Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, par Yin&Yang

18 juin 2008

tanjore_ecolieres.jpg« Tout est parti en vrille autour de moi. J’avais l’impression de ne plus avoir de prise sur quoi que se soit. Les études, la famille, les amis, l’avenir, tout m’échappait.

Je n’étais pas au top de ma forme. Moralement, je n’allais pas très bien. Cela faisait déjà un moment mais je suis quelqu’un de persévérant, j’ai lutté.

J’ai lutté longtemps, jusqu’au jour où c’est mon corps qui a lâché. Un mal de dos pas possible, pourtant comme je l’ai dit je suis endurante. Là, j’étais cloué au lit, toutes les positions étaient inconfortables. Tout ce temps passé au lit et je ne pouvais même pas dormir. J’étais épuisée à tous les niveaux.

C’est comme ça que la dépression m’a attrapé, au moment où j’étais le plus vulnérable, elle est venue sournoisement s’immiscer en moi.

Au début, elle s’est faite discrète. Elle était là mais bien cachée, prête à bondir.

Elle a laissé le temps faire son travail, elle a semé le doute dans mon esprit, je me suis mise à me poser tout un tas de questions.

Plus j’essayais de trouver des réponses, plus je m’embrouillais.

Je me sentais pas bien, j’ai commencé à m’isoler, puis à moins sortir, puis plus du tout.

J’ai commencé à me dire que j’étais bonne à rien, que je faisais tout de travers. Il ne m’arrivait rien de positif. La moindre broutille devenait énorme à mes yeux. J’avais de plus en plus de mal à faire face.

Je souffrais terriblement.

La culpabilité m’a envahie. Pourquoi tant de souffrance. Il n’y avait rien de vraiment grave dans ma vie seulement une accumulation de petits problèmes. Je trouvais que je n’avais pas le droit d’être dans cet état. Je me trouvais stupide. J’avais honte. Je cachais mon état. Je me suis repliée sur moi-même.

Pendant ce temps, le sol s’ouvrait de plus en plus sous mes pieds.
Je ne sais pas ce qui m’a fait chuter, sûrement quelque chose d’insignifiant.
Je suis tombée au fond du trou.

Et au fond du trou, on ne voit pas d’autres solutions que la mort. On n’a pas vraiment envie de mourir, on a plutôt envie de ne plus souffrir. On a envie de disparaître parce qu’on pense que c’est la seule solution.

Tout tourne en boucle dans ma tête. Souffrance, doutes, angoisse, peur, culpabilité…
Le pire de tout c’est qu’à ce moment là on a plus envie de rien. Ca n’est pas du dégoût. C’est de l’indifférence.

Plus rien n’a d’importance.

On éprouve les plus grandes difficultés à réfléchir, on nage dans une sorte de brouillard. L’énergie nous quitte. On devient un zombie.

J’étais totalement perdue. Je n’étais plus sûre d’être moi.

Cette situation aurait pu rester bloquée très longtemps car on perd totalement la notion du temps. Des jours, des mois passent sans qu’on s’en rende vraiment compte. On est comme paralysé.

J’ai pensé au suicide. J’ai réfléchi au comment.

Les pensées morbides m’ont fait réfléchir. Qu’est-ce qui se passe ?

J’ai lancé des appels à l’aide. La plupart de mes amis les ont ignorés ou n’ont pas compris. Il faut dire que quand je parlais au téléphone ou que je voyais des gens, je faisais semblant d’être ‘normale’ pour ne pas les alerter. D’autres m’ont carrément envoyé chier.

J’ai fait des recherches sur internet. J’ai compris. J’ai un mot sur mes maux. La dépression.

Un ami m’a recueillie, il n’a pas fait grand-chose pour m’aider concrètement mais il était présent et c’était déjà beaucoup. J’avais le soutien de quelqu’un. Il ne me jugeait pas. Je pouvais pleurer sans me cacher.

J’ai compris que la mort n’était pas l’unique solution. Je pouvais guérir. Je pourrais ne plus souffrir.

J’ai commencé à me battre, j’ai quitté le fond du trou mais l’ascension est longue. J’ai cru pendant longtemps que je pourrais m’en sortir toute seule parce que j’étais une fille forte mais c’est faux.

Cela fait 6 mois que j’ai pris conscience du problème. J’ai fait des efforts considérables pour gravir les bords du trou, tous les jours je monte un peu plus haut. Mais à chaque problème, je suis bouleversée car incapable de faire face. Dans ces moments là, la dépression me rattrape pour me faire redescendre.

Je fais ce que je peux pour ne pas la laisser m’envahir de nouveau mais c’est loin d’être évident.

Quand elle m’attrape, je mets des jours à récupérer. Elle me met K.O. Dans ces moments là je suis vidée. Plus d’énergie, plus de force, plus de pensées. Rien. La souffrance m’envahie.

J’avais réussi à gravir une bonne partie du trou, je me sentais bien mais une chaîne de problème m’a fait dégringoler. J’ai presque atteint le fond.

J’avais 2 solutions : la mort ou me faire aider par des spécialistes. Mon envie d’aller mieux était la plus forte.

Cela fait 6 mois que j’ai pris conscience de mon problème mais seulement 1 mois que j’ai entrepris les démarches sérieuses pour m’en sortir. Rien que d’en parler, ça m’a déjà énormément soulagé. Je me suis sentie soutenue.

J’ai peur pour la suite, mais j’ai déjà fait un grand pas en avant.

Mon grand pas en avant c’est que j’ai enfin retrouvé la notion du temps (enfin presque, maintenant c’est l’inverse, j’ai l’impression qu’il passe 3 fois plus vite !!!), je suis moins fatiguée, j’ai de moins en moins de mal à me concentrer et le plus fou j’ai des envies. Mais le plus incroyable c’est que j’ai retrouvé le sourire (un vrai sourire).

J’ai déjà fait une bonne partie du chemin seule parce que j’ai trouvé assez de courage en moi pour dire stop. Je me suis rendue dans un centre médico psychologique (gratuit). J’ai exposé mon problème et je me suis peu à peu libérée.

Pour l’instant je n’ai ni traitement médical ni suivi psychologique (m’étant coupé du monde je n’avais plus de couverture maladie, ça prend du temps de tout remettre en place). Je fais tout mon possible pour accélérer au maximum les démarches.

Pour éviter que la dépression me rattrape, j’ai focalisé toute mon attention et toute mon énergie sur quelque chose qui n’a rien à voir avec mes doutes ou mes problèmes. Quelque chose qui accapare assez mon esprit pour qu’il ne puisse pas dériver et penser à des choses négatives ou douter.

Peu à peu, je me redécouvre, celle que j’étais avant réapparaît. Je ne suis plus tout à fait la même personne. Je vois les choses autrement.

Je n’ai pas encore assez de recul par rapport à cette maladie puisque je ne l’ai toujours pas vaincue. Elle est toujours là au fond de moi. Ces derniers jours, elle m’a plutôt laissé tranquille. Je fais tout pour éviter de la réveiller mais il y a toujours des évènements inattendus.

Ce n’est que le début, la route est longue jusqu’à la guérison.

« Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort », disait Nietzsche.

Signé : Yin&Yang »

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273 commentaires

  • #1 cec jeune mariée le 18 juin 2008 à 8 h 17 min

    Je sais que c’est dur d’imaginer dans ces moments qu’un jour, ca sera fini, pour de bon. Mais tu verras, essaies d’y croire vraiment, un jour, tu arrives à nouveau à réfléchir, l’énorme poids qui est sur tes épaules disparait, ou en tout cas se fait plus léger, carrément portable, et tu te retrouves….

    Déjà que tu arrives à évacuer la culpabilité est super important, tu as une maladie, aucune honte à avoir, il faut admettre que oui il y a des moments, toute solide que l’on soit,on n’arrive juste à rien, pas même à se lever le matin.

    je te souhaite de trouver vite vite une assistance appropriée, une écoute, un traitement adapté (cela peut prendre longtemps hein, mais oui le bon traitement pour toi existe, c’est une question de patience et de dosage !)

    Si Dame Hélène veut bien te passer mon email, j’échangerai avec plaisir sur le suejt si cela peut t’aider :)

  • #2 sophie le 18 juin 2008 à 8 h 28 min

    J’ai moi aussi connu ce problème, ce sentiment de vide ou seulement le négatif nous habite, ou la lassitude ne nous quitte pas, la fatigue aussi, le désir de s’isoler et où chauque pensée n’engendre que de la tristesse et la phrase suivante : mais pourquoi, y arriverai-je… ?

    Je te soutiens du fond du coeur, tiens le coup, bat-toi, la vie est un cadeau quand on l’a compris, il faut juste faire un long travail sur sois-même et ensuite les choses reviendront tout doucement dans l’odre.

    Personnellement, ce qu m’a sauvé, la rencontre avec un médecin acupuncteur qui a su prendre le temps de m’aider et qui m’a dit : je ne vous laisserai pas tant que vous n’irez pas mieux…

    Je t’envoie mes pensées les plus positives…

  • #3 La Sosso do Domingo le 18 juin 2008 à 8 h 30 min

    Bonjour Yin&Yang, bonjour à toutes !

    J’ai connu ça, il y a une bonne vingtaine d’années, à la suite de la naissance d’une de mes filles. (Tous les baby blues ne disparaissent pas spontanément). Incroyable la douleur qu’on peut ressentir, TOUT est cause de douleur, et une douleur totalement incomprise par les autres, puisque morale. Je crois que seuls les gens ayant été vraiment au fond du trou peuvent comprendre la souffrance qu’on ressent. Vraiment.

    On s’en sort, je m’en suis sortie, et pourtant je suis pas la super-woman avec un mental d’acier. Mais on s’en sort pas toute seule je crois. On s’en sort grâce à ses proches (et dieu sait si c’est pas drôle pour eux non plus), on s’en sort grâce aux médocs aussi, mais il faut les bons médicaments, ça peut prendre du temps pour les trouver, on s’en sort grâce aux médecins. Pour moi une psychothérapie m’a énormément aidée aussi.

    La dépression c’est une vraie maladie. Une maladie grave qui doit être soignée, et dont on guérit, tu verras. Mais encore faut-il se dire qu’on est malade et qu’il faut qu’on se soigne. Tu as pris conscience de ta maladie, c’est déjà un grand pas en avant.

    Je suis de tout coeur avec toi, tu verras le chemin est long mais on s’en sort. Prend soin de toi, tu verras la vie est belle, c’est juste que cette cochonnerie de maladie t’empêche de le voir. Gros bisous.

  • #4 Aliénor le 18 juin 2008 à 8 h 49 min

    Le 21 juin, ça fera un an que j’aurai cessé de voir ma psychiatre.
    La dépression est tombée sur moi sans que je m’en rende compte, j’ai d’abord arrêter de manger, puis j’ai pleuré le soir, puis j’ai pleuré en me levant.
    Il a fallu un ultimatum d’une amie, la seule qui savait que ça allait si mal pour que je consulte.
    J’ai pleuré à chaque séance.
    Quand j’ai enfin réussi à parlé normalement, elle m’a dit que maintenant j’étais assez grande pour affronter la vie toute seule.
    Comme toi, parfois ça ne vas pas fort, comme toi, je me bats mais j’ai déjà gagné, car elle ne me rattrape plus deux jours de suite.

    Je te trouve vraiment très courageuse de remonter toute seule.
    Garde cette force que tu as !
    Bon courage pour la suite de ta vie ;-)

  • #5 la Truffe 2 ! le 18 juin 2008 à 8 h 52 min

    et ba…… beau récit pour ceux qui ne vont pas fort…… et belle route ensoleillé à toi

  • #6 double plus good le 18 juin 2008 à 8 h 57 min

    Bonjour Yin&Yang,

    Comme la Sosso de Domingo, je trouve ça très positif que tu aies eu la clairvoyance de chercher de l’aide, et de te considerer comme quelqu’un de malade, et non comme quelqu’un qui s’écoute trop ou qui a un passage à vide.

    Je te souhaite beaucoup de courage, n’hésite pas à accepter toutes les aides qui se proposeront, et oui c’est long, mais quand je lis ton billet j’ai le sentiment que tu es sur la bonne voie et que tu t’en sortiras.

    Grosses bises

  • #7 siamoise cramoisie le 18 juin 2008 à 8 h 58 min

    Comme cec jeune mariée, si Hélène notre Hôtesse veut bien te passer mon mail (si tu veux bien aussi)…

    Ying et Yang, souviens-toi de ceci: la remontée du trou peut se faire de mille façons, ce peut être rapide comme lent, voire très lent, en ligne directe, par palliers, ou par d’étranges aller-retours surface-fond-surface comme pour revoir un coup ce qui se passe là-bas tout en bas…

    La dépression est une maladie qui se soigne TRES BIEN, mais il faut être patiente, ne pas hésiter à demander une adaptation de traitement en cours
    (un exemple parmis d’autres: moi j’avais pris jusqu’à 17 kg, merci ma psychiâtre qui elle portait merveilleusement bien ses formes, et qui me disait qu’il y avait plus important, oui certes, elle avait très raison, mais d’autres mollécules m’auraient aidée tout autant, sans me faire gonfler ni perdre mon tonus, qui aurait été un bon point de plus pour sortir du trou plus vite) … Et puis malgré les apparences, mon anti-dépresseur avait fini par m’y maintenir, dans le trou… Bref. )

    Le cerveau fonctionne mystérieusement, avec des neurotransmetteurs, c’est chimique, et il faut lui donner le temps
    1) de souffler un peu, en prenant un traitement adapté, adaptable, et tutti quanti
    2) de retrouver ses fonctions normales
    (tiens, telle hormone, tel neuro-bidule, je sais le faire par moi-même, plus besoin de la petite pilule qui m’en apportait, se dit le cerveau à un moment quand il a été bien soigné; et c’est alors le moment de commencer le sevrage). attention jamais d’arrêt brutal…
    S’il te plaît, prend bien soin de toi. Et jamais de suicide, ni réactionnel, ni parce qu’on a oublié de prendre son traitement, ni parce que la vie est trop dure.
    Somewhere, over the rainbow…

    Conseils de lecture:
    le David Servan-Schreiber,
    Découvrir un sens à sa vie, du Dr Viktor E. Frankl (une merveille, merci à cet homme et
    paix à son âme, il est mort à 92 ans, en 1997, et je veux qu’il soit au ciel!!!) les éditions de l’homme
    et un autre, que je vais tâcher de retrouver…

    Des bises

  • #8 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 8 h 59 min

    Bonjour les filles,

    Ca fait presque un mois que j’ai envoyé ce texte à Hélène.

    J’ai vraiment pris conscience du problème et j’ai entrepris toutes les démarches pour m’en sortir. C’est un petit peu long à se mettre en place mais ça commence. Je suis suivie par une psy (je l’ai vu 2 fois). J’attends d’avoir une mutuelle (l’affaire de quelques jours maintenant) pour attaquer les medocs (ça me fait un peu flipper).

    Je ne culpabilise pas/ plus, j’ai compris que j’avais une maladie.
    Par contre je n’en ai parlé qu’à certains de mes amis et je n’ai rien dit à ma famille. J’ai toujours eu des rapports compliqués avec eux et je n’y arrive pas.
    Le problème c’est que j’ai du retourner vivre chez eux et ils ne comprennent pas trop cette inactivité et c’est en cela que je culpabilise à présent. Je culpabilise parce que je les laisse dans l’ignorance et parce qu’ils ne comprennent pas pourquoi je ne cherche pas de travail. Ca fait maintenant 4 mois que je suis chez eux et ils commencent à s’impatienter… ce que je comprends tout à fait.

    J’ai peur qu’ils ne comprennent pas et que leur comportement change. En même temps tout ce qui touche au ressenti n’est jamais abordé dans ma famille!

    J’ai beaucoup de mal à exprimer ces choses à l’oral, je ne sors pas de chez moi et je ne peux pas voir mes amis (c’est physiquement pas possible! j’ai l’impression de tomber dans les pommes rien que d’y penser) J’arrive seulement à communiquer par mail.

    Ca me touche beaucoup ce que vous me dites, je prends toute vos pensées positives.
    Hormis les médecins, les assistantes sociales etc… Je suis seule face à cette maladie, c’est pas facile tous les jours. Mes amis me soutiennent comme ils peuvent mais ils ne sont pas très disponibles pour moi. Je ne leur en veux pas, je comprends tout à fait. Mais c’est assez difficile d’être courageuse en permanence….

    @cec jeune mariée. C’est très gentil de me proposer ton mail. Ca me touche énormément. Ca me ferait plaisir de communiquer avec d’autres personnes que des médecins ou mes amis qui ne me comprennent pas!! En même temps je ne sais pas si j’y arriverais… C’est assez compliqué pour moi de communiquer!!

    Merci pour vos encouragements ça me fait chaud au coeur.

  • #9 bouyoncube le 18 juin 2008 à 9 h 08 min

    Dans quelques semaines, je demarre un traitement d’antidepresseur qui devrait me permettre de gérer mes crises d’angoisse…j’ai mis des mois à l’accepter, car pour moi, c’était un échec…je n’arrivai pas à m’en sortir toute seule, j’avais besoin d’une bequille..

    Je crois que le plus dur, c’est de prendre la décision de se faire aider…je ne sais pas si un jour, j’arriverai à reprendre le dessus, mais ton récit et vos commentaires me donne du courage…

    Merci les filles !!!

  • #10 Turquoise le 18 juin 2008 à 9 h 14 min

    Bonjour, Yin&Yang ! je suis impressionnée par ton courage, ton énergie et ta lucidité . Quand on arrive à analyser la situation aussi clairement que tu le fais, c’est qu’on a déjà fait une grande partie du chemin pour s’en sortir . Et le fait que tu recommences à avoir des envies est très positif, écoute-les et fais-toi plaiisr le plus possible, c’est toujours ça de pris …
    Ce que tu dis met ben en évidence ce que beaucoup ne veulent pas voir : l’interaction entre le corps et l’esprit , l’importance de soigner à la fois l’un et l’autre …
    J’espère que tous ces petits mots amicaux que tu pourras lire ici te soutiendront .
    Aime-toi, tu en vaux la peine …

  • #11 Pomme le 18 juin 2008 à 9 h 16 min

    Bonjour,
    Depuis le temps que je voulais commencer à écrire un commentaire, ben voila c’est fait!
    Juste une petite citation que j’aime bien et que je voulais vous faire partager:
    « Si un jour ton chemin est difficile, choisi de faire du difficile un chemin…. »
    Allé, je retourne vite dans mes révisions!!…
    (Ce blog est super Hélène!)

  • #12 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 9 h 16 min

     » la remontée du trou peut se faire de mille façons, ce peut être rapide comme lent, voire très lent, en ligne directe, par palliers, ou par d’étranges aller-retours surface-fond-surface comme pour revoir un coup ce qui se passe là-bas tout en bas… »

    Siamoise cramoisie, je vois tout à fait ce dont tu parles. L’effet yoyo je connais et je fais tout pour que ça arrive le moins souvent possible et pour remonter la pente rapidement quand je redescend!! Ce n’est pas une chose facile mais je tiens le coup. En fait ça m’arrive à peu près toute les semaines, à plus ou moins grande échelle mais je récupère!

    Par contre tu me fais carrément peur avec ce que tu dis sur les médocs!! J’ai aucune envie de prendre du poids, la seule chose positive de cette dépression c’est que j’ai perdu les quelques kilos que j’avais en trop (pas beaucoup rassurez vous). Je me sens jolie et ça m’aide beaucoup tous les jours de me sentir bien dans ma peau et de m’aimer physiquement….

    J’en ai déjà parlé avec la psychiatre, elle me conseille un anti dépresseur léger mais j’y connais que dalle!! Je la vois cette après-midi, je lui en parlerais…

    @ bouyoucube. Il a fallu que je tombe au fond du trou et avoir envie de me suicider (j’ai rien tenter mais j’y avais pensé et c’est déjà trop!) pour prendre réellement conscience de mon problème. Avant je pensais juste être dans une période de passage à vide, je n’vais pas compris ce qui se passait.
    J’ai accepté la maladie comme telle et je pensais naivement que je pourrais m’en sortir seule!!! Il a fallu ce fameux effet yoyo et que je reparte dans le fond du trou pour me rendre à l’évidence que j’avais besoin d’aide et que seule je ne pourrais rien faire!
    Ce n’est pas une honte de se faire aider. Cen’est pas un échec c’est un pas vers la guérison et vers une nouvelle vie qui je l’espère sera plus sereine.

    Je t’envoie plein plein de courage bouyoncube. Il n’y a aucune honte à se faire aider, c’est indispensable.

  • #13 Stéphanie (mais une autre) le 18 juin 2008 à 9 h 19 min

    Je n’en suis pas encore là sur le chemin de la guérison, mais j’ai eu la chance de ne pas tomber si bas.
    Une de mes amies sortie de la dépression m’a dit un jour « ne te crois pas faible, il faut être fort pour réussir à tenir le coup face à la vie en plus de la dépression », je pense effectivement que continuer à vivre et à espérer en étant dépressif est encore plus courageux qu’en temps « normal ».
    Et une autre de dire « on ne dirait pas à un diabétique de se botter le pancréas pour s’en sortir » (je ne veux surtout pas vexer les diabétiques, mais simplement c’était une illustration du droit à se faire aider pour aller mieux).
    Je te souhaite une belle remontée.

  • #14 La Sosso do Domingo le 18 juin 2008 à 9 h 20 min

    Pourquoi veux-tu être courageuse en permanence ??? Ouh que non ! Prends le temps de te faire plaisir, d’apprécier les petits trucs de la vie, retourne sur le versant ensoleillé de la montagne ! Les médocs effectivement ça peut faire prendre du poids, ça dépend des traitements, mais moi entre un traitement qui m’avait fait rien prendre et m’a obligée à retourner à l’H.P. pour un nouveau séjour, et un nouveau traitement qui m’a fait prendre 10 kilos et m’a sortie d’affaire, ya pas photo !!! (et j’ai reperdu mes kilos plus tard).

    Je te conseille plus que jamais la psychothérapie si tu as des rapports compliqués avec ta famille, une des causes est peut-être là bien enfouie tout au fond. Ca t’aidera à la retrouver, même en pleurant toutes les larmes de ton corps pendant une séance. Ca fait du bien et ça t’aide à te comprendre et t’apprécier telle que tu es. Et n’hésite pas à changer de psy si le tien ne te plaît pas.

    Tu verras tu t’en sortiras, et surtout accroche-toi : suis bien ton traitement surtout, accepte tes moments de cafard, accepte tes faiblesses et tes petits coups de Calgon, une nouvelle vie t’attend après l’orage. Et tu en ressortiras grandie.

  • #15 Coralie Marie le 18 juin 2008 à 9 h 21 min

    Ce texte me parle beaucoup, j’ai vraiment l’impression en ce moment de lutter tout les jours pour ne pas me laisser bouffer par les pensées négatives et le mal-être qui en découle. Je lutte vraiment pour être heureuse et ce n’est pas si facile avec ce que je vis.
    Yin&Yang, je te souhaite de continuer sur le chemin de la guérison, tu as l’air en bonne voie, accroche-toi aux situations de bien-être même si la réalité est contrariante, il y a toujours des petites choses au quotidien qui peuvent t’apporter de la joie. Bonne chance !

  • #16 lullaby77 le 18 juin 2008 à 9 h 22 min

    Yin&Yang, c’est très courageux de ta part d’écrire ce texte.

    Je suis passée par là aussi, ça fait 2 ans que c’est fini (oui, fini!), je ne suis pas allée aussi loin parce que ma mère s’en est aperçue et m’a traînée chez le médecin de force à un moment où je ne faisais plus que pleurer 20h sur 24 sans vraiment pouvoir expliquer clairement pourquoi. Dès que j’ai eu les médicaments ça a commencé à aller mieux, le brouillard s’est dissipé.
    Et bien sûr la thérapie a fait beaucoup aussi, sans doute le plus important.

    Parfois j’ai l’impression que je bascule de nouveau du mauvais côté et j’ai peur, mais je suis attentive, je sais à quel moment je dois dire stop et retourner consulter. Jusqu’ici ça n’a pas été nécessaire, le malaise n’a été que passager et bien moins grave, mais je préfère rester sur mes gardes. Je ne veux plus me retrouver dans la même situation.

    Je sais que c’est dur maintenant, je sais qu’on culpabilise d’aller aussi mal alors que des tas de gens ont bien plus de raisons d’être malheureux que nous, et je sais que c’est dur d’en parler – à part mes parents, personne dans la famille ne l’a su.
    Mais il y a plein d’espoir, c’est une maladie qui se soigne, et il y a de la lumière au bout du tunnel.

    Je t’embrasse et te souhaite beaucoup de courage.

  • #17 siamoise cramoisie le 18 juin 2008 à 9 h 23 min

    Belle image que celle du pancréas.

  • #18 lullaby77 le 18 juin 2008 à 9 h 24 min

    Et concernant les médocs, je précise que je n’ai pas pris un gramme, la prise de poids n’est pas systématique, il ne faut pas se focaliser là-dessus mais en parler avec le médecin si ça t’angoisse…

  • #19 TiChou le 18 juin 2008 à 9 h 25 min

    Bonjour Yin&Yang et bonjour à toutes.

    Moi aussi je suis passée par la dépression et c’était comme toi, une accumulation de soucis, de problèmes. Aujourd’hui je pense que ça va mieux mais c’est vrai que dès que ça ne va pas trop j’ai ce vieux réflexe de me renfermer sur moi-même et de tout garder pour moi. Parfois je pense que je me suis débarrassée de cette maladie et parfois non. Je pense que j’ai remonté le plus gros de la pente. Maintenant il faut que j’arrive à rester en haut de celle-ci.

    La dépression est une maladie traitre car on ne la sens pas vraiment venir. Elle nous attaque doucement et surement. Elle est dangereuse car elle peut détruire une personne.
    Voici un site où vous pouvez un peu vous renseigner sur cette maladie : http://www.caducee.net/DossierSpecialises/psychologie/depresssion1.asp
    Mais si vous avez le moindre doute parlez en à votre médecin de famille, j’en suis qu’il pourra vous aider. Je sais qu’il faut trouver le courage et que ce n’est pas facile mais il faut le faire. On ne peut pas sortir de cette maladie tout(e) seul(e).

    Courage à tous ceux qui en ont besoin.

  • #20 Gebrini le 18 juin 2008 à 9 h 27 min

    Yin&Yang, ton témoignage est très touchant.
    Accepter de dire que l’on ne va pas bien, que l’on est dépressif, et oser en parler, sont, je pense, les premiers pas vers la guérison, et sans doute les plus difficiles à accomplir… Alors bravo pour ton courage!
    Bises ???

  • #21 bouyoncube le 18 juin 2008 à 9 h 27 min

    @ Yin&Yang : merci pour ton message, j’ai la chance d’êtra active, c’est à dire de m’accrocher à mon travail pour ne pas sombrer, et c’est vrai que comme le dit Stéphanie (mais une autre), le plus dure c’est de continuer à faire comme si de rien n’était devant la majorité des gens…

    Je n’ai jamais vraiment pensé au suicide, mais j’ai longtemps été persuadé que j’allais mourrir jeune, parce que ma vie ne valait pas grand chose (merci encore à mon père de m’avoir si souvent critiqué, tout ça c’est grâce à lui…).

  • #22 TiChou le 18 juin 2008 à 9 h 29 min

    Bon je suis désolée mais je viens de voir que le lien que j’ai mis ne fonctionne pas très bien apparemment. Je l’ai trouvé en tapant sur Google –> « symptôme dépression ».

  • #23 La Sosso do Domingo le 18 juin 2008 à 9 h 29 min

    Ah oui, j’ai juste oublié de dire à Stéphanie(mais une autre) que son image de se botter le pancréas, c’est tout à fait ça !!! J’avais la même idée (euh moi j’avais parlé d’un cancéreux) mais j’avoue que j’ai pas osé le poster.

  • #24 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 9 h 32 min

    @ turquoise merci!
    En fait ce que tu décris c’est mon caractère, je suis quelqu’un de courageux et je ne me laisse pas démonter par les épreuves. Mais il y a des fois où il y a trop de chose à porter et on sombre. Même les personnes fortes peuvent être prise par la dépression.
    L’énergie, normalement je n’en manque pas mais là je dois dire que la dépression la diminue considérablement.
    J’ai envoyé ce texte à Hélène parce que je vais mieux et que je trouvais important d’en parler parce que j’ai été face à l’incompréhension de mon entourage et ça fait mal de se sentir incompris surtout dans cette situation.

    En effet, j’ai des envies et c’est un peu grace à vous toutes. J’ai trouvé ce blog quand j’étais au fond du trou, cette petite communauté m’a aidé à me sentir moins seule moins isolée… Les envies sont revenues en lisant ce blog, je me suis focalisée sur le maquillage, les trucs futiles mais indispensables de l’existence qui n’existait plus depuis longtemps chez moi. Et j’ai retrouver ainsi l’envie de me faire plaisir et de tester des trucs.
    D’une part me focaliser sur le make up ça m’a aidé à ne plus ressaser tout un tas de chose, ensuite ça m’a petit à petit aidé à pouvoir me concentrer sur les choses (avant il m’était impossible de lire quoi que se soit), puis ça m’a amené à une réflexion (selon les différents sujets traités par Hélène) et ça m’a permis de me retrouver et enfin d’avoir des envies et surtout avoir envie de me faire plaisir, de prendre soin de moi.

    Je dois dire que Mon blog de fille, sans le savoir a été pour moi la meilleure des thérapies et c’est grace à vous toutes qu’aujourd’hui je me bat avec tant de force et que je perds pas courage. Tous les jours je vous retrouve et sans le savoir vous etes la pour moi. Vous me donnez de la force et du courage. J’ai retrouvé l’espoir…

    C’est pour cela que c’était important pour moi d’écrire un texte ici.

    Ps: je sais que c’est un peu bete parce que je vous connais pas et que parfois je ne commentes même pas mais c’est ce que je ressens!

  • #25 siamoise cramoisie le 18 juin 2008 à 9 h 33 min

    Il ne faut pas avoir peur des médicaments, mais être vigilente, et ne pas subir. Si au bout de quelques mois tu observes que ci ou ça ne te convient pas, ou qu’on te fait observer que ci ou ça cloche, il faut penser à suggérer ,sans honte , à son psychia^tre qu’il y a quelque chose qui cloche. Il peut adapter, ou te convaincre que non au contraire tout va bien.

    J’ai un copain qui régulièrement allait très, très mal. Doué, extraordinairement doué, mais traînant un mal de vivre qui le rattrapait à chaque (gros) coup de la vie, l’empêchant de voir loin, et du coup de s’en sortir vraiment. Sous médicaments depuis des années. « A vie », lui avait-on dit. Horrible, non?
    On le voyait de loin en loin, parfois dans des états très inquiétants. eh bien parce qu’on lui a suggéré que sa psychiâtre y allait fort, sans vraiment l’aider jusqu’au bout, qu’il avait le droit d’exiger des résultats, et d’aller vrail a eu enfin le culot d’aller voir ailleurs. On a changé la mollécule qui clochait dans sopn traitement, et du jour au lendemain (du-jour-au-lendemain), il ne s’est plus levé à 13h, et dans le pâté, mais à 8h, et zou l’esprit clair pour bosser dignement et efficacement toute la journée.
    Il a réussi brillamment tous ses concours (hyper difficiles), et la solution au gros problème de sa vie est juste au bout du chemin

  • #26 lili le 18 juin 2008 à 9 h 45 min

    Eh bien bravo d’être capable d’écrire tout ça sur toi-même, tu as fait de grands pas pour t’aider toi-même.

    Puis-je te donner mon avis? Je suis passée par là avec pas mal de ressemblance dans les détails, je suis juste un peu en avance sur toi, ayant franchi davantage d’étapes vers le bien-être.

    Donc, je te dis ça : on a le droit de se soigner. On a le droit de ne pas tout faire toute seule.
    La guérison n’est pas toujours interminablement longue, si on compte à partir du moment où on commence le traitement avec de l’aide.
    ;o)
    Le plus long, pour moi, a été de décider que j’avais besoin de soins extérieurs en plus de mes réflexions personnelles. La guérison réelle va plus vite ;o)
    Un beau jour, ou plutôt un jour pire que tous les autres, j’ai commencé par admettre que quelques médicaments pourraient me faire du bien .
    Ce bien devenu effectif, j’ai alors voulu une thérapie en face à face. Puis je n’ai plus eu besoin des médicaments et j’ai suivi les instructions de sevrage: très lent.
    La thérapie en face à face c’est mon choix: je veux qu’on me parle, basta avec le silence et les cogitations solitaires, j’en sortais.
    J’ai ressenti du bien dès la première séance et je suis revenue en quelques mois à « comme avant ».
    Une fois là, j’ai voulu continuer, vu que le « comme avant » m’avait menée au fond du trou. ;o)))

    J’ajoute pour bouyoncube aussi : Il n’y a aucune honte ni défaite à se soigner.
    Quand on se casse une jambe, on ne se sent pas minable de se faire mettre une attelle ni de marcher avec des béquilles. Et on va chez le kiné après.
    Ben pour la tête et l’âme, c’est pareil. On répare avec les spécialistes. ;o)

    Bref : on en sort!

  • #27 quietlaugh le 18 juin 2008 à 9 h 47 min

    Bonjour Yin&Yang,

    Je suis desolee je suis en meeting et donc ai peu de temps pour commenter (t’inquiete tu n’y echapera pas cet aprem :-))
    Je voulais juste rebondir sur les medicament. Ca sont des outils, efficaces dans certains cas. J’ai pris un peu de poids aussi mais la prise de poids fut due non pas au medicament mais a la perte d’inhibitions liees a la moderation de la gourmandise. Donc 2 ans 5kg mais surtout surtout une palanquee de Nutella, finalement au rhytme de deux pots de 750g par semaine, 5kg c’est pas mal. La depression seule peut te faire perdre ou prendre du poids ca depends.
    L’important c’est de guerir.
    Ah et puis, c’est horriblement dur de se sortir du lit des fois et le sport (pardon Helene ;-)) c’est encore plus dur, mais, ca aide. Ca aide drolement. J’ai eu des jours ou prendre un douche m’epuisais, je devais faire une sieste apres. C’est la maladie. Mais les jours ou je pouvais je sortais au moins faire une marche.
    Bon courage, on gueri de cette tuille.

  • #28 laurettebis le 18 juin 2008 à 9 h 51 min

    Parler de cette maladie comme tu le fais Yin&Yang, c’est déjà beaucoup, une continuité sur la voie de la guérison je trouve.
    Et c’est très courageux de nous le faire partager.

    Quoi dire de plus sinon de te souhaiter d’aller de mieux en mieux, ce qui semble être le cas et te transmettre (à toi et celles et ceux qui en ont besoin) par écrans interposés, cette chaleur humaine propre à MBDF….

  • #29 bouyoncube le 18 juin 2008 à 9 h 53 min

    @lili : ce qui me fait le plus peur dans ces traitements médicamenteux, c’est de « devenir un légume », d’être telllement assomé que je ne trouve plus la force de travailler, de réfléchir…j’ai fait promettre à mon copain de m’avertir, si il y a le moindre malaise, suite au démarrage du traitement.
    Bon courage à toutes, car ce n’est pas facile tous les jours…..

  • #30 lili le 18 juin 2008 à 9 h 54 min

    Eh dites donc, on est une palanquée ici à être dans le même cas mais à des étapes différentes!

    quand je vous dis qu’on s’en sort!

    et du calme avec les médocs des autres et les kilos des autres, chacune son truc, comme pour le maquillage des yeux.

    lili, ministresse de la Justice et sous secrétaire d’état à la dépression
    avec des kilos en plus et des tonnes de malheur en moins

  • #31 Fantomette le 18 juin 2008 à 9 h 56 min

    Je ne crois pas que ce qui ne tue pas rende plus fort. Ce qui ne tue pas peut fragiliser, fragiliser au point de se faire une armure en métal blindé pour cacher tout le plâtre qui s’effrite à l’intérieur, je ne crois pas qu’on a besoin d’épreuves pour être fort, je ne me suis jamais sentie aussi faible et vulnérable que dans l’épreuve et aussi forte que dans la présence et l’amour des miens.
    Prend ton temps pour te reconstruire, mais surtout, reprend une couverture maladie et consulte un psychiatre…
    J’ai vu 4 ans une psychologue en centre médico-psychologique quand j’étais adolescente, je vais voir un psychiatre actuellement, pas une dépressions mais des « cailloux dans la chaussure » qui empêchent de marcher sereinement sur le chemin de la vie, c’est important que tu aies pris conscience de tout ça, c’est primordial que tu continues. J’ai vu des personnes commencer la démarche et abandonner, n’abandonne pas, donne-toi cette chance, ce droit d’aller mieux.
    Dans un monde où on n’accepte pas la faiblesse, où il faut écraser les autres pour arriver tout en haut c’est très dur de s’accorder le droit d’aller mal, d’être faible, d’avoir besoin d’aide, combien de personnes cravachent, ne s’écoutent pas jusqu’au burn-out ?
    Bon courage, plein de bisous, et tous mes meilleurs voeux pour le futur et ta guérison.

  • #32 lili le 18 juin 2008 à 9 h 58 min

    @bouyoncube
    ce qui te fais peur, c’est l’inconnu…
    ton mal de vivre, tu le gères, vu que tu vis.
    le changement, brrrr, tu sais pas si tu sauras

    ben tu sauras, je t’assure ;o)

    pour ma part, c’était comme ça:
    généraliste pour les médocs, psychiatre-psychothérapeute pour la parole
    quand un médicament ne m’a pas convenu, on a changé, voilà tout
    aucun médoc ne m’a rendue légume, au contraire
    c’est la dépression qui légumise, pas le traitement adapté

  • #33 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 10 h 07 min

    @ Stéphanie mais une autre et lullaby77. Vous avez de la chance. Des gens ont été là pour vous. Moi ils n’ont pas pu s’en douter parce que je faisais semblant d’aller bien, et que j’étais le plus souvent toute seule donc je pouvais pleurer tout seule dans mon coin… Je communiquais uniquement par mail et je voyais très peu de monde, c’était très facile à cacher.

    @la sosso de Domingo. Je suis en train de creuser le problème de la relation avec mes parents j’ai besoin de comprendre pourquoi j’en suis là et je n’écarte aucune piste (je ne vois la psy que toute les 2 semaines … pendant tout ce temps là j’ai drolement le temps d’évoluer). petit à petit je remonte plus loin dans le passé pour comprendre.

    @coralie marie: ne te laisse pas couler. Prends soin de toi.

    @TiChou. En effet, je n’ai rien vu venir, lé dépression m’a prise par surprise. Je pensais être détruite, que j’arriverais pas à m’en sortir, mais je me suis relévée et je marche vers la guérison. Ceci est le fruit d’un long travail sur moi même. Ce n’est pas facile mais on peut y arriver et surtout prendre le temps de guérir, je sais que ça va etre long et que prfois je rechute mais j’essaie de garder espoir.

    @gebrini : merci

    @bouyoucube : moi j’avais rien du tout à quoi me raccrocher, quand le dernier truc qui me retenait dans ma chute à lacher je suis tombée au fond du trou et je n’ai rien vu venir!! Je te souhaite bon courage et accroche toi bien fort à tout ce que tu peux. Il est essentiel que tu es une psychothérapie en plus des cachets. Les médicaments ne n’est pas suffisant, il faut extérioriser ce qui te ronge de l’intérieur.

    @siamoise cramoisie: je serais hyper vigilante sur les medocs voire un peu trop je pense mais je n’hésiterais pas à en parler avec la psychiatre en cas de problème.

    @lili : comme je l’ai dit mon texte date un peu et depuis j’ai fait du chemin. J’ai commencé la psychothérapie et je vois un psy régulièrement (tous les 15 jours, je trouve ça un peu long mais c’est mieux que rien!). En fait je trouve que le temps est différent (1jours pour vous = 3 jours pour moi). La psy m’a expliqué qu’il y avait une différence entre le temps qui est compté et le temps psychologique (genre suivant les situations une minute peut paraitre très longue comme très courte). Tous les jours j’avance beaucoup vers la guérison. J’évolue donc plus vite puisque le temps est pour moi mulitplié… C’est assez compliqué à expliquer mais ce qu’il faut retenir c’est que j’ai fait beaucoup de chemin en un minimum de temps réel.

  • #34 VanillAngel le 18 juin 2008 à 10 h 08 min

    Bonjour à toutes!

    Je ne pensais pas que tant des personnes souffraient de dépression; sur le blog d’hélène, tout le monde a l’air d’aller bien. C’est comme une bouffée d’air frais, en fait. Même si on y parle de « trucs de fille », il y a cette profondeur… Et ça fait chaud au coeur de voir qu’on est prêt à s’entraider, à s’écouter (ou plutôt se lire :)), à se parler.

    vraiment c’est fou ce que tu as fait hélène, merci.

    Yin&Yang ton texte est très touchant. J’ai eu un petit aperçu de dépression pendant une année; changement de pays, vie toute seule, dificulté de se faire de nouveaux amis… je ne sais pas vraiment, un peu de tout ça et sans doute d’autres trucs. Et c’est à la fin de cette année, en retournant chez moi pour les vacances, que je me suis rendue compte que pendant un an, je me suis progressivement coupée du monde (un petit peu, tout reste relatif): je voyais très peu mes amis, je téléphonais très rarement (moi qui passait des heures au téléphone), et surtout, je n’avais plus aucun intérêt pour mes études, qui étaient pourtant le but de mon départ.

    Je pense que c’était plus une déprime qu’une dépression, et elle est partie finalement aussi vite qu’elle est arrivée. Mais je peux imaginer à quel point c’est dur, cette impression d’impuissance, de se dire « il faudrait que je fasse ça » sans en avoir ni la force ni l’envie.

    Et puis quand ça va mieux, le ciel est plus bleu, et on apprécie plus les petits plaisirs de la vie, tu ne trouves pas?

    Je te souhaite d’aller encore mieux très vite, pour pouvoir dévorer la vie!

    plein de bisous!

  • #35 cec jeune mariée le 18 juin 2008 à 10 h 09 min

    @Yin&Yang : tout est bon à prendre pour remonter la pente, maquille toi 12 fois par jour s’il faut :)) et c’est chouette que le blog d’Hélène te soutienne, moi à un moment ca avait été MSN avec 2 amies que j’ai usées jusqu’à la corde, les pauvres ;)

  • #36 Stéphanie le 18 juin 2008 à 10 h 16 min

    Salut Yin&Yang,

    Je suis aussi passée par là, et je crois que j’y suis encore un peu en fait… Alors oui, il faut se faire aider ! Et surtout, surtout, quand on sent que quelque chose cloche avec un médecin, ne pas hésitez à en changer (j’ai passé 2 ans à 60 euros par semaine avec un mec qui me disait que ce qui me tracassait n’était que le symptome de mon mal être alors qu’il ne voulait pas en entendre parler…).

    Pour ce qui est de la prise de poids, je suis le mauvais exemple, j’ai pris beaucoup de kilos, mais il est vrai aussi qu’après des années de restrictions, j’ai profité de la première défaillance pour me goinfrer. Et comme me dit mon psy, la nourriture est l’anxyolitique le plus efficace du monde !

    Pour ce qui est du sport, je plussoie, c’est difficile, voire même impossible parfois, mais c’est prouvé médicalement, c’est efficace (voir Guérir de Servan-Schreiber). Et en parlant de ça, il faut être indulgent avec soi-même, ne pas se donner d’objectif irréalisables, ça pousse irrémediablement dans la spirale de l’autodénigrement. Donc se donner des objectifs réalisables. Chaque chose en son temps, petit pas par petit pas.

    Pour finir avec les médicaments, c’est encore assez mal considéré, j’ai moi-même voulu les arrêter bien trop tôt ! Maintenant je me dis que si c’est ça ou passer à côté de ma vie, y’a pas photo, le choix est vite fait. Surtout que quand tu as trouvé la bonnes molécule, les effets secondaires sont inexistants. Et le mieux est indéniable tant que tu en as besoin.

    Voilà, j’ai fait très long, ne te sens obligée en rien, mais si tu souhaites qu’Hélène nous mette en contact, surtout n’hésite pas.

    Haut les coeurs, le meilleur est à venir !

  • #37 La Sosso do Domingo le 18 juin 2008 à 10 h 20 min

    Les médocs ne m’ont pas rendue légume du tout. Juste au début, comme j’en avais des doses de cheval (sous perfusion), je tremblais comme une feuille et j’avais du mal à me concentrer vraiment, mais je réagissais normalement.

    Quant à la prise de poids, tout à fait d’accord avec Quietlaugh, difficile de savoir, quand tu émerges et que tu redécouvres le pied de déguster un croissant-beurre (voire plusieurs !), la part d’enrobage due aux médicaments et due à la redécouverte du bonheur. Ne te focalise pas là-dessus, chaque chose en son temps. C’est quand même pas une taille de pantalon qui va nous dicter notre conduite non de non !!!

    Bisous aussi à TiChou, Bouyoncube, Lili qui morflent ou ont morflé de cette cochonceté.

  • #38 TiChou le 18 juin 2008 à 10 h 22 min

    Merci La Sosso do Domingo.

  • #39 Stéphanie le 18 juin 2008 à 10 h 25 min

    @ cec jeune mariée : tu m’as fait rire avec tes « 2 amies que j’ai usées jusqu’à la corde, les pauvres ;) ». Moi j’ai appelé ma pauvre maman 18 fois par jour pendant quelques semaines ! Merci môman !
    Et les médicaments ne légumisent ABSOLUMENT pas : c’est la maladie qui le fait : tu vois, tu ne prends pas de médicaments et tu n’arrives plus à lire… Moi je n’arrivais même plus à parler avant les médicaments justement….

  • #40 Turquoise le 18 juin 2008 à 10 h 25 min

    @Fantomette : je suis bien d’accord avec toi, la société actuelle est impitoyable pour ceux qui ne jouent pas le jeu de la compétition à tout prix : être la plus belle / brillante / enviée / puissante / riche / forte … si on n’entre pas dans la course du « bling-bling » à tout prix, on reste sur le bord du chemin .
    Se sentir déprimé, ce n’est pourtant pas une marque de faiblesse, plutôt de sensibilité aiguë .
    Vous en connaissez, vous, des imbéciles déprimés ? moi pas ; ce sont toujours des gens fins, sensibles, tendres, avec un coeur gros comme ça … des 100% pure laine dans un monde d’acrylique !

  • #41 Rkine le 18 juin 2008 à 10 h 26 min

    Ying&Yang Ton texte est très émouvant et décrit avec beaucoup de réalisme les grandes lignes de la vie « sous dépression ». Je pense qu’il faut se laisser le temps de guérir et ce malgré l’entourage. Ce dernier (comme pour le deuil) vous laisse un temps qu’il juge raisonnable pour guérir, pour oublier. Après ça se corse. Et là, on vous fait sentir que vous vous apitoyez sur votre sort, que vous êtes faible, paresseuse, égoïste et j’en passe.
    Pour moi ça s’est passé il y a 9 ans : clinique, doses de medocs de cheval, psychothérapie(encore d’actualité pour la psy). Je n’oublierai jamais les gens rencontrés dans cette clinique : pour la plupart des quadra et quinqua (j’en avais 28) qui avaient rajouté à leur dépression de la toxico, de l’alcoolisme. Ils réalisaient à cet âge là qu’ils n’avaient jamais été sur les bons rails. Ils devaient donc se reconstruire. Tout ça m’a aidé à relativiser et je me suis mise à me dire que fialement dans mon malheur c’était une chance de faire cette dépression (que je sentais venir depuis l’âge de 15 ans) si jeune. Pour moi, la dépression est une terrible épée de Damocles. J’ai développé une hypervigilence.
    Courage. je ne te connais pas mais l’idée que tu puisses te sentir seule me peine, donc moi aussi, si notre charmante accepte de te donner mon adresse mail, je serai ravie te t’aider. Pardon Maitresse j’ai été un peu longue:)

  • #42 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 10 h 30 min

    @ quietlaugh : tu es toute excusée! ;-) En fait je n’ai pas trop de problème avec la nourriture parce que même au plus mal je mangeais quand même parce que c’était la seule activité de ma journée!!! Avant ça j’étais aussi dans uns sorte de boulimie je compensais mes problèmes avec la bouffe, à coup de grande cuillère dans le nutella et je rassure notre dictateuse à grande force de saucisson ;-). Au plus bas je m’obligeais à manger parce que je ne voulais pas attirer les soupçons!!
    En ce moment je mange quand j’ai faim et si j’ai envie de nutella j’en mange!!

    Au plus bas de la dépression, je ne sortais plus de mon lit.
    Depuis quelques temps j’ai repris un rythme à peu près normal. Depuis que je vois la psy ça a débloqué un truc je ne saurais dire quoi mais je dors mieux et j’ai donc moins de difficulté à me lever le matin. Vers 9h en général, quand je rechute, c’est plutot vers 10h30. Parfois je fais la sieste. Mais globalement ça c’est beaucoup amélioré à ce niveau là.
    Même si souvent je manque d’énergie.

    Je sors très peu de chez moi, j’ai d’énorme difficulté pour ça, je ne sors pas sans but et je ne peux pas aller me promener seule, il faut que je sois accompagnée et encore je suis soulagée quand je rentre. Parfois je me force mais c’est terrible, j’ai l’impression de ne pas etre à l’interieur de mon corps et juste de me laisser porter. C’est hyper dangereux quand je suis en voiture….

    @laurettebis : merci beaucoup. Je dois avouer que j’avais un peu peur de l’accueil que recevrais mon message mais finalement je suis ravie, ça m’aide beaucoup d’extérioriser mes démons… Et de parler de cette satané maladie. Et puis en cas de coup de mou je pourrais revenir lire vos messages….

    @bouyoucube: j’espère que les médicaments ne m’assomeront pas non plus parce que la dépression le fait très bien toute seule, justement j’ai beaucoup de mal à penser et à réfléchir, ça revient peu à peu. Aujourd’hui c’est un bon jour, je vais bien mais demain je pourrais ne pas avoir le même discours!! En tout cas je n’accepterais pas un traitement qui va m’abrutir. La seule chose dont j’ai besoin c’est de pouvoir controler mes émotions. La moindre petite chose est capable de me bouleverser et c’est en ça que j’ai besoin d’un traitement…

    @ lili : la dépression touche beaucoup de personne (1 personne sur 2 est suscéptible d’avoir une dépression une fois dans sa vie) je trouve ça énorme mais il y a comme une sorte de tabou, cette honte qui empeche les gens d’en parler. Moi je n’ai pas envie de la cacher j’ai envie d’en parler parce que peut être que mon expérience pourra aider d’autres personnes. Ici je savais que je serais écouter et comprise mais chez moi, mes parents c’est une autre histoire…
    La dépression c’est quelque chose que je ne souhaiterais même pas à ma pire ennemie, tellement c’est quelque chose de violent.

  • #43 Hélène le 18 juin 2008 à 10 h 37 min

    Pomme sois la bienvenue ;-)

    Yin&Yang ce que tu dis au commentaire n° 24 me touche au-delà de ce que tu peux imaginer !
    Quant au psy, une dois tous les 15 jours ne me semble pas beauocup, il n’y a aps moyen de le voir une fois par semaine ?

    Turquoise j’adore ce que tu dis à propos des imbéciles qui ne sont jamais déprimés : tu as raison !! ;-)))

  • #44 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 10 h 47 min

    @ fantomette : chacun à sa manière de voir les choses, je vous présente la mienne… J’ai choisi cette phrase parce que la dépression, dans un cas comme le mien, fais que l’on passe très près de la mort et qu’il faut avoir beaucoup de courage et de force pour se persuader que la mort n’est pas la seule solution au problème. Crois moi c’est super dur. Je comprends meiux maintenant pourquoi certaines personnes se suicident et d’autres font seulement des tentatives. Quand on a pas connu ça, il est difficile de juger,on peut avoir un avis évidemment mais on est bien loin de la réalité. Et c’est en ça que je me sens plus forte parce que cette expérience très négative de la dépression m’a aidé à avoir un autre point de vue sur les choses.

    @ lili: tu me rassures sur les médicaments mais je la comprends moi non plus j’ai pas commencé le traitement et ça m’engoisse un peu.
    Bouyoucube, si tu veux on peut échanger nos mails histoire de se soutenir mutuellement! De parler de nos traitements. Rien ne t’y obliges.

    @vanilleangel: Tu touche quelque chose de précis qui m’a rongé longtemps. L’impuissance. Tant que je me sentais impuissante, je n’arrivais pas à m’en sortir vraiment, je luttais mais rechutais souvent. Depuis que j’ai retourvé l’espoir je me sens moins impuissante. Cette impuissante c’était quelque chose de vraiment très difficile à vivre pour moi.
    C’est vrai que maintenant je me rend compte que les petites choses courantes de la vie, des petits détails sont très important pour l’équilibre. Je pense qu’elle aura une autre saveur (pour l’instant c’est difficile pour moi de reprendre une vie normale) parce que pour moi certaines choses anodines ont maintenant beaucoup de valeur.

  • #45 Molly le 18 juin 2008 à 10 h 50 min

    Bon courage pour t’en sortir :) Je ne sais pas vraiment quoi te dire de plus… J’ai plusieurs fois été au bord de la dépression, en ce moment encore, et deja pour moi ce n’est pas facile, alors qu’il y a encore des choses qui me donnent le sourire.

    J’espere que tu iras mieux vite, meme si je sais que c’est souvent long.

  • #46 Stéphanie le 18 juin 2008 à 10 h 50 min

    Ce que vous dîtes Turquoise et Hélène me fais penser à une chanson de Brel :
    « Être une heure une heure seulement
    Être une heure une heure quelquefois
    Être une heure rien qu’une heure durant
    Beau beau beau et con à la fois »
    J’avoue que j’aimerais souvent…

  • #47 Stéphanie (mais une autre) le 18 juin 2008 à 11 h 07 min

    Hmm j’ai été entourée par des dépressifs/ex-dépressifs mais pas par ma famille, chez nous la dépression est tabou, une inexistence honteuse, le remède de ma mère (dépressive qui le nie mais ça se voit comme le nez au milieu du visage) c’est de bosser comme une tarée, alors ma dépression qui m’empêche de bosser tu penses que c’est juste de la fainéantise… D’ailleurs je me suis longtemps traitée de larve… Quand je suis devenue agoraphobe, que j’ai arrêté de voir ma meilleure amie, arrêté de répondre au téléphone, arrêté d’aller en cours, arrêté de lire, perdu ma mémoire à court terme et finalement souhaité mourir ou simplement n’être jamais née, j’ai compris comme toi qu’il y avait quelque chose et que ce quelque chose ne partirait pas seul.
    Je ne suis pas encore sous traitement mais j’espère commencer cet été pour repartir d’un meilleur pied ensuite.

  • #48 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 11 h 07 min

    @cec jeune mariée : j’aimerai bien me maquiller 12 fois par jour mais c’est devenu impossible depuis qu’Hélène m’a fait prendre conscience que c’était affreux de se maquiller sans s’occuper de son teint. Chose que je comprends mieux depuis je regarde avidement les vidéos de Marlena!!! ;-))
    Msn, c’est le mal!! J’ai essayé mais je butte sur certains mots, je prends un truc sans importance super mal, je m’emporte, je suis bouleversée, je culpabilise de m’etre emporté etc etc… pour au final m’excuser d’être mal. J’ai abandonné ce moyen de communication, uniquement les mails. En plus msn il faut faire des phrases breves et vous aurez bien compris que ce n’est pas pour moi!!!

    @ Stéphanie : comme je l’ai dit pour l’instant je n’ai vu ma psy que 2 fois, ça se passe plutot bien (hormis le fait que je la vois pas assez à mon gout!) je ne peux pas juger sur 2 séances et puis pour l’instant c’est moi qui parle et elle ne dit pas grand chose ;-)
    Je suis suvie par le centre médico psychologique de ma région, les soins sont gratuit! Donc de ce coté pas de soucis.
    En ce qui concerne le sport, je m’y étais mise pour me libérer de mon stress et ça avait bien marcher, j’étais super assidue et puis un évenement m’a fait rechuter et j’ai tout arreté, je n’avais plus la force. Je reprends peu à peu. Je me focalise sur mon point faible abdos/fessiers (avec les kilos perdus c’est pas jojo). Ce ma fait un objectif. En ce moment j’ai du mal à penser à mon avenir c’est trop incertain et je ne suis pas assez bien pour ça. Alors je me fixe des objectifs autres. Faire du sport, envisager l’épilation laser, piller les boutiques de make up… ;-))

    @ la sosso do Domingo: pour les medocs je me laisse le temps de voir et si ça vous interesse je pourrais vous dire comment je réagis au traitement!
    En ce qui concerne la bouffe, je me suis jamais privée. A part au fond du trou où on pouvait me donner n’importe quoi je m’en foutais. Je mange ce que je veux ou presque dans la limite du raisonnable. Généralement je m’empiffre quand je vais pas bien. L’avantage vu que je mangeais pas beaucoup dans ma période fond du trou c’est que mon extomac c’est retreci et j’ai pris l’habitude de manger jusqu’à ce que je sois rassasiée. Si je mange trop j’ai envie de vomir! En ce moment j’apprécie ce que je mange. Je fais pas de fixette.

  • #49 pas cette fois le 18 juin 2008 à 11 h 08 min

    Ton texte me touche beaucoup yin&yang, d’abord par la force et la volonté qu’il dégage ensuite et surtout car je suis tout à côté du gouffre que tu décris… C’est la troisième fois que je flirte avec cet abîme là, la première à 13 -14 ans enfant précoce, collège de campagne… Bref…Pleurs tous les matins avant d’aller en cours, la peur au ventre d’être seule… Je me souviens d’une fois où vraiment mal j’ai voulu appeler ma meilleure qui habitait à l’autre bout de la France… A l’époque je demandais la permission avant de faire un long appel longue distance (sympa comme môme n’est ce pas?), j’ai demandé à ma mère, elle m’a répondu « tu vas pas l’appeler dans cet état tout de même »… sic… je suis retourner lécher mes plaies seule… j’ai travaillé sur moi comme une cinglée pour me couler dans le moule et comprendre ce qui agacait tant. Puis j’ai sérré les dents, certaine que ce qui arriverait après serait mieux, que je trouverais ma voie et un truc qui m’épanouirai, mais pour ça fallait avancer coute que coute, faire semblant que, car en faisant semblant, ça finirait par venir.

    La deuxième à 19 ans, apès une relation destructrice avec un pervers manipulateur. Comme toi des douleurs de dos qui m’ont clouées au lit des semaines entières pendant 3 ans et cette fatigue qui va avec. La douleur est là le matin, le soir, elle grignotte tout et on sombre. On en voit pas le bout, mais là aussi je n’ai pas touché le fond, même si je l’ai vu de près, car au bout de 3 ans j’étais au bord de vraiment craquer, mais non. J’ai toujours eu la certitude qu’en avançant je trouverais mieux, ne pas céder, ne pas renoncer…

    Aujourd’hui 27 ans je m’accroche de toutes mes forces du bouts des ongles au bord, mais j’en ai vraiemnt trop sur les épaules, ma mère, mes deux soeurs sont sévèrement malades, j’ai des soucis de boulot, de choix de vie… des soucis
    J’ai parfois juste envie de rester au fond de mon lit que tous le monde m’oublie et me foute la paix… Je gâche petit à petit tout ce que j’entreprends, par manque d’envie. Je sais qu’il ne faut pas que je cède, car si je lâche ça va m’avaler toute crue.

    Mais cette fois c’est bien plus dur, bien plus profond, je crois que cette fois je n’y arriverais pas seule, et surtout je ne veux plus que ça revienne, marre de combattre le même monstre tous les 5 à 7 ans… Pas envie de refiler mes nevroses à mes enfants comme je me coltine celles de mes parents…

  • #50 bouyoncube le 18 juin 2008 à 11 h 09 min

    @ lili et Yin&Yang : merci pour tout ce que vous dites, c’est rassurant.
    Je vois une psychiatre depuis un an et c’est elle qui me conseille de prendre un traitment, pour arriver à gerer ma peur panique de l’inconnu…elle m’a dit que ce serait leger et que je regretterai de ne pas l’avoir prie avant…à suivre donc !

  • #51 Mo le 18 juin 2008 à 11 h 12 min

    Il est très touchant et très beau, ton billet, Yin&Yang… Je prends des médicaments depuis 3 mois, je suis allée au CMP lundi pour le premier rdv, je commence en septembre.
    Longtemps je me suis cru très forte parce que j’étais lucide sur moi-même (que je croyais!), et puis pas question de relâcher le contrôle, de laisser voir mes faiblesses, de prendre des médicaments, oh non… Quand même, j’ai fais des séances d’hypnose il y a deux ans, très efficaces, mais c’est très cher et ça n’a pas soigner le fond, sans doute aprce que j’ai arrêté trop tôt, peut-être aussi parce que mon cerveau avait vraiment besoin d’un peu d’aide chimique.
    Et puis voilà, un jour on n’a plus la force de faire face, d’offrir un visage souriant au mondeet d’assurer que tout va bien. J’ai compris que ça allait vraiment mal quand je dormais tout le temps ou presque et envisageais les médicaments. Pour que j’accepte cette idée, c’est que je n’allais pas bien du tout…
    Comme toi, je n’ai rien dit à ma famille : trop peur de gérer leur angoisse en plus de la mienne, trop peur d’être jugée, et puis je pense que la dépression vient aussi de mes relations avec ma mère.
    Comme toi lire les pages d’Hélène m’a fait beaucoup de bien, parce qu’elles m’ont montré qu’on pouvait s’amuser avec les trucs de filles, que ce n’était pas si compliqué, ni si sophistiqué, ni si cruche. ça m’a fait beaucoup avancer, même si ça n’a rien empêché. Cela dit, la maladie s’est peut-être déclenchée parce que j’avais avancé et ne pouvais plus supporter de jouer les fortes… C’est confus, non?
    Je crois que j’ai de la chance, je ne suis pas si malade que tu semble l’être. SI tu veux échanger, demande mon mail à Hélène, mais ne t’y sens surtout pas obligée! Fais en fonction de tes envies, de tes besoins.
    des bises

  • #52 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 11 h 20 min

    @ Turquoise: je suis pas une fille compétitive et je le serais jamais. Je n’ai pas envie d’etre la plus brillante etc. J’ai juste envie d’être moi. J’ai juste envie d’etre bien dans ma peau et dans ma tete.
    Pour moi être en dépression n’est pas une faiblesse, c’est un fait.
    C’est vrai que je suis quelqu’un d’assez sensible même un peu trop mais tout ça c’est à l’intérieur parce que les gens qui me connaissent pense que je suis un roc. C’est pour ça qu’ils ont aussi du mal à comprendre ce que je traverse!
    En ce moment c’est vrai que je me sens faible vulnérable, c’est pour ça que j’ai tant de difficulté à sortir de chez moi c’est parce que j’ai peur de ce qui pourrait se passer et de mes réactions souvent imprévisibles.

    @Rkine: C’est très gentil ce que tu dis et ça me touche beaucoup.
    Je trouve également que c’est un bonne chose que la dépression arrive maintenant parce que moi aussi elle me pendait au nez sauf que j’en avais pas consience ou que je faisais tout pour l’ignorer. C’est aussi pourquoi je cherche avec autant d’obstination les causes de mon mal être pour tout remettre à plat et repartir dans la vie sur de bonnes bases.

    @Hélène: je savais que ça allait te toucher, c’est très sincère. C’est ce que je ressens. Ceci malgré toi puisque tu l’ignorais totalement. Je trouvais important de le dire. Chacun doit trouver quelque chose pour s’en sortir et moi j’ai trouvé ça ici.
    Je te dis mille merci pour avoir créer ce blog et pour l’atmosphère qu’il y regne.

  • #53 Fantomette le 18 juin 2008 à 11 h 22 min

    Yinn&Yang : Bien sûr, chacun(e) voit les choses de sa façon à lui (elle) !
    Je sais pour la douleur, ma mère a fait une dépression, un genre d’énorme baby-blues après son 6ème bébé, sa dernière (sûrement lié), son seul geste « de vie » a été d’allaiter ma soeur pendant des mois et des mois parce que c’est la seule chose qui la retenait, je l’ai vue des journées entières au lit, mon beau-père désemparé devoir gérer la marmaille seul, je l’ai vue pleurer des heures pour rien sans pouvoir rien faire pour elle, elle se trainait et n’avait plus la force de rien, et d’après ses propres mots, ne s’est pas suicidée parce que y’avait la maison, les gosses et qu’elle pouvait pas.
    Et mon beau-père a craqué, l’ai traînée chez le psy (elle était incapable de prendre la décision d’y aller seule), thérapie personnelle, thérapie de couple, thérapie familiale, on a tout fait, je rentrais exprès de Paris pour les séances familiales, quand c’est un des piliers de la famille qui tombe malade (un parent), toute la famille met la main à la pâte… Et on a, elle a remonté la pente, et aujourd’hui ça va. Mais elle est cabossée, abîmée par ça, je ne la sens pas plus forte qu’avant, ça a laissé des traces sur elle et nous tous.
    Mais tu as raison, on vit tous les choses de façons différentes en fonction de notre histoire, notre entourage, notre caractère.
    Sur les anti-dépresseurs, ma psy ‘avait expliqué que en cas de dépressions, des connections entre les neurones se font moins bien, d’où la composante génétique dans la dépression parfois (la fragilité de ces connexions), et que les anti-dépresseurs aident entre autres à rétablir ces connexions, donc à prendre le relais physique le temps que le psychique aille mieux et les rétablisse tout seul, ça aide tellement !
    Bon courage à toi et à toutes.

  • #54 anne k le 18 juin 2008 à 11 h 23 min

    Tu as bien fait d’en parler ici Ying&Yang surtout si ce n’est pas trop possible dans ton entourage immédiat.

    Comme tu vois dans les commentaires, beaucoup plus de gens qu’on imagine connaissent des périodes de dépression, mais souvent on fait comme si tout allait bien pour pas inquiéter, pour pas avoir l’air naze, pour pas se prendre des reflexions (le fameux « secoue-toi ») ou des regards qui ressemblent à de la pitié. Difficile d’accepter que c’est une vraie maladie et de ne pas se culpabiliser or c’est à partir de cette prise de conscience (que c’est une maladie) qu’on peut passer à l’action pour reprendre le contrôle de sa vie.

    Sans développer ici, je connais bien le sujet. Je sais que d’autres filles te l’ont proposé, mais si tu veux bavarder de ça ou d’autre chose dans un moment où tu te sens flancher, demande mon mail à Hélène. Parfois un moment sur MSN par exemple peut aider à se changer les idées et éviter de ruminer seule dans son coin.

    Hélène, encore une fois, au cas où tu en doutais, ton blog est limite d’utilité publique. J’espère que tes pubs et tout ça te rapportent plein de sous :-D

  • #55 Coralie Marie le 18 juin 2008 à 11 h 31 min

    Je ne sais pas si ça te sera utile Yin&Yang, mais personnellement ouvrir un blog m’a beaucoup aidée. Tu parles d’impuissance et avec un blog, on a justement quelque chose qui n’est qu’à nous, qui ne dépend que de nous et dont on fait ce qu’on veut. Avec en plus, souvent de gentils messages à la clé :-) Si tu pars sur le rythme d’un article par jour, ça « t’oblige » à produire quelque chose et quand tu regardes en arrière, peu importe si le reste de ta vie est en période creuse, tu as fait « ça » et c’est à toi !
    Encore bon courage !

  • #56 Clochette le 18 juin 2008 à 11 h 33 min

    Bonjour à toutes,
    Yin&Yang ton billet me rappelle très fort le livre de Philippe Labro où il raconte sa dépression.
    Ce bouquin m’a ouvert les yeux sur ce que vit une personne de mon entourage, pour comprendre que sa maladie change sa perception du monde, son caractère et déchiffrer son attitude et ses réactions…
    Le titre :“Tomber sept fois, se relever huit ”

  • #57 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 11 h 33 min

    @ Hélène (43) : jamais je me serais douté que ton blog me ferait autant de bien.
    En fait je faisais des recherches sur internet, je suis tombée sur un blog de proche en proche avec la liste blogroll je suis arrivée sur ton blog.
    Au début je le lisais comme n’importe quel blog. Et puis j’ai voulu aller plus loin et j’ai commencé à lire les commentaires, j’ai trouvé ici une ambiance hors du commun qui m’a plu.
    Je suis donc venus tous les jours. J’ai lu tous les commentaires, de façon silencieuse et j’ai commencé à aller mieux. Je sais et je suis convaincu que c’est grace à la communauté mon blog de fille que je vais mieux et que j’ai trouvé la force de m’en sortir.
    Je ne sais pas trop comment expliquer cela parce que ça me dépasse un peu. J’espère que vous comprennez ce que je veux dire….

  • #58 anne k le 18 juin 2008 à 11 h 35 min

    Heu, c’est un peu l’appel du 18 juin ce post, non ?! :-D

  • #59 Hélène le 18 juin 2008 à 11 h 37 min

    Yin&Yang merci, vraiment. Je ne suis moi-même pas dans une forme olympique en ce moment, et ce que tu dis me fait un bien fou.

  • #60 namiya le 18 juin 2008 à 11 h 47 min

    Arrivée ce matin sur le blog comme dab pour chopper les dernieres news de beauté pour ma prochaine descente chez Sephora histoire de me sentir feminine et sure de moi je tombe sur ton message Yin et sur tous vos temoignages les filles ….et la je me suis sentis femme plus que jamais …avec nos doutes nos angoisses nos larmes ..on se comprend entre filles
    Une chose est sure pour s’en sortir Yin il faut le vouloir a fond et taper a toutes les portes ne culpabilise pas et prend tout ce que tu peux prendre pour t’en sortir courage je pense fort a toi
    hèlène je rejoins l’avis d’anne K ton site est de pur utilité public . Pour moi venir sur ton site c’est aussi necessaire que de se cremer le corp tous les jours: un geste nécéssaire et qui fait beaucoup de bien biz

  • #61 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 11 h 49 min

    @ molly : merci pour ton soutien. Prends soin de toi…

    @ stéphanie : ;-)

    @ stéphanie (mais une autre) : je comprends tout à fait ce que tu dis, ce que tu vis. Renier sa dépression n’est pas une solution, c’est juste reculer pour mieux sauter! Malheureusement une fois que le mal est là difficile de s’en défaire sans aide.
    C’est également pour cela que je veux pas en parler à mes parents parce que je les connais et que j’anticipe leurs réactions. Je ne suis pas assez forte pour faire face à ça. C’est difficile d’être juger par les gens (d’autant plus quand ils sont important pour nous) pour quelque chose que tu ne maitrise pas et sur lequel tu n’as aucune prise.

    Comme je l’ai vu dans plusieurs commentaires, il ne faut pas avoir honte d’être malade, la dépression est une maladie. Chacun réagit différemment face à ça. Si ta mère arrive à travailler tant mieux. Ne pense pas aux autres pense à toi. Même si ce n’est pas facile. J’ai un comportement très égoiste en ce moment, je pense à moi d’abord. Avant je pensais d’abord aux autres et je m’occupais pas de moi. Maintenant, je m’occupe que de moi pour aller mieux. une fois que je serais bien je pourrais m’occuper des autres.
    Un seul moyen la communication. parle avec ta mère puisqu’elle est déjà au courant. Je sais c’est pas facile, tu peux lui écrire, lui expliquer que sa façon de réagir ne t’aide pas et lui indiquer comment t’aider.

    Moi j’ai un ami qui me proposait 36 solutions pour m’aider mais ça m’énervait plus qu’autre chose, ça me faisait me sentir nulle et ne m’aidait pas du tout. Je lui ai dit mais il ne comprennais pas. je lui ai dit alors que je preferais arreter de lui parler pendant un moment parce que ce qu’il me disait m’enfoncer encore plus et ne m’aidait pas du tout. Il a fini par comprendre.

    Perds pas espoir et bon courage. Tu n’es pas seule. Tu as MBDF avec toi….

  • #62 Nicole le 18 juin 2008 à 11 h 50 min

    Bonjour les filles,
    Moi aussi j’ai eu des périodes bien plus noires que d’autres… Parfois on est désemparée, sans savoir où on va ni comment…
    J’ai commencé une thérapie personnelle en février dernier, et en mars-avril j’ai découvert ce blog. Et bien, l’un d’un l’autre, ça va nettement mieux!
    J’ai compris pas mal de choses sur moi-même, j’ai appris à gérer mes émotions.
    Je te souhaite de tenir le coup, parce que ça en vaut la peine!
    Merci à Hélène aussi, et à toutes les filles qui commentent ici, d’avoir participé à ce que je me sente mieux!

  • #63 Stéphanie (mais une autre) le 18 juin 2008 à 11 h 58 min

    Je pourrais m’étaler encore mais je vais juste te dire merci Yin&Yang pour tes gentils mots, aux autres parce qu’elles sont de bons conseils, et à Hélène de nous réunir tous et toutes, tu nous fais du bien.

  • #64 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 12 h 02 min

    @ pas cette fois (49) : moi aussi je suis touchée par ce que tu dis ça me renvoie à ma propre souffrance et ce que j’ai vécu. Déjà tu arrives à en parler ici et c’est déjà un grand pas en avant. Toi aussi tu as l’air lucide sur ta situation. Il faut vraiment que tu fasses aider. Il y a très certainement un CMP près de chez toi, il faut que tu fasses une psychothérapie.
    Moi aussi j’ai eu pas mal de problème dans l’enfance et j’ai pas mal souffert… J’ai certainement enfouie des choses au fond de moi qui me font souffrir maitnenant.
    Tu dois extérioriser tout ça et repartir sur de bonnes bases comme moi. Il n’est pas trop tard pour se soigner.
    Même si je m’en suis pas encore sortie je suis sure que ça vaut le coup et que le bonheur est au bout du chemin.
    Ne perds pas espoir, courage.

    @bouyoncube (50): à suivre :-)

  • #65 Celia le 18 juin 2008 à 12 h 04 min

    Je suis aussi passé par des periodes très difficiles. Récemment j’ai lu un livre qui m’a beaucoup apporté : Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle.
    Ce livre s’inspire de certains principes Bouddhistes. Quand je vais mal je m’appercoit que je suis toujours en train de me projetter dans le futur et que ce futur me fait peur, me semble vide et n’a aucun sens. Ce livre apprend à penser au présent, à ressentir son corps. Je pense que c’est très utile quand on est dans une phase de dépression. Je te souhaites en tout cas beaucoup de courage, c’est une periode très dure mais tu es sur le bon chemin, un suivi medicale va surement beaucoup t’apporter, le sport est vraiment utile aussi pour aller mieux.

    PS: Merci Hélène pour ce blog, j’y vais tous les jours et j’aime énormement tous les conseils maquillage et aussi les nombreux sujets abordés dans les differents posts.

  • #66 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 12 h 06 min

    Bon les filles je dois malheureusement aller manger ;-))))

    Je reviens vite et je mets un point d’honneur à vous répondre à toutes mais ça prend du temps!!!

    Bon app’ ;-)

  • #67 Hélène le 18 juin 2008 à 12 h 09 min

    Han moi aussi je l’ai lu ce bouquin, Celia (enfi j’en ai lu la moitié, c’est quand même assez aride comme lecture ;-)).
    Et merci pour ce que tu dis, pour ce que vous dites toutes, à propos de mon blog, vous êtes super choutes !

  • #68 Cagaroule le 18 juin 2008 à 12 h 10 min

    Yin & Yang: tout d’abord, je pense que pour coucher par écrit ses pensées et ses peurs, il faut déjà les avoir sacrément appréhendées et cernées, en avoir conscience. Et que c’est un point très positif pour toi puisque écrire permet de formaliser les choses.

    Ensuite, se prendre en main, je pense qu’il n’y a que la personne malade qui puisse le faire dans le cadre de la dépression. D’après ce que j’ai pu en voir dans mon entourage. Encore un bon point pour toi.

    Par contre, là où je ne te rejoins pas, c’est que je ne pense pas que tu puisses anticiper exactement les réactions de tes parents. Je me dis que si en plus tu vis chez eux, ça doit être très dur pour eux de te voir, souffrir, de se sentir impuissants et de ne rien pouvoir faire. Je ne te dis pas non plus de convoquer le conseil de famille mais peut être y aller progressivement, de les intégrer à ton processus de guérison. En plus, tu rongeras certainement moins ton frein les jours de moins bien, si tu sais qu’ils savent (qu’ils l’ont entendu de ta bouche, quoi) et qu’ils ne te disent pas ben dis donc aujourd’hui patati patata. Et puis, sur le chemin de la guérison, s’il y un moins bien, un bon petit plat chaud, une tasse de thé, ou une conversation bien placée peuvent faire le plus grand bien.

    Je trouve aussi très « drôle » que tu es pris pour pseudo le Yin et le Yang, symbole de dualité mais aussi de complémentarité. A toi de passer de l’autre côté…

    @ Coralie Marie: en plus, il est trop bien ton blog!!!!!

  • #69 fatima le 18 juin 2008 à 12 h 12 min

    j’ai vécu exactement la meme chose , enfin surtout ressenti la meme chose , moi aussi heuresement une ami ma aider à sortir du gouffre meme si je suis toujours depressive mais je survie j’essaie du moins , meme si c’est sur on peut s’en sortir!

  • #70 Cagaroule le 18 juin 2008 à 12 h 13 min

    Yin & Yang: Heu je me rends compte que ce que j’ai écrit peut paraitre hyper sec sur la fin, alors que pas du tout dans mon esprit!! C’étaient des encouragements (bien déguisés, certes…)

  • #71 Stéphanie le 18 juin 2008 à 12 h 14 min

    Oui, merci Hélène… En cas de coup de mou, pense que moi et plein d’entre nous t’aimons très fort !

  • #72 Cécile de Brest le 18 juin 2008 à 12 h 22 min

    Yin et Yang, je ne sais trop que te dire si ce n’est que je t’envoie toutes mes pensées et toute mon amitié.
    La façon dont tu parles de ta maladie montre une grande force de caractère, je trouve. Et la façon dont tu l’appréhendes montre que tu es certainement sur la bonne voie.
    Je te souhaite beaucoup de courage.

    Hélène, tu sais ce que je pense de ton blog, mais nous en avons encore la confirmation aujourd’hui…

  • #73 Z. le 18 juin 2008 à 12 h 24 min

    Juste pour souhaiter beaucoup de courage à Yin&Yang, et pour rappeller ce qui avait déjà été dit ici il y a quelque temps: la dépression est l’un des cas où, bien souvent, l’adage « Quand on veut, on peut » ne peut pas s’appliquer…

  • #74 emmanuelle h le 18 juin 2008 à 12 h 29 min

    comme tant d’autres, je ne peux que te souhaiter une belle remontée de pente et manifestement, tu es déjà en train de la remonter et gagner la bataille.

    mais ton texte m’interpelle au-delà et vraiment, je suis horrifiée de constater à quel point la dépression est méconnue, mal perçue….tant de gens autour de moi disent régulièrement à propos d’une telle ou d’un tel en dépression qu’il « n’a qu’à se botter les fesses, attendu qu’il ou elle a tout pour être heureux / heureuse : une maison, un conjoint, de beaux enfants, un travail…. »
    tant d’incompréhension me choque au plus point, de même que je regrette que le recours aux médicaments soit si sujet à questionnement et doute…

    la première fois que j’ai dû prendre des anxiolytiques, il y a qques années, j’étais réticente…bêtement, je ne pensais pas qu’un produit chimique m’aiderait à me remettre d’une rupture et à affronter le cancer de ma mère, puis bon, la peur d’être dépendante, la honte de se dire qu’on ne peut pas affronter des problèmes toute seule etc
    puis ces comprimés m’ont tellement aidée, sans effet secondaire, que j’ai radicalement inversé ma position.
    Du coup, quand mon toubib m’en a prescrit il y a 3 mois, je n’ai pas hésité une seconde, et ne rougis pas de ne pas assurer 24h/24 .

    les comparaisons lues dans les commentaires m’ont paru très pertinentes, la dépression est une maladie et / ou un accident de la vie, comme une jambe cassée ou du diabète.
    Point final, il me semble.

    As-tu vu ce film exceptionnel qui finalement ne traite quasiment que de cela, qui est « On connaît la chanson », d’Alain Resnais ? Il me semble qu’il analyse la question de cette maladie et des préjugés qu’on en a avec bcp de finesse.

    Et à toutes qui ici font part de leur dépression passée ou présente, je souhaite bon courage et envoie toutes mes amitiés. Vous êtes super les filles !!!

  • #75 funambuline le 18 juin 2008 à 13 h 07 min

    Que ta route continue à grimper, que tes mollets grimpeurs se musclent :-) pour te permettre d’avoir de moins en moins de mal à monter, et qu’au sommet de la montagne, la vue soit dégagée et sublime! Bonne route Yin&Yang !!!

  • #76 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 13 h 13 min

    @ Mo (51) : je comprends que tu sois touchée parce que mon texte te renvoie à tes propres souffrances…
    Moi aussi j’envisage l’hypnose mais seulement en complément de la psychothérapie et des médicaments. Je dis bien envisage parce que pour le moment je n’ai pas les épaules assez solide pour faire face à ce que je pourrais découvrir.
    Moi aussi je me sentais forte et je pensais ne jamais etre atteinte par la dépression. Et je pensais m’en sortir seule, comme toujours. Seulement la dépression c’est quelque chose qui nous dépasse totalement et seul on n’a que peu de chance de s’en sortir.

    « Comme toi, je n’ai rien dit à ma famille : trop peur de gérer leur angoisse en plus de la mienne, trop peur d’être jugée, et puis je pense que la dépression vient aussi de mes relations avec ma mère. »
    J’ai exactement le même problème. Pour l’instant je ne prefere pas leur en parler. ils ne posent pas trop de questions donc je me sens pas obliger de le faire. Je leur en parlerai certainement quand j’irais mieux pour qu’ils comprennent pourquoi j’étais comme ça, pour ne pas les laisser totalement dans l’ignorance. Mais je le ferais quand je pourrais encaisser leur réaction sans avoir mal.

    Je ne suis pas la seule à trouver un effet thérapeuthique au blog d’Hélène ;-)) c’est un lieu très chouette.

    Je comprends ta confusion moi même parfois tout s’embrouille mais je comprends ce que tu veux dire.

    Je ne me considère pas plus malade ou moins malade, chacun réagit différemment, nous avons pas toute les mêmes problèmes et les mêmes façon de les envisager…

    Pour l’instant, vous ne m’en voudrez pas?!, je me réserve un peu sur les mails. Vous etes nombreuses à me le proposer et ça me fait chaud au coeur mais je m’étais pas préparée à ça et je suis un peu dans la confusion…. Le problème c’est qu’il m’arrive encore d’avoir des passages à vide et que dans ces cas je suis incapable d’écrire une ligne!! Enfin c’est assez compliqué dans ma tête à ce sujet. il faut me laisser le temps de décanter un peu le truc. Je ne voudrais pas vous envahir ou me sentir envahie….

    Pouvoir en parler ici me soulage énormément je me sens comprise et ça me fait beaucoup de bien. Vous m’avez filé une de ces peches….

  • #77 sel le 18 juin 2008 à 13 h 18 min

    Je relirai tous vos commentaires à tête reposée, parce qu’ils sont tous touchants et intéressants.
    Je voudrais juste rebondir sur le commentaire de Coralie-Marie (comm 55). Ouvrir un blog. En effet, quand je suis à mon tour passée par sinon une dépression, du moins une déprime très très profonde, j’ai utilisé ce moyen, sans bien m’en rendre compte au début, d’ailleurs, pour exprimer mes angoisses, mal être, temps qui ne passe pas et ce que tu décris dans cette note. Clairement, j’avais honte de ce que j’écrivais et de le publier, surtout (j’avais honte de tout et n’importe quoi, de toute façon, mais là, clairement, le cahier papier n’y suffisait plus), mais au moins, j’étais lue et des gens inconnus (à l’époque) me rassuraient. Parce que oui, comme toi, il était hors de question d’en parler aux amis (j’en avais si peu, de toute façon..) et surtout à ma famille. Msn a aussi beaucoup fait, car j’y parlais (à ces mêmes gens, mais en privé, au moins) sans avoir la personne en face, ce qui m’aurait complètement bloquée. (mais il faut tomber sur les bonnes personnes…J’ai eu énormément de chance sur ce coup comme sur bc d’autres, je dois l’avouer en rougissant)
    Cela n’est qu’une étape, que tu as p-e déjà franchie grâce au blog d’Hélène, les commentaires, et cette note-ci. Mais quand même…

    Donc voilà, chacun son chemin tout ça, ce qui a « marché » pour moi ne le fera p-e pas pour toi…Mais c’est un chemin comme autre. Je ne suis d’ailleurs pas complètement tirée d’affaire, car je suis encore très loin d’être autonome dans mon bonheur et mon bien-être, si je puis dire. Mais je ne sais pas si c’est possible (ni même souhaitable) d’atteindre un tel état (enfin si, c’est probablement souhaitable dans un sens, ça veut dire que tu n’as pas besoin des autres pour être heureuse et que donc, quand ils te font défaut, tu es heureuse quand même…mais enfin…)

    Hélène, supprime mon commentaire s’il est trop long ou trop jesaispasquoi.
    (comme quoi, pas besoin d’être déprimée pour avoir honte de ce qu’on écris…C’est sans doute pas plus mal, en fait)(zou, je poste, sinon, je vais relire pour la 141e fois (et oublier des fautes quand même, et rajouter encore une dizaine de parenthèses inutiles) et je vais pas aller manger et c’est pas bien, Sel, va manger, zou)

  • #78 rumeur le 18 juin 2008 à 13 h 30 min

    Courage. Aller de l’avant. Il est aussi permis de ne pas aller bien mais il faut aller de l’avant.

  • #79 Coralie Marie le 18 juin 2008 à 13 h 33 min

    @Cagaroule : tu es vraiment trop choute, merci, merci :-)

  • #80 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 13 h 36 min

    @ fantomette (53) : je comprends mieux ce dont tu voulais parler, merci de m’avoir éclairé! Je ne sais pas ce que ta mère a vécu et ça a été surement difficile pour elle, parce que son mal être à été source de problème autour d’elle et je comprends que se soit dur à porter. Je comprends mieux ta notion de faiblesse, je n’ai pas d’enfants, pas de famille à moi alors je ne peux pas trop savoir ce que c’est mais je l’imagine assez bien. Ma mère aussi a fait une dépression et elle s’est botté le cul pour ne pas nous poser de problèmes à nous ces enfants. J’étais jeune et je ne comprennais pas. Maintenant je comprends mieux ce qu’elle a traversé et ce qu’à vécu ta mère.
    Moi cette sale expérience fait que je me sens plus forte mais à la base je suis déjà quelqu’un de fort alors peut être que je redécouvre cette force que j’avais perdue!!! Je sais pas si je suis très claire.
    J’espère que tu es arrivée à te construire, ça ne devait pas être évident.

    @ anne k (54): merci beaucoup. J’ai pris conscience que c’était une maladie et depuis que je la traite comme telle, je vais déjà mieux, comme tu dis c’est un pas en avant… Le regard des gens est en effet quelque chose qui me gène parce que tout le monde n’est pas aussi compréhensif que vous les filles. Et quand on est déjà pas bien on a pas besoin de ça. C’est également pour ça que je reste en contact avec mes amis uniquement par mail; je n’arrive pas à faire autrement et leurs regards sur moi, je peux pas y faire face.
    J’ai fait des progrets sur certaines choses par exemple sur l’acceptation de la maladie etc mais j’ai du mal avec la vision des autres sur la maladie et donc sur moi…

    @ coralie marie (55) : c’est une bonne idée; j’y avais pensé mais le public ne sera pas toujours aussi compréhensif qu’ici et je ne sais pas comment je pourrais réagir à des remarques pas agréables. J’ai effectivement un blog, c’est un carnet de voyage, le voyage est fini mais le blog n’est pas terminé (des soucis pendant le voyage) et en ce moment je suis en train de continuer l’écriture des articles mais je n’arrive pas à me tenir à un par jour. J’ai du mal à rester concentrer et souvent je suis bloquée, je fais ça petit à petit, à mon rythme, sans aucune obligation.

    @ clochette (56) : merci pour la référence, je ne connais pas ce bouquin, mon cerveau se remet lentement en route!! et je lis peu (de livres) je me suis beaucoup renseignée sur internet en ce qui concerne la dépression. Ma psy m’a dit que c’était un peu trop!!
    Pour l’instant je ne pense pas que je pourrais le lire parce que le sujet me touche trop et je sais d’avance que je serais bouleversée à sa lecture…

  • #81 Numa le 18 juin 2008 à 13 h 39 min

    Bonjour,

    Je suis effarée par le nombre de gens qui disent avoir suivi des thérapies ou été sous médocs.
    Je ne suis pas sûre que ma question va être bien prise mais je tiens à toutes vous assurer qu’elle n’est pas agressive, que c’est une vraie interrogation pour moi (et ca ne remet pas en cause le fait que je trouve très bien le texte de Yin&Yang). Bon, j’y vais plus abruptement:
    Vous ne trouvez pas que vous vous écoutez un peu trop?
    J’avoue que j’ai de plus en plus l’impression que les gens s’inventent des névroses et s’y complaisent. Comme s’ils se trouvaient plus intéressants avec.
    Je pense que c’est normal que l’on passe tous par des moments de déprime mais c’est à nous de ne pas se laisser tomber dans la vraie dépression. Je pense que, sauf pour des cas très graves, tout est affaire de volonté. Et voire qu’on est dans un pays dans lequel il y a les plus fortes consos d’anxiolytiques (enfin je crois j’ai pas vérif les chiffres)… ca me laisse songeuse quand même! Ca peut être dangereux ces trucs non?
    Bref je n’irais pas jusqu’à dire que pour moi, la dépression est une maladie de bourgeoise qui n’a que cela à faire… Mais j’avoue j’en suis pas loin.
    Voilà! j’espère que je ne vous blesse pas, et que ce com n’est pas totalement malvenu, mais je brûlais de dire ce que je pense.

  • #82 Hélène le 18 juin 2008 à 13 h 42 min

    Et bien Numa, j’en serais presque à te souhaiter de faire une vraie dépression pour te rendre compte de ce que c’est, et mettre à mal tes idées toutes faites (et fausses, évidemment) qui, je le crains, risquent de faire beaucoup de mal à certaines des filles qui interviennent ici.

    Yin&Yang, n’ouvre pas de blog, si tu reçois ce genre de commentaire tu ne vas pas tenir le choc.

  • #83 Nicole le 18 juin 2008 à 13 h 43 min

    @Numa: non, je ne pense pas… quand on a un rhume, on n’attends pas qu’il dégénère en grippe ou en angine pour le soigner… :-) Perso, mon couple en souffrait énormément (presque autant que moi), car mon principal « mal » était la jalousie. Ca m’a mise en dépression, si si… Paranoïa, manque total de confiance en moi, etc. Je ne vais quand même pas attendre que mon mari se barre avec les enfants pour me mettre à me soigner!!!

  • #84 Z. le 18 juin 2008 à 13 h 44 min

    Personellement Numa je pense que c’est justement avec ce genre de réflexions qu’on en arrive à nier les dépressions peu connues et à se retrouver dans des cas comme celui de Yin&Yang … De plus je trouve cela assez blessant de dire aux gens qu’ils s’écoutent trop sous un texte comme celui-ci où, à moins d’être insensible, on ressent assez clairement la détresse de la personne concernée. Non ?

  • #85 Hélène le 18 juin 2008 à 13 h 45 min

    Je me demande si je ne vais pas carrément supprimer ce commentaire, je le trouve limite cruel…

  • #86 Numa le 18 juin 2008 à 13 h 46 min

    Excuse-moi Hélène, si tu penses que c’est trop abrupt, enlève mon com.
    Sache juste que c’était des vraies questions sans ricanement ni foutage de gueule.
    Je ne comprends pas c’est tout.

  • #87 Numa le 18 juin 2008 à 13 h 46 min

    Bon, on a eu la même idée.

  • #88 pompomgirl le 18 juin 2008 à 13 h 52 min

    Yin&Yang,

    je ne vais pas tellement donner dans l’original, comme beaucoup ici aujourd’hui j’ai été très touchée par ton texte, car bien entendu comme pour beaucoup d’entre nous il résonne drolement en moi.

    Pour être passée par là deux fois déjà, avec l’artillerie de rigueur, traitement, psychiatre… je n’ai pas de conseil supplémentaire à te donner que tous ceux qui t’ont été déjà donnés.

    c’est formidable que tu aies le courage d’en parler, on est tellement enfermé sur soi, que l’on exclu tout le monde quand on est en dépression. Tu restes donc malgré tout, ouverte au monde, et ça tombe bien le monde « c’est nous » ! grace à Hélène.

    bon courage à toi, tiens nous au courant car tu vas t’en sortir. Ensuite tu nous feras un billet sur l’art et la manière de garder son calme, lorsque nos psy font « hummmmmmm » ( en étant aussi inspiré que T; lhermitte dans le « père noel » en disant « c’estslaouiuiuui… » )pour toute réponse à nos questions existentielles !!!

  • #89 Stéphanie le 18 juin 2008 à 13 h 53 min

    Euh, la dépression une « maladie de bourgeoise qui n’a que ça à faire » ? Ma belle-soeur, qui ne sait ni lire ni écrire et qui a grandi dans un village sans eau ni électricité où l’on fait la lessive à la rivière est au plus mal (dépression du post partum) depuis la naissance de son fils il y a… 4 ans. Alors je pense que tu te trompes grandement !

  • #90 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 13 h 54 min

    @ anne k (58) : !!!!!!!!!!!!!!!

    @ Hélène (59): si je peux te faire du bien…. ;-))

    @ namiya (60) : merci pour ta joie de vivre. MBDF, utilité publique je n’en doute pas ;-))
    Pour moi c’est une nécessité aussi, peut être pas pour les mêmes raisons que toi mais chacun y trouve son compte….

    @ Nicole (62) : moi aussi en venant ici j’apprends beaucoup sur moi. Plus que ce que je le ferais de façon naturelle parce que les articles m’amènent à réfléchir à des choses que je n’aborderais pas dans ma vie et encore moins en ce moment.
    MBDF utilité publique, c’est sur… ;-)

    @ Stéphanie (mais une autre) (63) : c’est tout naturel.

    @ celia (65) : le livre que tu me conseilles m’a l’air très intéressant. Justement en ce moment mon avenir est ma plus grande engoisse et ce qui m’a fait chuter dans la dépression. Merci pour la référence et pour tes encouragements.
    La dépression est quelque qui nous dépasse tellement, contre lequel on ne peut rien, c’est quelque chose qui ne se controle pas.
    Le sport c’est quelque chose que je peux controler et c’est pour ça que je m’y remet tranquilou, ça m’aide beaucoup parce que la dépression avant de m’accaparer au niveau mental m’a bien flingué au niveau du corps (je niais l’évidence alors c’est ressorti physiquement..).

    Merci beaucoup à toute pour votre soutien et vos conseils… c’est vraiment adorable de votre part.

  • #91 Fanny le 18 juin 2008 à 13 h 55 min

    Ton billet m’a bcp touchée Yin&Yang car il a réveillé en moi des souvenirs très douloureux.
    Je plussoie ;o) sur ce que la plupart des filles t’ont dit; et tout comme Caragoule je pense que le dialogue (ou au moins la tentative de dialogue) avec tes parents est indispensable.
    Ne porte pas ce fardeau toute seule. Tu as déjà fait de grands pas vers ton mieux être; n’attends pas trop de toi trop vite. Laisse toi le temps de « digerer » les choses tout en essayant, chaque jour, de percevoir une petite chose positive dans ta vie quotidienne.
    Car il y en a toujours (MGDB en est un parfait exemple!! Ce que fait Hélène contribue à illuminer mes journées quand ca va pas trop fort. Et quand ca va bien, c’est juste fantastique :o)) Hélène, d’ailleurs, j’espère que ca va quand même? C’est pas une très bonne période pour pas mal d’entre nous apparemment.. mais ca ne peut pas tjs durer :o)
    Ying&Yang, on a tous nos démons, nos angoisses, et on atous été confrontés à une vague plus ou moins grosse qui cherche à nous renverser. Pour le moment, accroche toi, garde la tête hors de l’eau et ménage tes forces. Augmente peut être la fréquence de tes visites chez le psy, dis à tes parents que ca ne va pas (les parents peuvent avoir des réactions inattendues ET positives alors qu’on s’y attend le moins; et de tte façon réaction positive ou pas, tu dois leur dire que ca ne va pas. Parce que sont tes parents et toi leur fille et qu’il va falloir dénouer tout ça. Les non dits empoisonnent et détruisent tout. Crois en mon expérience ! :o)
    Ensuite tu te rendras compte que tu peux apprivoiser la vague et même la faire s’éloigner à bonne distance. Cette image m’aidait bcp quand j’ai commencé à me sortir de ce que j’ai vécu ado, et j’espère que ca le sera pour toi ;o)
    J’ai hâte que tu sois en état de réaliser que la vie a ses mauvais mais aussi ses très bons côtés, et que tu peux agir là dessus.
    Plein de bisous, on est là, et bon courage à toi (et à toutes celles qui en ont besoin).
    -désolée j’étais super longue!!-

  • #92 bouyoncube le 18 juin 2008 à 13 h 56 min

    @ numa : ce que tu dis reflette selon moi ce que que pensent la plupart des gens…beaucoup de personnes se disent, « quand même il y a plus grave que ces petits soucis, elle pourrait avoir une grave maladie, et pensez aux enfants qui meurent de faim !!! » je l’ai souvent entendu et c’est bien pour cela que je ne parle plus de mes problèmes..

    Il ya peu de gens qui soient capables d’empathie, c’est pour eux une manière de se protéger, comme si le fait de se mettre à la place de l’autre, ne serait ce qu’une minute, pouvait les faire basculer dans le même « état »…voila mon analyse, j’espère ne vexer personne, j’essai juste de comprendre.

  • #93 Nicole le 18 juin 2008 à 14 h 00 min

    @bouyoncube: toute à fait!! D’ailleurs, une de mes phrases préférées (ainsi que ses dérivées…) est « ce n’est pas parce qu’il y a plus malheureux (ou triste, ou pauvre, ou moche……) que soit, qu’on n’a pas le droit au malheur ».

  • #94 Adele le 18 juin 2008 à 14 h 01 min

    La solitude est ce qui m’a aussi faite flancher en 2004 et de nouveau actuellement. Solitude amoureuse, amicale, familiale, professionnelle… malgré une vie parisienne assez remplie, dès que je passe au stade : seule dans mon studio, je plonge… La solution n’est pas une coloc ou un nouveau mec (je suis mariée mais je vis seule), mais d’accepter le fait que dans la vie, on est SEULE pour la grande majorité du temps qui passe, pas juste seule physiquement, mais aussi seule spirituellement. D’autres diraient que la solution est la FOI, mais pareil, j’ai la foi et ça ne suffit pas… Dur dur d’identifier tout ça…

  • #95 pompomgirl le 18 juin 2008 à 14 h 05 min

    @numa

    ton jugement est franchement sévère, et reflète peut être tout simplement une méconnaissance total du sujet.

    cependant cela n’est pas surprenant que tu connaisses aussi peu le sujet, car avec une telle ouverture aux « bobos » des autres, ils doivent être assez rares à venir te voir pour trouver du réconfort !

  • #96 Stéphanie (mais une autre) le 18 juin 2008 à 14 h 07 min

    Chez moi (ou a plein de défauts mais pas que) les parents disaient par exemple à ma grand-mère « même si ils ne terminent pas leur assiette, le reste n’ira pas à d’autres » (pour lutter contre la fameuse « pense aux petits enfants qui meurent de faim ». Du coup on a pas de névroses alimentaires, d’autres névroses oui, mais j’ai échappé à ça.
    J’ai longtemps pensé que la dépression c’était effectivement un truc qu’on s’inventait. Comme dirait mes amis québécois, c’est d’la bullshit. J’espère que tu n’auras pas à le vivre pour t’en rendre compte et NON on ne s’écoute pas trop, c’est d’abord en refusant de s’écouter qu’on s’est mis là où on est.
    Et de savoir que des millions de gens meurent de insère ici un truc bien glauque ne me rend pas joyeuse, va savoir pourquoi…

  • #97 Hélène le 18 juin 2008 à 14 h 07 min

    Adele c’est vrai que globalement, dans la vie on est seul, même si on est entouré. Il faut arriver à en faire quelque chose de positif, mais c’est sûr que ça peut prendre un peu de temps ;-)

  • #98 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 14 h 10 min

    @ Hélène (67) : « assez aride comme lecture » meuh ça veut dire quoi!!! je suis larguée… rhooo il me semblait sympa pourtant!!!

    @ cagaroule (68): l’écriture m’a toujours beaucoup aidé à relativiser les choses, à comprendre des choses, je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Et c’est pour ça que j’ai aussi mal vécu la dépression parce que j’étais incapable d’écrire, incapable de parler aussi, en fait je n’avais pas d’autres moyen de m’exprimer qu’en pleurant toutes les larmes de mon corps!
    Chouette chouette chouette, j’adore les bons points!!!!
    Pour mes parents, j’ai toujours eu des relations difficiles avec eux et on ne parle pas, on se crie dessus chez moi; Je comprends que tu me rejoignes pas. Si mes parents étaient différents je pourrais leur en parler sans craintes. Comme je l’ai expliqué chez moi on ne parle pas de tout ce qui touche de près ou de loin les sentiments, les discutions sont plates et sans interet. ils sont là pour le concret mais pas pour l’abstrait et quoi de plus abstrait que la dépression…. J’ai essayé d’engager plusieurs fois des discutions sur des sujets un plus poussés soit ils s’énervent soit ils pratiquent la politique de l’autruche et m’ignore.
    Je n’ai pas tellement de difficulté à parler de ma dépression mais je supporterais pas que leur comportement change, qu’il me regarde d’un drole d’oeil ou qu’ils ne soient plus spontannés par peur de me blesser. Je veux pas qu’ils changent mais qu’ils restent comme ils sont… Je les accepte comme ça.
    Là il est très facile pour moi de communiquer avec vous parce que c’est à l’écrit mais à l’oral je sais d’avance que je vais m’embrouiller et perdre pied.
    Les choses sont trop compliqué pour moi Cagaroule, mais je pense ler en parler à un moment ou à un autre.

  • #99 sosyl le 18 juin 2008 à 14 h 14 min

    Je lisais les commentaires jusque là en me demandant si j’allais laisser ma trace ici… Jusqu’au commentaire de Numa qui m’a fait sortir de mes gonds. Parce qu’il est est révélateur de ce que beaucoup de gens pensent.
    Je ne vais parler que de mon expérience perso parce que je la connais ;-) Moi aussi je vois quelqu’un depuis quelques mois. J’ai attendu 10 ans avant de me rendre compte que je ne m’en sortirais pas toute seule. Et pendant ces 10 ans, je me traitée de moins que rien, de fille sans volonté… J’ai accepté le fait d’avoir besoin d’aide, que ce n’était pas de ma faute et certainement pas une question de volonté. Maintenant je vais mieux, mais ce n’est pas sans douleur et je travaille beaucoup sur moi.
    Hélène, je vais en rajouter une petite couche : ton blog est juste un concentré d’humanité et d’intelligence et mon dieu que ça fait du bien ! Si l’envie te dit d’aller boire un verre chez Ginette, je ne suis pas bien loin ;-))

  • #100 Numa le 18 juin 2008 à 14 h 16 min

    Oui j’ai une méconnaissance totale du sujet, c’est vrai,
    Je veux bien des conseils de bouquins si vous en avez lus des biens sur le sujet.

    Du coup je suis peut-être sévère mais mon expérience me mène à l’être.

    Je viens d’un milieu rural où j’ai toujours vu les gens travailler (beaucoup) en serrant les dents.
    Et c’est en arrivant à Paris, pour mes études, et en faisant des baby-sittings dans le 7e, que j’ai découvert que des femmes allaient voir le psy toutes les semaines. et prenaient du valium comme moi du doliprane. ca m’a choqué de voir le fossé entre leur vie et la manière qu’elles avaient de s’en plaindre et de « se faire aider ».
    C’est de là que viennent mes jugements.
    Ai-je trop généralisé? peut-être et si c’est le cas, désolée.

  • #101 Diripouf le 18 juin 2008 à 14 h 22 min

    Je ne voulais pas trop commenter car malheureusement je ne saurais vraiment pas quoi dire, a part que je te souhaite tout le courage et tout le bonheur du monde :)

    Ma belle-mere souffre de depression depuis 15 ans, et comme pour elle il y a une « base » qui ne pourra malheureusement pas etre « guerie » par psychotherapie (en gros elle est malade physiquement et sans espoir de remission), l’espoir qu’elle aille un jour mieux est encore plus mince…

    Je compatis beaucoup, Ying&Yang, et comme pas mal d’autres filles, je t’encourage a t’ouvrir a tes parents, peut-etre qu’ils ne le prendront pas trop mal, et c’est important que ton entourage soit au courant de ce qui t’arrive. Meme si ils ne peuvent pas forcement t’aider au sens premier du terme, au moins ils sauront.

    Et que ce genre de reflexions « Bref je n’irais pas jusqu’à dire que pour moi, la dépression est une maladie de bourgeoise qui n’a que cela à faire… » me…. ben la je ne trouve carrement pas les mots, je n’ai que des injures qui me viennent a l’esprit donc je vais etre nethique et me taire.

    Et esperer que Helene enleve ce commentaire de Numa, qui est une pustule sur cette page.

  • #102 lullaby77 le 18 juin 2008 à 14 h 22 min

    @ Numa: je comprends ton point de vue.
    Mais tu sais on peut parfois avoir l’air de « tout » avoir dans la vie et malgré tout être très malheureux et souffrir beaucoup, parce que ce n’est pas ce qu’on « a » qui rend heureux (enfin, pas seulement). Et en plus c’est culpabilisant parce qu’on se dit qu’on n’a aucune raison de se plaindre et qu’on n’a pas le droit d’aller mal.
    Mais si on se dit que la dépression, ça va de pair avec un problème de chimie dans le cerveau (ben oui c’est une maladie, avec des manifestations physiques concrètes, et pas seulement morales ou mentales) ben ça veut dire que tu peux avoir tous les atouts que tu veux dans ta main, quand le physique déconne, il déconne. Comme le pancréas, quoi :-)

  • #103 Stéphanie (mais une autre) le 18 juin 2008 à 14 h 23 min

    Ma famille paternelle vient aussi d’un milieu rural dur et pénible, il y a eu 4 suicides, alors à quoi bon serrer les dents ?
    Oui quand soit on travaille soit on meurt et bien on travaille, ou on meurt… La psychanalyse c’est envisager une autre voie que le marche ou crève, enfin c’est comme ça que je le vois.

    Je te dirais aussi que à moins d’être dans le cas tu n’es pas apte à juger, ces femmes chez qui tu es allée étaient peut-être très malheureuses malgré leur argent, leur travail quoi que ce soit, on ne peut jamais savoir ce que l’autre ressent foncièrement. Et on ne doit pas juger les gens sur leur besoin d’aide, sous peine de ne jamais savoir en demander quand on en ressent le besoin.
    Mais je tiens aussi à dire qu’on voit que tu n’es pas « méchante », juste que tu résonnes comme tout ceux qui nous condamnent, sans savoir. J’espère que tu changeras d’avis sur les feignasses qui s’écoutent, parce qu’elles ont souvent un beau fond…

  • #104 Diripouf le 18 juin 2008 à 14 h 25 min

    Numa, par PITIE, tais-toi, arrete de dire des imbecilites plus grosses que toi.

    Si tu admets ne rien savoir au sujet, youpi, mais dans ces cas la pose des questions de maniere ouverte et polie plutot que d’assener des stupidites sans nom qui peuvent blesser.

    Et va voir la pyramide de Maslow un petit coup, avec un peu de chance ca t’ouvrira les yeux sur certaines choses.

    http://www.cyber.uhp-nancy.fr/demos/PROD-003/chap2/images/maslow.gif

  • #105 lizou le 18 juin 2008 à 14 h 26 min

    Je pense que quelque part Numa a raison il y a des gens qui s’inventent des petits soucis pour se rendre intéressant mais que cela reste de la somatisation légère comme un petit mal quelque part.
    Là où elle s’égare c’est qu’on ne peut pas « simuler » ou somatiser une vraie dépression qui n’a rien à voir avec une petite baisse de morale passagère.
    On parle de déséquilibre chimique, de structures cérébrales, d’hérédité, ce qui porte à croire que c’est une maladie au même titre que le diabète, la schizophrénie par exemple.
    Sauf que la guérison est possible, ce qui est une chance.

    Je suis une fille dubitative sur la question à la base mais une amie très chère a été malade et j’ai beaucoup appris sur ce sujet. Le plus difficile pour le malade c’est la culpabilité et l’incompréhension. Alors il faut essayer de ne pas en remettre une couche.
    Pour les traitements évitez surtout l’automédication, ici c’est très dangereux.

  • #106 Nicole le 18 juin 2008 à 14 h 26 min

    Mais heureusement que toute « déprime » (quel que soit son « niveau », sa puissance) n’est pas médicalisée!!
    Après un baby blues de 1 an (pour mon premier enfant) je me suis fait suivre aussi (par la même psy), sans médocs… Là, depuis près que 5 mois, pas de médocs non plus… c’est aps grave d’en prendre si on en a besoin, mais si on en n’a pas, on peut guérir quand même, hein!

  • #107 Hélène le 18 juin 2008 à 14 h 27 min

    Diripouf ça suffit, ne parle pas comme ça aux gens.
    Je suis sérieuse (et pourtant dieu sait que le premier commentaire de Numa m’a fait grimper aux rideaux).
    Si tu ne peux pas te contrôler, ne poste pas.

    Et lizou a raison sur un point : en plus d’être chimique, la dépression est héréditaire, ehhh oui, comme l’émophilie ou des trucs de ce genre.

  • #108 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 14 h 27 min

    @ fatima (69) : bon courage.

    @ cagaroule (70) : ne t’inquiéte pas, je ne l’ai pas mal pris mais je n’ai pas des parents qui jouent le role de parent. Enfin c’est spéciale comme ambiance chez moi. Mais j’ai compris où tu voulais en venir. C’est tout de même très agréable de rectifier le tir mais si ce n’était pas nécessaire. Vraiment il n’y a pas de soucis. ;-)

    @ stéphanie (71) : –> hélène idem.

    @ cécile de Brest (72) et Z (73) : merci pour vos encouragements.

    @ emmanuelle h (74): tu sais moi non plus je ne savais pas ce que c’était avant de le vivre et tant qu’on est pas directement ou indirectement touché par cette maladie on a du mal à la comprendre. Je ne tiens rigueur à personne, moi même il y a quelque temps je n’aurais pas compris quelqu’un de dépressif.
    C’est aussi pour ça que j’avais besoin de m’exprimer sur le sujet parce que justement on en parle pas assez. Et pour que les gens arretent d’avoir honte d’etre dépressif et se cache comme si ils avaient une maladie contagieuse.
    Je me suis heurtée à ce genre de discours, une personne qui avait de la valeur à mes yeux m’a dit « bon écoute moi j’ai assez de mes problèmes pour supporter les tiens alors on se reparlera quand tu iras mieux parce que moi je ne peux pas assumer ta dépression ». Cette phrase m’a fait beaucoup de mal, le manque de tact de la personne m’a profondément blessé et j’ai mis des jours à m’en remettre.
    J’ai essayé de lui expliquer plus clairement ce que je vivais mais il n’a rien compris, pourtant c’est quelqu’un qui me connais vraiment bien et qui lisait en moi comme dans un livre… Il n’a rien voulu attendre, il a sa propre idée du sujet point. Ca a été dur mais je l’ai accepté…

    Il y a certaines personnes qui pensent d’une certaine manière mais si mon texte peut faire voir les choses autrement à quelqu’un se sera déjà ça de pris. Mais je sais que je ne pourrais pas faire changer d’opinion certaines personnes…

    Piou je me suis un peu embrouillé là non!

  • #109 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 14 h 28 min

    Bon je vous laisse pendant un petit moment, j’ai rdv avec la psychiatre pour parler des médocs à tout à l’heure…

  • #110 La Sosso do Domingo le 18 juin 2008 à 14 h 29 min

    Numa je peux te dire que je pensais un peu comme toi… avant d’avoir plongé. Ca n’a rien à voir avec le fait de s’écouter ou pas, c’est un beau jour une chape de plomb qui te tombe dessus, et qui t’écrase. C’est toute la différence avec une déprime qui se règle avec des tablettes de chocolat ou une séance de ciné, ou une virée shopping… Avec une dépression tu as un mur devant toi et tu ne PEUX PLUS rien faire. Tu es clouée au sol.

  • #111 Diripouf le 18 juin 2008 à 14 h 33 min

    Desolee, je vais abandonner la lecture comme ca au moins pas de risques.

    Bonne fin de discussion a toutes.

  • #112 Pascale le 18 juin 2008 à 14 h 36 min

    Je comprends très bien l’interrogation de Numa… malheureusement, mes parents ont de la dépression la même vision qu’elle. Et plein de gens sont comme ça, mais c’est juste de l’ignorance pour la plupart.

    Je ne suis pas directement touchée (ouf, une de moins!!), mais je vis depuis 10 ans avec le même monsieur, nous avons 2 enfants et depuis 5 ans, il souffre de « TAG ». Ce charmant acronyme ne désigne pas seulement les graffiti sur les murs, il veut dire « Troubles Anxieux Généralisés ». Que du bonheur, j’vous l’dis!
    Mon Chéri a toujours été quelqu’un d’anxieux (et c’est de famille…) il a su géré ça pendant des années, puis petit à petit, des choses plus ou moins drôles (les aléas de la vie en somme) se sont accumulées, jusqu’à la goutte d’eau faisant déborder le vase. Les aléas ont été de perdre son père (infarctus), puis son grand-père est mort, Chéri s’est donc retrouvé héritier du grand-père avec ses frère et soeur. L’impression de n’être pas à sa place, de « léser » sa mère qui aurait dû profiter de l’argent hérité avec son mari…
    Bon, là, il arrivait encore à gérer, la vie reprenait le dessus peu à peu, il n’avait pas encore commencer à faire des crises d’angoisse, il avait juste de très fortes migraines régulièrement, des maux de ventre (symptômes de gratro 7 jours sur 7..).
    Puis je suis tombée enceinte, énorme joie, soulagement, moins de maux, jusqu’à ma fausse-couche. La goutte d’eau…
    Et le début des gros problèmes, crises d’angoisse, migraines, toujours maux de ventre… des vacances gâchées car il n’avait envie de rien, et en prime culpabilisait de gâcher mes vacances!
    Retour à la maison, direction le médecin, premiers anti-depresseurs, puis rendez-vous chez une psychiatre.
    Bon, je vous passe le reste de l’histoire, il a remonté la pente, nos enfants sont nés (et il a fait une crise d’angoisse par mois, mes grossesses ont été un calvaire pour lui, ça non plus personne ne comprend, il passe pour le barge de service, mais on est habitués).
    Il a aussi mis beaucoup d’ordre dans sa vie, notamment avec sa famille (pour qui il est encore et toujours le « p’tit con » comme à 16 ans, sauf qu’il en a 20 de plus, un boulot et une famille dont il peut être fier).
    Puis rebelote début 2007, problèmes de boulot, la dégringolade, 8kg perdus en 6 semaines, plus d’appétit, ni de sommeil. Il n’a tenu que grâce aux enfants et à moi. Il a changé de boulot avant d’y laisser sa peau. Et là remarque de mes parents à qui j’expliquais la situation: « quand on a une famille, on assume ». Bon, on se passera de votre aide et surtout de vos remarques, merci pour tout!!

    Alors perso, le « c’est un truc de gens qui s’emmerdent dans la vie » ou le « un bon coup de pied au cul … »… hein… ;-)
    Ca fait 5 ans que je le vois comme ça, sans savoir quoi faire, en l’aidant comme je peux (et j’ai vraiment l’impression de ne pas faire grand’chose et pourtant…), en culpabilisant un peu aussi (après tout, cette fausse-couche, c’est moi qui l’ai faite, donc c’est un peu de ma faute si… 5 ans plus tard, c’est un mot-tabou chez nous).

    C’est franchement une saleté de maladie que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi, tellement ça vous bouffe la vie, alors Ying&Yang, tu as fait le premier pas vers la guérison, continue, tu ne prendras peut-être pas les bonnes molécules du premier coup, parfois il faut en changer, mais prends quand même ce traitement, et va voir ton psy. Oui la route est longue mais ça vaut le coup …

  • #113 Mlle Crapaud le 18 juin 2008 à 14 h 42 min

    J’ai lu ce message ce matin et au début je ne voulais pas poster. En cemoment… c’est un peu douloureux comme sujet. Mon père fait une dépression et refuse de se soigner :/ C’est très dur à vivre pour nous tous…
    La dépression reste pour moi un mystère, même si je suis assez rensiegnée sur la question. Je trouve ça terrible comme maladie, comme une force supérieure à toi qui t’empêche d’aller de l’avant. Une sorte de surmoi indomptabe…
    Je trouve ta force de caractère très belle, Yin&Yang (et le pseudo si bien choisi!). J’ai envie de t’embrasser pour te dire que « tout ira bien » parce que j’ai très envie de le croire et je pense que c’est ce qui arrivera aussi :)
    En ce moment j’essaie de me « zénifier » pour savourer les belles choses de la vie. mais parfois c’est un peu dur, d’autant que la culpabilité du « j’ia tout pour être herueuse mais je ne le suis pas, je suis nulle, je n’ai pas de vrai souci » est très forte. Mais je pense que c’est apprivoisable !
    En tout ca je te souhaite beaucoup debonheur dans ta vie, Y&Y ! Et merci de ce très beau texte.

  • #114 Cécile de Brest le 18 juin 2008 à 14 h 46 min

    Je ne pense pas que Numa pensait à mal. C’était peut-être exprimé maladroitement (toujours le problème de la communication par écrit).
    Je comprends son questionnement, beaucoup de personnes réagissent de la même façon.
    « Qu’est ce qu’il y a qui ne va pas ? T’as tout pour être heureuse, arrête de t’écouter… ».

    Plutôt que de « condamner », les personnes qui pensent ainsi, je crois (mais ce n’est que mon avis, bien sûr) qu’il vaut mieux leur expliqer ce qu’il en est vraiment.
    Si les personnes qui souffrent de dépression ont des difficultés à mettre un mot sur leur maladie et à la comprendre, il faut imaginer que c’est difficile aussi pour ceux qui sont totalement étranger à cette maladie.

    Voilà, je suis peut-être à côté de la plaque, mais c’est ce que je ressens.

  • #115 Hélène le 18 juin 2008 à 14 h 48 min

    Sans aucun doute Cécile, mais il y a une façon de dire les choses pour ne pas blesser.
    Dire à qqn comme Yin&Yang, qui se bat comme une malade pour ne pas couler, que la dépression est un truc de bourgeoise qui ne sait pas quoi faire de ces journées, me semble abominablement maladroit ;-)

  • #116 madou le 18 juin 2008 à 14 h 48 min

    Merci beaucoup pour ce texte. Je n’ai pas encore lu tous vos commentaires, mais cela m’aide un peu à comprendre ce qu’a pu (ou peut ? :-s) ressentir ma maman.
    Elle a été très mal pendant plusieurs mois, suite au décès de mon grand-père et de ma tante. On la voyait ne plus être aussi bien qu’avant, évidemment, et nous étions là, on essayait de la soutenir. Mais je pense que nous n’avons pas vraiment pris conscience de son état et parfois, je me dis que c’est surtout grâce à sa volonté et à son courage qu’elle a réussi à s’en sortir.
    Je ne sais plus laquelle d’entre vous l’a dit plus haut mais c’est très juste : les personnes dépressives sont très fortes, finalement.

    Alors, je vous souhaite plein de bonheur, les filles !

  • #117 Rkine le 18 juin 2008 à 14 h 56 min

    @Numa Moi je trouve ça bien que tu aies le courage de tenir ces propos et en plus, je ne pense que tu l’ais fait avec de mauvaises intentions. Le problème c’est que ce genre d’opinion fait un mal de chien à la personne en pleine dépression. Je crois que les personnes qui tombent en dépression sont justement celles qui ont essayé de tenir un maximum de temps malgré des signaux d’alarme. Si je m’étais écoutée plus tôt, j’aurais peut être désarmé la catastrophe à venir. Les dépressives sont justement celles qui sont les plus pudiques (et j’ose le dire les plus endurantes) et c’est ce qui fait la dangerosité de cette maladie. Les dépressives ne sont pas les plus raleuses, les plus geignardes . Bien au contraire. Une maladie qui génère autant de suicides ne peut être pas être qualifiée d’enfantillage bourgeois. J’espère que tu voudras bien lire sur le sujet et te rendre de l’infini complexité de cette maladie.

  • #118 Cécile de Brest le 18 juin 2008 à 14 h 56 min

    Oui, je te rejoins quand tu dis que c’était mal exprimé, mais à mon avis le fond de la pensée de Numa n’était pas une condamnation.
    Après, c’est vrai qu’il faut faire attention au choix des mots…

  • #119 Hélène le 18 juin 2008 à 15 h 01 min

    Cécile dans certains cas je m’en fiche du fond : ça n’excuse pas des mots qui font si mal, dictés par une telle ignorance.

    Il y a des gens qui meurent de désespoir et de dépression, tous les jours. Donc on ne dit pas « cessez de vous regarder le nombril », par pitié, on ne dit pas des choses comme ça.

    On dit « je ne comprends pas », ou ce genre de chose, mais on ne juge pas.

  • #120 Cécile de Brest le 18 juin 2008 à 15 h 09 min

    Je confirme que je pense la même chose.
    Les jugements de ce type, à l’emporte-pièce, sont trop souvent blessants…
    J’essaie de temporiser, mais ce n’est pas toujours faisable.

  • #121 missjulie le 18 juin 2008 à 15 h 10 min

    Yin & Yang:Ton texte m’a beaucoup émue…

    Tout ce que tu écris…je le vis au quotidien depuis Décembre…C’est ma p’tite maman qui est tombée dans une trés grave dépression…1 mois d’hôpital, 3 mois en clinique psychiatrique et depuis son retour chez elle, aucune amélioration. Elle n’est plus toute jeune et il semble qu’avec l’âge, il soit bcp plus difficile de s’en sortir…Comme toi, elle n’a plus gout à rien et pire est persuadée que c’est la fin…Je fais tout mon possible et ai m^me engagé qqun pour être à ses cotés 7 jours sur 7!! Cette putain de maladie est un enfer pour elle et pour moi, qui suis la seule à la soutenir.

    Comme pour toi, les autres ne comprennent pas ou prefèrent se préserver pour éviter de s’impliquer ou de sombrer à leur tour…

    J’aurais bien échangé avec toi par mail mais je n’en ai pas le courage car j’essaie tant bien que mal de penser à autre chose…

    En ayant lu la suite de ton récit dans les commentaires, je suis persuadée que toi, tu vas t’en sortir !!car je sens du courage et de la volonté dans tes mots…Je sens que tu es sur le bon chemin, et je ne dis pas cela pour te faire plaisir.

    Je te souhaite sincèrement une guérison rapide. Les anxiolitiques ou anti dépresseurs devraient vraiment t’aider. ( sur ma mère hélas, plus rien n’a d’emprise…elle en a essayé une dizaine en 6 mois…mais son organisme ne réagit pas…ou plus.??)
    Je t’embrasse.
    J’espère que tu nous donneras trés prochainemen de bonnes nouvelles…

    Ps:Numa est hors sujet…il faut, hélas, avoir vécu cela pour comprendre…

  • #122 Hélène le 18 juin 2008 à 15 h 11 min

    Non non, tu as raison d’essayer de temporiser Cécile, on n’est pas là pour se foutre sur la gueule, d’abord ça serait odieux pour Yin&Yang, et en plus je pense comme toi que Numa n’a pas voulu être blessante du tout.

    Moi-même j’ai tendance à surréagir facilement, tout comme Diripouf ;-)

    missjulie c’est affreusement dur, ce que tu vis avec ta mère. Je compatis du fond du coeur, et j’espère que tu as des gens qui t’entourent et t’écoutent quand tu as besoin de parler.

  • #123 Numa le 18 juin 2008 à 15 h 14 min

    Juste pour être claire:
    J’ai voulu dire « je ne comprends pas ».
    Je n’ai voulu juger aucune d’entre vous.
    Désolée que les mots aient été trop forts.
    Je ne commenterais plus, je suis nulle à l’écrit.

    Et j’imagine qu’au fond, vous vous en foutez, mais sachez tout de même que devant une telle levée de boucliers, et tant de témoignages qui concordent sur les points principaux, je vais faire l’effort de me documenter sur la dépression.

  • #124 quietlaugh le 18 juin 2008 à 15 h 14 min

    « Je viens d’un milieu rural où j’ai toujours vu les gens travailler (beaucoup) en serrant les dents »
    Bon je voudrais pas attaquer a coup de figues molles un sujet deja bien entamme mais la…

    Je viens aussi d’un millieu rural. J’ai aussi toujours vu les gens serrer les dents. Dire que les psy c’est pour les fous, qu’il faut pas s’ecouter….
    Jusqu’au jour ou ils utilisent leur fusil de chasse comme une sucette geante.

    Je suis pas sure que ca soit l’exemple a suivre. De plus mon experience est que dans un milieu rural on est paradoxalement bien moins isole. Je connaissait tous mes voisins. Quand un avais un coup dur les autres le soutenaient. Le tissus social est completement different. Les preocupations sont aussi differentes. La vie a la campagne est dure physiquement mais je la trouve assez apaisante mentalement. L’isolement social des villes est pour moi effarant et deprimant. La perte des reperes naturels a ete pour moi tres difficile.

  • #125 Hélène le 18 juin 2008 à 15 h 17 min

    Numa on ne s’en fout pas, et la levée de boucliers est due au fait que nous sommes toutes touchées de près ou de loin par cette question de la dépression, et que nous savons la souffrance qu’il peut y avoir dessous.

    Beaucoup d’entre nous ont souligné le fait que tu n’avais en aucun cas voulu blesser qui que ce soit.

    Continue à commenter quand tu en as envie, juste fais un tout petit peu attention, dans certains cas, aux mots utilisés ;-)

  • #126 pompomgirl le 18 juin 2008 à 15 h 18 min

    @numa : ben non on s’en fout pas ! sinon on t’aurait pas attaquée en règle !!
    tout le monde ne peut pas réagir à l’unisson, c’est ce qui fait l’interêt de contoyer les autres … et surtout ceux qui ne sont pas d’accords avec nous.

  • #127 Cécile de Brest le 18 juin 2008 à 15 h 18 min

    @ Numa : ben moi je ne m’en fous pas de savoir que tu vas te documenter. C’est un signe d’intelligence de dire qu’on ne sait pas mais qu’on va faire en sorte de combler les lacunes !

  • #128 sosyl le 18 juin 2008 à 15 h 21 min

    Ah si tout le monde pouvait être comme toi, Hélène ! Malheureusement la critique est une solution plus facile. Qui n’a jamais on dit « c’est pas bon/beau » plutôt que « je n’ai pas aimé » ?
    Je schématise, mais souvent les gens sont d’une maladresse incroyable. Pas par méchanceté, mais par ignorance. Je le sais pour ce que je vis, je serre les dents souvent, mais je me tais parce que c’est trop douloureux, parce que je n’ai pas envie que les gens connaissent ce bout de moi qui me fait honte et parce que j’ai envie qu’on ait de moi l’image d’une fille joyeuse et sans problèmes.
    Enfin une fille sans problèmes, ça n’existe pas en vrai, non?!!

  • #129 lili le 18 juin 2008 à 15 h 22 min

    je viens de lire jusqu’au 116, le temps que je poste il se sera sans doute passé des trucs

    Il faut laisser le commentaire de Numa, il reflète bien des réactions auxquelles se confrontent les déprimés.
    Qui n’a pas entendu ça une fois, mille fois?

    Numa, quand tu étais babysitteuse débarquée de la campagne direct dans les beaux quartiers de la capitale, tu as vu des moyens matériels qui t’ont éblouie, dans tous les sens du terme : plus moyen d’y voir clair.
    Elles avaient ce qui te manquait, donc forcément elles allaient bien, tes patronnes, tu as cru ça? Le compte en banque ne fait pas le bonheur, même en ville!

    Quant à la doctrine « bosse dur, serre les dents et ça ira mieux »… eh bien, non seulement j’ai les dents abîmées à force de les serrer (en vrai!), mais ça n’a été mieux qu’en soignant ma dépression.
    Avec bien des années de retard à cause de mon courage inutile.
    ;o)

  • #130 Hélène le 18 juin 2008 à 15 h 23 min

    Ah, super intéressant lili cette idée de retard pour cause de courage inutile, j’adore, ça me parle vachement !! ;-)

  • #131 lili le 18 juin 2008 à 15 h 29 min

    Hélène, et les dents abîmées?
    ça devrait décourager les courageuses aussi, enfin je le souhaite ;o)))

    (quand je pense que je raconte ma vie à la face du net mondial [bisous jeanne], j’ai bien changé)

  • #132 Miam le 18 juin 2008 à 15 h 29 min

    Très beau témoignage, je te souhaite bien évidemment beaucoup de courage pour arriver à refaire surface, comme tu le dis il doit falloir du temps, mais tu en as l’envie ce qui est déjà trsè important je pense.

    En ce moment je dois avouer, que je ne vais pas très bien, je suis en semestre à l’étranger, à l’autre bout du monde. Ce qui aurait pu être une excellente expérience est devenue pour moi une souffrance (les étudiants avec qui je suis partis se révèlent être méchants mais une méchnaceté profonde, mon père est tombé malade…), et je compte les jours jusqu’à mon retour (qui dieu merci s’achève dans 13 jours). Comme tu l’explique, je cache tout ces sentiments en ce moment parcque je me dis que je suis forte, je ne veux pas inquiéter mes parents, donc je prends sur moi, je courbe le dos et je supporte tant bien que mal entre deux crises de larmes.
    Je pense que lors de mon retour en France, à la descente de l’avion une pression et un poids énormes vont glisser de mes épaules, enfin je le souhaite, parcque je ne veux pas souffrir plus longtemps comme ca.

    Je suis désolé, je m’étale un peu sur ton billet, pardon, mais je n’en ai parlé à personne depuis ces 4 mois, et c’est dur.

    Bon courage à toi, tu vas y arriver, c’est vraiment tout ce que je te souhaite. Souris, c’est une belle preuve que la guérison est en marche.

  • #133 Capucine le 18 juin 2008 à 15 h 37 min

    Ouh là là que c’est dur aujourd’hui. J’ai envie de dire plein de choses, mais tout se boucule dans ma tête, je sais que je n’arriverais pas à ressortir les choses comme je le voudrais tellement ce sujet me touche. Mais bon en gros :
    Oui la dépression est très très mal perçue par la grosse majorité des gens ce qui n’aide par vraiment à se soigner. Famille comprise malheureusement. Ce que je trouve abbérant : quand qqun souffre de maux de ventres, de dos ou autres et consulte, personne ne trouve rien à redire, mais quand qqun à mal à l’âme, souffre dans son esprit, à un mal être évident et veut se faire « soigner la tête » tout le monde d’y aller de son petit (au sens propre comme au figuré) commentaire. Certaines l’on déjà dit : de quoi se plaint-il/elle, etc…Alors qu’à la limite c’est une preuve de courage de dire que l’on ne va pas bien et que l’on a besoin d’aide. Mais bon dans notre société c’est comme ça, il faut être des killers…Ouais ben c’est pas donné à tout le monde d’être bien tout le temps et en toutes circonstances.
    Parfois, on se traîne des casseroles (plus tout ce que la vie rajoute) qui font qu’au bout d’un moment on peut plus. C’est pas évident de faire quand on t’a pas donné les bons outils au départ. Tu peux apprendre tout seul en faisant des conneries, mais t’as toujours des trucs dans un coin de ta tête qui sont là tapis et qui reviennent sans que tu t’y attendent. Et à ce moment là, ça te met KO comme ça, tu as un mal de chien le matin à te lever, chaque geste te demande un effort surhumain, tu en veux à la terre entière…

    Bien sûr tout le monde a des soucis, des enmerdes, des tuiles, qui n’en a pas ?! Pourquoi certains sombrent et pas d’autres ? Ce que disait Lizou est vrai, l’hérédité joue un rôle clairement. On n’hérite pas seulement des jolis yeux de maman ou du nez de papa, on peut également recevoir un mal être jamais reconnu, bien sûr, et hop débrouille toi avec ça mais n’en parle pas puisque moi j’ai fait avec, tu n’as qu’a faire pareil…

    Tout ça pour dire que Ying&Yang ton texte est juste. Que tu es courageuse et que tu as pris LA décision : aller de l’avant en te faisant aider.
    Plus courageuse que moi qui hésite à franchir le pas depuis des années. J’ai quand même l’autre jour, demandé à mon généraliste l’adresse de qqun qui pourrait m’aider.
    Maintenant j’ai un nom et un numéro de téléphone sur un papier : y’a plus ka !! Pas si facile que ça, pour moi en tout cas. Un jour oui, c’est sûr, mais pour l’instant je suis incapable de faire la démarche.

  • #134 Rkine le 18 juin 2008 à 15 h 42 min

    Punaise Numa si on a réussi à ébranler tes convictions sur le sujet, on a vraiment pas perdu notre journée! :):) Bonnes lectures

  • #135 pompomgirl le 18 juin 2008 à 15 h 46 min

    @numa : tu n’étais pas d’accord avec nous, mais malgré tout tu as fait l’unanimité !!

  • #136 Hélène le 18 juin 2008 à 15 h 49 min

    Oui lili, c’est ce que je me disais aussi : roh, notre lili se met à raconter sa life, victory and so on !! ;-))

    Miam tu fais bien de parler de ce que tu vis, c’est trop dur de porter ça toute seule ! N’hésite pas à recommencer si tu en as besoin !

    Capucine avec ce nom et ce numéro sur un bout de papier tu as déjà fait un pas. Le suivant te prendra peut-être des mois ou des années, mais tu vas de l’avant, même lentement, c’est tout ce qui compte.

  • #137 coxynell le 18 juin 2008 à 15 h 49 min

    Ouh la la, moi qui pensais venir prendre mon petit shoot de bonheur quotidien sur MBDF, c’est raté! C’était utile; un peu difficile pour moi qui suis malade physiquement (et croyez moi, un cancer ça se guérit d’abord dans la tête!), mais utile quand même…

    Yin & Yan: je te souhaite sincèrement de t’en sortir! Mais comme bien d’autres l’ont déjà dit, tu es sur la bonne voie et je ne doute pas que ce sera le cas. N’aie pas peur des médicaments, ils ne sont là que pour aider ton corps à se rappeler ce que c’est de ne pas être dépressive… En revanche il est vrai qu’il faut toujours les arrêter très très progressivement sinon la rechute est souvent sévère. Mais ça va aller, *tu* vas aller!

    Numa: paradoxalement j’ai trouvé ton premier message utile: il m’a fait réaliser encore mieux à quel point ce doit être difficile d’être victime d’une dépression face au genre de réflexions qu’on peut entendre dans ces cas là… Nombreux sont les gens qui ne prennent pas cette maladie au sérieux, ce qui en complique encore la prise en charge. J’espère que tes lectures feront évoluer ta perception des choses.

    Désolée d’être si longue, mais comment parler de ce sujet en 2 mots?

  • #138 Stéphanie le 18 juin 2008 à 15 h 50 min

    Oui Lili, ce que tu dis me parle aussi « Avec bien des années de retard à cause de mon courage inutile ».

    Je fais preuve de bien moins de courage que toi parce que j’ai décidé de me faire aider, je suis une acharnée, je frappe à toutes les portes pour essayer d’en trouver une qui renfermera la lumière.

    Mais ça les gens ont du mal à le comprendre, peut être pas tous au point de Numa (que je ne juge pas, peut être aurais-je réagi comme elle il y a quelques années ?), mais quand même. J’ai donc décidé de ne plus en parler qu’à une ou deux personnes bien choisies. Quand on a soi même tellement tellement peur et tellement de mal à savoir où on en est, on n’a pas vraiment besoin d’entendre « ah tu te montes le crâne, la semaine dernière tu allais bien ! ». Non, la semaine dernière je n’allais pas bien, j’étais encore juste assez forte pour jouer la comédie que vous attendez de moi…
    Je te comprends donc Yin&Yang. Mais quand même, ça vaut le coup de tester la réaction des gens. Parfois certains se révèlent d’une grande aide alors qu’on ne s’y attendait pas (et là, on repart sur la discussion d’hier, prepière impression et tutti quantti !). Et si ce n’est pas le cas, hop, on passe à autre chose !

  • #139 ze courlis le 18 juin 2008 à 16 h 07 min

    .. allez, un petit sourire les filles avec une citation de Gad Elmaleh :
    – Eh bien moi, si un jour je crois que je me fais suivre, je vais voir quelqu’un !
    ;-))))
    (et une bise spéciale à Lili)

  • #140 Cathy D le 18 juin 2008 à 16 h 08 min

    Bonjour à toutes!

    Je souhaitais juste vous dire que nous ne sommes pas égaux face à la dépression, comme nous ne le sommes pas dans d’autres domaines (Par exemple, je mange beaucoup sans prendre un gramme, alors que certaines de mes amies grossissent en regardant un gâteau).
    Le carctère héréditaire joue pour beaucoup ainsi que le contexte culturel et je dirais même cultuel.
    Notre hérédité, notre entourage, notre éducation, notre mode de pensées, nous arment plus ou moins.
    J’ai vécu des épreuves épouvantables (annonce d’un cancer (fort heureusement qui s’est révélé être une maladie infectieuse rare mais moins grave), trahison d’un associé…), sans sombrer.
    Je ne crois pas être plus forte que les autres, mais mon corps a tenu et surtout mon entourage a été primordial. J’ai la chance d’avoir un mari, des parents et des amis extraordinaires.
    Et puis j’ai un secret : le sport. J’ai continué de courir même avec 39°C de fièvre, des ganglions gros comme des oranges, des traitements lourds. Il est d’ailleurs scientifiquement reconnu que les personnes sportives font moins de dépression (en rapport avec une meilleure oxygénation du cerveau, paraît-il).
    Autre découverte scientifique qui va faire plaisir à Hélène et qui est régulièrement citée dans les congrès de médecine esthétique : il a été remarqué une baisse des syndrômes dépressifs chez les personnes faisant des injections de toxine botulique (du fait que ces personnes ont toujours bonne mine et un air reposé, elles se renvoient une image positive lorsqu’elles se regardent, ce qui remonte le moral. Véridique!!!).

    Quant à ces fameuses grandes bourgeoises, sachez que leur vie est souvent totalement artificielle car elles ont fondé leur existence sur des valeurs qui leur ont été inculquées dès leur prime enfance mais qui ne sont pas forcément celles qui leur fallait, à savoir un beau mariage avec un époux qui a comme principale caractéristique un emploi rémunérateur, des enfants, un bel appartement. Seulement, elles sont dans une cage dorée avec un mari qui préfère souvent s’occuper ailleurs. Pas un sort forcément enviable…

  • #141 lizou le 18 juin 2008 à 16 h 29 min

    Oh Cathy je suis contente de l’info, j’obligeais ma copine à se maquiller pour qu’en se croisant dans la glace elle ne voit pas tout de suite sa dépression! je suis maline parfois ;-))

  • #142 Cathy D le 18 juin 2008 à 16 h 33 min

    @Lizou. Ceci est d’ailleurs confirmé par Ying&Yang quand elle explique à quel point MBDF l’a aidé dans le chemin vers la guérison.

  • #143 Hélène le 18 juin 2008 à 16 h 34 min

    Intéressant cette histoire de botox ;-)))

  • #144 Rkine le 18 juin 2008 à 16 h 35 min

    @Cathy D Suis bien d’accord avec toi sur les incommensurables effets bénéfiques du sport pour s’en sortir et se maintenir. Outre l’oxygénation du cerveau (je savais pas d’ailleurs), je crois que la libération des fameuses hormones du plaisir, les endorphines, y sont pour beaucoup. Voui Hélène, scientifiquement prouvé!:):)
    D’ailleurs quand je me sens un peu tangente, je redouble d’activités sportives. Ca ne suffit pas à vaincre une dépression qui nécessite selon le degré de gravité une aide médicamenteuse et un suivi psy mais cela fait partie de ces petits « désamorceurs » bien utiles.

  • #145 dola le 18 juin 2008 à 16 h 36 min

    Parmi la foison de commentaires , je sursaute :« Je pense que, sauf pour des cas très graves, tout est affaire de volonté ».
    Cette phrase dans le commentaire de numa m’interpelle car à mon sens elle révélatrice de l’incompréhension que suscitent les états dépressifs.
    La dépression n’a pas nécessairement de raison objective ( je me retiens de mettre ça en majuscule) et ce n’est que culpabilisant pour ceux qui en souffre d’asséner le contraire.
    Il faut admettre que des personnes sont plus vulnérables que d’autres et que rien que vivre est difficile. On admet bien que les peaux blanches sont plus sensibles au soleil et que certaines auront moins de cholesterol que d’autres à alimentation équivalente.
    Il y a des évènements qui peuvent déclencher une dépression (divorce, perte d’emploi) mais à mon sens, et pour l’avoir observé de près elle n’attend qu’un moment de vulnérabilité pour fondre sur sa proie.
    Pendant de longues années ma tante n’a pas travaillé, n’avait plus goût à rien, restait chez elle toute la journée, n’avait envie de rien. Au départ elle venait de divorcer, c’est normal de digérer une rupture et de ne pas avoir la pêche et il faut un moment à l’entourage pour réaliser qu’il y a autre chose. C’est loin derrière elle maintenant. Elle a remonté la pente. Non sans aide.

    Courage à vous

  • #146 Stéphanie le 18 juin 2008 à 16 h 42 min

    Je sais je suis bavarde aujourd’hui mais ce sujet me touche !

    @ Rkine, com 144 : il est prouvé que le sport a un effet ENORME sur la dépression, je cite Servan-Schreiber :
    « Adidas plutôt que Prozac : L’exercice physique – méme seulement trois fois par semaine pendant vingt minutes – a des effets puissants sur les neurotransmetteurs du cerveau émotionnel.
    Dans deux études différentes de l’université de Duke, l’exercice physique était plus efficace qu’un antidépresseur moderne. L’effet de l’exercice sur le stress et l’anxiété est encore plus frappant. Il suffit de quelques conseils simples pour débuter et pour éviter les échecs si courants. »

  • #147 dola le 18 juin 2008 à 16 h 44 min

    PS : quand je dis courage,
    c’est une façon de dire que la lumière est au bout du chemin, même si celui-ci est long , on y arrive même, s’il y a parfois des rechutes.

  • #148 emmanuelle h le 18 juin 2008 à 16 h 45 min

    ces « bourgeoises des beaux quartiers » me font penser aux desperate housewives, genre bree …le commentaire de cathy d m’a irrésistiblement fait penser à elle
    Et dans mes souvenirs de la série, elle ne cesse de traverser des épreuves, certes outrées, qui font trembler toutes ses assises…

  • #149 Curieuse le 18 juin 2008 à 16 h 47 min

    J’espère sincèrement que Yin&Yang pourra bientôt se débarasser de toute trace de dépression car il me semble qu’elle est vraiment sur le bon chemin. Je ne suis pas très en forme en ce moment mais et ça m’aide énormément de savoir qu’il y ‘a d’autres personnes qui se battent pour pouvoir aller mieux et s’en sortir.
    D’autre part, je comprends tout à fait le premier commentaire de Numa ainsi que la réaction des filles à son égard. Cependant, je voudrais juste dire que si tout le monde était comme Numa le monde irait beaucoup mieux, certes sa maladresse d’expression a peut être fait monter plus d’une aux rideaux mais avouons que son ouverture d’esprit et sa volonté d’en savoir plus sur le sujet tout en s’excusant auprès des personnes qu’elle a pu offenser rattrappe énormément ce qu’elle a fait et lui fait marquer beaucoup de points. N’oublions pas que les personnes qui commentent sur ce blog ont des âges différents donc des expériences différentes sachant qu’il peuvent apartenir à toutes sortes de milieux et de cultures j’estime qu’un minimum de tolérence vis à vis de ce genre de « petits dérappages » serait tout à fait appréciable.

  • #150 Delphinoid le 18 juin 2008 à 16 h 48 min

    Je lis ce billet et les commentaires depuis ce matin, à chaque fois que je m’aventure sur le ouèbe, et je dois dire que je suis effarée de voir le nombre d’entre vous qui sont touchées par la dépression! J’admire votre courage et vous souhaite d’atteindre rapidement un « meilleur être » si j’ose dire…

    Yin&Yang, merci d’avoir écrit ce billet et d’avoir mis des mots sur le mal qui te ronge. Ca permet aux personnes extérieures qui côtoient des gens dans le même cas que toi d’approcher une certaine forme de compréhension.

    Certains de mes amis sont dépressifs. Pour chacun le parcours est différent et le chemin vers la guérison varie, entre celui qui refuse ne serait-ce que l’idée de consulter, celle qui nie sa dépression et ne fait que travailler et les autres qui sont dans d’autres schémas, dont une de mes amies qui s’en est enfin sortie après 2 ans de thérapie, après avoir tâtonné pour avoir les bon médicaments…

    Personnellement, je n’ai jamais connu la dépression et j’ai rapidement compris qu’il fallait l’avoir vécue pour la comprendre. Je comprends aussi que chacun réagit différemment et que tout ce que l’on peut faire, c’est être là pour ses proches pour les soutenir et les épauler. C’est malheureusement à eux de faire le reste pour monter la pente sans qu’on puisse vraiment les aider (ou alors je ne sais pas trop comment, va falloir qu’on m’explique ahem)…

    Je te souhaite tout plein de courage Yin&Yang et j’espère surtout que tu sauras trouver du réconfort auprès d’amis qu’ils soient de longue date ou rencontrés sur le net :))

  • #151 Miam le 18 juin 2008 à 16 h 51 min

    Hélène : Merci beaucoup, c’est adorable. Effectivement ce n’est pas toujours facile, mais comme je le dis c’est bientot la fin de ce calvaire pour moi, et j’éspère qu’une fois en France, tout va revenir comme avant.
    Comme beaucoup d’autres ton blog m’aura accompagné durant tout mon séjour, (il m’accompagne depuis plus longtemps même), mais c’est ici que je me suis rendue compte de son « utilité » (comme dis plus haut par je ne sais plus qui dsl). Je te l’ai déjà dis par mail, l’autre jour mais c’est vraiment sincère.
    Merci pour tout, et j’éspère que pour toi aussi, ca va aller mieux prochainement.

  • #152 Delphinoid le 18 juin 2008 à 16 h 55 min

    Ah un petit HS pour Miam, je compatis, j’ai moi aussi vécu un calvaire pendant 3 mois dans un pays étranger. J’avais eu la chance d’avoir des amis avec moi heureusement!

    Je pense que ça ira mieux à ton retour. Perso, rien que dans l’avion pour rentrer j’allais mieux et pourtant j’étais malade comme un chien ;o) D’ailleurs j’ai jamais été autant malade que durant ces 3 mois… :oP

  • #153 Turquoise le 18 juin 2008 à 17 h 03 min

    … en lisant vos comm, je suis touchée par la façon mesurée dont beaucoup ont répondu à Numa, qui exprimait – maladroitement, mais sincèrement – son point de vue . Encore un effet de ce blog : on a envie de s’énerver, et puis on réfléchit et on écrit une réponse beaucoup plus intéressante que ce qu’on aurait fait si on avait suivi son premier mouvement !
    Yin&Yang, je ne sais pas si tenir un blog serait un bon moyen pour toi de remonter la pente; tu as besoin de te protéger avant tout et certains commentaires pourraient te blesser .
    En revanche, les essais de maquillage peuvent te donner l’occasion de te réapproprier ton corps, de l’apprivoiser, de te sentir belle – facile avec tous les bons tuyaux qu’on trouve ici ! –
    et c’est très important pour ta guérison .
    Et puis, comme le dit Sosyl, « une fille sans problèmes, ça n’existe pas en vrai  » ; l’état de béatitude absolue et permanente , ne te désole pas si tu n’arrives pas à l’atteindre : il n’existe pas ! fixe-toi des objectifs à court terme … peut-être te serait-il utile de tenir au jour le jour un carnet des choses positives que tu as faites ou qui te sont arrivées dans la journée ?
    Et, bien sûr, éviter les films et les livres déprimants – ce n’est pas le moment de te plonger dans « Les Bienveillantes  » !
    J’espère que ces quelques suggestions très terre à terre ne vont pas t’agacer, je voudrais tellement pouvoir t’être utile …

  • #154 Hélène le 18 juin 2008 à 17 h 04 min

    Curieuse je suis d’accord avec toi, tu as raison ;-)

    Miam, merci mille fois pour ta gentillesse ;-)

  • #155 katelig le 18 juin 2008 à 17 h 07 min

    Eh ben félicitations Yin&Yang.

    Félicitations pour avoir choisi de vivre plutôt que l’inverse. J’ai vécu près d’un dépressif pendant 3 ans et c’était dur. J’avais l’impression que si lui était malheureux c’était ma tête qui rebondissait contre les murs à force de changer de sentiments 10 fois par jour : la colère, la pitié, l’amour, l’empathie, la compassion, la haine…
    Je suis persuadée qu’avoir dit et compris ce dont tu souffrais c’est « le petit pas pour l’homme mais le grand pas pour l’humanité » vers la guérison. La dépression est une maladie qu’il faut avoir vécue (soi même ou un proche) pour comprendre. Les petits coups de mou, les déprimes, les malheurs de la vie à surmonter ça n’a rien à voir avec la dépression qui cloue au sol.

    Je ne suis pas une personne particulièrement charitable, je ne suis pas une pro de l’écoute et du réconfort, je suis souvent énervée contre les personnes qui ne vont jamais bien et râler est une seconde nature chez moi mais la dépression est une maladie qu’il faut traiter comme telle.
    Depuis ces 3ans je me suis jurée que le jour où je ne pourrais plus remonter à la surface où j’aurais la sensation de me noyer j’irais demander de l’aide.

    Bon, m’est avis que je ne fais que répéter sous d’autres formes les commentaires ci-dessus je vais donc m’arrêter là ;-)

    Et bon courage pour le retour à une vie merveilleusement simple!!

  • #156 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 17 h 10 min

    Me revoilà, j’ai loupé tout un tas de truc j’ai survolé!!! Vous m’en voudrez pas si je réponds toujours à tout le monde!? C’est super important pour moi de ne pas garder mes pensées au fond de moi…

  • #157 Hélène le 18 juin 2008 à 17 h 19 min

    Muuuuh, on t’en veut de riend du tout, Yin&Yang ! C’est ton billet, tu fais ce que tu veux ;-)

  • #158 anne k le 18 juin 2008 à 17 h 29 min

    « Tout est affaire de volonté » « secoue-toi » « t’as tout pour être heureux » : les phrases type qui risquent d’enfoncer qq qui souffre de depression (rappelons une énième fois qu’une dépression est une maladie) et le retenir de se faire soigner.

    Il va en effet essayer de se secouer puis se culpabiliser de ne pas y arriver, d’être si faible, si pitoyable… Le déprimé est assez donc grand pour se culpabiliser tout seul surtout si c’est quelqu’un de dynamique et d’entreprenant à la base. Et la plupart du temps, il sait très bien par exemple que des gens bouffent de la terre en Haïti pour ne pas crever de faim ou que telle personne de sa famille est revenue d’Auschwitz sans en faire tout un plat.

    Mais à la décharge de Numa, tant qu’on n’y a pas été confronté soi-même ou dans son entourage proche, c’est certainement difficile à appréhender. Sans compter que c’est une maladie qui fait aussi parfois écho à des choses qu’on n’a pas toujours no plus envie de voir en soi.

  • #159 sandrine de la Roche le 18 juin 2008 à 17 h 46 min

    bonsoir à toutes,
    désolée de ne pas avoir tout lu, c’est mercredi et les enfants sont là ;) , mais il ressort à mon point de vue, à travers mon experience perso également, que la dépression touche toutes les familles mais qu’elle reste un Tabou, qui se retrouve dans des attitudes d’alcoolisme ou de comportements à risques. L’aspect maladie n’est pas encore compris par tout le monde, et c’est bien souvent cela qui empêche le malade de demander de l’aide autour de lui… Courage à tous, car cet état de fait a en core de beuax jours devant lui. Je vous embrasse.;)

  • #160 Véro la Bisontine le 18 juin 2008 à 17 h 49 min

    @ Turquoise : j’avais suggéré l’idée ici, au moment des échanges d’agendas d’une petite « thérapie » qui me va bien, et qui rentre tout à fait dans tes propos..:
    Depuis plusieurs années, je note tous les soirs, sur mon agenda (genre biba ou cosmo), un truc bien qui m’est arrivé dans la journée : cela peut être une futilité (une recette réussie, un film au ciné, etc..) comme qque chose de plus profond (oser dire des choses, etc..)
    Et je me suis aperçue, après qques mois, en feuilletant les pages, que finalement, il y avait tous les jours qque chose de bien (un carré de chocolat savouré…), et que les choses moins drôles (et Dieu sait s’il y en a) qui arrivaient dans la journée, m’empechait de voir les bonnes…
    Et cela m’a appris à mettre le doigt sur des activités (ou personnes) qui revenaient souvent, et qu’il fallait, finalement préserver (ou entretenir), car elles m’apportaient du bien(-être).
    Chacun sa méthode, et j’admets bien qu’une véritable dépression nécessite bien davantage, mais franchement, dans nos vies à toutes, à tout moment, un moment de « moyen-voire pas terrible » peut arriver, et même aller jusqu’à la dépression, moi ce petit « outil » m’aide, à « formaliser » les choses verbalement, sans forcément en écrire des tonnes, et ça juste avant de dormir, ça m’apaise si besoin!
    Tiens, rien que pour aujourd’hui, je pourrais noter : « le soleil est là » ou « fini la corvée de repassage »….

  • #161 Coralie Marie le 18 juin 2008 à 17 h 50 min

    Je voulais juste préciser : quand je parlais d’ouvrir un blog, je ne parlais pas spécialement d’un blog sur sa dépression, plutôt d’un espace à elle sur un sujet qui la passionne, Yin&Yang parlait de voyage par exemple…

  • #162 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 17 h 50 min

    @ funambuline (75) : merci. ;-)

    @ sel (77) : tu as bien fait d’écrire ce com’. Moi aussi j’hésites souvent mais là c’est mon article alors j’en profite. Pour ce qui est du blog, pour l’instant j’en ai pas besoin. Ca me manque pas et étaler ma vie un jour ça va mais faire des articles quotidiens pour exposer mes malheurs non. C’est trop personnel. Et puis je ne suis pas certaine que ça m’aide vraiment. Le blog d’Hélène me convient très bien, c’est un boulot monstre qu’elle fait pour qu’on soit bien ici, moi je me sens pas d’en faire autant.
    Comme tu dis il faut tomber sur les bonnes personnes, au bon moment.
    Je ne pense pas que ce moyen puisse vraiment m’aider. En revanche je suis ravie qu’il ait été bénéfique pour toi.
    Continue sur ta lancée. J’aspire à être heureuse sans avoir besoin des autres et à être encore plus heureuse en leur compagnie….

    @ rumeur (78) : je vais de l’avant, petit pas par petit pas…

    @ numa (81) : Je suis flattée que tu trouves très bien mon texte mais tu devrais peut-être le relire parce que je crois que tu n’as pas très bien compris ce que je voulais dire. Je voulais faire comprendre aux gens que la dépression est une MALADIE . Je ne m’invente pas des névroses pour paraitre interessante et avoir quelque chose à dire. Je n’ai pas besoin de ça.
    Je suis loin d’être une bourgeoise, certes on pourrait croire que c’est un luxe de rien faire mais ce n’est pas par choix. La dépression je ne la controle pas. Si j’avais le choix je prefererais travailler, etre autonome et profiter de la vie. Au lieu de ça je suis obligée d’habiter chez mes parents et de survivre avec le peu que j’ai.
    Moi aussi je pensais que la volonté était suffisante mais en fait non. La volonté seule ne peut rien faire contre la dépression. C’est quelque chose qui t’arrive par surprise et une fois qu’elle est là c’est trop tard.

    @ Hélène (82) : Numa n’a pas compris mais ce n’est pas très grave, j’avais peur de ce genre d’à priori. Mais c’est pour faire bouger les gens comme ça que j’ai aussi écrit ce texte!
    Pour le blog, c’est pas d’actualité, j’en serais pas capable…

    @ Nicole (83) : la dépression a diverses origines. Je n’ai pas les mêmes que toi mais moi aussi j’ai totalement perdu confiance en moi. La dépression est une MALADIE, je le repète et je n’ai plus honte.
    J’ai l’avantage de ne faire souffrir personne parce que je suis seule mais je suis certaine que ça doit etre très dur pour toi Nicole. Ne laisse pas la culpabilité t’envahir.

    @ Z (84) : Pour ce qui est de trop s’écouter dans mon cas c’est totalement faux, je me suis justement pas du tout écoutée, je me suis investie à fond pour quelqu’un et j’ai oublié de m’occuper de moi. Si je m’étais plus écoutée et si j’avais su m’écouter je me serais peut être pas laisser piéger mais le mal était plus ancien et c’était de toute façon inévitable.

    @ Hélène (85) : vous inquietez pas, son commentaire ne me touche pas plus que ça. J’ai malheureusement eu ce genre de comportement dans mon entourage, on peut rien faire pour les faire évoluer et comprendre. Ce n’est pas grave, je ne lui souhaite pas un jour de connaitre la dépression et de ne pas avoir dans son entourage quelqu’un dépressif. Je ne peux pas souhaiter ce genre de souffrance à quelqu’un. Son commentaire est certes cruel mais elle n’est pas la seule à le penser et finalement c’est bien qu’elle soit intervenue ça prouve qu’il y a des gens qui ne comprennent pas. Je pensais bien ne pas avoir que du positif et je ne cherchais pas avoir que du positif. Dans toute discution il y a du bon et du moins bon, tout ne peut pas etre toujours rose et parfait….

    @ numa (86) : pour répondre peut etre plus généralement à tes questions
    il y a ce site fait par le gouvernement

    http://www.info-depression.fr/

    et cet autre site qui je trouve est très bien fait

    http://www.etat-depressif.com/index2.php

  • #163 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 17 h 53 min

    sinon il y a doctissimo
    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/depression/depression.htm

    où il y a des articles assez bref mais surtout le forum ou tu pourras lire des gens qui vont vraiment très mal et peut être que ça t permettra de comprendre un peu mieux cette MALADIE

    http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/liste_sujet-1.htm

  • #164 Hélène le 18 juin 2008 à 17 h 59 min

    Bravo pour ton ressort Yin&Yang, tu m’épates, je suis admirative !

  • #165 Celia le 18 juin 2008 à 18 h 14 min

    Ying&Yang, je repond à ta question au sujet du commentaire d’Hélène et de l’ecriture « aride » du livre : Ce livre est bien ecrit et facile à lire mais au bout d’un moment ça tourne un peu en rond parceque c’est toujours la même idée qui revient. Il faut peut etre pas le lire en entier d’une traite mais lire des passages pris au hazard pour que ce soit plus digeste…
    En tout cas, moi aussi je suis passé par une periode où je ne travaillais pas et où j’en etais incapable à cause d’une grosse déprime (que je n’ose toujours pas appeller dépression !).
    Quand on est dans cet etat là c’est vraiment difficile de se bouger, trouver du travail etc, car on ne peut pas se projetter, on a aucune force.
    Donc avant cela, il faut deja se ressourcer dans le présent, retrouver ses émotions et un etat plus combatif, ca prend du temps, mais ça viendra !

  • #166 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 18 h 15 min

    @ pompomgirl (88) : ton com’ va fait rigoler. C’est gentil, toute pensée positive est bonne à prendre… Je trouve important d’en parler parce que c’est une maladie un peu tabou et je n’aime pas ça. Je n’ai pas envie d’avoir honte d’etre en dépression (j’ai du mal à dire dépressive je trouve ce mot trop négatif!!!!), c’est une maladie qui n’est pas comme les autres mais une maladie quand même et de la pire espèce.
    J’espère bien pouvoir dire, youpi je m’en suis sortie, tout roule mais ça prend du temps… beaucoup de temps.
    Pour l’instant j’ai pas ce problème avec ma psy, elle aime bien parler et je lui laisse pas en placer une ;-))) Elle a rien à voir avec ceux qu’on voit dans les films, il n’y a pas de divan et elle ne me tourne pas le dos ‘-))

    @ stéphanie (89) ; merci de donner cet exemple, il est on ne peut plus frappant. J’espère que grace à ce texte et à vous Numa changera d’opinion

    @ Fanny (91) : ne t’excuse pas d’avoir été longue, tu as le droit c’est mon article!!!
    Pour ce qui est de mes parents, je suis bloquée, j’ai bien peur que ma dépression soit là un peu à cause d’eux. Je n’ai pas envie de les blesser ou de leur jeter ma souffrance à la figure. Quand je serais prete je leur parlerai pour l’instant je ne peux pas.
    J’insiste sur le fait que mes parents ne sont pas comme les autres et ne pouvant pas trop m’étendre sur le sujet j’ai bien peur que vous ne puissiez pas me comprendre.
    En même temps je ne suis pas tellement capable d’en parler parce que ça me bouleverse un peu.
    Pour faire bref, mes parents ne sont pas des parents…

    Pour l’instant les choses positives, j’en profite à fond et j’essaie de ne pas me laisser envahir par les trucs négatifs qui me toucheraient pas en temps normal.
    C’est vrai que ça me désole que beaucoup de personne soit pas bien. J’ai du mal à accepter la souffrance des autres parce qu’elle me rappele la mienne.

    J’aime bien ton truc de la vague je trouve drolement plus poetique que l’idée du trou (et ça me rappelle un superbe tatouage…). Pour l’instant le trou correspond mieux à la dépression mais j’espère pouvoir passer à la vague quand j’irais un peu mieux.
    Pour le psy je ne peux pas augmenter les séances à ma guise. Je vais au centre médico psychologique, c’est gratuit et les places sont super limités. Déjà j’ai eu une chance extraordinaire parce qu’il n’y avait pas de place et une liste d’attente de 4 mois au moins et 20 personnes avant moi. Il y a eu un désistement et j’étais le seule à pouvoir aller au rdv. Si Si ça c’est pas un truc positif!!!!
    Merci pour tes encouragements.

  • #167 Hélène le 18 juin 2008 à 18 h 16 min

    Ah oui pardon, j’avais oublié de répondre sur l’aridité du bouquin : c’était une manière polie de dire que par moments c’est hyper chiant ;-)))

  • #168 Numa le 18 juin 2008 à 18 h 18 min

    Merci pour les adresses de site.
    J’ai un peu commencé à les regarder mais il y beaucoup beaucoup de contenu, je les lirai au calme plus en détail.
    J’ai commandé ce bouquin sur Amazon aussi, j’avoue que le titre de la collection (« Idées reçues ») m’a fait marrer, je me suis dit que si vous en aviez toutes un exemplaire, je me serais fait lapider avec…!
    http://www.amazon.fr/D%C3%A9pression-Bernard-Granger/dp/2846700826/ref=sr_1_8?ie=UTF8&s=books&qid=1213804850&sr=1-8
    Bref, j’ai de quoi lire et réfléchir!

  • #169 Hélène le 18 juin 2008 à 18 h 20 min

    Numa, ton ouverture d’esprit et ta curiosité m’impressionnent, chapeau !

  • #170 Numa le 18 juin 2008 à 18 h 24 min

    Ben, c’est à dire que quand comme moi, on passe sa vie à hurler sur les gens qu’ils critiquent ce qu’ils ne connaissent pas, je me suis quand même sentie un peu conne là à un moment…
    Mais je lirai tout cela aussi avec l’esprit critique bien sûr!!

  • #171 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 18 h 29 min

    @ bouyoncube (92) : c’est très bien dit…

    @ Nicole (93) : et ben dis donc qu’elle phrase Nicole! ;-)
    C’est pas drole j’ai beaucoup culpabilisé par rapport à mon état parce que je trouvais que j’avais pas le droit d’etre comme ça … quand on voit les infos, ça fait mal au coeur…

    @ Adele (94) : tu ne crois pas qu’il y a quelque chose d’autre que le fait d’etre seule!!
    Moi je suis seule à cause de la dépression, parce que j’avais tellement honte et je culpabilisais tellement que je voulais plus voir personne (ce qui est très très très …. très mauvais). Mais avant quand j’étais bien j’adorais avoir des petits moments en solitaire pour prendre soin de moi, pour flemarder etc… j’aime toujours d’ailleurs ;-).
    Tu devrais essayer de réfléchir à ce qui fait que tu te sentes mal quand tu es toute seule, fais une liste, écris tes entiments à ce moment là sur une feuille, essayes de prendre du recul. Je ne trouve pas cela très normal mais je ne veux pas te faire flipper, je ne te connais pas et j’analyse ta situation seulement dans ce que tu dis dans ce com’.
    moi c’est ce que je cherche à pouvoir etre heureuse toute seule et ensuite à etre heureuse avec les autres, se sont 2 plaisirs différents à mon sens.

    @ pompomgirl (95) : bon c’est pas la peine de continuer à taper sur les doigts de Numa comme ça je pense qu’elle a compris et ça va pas faire avancer l’affaire… C’est une discution, faut pas s’embaler. Même si ça vous fait grimper aux rideaux.
    Je ne connais pas Numa, ce qu’elle dit dans un commentaire ne devrait faire que tout le monde lui tombe dessus. Peut etre que c’est quelqu’un de très bien, peut etre pas. Mais ne démolisser pas une personne pour un seul commentaire.
    J’aurais pu écrire ce genre de chose parce qu’avant j’ignorais tout du sujet.
    J’espère qu’elle n’aura pas fuie et qu’elle lira mes réponses.
    Rhhaa si seulement j’avais été là plus tôt…

  • #172 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 18 h 45 min

    @ stéphanie (mais une autre) (96) : ;-).

    @ sosyl (99) : voilà c’est bien mieux comme je prefére comme vous montriez des exemples concrets à Numa, ça l’aidera un peu mieux à comprendre…. merci d’avoir laisser ta trace.
    Continue à faire ce travail, ça ne peut etre que positif et tu arriveras à rebondir…Bon courage

    @ numa (100) : ben voilà je savais que tu n’étais pas une mauvaise personne dans le fond. En effet, le milieu rural et Paris ça fait un sacré différence. Je crois qu’il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Je suis contente que tu es quand pu t’exprimer. pas de langue de bois c’est ce que j’aime ici.

    @ diripouf (101) : je compatis également pour ta belle mère la situation ne doit pas facile surtout pour elle mais aussi pour toi.
    Par contre je suis pas d’accord qu’on s’enflamme comme ça sur Numa. [Rhooo je regrette affreusement de ne pas avoir pu etre là toute la journée (la seule fois où je sors!!!!)]. Tu as très bien fait de ne pas l’injurier, ce genre de comportement ne mène à rien. Je sais que c’est dans ton tempérement de feu, je l’ai compris au grè de tes com’ mais ce n’est pas des choses à faire.
    Je pense qu’Hélène peut rappeller à l’ordre, et moi puisque c’est un peu mon article mais que tout le monde saute sur Numa non, par contre lui expliquer tout bien calmement, dire que tu as eté choquée oui.
    J’espère que tu comprends la nuance. je ne voudrais pas te blesser. moi aussi je suis du genre à réagir au quart de tour dans la vie normale et ça mène souvent à rien et ça fait souffrir les gens et nous avec… j’essaie beaucoup de m’améliorer la dessus. La diplomatie n’a jamais été mon fort mais il y a l’art et la manière de dire les choses et je trouve que c’est d’autant plus important à l’écrit et encore plus quand on ne connait pas la personne que l’on a en face

  • #173 Hélène le 18 juin 2008 à 18 h 51 min

    Ts ts Yin&Yang, pas de culpabilité please ! ;-))

  • #174 Turquoise le 18 juin 2008 à 18 h 57 min

    @ Véro : alors c’était toi qui avais suggéré de tenir ce carnet ! maintenant que j’ai l’impression de te connaître un peu plus, ça ne m’étonne pas du tout … j’avais bien aimé l’idée et je l’avais mise « au frais  » dans un coin de ma tête … et puis je n’ai pas eu vraiment le temps de la mettre en pratique . Mais elle est restée suffisamment présente pour que je la conseille à Yin&Yang … et tu pourrais inscrire aussi à la date d’aujourd’hui que je l’ai suggérée à plusieurs amies moins paresseuses que moi qui ont adoré cette démarche et l’ont adoptée ;-)

  • #175 Turquoise le 18 juin 2008 à 19 h 03 min

    Le coup de la culpabilité, ça me rappelle ce dessin du New-Yorker où on voit un patient allongé sur le divan, et le psy derrière lui qui dit  » Comment ? après toutes ces séances vous culpabilisez encore ? tsss, tsss … vous n’avez pas honte ? »
    S’il y a des psy dans la salle, j’espère qu’ils comprendront que c ‘est juste pour rire ..

  • #176 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 19 h 13 min

    @ lullaby 77 : ahhh c’est très bien dit, je n’aurais jamais pensé à parler des connections dans le cerveau mais la dépression vient de là effectivement.

    @ stéphanie (mais une autre) : c’est très vrai ce que tu dis. par exemple mon père vient d’une famille rurale et il y a eu beaucoup de suicide. La dépression c’est aussi dans les gènes et je ne voulais pas reproduire ce shéma.
    Et puis maintenant la dépression est un peu mieux connu et on arrive à guérir. Encore faut il savoir de quoi on souffre, je ne suis pas sure que dans les milieux rurals ils savent. Moi même j’ai du faire des recherches sur internet parce que je n’arrivais pas à me rendre à l’évidence. Je ne critique pas les gens du milieu rural, hein, mais je constate par rapport à mes grands parents.

    @ Diripouf (104) : on se calme, respire un grand coup ;-))) tout doux tout doux, j’ai l’impression de dompter un cheval sauvage… j’espère que tu le prendra pas mal Diripouf et si c’était le cas dis le moi, c’est pas un souci.

    @ lizou (105) j’aime bcp ton commentaire, il permet de faire avancer le débat merci. Pas question d’automédication pour moi. Mais c’est bien de le dire.
    C’est vrai que c’est une chance parce que la guérison est possible, si ce n’était pas le cas je ne suis pas sure que je serais là pour en parler avec vous.

    @ nicole (106) exact tu fais bien de le souligner.

    [Zut je viens de voir que j’étais là au moment des affrontement avec Numa et que j’étais trop occupé à répondre que je n’ai rien vu, je m’en veux un peu, désolée]

    @ la sosso do Domingo (110) : c’est tellement vrai, je me sentais comme paralyser, limite extérieur à mon corps à me regarder me dégrader….

    @ diripouf (111) : je m’en veux terriblement que ça en arrive là, j’espère que tu seras là silencieusement et que tu liras les mots que j’ai écrit plus haut. C’est ton tempérament impulsif qui fait ça.

    @ pascale (112) : je ne connaissais pas ce phénomène de TAG!! en même temps je débute dans la compréhension de tout ça mais je peux comprendre. Moi même j’ai des céphalées de tension depuis 5 ans. Comme je me cachais mon mal être il est ressorti sur mon corps et depuis 5 ans j’ai mal à la tete du matin jusqu’au soir sans jamais avoir eu de repis. je ne sais même plus ce que c’est d’avoir une vie normale!!! C’est comme si j’avais une petite migraine permanente. Le problème c’est que ça ne se voit pas et que personne ne peut comprendre à quel point je souffre et combien c’est handicapant au quotidien.
    Bon courage Pascale, surtout ne lache pas ton mari, épaule le, je suis sure que ça l’aide beaucoup même si il te le dis pas. Si tu ne sais pas quoi faire pour lui, pose lui tout simplement la question, demande lui ce que tu peux faire pour lui.
    Je te souhaite beaucoup de courage, j’espère qu’il arrivera à guérir.
    Et surtout j’espère que toi tu arriveras à rester forte car c’est clair que pour ceux qui le vivent c’est pas évident mais pour les personnes qui sont à coté c’est encore pire, je me mets à ta place, on est tellement impuissant face à ça. Surtout que tu es parasitée par des personnes pas très sympathiques, je t’envoie encore plein plein de courage. Je te fais plein de bisous.

  • #177 Nicole le 18 juin 2008 à 19 h 21 min

    @Yin&Yang : oui, elle est « forte », ma phrase, mais si on se disait tous « il y a toujours plus malheureux/triste/moche que soi », le monde ressemblerait certainement à un Séphora Open Shop illimited!!! :-D avec des Bisounours et des georges Clooney partout!

  • #178 Mo le 18 juin 2008 à 19 h 24 min

    lili (29), j’adore le concept d' »années de retard pour courage inutile »! D’un coup je me sens comme le petit soldat brave mais concon qui monte au feu sans réfléchir et sans penser à sa peau… Ce que je suis!
    numa: pour ce que j’en sais, le valium est un anxyolitique, et ce sont ces médocs-là qui sont prescrits à tour de bras en France, rendant dépendants des gens qui n’en ont pas besoin ou qui ont besoin d’une bonne thérapie. Les anti-dépresseurs ne rendent pas dépendant et ils sont prescrits à des gens qui sont malades. Maintenant, c’est ce que m’a dit mon médecin ; mais j’ai tendance à lui faire confiance.
    Pour ce qui est de s’écouter… Chez moi on ne s’écoute pas, on serre les dents merci. On fait toujours passer les autres avant soi-même. Aujourd’hui, j’ai honte de prendre soin de moi et de m’arrêter quand c’est trop. Je suis toujours à me demander si je fais une pause parce que j’en ai besoin ou si j’utilise la dépression comme excuse, par complaisance.

  • #179 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 19 h 33 min

    @ melle Crapaud (113) : merci tu as très bien fait d’intervenir finalement. Bon courage à toi aussi, ta situation n’est pas simple. C’est vrai que je comprend ton père, il m’a fallu un logncheminement pour accepter la maladie et accepter le fait que je m’en sortirais pas toute seule. Garde tout de même espoir et surtout ne le dévalorise pas.

    @ cecile de Brest (114) : tu n’es pas du tout à coté de la plaque je pense comme toi.

    @ Hélène (115) ; c’est clair que la phrase était assez mal tourné et puis soumise à interpretation mais je ne l’ai pas mal pris.

    @ madou (116) : c’est pour ça que j’ai voulu écrire ce texte parce que le sujet est un peu tabou et je voulais lever la honte. Et que ceux qui n’ont jamais connu ça comprennent mieux le phénomène et ce qu’on peut ressentir. je suis ravie d’avoir pu t’aider à mieux comprendre ta maman par contre aprsè un décés je ne sais pas si on ressent la même chose, ça a du etre très difficile pour elle. Du bonheur aussi pour toi et ta maman.

    @ Rkine: il y a du vrai dans ce que tu dis. Par contre je me retrouve pas dans tout ce que tu dis. Je suis pas du tout pudique, je n’ai pas de problème pour parler de n’importe quel sujet même les plus embarrassant (d’aillerus ça déstabilise souvent mes interlocuteurs tellement c’est naturel!!!)
    Par contre, je peux éviter d’aborder des trucs pour éviter de faire souffrir celui qui est en face de moi, pour ne pas lui faire peter à la gueule ce que je pense. C’est parce que je manque énormément de diplomatie à l’oral et souvent je m’embrouille et fini par dire des trucs qui dépassent ma pensée alors je prefere me taire et garder les trucs en moi. Le plus important c’est communiquer.
    Et je suis une incroyable raleuse, un peu trop d’après mes proches, je rale tout le temps.
    La dépression peut atteindre tout le monde, peut importe son caractère, peu importe les épreuves. Chacun ressent les choses à sa façon.
    Sinon pour le reste je plussoie ;-)

    @ Cécile de Brest (118 et 120)) : oui il faut faire très attention aux mots que l’on emploie et aux phrases que l’on fait parce qu’on ne connait pas les gens en face de nous et on ne sait pas comment ils vont réagir.

    @ Hélène (119) : c’est vrai qu’elle s’est mal exprimée. Mais ce n’est pas grave. Faut pas lui faire un procès pour autant et la juger.

  • #180 VanillAngel le 18 juin 2008 à 19 h 41 min

    A la laverie aujourd’hui (je déteste les laveries, je veux une machine à laver!!) j’ai lu le biba de mai qui traînait sur un banc. ben dedans yavait un article sur la dépression; enfin, si on peut dire ça… en gros c’était « comment se débarrasser de votre copine dépresive qui squatte votre canapé ».

    un des « conseils » était justement de dire « écoute j’ai mes problèmes je ne vais pas m’occuper des tiens en plus » à la copine en pleine dépression, donc. franchement les gens ils se rendent pas compte de ce qu’ils écrivent des fois… forcément, c’est pas avce des articles comme ça que les gens comprendront mieux de quoi il en retourne.

    ensuite bien sûr l’article disait d’envoyer sa copine chez le psy, mais de continuer à la fréquenter en l’invitant à boire un café de temps en temps. et de conclure sur un truc du genre « mais siii vous aurez envie de la voir, vu qu’elle ira mieux avec la thérapie… »

    voilà, ça se passe même de commentaire…

  • #181 Diripouf le 18 juin 2008 à 19 h 45 min

    Oui, t’en fais pas Ying&Yang, je suis là et je lis silencieusement.

    Ceci dit, et même si effectivement Numa a l’air ouverte d’esprit et que c’est tout à son honneur, j’ai lu plus haut qu’il fallait que *je* prenne des pincettes parce que sur un blog, on ne connaît jamais les expériences de vie de ceux à qui on s’adresse…

    Je voulais juste ajouter, sans vouloir relancer le débat, que c’est valable pour les autres aussi hmm ? OK Numa a fait amende honorable, mais il faut quand même admettre que son premier comm avait de quoi faire grimper au plafond toute personne touchée de près ou de loin par la dépression. L’ignorance et l’amende honorable plus tard n’excusent pas tout, ça me fait juste un peu bizarre de passer pour celle qui a dépassé les bornes dans cette histoire.

    Bref… Le reste des commentaires est bien intéressant, donc merci à toutes pour vos contributions et vos réactions plus mesurées.

  • #182 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 19 h 49 min

    @ missjulie (121) : ne perd pas espoir et épaules ta mère du mieux que tu le peux mais prends aussi bien soin de toi. Il faut que tu l’aides mais il est très important de ne pas t’oublier.
    Tu peux lui faire lire ce blog, peut etre que ça pourrait l’aider. Moi j’ai fait beaucoup de chemin toute seule et je n’ai pas besoin d’un traitement très fort. C’est parce que j’ai pu dépasser ce stade de voir tout en noir et de penser que la mort était la seule solution.
    Il est très important que tu lui changes les idées que tu lui parles de toi de ce que tu fais il faut qu’elle sorte de ce shéma de dépression ou rien n’a de sens et ou on se sent perdu il faut l’amener à reflechir sur des sujets bien précis pour qu’elle ne tourne pas sans arret les choses dans sa tete.
    C’est aussi parce que quand j’ai sombré je m’en suis tout de suite rendu compte et j’ai bloqué le processus en focalisant mon esprit sur autre chose, dans mon cas les jeux de carte à la con sur mon ordi, le sudoku et ensuite les blogs. Il faut qu’elle trouve un échappatoire à ce cercle infernal qui l’aspire dans le trou.
    J’espère avoir pu t’aider un petit peu. Sois courageuse.
    Merci pour tes encouragements, je t’embrasse aussi.

    @ Numa (123) : je t’interdis de ne plus commenter parce que les autres te mettent la pression. Moi je ne trouve pas ça grave. Je prefere qu’on me dise les choses sans langue de bois, ça m’aide beaucoup plus de voir qu’il y a des gens qui ne comprennent pas la dépression. Parce que j’ai un peu l’impression que c’est moi qui me fait des histoires toute seule et que tout le monde sait ce que c’est!!!!!
    En tout cas je suis ravie de lire que tu vas te doncumenter, c’est très bien.

    @ quietlaugh: je plussoie et comprend tout à fait ce que tu ressens. J’espère que ton commentaire permettra aux lectrices d’avoir un peu moins de tension par rapport à Numa (je sais pas trop comment dire ça désolé). Je fatigue un peu.

  • #183 coxynell le 18 juin 2008 à 19 h 50 min

    Finalement, on en revient toujours au bon vieux dilemne: Diripouf, si tu croises Hitler dans la rue, tu rameutes tout le monde pour qu’il soit lapidé sur place, ou tu appelles la police pour qu’il soit arrêté et jugé?
    Enfin bon, pour Hitler c’est trop tard, mais vous voyez ce que je veux dire ;-)

  • #184 Diripouf le 18 juin 2008 à 19 h 52 min

    Gni ?

  • #185 Turquoise le 18 juin 2008 à 19 h 54 min

    @Numa : un point qui me paraît important, c’est que les « grandes bourgeoises » que tu évoques n’étaient pas forcément dépressives parce qu’elles allaient chez un psy . La dépression peut être une indication pour une psychothérapie, mais il y en a bien d’autres : par exemple être en conflit avec sa famille, souffrir de phobies ou de T.O.C.S , ou tout simplement avoir envie de mieux se connaître soi-même … disons que les dépressifs ont souvent intérêt à suivre une psychothérapie, mais que tous les patients en psychothérapie ne sont pas dépressifs … du coup, les persones dont tu parles ne relevaient peut-être pas du tout de cette pathologie .

  • #186 mmarie le 18 juin 2008 à 19 h 56 min

    Yin&Yang, voilà, j’ai tout lu – commentaires compris. La gorge serrée parfois. Et avec admiration pour ta délicatesse et ta lucidité et ta ténacité. Et ton soin de répondre à tous les commentaires ;-)
    Je ne veux pas étaler « mon cas », ni répéter une foule de choses tendres et/ou judicieuses écrites plus haut, juste te dire que ton histoire me touche. (Et pas que moi !) Que tu sembles être sur la voie du mieux. Que je t’envoie plein de bonnes ondes pour que ça continue dans ce sens-là.

    Et aussi : merci Hélène, tu nous fais du bien, tu sais ? et tu nous aides à nous auto-faire du bien. Précieuse Hélène..

  • #187 Lylou le 18 juin 2008 à 20 h 27 min

    « La plupart de mes amis les ont ignorés ou n’ont pas compris. Il faut dire que quand je parlais au téléphone ou que je voyais des gens, je faisais semblant d’être ‘normale’ pour ne pas les alerter. D’autres m’ont carrément envoyé chier. »

    Cette phrase me fait de la peine car j’ai l’impression que les amis, le plus souvent, ne vous acceptent que lorsque vous êtes aimables et marrante. Quand vous sombrez au fond du trou vous ne leur donnez le change. Vous ne les écoutez plus déverser leurs problèmes alors vous n’êtes plus utiles.
    Avec le temps, je commence à ne plus aimer les gens.Bon, après maintes reflexions je me dis que malgrè tout il y en a qui méritent d’être fréquenté. Je me souviens d’une fois où j’allais très mal et tous mes week-ends et mes soirées je les passais à broyer du noir. Finalement, j’arrivais à comprendre comment certaines personnes en arrivaient à se droguer ou à sombrer dans l’alcool car la douleur est là, tellement forte et impalpable qu’on ne sait comment faire pour l’extirper. En même temps, comme on est un individu réfléchit, on se dit que boire ou prendre de la drogue pour oublier pendant quelque temps n’est pas une solution, donc on a pas d’autre choix que d’ affronter son mal être.
    Je me souviens avoir appelé ma meilleure amie un week-end .Alors que j’ai l’habitude d’écouter tous ses problèmes, ses bobos, ce jour , j’ai commencé à lui parler, je me suis un peu abandonnée. Elle était furieuse. Elle m’ a répondu qu’au lieu de profiter de mon dimanche, je le passe à broyer du noir et je l’appelle pour me déverser.Il ne me reste plus qu’à me jeter par la fenêtre. J’ai été choqué.j’ai eu honte. J’ai toujours été attentive, à son écoute ,aimable.Par la suite, je ne lui en ai pas voulu. Je savais qu’elle était fragile.
    J’ai eu un sursaut le jour où je me suis retrouvée dehors. Une personne passait à mes côtés et j’ai pensé, je voudrais bien être lui. En fait, je voulais être tout le monde sauf moi car j’étais persuadée que personne ne pouvait se sentir plus mal que moi.Et j’ai vu cette personne, elle me donnait l’impression d’être un SDF. Je me suis dit : »C’est à ce point que je me sens mal? ».J’ai décidé de réagir. De chercher en moi ce qu’il y avait de positif et d’en tirer partie car chaque personne a des points positifs.Mes points positifs sont que j’aime les loisirs créatifs. Cela me procure beaucoup de plaisirs.Je sais que ce n’est pas simple mais essaye de chercher ce qui te procurerait du plaisir et donne toi une chance de le faire.Je pense aussi que pour ne pas sombrer il est très important d’être à l’écoute de ses émotions.Comme on se doit d’être forte, la moindre émotion est étouffée alors qu’il vaut mieux accepter leurs présences et essayer de voir comment faire pour ne plus les subir. C’est la somme des émotions négatives qui fait qu’on se sent mal et pour les contrebalancer il faut créer des émotions positives.

    Bon tout ceci pour te dire que ta meilleure amie c’est toi.Ecoute ton corps, ton cœur. N’étouffe pas ce que tu ressens bien au contraire. Il est très important d’apprendre à se protéger et à être bien bienveillant avec soi même.Il faut aussi savoir s’entourer de personnes positifs qui ne cherchent pas unique à prendre ou à détruire autour d’eux.

    Bon, je t’ai écris tout un roman. J’espère que ça t’aidera.
    Aime toi!

  • #188 sylvie-québec le 18 juin 2008 à 20 h 31 min

    Salut Yin & Yang! Je pense très fort à toi. Je sais que tu vas t’en sortir mais donnes-toi le temps…et surtout, penses à toi et seulement qu’à toi et laisses « braire » les gens qui ne comprennent rien ou qui ne veulent rien comprendre…ne perds pas ton temps à leur expliquer ou à te défendre car tu n’as pas à te défendre de rien…Bye et gros bisous

  • #189 marie-marie le 18 juin 2008 à 20 h 35 min

    nous « auto faire du bien », j’adore l’idée ! c’est excatement ça, ici. merci les filles pour vos messages et votre ouverture d’esprit, en fin de journée (mais pas tout fait, j’ai encore du taff…), ça fait du bien, voire remonte le moral !

    bises à vous toutes

  • #190 maxx le 18 juin 2008 à 21 h 13 min

    Ying&Yong je salue ton courage de parler si librement de tout ça.

    Je suis quelqu’un qui a un trés fort caractère,mais qui se livre difficilement.
    Je suis passée au travers de trés grosses épreuves, dont je suis ressortie meurtrie mais debout.
    Et puis quelques années plus tard, ça été la chute, brutale. Sans raison apparente.
    La douleur, la peur, l’effroyable solitude au fond de soi, ce dégout de tout. Je ne voulais pas y croire. Pas moi.
    Lorsque je me suis retrouvée sur le sol de ma cuisine a pleurer de souffrance, j’ai compris que c’était grave.
    J’ai rapidement demandé de l’aide. Je n’avais rien fait de mal. J’étais malade.
    Les médocs ont été salutaires pour moi. Mais ça été long. Trés long.
    Je n’ai pas suivi de psychothérapie; j’ai essayé mais je n’ai pas trouvé le bon médecin, celui a qui j’aurai pu parlé. J’ai travaillé sur moi, pour comprendre ce qui m’était arrivé. J’en avais besoin.
    J’ai fait une rechute quelques années plus tard mais bien moins grave car j’avais identifié immédiatement les symptômes. Et surtout depuis j’ai appris a parler avec les autres, a parler de ce que je ressent.
    C’est une vraie maladie, et les personnes sujettes ne s’en débarrassent jamais complétement. Mais on peut vivre avec, et être heureux. Il faut juste le vouloir.

    Ying&Yong tu es sur la bonne voie, celle de la guérison. Le fait de parler de ta dépression est déjà un trés grand pas. A toi de trouver tes réponses pour aller encore mieux.
    Je suis de tout coeur avec toi et je te souhaite beaucoup de courage.

  • #191 Lylou le 18 juin 2008 à 21 h 14 min

    Commentaire 81: Je ne pense pas qu’il faille jeter la pierre à Numa.Il fût un temps je pensais un peu comme elle. Je viens d’une famille où on ne pleure pas. Se lamenter sur son sort, on appelle ça faire des grimaces. J’ai eu un passé difficile et j’ai toujours tenue bon.Du coup, on pense toujours que je suis une personne forte. Maintenant je n’ai pas honte d’objecter que je suis fragile de l’intérieur. Avant je ne comprenais pas que certaines personnes sombrent dans la dépression et j’étais même agacée. Une fois j’ai fait part de mes pensées à un médecin. Il m’a expliqué que la dépression c’était chimique, malgré tout j’étais dubitative.Avec le temps, je trouve qu’il est plus facile d’accepter qu’on a aussi des faiblesses, des souffrances malgré tout.Ce que je refusais un peu d’admettre auparavant, ou bien je les amoindrissais. Je pense aussi qu’on est pas tous égaux.Certaines personnes sont plus endurantes face à la souffrance. D’autres s’effondrent plus vite. Maintenant, je peux comprendre que les gens ne fonctionnent pas comme moi. Je n’ai jamais fait de dépression. Je me sens souvent dépressive.Je surveille donc mon moral comme le lait sur le feu.Je fuis les personnes négatives (jalouses, envieuses, destructrices, manipulatrices…). J’apprends à penser à moi, à me faire plaisir. Les gens se tournent souvent vers moi pour se confier. C’est comme ça que j’ai compris qu’on fonctionne tous différemment. J’apprends à accepter les gens tels qu’ils sont à partir du moment où ils ne me font pas de mal. Ayant suivi certains reportages sur les hopitaux psychiatriques, j’ai compris que ça n’arrivait pas qu’aux autres .Le fait de perdre le contrôle de soi-même. La seule chose qu’on peut se dire c’est « Pourvu que ça ne me tombe pas dessus » et au quotidien, je fais tout pour que ça ne m’arrive pas. J’ai lu le commentaire de Numa. Je ne lui en ai pas voulu. Elle est seulement ignorante comme moi j’ai dû l’être à une période de ma vie. Le fait qu’elle décide de se documenter sur la question témoigne de son ouverture d’esprit.

  • #192 Violetine le 18 juin 2008 à 21 h 14 min

    Je crois que ça touche beaucoup, beaucoup de monde, cette maladie.. Dans des proportions plus ou moins importantes, selon qu’on s’en rend compte plus ou moins vite, selon qu’on est bien ou moins bien entouré.. Ca m’est arrivé vers septembre, mais j’ai essayé d’en parler tout de suite.. C’était latent depuis 1 un bon mois.. Et pendant 2 mois, je n’ai vraiment pas eu le moral.. Alors que tout allait bien, pas le moindre problème.. Je pleurais tout le temps, me posais des tas de questions, sur mon couple, mes études, le sens de ma vie.. Enfin, des questions qu’on ne devrait même pas se poser quand tout va bien. Parce que plus on se les pose, moins on trouve de réponses, et plus on se les pose, et moins ça va.. Et petit à petit, après quelques antidépresseurs, mais surtout avec le temps et la volonté d’aller mieux, c’est passé.. Pendant un moment, j’avais peur de retomber, et je bloquais mes pensées dès qu’un doute sournois me passait par l’esprit.. Maintenant, tout va bien.. Mais j’ai toujours peur de retomber.. Mieux vaut ne pas y penser !

    Tout ça pour te dire que tu es sûr le bon chemin.. Et qu’avec les progrès que tu as faits, tu es plus blindée maintenant, en tout cas, tu le seras quand tu t’en relèveras pour de bon.. Et tu apprécieras encore plus les bons moments.. Parce qu’il y en a quand même plein des bons moments.. Je te souhaite vraiment bon courage.. Et maintenant que tu remontes, tout va aller mieux ! :)

  • #193 Emphiris le 18 juin 2008 à 21 h 22 min

    C’est un texte très touchant, qui me parle beaucoup.
    Merci.

  • #194 Cejema le 18 juin 2008 à 21 h 23 min

    Bonsoir,
    Je ne sais pas si cela a été mentionné, mais il y a quelque chose de terrible dans la dépression, au-delà même de la souffrance qu’elle génère pour la personne qui est touchée, c’est les dégâts qu’elle peut causer dans une famille sur plusieurs générations. Il me semble que parfois il y a une sorte de transmission.
    Et ce en particulier quand elle n’est pas prise au sérieux, pas traitée…
    Je connais des enfants qui souffrent de la dépression d’un parent…
    Il faut être vigilant, pour soi et pour les autres, pour ceux qu’on aime

  • #195 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 21 h 26 min

    @ Hélène (125) : ton com’ me fait bien plaisir, j’avais mal au coeur pour elle, ouf, je suis soulagée…

    du 126 au 129 ahhhh je suis drolement soulagé que la situation se soit réglée!!!

    @ lili (129 et 131) et Hélène (130) moi aussi ça me parle beaucoup « le courage inutile », si je m’étais laisser couler à un certain moment ça m’aurait évité de continuer ma route avec un pneu crevé et de m’user à essayer de survivre!!! Et ainsi de pouvoir repartir sur de bonnes bases.
    J’ai quand même vécu des choses dans cette période là qui étaient quand même super positives. Rien que pour ces petites choses je ne regrette pas. les choses auraient surement été différente à bien des points de vue mais j’ai envie de croire que c’était le destin, que ça devait se passer comme ça et pas autrement. Et que les épreuves que j’ai traversé durant cette période font que j’ai envie me battre fort fort fort aujourd’hui…
    Tu as eu raison de souligner ça c’était drolement important.

    Tous vos commentaires m’ont mis dans un état de dingue, je sens que je vais pas dormir de la nuit tellement j’ai la peche et super envie de m’en sortir….

    @ miam (132) : tu as drolement bien fait d’en parler ici, je suis sure que ça t’as drolement soulagé. J’espère que tout tes soucis resteront dans le pays que tu vas quitter…Plus que quelques jours tiens bon.
    Moi aussi je trouve que le sourire que je vois sur mon visage est une super belle preuve que les choses vont finir par s’arranger!

    @ capucine (133) : c’est chouette ce que tu as écrit. Fais l’effort d’aller consulter qu’est-ce que tu as à perdre, c’est ce que je me suis dit moi, qu’est-ce que j’ai à perdre, ben rien du tout, au pire si ça marche il me reste toujours la mort. Oui dans ces cas c’est un peu tout ou rien parce que je me voyais continuer à souffrir longtemps comme ça.

    En fait je n’avais aucune idée sur l’existence des Centre Médico Psychologiques. Pour m’en sortir j’ai contacté une association qui avaient un site pour aider les personnes en difficulté, j’ai exposé mon problème et j’ai demandé si il avait des solutions.

    Il y avait la dépression bien sur mais aussi le fait que j’étais sans ressource et sans couverture maladie qui me bloquait totalement. je savais que je ne pouvais pas assumer les frais toute seule et aller voir un médecin.
    Son mail était très délicat et enfin une personne me proposait des vrais solutions, j’en ai pleuré pendant des jours tellement j’étais soulagée.
    Il m’a donc fournit tous les rensignements sur le CMP le plus près de chez et m’a conseillé de prendre rdv. Il m’a dit avec un rdv vous ne pourrez plus reculer.
    J’ai appelé et j’ai eu rdv le jour même. Au début je flippais à mort mais finalement c’était pas plus mal au moins j’avais pas trop le temps de cogiter.

    Pour aller là bas c’était terrible, évidemment j’étais seule. J’ai pris ma voiture complétement fébrile, mes bras et mes jambes tremblaient à mort, mon coeur battaient à fond la caisse, ma vue était toute floue. Malgré tout ça je suis arrivée à bon port!!!
    J’ai respiré un bon coup, je suis sortie de ma voiture, mes jambes n’avaient aucune envie de me porter jusqu’à l’intérieur, c’était presque surhumain.
    Je suis arrivée et je me suis direct étalée sur un fauteuil. J’évitais au maximum de regarder les autres personnes, j’essayais de revenir au calme, j’ai bien cru que j’allais m’évanouir.

    J’ai rencontré une infirmière en premier (pour évaluer mon état et me diriger vers les meilleures personnes). Quand elle est venu me chercher, j’étais dans le brouillard j’ai cru que je n’aurais jamais la force de m’extiper du siège. Finalement je me suis levée, je sais pas trop comment.
    Puis arrivée dans le cabinet j’ai tout laché ou presque, le tout en pleurs, avec la goutte au nez. J’ai parlé de tous mes problèmes ou presque. Toutes ces petites choses accumulées.

    C’était hyper dur, ça m’a demandé énormément de courage mais je l’ai fait et c’était drolement valorisant d’y etre arrivée. Et puis ça m’a fait un bien fou de parler à quelqu’un qui ne nous juge pas. Je pouvais lire la compation dans son regard. Je me suis sentie légère quand je suis sortie et j’ai pu faire toutes mes autres démarches pour retrouver une couverture maladie.

    Ce premier pas en avant est super important et une fois qu’on l’a fait, le reste s’enchaine presque naturellement. Les choses me semblaient moins diffciles. Tu peux demander à quelqu’un de t’accompagner et pour te soutenir dans cette épreuve. Cette personne ne pourra que t’accompagner ensuite l’entretien se fait seul à seul.
    Fais le premier pas tu en es capable.

  • #196 lili le 18 juin 2008 à 21 h 37 min

    @ Yin&Yang 195 tu écris ça: Tous vos commentaires m’ont mis dans un état de dingue, je sens que je vais pas dormir de la nuit tellement j’ai la peche et super envie de m’en sortir….

    Youhououou!, ça fait super plaisir à lire!

    j’aurais jamais cru que ma dépression fasse du bien à quelqu’un un jour ;o)))

  • #197 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 21 h 40 min

    @ coxynell (137) : c’est vrai le sujet n’est pas facile mais je trouvais important d’en parler ici, je trouvais que c’était le lieu idéal pour ça.
    Merci beaucoup pour vos encouragements à toutes. Si vous saviez le bien que ça me fait. Je pense imprimer tout ça pour pouvoir le regarder en cas de coup de mou. Je suis super émue.
    Je plussoie à mort sur ce que tu dis sur le com de Numa, c’est très bien résumé.

    @ stéphanie (138) : Ca a l’air peut etre paradoxal mais il a fallu que je me retrouve totalement seule et que je tombe au fond du trou pour prendre conscience de mon problème.
    Il a encore fallu que je mer etourve à nouveau seule pour me faire violence et trouver d’autres solutions que la mort.
    C’est peut-être bizarre ce que je vais dire mais j’ai besoin d’être seule pour pouvoir faire ma petite évolution dans ma tete, comprendre pourquoi je suis comme ça.
    Et peut etre que ce n’est valable que pour moi mais j’ai l’impression de beaucoup plus avancer depuis que je suis toute seule parce que je ne suis pas parasitée par ce que pense les autres à propos de ça, qui essaient de trouver des causes à mon mal être, des solutions etc…
    Je pense que je ne pourrais pas cheminer aussi vite, si je n’étais pas seule. je reflechie à mon rythme. Je n’écoute que moi.
    Quand j’en ai besoin je contacte des gens et si je sens trop seule, je n’ai qu’à quitter ma chambre pour aller voir mes parents, sortir, ou caresser le chat etc…
    C’est un comportement très très égoiste qui ne me ressemble guère mais c’est ma façon à moi d’en sortir. Et puis je ne suis jamais vraiment seule puisque toute la journée je passe voir les nouveaux commentaires sur ce blog.
    Est-ce que ça vous parle ce que je dis ou pas!!!

  • #198 kila le 18 juin 2008 à 21 h 57 min

    Il y a effectivement des gens qui meurent de désespoir : mon meilleur ami a « choisi » (parce que bon c’était sûrement pas un vrai choix, enfin j’imagine) de quitter ce monde il y a 1 mois après plus de 20 ans d’une dépression dont il n’a pas réussi à se débarrasser.

    Moi aussi le voyant comme ça, alors que j’étais complètement inutile, incapable de l’aider… par moment j’me disais que c’était pas possible, qu’il devait se complaire la dedans, tu parles, qu’est-ce qu’il a dû en baver… Je regrette bien sûre d’avoir penser ça. Mais quand on est face à un proche qu’on aime qu’on sait être quelqu’un d’exceptionnel, et qu’on le voit se détruire (médocs, drogues, alcool…) ben ça fout les boules et on cherche partout à qui la faute.

    Je ne culpabilise pas, je pense avoir fait ce que je pouvais faire pour l’aider à sortir de cette merde, mais voilà ni la médecine, ni l’amour de ses proches n’auras réussi, le trou était trop profond. C’est ce qu’il explique dans sa lettre de « départ ». Complètement lucide sur sa maladie. Mais par moment il voulais la dompter et comme un « con » il arrêtais les médocs, croyant s’en sortir tout seul, détestant l’idée d’être dépendant… il remplaçait par de l’alcool et autre. Bref… On (amis famille) est encore dans la recherche de ce qu’on aurait pu faire, on a beau savoir exactement comment il en est arrivé là, on cherche malgré tout des réponses… C’est bizzare.
    Aujourd’hui limite nous sommes soulagé car ENFIN il ne souffre plus… C’est atroce de penser ça, mais c’est pourtant vrai.

    Mon dieu que c’est dure :-(

    Courage à toi, tu vas t’en sortir, ne lâche pas les médecins, ni les « chimiques » qu’ils te donneront.

    Héléne peut-être mon com n’est pas approprié, j’ai hésité avant de l’écrire, si tu le penses, ôtes-le. Je ne voudrais faire de mal à personne, des gens ont écrit ici des choses qu’ils vivent et qui me paraissent tellement difficile…
    mais je garde malgré tout de l’espoir pour vous tous, battez-vous, ne laissez pas cette saloperie de maladie être plus forte que vous…

  • #199 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 21 h 59 min

    @ ze courlis (139) : :-))

    @ Cathy D (140) : ah ben voilà le mystère est résolu, je ne fais absoluement pas de sport…. ;-))))) évidemment je plaisante. c’est vrai que c’est super important le sport parce que ça libère des trucs je ne sais plus le nom des molécules qui font cruellement défauts aux dépressifs parce que ya un petit soucis qui se crée dans le cerveau au niveau de ces mêmes molécules (des molécules qui finissent en -ine mais je ne suis pas sure de moi et j’ai pas envie de chercher, pardonnez moi ma flemme).
    L’idée est là.
    C’est vrai que j’éprouve le besoin de me dépenser en ce moment, j’en ai envie!!!!!!!! chose que je trouve absoluement dingue parce que je deteste le sport!! En fait il faut simplement trouver son sport.
    Et comme je l’ai expliqué précedement, c’est aussi une façon d’avoir le controle sur quelque chose.
    C’est hyper important donc mais difficile quand la machine est rouillée… Après ce n’est pas indispensable mais ça peut aider. Je suis super demandeuse de ce qui me fait me sentir mieux.

    Un autre truc dont je voulais vous parler aussi quand mon moral est en baisse et que l’effet yoyo apparait, je m’engoisse, peur de retomber, c’est hyper dur de reculer alors qu’on avait fournit tellement d’efforts pour avancer.
    Dans ces cas là je met la musique à fond et je chante. Très important de chanter. Juste écouter la musique ça fait pas le même effet.
    Et bien ça me force à respirer par le ventre (généralement quand je suis angoissée, je me crispe) et ça m’aide à me détendre et à me calmer. Ca marche super bien, et ça me vide la tete.
    Ensuite j’arrive mieux à analyser les choses, je marque tout un petit carnet et pouf ça va mieux.

    Dis comme ça c’est peut être super simple mais je vois pas toujours quand je m’embourbe.
    Enfin moi ça me fait beaucoup de bien parce que je suis hyper tendue.

    @ lizou (141) : le coup du maquillage c’est aussi hyper libérateur…

    @ Cathy D (142) je plussoie à mort ;-)))))

    @ Hélene (143) j’étais sure que tu allais pas laisser passer l’info ;-)

    @ Rkine (144) ah ben voilà tu as mieux dis que moi je pensais aussi aux endorphines mais j’avais peur de dire des betises j’ai preferé m’abstenir!!

  • #200 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 22 h 11 min

    @ dola (145) : c’est super ce que tu dis. C’est vrai qu’on est pas tous égaux face à cette maladie. Avant que la dépression arrive, pendant et après chacun réagit à sa façon.

    @ stéphanie (146) : tu peux etre bavarde aujourd’hui!! t’as qu’à voir comment moi je vous raconte toute ma laïfe, je ne sais pas si ça vous ennuie ou si ça parasite tout parce que je suis bien en retard ?? J’espère apporter quelque chose à certaines d’entre vous en répondant de façon individuelle. je n’arrive pas à faire autrement mais je ne sais pas comment vous vous ressentez ça!!!

    Eh Bien c’était du bavardage drolement important heureusement que tu étais là pour appuyer avec du concret.. Je sors de la fac scientifique, un truc comme ça à beaucoup d’impact sur moi…. Ca m’encourage à m’y mettre plus sérieusement. Je fais déjà 20 mn de vélo elliptique à peu près tous les jours, et j’ai acheté « abdos/fessiers des paresseuses » parfait pour moi….
    Je sens que je vais voir le sport autrement que comme une corvé….

    @ dola (147) : ;-)

  • #201 jasmin le 18 juin 2008 à 22 h 20 min

    Bonjour,
    Je ne sais plus qui – pardon – a écrit à propos du 1er com de Numa : « Il ya peu de gens qui soient capables d’empathie, c’est pour eux une manière de se protéger, comme si le fait de se mettre à la place de l’autre, ne serait ce qu’une minute, pouvait les faire basculer dans le même “état” »
    J’avais juste envie de vous dire que cette analyse est des plus vraies. Ceux qui réagissent, parfois violemment, en levant les épaules et disant : pfff, encore une dépressive, sont des personnes (parfois) hyper sensibles mais incapables de compassion, incapables d’empathie, incapables de se mettre à la place des autres parce que si elles le faisaient, elles tomberaient. C’est pas qu’on ne comprend pas, c’est que si on reconnaît qu’on comprend alors le gouffre vient se mettre sous nos pieds et on a vraiment aucun outil pour se retenir à des murs visqueux.
    J’en suis.
    Cette incapacité à l’empathie est un handicap inimaginable. Je sais que je suis comme ça alors j’essaie de me « soigner ». Mais c’est pas facile parce que si je me mets à avoir de l’empathie pour les autres je réalise que… Je ne suis même pas capable de l’écrire. Disons, que… la vie n’est pas facile. Pour personne mais certains individus cumules les casseroles – on ne l’imaginerait pas quand on les voit – et ils doivent simplement se contenter d’avancer parce que sinon, si ils prenaient le temps de s’écouter juste un peu, ce serait le naufrage.
    J’aimerai pouvoir m’écouter. J’aimerai entendre ce que me dit mon corps. Mais si je le fais, arriverai-je seulement à passer la nuit ? Pas sûre. Alors, j’avance. Un peu comme un buldozer quand je me retrouve face à des personnes qui – je ne sais pas si je peux dire courageuses parce qu’on ne la choisit pas la dépression et personne ne veut ça – face à des personnes qui vivent cette situation et qui sont capables de l’analyser et de s’en sortir – c’est là qu’elles sont courageuses, sans doute. J’ai fais beaucoup de mal autour de moi. Je le sais maintenant parce que je suis capable, non seulement de dire mon manque d’empathie, mais aussi de dire que c’est un immense défaut qui me permet de survivre.
    J’ignore si je suis bien claire. Ce q

  • #202 kila le 18 juin 2008 à 22 h 30 min

    Je relis mon com’ je le trouve dur. Mais c’est parce que je m’en veux de ne pas avoir assez été présente, parce que je ne le supportais plus, il était devenu invivable, insupportable.

    Dur aussi parce que je lui en veux sûrement un peu de ne pas avoir crier assez fort à quel point il avait mal. Il était invivable mais jamais il ne disais qu’il souffrait… Et nous n’avons pas su voir à quel point il était mal… Ou si on a vu mais on a rien fait, ou alors on ne pouvait rien faire… Je ne sais plus, je me pose tellement de questions!

  • #203 Turquoise le 18 juin 2008 à 22 h 44 min

    Ce que vous écrivez, toutes, est absolument bouleversant …
    Yin&Yang, tout ce que tu dis montre de grandes qualités d’auto-analyse et une force morale
    remarquable ; je suis sûre que tu as tous les atouts pour t’en sortir, fais-toi confiance, tu as déjà fait une grande partie du chemin … Aime-toi, tu le mérites vraiment !

  • #204 shishi le 18 juin 2008 à 22 h 48 min

    je trouve ton texte extrêmement bien écrit, il décrit vraiment très bien ce que l on peut ressentir quand on souffre de ce mal. Je te souhaite de t en sortir mais tu m as l air d une personne assez forte. Et honnetement si tu peux te passer de médicaments ca serait mieux pour toi car après c est assez dur d arreter et ca a beau marcher plutot bien, je trouve que ca anesthésie aussi beaucoup ( j ai passé plusieurs années a prendre des anti dépresseurs et j ai eu l impression d etre un zombie, je dormais en cours jusqu a midi, je ne ressentais plus grand chose … ) mais il est vrai que ca aide aussi quand meme.

    Si tu as envie d en discuter, Hélène peut transmettre mon email.
    ( sinon la fameuse molécule je crois que c est l endorphine, molécule du bonheur toussa toussa … )

    Courage !

  • #205 cynthia283 le 18 juin 2008 à 22 h 50 min

    bonsoir, je me suis arrété au 120ème com. et j’essayerais de trouver le temps de vous lire toutes. Personnellement, je ne pense pas être une imbécile heureuse, j’ai simplement une chance énorme dans la vie et je ne me suis jamais trouvée confronter à cette maladie comme toi. Je trouve formidable cette force que tu as, que vous avez pour la combratre et si ça doit me tomber dessus un jour, je relirais très certainement la totalité de cette discussion pour le soutient que ça doit être.
    Je voulais simplement évoquer le fait que cette maladie touche quand même principalement des femmes, pourquoi ???
    Les hormones ?
    La vie que nous impose une société ?
    Pas réellement prète à affronter les obstacles d’une vie d’aujourd’hui tout en étant les pilier de nos histoires et nos familles ?
    Je m’interroge beaucoup là dessus quand je vois certaines de mes amies sombrer.
    En tout cas, vous m’avez toutes (enfin celles que j’ai lu ce soir) beaucoup touché et certainement marqué.
    Et Hélène, au delà de la déprime, ton blog est aussi pour moi en tout cas, une façon de sortir enfin de mon quotidien enfants boulot qui me pompe tout mon temps. Ton blog c’est comme un café avec des copines, ce que je ne peut quasiment plus faire (fautes de temps et d’amies ici). Alors entre cette amitié, cette générosité et cette nouvelle passion du make up (qui en plus me rend plus séduisante), il me fallait aussi te remercier.

  • #206 Cath le 18 juin 2008 à 22 h 57 min

    Bonsoir Ying&Yang,

    Je n’ai pas eu la force de lire tous les commentaires, mais ton histoire me touche…
    elle me touche d’autant plus que cette saleté de maladie peut arriver à tout le monde, du jour au lendemain, sans prévenir et le problème est qu’on ne la « diagnostique » pas de suite, et puis ce n’est pas une maladie « physique » au sens 1er du terme et beaucoup de gens ont tendance à ne pas comprendre.

    Mais, je suis certaine que cette maladie, tu vas la vaincre, parce que tu es une battante; la preuve, tu as déjà entamé tout le processus pour le faire :-)

    Je te souhaite plein de belles choses pour la suite…et t’envoie des tas de pensées positives :-)

  • #207 madou le 18 juin 2008 à 22 h 58 min

    @ kila : Je me retrouve assez dans ce que tu dis. J’ai vécu plus ou moins la même situation, même si, comme je l’ai dit plus haut, ma mère a réussi à s’en sortir, du moins je le crois. Je culpabilise énormément de ne pas lui avoir apporté assez de soutien : nous étions là, bien sûr, mais je pense que nous étions davantage dans une situation passive (à attendre qu’elle nous demande de l’aide) plutôt que dans l’action, à essayer de faire quelque chose, de lui parler en face.
    Mais la culpabilité n’aide pas à avancer, j’essaye de m’en convaincre tous les jours…

    @ Yin&Yang : comme beaucoup, je suis admirative de ta force, de la manière dont tu as pris les choses en main pour t’en sortir. Bravo, vraiment.

    @ Hélène : je plussoie tout ce qui a déjà été dit : merci beaucoup pour ce petit havre de paix on line !

  • #208 Capucine le 18 juin 2008 à 22 h 59 min

    Je ne connais pas les CMP mais je vais me renseigner. Mais bon, c’est un chemin qui doit se faire dans ma tête. C’est pas évident. Il y a des jours où j’ai la pêche et où je me dis c’est bon, mais je SAIS que ce n’est qu’un leurre et que ça va me retomber dessus, donc il faut que j’aille consulter. Un jour c’est sûr,…quand ???
    Pas facile de se retrouver en tête à tête avec ses galères, même si je suis très lucide et que je sais pourquoi je suis à côté de mes pompes. Et puis je pense que « guérir » passerait, pour moi, à asséner quelques vérités pas forçément agréables à entendre à des gens très proches et c’est là que le bat blesse. Pas facile à assumer tout ça…
    En tout cas, je vais regarder si il y a un CMP près de chez moi.
    Merci Ying&Yang et Merci Hélène

  • #209 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 23 h 05 min

    @ Curieuse (149) : c’est bien vrai ce que tu dis….

    @ delphinoid (150) : c’est vrai moi aussi je suis effarée de voir combien de personnes sont dans mon cas, et le nombre de personnes qui connaissent ou ont connu malheureusement les mêmes souffrances que moi. Je pense beaucoup à vous tous. Et je pense aussi aux personnes qui sont touchées par cette maladie de façon indirecte (la famille, les amis, les enfants), d’une certaine manière c’est encore plus dur pour eux…
    C’était effectivement le but mettre des mots la dessus pour ceux qui ne comprennent pas cette maladie mais je ne pensais pas qu’il y aurait tant de monde touché par la dépression.
    Merci pour ton com’, ce que tu dis est très juste.

    @ miam (151) et delphinoid (152) moi aussi j’ai vécu l’horreur à l’étranger.
    Je suis partie pour fuir mes problèmes, pour me vider la tete. Là bas les choses ne sont pas déroulées comme prévu et c’était limite l’enfer (la personne avec qui je suis partie m’a fait vivre un enfer!!), la voyage en lui même était super. J’étais pas au top là bas et je pensais qu’en rentrant j’irais mieux.
    En fait je me suis crashée à l’atterissage (c’est une image, hein). les problèmes que j’avais laissé derrière moi ont évolué en mon absence, je n’avais plus aucun repère. Pour couronner le tout j’ai glissé dans mes escaliers (le fameux mal de dos). Cette suite d’évenements m’a précipité dans la dépression.
    Je te rassure miam, dans mon cas la dépression était engagée depuis bien longtemps, plus longtemps que je le pensais.

    @ turquoise (153) : tu ne m’agaces pas du tout, je suis preneuse de tous les conseils, les plus terre à terre comme les plus farfelus.
    L’idée du blog m’avait traversé l’esprit en effet, mais seulement traversé, je voulais d’une manière être utile à d’autres. Finalement, je n’ai pas besoin d’un blog, un article ici me suffit très largement, je n’ai pas envie de plus. Je ne cherche pas la sympathie et je n’ai pas non plus envie de tendre le baton pour me faire battre.
    Le maquillage, je puise à fond dans la mine de diamants d’Hélène et récupère toutes les bonnes infos. Pour l’instant malheureusement je n’ai pas trop les finances pour me payer le luxe d’être futile… et puis comme je l’ai dit depuis que j’ai ouvert les yeux sur le teint d’Hélène je ne peux plus me maquiller sans m’occuper de mon teint. Quand je le fais j’ai l’impression qu’Hélène va sortir de l’écran avec ces étiquettes qui grattent pour m’envoyer aux mines. Vous vous rendez compte comme je suis traumatisée!!!
    Plus sérieusement, je ne sais pas quoi faire pour le teint, il faudrait que je me fasse conseiller, j’ai compris qu’à l’aveugle j’allais me tromper de produit… Mais je ne peux pas parler à de vrais gens en chair et en os!!! Et puis chez moi, il y a pas de supers magasins genre séphopouet, mac etc… mais que des trucs pourris ou la vendeuse vous vendrez le magasin si elle pouvait….
    Et puis à force de pleurer mes joues sont toutes bizarres, agressées. J’ai les yeux bouffis. Aucun maquillage ne pourrait rattraper ça.

    Mais des que j’irais mieux et que j’aurais des sous, je vais rattraper mon retard, me fournir avec tout ce qui faut et bombarder Hélène de photos de noeil ;-)
    Ca me fait super envie.

    Je ne pense pas qu’en sortant de la dépression tout va etre rose… Loin de là, j’aspire à trouver un certain équilibre (d’où Yin&Yang) et etre plus sereine. Et puis se serait pas drole si la vie était parfaite non!

    Turquoise ce que tu dis est du bon sens pour moi, c’est clair que je fuie tout ce qui pourrais me déprimer. Mais parfois la déprime vient d’un petit détail, d’un mot, d’un son, c’est imprévisible. J’ai appris à faire avec pour le moment mais les anti dépresseurs vont beaucoup m’aider à gèrer mes émotions face à l’imprévisible.

    @ katelig (155) : non non c’est super ce que tu dis, moi ça me touche et c’est pas grave si on répète un peu la même chose, c’est le sujet. Les humeurs différentes dans la même journée, je connais. C’est hyper dur à vivre pour les gens extérieur mais c’est encore pire pour les gens comme moi. C’est super déstabilisant, toutes ces émotions souvent contraires. Ca fait qu’on se sent perdu et donne l’impression qu’on ne verra jamais la fin, le bout du chemin.
    « Une vie merveilleusement simple », c’est tout ce que je souhaite….

    @ Hélène (157) : Cool, je ne savais pas trop si je pouvais faire tout ce que je voulais sur mon billet. ;-) En même temps je me le suis permis!!! Je rigole toute seule là!

  • #210 Turquoise le 18 juin 2008 à 23 h 13 min

    @Capucine : guérir ne passe pas obligatoirement par « asséner quelques vérités pas forcément agréables à entendre  » à des proches … il me semble que ça peut aussi être le fait d’admettre que des proches puissent avoir mal agi avec toi , et d’arriver à ne plus leur en vouloir … c’est très difficile, mais aussi très gratifiant de se dire qu’on est capable de passer l’éponge !
    Mais, bien sûr, il n’y a que des cas particuliers dans ce domaine …
    En tout cas, si tu peux te faire aider, n’hésite pas un instant ! tu gagneras beaucoup de temps et d’énergie …

  • #211 Parvati le 18 juin 2008 à 23 h 19 min

    Bonsoir les filles,
    Dès les premières lignes de ton très beau texte je suis partie car la dépression me touche beaucoup.
    Puis j’y suis revenue, je l’ai lu en entier et essayé de lire la plupart des commentaires.
    Je suis effarée de voir à quel point nous sommes nombreuses dans cette communauté à avoir été touchées par cette maladie. Peut-être est-ce l’ambiance de camaraderie qui règne ici, le fait qu’on se sent écoutée et soutenue et non jugée comme c’est parfois le cas avec nos proches.
    Yin Yang, je suis sûre que tu tiens le bon bout et j’espère que le courant passe bien avec ton psy.

    J’ai subi plusieurs épisodes dépressifs mais je n’ai jamais sombré dans la dépression totale et ça a fini par s’arranger grâce à mon psychiatre (j’allais dire ex, mais j’aime l’idée que je peux retourner le voir quand je veux).

    D’une certaine manière j’ai eu de la chance, puisque dès les premières séances mon psy a déterminé que je souffrais de névroses liées à l’enfance et que je n’avais pas besoin de medocs mais seulement de la parole !
    S’il m’avait conseillé d’en prendre, je lui aurais sûrement fait confiance, mais je comprends qu’on se pose des tas de questions sur les anti-dépresseurs et c’est pour ça que je pense que la confiance en son médecin doit être totale.

    En allant mieux, j’ai découvert à quelle point ma mère était malade depuis des années. Elle est maniaco-dépressive (ou bi-polaire) et refuse de l’admettre et de se soigner.

    Et moi qui disais hier que j’avais du mal à me lâcher !
    C’était sûrement avant mon Héléno-blogo-thérapie ;-)

    Je le pense très sincèrement, Hélène, on se sent si bien chez toi.

    Chuis toute émue
    bisous à toutes

  • #212 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 23 h 23 min

    @ anne k (158) : c’est vrai on a pas du tout besoin des gens pour nous enfoncer, on s’enfonce très bien tout seul.
    C’est évident que ça n’aide pas du tout et c’est aussi en partie pour ça que je me suis isolée. Pour éviter ces idées toutes faites qui nous renvoie à notre propre médiocrité…. mais aussi parce que la plupart des gens qui m’entourent pensent malheureusement souvent comme Numa
    Il faut mieux être seule que mal accompagné comme on dit!!

    @ sandrine de la roche (159) : je voulais justement briser le tabou. Il n’y a pas de honte à avoir et les tabous liés à la dépression culpabilise d’autant plus les dépressifs.

    @ Véro la Bisontine (160) : je me souviens d’avoir lu un truc de ce genre, je trouvais ça super comme idée et puis j’ai oublié. Tu as raison je vais m’y mettre. C’est sur ça ne va pas me sortir de la dépression… mais ce sont une accumulation de petits rien qui m’y ont mené alors une accumulation de petit rien positif va très certainement m’aider à m’en sortir.
    C’est une idée très chouette. Pour aujourd’hui j’écris mon article est paru dans MBDF!

    @ Coralie marie (161) : j’avais compris…

    @ Hélène (164) : je m’épate moi même, j’ai l’impression que je suis plus ouverte d’esprit depuis que je suis dépressive, que j’ai plus d’empathie et j’arrive très bien à comprendre que certaines personnes ne me comprennent pas parce que moi même je n’aurais pas compris ce genre de chose il y a 2 ans… C’est assez bizarre comme phénomène!

  • #213 Parvati le 18 juin 2008 à 23 h 24 min

    Yin&yang,
    Je viens de lire tes dernières réponses, pas de problème pour les yeux gonflés par les larmes, il te faut des lunettes de soleil de star ;-)
    Format mouche avec les verres en dégradé pour pouvoir voir même à l’intérieur !

  • #214 Yin&Yang le 18 juin 2008 à 23 h 39 min

    @ celia (165) : merci de m’avoir éclairé parce que j’avais rien compris!!! Je vais aller voir si ce bouquin est en librairie et le feuilleté pour voir.

    @ Hélène (167) : c’est bien ce qui me semblait, comme toi j’aime les romans à suspense et j’adore Stephen King… tu vois le genre, je ne suis pas sure que ce bouquin soit fait pour moi. En même temps je suis dans un état d’esprit différent du tiens peut être que ça n’aura pas le même écho. A voir donc.

    @ Numa (168) : je ne sais pas pourquoi mais j’avais perçu dans ton com’ que tu n’étais pas une mauvaise personne (chouette j’ai des super antennes, le 6ème sens, l’intuition tout ça!!!)
    je pensais pas que t’irais jusqu’à t’acheter un bouquin, tu m’épates.

    @ Hélène (169) : n’est-ce pas ;-)

    @ Numa (170) : c’est super je suis contente de t’avoir fait évoluer sur la question…

    @ Hélène (173) : ne t’inquiéte pas c’était sur le coup, je ne suis pas du tout focalisé dessus. Aujourd’hui c’était une très belle journée. Une des meilleures depuis un moment. Je crois que rien ne pourra m’abattre aujourd’hui ;-) et dans les prochains jours.
    Merci pour votre soutien. Ca m’apporte beaucoup.

  • #215 Hélène le 18 juin 2008 à 23 h 55 min

    Mo (178) ça me fait mal, de lire que tu fais toujours passer les autres avant toi-même. Essaie de t’accorder un petit peu de temps rien que pour toi, parfois, un peu d’égoïsme, c’est tellement vital !

    Diripouf (181) je m’excuse de t’avoir fait passer pour celle qui a dépassé les bornes dans cette hsitoire. J’ai moi aussi réagi à chaud, et surréagi…

    mmarie (186) si je m’écoutais, j’en pleurerais d’émotion. Précieuse Hélène, jamais on ne m’avait dit ça, ça me serre la gorge d’émotion.

    Lylou (187) ce que tu dis sur les émotions est extrêmement intéressant, merci !!

    « Tous vos commentaires m’ont mis dans un état de dingue, je sens que je vais pas dormir de la nuit » (195) : ;-)))))))))

    197 : oh oui ça me parle ! Je comprends que tu aies besoin d’être seule et sans « parasites extérieurs », pour avancer et et reconstruire, ça me semble hyper sain !

    kila (198) je ne trouve pas ton commentaire inapproprié : le suicide est un de aspects de la dépression.
    Si on décide d’ee parler sans tabous, comme ici aujourd’hui, il faut parler aussi de cet aspect. 12.000 personens se suicident chaque année en France, et 60% de ces suicides sont d’origine dépressive.

    Yin&Yang (199) chanter a un effet euphorisant reconnu médicalement, les personnes qui chantent régulièrement poruront d’ailleurs te le confirmer (ça fait un truc au niveau du diaphragme et de la respiration ou dieu sait quoi, un peu genre le sport mais en moins chiant ;-))

    jasmin (201) je trouve ton commentaire d’une immense honnêteté, et hyper touchant.

    kila (202) c’est le problème des grands dépressifs : on a juste envie qu’ils vous lâchent les baskets, tellement ils sont invivables…

    cynthia283 (205) merci à toi pour ce gentilles aproles ;-)
    Quant à la dépression qui touche plus les femmes, je crois que c’est culturel : on enseigne à la femme à s’occuper des autres et à s’oublier elle-même, et à être dans l’introspection, alors qu’on enseigne à l’homme à être dans l’action ; moralité : les hommes sont alcooliques, et les femmes dépressives (oui je schématise ;-).

    madou (207) merci à toi pour ces mots !
    Et je crois que c’est abominablement difficile de soutenir un parent qui va mal, c’est tellement contraire à l’ordre des choses, où c’est la parent qui soutient son enfant…

    Capucine (208) un CMP est la version psy d’un dispensaire médical, normalement il y en a dans chaque commune, il me semble.

    Yin&Yang (209) yiiiii, des problèmes de teint, trop cool !! Vas-y, vas-y, envoie-moi tes questions par mail, je serai ravie de te répondre !

    Parvati (211) merci !! Et courage pour remonter la pente, je me dis qu’une mère bi-polaire est un des pires trucs qui puissent arriver à qqn…

  • #216 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 0 h 07 min

    @ Turquoise (174) : l’idée positive du jour est retenue, je pense que je vais la garder toute ma vie, c’est vraiment une très bonne idée. J’avais eu pendant un moment le même concept, le soir avant de m’endormir je pensais au petit plaisir de la journée. Malheureusement, c’était juste quand j’avais le cafard et quand j’allais mieux j’abandonnais le truc. Mais je n’avais pas pensé à l’écrire ;-) L’écrit c’est on peut le relire. Alors que les pensées se perdent!!

    @ Nicole (177) : tu me fais trop rire, c’est tellement vrai.

    @ Mo (178) : lili a en effet dis quelque chose de très juste. Chez moi on est comme chez toi, tout pareil. Je suis donc partie dans le même shéma parce qu’on me trouvait trop égoiste!!! A force de vouloir se changer pour plaire aux gens, on se perd totalement de vue. En même temps j’étais déjà mal dans ma peau alors j’ai voulu me changer, me modeler pour mieux rentrer dans le moule. Rentrer dans le moule, ça me convient absolument pas et je n’y arrive pas de toute façon. Le mieux finalement c’est de s’accepter tel que l’on est est de dire f**** à ceux qui veulent à tout prix qu’on soit comme ils veulent qu’on soit.
    Il faut que je retrouve cette confiance en moi, je l’ai perdu depuis longtemps, bien avant la dépression et elle me manque terriblement.
    Quand elle reviendra je pense que je serais guérrie ou presque…

    @ VanillAngel (180) : oui c’est vrai je l’ai lu, j’ai trouvé ça complétement absurde,d’ailleurs j’ai refermé la magazine tellement j’étais peinée qu’il puisse dire une chose pareille.
    C’est un magazine que j’achetais il y a des années, et qui ne me plaisait plus. Comme Hélène en parlait dans ces articles (des vieux), j’ai voulu réessayer. Je n’ai pas du tout aimer le ton qu’ils emploient et quand j’ai lu cet article, j’ai sauté au plafond et je l’ai vite oublié. Et puis j’ai boudé le magazine en question. C’est clair que je ne l’acheterais plus.

    @ diripouf (181) : j’adore ton com’, c’est tellement toi. J’en rajoute une couche en te disant qu’il y a différentes manières pour exprimer des choses………. je me permettrais pas de te dire ça, si moi même je n’avais pas un sérieux problème avec l’impulsivité et la diplomatie.
    J’ai trouvé ta réaction assez violente et c’est vrai que tu m’as plus choquée par tes propos que Numa finalement.
    Mais ce n’est pas très important, je comprends que tu es pris un coup de sang et je te jete pas la pierre, si j’avais été dans un autre état d’esprit j’aurais certainement fait pareil ;-)

  • #217 Parvati le 19 juin 2008 à 0 h 11 min

    Hélène merci pour tes encouragements, en fait là, je suis en haut de la pente et compte bien y rester !
    Et grâce à mon psy (je devrais dire grâce à moi, c’est moi qui ai fait le boulot d’analyse quand même) j’ai compris que je ne pouvais rien pour ma mère et que cela devait venir d’elle.
    Ce que je veux dire c’est que je ne me sens plus coupable de sa situation mais cela n’empêche pas la compassion.
    Bien-sûr Yin&Yang tu peux demander mon mail à Hélène si tu en as envie ou besoin.

  • #218 nouche le 19 juin 2008 à 1 h 01 min

    Wahou, toute cette lecture est forte en émotion………..
    beaucoup de pensées affectueuses à vous toutes, et Ying&Yang, en final, à te lire à la fin des com,on a le sourire qui revient.parce que tu finis par nous le transmettre.
    J’éspère que vite tu pourras continuer à nous donner des nouvelles, de bonnes.
    Courage à vous toutes (le mot est faible……..) mais les pensées très sincères.

  • #219 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 1 h 02 min

    @ turquoise (185) : c’esttrès juste ce que tu dis, j’y avais pas du tout penser…

    @ mmarie (186): merci beaucoup.
    C’est vrai que si je n’avais pas été dans cet état d’esprit et que si je n’avais été sur la voie de la guérison, je me serais pas permis de poster ce genre d’article déjà assez lourd tout seul.
    J’insiste sur le fait que la dépression est une Maladie et qu’on peut s’en sortir.
    Il faut garder espoir. C’est très important l’espoir,quand j’étais au fond du trou l’espoir j’en avais pas un pet et la mort était à mon sens la seule issue. Heureusement qu’il y a quelque chose en moi qui m’a alerté (des grosses lumières rouges se sont mises en branle et une sirene assourdissante m’on mise en garde) et j’ai arreté le phénomène, il faut dire aussi que j’ai trouvé une oreille attentive à ce moment là, et je l’en remercie beaucoup, j’en serais pas là aujourd’hui si il n’avait pas été là ce jour là pour moi…

    @Lylou (187): je comprends ton état d’esprit, tu as toi aussi traversé ce genre d’épreuve et ce que tu dis est très vrai.
    Les amis, quand tu vas bien et que tu leur apportes quelque chose, ça va mais quand tu les tires vers le bas avec tes problèmes, ils partent au galop, pas tous heureusement…
    Par rapport à ça j’ai adopté une certaine sagesse, je me dis que ce n’est pas grave tout simplement et qu’on reprendra contact quand j’irais mieux, ou pas je me prends pas la tete. Je pense que les gens capablent de soutenir des gens comme moi doivent se sentir super bien dans leur peau et avoir beaucoup de confiance en eux.
    A l’inverse, pour ceux qui sont déjà pas bien, ma souffrance fait écho à la leur et de ce fait ça ne les aide pas eux même et moi non plus.

    C’est assez compliqué à exprimer cela clairement, il est tard et j’ai beaucoup donné aujourd’hui niveau concentration etc… mais l’idée est là j’espère que vous comprennez ce que je veux dire.

    Je ne peux pas en vouloir à mes amis de ne pas pouvoir m’aider. C’est beaucoup d’énergie. En plus il y a un moment où j’étais hyper demandeuse de soutien et c’était limite du harcélement il n’avait plus le temps de vivre pour eux et je leur en voulais de ne pas m’accorder de l’attention. Finalement ça me rendait triste et j’allais encore plus mal.
    Depuis que j’ai accepté d’être (plus ou moins) seule, je vais mieux parce que je n’attends rien de la part d’autrui et quand on me donne quelque chose je prends sans en attendre plus.

    Peut être que ça n’a l’air de rien comme ça mais d’en arriver là ça m’a demandé beaucoup d’efforts. Ca a été très dur mais j’ai surmonté ça.

    Il ne faut pas ne plus aimer les gens, il faut essayer de les comprendre.

    Heureusement pour moi, l’alcool n’a jamais été un échappatoire, la drogue non plus. et puis j’avais pas l’argent pour…

    Moi aussi il y a certains trucs qui ont été des déclencheurs pour moi par contre je n’ai pas d’exemple précis.
    J’ai la même démarche que toi, moi aussi j’ai cherché le positif, je l’ai trouvé ici sur MBDF. et d’autres plaisirs assez simples.

    Je suis en train de cheminer de la même façon et je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis. Je suis plus qu’à fond dans l’écoute de mon corps, je note tout scrupuleusement dans un cahier… physique et mental. Ca me sert énormément pour me remémorer le chemin parcouru et mes petites victoires.

    merciii.

    @ sylvie-quebec (188) : laisses « braire » :-)). C’est vrai que je me sens souvent attaquée par rapport à ma maladie. Dans ces cas là j’essaie de leur expliquer ma souffrance et les renvoies vers les sites spé (dont j’ai mis les liens dans un précédent commentaire)… Si après ça ils ne comprennent toujours pas, je les zappe.

    @ marie-marie (189) : ;-)

    @ maxx (190) : ce que tu dis me touches, j’ai vécu la même chose.
    « Je suis passée au travers de trés grosses épreuves, dont je suis ressortie meurtrie mais debout » c’est pareil pour moi, la chute est ensuite inévitable je pense.
    J’ai beaucoup de facilité à parler, je suis super bavarde, il n’y aucune difficulté pour moi de ce coté là.
    La psychothérapie m’aide beaucoup, j’attaque les médicaments la semaine prochaine.

    Merci de me conforter dans l’idée que je suis sur la bonne route. Le trajet ne sera certainement pas simple mais j’espère arrivée un jour au bout. J’ai bien peur que la dépression ne me quitte jamais et reste toujours blottie dans un coin attentive à au moindre signe de vulnérabilité. Je sais aussi que les rechutes sont fréquentes mais pour le moment je n’y pense pas.
    Le futur on verra plus tard pour l’instant je me contente de gèrer le présent, c’est déjà assez difficile et de remonter dans le passé chercher dans mes souvenirs d’où vient ce mal qui me ronge.
    Je mets une importance capitale dans la quete de mon mal être, je veux le comprendre, savoir comment il est arrivé et pouvoir repartir, pas de zéro, mais sur des bases saines et recommencer sereinement ma vie.

    Merci pour ton soutien.

    @ lylou (191) : ma famille est comme la tienne et moi aussi je passe pour un roc limite pour une insensible!!! C’est dire les relations superficielles que je peux avoir, les gens qui disent ce genre de chose ne peuvent pas me connaitre. Et pourtant si c’est même ceux qui me connaissent le mieux qui me disent ça. Ce qui me fait dire que parfois on ne renvoie pas toujours l’image de nous que l’on croit… Moi aussi j’étais comme toi avant, la dépression!! mouais, j’avais une vague idée. Même pas consience des trucs chimiques etc… Je n’ai pas connu de gens dépressif ou alors je n’ai pas décelé ça chez eux et je me doutais pas du tout de la réalité de cette maladie.
    C’est pour ça que j’ai trouvé important d’en parler parce que moi même je ne connaissais pas cette maladie et que j’ai mis beaucoup de temps à me rendre compte que j’étais en plein dedans.
    Chacun affronte les choses à sa manière, c’est hyper important de le souligner parce que ce qui marche pour moi, ne marchera pas forcément pour quelqu’un d’autre…

    @ violetine (192) : merci beaucoup. Ton com me parle et me touche aussi. Je ne suis pas encore totalement blindée, je ne pense pas vouloir l’etre un jour se serait dommage, j’ai pas envie d’être fermée et de ne plus etre spontanée.
    Bon je fatigue sévère là. Je sens que je pers un peu de ma cohérence.

    Ne m’en voulais pas si je fais plus court…

  • #220 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 1 h 38 min

    @ emphiris (193): merci.

    @ cejema (94) : je n’avais pas envisagé les choses de cette façon mais tout me semble possible.

    @ moi même (195) tu fatigues ma fille!!!
    Toutes mes excuses pour les nombreuses fautes, les mots manquant etc j’ai honte!!

    @ lili (196) : ta dépression me fait du bien indirectement, se sont toute vos expériences et le fait de ne plus me sentir seule au monde dans cet état qui me font du bien. Et surtout tous les messages de personnes s’en étant sorti, c’est possible… Je vais y arriver c’est certain. Ca va me prendre du temps, je le sais aussi mais quelque part je sais que se sera un peu grace à vous toutes. Et je garderais ça précieusement au fond de mon coeur.

    @ kila (198) je ne peux pas m’empecher d’avoir plein de larmes dans les yeux pour ton ami, ça me rend très triste pour lui. Malheureusement c’est en fait, et c’est bien que tu l’ais évoqué. Il y a aussi la mort.
    Moi je aussi je ne peux m’empecher en même temps que les larmes qui me viennent d’avoir un petit sourire et de me dire, il ne souffre plus, il est en paix. C’est finalement ça que l’on cherche, la paix.
    Il n’a malheureusement pas pu la trouver, l’arret des médicaments y a été pour beaucoup à mon avis, il faut jamais arreter brutalement son traitement, il faut le faire très très lentement pendant des mois, c’est hyper important.
    L’alcool n’a certainement pas du l’aider non plus, peut être le soulager je ne sais pas. Ca m’amène à me poser des questions… alcoolisme -dépression

    En tout cas il est inutile de chercher comment vous auriez pu l’aider, les longues dépressions sont très difficiles à soigner et cette acte n’est pas du tout inconsidéré, je pense que ça a du lui demander beaucoup de courage. Ne te culpabilise pas. Je pense que tu l’as aidé comme tu l’as pu mais il fallait qu’il s’en sorte seul. Lui seul pouvait faire le cheminement dans sa tete.
    C’est vrai qu’on peut être tenté d’arreter le traitement parce qu’on se sent mieux. J’aurais pu moi même le faire parce que ça me semblait normal mais heureusement j’ai lu beaucoup de chose la dessus et je sais que la période de sevrage est super importante et que les rechutes sont souvent dues à un arret brutal des médicaments.

    Je suis extremement désolée pour ton ami. J’espère que mes propos ne t’auront pas choqué.

    @ jasmin (201) : tu es tout à fait claire. Ton point du vue est super important pour moi et m’aide à comprendre certains comportements qui me dépassent car pas naturel pour moi. J’aime le fait que tu soulignes que c’est un défaut, c’est vrai que moi je le vois comme tel.
    En même temps je ne veux pas te juger, je sais très bien qu’il est difficile voire impossible de changer certains traits de caractères. Je sais que je n’arriverais pas à me changer sur quelques trucs mais j’essaie de faire mon possible pour ne pas être un bulldozer et faire du mal à tors et à travers.
    C’est très bien que tu l’exprimes. La communication c’est la clef, après j’ai peur que tu ne sois pas comprise et je comprends que se soit dur à porter.
    Tu as tout à fait le droit de penser comme ça et d’être égoiste. Justement, la personne qui m’a hébergé quand j’allais au plus mal est comme toi.
    Il comprend ma douleur mais ça ne le touche absolument pas et reste de marbre quoi qu’il arrive. Il est tellement blindé que ça fait peur et j’avais même du mal à le croire, je prenais ça pour du dédain. Grace à toi je comprends mieux cette personne et je te remercie pour ça, parce qu’il était pour moi un grand mystère.

  • #221 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 2 h 07 min

    @ kila (202) : ton com’ n’est absolument pas dur; il reflete au contraire bien la réalité.
    Il ne faut pas t’en vouloir, je ne sais pas pourquoi ça se passe comme ça, mais on se sent obliger de cacher notre état, de minimiser son importance.
    Il y a en effet la honte, la culpabilité et tout ça mais il y aussi autre qui fait qu’on ne peut pas s’empecher de faire semblant.
    Je peux t’affirmer qu’il faisait ça dans le soucis de vous protèger. Il ne voulait pas que sa souffrance vous touches. Il n’avait pas envie de vous aspirer avec lui.
    C’est tellement déroutant quand on est au fond du trou, on se reconnait plus. Moi je ne savais même plus si j’étais moi et si j’allais me retrouver un jour.
    Les sentiments défilent les uns après les autres. On pense noir, puis directement blanc, pourquoi penser blanc et noir ça n’a pas de sens. Alors on cherche un sens. On veut trancher alors blanc ou noir. Impossible on y arrive pas. C’est une cercle sans fin. Une idée, une autre tout s’enchaine.
    On s’empetre totalement dans nos idées noires, on essaie de s’en sortir. On replonge, les rechutes sont extremement difficile à vivre, c’est un échec, ça nous renvoie au fait qu’on se sent nul qu’on est bon à rien, qu’on est perdu etc…
    En même on culpabilise d’être comme ça, de souffrance sans vraiment savoir pourquoi et surtout on culpabilise d’etre comme ça par rapport aux autres, au regard des autres.
    On perd pied, on se perd, la confiance en soi n’est plus qu’un vague souvenir, onse demande si un jour on a été heureux et comment on a pu l’être. On se dit putain mais j’ai tout gacher je suis bonne à rien, je n’ai pas le droit au bonheur, je le mérite pas.

    Bon je m’arrete là mais j’espère que ça te donnera une idée de son état d’esprit et que ça pourra expliquer son geste.
    Si tu veux je peux te donner mon mail pour plus d’explication mais je pense sincèrement que voir un psychiatre, seulement pour une séance, pour comprendre son geste pour qu’ils vous explique les phénomènes qu’il y a derrière, les trucs dans le cerveau etc…

    Il ne faut pas t’en vouloir et encore moins à ton ami, ce n’était plus vraiment lui mais l’ombre de lui même. Son geste prouve le desespoir dans lesquel il se trouvait. Il ne pouvait pas s’en sortir et moi je me sens soulagée pour lui parce qu’il ne souffre plus et je peux te promettre que c’était la seule chose dont il avait vraiment envie.

    Je sais que ce que je dis est très dur, je peux me permettre de dire ça parce que je suis passée près de la mort, j’ai la chance de ne pas etre rester très longtemps dans le fond du trou parce que j’ai réussi à m’en échapper, un espèce d’instinct de survie m’a dicté ce que je devais faire.

    Bref je t’encourage vivement à en parler avec un professionnel, ça ne pourra que t’aider…

    @ turquoise (203): c’est vrai que s’aimer soi même c’est super difficile en ce moment. Il y a quelques temps c’était même inenvisageable.
    J’ai de la chance je me suis retrouvée un peu, j’ai à nouveau des réactions « normales » c’est-à-dire que je réagis un peu plus comme avant et que je suis plus cohérente.
    J’ai bien peur qu’il soit trop tot pour dire que je m’aimes avec un grand A, mais je m’aime bien et surtout j’aime ce que la dépression à changer en moi, j’ai l’impression d’être une personne meilleure et d’etre plus à même de comprendre plus de chose qu’avant. En ça cette maladie n’aura pas eu que des effets négatifs. Je pense même que c’est une épreuve dont on sort grandi. Je ne vois pas encore tous les aspects positifs mais il y en a. Genre Etre plus à l’écoute de soi. Mieux se comprendre. etc.

    Vous allez me faire rougir avec tous ces compliments.

    @ shishi (204) merci
    Pour les medocs je suis pas trop pour en régle générale, faut dire qu’on m’a gavé de trucs de plus en plus fort pour mes céphalées, medocs qui n’ont eu aucun effet. J’ai fait toute une panoplie de test en tout genre pour trouver le problème. Personne n’a abordé l’aspect psychologique de la chose!!!
    Par contre, ils sont nécessaires dans mon cas, c’est un anti dépresseurs légers et c’estcair que si je me sens pas bien je vais harceler le médecin… Je vois le psychiatre tous les mois pour controler mon état donc pas de soucis enfin je n’en vois pas.
    Je veillerais à suivre le traitement comme il se doit et respecter la période de sevrage.

  • #222 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 2 h 35 min

    @ cynthia283 (205): j’ai l’air forte comme ça mais c’est aussi la situation qui nous pousse à l’etre, il faut une forte volonté de s’en sortir, il faut aller la puiser loin, très loin parce qu’elle disparait totalement quand on est dans le fond. Mais aussi après le fond du trou, il y a la période de totale indifférence et c’est affreux à vivre, on se fout de tout, rien à de réel interet c’est hyper flippant. Il faut aller au delà de ça et se surpasser pour se relever.

    Je ne crois pas que les femmes soient réellement plus touchée, je pense qu’elle s’exprime differemment et que certains hommes preferont vivre dans le dénie et être un peu bancal plutot que de s’avouer qu’ils ont un problème un peu par fierté. En même temps je dis ça totalement sans savoir des trucs concrets mais les hommes viennent de mars et les femmes de venus.
    Le fait est que notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon… étant une femme, je n’ai aucune idée de ce que ressens un homme et si c’est bien a même chose.
    Finalement je m’intérroge aussi!!!

    @ Cath (206) : merci beaucoup

    @ madou (207) : il faut vraiment que vous comprenniez les filles que la dépression se porte seule. On peut etre aidé par des professionnel, on peut être soutenu par ses amis et sa famille, ça ne change pas le fait qu’il faut que le cheminement se face à l’intérieur de notre esprit. Il est à mon sens capital de chercher les raisons de ce mal être et de ne pas les occulter. Il faut comprendre sinon l’histoire se répétera.
    Il ne faut en aucun cas culpabilisé et encore moins se sentir coupable. Il faut simplement accepter ce fait, cette maladie, comme on accepte le cancer de quelqu’un. Dans le sens où ce sont toutes les 2 des maladies mortelles. Qu’on peut guérir mais il est parfois impossible de guérir en fonction du temps qu’on a mis à se rendre compte de la maladie mais aussi en fonction de ce que la maladie touche. Il y a malheureusement des fois où la mort est inévitable parce que les dommages sont trop important.

    Que pouvez vous faire face à une personne qui a le cancer! rien à part la soutenir et l’accompagner dans son traitement. Pour la dépression c’est pareil, vous ne pouvez pas faire plus qu’être là pour elle. Mais aussi de la laisser souffler, de prendre le temps de se reposer seule. Il faut aussi lui changer les idées et surtout ne pas tout le temps la renvoyer à sa dépression. Il faut pas voir que la maladie, il faut voir la personne qui est derrière même si c’est difficile parce qu’on a l’impression qu’elle n’est plus là.
    Vous pouvez parler de vous mais ce qui est encore mieux, c’est d’évoquer des souvenirs heureux, des rigolades. Et trouver avec cette personne quelque chose de concret qui soit un échappatoire, le sport, le maquillage, les mots croisés, le tricot.

    Quelque chose qui occupe les mains, j’ai besoin sans cesse que mes mains soient occupés à faire quelque chose. Si elles font rien ça n’a ne va pas!!! C’est étrange, hein! C’est comme ça que je ne suis échappée du trou en occupant mes mains!

  • #223 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 3 h 26 min

    @ capucine (208) tu trouveras toutes les infos nécessaires sur les CMP près de chez toi, il suffit que tu tapes les mots clés dans un moteur de recherche.
    Pour que le chemin se fasse il faut que tu acceptes d’avoir un problème. Accepter le problème c’est déjà un très grand pas en avant. Le cheminement il se fait tout seul ou presque.
    Quand? J’ai envie de dire le plus tôt possible mais je pense qu’il aussi très important d’être pret pour ça. Moi j’étais prete à me faire aider et à vouloir m’en sortir. Il faut avoir une envie très forte de s’en sortir.
    Ecoute toi. Apprends à te déchiffrer. C’est pas facile au début et on est hyper dérouté mais ça viens avec le temps.

    Je le répète, qu’est-ce que tu as à perdre d’essayer???

    @ turquoise (210) et indirectement capucine, c’est vrai je suis allée un peu vite sur la fin de ton message capucine.
    Moi aussi avant de tomber dans la dépression profonde, j’en voulais à la terre entière, je hurlais des trucs super vilains aux gens que j’aime. Je soupconnais tout le monde d’être la cause de mon mal être. J’ai la chance qu’il ne m’en ait pas voulu parce que j’ai été une sacré garce. A présent je met ça sur le dos de la maladie parce que le fait d’être perdu rend argneux et sur la défensive. Un vrai petit roquet pret à mordre.
    Ensuite, ces sentiments ont laissé place à la culpabilité de leur avoir fait du mal sans raison parce que les problèmes ne venaient pas d’eux mais de moi etc etc…

    Si jamais tes sentiments suivent le même chemin que moi tu verras. Tu ne pourras plus leur en vouloir parce que tu n’en voudras qu’à toi même. Ensuite, tu comprendras que tu souffres d’une maladie et que tout ça n’est pas vraiment de ta faute et que c’était plutot malgré toi. Si tes amis sont sincères ils comprendront, si ils ne comprennent pas tu auras fait le tri.
    Si tes sentiments n’évoluent pas de la même façon je te conseille d’être hyper prudente sur la façon dont tu vas leur annoncer ces choses. Parce qu’il se peut que tu prennes une énorme claque (pas physiquement mais mentalement).
    Il faut pardonner et se dire que tout le monde n’est pas parfait et accepter tes amis avec leurs qualités mais aussi leur défauts.

    J’espère sincèrement avoir pu un peu t’aider…

    @ Parvati (211) : c’est très touchant. je comprends que tu es bloqué au debut sur la lecture de ce texte, il est loin d’être évident. Je suis ravie que tu sois revenue.
    Moi aussi ça me dépasse le nombre de personne touché de près ou de loin par la dépression, je ne l’aurais jamais soupçonné. Ca me conforte dans l’idée que mon texte a toute sa place ici, peut être a-t’il pu aider quelques unes d’entre vous!
    Moi aussi j’ai des problèmes liés à l’enfance (entre autre) mais j’ai quand même des médocs ^^. Faut dire que c’est pas encore très claire et que je n’ai pas trouvé les causes véritables, je tatonne.
    Bi-polaire, c’est encore plus grave que la dépression mais ça se soigne aussi avec des medocs et du soutien; ça pourrait considérablement améliorer sa vie. Mais on ne peut pas forcer les gens à se soigner.

    @ parvati (213 et 217) hé hé j’ai déjà ce modèle ;-)))
    Pfiou je ne sais pas sije vais m’en sortir avec tous ces mails, vous me permettez de me laisser le temps d’y penser à tête un peu plus reposée… Il est 3h du mat ;-)

    @ nouche (218) j’ai integré ma communauté MBDF, et je viens d’être baptisée en quelque sorte et vous êtes toutes mes marraines, mes copines de route… bien sur que je donnerai des nouvelles. N’hesitez pas à en demander…

  • #224 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 3 h 39 min

    Ouf, j’ai enfin fini de répondre à tout le monde, c’est hyper important pour moi et je n’aurais pas pu me coucher sans avoir fini!!!!
    Bon vous comprendrez que la peche m’a abandonné la tout de suite, il est 3h30 et je suis complétement claquée….

    Ben je pars en forum là ça va pas plaire à Hélène. Je me recentre.

    Déjà je voulais m’excuser pour toutes les fautes, les phrases où il manque des mots et les mots où je me suis gourrée de lettre. Rhooo, je vais pas pouvoir me relire tellement ça m’insupporte!

    J’espère sincèrement que mon texte a pu vous être utile et mes réponses aussi. Je vous remercie infiniment pour vos encouragements, pour la chaleur que vous m’avez donné aujourd’hui.
    Je ferais part de temps en temps de mes avancées ici, et si vous avez un coup de blues, un truc qui vous mine, n’hésitez pas l’écrire.

    Je vais me coucher. Merci pour cette agréable journée (et nuit un peu ;-))

  • #225 Aurore le 19 juin 2008 à 8 h 13 min

    Bonjour Yin&Yang, je n’ai pas pu lire tous les commentaires et peut être que quelqu’un en parle déjà, mais j’ai mon papa qui a commencé un traitement anti-dépresseurs il y a trois semaines et aucun signe ne montre qu’il va mieux pour l’instant (il continue de répéter à ma maman, il faut qu’on déménage, on va pas y arriver (ils ont déménagé dans une nouvelle maison il y a un mois et demi).

    Je vais les voir ce week end et je me demandais quelle réaction je devais avoir envers lui : est-ce que je dois le booster, lui dire d’arrêter de dire cela puisque d’une, c’est faux, et en plus, en temps « normal », il serait complètement ravi d’y habiter. Ou est-ce que je dois aller dans son sens en lui disant, mais oui, tu peux pas y arriver pour le moment, mais un jour tu y arriveras (à faire les travaux dedans).

    Une autre chose aussi à laquelle j’avais pensé pour lui remonter le moral, c’était de l’emmener dans un endroit qu’il avait énormément apprécié quand ils y étaient allé il y a quelques années, mais comme il ne veut voir personne, il refuse… Est-ce que si on le « forçait », ce serait une bonne chose au bout du compte ?

    Bon je comprendrais que vous ne répondiez pas, vous n’êtes pas dans ma famille mais juste alors, quel comportement faut il avoir envers une personne avec cette maladie… Merci et bon courage pour la remontée.

  • #226 kila le 19 juin 2008 à 8 h 18 min

    Merci Yin et Yang. Ca me fait du bien de le voir de l’intérieur. Le côté noir et blanc, haa! ça ça me parle vraiment. Comment il passait d’une super journée où on avait rit beaucoup à une soirée où il était ignoble.

    Ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien, je sais qu’il ne pouvait pas faire autrement. Atrocement, je n’ai pas été surprise lorsque j’ai reçu le coup de fil m’annoncant sa mort. Depuis plus de 2 ans je ne voyais pas comment ça pouvait se terminer autrement.

    Et moi aussi sans être attaquée par cette maladie, je vais parler chez une psy depuis 1 ans 1/2, peut-être justement pour éviter d’en arriver là… Je ne suis ni bourgeoise, ni bobo parisienne ;-)

  • #227 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 9 h 22 min

    @ aurore (225) : c’est extremement compliqué pour moi de donner des conseils de ce genre. Je peux te donner des pistes.
    Déjà je pense qu’il est important que tu lises tous les commentaires, pour te faire une idée de la maladie. Ensuite il serait bien que tu ailles te renseigner sur les sites spécialisés (dont j’ai mis les liens plus haut) parce que la dépression s’exprime de différente façon suivant les personnes.
    Ici, je parle de mon propre cas, de mon expérience, il est dangereux de généraliser.

    Suivant mon expérience, je peux te dire que c’est compliqué, je n’en ai pas parlé à ma famille mais j’en ai parlé à certains de mes amis (amis – famille, ce n’est pas tout à fait pareil).

    Je ne sais pas exactement où en est le cheminement de ton père mais il a commencé un traitement alors j’imagine qu’il a un petit peu avancé. Les traitements peuvent mettre des mois à faire effets, ça dépend des gens, 3 semaines c’est un peu court pour juger des effets surtout d’un point de vue extérieur (peut être que lui ça l’aide beaucoup!).

    Par ma propre expérience je sais que m’imposer des choses et me forçer n’avance à rien. J’ai voulu partir en vacances dans un endroit que j’adore en tant normal où je me sens bien. Et ça a été la catastrophe tellement j’étais paniquée. Je pense qu’il ne faut pas trop sortir de la routine (avoir une certaine stabilité). Parce qu’on a beaucoup de mal à gérer les nouvelles choses et surtout à gérer au niveau de l’émotionel.
    Moi je me sens bien que chez moi par exemple, parfois je sors un peu mais j’ai un besoin de rentrer qui est très fort et je n’arrive pas à ne pas l’écouter sinon ça ressurgi au niveau du corps et je suis dans un état d’angourdissement.
    La notion de stabilité est très importante, on a besoin de ça, comme des bases solides sur lesquelles s’accrocher. Et le fait de ce sentir rassuré aussi.

    J’espère que ceci a pu t’aider un peu!! Je ne peux malheureusement en dire plus par commentaires.

    Pour l’aider tu peux lui poser la question suivante : « qu’est-ce que je peux faire pour t’aider? » et lui dire que tu ne peux pas comprendre sa douleur vraiment parce que tu ne la vis pas mais que tu vois comment il est et que tu t’es renseignée sur la question et que ça te touche.
    Je sais pas trop en fait, je ne communique sur le sujet que par mail et je ne peux pas faire face aux gens qui savent physiquement. Ca me panique totalement, j’ai besoin de prendre du recul.

    Je te met un lien vers doctissimo où il y a une liste de numéro qui peuvent t’être utile comme à d’autres par exemple sos dépression que tu peux appeler 24/24

    http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/poster-numeros-utiles-sujet_173074_1.htm

    Il y a aussi ce lien où je t’ai mis directement sur la page pour aider les personnes en dépression.

    http://www.etat-depressif.com/depression/vivreavec/vivreavec.htm

    j’espère que j’ai pu t’aider…

    @ kila (226) : ravie d’avoir pu éclairer tes zones d’ombres…

  • #228 Stéphanie (mais une autre) le 19 juin 2008 à 9 h 27 min

    Le CMP se trouve en face de chez moi (je ne le savais pas), je me douche et j’essaie d’y aller (ben oui entre vouloir y aller et rentrer à l’intérieur, il y a un grand pas quand même…)

  • #229 siamoise cramoisie le 19 juin 2008 à 9 h 51 min

    @Ying et Yang:

    ben dis-donc, tu as bossé comme une dingue jusque tard dans la nuit, et tu y re-y-es dès ce matin… C’est vrai que c’est nécessaire, la moisson dans ce domaine est énorme (c’est toujours impressionnant de se rendre compte de l’étendu de la souffrance de nos semblables),
    je voudrais te remercier de ce que tu as su libérer en écrivant le post d’hier, libérer chez toi, comme chez nous toutes.

    Bien des tendres baisers, et paix sur votre souffrance (sur notre…) à toutes et à tous.
    Vive la vie!

  • #230 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 10 h 38 min

    @ stéphanie (mais une autre) (228) : voilà exactement ce que je pensais. Le CMP on ne sait pas du tout ce que c’est. En face de chez toi, c’est vraiment génial tu n’auras aucun problème pour t’y rendre.
    Prends ton courage à 2 mains respire un bon coup et fonce. Surtout ne flanche pas en cours de route. Tu prends rdv et il faut que tu te convaincs que rien ne pourra te faire devier de cet objectif.
    Ce premier rdv est un cap, tu vas voir comme tu va te sentir soulagée, écoutée. Ca ne peut etre que positif.

    Un seul mot : fonce…

    @ siamoise (229) : en effet, ça m’a demandé un effort pour répondre à tous les commentaires mais il le fallait que je le fasse et de ne toute façon je n’aurais pas trouvé le sommeil sans avoir terminé.
    De façon tout à fait égoiste ça m’a fait un bien fou de vous en parler, ça m’a fait avancer un peu plus et réfléchir sur des trucs qui étaient obscurs pour moi. Merci à toute pour vos messages.

    Hier soir, en me couchant je me suis aperçu d’un truc dont je n’avais pas pris conscience jusqu’à présent et qu’il me semble tout à fait évident maintenant mais j’ai envie de le souligner.

    Je parle souvent de comment j’étais Avant, de comment je vois les choses maintenant et du chemin parcouru. Et des petits trucs/ astuces qui payent pas de mine mais qui font drolement avancer et beaucoup de bien.
    Je me suis donc aperçu que la dépression ne nous détruit pas seulement au niveau psychologique au sens large mais elle détruit aussi notre mode de vie. En effet, c’est comme un apprentissage. Apprentissage pour me connaitre mieux, savoir m’écouter et savoir d’où vient le mal. Mais aussi un apprentissage pour réapprendre à vivre, genre des petits trucs cons qui nous font du bien, le chant, le sport, le maquillage etc…
    C’est des trucs que je faisais de façon naturelle auparavant, sans y penser alors que maintenant quand je trouve une astuce je suis super en joie!

    Il faut réapprendre à vivre. Je trouve que cette phrase cloture bien le débat autour de cette maladie.

    Ps: j’ai drolement envie après cette folle journée d’hier, de me mettre à l’écriture plus sérieusement et pourquoi pas écrire un bouquin sur cette expérience.

    Plein de bisous à toutes, du courage pour celle qui en ont besoin et pour les autres sachez apprécier le bonheur qui est autour de vous…

    Merci à toutes pour votre gentillesse. Je vais prendre le temps de tout bien relire à tête reposée.

  • #231 Hélène le 19 juin 2008 à 10 h 38 min

    Yin&Yang je suis HYPER touchée que tu aies répondu à tout le monde. Ca prend un temps fou, je suis bien placée pour le savoir, et je trouve ça d’une immense gentillesse et délicatesse de ta part de l’avoir fait !

  • #232 cynthia283 le 19 juin 2008 à 10 h 39 min

    merci Ying et Yang pour tes réponses. J’espère que tu as passé une bonne nuit. C’est impressionnant comme au milieu de ta galère, tu prend soin des autres et est à leur écoute.

  • #233 Hélène le 19 juin 2008 à 10 h 39 min

    Voilà cynthia283, exactement ! Moi aussi je suis super frappée de voir comme tu est attentive aux autres, Yin&Yang ! C’est rare chez qqn qui va mal, chapeau !

  • #234 lizou le 19 juin 2008 à 10 h 43 min

    Hé Ying Yang je crois qu’à te lire le plus dur est derrière, bonne route!

  • #235 Cagaroule le 19 juin 2008 à 11 h 02 min

    Bonjour,

    Tu as du avoir une courte nuit Yin & Yang! :-))
    Je comprends que tu ressentes l’écrit comme facile. Peut être que l’oralité te gêne par manque de pratique? Et donc ça viendra avec le temps, et tu seras complète!

    Concernant tes parents, la situation a l’air délicate chez toi, et effectivement, tu es meilleur juge. Et comme tu le dis, si le regard des autres sur toi doit changer, il faut être en mesure de l’accepter (ou de le supporter).

    En tout cas, tu m’as l’air d’une lucidité exemplaire!! Sur toi, ta maladie, tes besoins,… Tes envies??

    Voilà, rien à ajouter à part que je vous embrasse toutes et tous et vous souhaite une bonne journée!!

  • #236 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 11 h 10 min

    Et ben oui moi aussi je trouve ça bizarre de prendre soin des autres comme ça, c’est peut être ma nature ou pour compenser le fait d’être super égoiste de penser plus souvent à moi, je ne sais pas trop comment l’expliquer.

    Ca n’a pas du tout été une corvée de vous répondre, ça m’a fait super plaisir, ça m’a pris du temps certes mais ça m’a permis aussi d’avancer un peu plus sur le chemin et de trouver du soutien en dehors des professionnels.
    Ca m’a fait un bien fou, c’est même pas imaginable. Et puis j’ai été extremement touchée par vos expériences, surtout pour ceux qui s’en sont sortis (ça m’aide à relativiser, à ne pas m’impatienter) mais aussi beaucoup pour ceux qui sont touchés par cette maladie de près ou de loin. C’est encore plus abstrait pour ces personnes et c’était important de leur faire part de mon expérience parce que ça reste quelque chose d’assez flou quand on l’a pas vécu.

    Ca me fait plaisir que vous me trouviez un peu hors du commun parce que j’aime être unique et ne ressembler à personne. Ca me met de super bonne humeur.

    Merci pour l’accueil que vous avez fait à mon texte, je suis profondément touchée. J’ai perçu vos pensées positives… ça m’aide beaucoup. J’ai l’impression que je ne pourrais plus flancher, je me sens encore plus forte grace à vous.

  • #237 anne k le 19 juin 2008 à 11 h 12 min

    Yin&Yang, je suis ravie pour toi que la journée d’hier t’ai été bénéfique ! Bon courage, surtout dans les moments de baisse de régime. Ils se feront de moins en moins nombreux et l’énergie positive reprendra le dessus. Laisse-les passer sans te torturer. Et félicite-toi pour chaque pas en avant.

    Je plussoie les derniers commentaires. Je suis moi aussi impressionnée par tes qualités d’écoute et de réflexion malgré la période pénible que tu vis en ce moment. Hier, quelqu’un parlait hier d’empathie. Dans tes réponses à tous les commentaires, il semble que c’est une qualité très forte chez toi.

    Je ne sais pas quel âge tu as ou quel est ton parcours études / pro, mais il me semble que tu as toutes les qualités pour un jour, peut-être, faire une bonne thérapeuthe.

  • #238 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 11 h 20 min

    @ cagaroule (235) : une lucidité exemplaire, je n’irais pas jusque là c’est un peu fort comme mot.
    En fait, j’ai jamais pris le temps de m’écouter, de savoir ce que j’avais vraiment envie, de me connaitre etc… je me laissais plutot porter par la vague et je me posais pas trop de questions. Je vivais dans l’instant.
    Et puis à force de se laisser vivre comme ça et ben on perd pied. Ensuite c’est difficile de régler tous les petits problèmes quand on a tout occulté et que tout refait surface en même temps. La dépression arrive et on croit que c’est fini, qu’on va mourrir parce qu’il ne peut en être autrement……

    La lucidité je ne savais même pas ce que c’était avant la dépression, j’ai du l’apprendre, c’était nécessaire pour m’en sortir. En fait je chemine toute seule, mon esprit est à fond pour reconquerir mon corps, c’est hyper compliqué parce que j’ai pas l’impression de faire grand chose véritablement, j’ai plus l’impression que ça se fait tout seul, que mon subconscient carbure à fond… j’ai pas de réelle prise sur mon évolution.
    Je sais pas comment expliquer ce phénomène c’est assez obscur.
    Mais la lucidité pour moi elle vient beaucoup du combat contre la maladie.

  • #239 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 11 h 31 min

    @ anne k (237) : l’empathie par contre faisait déjà partie de mon caractère avant. Mais elle s’exprime différemment à présent. Cette épreuve me fait beaucoup relativiser les choses et me fait voir la vie autrement.
    Je me perçois différemment mais je perçois les autres aussi différemment et je suis plus à même de comprendre leur douleur, leur pensée, de les comprendre.

    Le fait que je me comprenne mieux fait que je suis plus apte à comprendre les autres. J’ai envie de dire que dans la vie c’est super important de s’écouter d’abord, de se connaitre, de prendre soin de soi pour ensuite pouvoir prendre soin des autres. C’est un juste retour des choses. Il faut être un petit peu égoiste et penser à soi en premier et c’est ça c’est extremement nouveau pour moi.

    J’ai 25 ans. Il y a quelques mois, je me disais que ma vie était fini, que je n’arriverais pas rebondir, que je pourrais jamais surmonter ça, je pensais que j’étais en fin de vie, comme condamner.
    Maintenant je sais que j’ai de beaux jours devant moi, que ça ne va pas toujours être facile mais qu’on peut affronter toutes les épreuves même les plus dures.
    Je n’ai qu’une envie sortir de la dépression, et profiter un maximum de la vie. C’est clair que je ne me prendrais plus la tete pour des trucs sans importance et en ça ma vie ne pourra être que plus sereine.
    J’ignore quel va etre mn futur mais je n’ai plus peur de lui.

  • #240 Mo le 19 juin 2008 à 11 h 52 min

    Yin&Yang, tes derniers mots font chaud au coeur!
    Merci pour le temps que tu as pris pour ce billet, tant mieux si çat’a été utile!
    Moi ça m’a été très utile, alors merci.

  • #241 Aurore le 19 juin 2008 à 12 h 43 min

    Merci pour tes conseils Yin&Yang. Bon courage pour la suite

  • #242 leolu le 19 juin 2008 à 13 h 16 min

    je ne sais pas par quoi commencer, tellement il y a à dire sur le sujet.
    Yin&Yang, écrire ce texte est déjà un grand pas, car cela signifie que tu as pris conscience que ça n’allait pas, même si cela a dû, prendre des années…j’ai lu une (grande) partie des commentaires, il est donc fort possible qque cela ait été dit plus haut et je m’en excuse.

    j’ai lu, plus haut, qu’il était question d’hérédité, et je le confirme également puisque du côté de mon père, quasi tout le monde est ou a été dépressif avec une grand-mère dont la mort reste un tabou ; je n’ai jamais su réellement comment elle est morte, certaines tantes parle d’internement…

    Dans mon cas, j’ai eu des phases très basses, qui ont commencé dés mon adolescence, mais également des phases où je suis très heureuse.

    Je me bats avec mes vieux démons, de moins en moins souvent heureusement, car la vie est belle, je commence à le croire et sachant ce que c’est, je ne veux pas que cette lignée de dépressions perdure à travers mes enfants.

    Je te souhaite de tout coeur la même chose, que tu arrives à voir le ciel bleu derrière de gros nuages, que tu t’amuses d’un rien, que tu soit comblée par la moindre petite chose, bref du bonheur.

  • #243 dola le 19 juin 2008 à 13 h 29 min

    Yin&Yang, je trouve vraiment super que tu aies pris la peine de répondre à chacun de nos commentaires, c’est très touchant.

  • #244 lyora07 le 19 juin 2008 à 13 h 31 min

    Je vous jure qu’en lisant ce témoignage, j’ai eu les frissons! C’est exactement ce que je vis, ce avec quoi je me débats depuis quelques temps déjà. Le pire c’est que parfois j’ai l’impression d’en être sortie et…..POUF…….la moindre merdouille me fait replonger. J’ai l’impression de faire des montagnes russes.
    Mais je n’arrive toujours pas à faire une vraie démarche auprès de professionnels pour m’en sortir. J’ai l’impression que qualifier cela de « dépression » équivaut à dire un gros mot.
    Et surtout j’ai l’impression de faire chier tout le monde avec ça. Pour les autres ce n’est qu’un petit passage à vide. Sauf qu’il se prolonge…

  • #245 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 14 h 34 min

    @ toutes: merci beaucoup ;-)

    @lyora07 (244) : il faut que tu lises tous les commentaires… moi aussi j’ai en permanence cet effet de yoyo. Aujourd’hui tout va bien mais demain, dans une semaine, il peut se passer quelque chose et je replonge. Maintenant j’aurais une arme, ce blog, cet article, les com’. Mais les rechutes sont jamais évidentes à vivre .
    N’hésites pas à consulter, à prendre rdv avec le Centre Médico Psychologique près de chez toi, il n’y a aucun mal à demander de l’aide (c’est gratuit). On ne peut pas tout supporter seul. Il faut être soutenu c’est très important.
    La première démarche est hyper dure à faire, il faut se faire violence mais une fois cette épreuve passée, une fois que tu te sens en confiance avec les gens, que tu vois qu’ils sont là pour toi, qu’ils veulent t’aider. Tu te sens drolement soulagée.
    Je t’encourage à aller consulter, à faire ce premier pas. Tu n’as rien à perdre…
    Ne préoccupe pas des autres (je sais qu’ils te font du mal mais ils ne le font pas exprès) et préoccupe toi de toi et seulement toi.

  • #246 Hélène le 19 juin 2008 à 14 h 51 min

    lyora07 je me permets d’appuyer ce que dit Yin&Yang à propos du fait de se faire aider, elle a drôlement raison et son conseil est d’une grande sagesse.

  • #247 La Sosso do Domingo le 19 juin 2008 à 15 h 47 min

    Non non Lyora207, dépression c’est une maladie, pas un gros mot. Prends le temps de consulter par toi-même, sinon, il pourrait t’arriver de chute en chute de le faire dans des circonstances beaucoup moins drôles, genre milieu hospitalier. Moi ça m’est arrivé, j’ai tellement attendu, tellement refusé mon état, qu’un beau jour je me suis retrouvée à l’hôpital psy. Mélangée avec plein d’autres malades mentaux, dépressifs, mais aussi gâteux, etc etc… Le lendemain, j’ai dit en colère au médecin un truc du genre « mais vous voyez un peu où on m’a collée ??? » et elle m’a répondu tout doucement « parce que vous croyez que votre maladie est moins grave que la leur ? » Et là j’ai pris en plein dans la figure que j’étais très malade. Et j’ai accepté mon traitement, ça a pris des mois pour que je m’en sorte mais là ça fait presque 20 ans que je m’en suis sortie. Et cette expérience, je la juge finalement enrichissante, eh oui, parce qu’elle a changé mon point de vue sur la dépression, sur la vie, sur les maladies mentales, qui font si peur à tout le monde. Et qui sont des maladies.

    La dépression c’est comme une glu devant des yeux et dans ton cerveau qui filtre tout, et particulièrement la joie, la lumière, la chaleur. Je pense qu’on peut pas s’en sortir seule, mais qu’à la longue on s’en sort et qu’après on voit la vie mieux qu’avant.

    Gros bisous et bon courage à toutes celles qui se débattent là-dedans. Je suis de tout coeur avec vous ! (moi c’est le tricot qui m’a aidée, c’est gnangnan hein !)

  • #248 Turquoise le 19 juin 2008 à 16 h 09 min

    Sosso, tu as bien raison, il faut agir rapidement . Et rien de ce qui peut aider n’est gnangnan, en voilà une idée !

  • #249 Véro la Bisontine le 19 juin 2008 à 19 h 07 min

    @Yin&Yang : j’ai été époustouflée de voir que ton billet avat suggéré tant de propos d’une part, et d’autre part la diligence que tu as eu de répondre à tout le monde…
    Franchement, d’après ce que tu nous décris, il me semble que tu as déjà fait un grand pas sur ce long chemin…
    Je te trouve très touchante, et puis tu t’exprimes, ce qui est à mon sens très salvateur…
    Parler et bien dormir (autant que faire se peut), sont des élèments, à mon sens très importants dans la voie de la guérison.
    Et puis, j’ai lu aussi tes post aujourd’hui sur un sujet plutot futile que nous a proposé Hélène, et j’ai vu que tu étais capable aussi de sourire, voire de rire sur ce type de sujet, et crois-moi, quand ça va mal, ce genre de sujets nous passe largement au dessus du bonnet (de laine, pas de tendance mammaire dans mes propos..!).
    Le blog d’Hélène nous fait beaucoup de bien, on l’a déjà dit (sinon, on y reviendrait pas quotidiennement), et ça, c’est vraiment chouette, hein?

  • #250 Véro la Bisontine le 19 juin 2008 à 19 h 15 min

    Ah oui, j’avais oublié de le dire…
    J’avance souvent le fait que finalement « chacun sa souffrance »; ce n’est pas une expression pleine de mépris, mais plutot à entendre (ou à lire) avec beaucoup d’empathie.
    Cette expression, que je me répète souvent, m’est venue lorsque je me suis rendue d’autour de moi, des personnes pleuraient la mort de leur chien, et étaient enclines à ériger un vrai mosolée à la gloire de leur cher kiki disparu…
    Cet attachement ne me parle pas, n’étant pas moi même dévouée à la cause canine…j’en aurais même ri!
    Mais devant le désarroi de ces personnes, je me suis dit que je n’avais pas à juger, et que la tristesse qu’elles pouvaient ressentir était peut être aussi forte et violente que la mienne pour d’autres raisons (qui leur paraitraient peut être bien futiles, à elles..)
    Tout ça pour dire que nos joies, nos peines, nos enthousiasmes, nos déprimes, nos coups de gueule, nos coups de coeur nous sont bien personnels…
    Personne n’a le droit de juger si tu as le « droit » ou pas d’être triste ou gaie…
    Par contre, des professionnels existent, et eux peuvent aider en de pareilles circonstances…

  • #251 Hélène le 19 juin 2008 à 20 h 11 min

    La Sosso do Domingo ce que tu dis à propos de l’hôpital psy et des maladies mentales est très intéressant, merci !

    Véro la Bisontine comme toi j’ai été très impressionnée des commentaires de Yin&Yang sur les sujets futiles du jour, en plus de ses réponses à tout le monde sous son billet, et je crois qu’elle est drôlement sur la bonne voie ! ;-)
    Ce que tu dis sur la souffrance de chacun est très enrichissant et intéressant.
    Et merci de dire que mon blog fait du bien, ça c’est à moi que ça en fait, du bien ;-)

  • #252 Violaine le 19 juin 2008 à 20 h 14 min

    C’est vraiment courageux, parce que tu as su te soigner « toute seule », aller vers les bonnes personnes. Elève en prépa (et dans ce cas, ça justifiait tout !), j’ai eu une année épouvantable, je pleurais tous les jours au téléphone avec ma mère, je ne mangeais presque plus, je ne dormais plus, j’étais épuisée, j’avais mal à la tête en continu, j’étais déçue de tout … et il a fallu que ma mère me traîne chez un médecin qui m’a filé des antidépresseurs et qui m’a suivie toute une année.
    Et je continuais, les premiers mois, à dire « je prends des antidépresseurs, mais bon, en fait ça va quand même, je ne suis pas dépressive ! »
    Mes amis ont été là, pour la plupart ; quelques-uns m’ont déçue, parce qu’ils avaient l’air convaincus que si j’étais dans cet état, c’était une faiblesse de ma part, un manque de courage, un caractère faible, alors que ce n’est pas tellement mon cas ; et combien ont essayé de me dire que si je prenais des antidépresseurs, je serais droguée et complètement accro, complètement incapable de vivre sans … Résultat, j’ai arrêté mon traitement il y a presque un mois, et je me sens très bien ! Je déteste ce genre de jugement, ces gens qui doutent de tout alors qu’ils n’en ont jamais eu besoin et n’ont jamais eu à en prendre …

  • #253 Hélène le 19 juin 2008 à 21 h 37 min

    Yep Violaine, l’ignorace et le manque d’expérience fait faire et dire bien des ânneries aux gens…

  • #254 Lylou le 19 juin 2008 à 21 h 38 min

    yin et yang commentaire 219:
    « Les amis, …quand tu les tires vers le bas avec tes problèmes, ils partent au galop, pas tous heureusement… je me dis que ce n’est pas grave tout simplement et qu’on reprendra contact quand j’irais mieux, ou pas je me prends pas la tête. »

    C’est une attitude positive car en vouloir aux gens rend aigri. On se referme sur-soi même et on est encore plus seul.Après tout on est des êtres humains et on a besoin de côtoyer ses semblables.

    « je vais mieux parce que je n’attends rien de la part d’autrui et quand on me donne quelque chose je prends sans en attendre plus. »

    C’est vrai qu’attendre des autres est le plus sûr moyen d’être déçu.Il vaut mieux compter sur soi.Quand on reçoit, on est tellement surpris et heureux car les gens donnent rarement.Il faut donc accepter et montrer à l’autre qu’on est touché.

    « Je suis plus qu’à fond dans l’écoute de mon corps, je note tout scrupuleusement dans un cahier… physique et mental »

    C’est bien que tu fasses ce travail de fond car le psychologue, le psychiatre ne peut que t’aider, te donner des pistes mais la personne qui te connait le mieux c’est toi.Ecrire des notes t’oblige aussi à voir la vérité en face, surtout si tu écris sur le vif, sans retenu, car parfois on cherche à se cacher des choses mais lorsque c’est écrit noir sur blanc, on ne peut pas se voiler la face.Dans quelques années, tu reliras tes notes et tu retiendras ton souffle.Tu penseras: »Eh oui, cette personne c’était bien moi.Que de chemin parcouru. »
    Je t’incite vivement à lire ce livre de Vittoria Pazalle http://www.vittoria-pazalle.com/Livre.html . Ne te fie pas au titre, c’est plus qu’un livre sur l’anorexie, c’est l’histoire d’une reconstruction.

  • #255 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 21 h 48 min

    En ce qui concerne mes messages dans les articles :
    Aujourd’hui ça a été plutot facile pour moi de commenter ici, comme si quelque chose c’était débloqué. Avant j’écrivais, j’effacais, je changeais de formule, je doutais.
    Aujourd’hui je peux librement parler avec vous parce que déjà vous en savez plus sur moi mais aussi car grace à vous aujourd’hui j’ai eu l’esprit leger et je n’ai pas pensé à la dépression.
    Je me sens plus à l’aise avec vous.

    Après il ne faut pas croire que je suis guérie pour autant, j’ai fait du chemin pour etre là où j’en suis aujourd’hui mais les problèmes qui m’ont fait chuter ne sont pas réglés.
    En même temps je n’ai pas trop eu le temps de me poser des questions sur ces problèmes parce que mon attention était focalisée ici et parce que vos encouragements m’ont donné de la force.

    Aujourd’hui je me suis sentie légère et ça fait beaucoup de bien. Il n’empeche qu’hier quand j’ai vu la psychiatre, j’ai pleuré comme une madeleine dans le cabinet.
    Ici je ne suis pas rentrée dans les détails, je suis restée dans le général (ce qui a été drolement bénéfique car j’ai tout mis à plat) et je n’ai parlé que de mes sentiments. Les raisons de mon mal être je ne les ai pas évoqué avec vous parce que ce n’était pas nécessaire pour la compréhension de cette maladie.
    J’en parle seulement avec des professionnels ou avec mes amis pour remonter dans mes souvenirs.

    Aujourd’hui je n’ai pas essayé de comprendre pourquoi la dépression m’a attrapé, j’ai juste apprécier ce moment de repie.
    Il faut dire que j’ai été obligé de me lever ‘tot’ ce matin et depuis je suis un peu dans le gaz et mon esprit n’est pas capable de divaguer….

    Et puis comme je l’ai expliqué, ce lieu, ce blog, cette communauté c’est un des moyens que j’ai choisi pour éviter que mes pensées tournent en rond.
    En lisant les différents sujets et en lisant les commentaires, je suis amenée à réfléchir sur des trucs précis. Et assez souvent ça me renvoie à moi, mon expérience, à mes problèmes et ça me permet de relativiser ces choses ou de mieux les comprendre.

    Pour mieux comprendre l’effet yoyo et pourquoi certain jour je semble (presque) pas malade:

    C’est comme si je batissais une maison, petit à petit je pose une brique, puis une autre, pas toujours au même endroit, des fois dans ma journée rien ne se passe, il n’y a pas d’évolution dans le chantier, et des jours comme hier ça va super vite, les briques s’enchainent.

    Globalement, je vais bien, en tout cas mon état c’est considérablement amélioré, il y a des jours ou presque je pourrais ressentir du bonheur (ce n’est pas tout à fait ça mais c’est assez proche, c’est plutot une sorte de détente, de bien être, de soulagement mais ce n’est pas du bonheur réellement car il y a ce mal etre latent)
    Il y a des jours ou je rechute où je souffre terriblement, ou je passe mon temps à pleurer.
    Entre les 2 il y a des périodes où je suis ni bien, ni mal entre 2. Ou j’essaie de comprendre ce qui me contrarie et que je n’y arrive pas ou j’analyse ce qui m’a fait rechuter (pendant ces moments là je ne pose pas de brique, je tourne autour de l’endroit en me demandant ou je vais pouvoir la poser). Et puis ça fait tilt, je trouve pourquoi je n’allais pas bien, j’essaie de comprendre, je l’accepte. Je pose la brique et ça va mieux je poursuis le chantier.

    Parfois pendant le chantier je sifflote en travaillant, le soleil brille, les oiseaux chantent, bref je passe une bonne journée le travail n’est pas trop fatiguant (comme aujourd’hui et hier) et je me couche et je m’endors tranquillement.
    D’autre jour c’est la tempete, les conditions sont trop mauvaises pour batir mais j’essaie tant bien que mal de braver l’orage, j’essaie de batir, des fois ça marche et le soleil revient vite mais souvent il faut que j’attende plusieurs jours que la tempete se calme, si elle a été violente elle a pu arracher des briques et je m’empresse de les remettre.
    Au sein même d’un journée, il peut y avoir des imprévu, je peux me donner un coup de marteau sur le doigt et je travaille moins vite, je peut avoir une écharde dans le pied etc etc etc……..
    C’est exactement comme construire une maison sauf que je la batie à mon rythme et que je ne sais pas quand je pourrais en profiter, vous saisissez!!???

    Je sais que ça peut être diffcile à comprendre mais je souris, je rigole, mais même pendant ces moments précieux j’ai un pincement au coeur, je n’oublie pas la dépression, elle est en moi.

    Je pense que lorsque j’arriverais au toit, je serais presque à la fin de la route mais je pense qu’il est important de ne pas trop se presser, de prendre son temps pour poser les tuiles et surtout de soigner les finitions pour que la maison soit solide.

    J’espère que ça vous aura aider à mieux comprendre pourquoi c’est super diffcile à comprendre la dépression (de l’extérieur), parce qu’on donne l’impression d’être bien mais le mal est à l’intérieur, le mal touche notre inconscient. Je suis sure que je ne connais pas encore toute les raisons de mon mal être, il faut que mon esprit se débloque.

    C’est super important de ne pas passer ces journées à seulement batir et poser des briques. On peut aller faire un promenade, faire une sieste etc etc.

    Je me sens très très fatiguée, j’ai l’impression d’avoir été cohérente mais je ne sais pas si c’est clair pour vous??

  • #256 Hélène le 19 juin 2008 à 21 h 53 min

    Oh que oui c’est clair, Yin&Yang !! Tu as un talent extraordinaire pour mettre en paroles les émotions et les images !!!
    Une fois encore, tu m’impressionnes beaucoup ! ;-)

  • #257 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 21 h 57 min

    Je me suis relue, ça va c’est pas trop mal je voudrais rajouter un point à la métaphore de la maison. Le plus dur c’est de débuter le chantier de trouver les plans et de faire les fondations. Ca prend beaucoup de temps et d’énergie mais une fois que c’est fait c’est fait et on peut commencer la construction.

    Les fondations renvoie à l’acceptation de la maladie et au fait de ne pas avoir honte d’être malade et d’avoir besoin d’aide.
    La construction, c’est le cheminement qui suit….

  • #258 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 22 h 02 min

    Merci beaucoup Hélène ça me touche beaucoup, j’ai toujours été doué à l’écrit et c’était très dur pour moi dans le fond de la dépression car je ne pouvais plus réfléchir et j’étais incapable d’écrire, incapable de faire des phrases et même l’orthographe était devenu une difficulté. Je suis bien contente d’avoir retrouvé cette faculté.
    Tiens je vais mettre ça dans mon truc positif du jour. ;-)

  • #259 Lylou le 19 juin 2008 à 22 h 05 min

    yin &yang commentaire 224:
    C’est bien que tu aies pris la peine de répondre aux commentaires même si tu t’es couché très tard, ce qui montre que tu peux prendre et donner aussi.Peu de personne savent le faire. Merci d’avoir répondu.

  • #260 Yin&Yang le 19 juin 2008 à 22 h 16 min

    @ lylou (259 et 254) : merci beaucoup de me conforter dans l’idée que je chemine de la bonne façon. Je prends note de ton bouquin. Je ne sais pas encore si je vais le lire, on m’en propose beaucoup aussi dans mon entourage.
    J’ai encore un peu de mal à me concentrer et ça me demande beaucoup d’énergie. J’ai l’impression que ça va un peu mieux depuis quelque jours, je pense que ça me fera beaucoup de bien de me remettre à lire… A suivre.

  • #261 Hélène le 19 juin 2008 à 22 h 24 min

    Bonne nuit Yin&Yang, bonne nuit les filles ;-)

  • #262 Lylou le 19 juin 2008 à 22 h 28 min

    @ Yin & Yang commentaire 260:
    C’est vrai qu’on ne peut pas tous les lire. La lecture fait beaucoup de bien dans le sens où elle nous permet de nous évader.
    Dans le cas où un livre t’offre des éléments de réponses, t’aide à avancer, n’hésite pas à communiquer le titre.

  • #263 Lylou le 19 juin 2008 à 22 h 28 min

    Bonne nuit Hélène ;-)

  • #264 nouche le 20 juin 2008 à 0 h 08 min

    @Véro la bisontine: je plussoie un maximum avec toi
    @Ying et Yang; magnifique ton texte, vraiment très beau et tu as raison pour la construction de la maison, prend ton temps, pour qu’il n’y ait pas de fuites par la suite, et je suis persuadée, que quand tu l’auras terminée, elle sera magnifique.
    J’ai bcp d’admiration pour toi
    Je pense qu’en définitive, c’est toi qui va redonner de la force à celles qui en ont besoin.

  • #265 Dorothée le 20 juin 2008 à 0 h 47 min

    Je n’ai pas lu les commentaires cette fois mais j’ai hâte de trouver le temps pour le faire, c’est un sujet qui me tient à coeur. Eh wi, moi aussi je suis passée « par là », en sort-on complètement d’aillleurs? En tout cas on change, enfin pour moi ça a été radical…

    Tu as raison de prendre le sujet au sérieux rapidement, moi je n’ai pas été attentive aux signes, mettant tout sur le compte de mon hypersensibilité. Puis, un jour, à la faveur de deux évènements douloureux dans la même semaine, une rupture importante et la mort de mon chien (+ un interdit bancaire, + plus d’eau dans mon appart pendant six mois, + séparation de mes parents, +…+…), elle est arrivée en force et en un quart d’heure tout a basculé. La moitié de moi voulait sauter par la fenêtre/sous le métro, l’autre restait lucide mais faiblissait. J’ai passé la nuit au téléphone avec SOS Amitié (si, si), appelé SOS Psychiatrie, tambouriné à toutes les portes de mon entourage pour qu’on m’aide à trouver une solution. Ma chance, c’est d’avoir des proches psychiatres ultra réputés dans leur domaine, qui m’ont adressé à celui qu’ils considéraient être le must. J’ai loupé plusieurs RV parce que je ne comprenais même plus ce qu’on me racontait, accepté d’être hospitalisée, puis je suis entrée dans une petite routine consistant à aller voir mon petit bonhomme sur la montagne chaque semaine pour tenter de comprendre mes angoisses, accepter les gargouillis de mon ventre réclamant des enfants ;-), apprendre à fonctionner autrement. Je ne dis pas que ça a été rose tout de suite, mais ce rendez-vous hebdomadaire, déjà, me servait de but pour tenir encore une semaine, qui était pourtant une éternité dans cette lutte avec la Bête.

    Si ça n’a pas été plus grave, c’est parce que je savais que ça m’arriverait un jour, je ne savais pas sous quelle forme, mais inconsciemment je m’étais préparée à une épreuve. Mon pilier, ç’a été le fantastique livre de Guillemette de Sairigné « Tous les dragons de notre vie », une suite de témoignages de gens confrontés à des épreuves terribles et comment ils en sont ressortis -ou pas.

    Alors effectivement, la route est sinueuse, il y a quelques rechutes, l’entourage est chiant, on est parfois bien seule, mais comme le titre du bouquin de Labro, « tomber sept fois, se relever huit », ce qui compte c’est de se relever plus souvent que la Bête.

    Et puis il y a le bouquin de Marie Cardinale « Les mots pour le dire », plein d’espoir aussi. Sans compter tous ceux et celles, insoupçonnés jusque-là, qui y sont aussi passés. Et cela forme une sorte de communauté plus ou moins solide…et comme on aime les autres avec leur talon d’Achile, on apprend à vivre avec les siens. Etre passé par là n’est pas une garantie absolue de bonheur, mais c’est fou ce que notre vie y gagne en profondeur :-)))

    Je te souhaite beaucoup de courage, mais surtout beaucoup de plaisir dans tes retrouvailles avec toi-même :-)))

  • #266 Yin&Yang le 20 juin 2008 à 10 h 20 min

    @ Dorothée (265) : « Etre passé par là n’est pas une garantie absolue de bonheur, mais c’est fou ce que notre vie y gagne en profondeur  »
    C’est exactement ce que je ressens en ce moment.
    Je me sens être et je sais que je vais devenir une personne meilleure, juste parce que finalement je me sens mieux dans ma tête et que peu à peu je me libère de ce fardeau qui m’écrasait mais avec lequel je vivais tant bien que mal.

    Je suis dans une période où je me dis que cette épreuve est finalement bénéfique, c’est un peu bizarre de dire ça car la douleur était avant intolérable. Mais on oublie vite ces moments douloureux pour profiter du moment présent même si cette douleur est toujours là dans nos souvenirs, on a besoin de la mettre de coté pour pouvoir avancer.

    Je ne cherche pas le bonheur absolu, je pense qu’il n’existe pas, je veux juste pouvoir vivre plus sereinement sans que mes démons frappent à la porte sans cesse, j’ai une profonde envie de me libérer de tout ça, pour retrouver simplement le gout de vivre, pour profiter de la vie et non la subir.

    Je suis sur la bonne voie, ma maison se construit sur de très bonne base à mon sens et je sens allée vers une sagesse qui me permettra de voir les choses autrement, je ne pourrais que sortir grandie de cette histoire comme si je rattrapais toutes ces années où je me trainais mon fardeau et pendant lesquelles je suis restée bloquée.
    Une partie de moi a continué la route et une autre est restée bloquée sur le chemin, il faut je refasse le trajet à l’envers pour aller chercher cette partie manquante car je ne peux pas vivre sans elle, lui montrer que plus loin dans le chemin tout va bien, pour la rassurer et revenir avec elle main dans la main dans le présent et continuer notre route vers l’avenir.

    C’est aussi dans ce sens que je voulais écrire cet article pour montrer qu’au délà de cette douleur, quand on crois que tout est perdu, quand on a plus d’espoir, il faut aller chercher une force en soi et affronter cette maladie parce que la suite si on s’y prend bien, ne peut être que bénéfique pour la suite.

    Je sais que pour certaines personnes, il y a malheureusement pas d’issue favorable, la douleur est trop forte, je sais que tout le monde ne peut pas s’en sortir, comme dans toute maladie il y a des personnes plus faibles. Si cet article peut aider ces personnes et leur donner la force qui leur manque ou les aider à s’apaiser, c’est aussi un de mes buts. Le traitement médicamenteux est absolument nécessaire pour trouver l’apaisement, pour éviter cette douleur inutile et pouvoir cheminer à son rythme, il est très important de le suivre de façon très strict.

    N’ayez pas honte de vous, pas honte de cette maladie, il faut de toutes les manières se faire aider. Seule je n’y serais jamais arrivée.

    Je vous souhaite à toutes du courage et beaucoup de bonheur.

    Ps: cette article est un don du ciel, je vous remercierai jamais assez, j’ai pour la première fois la sensation que cette maladie je saurais la vaincre (dis elle les larmes dans les yeux). Ca m’a fait évoluer drolement vite du coté de l’apaisement et de la compréhension de la maladie.
    Un grand MERCI pour tous vos commentaires et surtout à Hélène pour avoir publié mon texte. Je vous fais plein de bisous.

  • #267 Hélène le 20 juin 2008 à 10 h 25 min

    Yin&Yang je crois que ton article est un don du ciel pour pas mal de filles, au vu des commentaires ;-)

    Et comme nouche « Je pense qu’en définitive, c’est toi qui va redonner de la force à celles qui en ont besoin. »

  • #268 isabastille qui voulait changer de pseudo le 20 juin 2008 à 12 h 45 min

    Coucou, Yin&Yang,

    j’espère que je n’arrive pas trop tard et que tu verras passer ce petit commentaire.
    Ton témoignage m’a touchée, on sent que tu avais besoin d’être vraie, de dire où tu en étais. Je suppose que c’est l’enfer de faire semblant que tout va bien devant ta famille, d’où un désir de te confier en toute franchise.

    En fait, je trouve ça très sain que tu aies trouvé un endroit (ce blog) qui te fasse du bien. Ce qui est important, dans la dépression, c’est de retrouver le plaisir, le goût des choses, et le goût de vivre. Et c’est souvent ça qui est le plus dur. Or justement, tu as mis ça en place pour toi même, grâce à MBDF. C’est super. Et puis tu a pris le taureau par les cornes, avec les séances de psy, c’est très important. Il faut pas laisser traîner une dépression, ça recule d’autant le moment où on va vraiment s’en sortir.

    Par rapport à la psy, je crois me souvenir que tu dis avoir une séance tous les quinze jours, ça me paraît très espacé. Tu ne crois pas qu’une séance par semaine serait plus constructif acutellement, pour t’aider à construire « ta maison » comme tu dis dans un post précédent?

    De mon côté, je connais assez bien la dépression, car elle vient me voir de temps en temps, et m’en fait bien baver parfois. J’ai traversé des périodes hyper douloureuses, où je pensais que je ne referais jamais surface, et puis si finalement, je suis là maintenant, et je vais globalement bcp mieux, on pourrait dire plutôt bien, même, mais il y a de petites rechutes. Les médocs m’ont pas mal aidée, mon psy m’a bcp aidée en me faisant prendre conscience que les pensées négatives ne sont fondées sur rien, mais sont générées par la dépression. Donc exercice devant les pensées négatives: les remettre à leur place! (elles ne sont pas gravées dans la pierre, elles sont une conséquence de la maladie).

    Actuellement, c’est un peu une période de petite rechute, donc je me concentre sur le fait de retrouver mon équilibre. J’ai plutôt confiance, je sais qu’il va revenir et que je suis tout à fait capable d’aller bien.

    Merci, en tous cas, pour ce post. Tu as permis, je pense, à bcp de filles de prendre conscience du fait que même sur ce blog (en apparence futile), on est aussi un certain nombre à se battre avec des démons pas trop sympa.

    @ Hélène: J’aime ce principe, Hélène, d’un blog où on peut parler de tout, et où on n’est pas juste des filles qui se maquillent et qui se fringuent, mais aussi des filles qui ont une vie psychique, des hauts et des bas, qui rigolent et qui parfois pleurent.

  • #269 Yin&Yang le 20 juin 2008 à 14 h 01 min

    @ isabastille qui voulait changer de pseudo (268) : je fais hyper attention à chaque nouveau commentaire, c’est important pour moi.
    Pour le psy, je l’ai déjà dit mais il y a beaucoup de com’ et j’ai dit beaucoup de chose… Je vais au CMP, et les places sont très limitées, il y a beaucoup de personnes en attente. Le CMP de chez moi est assez petit, il y a seulement 2 psy! (et 1 psychiatre) et puis les autres personnes ont aussi besoin d’être soutenu.
    Je vois également la psychiatre, une fois par mois et en même temps que la psychiatre, il y a une infirmière qui assiste à tous nos entretiens et si j’ai vraiment un soucis je peux prendre rdv avec elle.

    Pour l’instant ce type de suivi me convient très bien, entre les séances j’ai le temps d’avancer pour avoir des trucs à dire pour la séance prochaine. Des fois, je me sens pas bien et je me dis vivement le rdv, et finalement j’arrive à poser la brique mais je lui en parle quand même au prochain rdv.

    Si la dépression refait surface c’est que tu n’as pas réussi à mettre le doigt sur ce qui te fais mal, sur ce qui te bloque, c’est pas évident à trouver. Il faut chercher, fouiller dans sa mémoire, moi il y a des trucs qui sont remontés alors que je pensais les avoir réglés… l’inconscient c’est quelque chose de très complexe.
    Si tu te sens assez solide tu pourrais essayer l’hypnose pour trouver les raisons de ton mal être, évidemment c’est une pratique à manier avec précaution (trouver le bon praticien, le bon moment et surtout le coupler avec le reste du traitement (antidépresseur + psy)).
    C’est une possibilité que j’envisage mais pas pour le moment car je ne sais pas ce que j’ais pu cacher au fond de moi et ça me fait peur. Mais si je me sens bloquée dans mon cheminement je le ferais certainement. Pour l’instant je n’en ai pas besoin.

    Tu as l’air d’avoir déjà bien avancé et je te sens un peu au même stade que moi. Continue ton cheminement et à construire ta maison.

    Je t’envoie plein de courage pour continuer ta route.

    Moi j’aime ce blog car il est futile et grave à la fois… Son nom, mon blog de fille, ne peut pas être plus vrai, le maquillage n’est pas la seule préoccupation d’une femme.

  • #270 Hélène le 20 juin 2008 à 14 h 04 min

    Merci les fille, de sentir si bien (et de faire, grâce à vos commentaires, billets, interventions diverses) l’esprit de mon blog ;-)

  • #271 Véro la Bisontine le 20 juin 2008 à 17 h 59 min

    @ Hélène : l’esprit de ton blog existe grâce à une certaine interactivité entre toutes…
    Et ça, à mon avis, c’est rare et précieux!

  • #272 Hélène le 20 juin 2008 à 18 h 10 min

    Oui, je crois aussi qu’on a beaucoup de chance, Véro ;-)

  • #273 nouche le 8 octobre 2008 à 13 h 35 min

    Yin & Yang
    Je pense à toi de temps en temps et avais envie d’avoir de tes nouvelles….
    comment vas tu en ce début d’automne un peu froid! plutôt Yin ou plutôt Yang,?

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