Archives de la Catégorie ‘Ô toi, lectrice !’

J’avais 5 ans, par brin de femme heureuse

Par Hélène • 30 avr, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« Imagine une petite puce de 5 ans…. Peut-être que tu connais une voisine de cet âge… ou ton enfant ?! Est-ce que 5 ans pour toi c’est grand ?! Est-ce qu’un enfant de 5 ans comprends ?!

Tu penses peut-être que non. Ou que oui. Dans les deux cas, tu as raison.

Quand à 5 ans un homme te touche, dans ton intimité – déjà le mot « intimité » ça ne te dit rien ! – tu ne te rends pas compte ! Tu ne comprends pas. Alors si en plus il te fait comprendre qu’il ne faut pas le dire, que c’est « juste entre nous ». T’es perdue…

Mais tu sens bien que quelque chose n’est pas normal… alors tu as peur. Tu te dis que si tes parents, que tu aimes tant !, découvrent ces gestes, ces « choses tellement bizarre », tu vas être mise dehors. A la porte… Alors tu laisses faire, tu laisses passer les jours. Pire, à un moment donné tu y trouve presque un plaisir. Quand même, ce jeune homme, c’est TOI qu’il a choisi. Et pas tes sœurs…

Le temps passe. Pour moi, ça a duré 4 ans. C’est long. Et pourtant si court… Chaque semaine, tu redoutes, tu attends…

Et puis il s’en va. Soulagement !! Il n’est plus dans ta région, tu n’as plus rien à crainte… Mais ce fardeau, si lourd, te pèse, te hante….

Après quelques années, vers 12 ans, tu commences à oublier plein de choses, tu voles, tu mens. Rien en rapport avec l’abus. Mais par honte. Pour cacher autre chose….

Et puis un jour, heureusement, tu peux parler. Une succession d’évènement qui font que… et tu parles ! Alors tu vois que tu n’y peux rien. Que ce n’est pas ta faute ! Que tes parents, tes sœurs, ta famille, t’aiment toujours autant. Et c’est tellement bon de sentir leur amour…

Au début, tu vas beaucoup mieux. C’est un peu l’euphorie…

Mais ça repart… et quelques mois après, en devenant adolescente, tu te poses beaucoup de question. Tu souffres. Ta plaie est à vif…

Parfois, comme moi, tu as beaucoup beaucoup de chance. On t’aide. Tu peux te reconstruire…

Aujourd’hui j’ai 21 ans. Hier j’en avais 5. Je suis reconstruite. Mais la cicatrice restera à jamais.

Parfois je pleure. Souvent je ris. Parce que ma vie est belle. Parce que je suis heureuse.

Il y a une vie après l’abus !!

Signé : brin de femme heureuse »



Adoption, par Nadynette

Par Hélène • 23 avr, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« Il y a un peu plus de 25 ans une femme était “visiteuse de prison”. Elle écrivait à des prisonniers pour les soutenir pendant leur peine. Les détenus concernés n’avaient pas commis de délits très graves. Celui avec qui elle correspondait avait été condamné pour destruction de mobilier dans un bar alors qu’il était ivre, et récidives multiples. La femme tomba amoureuse de ce détenu, qui malheureusement était alcoolique. Elle pensait pourtant le sauver avec force d’amour et de persuasion.

Mais il ne changea pas, malgré deux cures de désintoxication. La femme pensait toujours le changer, d’autant plus qu’elle était enceinte. Elle gardait ce secret pour elle, car l’homme devenait peu à peu violent. Au cours d’une dispute, il brûla leurs photos, cassa du mobilier. Un soir, il la battit et tenta de la jeter par-dessus la rambarde du balcon. Sans réfléchir et pour sauver son enfant à naître, elle prit la fuite. Elle se réfugia chez ses parents car elle avait très peur.
L’homme la harcela longtemps, par téléphone, par lettres, en passant en voiture devant la maison. Puis, comme elle ne lui répondait jamais, il la laissa en paix. Elle n’entendit plus jamais parler de lui et ne su jamais s’il était au courant, pour l’enfant.

Longtemps, elle cacha sa grossesse. Mais elle avait des problèmes de santé et fut hospitalisée d’urgence à sept mois. Les mois qui suivirent l’accouchement prématuré furent longs et difficile, car l’enfant - une petite fille - dû rester en couveuse trois mois, sans certitude quant à sa viabilité. La femme venait la voir tous les jours à l’hôpital et lui donner des soins. Puis elle rentra chez ses parents. Sa mère s’occupait de sa petite fille tandis qu’elle travaillait.

Elle avait un désir : donner un père à son enfant. Elle consulta les petites annonces, et tomba sur celle d’un homme qui semblait être gentil. Il avait un travail stable, et acceptait de la prendre avec sa fille. Comble du bonheur pour la femme, il adopta même l’enfant.



On n’a pas le choix, par Irok

Par Hélène • 16 avr, 2008 • Catégorie: Santé, bien-être et saucisson, Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« Colère. C’est que je ressens profondément face à l’attitude de mon gynéco. Un enfoiré plutôt !
Colère, à l’égard des gynécologues des années 2000 qui pratiquent une médecin vieillotte, rétrograde.

Quelle rage, en ce début de XXIème siècle, 40 ans après la loi Neuwirth autorisant la contraception, de devoir batailler pour obtenir LE moyen de contraception qui me convient !
Plus que mon cas personnel, qui n’est pas dramatique, je m’interroge sur les femmes qui n’ont pas la force de s’opposer à la tyrannie de leur médecin-gynécologue et qui subissent leur contraception. Ce qui, d’ailleurs, provoque à mon avis, nombre de grossesses non désirées.



Chantal Sébire, par somatine

Par Hélène • 9 avr, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

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« Elle m’a touché. En plein coeur. Et ça fait mal, oh ! Une douleur qui n’en mérite même pas le nom à côté de l’océan de souffrance dans lequel a baigné cette femme. Chantal. Mariée, des enfants, une vie calme et normale jusqu’au jour où…
La maladie. La tumeur. Elle l’a mangé peu à peu, a avalé son visage qui à la fin n’était plus qu’un vestige, elle si souriante autrefois, faisait malheureusement… peur à voir. Et mal surtout. Cette maladie qui la rongeait, c’est l’esthesioneuroblastome, un nom barbare pour désigner une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale, qui oppressait son visage, poussait ses yeux, la dévorait. Une maladie aussi rare que cruelle.



Maman… mais pas seulement, par Cécile de Brest

Par Hélène • 2 avr, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« J’ai 30 ans. Et deux enfants. Trois ans et demi pour mon aînée et dix-huit mois pour mon second.

Quand mon fils est né, mon mari a été muté en région parisienne et je l’ai suivi (évidemment, je ne me voyais pas rester seule en Bretagne avec mes deux p’tits bouts. Pour quoi faire ??)
Et j’ai « abandonné » mon travail, j’ai pris un congé parental.

J’étais prof de français dans un institut de préparation aux concours sociaux et paramédicaux. Mes élèves étaient de futurs infirmiers, orthophonistes, éducateurs, assistantes sociales. Autant dire des d’jeunes toniques, motivés (enfin pour la plupart). C’était un travail très prenant (un peu pénible par certains côtés genre la correction des copies) mais très motivant et intéressant.

Les premiers temps à la maison ont été difficiles : nouvelle ville, nouvelle vie. Puis on a fini par s’y faire. Enfin, c’est ce que je croyais…

Parce que j’ai définitivement compris une chose : rester à la maison pour m’occuper de mes enfants, ce n’est pas pour moi !

Ma vie se limite aux couches, au ménage, à la cuisine (ça c’est la côté positif !), aux courses. Mes sorties : pour amener ma grande à l’école, le petit à la garderie une fois par semaine.
Vie sociale : néant. Ramollissement du cerveau : en bonne voie !

Je ne conçois pas ma vie sans le travail. Je pense que cela peut sembler incongru pour certains, mais c’est une réalité.

Evidemment il y a des côtés positifs : je vois mes enfants grandir, je suis là pour eux quand ils ont besoin de moi. Bien sûr je les adore et passer la journée avec eux est formidable.

Mais je ne me sens pas épanouie. Loin de là. Je me sens cantonnée à mon rôle de maman qui n’est pas tout dans ma vie. Pour moi, la vie est composée de multiples facettes qui, juxtaposées, forment la personnalité. Travail et famille sont les deux principales pour moi, mais aucune ne doit prendre l’ascendant sur l’autre sous peine de dangereux déséquilibre !

Je rêve de me lever le matin, de faire la course pour amener qui chez la nounou, qui à l’école, puis de courir au travail et rebelote le soir mais en sens inverse !

J’évite d’en parler aux gens que je rencontre, j’ai peur qu’ils me prennent pour une folle qui n’a pas conscience de sa chance.

A mon avis, une maman épanouie est le meilleur atout pour des enfants. Si une mère ne se sent pas pleinement satisfaite, les enfants le ressentent, j’en suis persuadée. Je pense qu’il vaut mieux être moins présente mais « bien » présente que là mais en rêvant à autre chose.

Et pourtant, l’envie d’un troisième me taraude de temps en temps, va comprendre, Charles !

Signé : Cécile de Brest »



Vivre seule, une envie et un combat, par Miaou

Par Hélène • 26 mar, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« C’est arrivé vers 18 ans. Je me suis sentie pousser des ailes, j’ai eu envie de dîners romantiques sans mes frères dans les pattes, de sorties sans mon père attendant que je sois bien rentrée, de cuisine entre amis, de rêveries ininterrompues, bref, j’ai eu envie d’indépendance. D’un appartement.

Et puis je me suis rappelée à quel point j’ai toujours à la fois admiré et plaint ma mère qui vivait seule depuis des années. Et ces heures passées sur le perron de ma maison, fuyant les bruits d’escaliers qui craquent, et ma peur au ventre de croiser quelqu’un à chaque coin de porte. Dans la vie je suis pourtant courageuse, mais dans une maison je suis une trouillarde. J’ai toujours été une trouillarde, et je n’en démords pas. À cela s’est ajoutée la peur de la solitude, cette bonne vieille peur qui me laisse parfois immobile des heures sur mon canapé, à me demander ce que je peux bien faire avec moi-même.

Après maints essais, tantôt à vivre avec mon copain, tantôt à retourner chez Maman lorsqu’on s’est quitté (si, si, je l’ai fait !!), tantôt à habiter seule en fuyant la solitude avec des heures d’Internet toutes les nuits, je suis partie vivre ailleurs quelques mois, et j’ai fait de la colocation. Deux fois. La première fois était formidable, mais je savais que je ne pourrais pas vivre tout le temps comme ça, ça avait des airs de vacances. Et la deuxième fois s’est très mal passée. J’étouffais sous le poids de ma colocataire, et les moments où elle n’était pas là étaient une libération de l’esprit. Alors j’ai eu envie de retrouver mon studio, ma liberté, mes soirées entre amis. Car cette envie d’indépendance, au fond, elle ne m’a jamais quittée, mais je n’arrive pas à l’assumer.

Donc, vous avez deviné, en rentrant de ce lointain pays, j’ai couru… chez mon copain, oui, avec mon kit de survie. Et j’y suis restée quelques mois, comme un coq en pâte, laissant mon studio et toutes mes petites choses à l’abandon… Et puis comme il faut bien arrêter les conneries un jour, j’ai décidé de franchir à nouveau le seuil de chez moi. Oufh ! Un véritable capharnaüm : des valises posées partout, de la poussière, des objets qui traînent, et puis rien ni personne. Rien qui ne m’invitait à rentrer.

Alors une amie m’a prise par la main, et m’a emmenée m’acheter un radiateur, des petits coussins, des assiettes jolies, une télé, Internet, plein de choses pour me donner envie de rentrer chez moi, et d’y être bien.

Aujourd’hui mon appartement, je le trouve bien joli, et je m’y sens bien. Ou presque. J’ai toujours un peu peur. Et je me demande encore ce qu’on peut y faire seule. Alors je trouve des stratagèmes : faire tout ce que j’aimais faire lorsque mon épouvantail de colocataire sortait de la maison. Mais je suis un peu en mode survie, je ne profite pas pleinement. Et j’ai presque envie d’acheter un chat… Comme quoi, peut-être qu’elle ne me passera jamais complètement, cette peur de vivre seule.

Signé : Miaou »



Une si petite “différence”, par Broutilles

Par Hélène • 19 mar, 2008 • Catégorie: Today on MBDF, Ô toi, lectrice !

tanjore_ecolieres.jpg« J’étais allée les attendre dans la cour de leur maison.
Deux mois qu’on attendait.
Deux mois que je doutais, que je me disais “mais quelle bombe as-tu lancée ? Pourquoi tu es allée leur dire ça ?”
Deux mois auparavant, Lucile avait passé la journée chez moi. C’était la première fois que je m’occupais d’elle sans la présence de ses parents et dans ma maison, un environnement qu’elle connaissait moins que la sienne. Elle avait 14 mois.
Ma sœur, sa mère, ma sœur que j’aime par dessus tout, ma sœur sans qui je ne peux concevoir le Monde, s’étonnait de quelques comportements étranges de la part de sa fille. Forte de ma “grande expérience”, maman de deux filles que j’étais déjà à l’époque, je l’avais rassurée : chaque enfant a son propre rythme, d’accord, Lucile ne prononce pas “papa” ni “maman”, mais au niveau motricité, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas en retard…
Ce jour-là, chez moi, j’ai mis le doigt sur le doute de ma sœur. À midi, le verdict était tombé : on s’est regardé avec mon compagnon, j’ai lu ma phrase dans ses yeux, mais c’est moi qui l’ai prononcée : “Lucile n’entend rien, rien du tout”.



Trop de fois blessé, son coeur s’est abîmé, par AuReLiTiLyenne

Par Hélène • 5 mar, 2008 • Catégorie: Ô toi, lectrice !

« Je l’ai toujours connue fière, droite, honnête avec elle- même, et dans ses choix. Elle a toujours préféré être seule plutôt que mal accompagnée. Elle a toujours géré sa vie et ses envies sans se préoccuper de ce que les autres pouvaient en penser.

Je n’avais que quelques mois lorsqu’elle s’est enfuie en me prenant […]



« Fââââââme… être une fâââââââme !!! », par Lucette et Mauricette

Par Hélène • 27 fév, 2008 • Catégorie: Ô toi, lectrice !

« C’est bien la question que ma copine Lucette et moi-même, Mauricette mariée trois enfants de mon état, nous posons….Je vous livre son point de vue et le mien…
J’aime bien mon blog de fille.(moi aussi…) J’y viens de temps en temps. Enfin assez souvent. Heu à vrai dire tous les jours même. (tout pareil, ma […]



A toutes celles qui ne jurent que par leur ordi, par Lène

Par Hélène • 20 fév, 2008 • Catégorie: Ô toi, lectrice !

« J’aurais pu intituler ce texte « Comment perdre son mec et son ordi (soit sa vie, surtout l’ordi) en une soirée » mais je me suis dit que ça attirerait moins les foules… Quoique…
Alors voilà, hier après-midi, vers 18h30, je rentre de la salle de gym (où moi perso je vais pour clairement remplacer […]