repos et ne l’est toujours pas d’ailleurs mais bon ça c’est une autre histoire! lol

  • #215 aliasmarine le 8 avril 2009 à 22 h 10 min

    J’avoue ne pas avoir lu tous les messages mais je ne pouvais pas, ne pas répondre à ce billet. Je suis étudiante sage-femme, et c’est une vrai vocation que j’ai depuis des années. Pour moi la naissance d’un être reste un moment magique que j’aime partagé dans l’intimité et avec le plus de recul possible avec les femmes. Cette vocation, je l’ai eu la première fois que j’ai vu une femme accouchée dans l’eau et je me suis dit, c’est ça que je veux faire plus tard.
    Ces études m’ont fait découvrir de nombreuses choses, que par exemple, accoucher en position gynéco, n’est pas la meilleure position pour la sortie du bébé.
    La péridurale c’est pareil, souhaitant accoucher dans l’eau, la péridurale n’est pas possible et ça ne me fait pas peur du tout. Quand on reçoit des dames à l’hopital, on leur explique les différentes alternatives possibles, et ellles choississent la solution qui leur convienne le mieux. Accoucher sans péridurale est un acte qui demande du travail pendant la grossesse, apprendre à controler sa douleur, le regard des autres…
    Le gros problème qu’il existe à l’heure actuelle, c’est que toutes les femmes devraient se préparer à accoucher sans péri pendant leur grossesse, qu’on leur explique que l’anesthésiste pourrait ne pas pouvoir venir le jour J mais que ce ne sera pas un drame car elle sera entourée et que tout ira bien. Si les femmes s’étaient préparées psychologiquement pendant la grossesse, se serait bien plus simple au moment de l’accouchement. Il en est de même avec les césariennes, qu’elles ne soient pas déçues si elles finissent au bloc.Elles seront quand même de supers maman.

    Et puis les cours de sophrologie, d’acuponcture et d’haptonomie sont juste géniaux. Si vous saviez les miracles qu’on peut faire avec ça.

  • #216 ckankonvoau le 8 avril 2009 à 22 h 39 min

    J’ai eu deux enfants sans péri…. et vraiment mes accouchements sont mes meilleurs souvenirs… même si au moment de « pousser » c’était un peu dur…. manque de force…etc…. je ne regrette pas de n’avoir pas eu de péri… mais je comprend très bien que cela se demande ! de mon temps ce n’était pas la règle commune…. donc j’ai fait sans mais j’ai eu la chance d’accoucher en 15′ maxi pour les deux (enfin chacun son tour, pas ensemble quand même, ils ont presque 5 ans d’écart)…. sans blague !

  • #217 Chantal le 8 avril 2009 à 23 h 21 min

    @aliasmarine: je peux te garantir qu’en ayant suivi toutes les super préparations offertes par un hôpital parisen réputé, en m’étant préparé psychologiquement pendant ma grossesse et en arrivant détendue et pas du tout angoissée et persuadée que ça allait passer comme une lettre à la poste comme prévu pendant 9 mois, j’ai sacrément déchanté et au lieu d’un miracle, j’ai eu droit à un cauchemar…Ma fille en a subi les conséquences et je n’ai pu l’allaiter alors que mon fils arrivé sous péridurale n’a eu aucun problème de sommeil et j’ai pu l’allaiter sans problème…comme quoi, je le répète, c’est très personnel et les généralisations sont à fuir…la souffrance est insupportable et il y a une infinité de créer des liens avec son enfant même si on a accouché sous péridurale!

  • #218 ann du québec le 8 avril 2009 à 23 h 25 min

    Vive la péri!!!
    Pouquoi faire compliqué( se tordre de douleur) quand l’ on peut faire simple!!!(sans douleur)

  • #219 colorever le 9 avril 2009 à 1 h 44 min

    Souffrir ou ne pas souffrir telle est la question ? A mon sens non …

    On à la conviction que souffrir pour accoucher est la plus belle des épreuves , je me dis que cela à un sens si c est une conviction profonde de la femme…
    seulement le hic c est que je me demande bien pourquoi à été créé /adapté la péridurale si ce n est pour soulager les douleurs des femme le jour J ?
    c est donc bien qu il y à eu une demande , une volonté des patientes et du corps médical
    d atténuer la violence de l accouchement .

    alors est-ce revenir à un mode plus naturel, sans surmédicalisation que de prôner
    l accouchement sans péridural ?

    je suis plus sure que cela cache un certain obscurantisme,
    ,je ne juge pas les femmes qui sont contre
    mais car ce n est pas parce que le monde veut revenir à des méthodes plus naturelles et traditionnelle qu il faut pour autant en oublier les progrès de la médecine !

    alors oui on PEUT accoucher tel qu on le souhaite ( et parfois le rêve s écroule , j en ai fait l amère expérience ) mais pourquoi juger une femme qui ne veut pas souffrir ?

    c est peut être HS mais il y à 11 ans de cela j ai avorter dans un hôpital réputé
    on m à donc expliqué la méthode d aspiration j ai alors voulu savoir si cela était douloureux
    et la reponse etait « oui »
    mais lorsque j ai suggéré que l on me sédate pour que je souffre moins voici la réponse du medecin (véridique) : « on n anesthésie pas la femme , car il semble que cela là perturbe de ne pas « ressentir » l intervention « .
    cela là perturbe de ne pas ressentir la souffrance physique lors de avortement ??
    j avoues que je n ai toujours pas digérer la réponse !!!
    dieu merci aujourd’hui on anesthésie systématiquement la femme.

    mais voila quoi qu il se passe en rapport avec notre utérus et les enfants il nous faut souffrir et ressentir , mais pourquoi au juste pour avoir le droit d être femme /mère ? notre corps nous appartient je crois que nos grands mère ce sont assez battues pour ça !

    en me relisant je vois que je ne fais pas beaucoup avancer le débat
    alors pour donner mon opinion je suis pour la péridurale car elle soulage une majorité de femmes , j aurais préféré en avoir une plutôt que de subir 2 césarienne en extrême urgence car j jetais sur le point de mourir ( mon corps aime pas être enceinte , alors tant pis pour la fille je m arrête à 2 gars …^_^ ) , et pourtant j avais préparé mon accouchement au petit oignons yoga prénatal et haptonomie …comme quoi on ne maitrise pas tout ..mais si on peut soulager alors pourquoi sen priver ?

  • #220 Diripouf le 9 avril 2009 à 10 h 35 min

    « (ton bébé, tu as 20 ans pour le voir et le supporter, on est pas à 5 minutes ;-) »
    Huhuhuhu, je crois que c’est le commentaire qui m’a fait le plus hurler de rire dans tout ca :D

    Bon par contre certains commentaires m’agacent – « Renier les progres de la medecine » « Pourquoi souffrir quand on peut ne pas souffrir ? »…

    Pardon ? C’est pas un peu simpliste ca ? Faudrait pas oublier le libre arbitre hein… Les progres de la medecine sont la pour aider les gens a prendre les decisions qui leur conviennent et non les prendre a leur place.

    Donc sans vouloir enfoncer des portes ouvertes, la peridurale c’est genial pour celles qui le souhaitent, mais ce serait cool de pas voir toutes celles qui ne la prennent pas comme des arrierees / des extremistes ecolos / des passeistes.

    Perso, je m’etais jamais trop penchee sur la question, mais apres avoir regarde la taille de l’aiguille de peridurale, ou elle s’enfonce, le fait que ca retarde le travail, le coup de la paralysie des jambes, etc etc etc je suis plus sure du tout que ca m’attire, tout ca… Et pour etre parfaitement honnete, si lors de mon accouchement je me sens d’attaque pour essayer de dompter la douleur sans peridurale, j’aurais tendance a essayer, pour la simple raison que je fais plus confiance a moi-meme qu’a un composant chimique (comme il a ete dit plus haut, si on compte dessus et que ca fonctionne pas, bonjour l’angoisse).

    Si certaines femmes preferent essayer de gerer la douleur « toutes seules » (tout en gardant bien evidemment l’esprit ouvert, comme cette super sage-femme dont une lectrice parle plus haut, qui a change d’avis en cours de route – comme le dit Helene, CA, c’est la vraie sagesse !), c’est tout aussi respectable qu’une decision inverse.

  • #221 Diripouf le 9 avril 2009 à 10 h 45 min

    En fait je crois que ce qui me gene c’est la tendance qu’on note dans certains commentaires a voir les femmes qui ont accouche / veulent accoucher sans peridurale comme des gens qui recherchent la douleur, pour des raisons x ou y (et donc forcement un peu bizarres).

    Or a mon sens on peut tres bien refuser une anesthesie, quelle qu’elle soit, sans pour autant etre maso. Bon, sans lancer le debat sur un truc completement different, si on regarde les fakirs et autres yogis qui arrivent a elever leur seuil de tolerance a la douleur, on reste bouche bee. Ils ne sont pas maso, hein, si ils avaient mal ils arreteraient ! D’ailleurs le terme de tolerance a la douleur n’est pas correct – il s’agit davantage de repousser la douleur en elle-meme.

    On oublie un peu trop que notre cerveau est capable de produire des substances chimiques autrement plus puissantes que la morphine – quiconque a assiste a un accident grave vous le dira, quand quelqu’un se fait arracher un doigt ou un pied, il n’a mal que sur le coup, ensuite plus du tout (les hurlements qui suivent sont dus au traumatisme, a la vision de l’accident etc), parce que le corps decharge des substances qui anihilent completement cette douleur, pour la bonne et simple raison que sinon, la personne en question s’evanouirait… de douleur.

    Bon, apres, il se trouve que produire les memes substances « sur commande » c’est a la limite de l’impossible, donc il s’agit plus d’un travail mental, et quand on voit la concentration qu’il faut pour dompter/effacer la douleur lors d’un « bete » tatouage, je me demande comment c’est gerable en accouahement. Et puis en plus, d’apres ce que toutes les femmes en disent, l’accouchement semble etre tellement insupportable que c’est un peu plus delicat d’etendre ce genre de techniques a une naissance…

    Mais apres tout, si on a envie d’essayer pourquoi pas ?

    Bref, c’est interessant tout ca :)

    (et je m’arrete la, desolee pour la longueur !)

  • #222 sara le 9 avril 2009 à 11 h 02 min

    une petite donnée à prendre en compte dans l’équation pour ou contre la péridurale.
    j’ai accouché il y a 5 mois maintenant et j’ai demandé une péri.
    le jour j, on me l’a faite mais un peu trop tard( dilatée à 8cm) et l’anesthésiste a loupé son coup.
    elle a enfoncé l’aiguille trop loin ce qui a causé une brèche.
    bilan de la course pour 7 jours d’hospitalisation:
    péridurale aucun effet, donc j’ai accouché dans la douleur et c’était atroce.
    j’ai supporté deux patch sanguins ( on te prend du sang qu’on réinjecte au niveau de la péri pour colmater la brèche)
    je suis restée paralysée en tout 4 jours à ne pas réussir à lever ma tête
    j’ai souffert, flippé, angoissée et le pire dans tout ça:
    je n’ai pas pu m’occuper de mon bébé.
    je suis rentrée à la maison avec une petite puce qui m’était totalement étrangère. on rajoute un bon baby blues et des points de suture (car déchirée intérieur et extérieur) pour compléter le tableau.

    tout ça pour dire que la péridurale reste un acte médicale lourd qui peut avoir des conséquences .
    ce n’est pas comme une aspirine qui fait disparaitre les douleurs comme par magie.

    perso, je sais que pour ma prochaine grossesse,ce sera sans péri. car je préfère souffrir plutôt que de ne pas pouvoir être là pour mon bébé. pouvoir la prendre dans les bras. donner le 1er bain ou les premiers biberons.
    après, chacun doit prendre la décision qui lui convient le mieux. mais, renseignez vous sur les accidents de péridurale car ça n’arrive pas qu’aux autres !

  • #223 Kila le 9 avril 2009 à 11 h 03 min

    j’ai lu tous les commentaires.
    Je n’ai pas d’enfant, je ne sais pas si j’en aurai un jour.
    Mais ce que je souhaiterais (notez le conditionnel) c’est effectivement d’accoucher comme je le sens, c’est à dire sans péridurale.
    Et quand je lis ; « mais pourquoi juger une femme qui ne veut pas souffrir ? », je ne suis pas du tout d’accord, j’ai plutôt l’impression de l’inverse depuis le début que ce sont celles qui choisissent sans qui sont jugée. Mais je me trompe peut-être.

    De toutes façons pas deux accouchement ne se passent pareil, nous sommes toutes différentes et mettons au monde des enfants également tous différents et cela à des moments différents.
    C’est donc bien uniquement une histoire personnel.
    Ce qui serait bien c’est simplement de respecter la décision de l’autre qui n’est pas la même que la notre, sans jugement, sans regard de travers. Et c’est ça le plus difficile pour beaucoup j’ai l’impression. JE me dema
    Une amie s’est entendue dire par sa belle mère, lorsqu’elle a dit qu’elle souhaitait allaiter : « mais t’es pas une vache », je trouve ce genre de remarque juste lamentable!

    En fait je trouve le com’ de Diripouf parfait ;-), j’aurais pas dit mieux!

  • #224 Kila le 9 avril 2009 à 11 h 04 min

    désolée y’a eu un ripage de doigts et un bout de phrase est resté sans qu’il n’aie rien à faire là ;-)

  • #225 FraiseDesBois le 9 avril 2009 à 11 h 04 min

    et bien et bien, quel joli débat, en gros j’en retiens que chacune fait comme elle le sent et ça c’est bien, par contre avec ou sans cela me conforte dans ma non envie d’enfant

  • #226 elmaya le 9 avril 2009 à 11 h 04 min

    J’ai oublié qui disait préférer un césa sous anesthésie générale plutôt qu’avec rachi… Je trouve cela assez aberrant tout de même, car une anesthésie générale n’est pas sans risques, loin de là… pour schématiser, cela revient à éteindre brutalement l’ordinateur, la rachi (ou tout autre anesthésie loco-régionale) revenant à une mise en veille. Et on sait ce que préfère l’ordinateur, hein ? Certes, parfois il n’y a pas le choix, donc on fait avec. Mais lorsque c’est possible, autant, de deux risques, choisir le moindre… :-/

    Par contre, la phrase « ton bébé, tu as 20 ans pour le voir et le supporter, on est pas à 5 minutes », j’ai un peu de mal à la digérer. Objectivement, je la comprends, je suis capable de déceler la pointe d’humour qui y est cachée, mais… elle me renvoie trop à ce que j’ai vécu. A ces deux heures passées en salle, ayant à peine aperçu mon bébé, avec l’impression qu’on me l’avait volé, ne sachant même pas s’il allait bien, s’il était avec son papa…Les 2 heures les plus longues de tout ma vie.
    (Je précise que la péri faisait encore effet, à ce moment, j’aurais profité à fond de mon bébé. Quand je l’ai finalement eu dans les bras, j’ai commencé à souffrir. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrr.)

  • #227 Kila le 9 avril 2009 à 11 h 19 min

    Elmaya moi aussi cette phrase m’a fait bondir, je te rassure ;-)

    On oublie un peu trop ce qu’est un bébé. Ce n’est pas un adulte miniature, non, non, non!
    C’est à dire qu’il passe 9 mois dans un endroit avec des odeurs, une voix, des battement de coeur, tout ça appartenant à sa maman, et il ne connait que ça. Il ne refléchi pas, ne construit aucune pensée, ne connaît pas le recul, l’anticipation. Pour lui il ne fait qu’un être unique avec sa mère.
    Il ne prend conscience qu’il est un être à part entière que petit à petit et ça n’arrive pas avant plusieurs mois. Quand vous voyez votre main vous savez que c’est la vôtre le bébé, non.
    Bref tout ce que fait que nous adulte sommes capable de nous adapter, lui il ne l’a pas.

    Et donc, quand on le retire de sa maman dès la naissance, ben c’est juste comme si on lui retirait une partie de lui-même et il ne sait pas qu’elle va revenir, il ne peut donc pas patienter jusqu’à mieux.
    Inutile de vous dire que je trouve ces pratiques barbares.
    On se place toujours du côté du confort de la maman et de l’équipe médicale et l’enfant là-dedans???
    Et tous ça sous prétexte de médicalisation. Dans les pays du Nord, où les accouchement sont moins médicalisés il n’y a pas plus d’accident.
    En France, comme pour d’autres domaines, on en fait trop, on se sur-sécurise pour le cas où…

    Désolée je suis un peu virulente, mais les enfants c’est mon métier et je vois chaque jour à quel point on ne les respecte pas et on n’oublie qu’ils ne sont pas des adultes miniatures.

    Et bien évidemment, ce n’est que mon avis, il n’engage que moi et je ne juge pas les gens qui pense différemment. Mon mode de pensée est un cheminement, je ne suis pas arrivée là par hasard un matin au réveil ;-)

  • #228 dola le 9 avril 2009 à 11 h 46 min

    je plussoie Diripouf ses commentaires m’interpellent beaucoup.

    Et effectivement , la péridurale c’est autre chose qu’un simple coupe- douleur magique , c’est un acte médical qui en plus d’avoir des risques inhérents influe sur le déroulement de la naissance et implique une prise en charge et une façon d’accompagner différente pour la mère et son bébé.

  • #229 Diripouf le 9 avril 2009 à 12 h 06 min

    Merci les filles :)

  • #230 dola le 9 avril 2009 à 12 h 38 min

    Kila,
    je suis d’accord avec toi, pour mon premier BB, une partie du contenu de son instestin s’est vidée dans le liquide amniotique ( je me demande si je ne vais pas en horrifier certaines..), , donc on me l’a donné quelques instants et le papa l’a baignée avant qu’elle me soit rendue, pour le deuxième tout était normal et j’ai refusé qu’on le baigne, il a a été vaguement essuyé et posé sur moi et à mon sens c’était bien suffisament.

    J’avoue que je ne saisis pas forcément l’intérêt de les laver tout de suite (ça doit être mon côté mammifère..).maintenant je comprends qu’on puisse être dégoutée par l’animalité .

    Chacune sa façon d’être mère, d’ailleurs on est mère même si on accouche pas (quand on adopte par exemple).

  • #231 Hélène le 9 avril 2009 à 13 h 10 min

    colorever (219) je trouve ton commentaire très intéressant.

    sara (222) effectivement c’est flippant ton histoire !

  • #232 Catherine_6248 le 9 avril 2009 à 13 h 31 min

    avec une péri, il n’y a pas un risque de paralysie?

  • #233 Catherine_6248 le 9 avril 2009 à 13 h 37 min

    j’ai une péri dans un tout autre contexte… (contexte plus calme qu’un accouchement)
    J’ai passé la journée les jambes paralysées à trambler de froid (choc post opératoire)
    C’est actes ne sont pas anodins…

    A mon avis il faut s’informer sur les possibles effets secondaires et prendre une décision basée par que sur le soulagement de la douleur…

    Merci sara

  • #234 Sol le 9 avril 2009 à 14 h 34 min

    Bonjour les filles!
    Je ne lis pas tout, c’est pas bien, je sais. Avant mon accouchement, j’étais assez sensible à ce discours de gestion de la douleur, de travail, d’être actrice de son accouchement… Et puis finalament, j’ai eu une fin de grossesse et un accouchement très médicalisé (césarienne) et tous ces discours de luxe de pays industrialisé) m’ont gonflée, parce que je me suis rendue compte que 100 ans en arrière, je serais restée sur le carreau, et mon bébé avec aussi. Alors il y a des risques, c’est sûr, mais beaucoup, beaucoup moins – et ce ne sont pas les mêmes – que du Temps Où la Nature Faisait Si Bien Les Choses…

  • #235 Delphine de Brest le 9 avril 2009 à 15 h 15 min

    merci Porteverte pour ton explication !
    Il est vrai que pour l’instand, je ne sais pas encore de quelle façon je vais accoucher , on verra ça dans quelques mois….
    Je n’aurai peut être pas le choix….si Zozo se présente mal ou s’il est trop gros …..La chose qui m’impressionne le plus dans la péridurale, c’est l’aiguille qui me semble énoooorme !!!
    Mais bon encore quelques temps pour m’y préparer !!!!

  • #236 nororre le 9 avril 2009 à 15 h 37 min

    Salut les filles!!!!

    Et bien moi je tiens à préciser que je ne suis absolument pas contre la peridurable…..
    J’ai 25 ans et deux enfants que j’ai eu sans la peridurale car j’ai peur des piqures!!!! Et encore plus dans le dos!!!!!!!!!

    Bisous a toutes

    nororre

  • #237 lucie_977 le 9 avril 2009 à 15 h 53 min

    Vive la péridiurale !!

    J’ai accouché une première fois sous péridiurale et il faut dire que j’avais perdu les eaux tout au début et qu’il y avait tellement d’accouchements ce jour là qu’ils m’ont laissé souffrir pas mal, dès qu’on m’a mis sous péri j’ai été soulagée instantanément on m’avait laissé le petit bouton doseur à portée de main si j’éprouvais des douleurs, je me suis administré 4 fois un peu plus de péridiurale et là au bonheur je me suis endormie, je ne sentait plus rien du tout mais absolument rien de rien et j’ai quand même réussi à comprendre et à pousser comme une lionne. En 10 mns ma fille est née et à vu une maman entièrement détendue et tout sourire. Je suis à nouveau enceinte et pour moi ça sera un accouchement avec péri EVIDEMMENT !! merci pour ton article!

  • #238 Hélène le 9 avril 2009 à 15 h 57 min

    nororre, lucie_977, soyez les bienvenues ;-)

  • #239 Nine le 9 avril 2009 à 16 h 03 min

    Effectivement faut être malade dit la maman de 2 enfants qui a accouché avec mais sans quand même lol

    Je m’explique => j’ai une trouille sans fin des piqures, mais pour le coup là je voulais la péridurale! Donc quand bébé 1 arrive (déclenché ça a son importance pour la suite car c’est plus douloureux) donc disais-je déclenché pour cause de bébé veau, me voici pour la première fois face à un acte chirurgical!
    On m’a mis une perf’ que j’ai pleuré pour de vrai (oooooooh la nulle), la sage femme me dit alors « bon ben a bientôt pour la péridurale »! Sauf que j’avais eu tellement mal pour la perf’ que je me suis dis on va attendre un peu.
    Dilatée à 5 je me résigne et demande la péri (il parait qu’attendre autant en étant déclenché c’est baleze… moi j’étais juste motivée par la trouille)
    On me pose la péridurale, ça me fait mal donc on redouble l’anesthésie locale… ah y est je suis soulagée…. 20 min!!!
    J’accouche trop vite donc paf j’ai bien tout senti le passage du bébé veau et autre délice de couture de mon intimité à vif!!!

    Pour deuxième bébé veau aussi, donc avec l’anesthésiste on tombe d’aacord pour une rachi (c’est ce qu’on fait pour césarienne). Là j’accouche naturellement avec + d’un mois d’avance, la trouille encore de la péri me fait attendre le 7, 8 de dilatation… on me pose la rachi…. qui fonctionne… 20 min!!! Et rebolote mise au monde de bébé veau option grosse tete (meme avec 1 mois d’avance) et couture à vif!!

    heureusement que j’ai pas eu droit à la césarienne sinon c’était anesthésie générale vu que je ne suis pas réceptive aux péridurales!

    TOUT ca pour dire que se priver d’un tel confort c’est un peu dommage, (quand ca marche) ça permet aussi de reprendre un peu son souffle de se reposer pour la graaaaaaande action, ça permet aussi de soulager le papa qui tourne en rond de nous voir souffrir et de ne rien pouvoir faire pour nous soulager!!
    Et puis nous ne sommes pas toute égales devant la douleur, moi qui pensait être une grosse chochotte bien nulle et ben j’ai supporté ça sans rien dire (bon à part la perf’ ça fait mal ce truc) mais faut dire qu’en tout ça a duré 4h30 et 2h30, mais j’imagine même pas quand ca dure 12 h ou plus….

  • #240 argone le 9 avril 2009 à 16 h 58 min

    Ni pour ni contre, mais j’ai choisi de ne pas en avoir lorsque j’ai accouché de mes enfants (4 mais 3 accouchements, j’ai eu des jumeaux). Je voulais profiter à 100% de leur naissance … et je ne regrette pas. Une bonne préparation à l’accouchement (je pense notamment à la respiration) permet d’atténuer la douleur, enfin ce fut mon cas, mais chaque naissance est un moment unique, il ne faut pas généraliser.

  • #241 Hélène le 9 avril 2009 à 17 h 29 min

    Nine, le coup du bébé veau, je vais pas m’en remettre ;-)))

  • #242 Eve-lune le 9 avril 2009 à 19 h 24 min

    Hello, merci encore pour vos commentaires!

    Pour celles qui ont peur de la piqure : l’anesthésiste, s’il est un peu malin, s’arrange pour qu’on ne la voit pas, et comme la piquouse se fait dans le dos, comme chacun sait, il faut vraiment être très souple pour voir l’aiguille pénétrer dans sa moële épinière (ou dans je ne sais quoi dans le dos!).

    Moi, comme mon bébé était « un veau en siège »(c’est à dire un gros bébé pas retourné; tête en haut), j’ai eu une césarienne programmée avec rachi. Comme j’avais très peur d’accoucher normalement, de souffrir et d’avoir l’air d’une bête, ça m’a très bien convenu! (En plus le papa a eu le droit de rester avec moi dans la salle d’opération!)
    Mais si mon bébé avait été normalement placé, je n’aurait sûrement pas demandé une césarienne, faut pas exagérer! Je bannalisais beaucoup la césarienne, n’ayant jamais été opérée. La mienne s’est très bien passée, j’ai très peu souffert; il y a beaucoup d’émotion, c’est une vraie naissance contrairement à ce que je pensais. Cependant ça reste une opération dont on met un certain temps à se remettre au niveau fatigue.
    C’est vrai que l’essentiel au fond, c’est de pouvoir choisir son accouchement! C’est comme ça qu’on le vit mieux…à condition qu’il n’y ait pas trop d’imprévues!

  • #243 Hélène le 9 avril 2009 à 22 h 24 min

    “un veau en siège” : ;-))))))))))))))

  • #244 isa33 le 10 avril 2009 à 17 h 18 min

    je lis ce billet en retard
    ça serait quand même stupide d’être contre il me semble
    moi, je voulais m’en passer, tout simplement parce que ce n’est pas toujours douloureux, contrairement au gros message qu’on veut nous imposer, si on est bien suivi et préparé par une sage femme comme cela a été mon cas
    et si je l’avais eu dans une position particulière et tout et tout, sans doute le médecin aurait appelé l’anesthésite, mais en fait avec quelques respirations, décontractions, relaxations, compréhension du phénoméne, accoucher m’a fait beaucoup moins mal qu’un soin des dents chez le dentiste

    sinon ce que ça apporte aux bébés : le corps produit des endorphines lorsqu’il ressent la douleur, et ces endorphines profitent à la mère (on se sent complètement shootée, et la douleur est tout à fait supportable), mais aussi au bb, pour qui ça n’a rien de marrant de naître, alors un peu d’endorphines ça peut l’aider

    ensuite sur un plan personnel, je savais que je pouvais le faire, j’avais envie de m’y confronter et pourtant je ne suis pas du tout, mais du tout une courageuse de base et je suis très douillette

    c’est quand même vachement mieux de faire son accouchement tranquilos avec sa sage-femme et puis de ne pas payer des milliards d’euros pour un anesthesiste en plus, quand on peut….
    et quand ça fait très mal, et quand cette souffrance pose un vrai problème, ce serait vraiment idiot d’etre « contre, il me semble

    si je devais avoir un deuxième enfant, mais ce qui ne se fera pas sans doute, ce serait à la maison, avec une sage-femme, parce que je n’ai plus du tout peur de cet instant, parce que ma sage-femme a complètement assuré et que je connais les trucs pour ne pas souffrir

    ne pas vouloir être anesthésié à ce moment-là c’est surtout un choix, et surtout quand c’est possible

  • #245 henadi le 10 avril 2009 à 18 h 14 min

    il y a un film documentaire très beau »le premier cri » je crois qui lors d’une éclipse traite vraiment très poétiquement , humainement et avec dignité de l’accouchement sous des cieux très différents. On peut voir que la péridurale est un luxe du monde occidental et celle qui donnent la vie dans le sahara, les bidonvilles du caire ou le fin fond de la sibérie n’y pensent même pas….Mais ce que j’ai vu et confirmé après auprès de médecins, sans péridurale le corps est soumis à des contractions réflexes qui expulsent le corps du BB naturellement. Avec la péridurale , ces contractions ne sont plus ressenties et il faut pousser pour les remplacer. Le corps est une mécanique miraculeuse quand on y pense!!!
    Maintenant en espérant que ce soit enfin pour bientôt , je crois que je vais préférer avec péridurale… :) quitte à bien pousser…

  • #246 Elise le 10 avril 2009 à 19 h 33 min

    J’arrive après la bataille, mais cela ne m’empêche pas de m’amuser à répondre… Je suis bien sûr d’accord avec toi, mais j’avoue que j’étais encore plus d’accord avant d’accoucher, maintenant j’ai presque plus de doutes, et ce sans aucune idéologie à priori.
    D’un point de vue purement médical, je crois qu’il est tout de même avéré que l’accouchement peut durer plus longtemps. En tout cas, cela a été le cas pour moi : tout semblait réuni pour que ce soit très rapide (col hyper dilaté, bébé plutôt petit avec une petite tête), et avec la péri, cela a été assez long (je n’avais plus du tout de contractions, ils ont dû les relancer chimiquement, et malgré cela, je ne les sentais plus). Autre – : j’ai lu dans le bouquin de Naouri que la douleur avait pour but de « révéler » à la mère que le bébé était sorti, qu’il ne faisait plus parti de lui (à mon avis, là, on est dans l’idéologie masculine, comme beaucoup de conneries dans son livre sur le « nouveau père » qui serait presque néfaste pour l’enfant).
    Les + : je ne suis pas douillette, mais j’ai vraiment béni l’anesthésiste, je l’aurais embrassé si j’avais pu. J’étais beaucoup plus détendue, et j’ai vraiment pu profiter de ce moment avec mon mari. Et contrairement aux conneries qu’on entend souvent : on a tout de même mal, largement assez pour « savoir que l’on accouche » et on sent tout à fait le bébé sortir, moi, cela me faisait même peur, j’avais vraiment l’impression qu’il était en train de m’ouvrir le bide.

  • #247 Malimalo le 10 avril 2009 à 22 h 13 min

    Je n’ai pas envie de poster sous mon speudo habituel, parce que je parle d’une intimité trop forte pour le faire à visage découvert.
    Pardon si cela choque quelqu’un et merci à Hélène de m’en laisser la possibilité.
    J’ai accouché 2 fois.
    Un avec péridurale, et une sans.

    Mon premier accouchement a été avec peridurale. Elle a été très bien dosée (un dosage miminal, à ma demande, beaucoup de sensations mais pas de douleurs), tres bien suivie.
    Mais…
    Elle a eu quelques conséquenses :
    • J’ai accouché en position gyneco et mon bébé en a souffert.
    • Mon vagin a été déchiré par l’impossibilité de doser l’effort et j’ai eu 20 points de sutures sur la muqueuse interne (pas d’episio, pas de déchirure périnéale, mais toute la muqueuse à claqué)
    • J’ai gardé une « ceinture » insensible tout autour du ventre pendant 5 ans, malgré drainages, ostéo et suivit de mon médecin,
    • La péri est accompagnée de façon systématique de synthocinon (hormone de synthese pour maintenir ou accelerer les contractions) auquel j’ai mal réagi (détails à la demande). J’ai fais une hémorragie et perdu plus de la moitié de mon volume sanguin. Mon coeur s’est arrêté. J’ai frôlé la mort de très près et j’ai mis des mois à m’en recuperer.

    Mon deuxieme accouchement a été sans péridurale.
    J’ai eu mal. Tres mal. J’ai crié, hurlé, eu peur. Mais une heure après, j’étais sous la douche avec mon bébé, le soir même je mangeais en famille.

    Alors oui, je pense que la péridurale a des conséquences qui sont loin d’être bénignes.
    Je pense aussi que la douleur est gérable quand l’equipe qui accompagne l’accouchement donne de vrais outils pour la gerer et n’impose pas des protocoles de confort.
    Je pense aussi que d’accoucher sans péridurale peut être un souhait féminin, bien loin du machisme vert des bio-ecolo-rétrogrades.
    J’ai retrouvé ma puissance de femme et une partie de ma vie en accouchant sans aiguille, sans produits et sans interventions inutiles.

    Ceci dit, comme pour l’avortement, je me battrais jusqu’à mon dernier souffle pour que les femmes aient le CHOIX d’avoir une péridurale si elles le veulent.

  • #248 Fred de Suède le 11 avril 2009 à 8 h 10 min

    J’ai aujourd’hui deux enfants le premier né aprés un accouchement avec péridurale et la seconde née après un accouchement sans préridurale. Le 2e accouchement était mieux et est allé beaucoup plus vite la péridurale réduisant la force des contractions (chez moi en gros elles ont disparu pendant plusieurs heures malgré les médicaments pour compenser)… Apres discussion avec ma sage femme la péridurale du 1er a retardé mon accouchement de plusieurs heures et fait qu’on a du me pousser sur le ventre pour aider petit bonhomme à sortir ce qui était ok mais j’aurais mieux aimé le faire sortir toute seule en fin de compte…

    Je ne suis pas contre la péridurale. En fait je suis contre le fait de devoir prendre position sur pour ou contre quelque chose d’aussi personnel: la facon dont les gens vivent la douleur est vraiment individuelle (pour moi mes accouchements ne sont rien si je compare à une sciatique il y a quelques années)… mais je trouve que bien des personnes sont mal informées des effets, risques et conséquences de la péridurale (j’ai eu les effets secondaires: impossible d’uriner pendant quelques heures, démangeaisons terribles sur le bas du corps) et aussi du fait qu´’il existe une panoplie de méthodes pour diminuer la douleur et qu’il peut être bien de choisir en connaissance de cause. J’ai entre autres utilisé un gax (protoxyde d’azote) pour mieux supporter les contractions. Je ne sais pas si on propose cette métode en France mais ca marchait bien et c’était sans effets secondaires. La douleur n’est pas une fin en soit mais j’ai préféré avoir un peu mal un moment court que de faire durer le plaisir pendant six heures de plus.

    Je confirme que « dans les pays du Nord où c’est moins médicalisé il n’y a pas plus d’accidents » (Kila)… :-)

  • #249 Virginie le 12 avril 2009 à 12 h 51 min

    Je réagis un peu tard mais je n’ai pu lire ce billet et la plupart des commentaires qui ont suivi qu’aujourd’hui.

    Je suis actuellement sans enfant mais j’espère bien en avoir un d’ici peu. On essaie, on va voir ce que ça donne, vu que je frôle les 40 ans.
    Mais je me suis déjà posée la question de la péridurale, ne fut-ce que parce qu’elle s’est posée à des femmes de mon entourage, et donc elle est ainsi venue à moi.
    Je crois que j’essaierais de l’éviter le plus possible, pour plusieurs raisons :
    – Tant qu’à faire, autant éviter le plus possible l’injection de produits chimiques (et pas seulement pour un accouchement, c’est une réflexion plus générale),
    – Une piqûre dans la colonne, ça me fait plutôt peur,
    – Je me dis que j’arriverais à supporter la douleur : des milliard de femmes y ont survécu alors pourquoi pas moi (oui, je sais, des millions sont mortes en couches), j’ai vécu des douleurs très fortes, dont une douleur insupportable au dos due à une tumeur (bénine) dans la colonne, que rien ni même la morphine ne soulageait, et ce pendant 3 mois avant qu’on ne découvre enfin ce que c’était,
    – Mais surtout, j’ai lu (ou entendu à la radio) il y a quelques années qu’il était possible que beaucoup de dépression post partum avaient probablement comme l’un des facteurs déclencheurs les effets des péridurales qui faisait que le « shoot » hormonal ne se faisait pas et que la mère ne sentait pas le bébé sortir d’elle, et donc que le lien entre le bébé et celui qui était dans son corps se faisait moins bien. Sachant que j’ai des tendances dépressives certaines, que mors de mes règles en particulier, je passe des crises d’angoisse à la dépression, je vais éviter un facteur de risque possible si je peux me le permettre. Ce qui ne veut pas dire que je n’aurais pas de dépression post partum. Ou que j’en aurais avec une péridurale. Mais c’est ce qui aujourd’hui, me connaissant, me fait le plus peur dans la maternité. Donc je préfère éviter les facteurs de risques. Ca s’appelle le principe de précaution.
    – Et disons le certains commentaires sur les suite de la péridurale me donne encore moins envie d’y faire appel.
    Ceci dit, c’est une option à laquelle j’espère pouvoir faire appel en dernier ressort…

    Quant au débat qui apparaît en filigramme parfois, oui, le père pourra donner son avis, j’en ferais ce que bon me semblera. Et non, s’il ne veut pas participer à l’accouchement, il n’aura pas à y être, j’imagine que ça peut être traumatisant aussi (ça c’est hors sujet, mais le sujet est parfois évoqué).

    Voilà, c’est ma participation tardive au débat, je ne sais si elle sera lue.

    Joyeuses Pâques à toutes et tous

  • #250 Virginie le 12 avril 2009 à 13 h 17 min

    Au fait, ce n’est pas parce qu’une femme ne ressent pas la douleur (du fait d’une péridurale ou autre) qu’elle doit être punie par une dépression post partum. Ca doit être, je pense, parce que le terrain est favorable et qu’une réaction qui aurait du se faire ne se fait pas.
    La douleur est un signal que quelque chose « d’inhabituel » se passe. Et que l’une des pires maladies qui soit est d’être insensible à la douleur, car elle conduit à des conduites dangereuses (involontairement).
    Alors peut être qu’en ce qui concerne l’accouchement, elle permet à certaines de mieux « faire le travail » et/ou de mieux réaliser qu’elles passent de « femmes enceintes » à « mères » et qu’elles accompagnent le « choc émotionnel » qui va avec. Parce qu’on ne me fera pas croire qu’il n’y a pas un certain « choc » à devenir mère. (je ne sais pas si je me fais comprendre, ce n’est pas évident à exprimer)

    Bon, j’arrête là. De toutes façons, un accouchement et comment il a lieu reste une question personnelle.

  • #251 Malimalo le 12 avril 2009 à 15 h 24 min

    Ce n’est pas l’absence de douleur qui fait les difficultés d’attachements et dépressions potentielles, mais le fait que les produits qui sont utilisés pour accompagner la péridurale désamorcent le processus hormonal dans le cerveau. Par ailleurs, dans des conditions optimales, la fameuse douleur est amenuisée par des sécrétions d’endorphines (hormones antalgiques), puis d’ocytocines (hormones de l’amour). Tout cela est annulé par l’anesthésiant, les hormones de synthèse, …

    Michel Odent (médecin français) a écrit deux livres très accessibles sur le sujet : « l’amour scientifié » et « le fermier et l’accoucheur ». Il y explique les processus d’attachements qui précèdent et suivent l’accouchement et les problèmes qui découlent des perturbations engendrées par l’interventionnisme.

    Pour ma part, la différence a été (monstrueusement) flagrante. Je me suis littéralement écroulée après mon premier accouchement, face à cet « étranger » qu’était mon bébé.
    La phrase qui me revenait en boucle dans la tête était « je ne lui sert à rien ».

    Ce n’est que mon expérience, une parmi des milliers d’autre, un grain de sable sur une plage en somme…
    Je ne regarde que de ma fenêtre et je n’emmène personne à penser comme moi.

  • #252 Elo le 14 avril 2009 à 13 h 20 min

    Je suis une heureuse maman d’un petit garçon de 2 ans et comme beaucoup de « courageuses » j’ai aussi eu une péridurale Dieu merci. La péridurale c’est comme l’allaitement on le sent ou on le sent pas, ça ne fera pas de vous une mauvaise mère; votre enfant vous l’aimez que vous ayez eu un accouchement avec une aide ou non.
    J’ai vu dans le message de Virginie que tu parlais du « baby blues », il se traduit de différentes façons. Pour ma part, je pleurais lorsque mon compagnon partait, je pleurais lorsque la nuit je confiais mon fils à la maternité (pourtant voulu) ( beaucoup de pleurs en fait). Toutes les expériences sont personnelles, chacune vit la sienne.

  • #253 Elo le 14 avril 2009 à 13 h 23 min

    Je suis évidemment POUR la péridurale et je la redemanderai pour le prochain

  • #254 judith le 21 avril 2009 à 12 h 26 min

    hello,

    je suis assez d’accord avec emma qui a laissé un commentaire plus bas. Pour ou contre la péridurale, c’est plutôt radical comme position. Comme si on était forcément pour ou contre, sans nuance, sans cas particulier…
    J’ai accouché de mon fils sans péridurale, parce que je souhaitais que mon accouchement ne soit pas une opération médicale mais un acte naturel. Parce que je voulais être libre de mes mouvements et accoucher dans une position plus physiologique que gynécologique (obligatoire avec une péri à moins d’avoir une péri ambulatoire, assez rare en france).
    Parce que je voulais que mon fils ne soit pas « drogué » en même temps que moi (et aujourd’hui les effets de l’anesthésie sur le bébé ne sont pas encore clairement établis, alors dans le doute…)
    Parce que, effectivement, je voulais être parfaitement consciente de mon corps pendant ce moment « hors du temps ».
    Je ne me suis jamais interdit la péridurale, je n’ai jamais été contre. Je voulais juste essayer sans, et me garder la possibilité de l’avoir, au cas où.

    J’ai accouché dans une maternité très humaine, qui a respecté mes envies, et m’a aussi encouragée dans ce choix. Sans me forcer, sans rien m’interdire. Parce que tous les accouchements sont différents. Que chaque naissance est unique. Et que j’ai adoré accoucher, adoré ce moment, et que j’ai oublié la douleur pour ne retenir que l’émotion et l’amour de cet instant.

    Et qu’on a bien le droit d’avoir le droit d’accoucher sans…comme avec!

    Je te souhaite une belle rencontre avec ton bébé; c’est ça le plus important!

  • #255 Chérine le 21 avril 2009 à 14 h 09 min

    Je ne suis pas encore concernée mais c’est pour bientôt alors je m’y prépare mentalement.
    N’oublions pas une chose, toutes les femmes sont différentes et réagissent différement.
    C’est génial et très intéressant de lire vos expériences vécues mais c’est dur de se faire une idée.
    Ce qui me fais le plus peur c’est de voir l’extrémité des deux côtés – à travers vos commentaires.
    Je pense sincèrement qu’il faut se fier à soit même, il faut savoir si on est prête à affronter ou non ce genre de douleurs et surtout : Assumer les conséquences de nos décisions quoi qu’il arrive même si c’est difficile. (On sait qu’on a le choix, c’est rassurant. C’est bête mais des fois quand j’ai des maux de ventre insupportables j’attends vraiment de ne plus en pouvoir pour prendre un médicament mais ça me rassure de savoir que si vraiment ça ne va pas, il y a toujours la porte de secours et ça, ça m’atténue la douleur morale.)
    Je me sent ni appeurée ni rassurée à ce sujet (la péridurale), je vais essayer de me faire ma propre idée parce-qu’il y a vraiment de tout – De l’enfer au Paradis en passant par la Sagesse.
    En tout cas c’est intéressant de vous lire, merci à toutes pour ces infos et ces conseils.
    Bonne journée!

  • #256 Bombay Magic le 1 mai 2009 à 16 h 17 min

    Il y a déjà 255 commentaires, mais qu’importe, j’ajoute mo grain de sel. Le 22 février 2007, en plein travail de mon petit dernier, je demandais la péridurale. C’était prévu depuis le début, et j’avais déjà (bien) accouché comme ça pour les 2 premiers.
    Mon gynéco m’avait dit: quand ça fait trop mal, demandez là. J’ai donc attendu que la douleur monte, et là, je la voulais … TOUT DE SUITE!!!!
    Hélas, hélas, le travail était trop avancé, les contractions trop rapprochées et l’anesthésiste m’a dit: « ça ne va pas être possible, mais dans 20 minutes, votre bébé est là. »
    Moi j’hurlais, 20 minutes comme ça, ça va pas être possible, je la veux quand même, la péridurale.
    J’ai continué à la réclamer et à crier que ça faisait mal durant le temps qui restait, aucune notion de ce que ça a duré d’ailleurs, ça faisait trop mal.

    Je suis toujours là. D’ailleurs, mon corps a oublié la sensation de cette douleur (merci, merci). Mais: je n’ai pas ressenti de joie, d’émotion, à voir mon nouveau-né. Je dirais que la douleur tellement intense m’a volé ces premiers instants. C’est vrai m’a fait remarquer l’Homme, que je me suis remise vachement plus vite que pour les deux premiers. 2 heures après, j’étais debout dans la chambre.

    En conclusion: peut-être que pour le corps, c’est mieux. Mais l’accouchement se transforme en expérience ultra-violente (qu’est ce que c’était cool de lire Elle en papotant avec mon mari pour le premier), et très honnêtement, je ne suis pas sûre que j’aurais le courage de recommencer.

    Je dirais que le seul avantage, c’est que mon seuil de tolérance à la douleur a augmenté. Quand un truc me fait mal, je me concentre, je me reprojette dans la salle de travail, et tout de suite, la douleur est moindre.

    Vive la péridurale!

  • #257 Hélène le 1 mai 2009 à 16 h 26 min

    Bombay Magic: je trouve con commentaire très intéressant.

  • #258 Cécile de Brest le 1 mai 2009 à 17 h 09 min

    Bombay Magic: ce que tu écrit est ce que je ressens aussi.
    Ma péridurale n’a pas fonctionné pour mon deuxième (pour ma première non plus mais dans une moindre mesure). J’ai eu vraiment très mal à tel point que quand la sage-femme m’a demandé de fournir un effort, je l’ai envoyéé c…. en disant que non, je ne pouvais pas.

    J’en garde un souvenir terrible. A tel point que j’ai très envie d’un troisième enfant mais que je ne me sens pas la force ni le courage de vivre un autre accouchement…

  • #259 Dorothée le 1 mai 2009 à 17 h 50 min

    Cécile ton commentaire m’a rappelé l’accouchement d’Isabelle Nanty dans le Bison, j’ai explosé de rire :-) L’idée d’envoyer balader la sage-femme en plein accouchement, c’est absurde mais assez jubilatoire, quelque part ;-)

  • #260 Cécile de Brest le 1 mai 2009 à 18 h 46 min

    Dorothée: ben oui, mais elle était vraiment très gentille, cette sage-femme. Mais quand la douleur est trop forte, même face à quelqu’un de gentil, ben tu pètes les plombs.
    En tout cas, je n’ai pas pu me retenir…

  • #261 Bombay Magic le 2 mai 2009 à 17 h 52 min

    Cécile: ceci étant dit, si vraiment tu veux ton 3ème, il ne faut pas se laisser arrêter par l’accouchement!!! Il y a sûrement d’autres raisons qui t’arrêtent… Si ça doit se décanter, ça viendra. J’ai hésité 6 ans pour le 3ème (j’ai commencé à me poser la question à partir des 2 ans du second) … Même ce soir, quand je suis crevée parce qu’il s’est levé à 6h, a fait une sieste ridicule et m’a hurlé dans les oreilles 2 heures durant, je ne regrette pas (par contre, je partirais bien une semaine dans un spa toute seule, ou alors en virée shopping à NY ou Londres avec une copine!)

  • #262 Karo le 8 mai 2009 à 22 h 34 min

    @ Diripouf :
    Clair qu’un accouchement n’a rien de comparable à un tattoo. Mais je réagis, même si je suis H.S là, pour les patchs ou crèmes anésthésiantes lors d’actes de body piercing. Ce n’est pas parce qu’on regarde de haut, c’est que généralement ces « anesthésiants locaux » ne fonctionnent que sur une fine pellicule de peau, et que ça ne sert à pas grand chose (vous sentirez toujours une douleur). Ca gène même plus le processus car les clamps glissent et l’aiguille peut ne pas suivre le bon tracé. Comme pour les tattoos. Ca c’est encore une autre forme de douleur, mais personne n’est mort à cause d’un piercing ou d’un tattoo. (bon là je parle pas des charlots qui vont percer dans des foires ou avec des pistolets ou si ils ne savent pas sétriliser leurs instruments).

    Pour en revenir à la péri. Ma meilleure amie à accouchée il y a peu, et elle voulait la péri, malheureusement on lui a fait trop tôt, ça n’a pas marché, elle a beaucoup souffert. Et quand je lis. « J’aime sentir le bébé passé » par exemple, ben le bébé vous l’avez sentit depuis que vous êtes enceinte, les hormones qui se bousculent, le gros bidon, les coups de pieds, les contractions et j’en passe. Enfin, je ne sais pas, n’étant pas mère jusque là. C’est comme dire qu’on devient femme par la maternité, Ah bon, donc je suis encore une jeune fille alors qui ne connait pas la vie de femme. Tant mieux remarque lol.
    Toutes les femmes ont le droit de choisir comment elles veulent accoucher, évidemment certaines n’ont pas la chance de faire ce qu’elles veulent. Et ça, ça me frustre. Car c’est clair que certaines positions facilite le travail, et puis l’accouchement à la maison, pourquoi pas ? De toutes façon, un accouchement, c’est un évènement dans une vie, et je comprends qu’on veut rendre cet instant unique en voulant controler tout. Mais jsuis quand même pour la péri. Même si je connais les risques. Je suis résistante à la douleur, mais quand je vois les accouchements filmés, je trouve que toutes les mamans ont un courage que je n’ai pas encore. L’épisiotomie me fout une trouille bleue, d’ailleurs je ne connais personne qui en accouchant n’en n’ai pas eu, ou alors il y a eu déchirement (sympathique). Y’a t’il des femmes qui n’ont pas eu ce problème ? Bref, je m’égare, mais je reste comme Hélène pour l’instant. Mais j’aime bien ce sujet glissant. C’est un débat ou il y aura toujours quelque chose à dire.

  • #263 Cécile de Brest le 8 mai 2009 à 22 h 52 min

    Bombay Magic: tu as raison, il n’y a sans doute pas que l’accouchement qui m’arrête…
    Et tout ce que tu décris contribue aussi à mon hésitation !
    On verra bien ;-))

  • #264 Cécile de Brest le 8 mai 2009 à 22 h 54 min

    Karo: oui, moi ! Pas d’épisio pour mon deuxième (à la différence de mon premier accouchement) et pas de déchirure !!
    Fin du HS, mais je voulais signaler que ça existe ;-))

  • #265 Karo le 7 juin 2009 à 9 h 36 min

    Merci Cécile, ça me rassure. J’avais été sur des sites comme quoi c’était impossible, soit épisio (pour la plupart des cas apparament ou alors déchirure) tant mieux, ça me réconforte de lire cela ^^

  • #266 Kassandra le 18 février 2014 à 13 h 41 min

    Je viens de lire ton article et je suis à 100% avec toi! :)
    Actuellement enceinte de 7mois de mon deuxième enfant, un homme de ma famille m’a demandé si j’allais demander la péridurale?
    J’ai dit que oui à 100% comme avec le premier d’ailleurs, pourquoi aller souffrir le martyr alors que on peut l’éviter. WHY?
    J’ai vu ses yeux s’arrondir et il m’a sorti que avant « eux » n’avaient pas tout ça et que « eux » devaient supporter la douleur blablabla
    (genre il à ressenti la douleur en tant qu’homme L O L)
    Ça m’a un peu révoltée j’avoue…

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