Or donc à mon âge avancé je ne connaissais pas le tire-comédons. Je savais que ça existait, œuf corse, mais j’en avais jamais utilisé.
Et puis un jour chez Sephopouet je suis passée devant l’engin diabolique, dès lors ma vie n’a plus jamais été la même.
S’il vous prend l’idée tordue de vous regarder dans un miroir grossissant alors que vous avez le bidule à portée de main, vous êtes foutue :
Vous vous mettez à extirper les points noirs comme une malade (et en grognant de satisfaction), et vous finissez le nez rouge et gonflé alors que vous allez à la soirée de l’ambassadeur dans une demi-heure et que vous aviez passé 45 minutes à vous maquiller.
J’ai essayé de résister, en vain. La soirée de l’ambassadeur, à laquelle je me rends religieusement tous les premiers mardis du mois pour manger des Ferreiro en buvant du Martini bianco (avec des glaçons please), passe bien après l’immense satisfaction de virer ces saloperies sans faire de marques.
Ah ben oui, quand j’étais jeune et bête et que je combattais le comédon à mains nues, j’y allais à la sauvage sans même un kleenex autour des ongles, et des fois même je m’arrachais la peau. J’étais jolie à 15 ans tiens.
Voici une autre photo de la bête :

Ca n’a l’air de rien comme ça, mais ne vous y fiez pas et prévenez vos amis ambassadeurs que vous risquez désormais d’être moins ponctuelle (ou d’arriver avec le nez rouge avant même d’avoir bu du Martini bianco, chacun ses priorités dans la vie).